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Les sources de blessures psychologiques> Chez l’enfant

Sa famille peut en être une

 

Lorsqu’un enfant vient au monde, il a besoin de le découvrir. Sa famille est le premier facilitateur pour apprendre dès la naissance les valeurs et pratiques de la société. Cependant, cette même famille peut être la source de blessures quand les parents ne montrent à l’enfant que de modèles négatifs.

 

Quand un enfant naît, il apprend certaines valeurs et pratiques de la société par le biais de ses parents. Ceci car, ces derniers constituent pour cet enfant des premiers modèles par excellence. Par conséquent, au fur et à mesure que l’enfant grandit, il imite ou reproduit ce qu’il voit de ses parents. Tels sont les propos d’Adolphe Sururu, professeur à l’Université du Burundi dans la faculté de Psychologie et de sciences de l’éducation.
Il a fait savoir que dans certains cas, les pères réussissent certains projets par le biais du vol. Ils escroquent des gens en la présence de leurs enfants. Dans d’autres cas, a-t-il expliqué, certains pères sèment toujours la terreur dans leurs familles. Quand ils rentrent, les enfants fuient comme s’ils voyaient un monstre.
M. Sururu a ajouté que certaines mamans trompent leurs maris ou ne les respectent pas et se chamaillent toujours avec leurs voisins ou leurs travailleurs domestiques.

Un comportement de révolte chez l’enfant

Selon notre source, il y a d’autres cas où les parents deviennent des super contrôleurs (ils veulent contrôler tout mouvement fait par leurs enfants). Ils assurent tous les besoins des enfants. Mais, ils leur privent de la liberté de circulation. En revanche, au lieu d’être satisfaits de ce que leurs parents font pour eux, ils expriment un sentiment de révolte en faisant juste le contraire de ce qu’ils leur demandent.
De ce fait, quand ces enfants ont grandi, ils développent un esprit de révolte parce qu’ils n’ont pas eu de référence familiale. Ils n’ont vu que de modèles négatifs. Par conséquent, certains se retrouvent en train d’imiter ces modèles malgré eux. Car, une personne ne peut donner que ce qu’elle a eu pendant son évolution. D’autres adoptent des comportements bizarres. « C’est pour cette raison qu’on voit des gens qui ne veulent pas se marier quand ils atteignent un âge adulte ou étudier parce qu’ils ont subi des blessures quand ils étaient encore enfants», a fait remarquer M. Sururu.

Rose Mpekerimana

 

PROVINCE DE NGOZI>Sensibilisation des femmes leaders sur les VBG et les élections

Les femmes burundaises ont le droit d’élire et de se faire élire

 

Les femmes leaders de différentes localités de la province de Ngozi se sont réunies le jeudi 11 juin 2015 dans la commune Ngozi pour être sensibilisées sur la lutte radicale contre les violences basées sur le genre (VBG). Elles ont été aussi sensibilisées sur le droit de la femme en matière d’élire et de se faire élire étant donné que les citoyens burundais se préparent pour les élections de 2015. L’atelier de sensibilisation a été organisé par le ministère de la Solidarité nationale, des droits de la personne humaine et du genre.

 

fe«Les femmes burundaises sont dans les catégories de personnes dont les droits sont bafoués. Ce qui entrave le développement durable du pays», a fait savoir la directrice du département de la Promotion de la femme au sein du ministère de la Solidarité nationale, Claudine Ahishakiye, dans son mot d’ouverture de l’atelier. C’est ainsi que les femmes burundaises, a-t-elle signalé, sont interpelées non seulement pour élire mais également pour se faire élire massivement afin d’occuper des places significatives dans les instances de prise de décisions. « Cela pourra changer un amalgame de choses spécialement dans la lutte contre les violences basées sur le genre et surtout celles faites aux femmes », a renchéri Mme Ahishakiye.

Le seuil de 30% devrait être revu à la hausse

Pour bien changer cet état de fait, la directrice du département de la promotion de la femme souhaite que le seuil de 30% de femmes représentées dans les pouvoirs publics soit revu à la hausse et surtout au niveau des chefs collinaires. Car, explique-t-elle, les femmes étant représentées suffisamment à ce niveau, elles peuvent jouer un grand rôle dans le changement de mentalités visant le développement du pays.

Lutter contre l’analphabétisme et le manque d’estime de soi

Dans leurs échanges, les femmes leaders de la province de Ngozi ont analysé les catégories de violences basées sur le genre et leurs conséquences. Il s’agit par exemple des violences sexuelles faites aux femmes qui, dans la suite, peuvent engendrer la stigmatisation de la personne violée au sein de la société. Les femmes leaders ont en outre rappelé les barrières qui les freinent à l’accès aux pouvoirs publics. C’est, entre autres, le manque d’estime de soi, l’analphabétisation, les mentalités culturelles, etc. Pour y remédier, ces femmes se sont engagées à faire de leur mieux pour lutter contre l’analphabétisme. De plus, elles vont continuer à mener la sensibilisation auprès des femmes locales pour que ces dernières puissent élire et se faire élire massivement dans le souci d’augmenter le pourcentage de 30% des femmes représentées dans les instances de prise de décisions. Elles vont également faire leur possible pour l’exécution des punitions sévères à l’endroit des personnes attrapées pour délit des violences basées sur le genre à l’endroit de la femme. Ces femmes leaders se sont aussi convenues de lutter contre les violences faites aux personnes vivant avec le handicap.

