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MALNUTRITUTION AU BURUNDI> Etat des lieux

Une question qui doit être conjointement traitée

 

Le Burundi est un pays qui fait face à la malnutrition. Cette dernière s’observe surtout chez les enfants de moins de cinq ans ainsi que chez les femmes enceintes. Pour cela, il serait mieux que tous les ministères consentent leurs efforts pour la bonne santé de tout individu.

 

DSC 0141Interviewée au sujet de la malnutrition, la directrice des Statistiques et informations agricoles au sein du ministère de l’Agriculture et de l’élevage, Espérance Kamariza a informé que le Burundi est parmi les pays les plus touchés par la malnutrition. Mais cette dernière est étudiée sur un échantillon composé par les enfants et les femmes enceintes. Elle a signalé que les statistiques montrent que 58% des enfants de moins de cinq ans souffrent de malnutrition chronique. L’indice global montre que la faim est de 38,8%. «Ces chiffres montrent que le Burundi est parmi les pays où l’état alimentaire et nutritionnel se porte mal», a affirmé Mme Kamariza.

 

Le plus grand problème réside au niveau de la qualité


Au niveau de la sécurité alimentaire, elle a fait savoir qu’on ne peut pas dire que le Burundi est beaucoup entravé du point de vue quantité. Selon elle, la nutrition s’évalue non seulement en quantité mais aussi en qualité. Le plus grand problème réside actuellement au niveau de la qualité des aliments consommés. Ce qui veut dire l’équilibre entre tous les éléments nutritifs, les micronutriments et les apports calorifiques. Actuellement, souligne Mme Kamariza, la moyenne mondiale au niveau des calories est de 2 100 mck. Mais, le Burundi est encore autour de 1 600 mck. Compte tenu de ces statistiques, on peut affirmer qu’au Burundi, la sécurité alimentaire nutritionnelle n’a pas encore atteint le niveau satisfaisant.

 

Certaines actions sont en train d’être menées


Concernant les remèdes qui doivent être menées par le ministère de tutelle face à cette malnutrition, Espérance Kamariza a expliqué que la sécurité alimentaire nutritionnelle est une question transversale qui nécessite plusieurs efforts. Pour aborder cette question, le ministère de l’Agriculture et de l’élevage, le ministère de la Santé publique et de la lutte contre le sida, celui du Développement communal, et d’autres ministères doivent conjuguer leurs efforts. Actuellement, il y a des actions qui sont en train d’être menées. Il s’agit notamment d’une plate-forme multisectorielle de sécurité alimentaire dont le secrétariat se trouve au niveau de la Deuxième vice-présidence de la République. De plus, les jardins potagers sont en train d’être mis en place surtout dans les ménages ruraux. En outre, on est en train de rétablir le programme de repeuplement du cheptel. Là, on vise les vaches laitières pour augmenter non seulement la productivité du secteur agricole mais aussi la production du lait. C’est pour que les enfants aient à leur portée le lait en quantité suffisante. Comme c’est une question qui doit être menée voir traiter conjointement, le ministère de la Santé publique et de la lutte contre le sida distribue régulièrement les supplémentations, à savoir la vitamine A et le fer aux femmes enceintes. «Donc, il se remarque beaucoup d’efforts qui sont en train d’être conjugués face à cette question de malnutrition», a informé Mme Kamariza.

 

Le poids et la taille doivent être proportionnels


A ce sujet, un diététicien de formation, Jotham Mugisha a révélé qu’une personne qui a une bonne santé doit avoir le poids qui est proportionnel à sa taille. Cela veut dire que l’indice de masse corporel est entre 185 et 25. Cette personne ne doit pas être maladive. L’organisme tire des nutriments dans différents aliments. Raison pour laquelle il est indispensable de varier l’alimentation pour fournir à l’organisme tout ce qui lui est nécessaire. « Il n’y a pas d’aliment parfait et unique qui rassemble tout ce qui est nécessaire à l’organisme humain », a expliqué M. Mugisha. Pour lui, il faut varier et trier un aliment un à un en parcourant les trois classes que sont les aliments constructeurs ou bâtisseurs, les aliments énergétiques et les aliments protecteurs. M. Mugisha a fait remarquer qu’avoir une bonne santé signifie que l’individu mange d’une façon équilibrée. Cela sous-entend qu’il n’y a pas de carence d’un nutriment et tous les besoins de l’organisme sont remplis.

