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Alimentation>La fortification des aliments

Elle a pour but d’améliorer l’état nutritionnel des enfants de 6 à 23 mois

 

La fortification alimentaire est une action qui consiste à augmenter délibérément la teneur d’un aliment en un micronutriment essentiel (vitamines et minéraux, y compris les oligo-éléments), de façon à améliorer la qualité nutritionnelle de l’alimentation et à apporter un bénéfice sur le plan de la santé publique avec un risque minimal pour la santé.

 

alimDans un entretien, Déogratias Habonimana, directeur adjoint du Programme national intégré d’alimentation et de nutrition (Pronianut), a informé qu’il y a trois catégories de fortification, à savoir la fortification à domicile, la fortification industrielle et la biofortification. La fortification des aliments a pour but d’améliorer l’état nutritionnel des enfants de 6 à 23 mois. Elle va accroître l’apport des micronutriments dans l’alimentation et réduire le risque d’anémie chez les enfants de cette tranche d’âge.
Les micronutriments sont des nutriments dont l’organisme a besoin en petites quantités mais dont le rôle est essentiel pour son maintien en bonne santé. Ces micronutriments doivent être obligatoirement apportés par l’alimentation.
M. Habonimana a indiqué qu’à l’échelle mondiale, les trois formes les plus communes de la malnutrition par carence en micronutriments concernent les carences en fer, en vitamine A et en iode. Elles touchent au moins un tiers de la population mondiale, essentiellement dans les pays en développement.

Soixante sachets pendant 60 jours

M. Habonimana a fait savoir que les poudres de micronutriments sont administrées à tous les nourrissons de 6 à 23 mois d'âge. Soixante sachets doivent être fournis pendant 60 jours à partir de 6 mois, c’est-à-dire 1 sachet par jour pendant 60 jours. Il n'y a pas d'inconvénient si la maman oublie et passe 1 ou 2 jours. Les sachets doivent être stockés dans un endroit frais, sec et propre.
M. Habonimana a révélé que les poudres de micronutriments sont très bénéfiques sur la santé car ils préviennent les carences en micronutriments principalement l’anémie. Elles améliorent le système immunitaire du corps, l’appétit, l’énergie, la capacité à apprendre et à se développer d’un enfant.
Lucie Ngoyagoye

 

Commune Musaga> Pénurie d’eau

La population risque d’attraper des maladies liées au manque d’hygiène

 

Depuis quelques mois, on observe une pénurie d’eau en commune urbaine de Musaga. Les habitants vont chercher l’eau chez leurs voisin de Kinanira où elle arrive jusqu’au petit matin.

DSC08012La population se lamente et reste dans l’incompréhension totale. Elle demande à la Regideso de trouver une solution à ce problème pour éviter les maladies liées au manque d’hygiène.
La rédaction du journal «Le Renouveau » a effectué, le lundi 9 mars 2015, un passage dans la commune urbaine de Musaga, dans la ville de Bujumbura.
La réalité était que l’eau est devenue un casse-tête pour les habitants, sauf sur certaines bornes publiques où l’on est obligé de faire la queue pour avoir au moins un seul bidon d’eau.
Pour les habitants rencontrés sur une borne publique, près du bureau de la commune Musaga, la colère était très grande. Ils ont fait savoir qu’à part qu’ils se lèvent entre 4h00 à 6h00 pour être les premiers sur ces robinets, ce qui est très difficile car c’est trop tôp ils sont obligés de faire la queue. Ce qui cause d’énormes problèmes dans la réalisation de leurs activités quotidiennes.

La population lance un cri d’alarme

Un domestique interrogé déclare que suite à cette pénurie d’eau, il ne peut pas faire ses travaux normalement. Le pire est que même son patron ne le comprend pas.
« Je suis obligé tous les matins, d’aller à Kinanira, là au moins, il y a de l’eau jusqu’au matin. J’arrive à avoir un bidon d’eau afin de préparer la nourriture », ajoute-t-il.
« Des fois même, je suis obligé d’acheter l’eau, ce qui n’est pas non plus facile car le prix d’un bidon est revu à la hausse. Il est passé de 100 FBu à 200-500 FBu », conclut-il.
Les habitants de cette commune demandent aux responsables de trouver une solution car sans eau, il n’ y a pas de vie. Si la situation ne change pas, les habitants de cette commune courent le risque d’attraper les maladies liées au manque d’hygiène.

Chanelle Irabaruta(Stagiaire)

 

SFBLSP-BURUNDI> Célébration de la journée internationale de la femme

Sous le thème : « Autonomisation des femmes - autonomisation de l’humanité : Imaginez ! »

 

Les femmes regroupées au sein de l’association Solidarité des femmes burundaises pour la lutte contre le sida et le paludisme (SFBLSP-Burundi) ont célébré la journée internationale dédiée à la femme le 7 mars 2015. Cette fête a été célébrée sous le thème: « Autonomisation des femmes- autonomisation de l’humanité : Imaginez ! » pour que tous les acteurs au développement conjuguent leurs efforts en vue d’améliorer le statut socio juridique de la femme et son autonomisation.

