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RETOUR DE L’INDE> Claude Nzoyihera estime être guéri à 98%

Que Dieu bénisse l’œuvre de la première Dame du Burundi

 
DSC 1211Claude Nzoyihera est rentré de l’Inde, le mardi 21 avril 2015, où il a reçu les soins contre l’hémorroïde. Il indique qu’il ne pouvait pas marcher et avait peur de manger suite à cette maladie. « Après deux opérations sans succès, la première Dame de la République a payé un montant de 3 000 dollar américain pour mes soins en Inde », dit-il. « Depuis l’an 2007, je ne pouvais pas marcher, j’étais désespéré et le bon Dieu m’a donné la première Dame en ange gardien. Je ne trouve pas des mots pour dire merci à cette âme charitable pleine de bonté. Aujourd’hui, je me sens guéri à 98 % et j’espère que je vais continuer à me rétablir complètement. Que Dieu bénisse l’œuvre de l’épouse du chef de l’Etat car la grâce et la bonté divine sont des miracles.

Charles Makoto

 

CHANGEMENT CLIMATIQUE> Ses conséquences néfastes sur la santé

La malaria en est une

 

La malaria qui, jusque ces derniers jours, était connue dans les plaines est en train d’évoluer vers les régions à haute altitude. Parmi les explications données par les experts, il y a le changement climatique qui est une réalité dans notre pays. En effet, des conditions d’adaptation et de prévention doivent être mises en place pour maîtriser cette situation, et partant contrôler cette maladie.

 

DSC02012La malaria est aujourd’hui connue comme la première cause de morbi-mortalité au Burundi. Selon Herménégilde Nzimenya, directeur du PNILP (programme national intégré de lutte contre le paludisme), quatre millions de cas de paludisme et 2365 décès ont été enregistrés en 2014. Et au cours de ces premières quinze semaines de cette année 2015, plus d’un million de cas du paludisme et 522 décès sont enregistrés.
En plus, depuis les années 1980, cette maladie était plus connue dans la plaine de l’Imbo, notamment en mairie de Bujumbura, dans les provinces de Bujumbura, Cibitoke, Bubanza, ainsi qu’à Nyanza-lac et Rumonge. Cette région est favorable au développement des moustiques, à la suite de sa température élevée.
Mais, actuellement, le constat est que les moustiques sont en train de migrer vers d’autres régions, jadis épargnées à la suite de leur climat.

Les températures élevées sont favorables au développement des moustiques

Ainsi, d’après le consultant Dr Jean Rémy Ekongo Lofalanga, cette propagation est due au réchauffement climatique qui entraîne souvent des changements climatiques. Ceux-ci se définissant comme le dérèglement des températures.
Ainsi, a-t-il indiqué, quand il y a plus de chaleur, cela favorise la multiplication des moustiques mais également, le cycle biologique du parasite qui provoque la malaria ou le paludisme. Cela pour dire que plus la chaleur augmente, plus le moustique a un environnement favorable pour se multiplier. A cet effet, a-t-il explicité, les régions jadis épargnées de cette maladie à la suite de leur fraîcheur qui ne permettait pas le développement des moustiques, sont aujourd’hui menacées par la malaria à cause des changements climatiques. Le réchauffement de planétaire est en train de gagner du terrain et les températures augmentent de plus en plus dans les hautes altitudes. Ainsi, aujourd’hui les moustiques s’adaptent mieux qu’avant dans ces régions.
Il a en outre fait remarquer que les gens de ces régions à haute altitude sont susceptibles de développer plus l’épidémie. Parce que ces moustiques vont trouver des gens qui n’ont jamais eu de contact avec les parasites, et partant qui n’ont pas d’immunité naturelle. Par exemple, a explicité Dr Lofalango, les gens de la plaine de l’Imbo qui sont fréquemment piqués par les moustiques, frappés par le paludisme, développent la prémunition, une protection naturelle, contrairement à ces premiers.
Pour Prosper Muyuku du service de l’hygiène au ministère en charge de la santé publique, cette situation est aggravée par le déboisement qui entraîne le facteur favorisant l’établissement des moustiques. Il ajoute à cela la pauvreté et la malnutrition, qui, réunies, constituent un terrain propice pour le développement du paludisme.

Le ministère en charge de la santé est à l’œuvre

M.Muyuku a révélé que le ministère ayant la santé dans ses attributions fait régulièrement des campagnes de distribution de masse de moustiquaires imprégnées d’insecticide à longue durée d’action. Il fait aussi la sensibilisation sur la bonne utilisation de ces moustiquaires, mais également sur l’assainissement intra et péri domiciliaires.
D’autres actions concernent le renforcement du système de santé et la sensibilisation des gens pour qu’ils aillent se faire soigner aussitôt qu’ils ont les premiers symptômes de cette maladie. Le ministère travaille aussi en étroite collaboration avec différentes associations et organisations œuvrant pour la lutte contre le paludisme. Aluma-Burundi en est une avec son projet « soutien au plaidoyer pour une intégration des liens entre changement climatique et santé dans les outils politiques concernés » qu’elle exécute sous le financement de la coopération allemande.
Toutefois, nos interlocuteurs suggèrent que les changements climatiques doivent être pris en compte dans toutes les politiques élaborées et dans tous les secteurs de la vie du pays afin de pouvoir faire face à leurs conséquences néfastes, entre autres la maîtrise de la malaria.

