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LES DROITS DE LA PERSONNE HUMAINE> Le rôle des femmes

Elles sont capables mais, elles n’osent pas s’engager

 

Les femmes burundaises ont un rôle incontournable à jouer dans la défense des droits de la personne humaine. A cet effet, elles sont interpellées à s’engager, à s’éveiller et à avoir l’estime de soi afin de contribuer à l’édification de leur communauté.

 

Selon Justine Nkurunziza, présidente de la Cosome (Coalition de la société civile pour le monitoring électoral), il est difficile pour une femme burundaise de s’engager activement dans la défense des droits de la personne humaine. Elle a fait savoir que si une Burundaise cherche à se distinguer, elle est taxée de tous les maux. Elle est notamment taxée de mal éduquée, etc.
Toutefois, elle rappelle que le rôle de la femme est incontournable dans l’édification de sa communauté. Car, d’après elle, les femmes sont capables, il leur manque l’estime de soi, et ainsi n’osent pas s’engager.
A cet effet, Mme Nkurunziza les interpelle à se lever et de s’engager dans la société civile et dans les partis politiques afin qu’elles puissent changer les choses. Car, a-t-elle dit, on ne peut pas prétendre changer les choses étant à l’extérieur et en grognant seulement. Mais plutôt, il faut s’engager pour avoir un cadre d’expression, et de là porter nos voix haut et loin et ainsi essayer de changer les choses.
La présidente de la Cosome a donné l’exemple de la loi sur la succession qui n’avance pas parce qu’il n’y a pas de femmes assez solidaires au sein du pouvoir législatif. Pour elle, il faut assez de femmes engagées et qui comprennent ce qu’elles veulent. Elle invite les femmes Burundaises à s’y mettre pour que les choses puissent changer.
Toutefois, elle leur a suggéré de se concerter avec leurs maris resoectifs afin qu’elles puissent s’engager effectivement tout en n’étant pas en contradiction avec leur conjoint. Ainsi, il leur sera d’ailleurs facile de concilier les obligations familiales et celles de la société civile ou des formations politiques. Elle invite les hommes aussi à faciliter et à encourager leurs épouses dans leur engagement d’accomplir pleinement leur devoir en tant que citoyenne.
Bénigne Gahimbare

 

Fast Track> Atelier national d’appropriation de la stratégie au Burundi

Accélérer la riposte au sida pour mettre fin à la pandémie d’ici 2030

 

Le ministère de la Santé publique et de la lutte contre le sida a organisé le mardi 23 juin 2015 un atelier national d’appropriation de la stratégie Fast Track au Burundi. Cette dernière consiste à accélérer au cours des cinq prochaines années la riposte au sida pour mettre fin à la pandémie d’ici 2030.

 

DSC 0576Dans son mot d’ouverture de l’atelie, la ministre de la Santé publique et de la lutte contre le sida, Sabine Ntakarutimana, a fait savoir que la stratégie fast track consiste à mettre rapidement à l’échelle des services efficaces du VIH au cours des cinq prochaines années. Elle a indiqué que cette stratégie est porteuse d’équité et est axée sur les lieux et des populations clés. Elle cible les pays, les villes et les communautés les plus affectés par le VIH-sida.
Elle a rappelé que le Burundi a déjà fourni des efforts remarquables dans tous les axes de lutte contre le VIH-sida. Un focus particulier a été mis sur la mise à l’échelle du traitement ARV (antirétroviraux) et l’accélération de l’élimination de la transmission du VIH de la mère à l’enfant.
Elle a ajouté que la stratégie fast track vient alors pour renforcer les efforts déjà fournis par le gouvernement du Burundi. Dr Ntakarutimana a en outre précisé que, pour accélérer le processus de mettre fin à la pandémie du VIH-sida, il est essentiel de fixer des objectifs ambitieux. Ces derniers visent à transformer la vision « zéro nouvelle infection à VIH, zéro discrimination et zéro décès lié au VIH » en des jalons concrets et des points d’aboutissements notamment 90% des personnes vivant avec le VIH connaissent leur statut sérologique d’ici 2020; 90% des personnes conscientes de leur séropositivité reçoivent un traitement antirétroviral mais aussi 90% des personnes sous traitement atteignent des niveaux de VIH indétectables dans leur organisme, de façon à ce que leur système immunitaire reste fort et à ce qu’ils ne soient plus infectieux.

L’Onusida encourage le Burundi d’aller de l’avant en matière de lutte contre le sida

Le directeur pays de l’Onusida au Burundi, Dr Baruani Yuma Kilundu, a remercié le gouvernement du Burundi via le ministère de la Santé publique et de la lutte contre le sida pour les efforts déjà fournis dans la lutte contre le sida. Il a profité de l’occasion pour inviter tous les intervenants en matière de lutte contre le sida œuvrant au Burundi de fournir encore une fois de plus d’efforts pour mettre en œuvre la stratégie fast track enfin d’arriver à des résultats satisfaisants.