 

Trois sortes de malnutrition enregistrées


Le diététicien Mugisha a révélé que la perturbation de l’un ou de plusieurs nutriments cause ce qu’on appelle la malnutrition. Les grandes carences alimentaires qui persistent au Burundi conduisent à la malnutrition. Ce problème est dû à la pauvreté, à la connaissance médiocre sur la nutrition,… M. Mugisha a indiqué qu’on peut enregistrer trois sortes de malnutrition dont la sous-alimentation. Cette dernière est fréquente dans les régions rurales où la population souffre du kwashiorkor, du marasme, de l’infection, de sous-poids. L’autre sorte de malnutrition est la suralimentation. Cette situation se remarque chez les gens qui sont riches et qui mangent trop par rapport à la dose journalière admissible. Ceux-ci souffrent de maladies de luxe comme l’obésité, le diabète de type II, l’hypertension.
L’autre catégorie est liée à la carence de certains nutriments. Cette situation s’observe lorsqu’on mange d’une façon routinière des aliments en de faible teneur en vitamines. Ils s’ajoutent les méthodes destructrices lors de la cuisson, la mauvaise technologie alimentaire utilisée, l’huile qui est utilisée plusieurs fois pendant la cuisson des aliments frits,… M. Mugisha a expliqué qu’à la suite de ces mauvaises méthodes culinaires employées, il se manifeste chez un individu, une mauvaise digestion au niveau de l’intestin grêle. Il peut même développer des maladies cancérogènes. Le diététicien interpelle la population burundaise à apprendre les bonnes habitudes alimentaires. De plus, elle doit apprendre à favoriser dans leur alimentation, les viandes maigres ou blanches ainsi que les produits de mer, c’est-à-dire les poissons.

 

Aucune raison ne peut expliquer la famine


Le Deuxième vice-président de la République, Gervais Rufyikiri a précisé lors du lancement officiel de l’année agricole qu’aucune raison ne peut justifier la présence de la famine ou la faible production agricole au Burundi. Car, explique-t-il, le Burundi connaît un climat et des saisons pouvant favoriser une bonne production. « Ici chez nous, indique-t-il, nous enregistrons au moins trois saisons pendant lesquelles, la pluie est totale. Il pleut les neuf mois alors qu’ailleurs dans les pays de l’Afrique de l’Ouest par exemple, c’est la saison sèche qui règne presque tout le temps. Le Deuxième vice-président de la République a interpellé la population burundaise à faire de son mieux pour que chaque ménage possède un jardin potager. C’est dans le souci de pouvoir lutter contre la malnutrition qui se remarque au Burundi.

ESPERANCE NDAYIKENGURUTSE

 

14 NOVEMBRE> Journée mondiale du diabète

La prévalence de cette maladie est une réalité au Burundi

 

Dans le cadre de la journée mondiale du diabète célébrée le 14 novembre de chaque année, la rédaction du quotidien « Le Renouveau » a cherché différentes sources pour s’exprimer cette maladie. Même s’il n’y a pas d‘études fouillées concernant l’effectif des diabétiques au Burundi, certaines enquêtes affirment que le diabète est une réalité au Burundi. Ainsi, des témoignages des personnes diabétiques montrent que ces personnes rencontrent des difficultés au cours de leur vie à cause de cette maladie. Le nutritionniste nous révèle qu’une alimentation équilibrée est un meilleur traitement pour le diabète.

 

DSC 1151t« Le diabète est une maladie qui se manifeste par une élévation du taux de sucre dans le sang. Cela veut dire que le sucre qui est dans notre organisme est anormalement élevé. On parle dans ce cas de l’hyperglycémie ». Tels sont les propos du directeur du Programme national intégré de lutte contre les maladies chroniques non transmissibles (PNILCMCNT) au ministère de la Santé publique et de la lutte contre le sida, Dr Godefroid Kamwenubusa. Il a fait savoir qu’on distingue deux types de diabète : le diabète de type I qui affecte, surtout les enfants. Les causes de ce dernier ne sont pas encore connues d’après les études qui ont été faites. Pour ce type de diabète, il est remarqué un problème au niveau du pancréas qui fait qu’il y a un défaut du fonctionnement général de l’organisme. Le diabète de type II peut attaquer tout le monde. Mais, les personnes les plus exposées sont celles qui ont 45 ans et plus.
Dr Kamwenubusa a indiqué que pour ce deuxième cas, il y a des facteurs favorisants notamment le surpoids, la malnutrition, le stress, la consommation excessive d’alcool, des sucreries mais également quand le sujet ne fait aucune activité physique.

