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Processus électoral réussi> Le rôle des femmes

Agir, conseiller, guider et encourager

 

La femme burundaise est consciente, aujourd’hui mieux qu’hier, qu’elle est touchée par un bon déroulement du processus électoral. Cela en tant que mère, épouse et actrice politique. Elle doit se battre pour une position remarquable dans la sphère de prise de décisions dans toutes les dimensions de la vie du pays.

 

ntomeraLes préjugés, la culture burundaise et l’attitude même de certaines femmes font que la femme burundaise reste considérée comme une citoyenne de seconde zone. Tels sont les propos de Perrine Ntomera, présidente et représentante légale de l’Observatoire pour l’intégration de la dimension genre et emploi. Néanmoins, les femmes sont capables d’améliorer la politique et restaurer la confiance des Burundais dans le processus électoral.

Une société équitable pour tous

Pour faire progresser la gouvernance démocratique, il est nécessaire de créer et de maintenir un environnement favorable aux processus politiques qui renforcent la participation et l’implication des femmes. Pour Mme Ntomera, la prise en compte de l’intégration genre et la participation des femmes à la vie politique sont des conditions nécessaires et suffisantes pour un développement démocratique efficace et efficient.
Elle interpelle toutefois les femmes à ne pas rester les mains croisées et attendre des miettes reçues au bon vouloir des hommes mais d’être actrices en misant sur leur sagesse, leur patience et leur courage qui les ont toujours caractérisés.
Elles doivent également conseiller, encourager, guider leurs époux, fils, frères et pères pour le respect des principes démocratiques.
A la question de savoir si les femmes leaders qui ont occupé et qui profitent encore de bonnes positions et qui ne répondent pas aux attentes de la communauté ne seraient pas la raison de l’état actuel des choses, Mme Ntomera nuance : « Les femmes qui ont occupé des postes de prise de décisions dans notre pays ont fait preuve de leur capacité. En témoigne la reine-mère Ririkumutima qui a assuré la régence de plus d’un roi ; Marguerite Barankitse qui a sauvé beaucoup d’enfants sans considération aucune ; la ministre Odette Kayitesi qui a reçu un prix pour la bonne planification en matière des marchés publics et bien d’autres ».
Ceci pour dire que les femmes sont bel et bien capables de bien diriger.

Yolande Nintunze

 

Ministère de l'Environnement> Questions adressées au ministre de l’Eau, de l’environnement, de l’aménagement du territoire et de l’urbanisme

Des questions liées à la propreté de l’ex-marché central ont dominé les échanges

 

Lors d’une conférence de presse animée par le ministre de l’Eau, de l’environnement, de l’aménagement du territoire et de l’urbanisme, les journalistes ont saisi l’occasion pour demander des éclaircissements surtout en rapport avec la propreté de l’ex-marché central, de l’extraction des moellons et sables dans les rivières qui passent dans la ville de Bujumbura ainsi que sur la construction illégale des maisons au bord des rivières et lacs.

 

DSC 2599Certains journalistes ont demandé à Jean Claude Nduwayo, ministre de l’Eau, de l’environnement, de l’aménagement du territoire et de l’urbanisme pourquoi son ministère n’a pas dégagé les déchets qui se trouvent à l’intérieur de l’ex-marché central de Bujumbura. Nduwayo a précisé que les enquêtes qui ont été faites pour savoir les composants de ces déchets ont montré que parmi ces derniers, il y a ceux qui contiennent des acides sous forme de poisons. Par conséquent, ces déchets ne peuvent pas être dégagés comme d’autres au dépotoir de Buterere de peur qu’ils puissent causer des effets très néfastes sur la santé de la population environnante en particulier mais également à la population de la ville de Bujumbura en général. Dans le même ordre d’idée, d’autres journalistes ont voulu savoir si ces déchets qui contiennent des poisons n’avaient pas déjà causé des effets non-souhaités sur la population qui exerce des activités au tour de cet ex-marché central mais également à toute personne qui y passe toujours à côté. Le ministre en charge de l’environnement a répondu que dans les prochains jours, ceux qui auront le marché d’y exercer les activités doivent d’abord dégager les déchets dans un autre qu’endroit de Buterere.

Des sanctions à ceux qui font la sourde oreille

A la question de savoir pourquoi son ministère n’exerce pas de sanctions à ceux qui font l’extraction des moellons et sables dans les rivières qui passent dans la ville de Bujumbura d’une façon illicite, Nduwayo a indiqué que ces gens le font pendant la nuit et en cachette. Mais, ceux qui sont attrapés ont été sanctionnés d’une façon remarquable.
D’autres journalistes ont posé la question de savoir pourquoi des maisons continuent d’être construites tout près des rivières ou lacs alors que le ministère en charge de l’urbanisme dans ses attributions est là pour interdire toutes ces irrégularités. Nduwayo a fait remarquer qu’il est vrai que son ministère n’a ménagé aucun effort en mettant en place une loi qui montre clairement les zones tampons (où on ne peut pas construire). Mais, il y a des gens qui se hasardent et commencent à construire dans ces mêmes zones pendant la nuit. « Dans leurs têtes, ils ont des prétextes que personne ne peut oser détruire une maison déjà en construction», a-t-il signalé.
De ce fait, Nduwayo a profité de l’occasion pour rappeler à toute personne qui fait la sourde oreille en violant la loi en rapport avec la construction que celle-ci va se retourner contre elle par l’application des sanctions légales.
Rose Mpekerimana

 

Kinyinya> Manque de bois de chauffage

Des actions de lutter contre la pénurie du bois sont en marche

 

La population de la colline Mayanza en commune Kinyinya de la province de Ruyigi déplore le manque criant de bois de chauffage. Sur cette colline, il n’est pas rare de passer une nuit sans rien manger suite au manque de bois. Cependant, des initiatives de lutter contre ce problème sont entreprises et donnent l’espoir aux habitants de Mayanza.