ESPERANCE NDAYIKENGURUTSE

 

Mairie de Bujumbura > Réhabilitation des avenues de la mission et de l’amitié

Les gens attendent impatiemment la fin des travaux

 

Depuis un certain temps, des travaux de réhabilitation des avenues de la mission et de l’amitié, qui étaient devenues impraticables surtout pour les véhicules et les motocyclettes sont en cours. Après une courte interruption causée par les manifestations, ces activités ont repris. Les gens qui exercent différentes activités commerciales sur ces avenues se sont réjouis de la reprise de ces travaux car leurs affaires pourront bien avancer dès qu’ils seront finis.

 

DSC06358Arrivé sur les lieux, le premier constat est que pour l’avenue de l’amitié, on est au niveau de la construction des caniveaux qui sera suivie par la pose des pierres pavées. Quant à l’avenue de la mission, un seul côté est déjà pavée. Pour l’autre côté, on est en train d’aménager le caniveau. D’après les informations reçues sur place, les travaux seraient presque finis n’eut été l’interruption qui a été causée par les manifestations qui se sont observées dans la ville de Bujumbura contre la candidature du chef de l’Etat actuel aux prochaines élections présidentielles.
Selon les gens qui exercent leurs activités sur ces avenues, la réalisation de ces travaux a beaucoup perturbé leurs affaires. Pour ceux qui détiennent des magasins, ils disent que les clients ont sensiblement diminué en ce sens que devant leurs magasins on y a creusé de telle sorte qu’à un certain moment il a été difficile d’accéder à l’intérieur du magasin faute de passage. C’est la même chose pour les tailleurs et les vendeurs ambulants qui disent que leurs activités ont aussi été perturbées. Par contre, ils sont tous heureux que ces travaux viennent de reprendre et gardent l’espoir qu’ils vont rapidement se terminer pour qu’ils puissent continuer à exécuter leurs activités librement.

Terminer les travaux le plus tôt possible

Ainsi, ils ont déploré le fait qu’avec la saison sèche il va y avoir beaucoup de poussière, d’où ils ont souhaité que ces travaux puissent se terminer le plus tôt possible non seulement pour leur permettre de travailler dans de bonnes conditions mais aussi pour faciliter la circulation des engins automobiles. Ca faciliterait également la tâche aux clients pour accéder facilement dans les différents magasins.

ASTERE NDUWAMUNGU

 

Parkings urbains> Le désengorgement aux alentours du Palais des arts

Cela constitue un ouf de soulagement pour les taximen

 

Le désengorgement aux alentours du Palais des arts a permis aux conducteurs des taxis voitures de disposer plus d’espace pour stationner leurs véhicules en attente d’éventuels clients. C’est après que les pouvoirs publics aient décidé que les bus de transport en commun regagnent les parkings de l’ex-marché central de Bujumbura.

 

DSC08084Les alentours du Palais des arts ont été désengorgés depuis le retour des bus de transport en commun dans leurs parkings respectifs. Ce qui constitue un ouf de soulagement pour les taximen qui considèrent que les alentours du Palais des arts sont destinés aux parkings des taxis. Cela est ressorti des entretiens que le quotidien Le Renouveau a eu, le jeudi 11 juin 2015, avec certains taximen des voitures qui garent en cet endroit.
Selon eux, ce désengorgement constitue un ouf de soulagement pour les taximen dans la mesure où ils disposent d’assez d’espace pour le stationnement de leurs voitures taxis. Et d’ajouter que cela leur permet de voir et d’accueillir des clients en toute quiétude. Sinon, quand les bus de transport s’entassaient aux alentours du Palais des arts, il n’y avait pas moyen de voir les clients qui cherchent des taxis étant donné que l’encombrement et l’embouteillage ne le permettaient pas. Les voitures taxis étaient englouties par les bus de transport en commun de telle manière qu’il était difficile pour un bus de quitter le parking. Il fallait des klaxons intempestifs ou chercher le conducteur de bus qui a garé son véhicule devant son collègue. Il n’était pas rare de voir un bus qui était au point de démarrer passer encore 5 à 10 minutes d’attente en vue d’obtenir une sortie ou un passage.
Cette situation créait le stress soit chez les conducteurs, soit chez les clients qui s’impatientaient de quitter le parking. Ce qui a d’ailleurs poussé les pouvoirs publics à demander à la police de roulage de créer temporairement le sens unique au croisement du boulevard Patrice Lumumba et de l’avenue du commerce pour les véhicules qui devaient emprunter la chaussée Prince Louis Rwagasore via l’avenue du commerce.
A la suite du désengorgement des alentours du Palais des Arts, on ne parle plus, aujourd’hui, de sens unique pour les véhicules en provenance de l’avenue du commerce vers la chaussée Prince Louis Rwagasore. Ce qui enchante tous les conducteurs de véhicules d’autant plus qu’ils devaient faire de longs détours gênants.
Masta Shabani

 
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