 

Le diabète peut engendrer des effets désagréables


Concernant les conséquences du diabète, il a précisé qu’il en y a au niveau de la santé, de la famille mais aussi de l’économie des ménages. Au niveau de la santé, Dr Kamwenubusa a indiqué que le diabète est une maladie chronique. Cela veut dire qu’il ne peut pas guérir et le malade prend les médicaments toute sa vie. Et au fur et à mesure que quelqu’un souffre de cette maladie, cette dernière peut avoir des complications au niveau des yeux (qui peuvent même conduire à la cécité) du cerveau, du cœur, des vaisseaux et des reins où on observe une insuffisance rénale, des imputations des membres du corps surtout les jambes, les orteils mais également une paralysie qui peut attaquer tout le corps.
Il a ajouté que d’autres complications comme le coma se remarquent et s’il n’est pas bien soigné, le décès peut s’en suivre.
Selon Dr Kamwenubusa, quelqu’un qui souffre du diabète prend les médicaments toute sa vie et par conséquent cause une surcharge économique. Mais, compte tenu du pouvoir d’achat de beaucoup de Burundais, il est difficile d’avoir une double ration. Ceci parce qu’un diabétique ne peut pas manger tout.
Au niveau de la famille, il a fait savoir qu’un diabétique est une personne qui demande plus d’attention. Et, lorsqu’il souffre déjà des complications de sa maladie, il ne participe presqu’en rien dans la gestion du foyer. Pour ce faire, la famille ne peut pas toujours compter sur lui.
A la question de savoir si le diabète peut guérir, il a répondu en rappelant que le diabète est une maladie chronique. Mais, si le malade est conscient de sa maladie, en prenant correctement les médicaments et un régime alimentaire sain en l’accompagnant par des activités physiques, il peut vivre positivement avec sa maladie.
Quand à l’effectif national de ceux qui souffrent du diabète, il a fait savoir qu’il n’y a pas d’étude déjà faite au Burundi. Mais, certaines enquêtes qui ont été faites par le ministère de la Santé publique et de la lutte contre le sida ont montré que la prévalence du diabète est un peu élevé au Burundi. Il a indiqué que le dépistage qui a été fait à la présidence de la République, au Sénat et à l’Assemblée nationale ont déduit que la prévalence du diabète s’élève à 7%. Et, le dépistage organisé lors des journées portes ouvertes du ministère de la Santé publique et de la lutte contre le sida, les résultats des différents ministères ont donné une prévalence de 10%. Dr Kamwenubusa a pour ce faire précisé que compte tenu de ces pourcentages, il est à affirmer que le diabète est une réalité au Burundi.

 

Le Gouvernement s’est engagé à vaincre le diabète


Le directeur du PNILCMCNT a fait savoir qu’au niveau du ministère de la Santé publique et de la lutte contre le sida, il y a eu élaboration d’un plan stratégique et le diabète a été intégré dans ce plan notamment la formation du personnel à savoir certains médecins et infirmiers. Dans ce cadre, a dit Dr Kamwenubusa, il y a deux provinces pilotes qui sont Muramvya et Kirundo où on a intégré la lutte contre le diabète depuis les centres de santé jusqu’au niveau des hôpitaux. Cela est un grand pas parce qu’auparavant, quelqu’un qui souffrait du diabète devait bénéficier des soins dans les hôpitaux seulement. Il a signalé que c’est un léger mieux pour les malades qui devaient parcourir un long trajet pour arriver à l’hôpital supposé proche de lui.
Dr Kamwenubusa a informé que le ministère de la Santé publique et de la lutte contre le sida est en train de mobiliser des fonds pour que l’intégration de la lutte contre le diabète soit faite dans toutes les structures de soins au niveau national.
Il a en outre fait savoir que la gratuité des soins pour les diabétiques est une décision du gouvernement. Pour ce faire, le ministère en charge de la Santé publique va collecter toutes les données de ceux qui souffrent du diabète afin de faire une plaidoirie non seulement auprès du gouvernement mais aussi auprès des partenaires en matière de la santé qui interviennent dans la lutte contre le diabète.
Il y a également une ONG (Organisation non-gouvernementale) dénommée «life for a child » qui travaille au sein du centre de santé de Musaga et qui appuie les enfants âgés entre 0 et 25 ans souffrant du diabète. Cette ONG appuie plus de 350 enfants a-t-il ajouté.