 

DSC 1601Les cérémonies ont commencé par une marche manifestation des femmes membres de ladite association venues des localités Rubirizi, Kamenge I et II, Kinama et Nyabunyegeri. Elles portaient des pancartes sur lesquelles étaient écrits entre autres slogans : « Disponibiliser les fonds pour l’autonomisation des femmes », « Non aux violences faites aux filles », « Légaliser l’avortement est un droit », « Non à la discrimination », « Non au 30% femmes et 70% hommes, oui au 50% femmes et 50% hommes », « Droits des femmes à la santé ». Elles sont parties du siège de la SFBLSP-Burundi jusqu’à l’école primaire se trouvant à côté du centre jeunes Kamenge où elles ont été accueillies par des danses des tambourinaires féminines et traditionnelles.

Le respect des droits des femmes s’est amélioré

Dans son discours, la présidente et représentante légale de la SFBLSP-Burundi, Espérance Ntirampeba a informé que ladite association a organisé ces cérémonies dans le cadre de se joindre aux femmes du monde entier en général, et à celles de notre pays en particulier. Elle a ajouté que le respect des droits des femmes s’est amélioré par rapport aux années antérieures. Cette nette amélioration se manifeste par les salaires égaux pour l’homme et la femme qui font le même travail et qui ont les mêmes compétences et qualification, a-t-elle affirmé.
Mme Ntirampeba a proposé aux femmes de lutter contre les mariages précoces et forcés qui ont des conséquences néfastes sur le développement de la femme. Elle a lancé un appel vibrant à tous ceux qui pensent faire marier leurs filles avant l’âge adulte et d’une façon forcée d’abandonner cette pratique dans l’intérêt de leurs filles. Un autre appel aux femmes burundaises est de se joindre, pour celles qui ne l’ont pas encore fait, aux associations des femmes afin qu’elles puissent avoir l’occasion de connaître leurs droits et de se développer étant ensemble. Elle demande au gouvernement de soutenir les femmes dans leurs perspectives de développer la communauté et de promouvoir leur autonomisation.
Ezéchiel MISIGARO

 

Les femmes au foyer> Leur chômage

Un grand défi pour elles

 

Certaines femmes ont fait des études, au moment où d’autres n’ont pas eu la chance d’aller à l’école. Mais quand il est question de chômage, ces femmes doivent faire face à de gros problèmes comme la discrimination, la pauvreté, le non respect de leurs valeurs, la faiblesse dans l’éducation de leurs enfants, etc. Un entretien avec certaines de ces femmes nous en dit plus.


DSC 1174F.N.est une femme qui a fait ses études jusqu’à l’université. Malheureusement, elle n’est employée nulle part. Cela fait bientôt cinq ans qu’elle attend d’être engagée. Pour elle, il est difficile de subvenir aux besoins de ses deux enfants et doit attendre tout de son mari. « La femme est le pilier du foyer, il est difficile pour l’homme de couvrir tous les besoins familiaux s’il n’est pas aidé par sa femme », affirme Mme F.
Quant à Mme D.B, elle n’a pas pu poursuivre ses études. Parfois, elle fait du baby-sitter et rentre le soir avec une petite somme d’argent pour la survie de ses trois enfants. Signalons que Mme B n’est pas mariée et que tous ses trois enfants vont à l’école. Ainsi, il lui est très difficile de pourvoir aux besoins de ses enfants. « Parfois il m’est même difficile de discipliner mes enfants car ils me sous-estiment et m’écoutent à peine. Je ne peux ni lire ni écrire. Difficile pour moi de payer un enseignant pour les cours du soir de mes enfants qui vont tous à l’école. Ainsi, ces derniers doivent se débrouiller d’une manière ou d’une autre », a dit Mme B.non sans amertume.

Soutenir les associations des femmes

Dans tous les cas, ces femmes se retrouvent discriminées dans leur société. Difficile pour elles de se trouver une place au sein des organes dirigeants de leurs communautés. Elles sont considérées comme des mendiantes car elles doivent toujours tendre la main à leurs maris ou familles pour quoi que ce soit. Cela peut créer des mésententes au sein des familles quand certains besoins ne sont pas satisfaits.
Ainsi, certaines d’entre elles optent pour de petites occupations, que ce soit du commerce dans de petits marchés ou dans d’autres petits métiers. Cela n’est pas sans conséquence sur la survie de leur famille et l’éducation de leurs enfants car ces activités ne rapportent que très peu. Nos interlocutrices ont donc recommandé que les associations des femmes soient soutenues et encouragées. Cela permettrait à ces femmes de s’aider cultiver l’esprit d’entraide en leur sein.

Blandine Niyongere

 
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