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ENTRETIEN > Sur le moral et la santé mentale

Ils dépendent du comportement inhabituel et du vécu

 

Quand on parle du moral, il faut se poser la question de savoir comment ce moral s’est développé. Selon Pierre-Claver Njejimana, psychologue qui a accordé l’entretien à la rédaction du quotidien Le Renouveau, le moral peut être acquis ou inné. Il a fait savoir que celui qui développe le moral, on l’appelle moraliste en fonction du  groupe dans lequel il a grandi et en fonction de sa famille natale.

 

DSC07155-2Quand est-ce qu’on commence à dire que la personne développe un comportement anormal au niveau moral ?

Pierre-Claver Njejimana psychologue au Centre neuro-psychiatrique de Kamenge a répondu que c’est quand une personne, qui au départ était en bonne relation avec les autres, lançait des blagues partout, commence à développer un comportement anormal dépassant les limites de son moral, elle commence à faire des gestes bizarres qui inquiètent l’entourage, les membres de sa famille et ses amis. On ne peut pas dire qu’elle a des troubles mentaux, a-t-il ajouté. C’est à travers le comportement inhabituel par rapport au comportement habituel qu’on dira alors que la personne est un malade mental en tenant compte de ce qu’on observe.
Les gens ont tendance à confondre les hommes moralistes et les hommes malades mentaux. M. Njejimana a révélé qu’une personne est juste un «fou » parce que dans le groupe elle a un comportement autre que celui des autres. Mais, a-t-il souligné, au niveau de la maladie mentale, il suffit de se poser la question de savoir quel était son moral avant la maladie, si elle était une personne sociable, qui était en bonne relation avec les autres. A ce moment on va en déduire que la personne a commencé à adopter un comportement anormal par rapport à ce qu’elle était au départ. Il est aussi évident, a ajouté le psychologue Njejimana, de s’interroger sur comment la personne a évolué depuis son enfance jusqu’à l’état de la maladie. Dans ce cas, si elle commence à changer de comportement, c’est là où on dira que la personne commence à développer une maladie mentale.
Ainsi, il faut aussi savoir que le vécu d’une personne influence le moral. Chez les personnes déprimées et compte tenu de la situation qu’elles ont vécue dans leur passé, on dirait que le moral n’a plus de valeur. Pierre-Claver Njejimana donne l’exemple des personnes qui ont développé des traumatismes liés à la guerre. Elles vont notamment déprimer au niveau moral et au niveau comportemental.
Rosine Mugisha

 

22 mai > Journée mondiale de la biodiversité

La biodiversité, moteur au service de la nation

 

Le 22 mai de chaque année, le monde célèbre la journée internationale de la biodiversité. Cette année de 2014, elle sera célébrée à l’échelle planétaire sous le thème « Biodiversité insulaire ». Le Burundi ne disposant pas d’île se joindra au monde sous le thème « Biodiversité et ses services pour le développement durable.

 

Selon Jean-Claude Nduwayo, ministre de l’Eau de l’environnement, de l’aménagement du territoire et de l’urbanisme, la célébration de cette journée est une occasion privilégiée pour informer et sensibiliser le grand public sur l’importance de la conservation de la biodiversité. C’est aussi un moment de s’interroger sur les enjeux liés à la protection de la diversité biologique et de la préservation des espèces, ainsi que d’apporter des réponses à ces questions.
Le ministre Nduwayo a en outre rappelé que le Burundi se préoccupe de la conservation de la nature depuis l’époque coloniale quand furent créées entre 1933 et 1954 trois réserves forestières à savoir la Kibira, les forêts de Bururi et de Rwegura. Toujours dans la logique de protéger la biodiversité et les forêts naturelles sur son territoire, il a aussi délimité un certain nombre d’écosystèmes supplémentaires par le décret-loi n°1/6 mars 1980 portant création des parcs et des réserves naturelles. Ces derniers s’élèvent actuellement à 15 aires protégées réparties en quatre catégories à savoir le parc national, la réserve naturelle, le paysage protégé et le monument naturel. Avec le décret-loi de 2011, ces aires protégées ont eu une délimitation légale. Par ailleurs nul, a-t-il déclaré, nul n’ignore que ces espaces renferment d’importantes et intéressantes espèces animales et végétales malgré qu’elles soient menacées aujourd’hui plus qu’hier.
Ainsi, il interpelle tout un chacun de faire de son mieux pour que la biodiversité soit une pièce motrice au service de la nation et du peuple burundais.
La journée sera célébrée au Burundi le 22 mai 2014 dans le parc naturel de la Ruvubu. Aussi, dans le cadre de cette célébration, une semaine dédiée à la protection de la biodiversité a été prévue au cours de laquelle différentes activités ont été organisées. Parmi ces dernières un atelier de formation et de sensibilisation des journalistes, et une visite guidée du ministre de l’Environnement dans le parc national de Rusizi et la célébration proprement dite.