 

Conseils aux malades du diabète


Bien que le diabète soit une maladie qui ne guérit pas, ceux qui en souffrent peuvent vivre longtemps s’ils évitent des comportements à risque. En plus des médicaments qu’ils doivent prendre tous les jours, le mieux est de savoir que l’activité physique est un complément pour vivre positivement avec le diabète.

Les gens qui vivent avec le diabète affirment que lorsque quelqu’un qui souffre de cette maladie suit les conseils de son médecin en prenant correctement les médicaments et un régime alimentaire adapté, il peut vivre longtemps avec cette maladie.

 

Un diabétique témoigne

DSC06722Ildéfonse Baragasika a le diabète depuis 2000. Avant, il a toujours entendu parler de cette maladie mais ne pensait pas qu’il peut l’attraper. Il était en reportage en province de Muyinga. Il racontait à ses collègues comment il se sentait dans ces jours. Il disait qu’il avait une soif exagérée et qu’il avait envie de boire tout le temps, il n’avait pas de salive, il avait envie d’aller souvent au petit besoin. Il a maigri et a perdu plus de 15 kgs. Lorsqu’il est descendu à Bujumbura, il est allé consulter un médecin. Ce dernier lui a recommandé de faire certains examens y compris la glycémie. Les résultats ont montré qu’il avait réellement le diabète à un niveau élevé. Il a été hospitalisé pendant dix jours pour stabiliser la glycémie. Après, le médecin l’a autorisé de rentrer à la maison.
Concernant le régime alimentaire, M. Baragasika a indiqué que son médecin lui a permis de manger sur tous les plats mais en prenant une petite quantité. Il lui a cependant interdit de manger toutes les sucreries, le miel et la patte de manioc.
Baragasika a rappelé que les personnes qui souffrent du diabète sont obligés de prendre les médicaments toute leur vie alors que ceux-ci sont très chers.
Comme les personnes qui ont le diabète sont obligées de prendre les médicaments tous les jours, il est compréhensible qu’elles dépensent beaucoup d’argent. Pour ce faire, le gouvernement devrait autoriser la gratuité des soins à ces personnes comme il l’a fait chez ceux qui ont le VIH-sida. Les diabétiques devraient également bénéficier du non-paiement d’impôt sur les revenus», a suggéré Baragasika.
Faisant un clin d’œil à toutes les personnes qui ont le diabète, notre source a affirmé que quand elles suivent correctement les conseils du médecin, en prenant un régime alimentaire adéquat en l’accompagnant par des activités physiques, elles peuvent vivre longtemps.

 

Une alimentation équilibrée, meilleur traitement du diabète


Nul n’ignore qu’adopter une alimentation bien équilibrée, c’est se faire soigner. C'est-à-dire que l’alimentation est un couteau à double tranchant. Cela du fait qu’elle joue un rôle important dans la prévention des maladies, et en même temps peut jouer un rôle de destructeur de l’organisme. A ce sujet, Jotham Mugisha Uwitije, un nutritionniste a fait savoir qu’on doit manger d’une façon équilibrée en prenant une petite quantité dans la famille des aliments constructeurs (riches en protéine ou calcium). Selon M. Uwitije, il faut aussi prendre une autre petite quantité dans des aliments énergétiques (riches en lipides et glucides), ainsi qu’une grande quantité dans des aliments protecteurs (riches en sels minéraux, vitamines, antioxydants, substances phytochimiques). Il a souligné qu’il ne faut pas remplir la table avec beaucoup d’aliments car ça peut causer de gros problèmes sur la santé. Il a pour ce faire indiqué que le diabète est l’une de maladies qui peut être causée par la mauvaise alimentation à 80% ou par les mauvaises habitudes de vivre.

 

Y-a-t-il un régime pour les personnes diabétiques ?