Vincent Mbonihankuye (stagiaire)
Rose Mpekerimana

 

Gatunguru> Pollution sonore due à deux églises protestantes

La cohabitation entre les lieux de culte et les foyers familiaux est difficile

 

A Gatunguru non loin du quartier Carama I, une famille se voit incapable d’occuper sa maison parce qu’elle se retrouve coincée entre deux églises : Communauté des Eglises Vie Abondante et l’Eglise de la Repentance. Les horaires de cultes occupent 5 jours sur 7 de la semaine et parfois, ils se déroulent toute la journée. A chaque célébration, ces deux églises rivalisent de son des baffles, affirme Elie Bakiraneza, responsable de la famille. Et cette famille se demande que faire pour dormir dans le respect des ses droits.

 

Le droit de vivre englobe plusieurs paramètres dont le droit d’avoir un habitat décent, un des droits fondamentaux de l’homme. Mais, à côté des droits fondamentaux, il existe d’autres droits comme la liberté de culte. Et cette liberté ne devrait pas enfreindre la liberté des autres comme dormir pour les voisins de ces lieux de culte. Le cas de cette famille de Gatunguru mérite une attention particulière.
Au quartier Gatunguru, en face du centre de santé St Nazareth Carama I sont érigées deux églises au milieu desquelles M. Bakiraneza a construit sa maison, mais il lui est difficile de s’y installer. Il se demande comment sa famille peut vivre dans sa maison mais sans jamais dormir. A gauche de la fenêtre de sa chambre à coucher, se trouve l’Eglise de Pentecôte nommée Communauté des Eglises Vie Abondante et son programme horaire de culte est de 5 sur 7 jours de la semaine. Ces différentes célébrations se déroulent parfois du matin au soir. A droite de sa maison, se trouve l’Eglise de la Repentance et celle-ci n’a pas encore installé sa pancarte publicitaire mais les sons des baffles pour ces deux églises rivalisent de rythme. M. Bagiraneza affirme que, même en l’absence des sons instrumentaux, il ne serait pas facile de dormir dans cette maison et s’inquiète surtout pour les enfants. Il ne peut non plus la faire louer parce qu’il ne trouverait pas de preneur compte tenu de cette ambiance de fête quasi quotidienne. Enfin, cette famille demande à l’autorité compétente d’intervenir pour la protection du droit de tout le monde. Autrement dit, le ministère en charge des églises est interpellé pour intervenir et trancher entre le droit de culte et le droit à la vie descente. Mais aussi d’appliquer la loi qui stipule qu’en ce qui concerne l’implantation des églises, on doit respecter la distance d’au moins 1 km entre une église et une autre.

Robert Gilbert Sayumwe (stagiaire)

 

Consommation des antibiotiques> Chez les enfants

Des effets nocifs voire mortels peuvent s’en suivre

 

Lorsqu’un enfant tombe malade, il faut d’abord consulter un médecin avant de lui donner tout médicament. Malheureusement beaucoup de parents ont tendance à soigner eux-mêmes leurs enfants en prétextant qu’ils maitrisent déjà les maladies dont ces derniers souffrent souvent. Toutefois, il faut savoir que des effets nocifs voire mortels peuvent surgir suite à des antibiotiques donnés aux enfants.

 

DSC 1130Emmanuel Bamenyekanye, directeur du DPML ( Département de la Pharmacie, du médicament et de laboratoire) a fait allusion à un parent qui, quand il voit son enfant tousser, lui admistre des amoxicillines. Le parent se dit qu’un médecin a donné ce médicament à son enfant au moment où il avait les mêmes symptômes.
Or, précise-t-il, toutes les toux peuvent apparemment avoir les mêmes symptômes, mais elles ne sont pas nécessairement de la même origine. Certaines peuvent être d’origine virale, d’autres d’origine chronique. Compréhensif ces toux ne doivent pas donc être traitées par les mêmes médicaments.
M. Bamenyekanye a en outre signalé qu’un enfant peut être allergique sur un tel ou tel autre antibiotique. Si son parent le lui administre souvent, il peut engendrer des effets nocifs sur sa santé voire la mort.


Création d’une résistance

Le directeur du DPML a signalé que si on donne souvent beaucoup d’antibiotiques à un enfant chaque fois qu’il tombe malade, on crée à la longue une résistance à ces antibiotiques. Dans ce cas même si l’antibiotique donné est normalement recommandé pour traiter telle ou telle autre maladie, il peut ne pas la guérir. Le corps a en effet déjà créé une résistance contre cet antibiotique. « C’est pour cette raison que certains parents jettent le tort aux médecins en affirmant qu’ils ne savent pas soigner les enfants. Que ces médecins prescrivent des antibiotiques qui ne peuvent pas traiter les maladies de leurs enfants», a déploré M. Bamenyekanye.
Le directeur du DPML a ainsi interpellé tous les parents qu’avant de donner des antibiotiques à leurs enfants, il faut chaque fois consulter un médecin. Aussi, il leur rappelle que le corps peut créer une résistance quand il a déjà avalé beaucoup d’antibiotiques pour une seule maladie.
Rose Mpekerimana

 
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