Bénigne Gahimbare

 

Femmes leaders> L’Epouse du chef de l’Etat

Toute femme doit user de son intelligence pour changer la donne

L’Epouse du Chef de l’Etat, Denise Nkurunziza, a invité les femmes leaders et les épouses des leaders burundais a être des femmes intelligentes. C’était lors de la formation sur les caractéristiques d’un bon serviteur, le samedi 17 mai 2014 au Royal Palace.

damesUne femme intelligente doit savoir sauver la ville et le pays. Tels sont les propos de Dénise Nkurunziza, s’adressant aux femmes leaders et celles des leaders. Se référant à un extrait du passage tiré du livre de Samuel II, elle a évoqué le cas d’une femme intelligente qui a empêché à Joab de faire tomber la muraille en Israël. …
Alors une femme avisée se mit à crier de la ville: « Ecoutez, écoutez, je vous prie! Dites à Joab: Approche d'elle, je veux te parler. »
Il s'approcha d'elle et la femme dit: «Es-tu Joab? » Il répondit: « C'est moi. » Et elle lui dit: « Ecoute les paroles de ta servante.» Il répondit: « J'écoute ».
Et elle dit: « Autrefois, on avait coutume de dire: Que l'on consulte Abel, -- et tout s'arrangeait ainsi.
Je suis une des villes paisibles et fidèles en Israël; toi, tu cherches à détruire une ville qui est une mère en Israël! Pourquoi détruirais-tu l'héritage de Yahweh! Joab répondit: Loin, bien loin de moi! Je ne veux ni détruire ni ruiner. La chose n'est pas ainsi.
Mais un homme de la montagne d'Ephraïm, nommé Séba, fils de Bochri, a levé sa main contre le roi David; livrez-le, lui seul, et je m'éloignerai de la ville.» La femme dit à Joab: « Voici que sa tête te sera jetée par-dessus la muraille. »
La confèrencière du jour a précisé que cette femme intelligente s’est adressée à tout le peuple et lui parla sagement afin que la tête de Séba, fils de Bochri, soit coupée et jetée à Joab et ce dernier a rebroussé chemin laissa la ville en paix.
L’oratrice du jour a demandé à l’assemblée présente d’avoir un cœur de mère et d’affection maternelle afin de changer la donne.
« Vous êtes nombreuses et capables de sauver beaucoup de choses en l’occurrence la prostitution qui mine le pays, la drogue, le phénomène des enfants de la rue etc. Mme Nkurunziza invite les femmes leaders à prier le Tout Puissant afin qu’il sauve le pays du viol des enfants et d’autres maux. Une femme sans cœur peut tout anéantir».
Toute femme est capable d’éviter le mal qu’elle ait le plus grand diplôme ou non, pourvu qu’elle ait confiance en sa force de bien faire. « Je puis tout par celui qui me fortifie ». Elle a enfin demandé à chaque femme leader d’être une artisane de la paix.
Yolande Nintunze

 

CEFDHAC>Sixième session du comité de pilotage sous-régional

Sa création a permis la gestion et le contrôle des écosystèmes forestiers dans la Région

 

La Conférence sur les écosystèmes des forêts denses et humides de l’Afrique Centrale (CEFDHAC) en collaboration avec le ministère de l’Environnement, de l’eau, de l’aménagement du territoire et de l’urbanisme, a organisé le jeudi 22 mai 2014 une conférence sur la gestion des écosystèmes forestiers. Cette conférence qui va durer trois jours, aura un apport positif sur la protection de l’environnement dans la sous-région en général et plus particulièrement pour le pays hôte.

DSC 1655Dans son discours d’ouverture, Rémy Ndagijimana, secrétaire permanant du ministère de l’Environnement, de l’eau, de l’aménagement du territoire et de l’urbanisme a indiqué que la tenue de la sixième conférence au Burundi s’inscrit dans le cadre de préparer le pays qui va assurer la présidence de la CEFDHAC en 2015 pour un mandat de deux ans. Il a remercié le comité de pilotage qui a organisé ces travaux ainsi que les partenaires qui ont financé ces activités. Pour lui, les travaux doivent contribuer à revisiter le plan d’affaires adopté au 7e Forum tenu à Kigali et examiner l’implication éventuelle dans la gestion des aires protégées à travers une convention en négociation avec le Rapac. Ils doivent aussi exploiter les recommandations adoptées lors de l’atelier sur les processus de création des aires protégées transfrontalières, et l’identification des activités à mener pour développer le plaidoyer sur la gouvernance forestière dans le bassin du Congo pour laquelle la feuille de route du GTGFAC a jeté sur la CEFDHAC.

Plusieurs foras déjà tenus
La création de la CEFDHAC avait pour objectifs le renforcement de l’accès et le contrôle des ressources financières ; l’influence des politiques en matière de gestion durable des écosystèmes forestiers et dans le domaine de l’amélioration des conditions de vie des populations; le renforcement permanent des capacités des membres ainsi que la consolidation et la redynamisation des fora nationaux et des réseaux de la CEFDHAC. Le président de la CEFDHAC a, quant à lui, indiqué que depuis la création de cette conférence, les pays membres ont déjà réalisé quelques travaux. Ces derniers sont, notamment, la tenue de plusieurs foras sous régionaux et des rencontres du comité de pilotage ; l’élaboration de programmes de formation de référence et l’organisation de séminaires de formation sur plusieurs thématiques. Félix Ngendabanyikwa, directeur des Forêts au ministère de l’Environnement, a expliqué que quand le Burundi prendra la présidence de la CEFDHAC, il organisera beaucoup d’ateliers et séminaires, ce qui, par conséquent, enregistrera une croissance économique.

Appolinaire Nimubona

 

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