 

Selon cette source, on ne parle plus aujourd’hui de régime pour les personnes diabétiques. Pour équilibrer leurs repas, il suffit de respecter certains principes diététiques simples. Mais le plus important est d’acquérir quelques connaissances sur les aliments et connaître leurs apports nutritionnels. Il a indiqué que compte tenu de ses effets sur la glycémie et l’équilibre glycémique, l’équilibre alimentaire est une préoccupation constante pour la personne diabétique. Cette dernière doit bien choisir ses aliments et connaître les équivalences glucidiques. Il est donc nécessaire d’adopter une alimentation variée, saine et équilibrée pour être en bonne santé. Le contrôle et la surveillance de l’alimentation sont fondamentaux pour un diabétique. Car l’alimentation représente un véritable traitement, au même titre que l’activité physique, les médicaments et la prise de l’eau suffisante. Ainsi, la surveillance de l’alimentation permet d’éviter des modifications importantes de la glycémie et de prévenir l’apparition des complications du diabète cardio-vasculaires, rénales, ophtalmique,…). M. Uwitije a ajouté que l’alimentation conseillé aux diabétiques est identique à celle recommandée à la majorité des personnes. 

Pour notre interlocuteur, les conseils diététiques qu’on peut donner aux patients diabétiques sont d’une façon générale l’équilibration de l’alimentation en stabilisant surtout leur glycémie grâce aux fruits et légumes frais. Il est nécessaire aussi d’augmenter la consommation de fibres alimentaires et en choisissant les matières grasses qui sont nécessaires et en limitant les apports en sucres. Il faut plutôt faire attention aux graisses cachées des viandes et éviter la surconsommation de graisses. Il a aussi indiqué qu’il faut éviter de mélanger les aliments qui sont de la même famille (viande, œuf, lait ou encore pomme de terre, riz, bananes). L’alcool, sucres de table, sucres industrielles, bombons, confiture, pains, … sont déconseillés pour les personnes diabétiques.

Le traitement se référant aux groupes sanguins est efficace

M. Uwitije a révélé que le traitement se référant groupes sanguins est très efficace par rapport aux autres car un aliment pour l’un peut être un poison pour l’autre suivant son groupe sanguin. Il a signalé que si une personne mange suivant sa composition chimique du sang, il y aura une diminution de risque du diabète. Ce traitement a une garantie et est un traitement curatif car les aliments se référant aux groupes sanguins sont des aliments antidiabétiques.
Pour le groupe sanguin O, une personne diabétique de ce groupe doit éviter de manger les aliments comme le jambon, pomme de terre, lait, viande rouge, arachides, maïs, pain, beignets, avocat, choux, etc. Concernant le groupe sanguin du type A, il a souligné qu’il faut éviter de manger les bœuf, viande de foie, viande de cœur , jambon, porc, lapin, charcuterie, crème, lait, produits laitiers, fromage, saucisses, choux, patates douces, pommes de terres, pattes blanche. Les sucres de table tout comme le sucre des industries, les conserves, les jus industrielles, alcools forts, café, tabac, frites sont aussi interdits pour les personnes diabétique de ce groupe. Il faut aussi éviter beaucoup de sel, beaucoup d’huiles, jus industriels, eau gazeuse, bières, les sodas….
Pour le groupe sanguin du type AB, M. Uwitije a indiqué que les diabétiques de ce groupe doivent éviter de manger les jambon, cœur, porc, poulet, maïs, tournesol, sésame, avocat, piment, banane, goyave, mangue, orange fruit, alcools forts, café, sucres blancs, beaucoup d’huiles, jus industriels, produits sucrés, bière, les sodas….

 

Rose Mpekerimana

Fidès Ndereyimana

 

 

CNTS>Atelier de réflexion

L’amélioration de la sécurité transfusionnelle, une préoccupation du ministère

 

Le ministère de la Santé publique et de la lutte contre le Sida a organisé, le jeudi 13 novembre 2014, un atelier de réflexion et de réorientation. Il était centré sur l’organisation et le fonctionnement du CNTS (Centre national de transfusion sanguine).

 

DSC 1165Dionise Nizigiyimana, secrétaire permanent du ministère de la Santé publique et de lutte contre le sida, a d’abord rappelé que la transfusion sanguine comprend la collecte et l’utilisation du sang collecté.
Il reconnaît que même si la transfusion sanguine sauve des vies et améliore la santé, bon nombre de patients qui en ont besoin n’y accèdent pas facilement et en temps réel. Parmi eux, a-t-il ajouté, les accidentés, les patients souffrant de maladies graves, les hémophiles, les nourrissons naissant avec du sang incompatible, etc. Ainsi, «l’approvisionnement suffisant et sécurisé en sang devrait faire partie intégrante de toute politique nationale de santé et de l’infrastructure sanitaire d’un pays », a-t-il précisé.