Bénigne GAHIMBARE

 

Assainissement> Hygiène dans les petits restaurants en plein air

Les services habilités doivent trouver une solution pour prévenir certaines maladies

 

Les petits restaurants en plein air se trouvant dans la ville de Bujumbura manquent souvent de propreté. Certains d’entre eux travaillent en face des immondices, d’autres à côté des caniveaux qui dégagent des odeurs nauséabondes. La mairie de Bujumbura, en collaboration avec le ministère en charge de la Santé publique, devrait trouver une solution pour prévenir certaines maladies qui peuvent être causées par le manque d'hygiène dans ces restaurants.

 

DSC 1431Derrière le marché City market dit «Chez Siyoni», il y a beaucoup de restaurants travaillant en pleine air. Lorsque la rédaction du quotidien Le Renouveau y est passée pour se rendre compte de la situation, elle a constaté que ceux qui y travaillent sont en train de préparer la nourriture. Certains étaient en train d’éplucher les pommes de terre, les patates douces, les colocases mais aussi le manioc, d’autres en train de laver les assiettes. Mais, si on s’approche d’eux, on remarque que l’eau qu’ils utilisent pour faire en général la cuisine n’est pas propre. En lavant le matériel, ils peuvent utiliser la même quantité d’eau pour beaucoup d’assiettes et de fourchettes. Ce qui est regrettable est que même s’ils constatent que l’eau devient sale, ils continuent à l’utiliser.

Pour pouvoir survivre

Approchés pour leur demander comment ils préparent la nourriture de leurs clients, ils font savoir qu’ils travaillent dans des conditions précaires. « Nous travaillons dans les petits restaurants pour survivre. Les aliments que nous préparons sont chers. Nous devons faire tout pour avoir un bénéfice. Egalement, nous devons trouver de l’eau pour faire la cuisine. C’est pour cette raison qu’on en utilise peu pour préparer la nourriture». Nos interlocuteurs ont en outre reconnu qu’ils voient réellement qu’ils travaillent dans des conditions défavorables pour préparer la nourriture. Cependant, ils ont révélé que ce sont ces endroits qu’ils sont capables de louer suite au manque de moyens.
Les gens qui fréquentent ces restaurants demandent, quant à eux , à la mairie de Bujumbura et au ministère de la Santé publique de collaborer pour trouver une solution à ce problème. Ceci dans le but de prévenir certaines maladies qui peuvent être causées par le manque d’hygiène dans lesdits restaurants.
Rose MPEKERIMANA

 

 

Femme rurale> Sa participation dans le processus électoral

Des séances de sensibilisation sont nécessaires pour susciter l’importance

 

La participation de la femme rurale est indispensable pour l’équilibre de la société. Cependant, les chiffres de ceux qui se sont fait enrôler ont montré que le taux des femmes est bas par rapport à celui des hommes. Les associations qui luttent pour les droits des femmes doivent organiser des séances de sensibilisation pour montrer à toutes les femmes ayant l’âge de voter l’importance de leur participation dans le processus électoral.

 

DSC 0632La présidente de l’AFEPA( Association des femmes parlementaires), Catherine Mabobori a fait savoir que les chiffres qui sont disponibles ont montré qu’il y a beaucoup de femmes rurales qui ne se sont pas fait enrôler pour avoir le droit d’élire et de se faire élire. Certaines l’ont fait par ignorance, d’autres, suite à d’autres causes. Elle a dit que dans certains coins, les sites d’enrôlement n’étaient pas proches des habitations de certaines femmes. Dans ce cas, elles ne trouvent pas de temps suffisant pour prendre ce trajet afin d’aller se faire inscrire. Car, beaucoup de femmes s’occupent tout le temps des travaux ménagers. Dans ce cas, suite au manque d’informations suffisantes, elles envoient leurs maris pour les faire inscrire.

Les avantages de la participation de la femme rurale dans le processus électoral

Mme Mabobori a d’abord signalé que dans la société burundaise, les problèmes des femmes qui vivent dans les milieux urbains ne ressemblent pas à ceux des femmes rurales. Pour ce faire, toutes ces catégories doivent en général participer dans le processus électoral pour défendre leurs intérêts. En outre, a-t-elle souligné, les femmes rurales doivent élire mais aussi se faire élire. Elle a expliqué que si une femme rurale est élue pour être membre ou présidente d’un conseil communal, elle peut défendre les intérêts des autres femmes. Ainsi, s’il s’agit d’étudier les projets qui doivent être réalisés dans sa localité, elle peut intervenir pour que ceux des femmes soient considérés.
Mme. Mabobori a néanmoins fait remarquer que certaines femmes ne voient pas l’intérêt de participer dans les prochaines élections aux fins précitées fins ci-hauts citées.
C’est pour cette raison qu’elle interpelle les associations qui luttent pour les droits des femmes, d’organiser des séances de sensibilisation afin de montrer aux femmes rurales l’importance de participer dans le processus électoral.
ROSE MPEKERIMANA

 
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