 

DSCO xLa population de la colline Mayanza a depuis longtemps eu les difficultés de surmonter le manque de bois de chauffage. En effet, cette colline est le bastion des termites, ennemis jurés des arbres. Mais, si on fait un tour des yeux sur cette colline et sur les collines voisines, on constate que les actions de plantation d’arbres n’ont pas été multiples. La question reste de savoir si la population a été découragée ou tout simplement ne s’y est pas courageusement investie. Mais, les conséquences sont multiples.

Tentative de renverser la situation

La population de cette colline Mayanza est déterminée à reposer le pied sur la pédale en vue de lutter contre le manque de bois sur cette colline et sur les collines environnantes. Ainsi, pour atteindre cet objectif, un projet de reboisement des collines sera réalisé. Il sera exécuté avec l’appui du programme Fonds belges pour la sécurité alimentaire. Selon les membres de l’association Twitezimbere de Mayanza, une pépinière de 39 700 plants d’arbres a été aménagée. Félicité Ndagijimana et Jacqueline Muhitira, membres de cette association sont confiantes que ce projet permettra de se mettre à l’abri du calvaire dans lequel les habitants de cette colline vivent pendant la saison des pluies. En effet, indiquent Elisabeth Ntancuti et Ntihabose, « quand la pluie tombe pendant toute la journée, nous sommes obligés de dormir sans rien mettre sous la dent faute du bois de chauffage ». Quand bien même il ne pleut pas, il n’est pas aisé de le trouver. Selon Gertrude Nimbona, la cuisson se fait avec les restes des plants de manioc, ou les herbes et graminées que l’on collecte chacun dans sa propriété. Des querelles sur certaines collines sont souvent liées à cette collecte, quand quelqu’un dépasse ses limites. Les habitants de Mayanza disent que celui qui a de l’argent se ravitaille en bois de chauffage soit au marché ou achète un arbre tout entier pour le morceler comme il veut.

Alfred Nimbona

 

MEAATU>Conférence de presse organisée par le ministère ayant l’environnement dans ses attributions

“La forêt de Rukoko est un endroit protégé et non une zone de pâturage”

 

Le ministère de l’Eau, de l’environnement, de l’aménagement du territoire et de l’urbanisme a organisé le mercredi 7 janvier 2015 une conférence de presse pour répondre aux questions posées par les journalistes en rapport avec les attributions de ce ministère. Le déménagement des vaches de la forêt de Rukoko a été l’une des questions qui ont fait l’objet de débat.

 

DSC 2594Au cours de la conférence de presse animée par le ministre de l’Eau, de l’environnement, de l’aménagement du territoire et de l’urbanisme, Jean Claude Nduwayo, les journalistes ont voulu savoir quel est le sort des vaches qui ont été déménagées de la forêt de Rukoko. Le ministre a répondu que la forêt de Rukoko est une forêt naturelle et protégée. Seuls les touristes ont droit d’y entrer mais aussi avec l’aval du ministère et accompagnés par les agents de ce même ministère. Il a de ce fait précisé que cet endroit est une forêt protégée et non une zone de pâturage. Par conséquent, il a annoncé que tous ceux qui faisaient le pâturage dans ladite forêt doivent savoir que le ministère de l’environnement ne peut pas revenir sur sa décision de faire déménager les vaches qui se trouvaient dans la forêt de Rukoko. Par contre, il les conseille de ramener ces vaches à l’intérieur du pays puisqu’aujourd’hui, il y a la paix dans tout le pays.
Concernant l’état d’avancement de la réhabilitation de la rivière Gasenyi. Nduwayo a d’abord rappelé que l’année passée, les pluies en provenance des montagnes environnantes ont débordé cette rivière et ont causé beaucoup de dégâts dans les quartiers Nord de la ville de Bujumbura. Les travaux d’urgence qui ont suivi concernaient essentiellement la réhabilitation de la rivière Gasenyi pour prévenir d’autres dégâts qui peuvent surgir. Maintenant, les travaux continuent. « Entretemps, le ministère a interdit les travaux d’extraction des moëllons et sables dans les endroits environnant la rivière Gasenyi» , a signalé Nduwayo.
Le ministre de l’Eau, de l’environnement, de l’aménagement du territoire et de l’urbanisme qui a saisi l’occasion pour rappeler à toute la population qu’il faut respecter les zones interdites pour la construction. Il a enfin fait un clin d’œil à la population que les travaux de destruction des kiosques ou des maisons qui ont été construits dans l’irrégularité vont redémarrer.
Rose Mpekerimana
Avit Ndayiragije ( stagiaire)

 
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