Offrir au CNTS les conditions optimales de travail

A cet effet, l’OMS (Organisation mondiale de la santé) recommande que toutes les activités relatives à la collecte du sang, au dépistage, au traitement, au stockage et à la distribution de celui-ci soient coordonnées au niveau national grâce à une organisation efficace et à des réseaux d’approvisionnement intégrés. Cette organisation suggère également que le système national de sécurité transfusionnelle soit régi par la politique de transfusion sanguine et le cadre législatif afin de promouvoir l’uniformité à la fois de l’application des normes, de la qualité et de la sécurité du sang et des produits sanguins.
Raison pour laquelle, a fait remarquer le secrétaire permanent, le ministère ayant la santé publique dans les attributions doit veiller à l’amélioration de l’état de bien-être complet en s’assurant de la disponibilité et de l’accessibilité de ce produit précieux qu’est le sang.
C’est pourquoi, a-t-il fait savoir, la mise en place d’un système de financement pérenne de ce secteur constituerait un des axes prioritaires qui permettra au CNTS de remplir sa mission dans les conditions optimales. M. Nizigiyimana a alors lancé un appel vibrant aux partenaires techniques et financiers à ajouter sur leurs axes prioritaires l’appui du CNTS tant sur le plan technique que sur le plan structurel et fonctionnel.
Ornella Muco (Stagiaire) , Bénigne Gahimbare

 

HOPITAL MILITAIRE> Inauguration de l’extension du laboratoire et de la réception de la première phase de la réhabilitation du bloc urgences-réanimation

Le renforcement de la sécurité est le pilier des relations entre le Burundi et les Pays–Bas

 

Le ministère de la Défense nationale et des anciens combattants, en collaboration avec le détachement des militaires néerlandais du génie, a procédé à l’inauguration de l’extension du Laboratoire et de la première phase de réhabilitation du bloc urgences-réanimation. La construction de ces infrastructures vient concrétiser la bonne collaboration qui existe depuis longtemps entre le Burundi et le Royaume des Pays-Bas. Les cérémonies ont été rehaussées par le ministre de la Défense nationale et des anciens combattants et l’ambassadeur du Royaume des pays –Bas.

 

DSC 1053Dans son mot de circonstance, le ministre de la Défense nationale et des anciens combattants, le général major Pontien Gaciyubwenge a exprimé son sentiment de satisfaction pour le travail réalisé par l’équipe des militaires néerlandais. En effet, il a rappelé que le Royaume des Pays-Bas, via son détachement militaire, a déjà construit un bloc opératoire. Il a souligné que le détachement militaire néerlandais, en collaboration avec le génie militaire burundais a abattu un travail de titan en construisant un excellent immeuble en un temps record et en respectant les standards internationaux. Il a aussi dit que les relations entre les deux pays ne cessent d’accroître, et sont principalement orientées dans le domaine de la sécurité. Aujourd’hui, cette dernière passe au secteur de la santé en passant par le domaine des infrastructures, a-t-il révélé. En plus, il a fait savoir que l’échange d’expérience dont le personnel de l’hôpital militaire de Kamenge vient de bénéficier sera d’une grande utilité et les patients en profiteront.

La sécurité, un secteur clé pour la vie du pays

Pour sa part, Jolke Oppewal, ambassadeur du Royaume des pays –Bas, a indiqué que le Burundi figure parmi les quinze pays partenaires depuis 2011.Il a annoncé que la coopération entre le Burundi et le Royaume des pays Bas se concrétise par des activités qui sont orientées dans trois secteurs importants, à savoir la sécurité alimentaire, la santé, les droits sexuels et reproductifs ainsi que celui de la sécurité. Ce dernier étant jugé comme un secteur clé de la vie du pays. Pour renforcer la sécurité, M. Oppewal a souligné que son pays vient de maintenir son engagement en signant le contrat pour les phases III et IV de l’important programme DSS. Il a révélé que les missions «d’African support» vont continuer, et qu’il est en train d’investiguer les possibilités d’intensifier les exercices conjoints entre les militaires burundais et néerlandais. Les cérémonies ont été clôturées par la remise des certificats à toute l’équipe conjointe qui a érigé ces infrastructures.
Appolinaire Nimubona

 
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