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MEEATU>Visite d’échange d’expérience des délégués du projet LVEMP II des pays de la CAE au Burundi

La création de la zone tampon sur le Lac Rweru et l’aménagement des bassins versants des affluents de ce lac contribuent à l’amélioration du niveau de vie de la population

 

Le ministère de l’Eau, de l’environnement, de l’aménagement du territoire et de l’urbanisme via le projet de gestion environnementale du bassin du Lac victoria phase II « LVEMP II », avec les délégués du projet de la Communauté de l’Afrique de l’Est(CAE) a organisé une descente sur terrain pour constater l’état des lieux des activités qui ont été déjà réalisées par ce projet. Les activités ont été clôturées par la plantation des arbres sur la colline de Tankoma de la commune Gitega où le Deuxième vice-président de la République s’est joint à la population de cette commune pour célébrer la Journée nationale de l’arbre.

 

DSC 2166S’exprimant devant les médias, Libérat Nahimana, coordinateur du projet LVEMP II, a indiqué que ce projet fait partir du Projet de Gestion Environnemental du Bassin du Lac Victoria au Burundi (LVEMP II). Son objectif est de susciter la collaboration dans la gestion transfrontalière des ressources naturelles du bassin du Lac Victoria au profit des pays membres de la Communauté est-africaine en réduisant sensiblement les risques environnementaux comme la lutte contre la pollution, et en protégeant les bassins versants des affluents de ce Lac. Il a amélioré le bien-être des communautés qui dépendent des ressources naturelles du bassin du lac Victoria, a-t-il précisé. Au Burundi, il a fait savoir que le projet est en train d’effectuer des travaux dans les provinces de Kirundo sur le lac Rweru, Karusi, Gitega et Mwaro pour ce qui est en rapport avec la protection des bassins versants des rivières Ruvyironza et Ruvubu qui se déversent dans le lac Akanyaru.

Un manque à gagner pour la population riveraine du lac Rweru

Depuis le début de la mise en application du Code de l’eau sur le lac Rweru, la délimitation de la zone tampon a contraint beaucoup de ménages à abandonner les lopins de terre qu’ils avaient aménagés dans cette zone. Selon le coordinateur national du projet, la population riveraine du lac Rweru qui avait aménagé des champs de culture dans la zone tampon ignorait les menaces qu’elle pouvait constituer sur la biodiversité du lac. Il a précisé que ceux qui ont perdu des lopins de terre vont bénéficier du soutien de LVEMP II. Ce dernier va octroyer à la population riveraine du lac Rweru des motopompes pour irriguer leurs champs pendant la période de sécheresse. Il va également financer des sous projets de développement. Une autre activité menée sur le lac Rweru consiste notamment à lutter contre la jacinthe d'eau et à pratiquer le reboisement.

Il va contribuer à l’assainissement des lieux publics

Selon le coordinateur national du projet LVEMP II, le projet envisage la construction des latrines publiques dans des endroits fréquentés par le grand public, notamment dans les écoles, les hôpitaux, les camps militaires et les prisons dans la province de Gitega. Le représentant des délégués du projet LVEMP II qui sont venus de la CAE a, quant à lui, rappelé que ce projet est issu de l’initiative des Etats de la Communauté est-africaine (CEA), et il est en cours d'exécution dans les cinq pays d'Afrique qui se partagent le bassin du lac Victoria: Kenya, Ouganda, Rwanda, Tanzanie, Burundi. Le projet comprend quatre composantes à savoir le renforcement des capacités institutionnelles pour la gestion des bassins versants et des ressources de pêches ; la prévention et la lutte contre la pollution des ressources en eau ; la protection des bassins versants au niveau du bassin du lac Victoria et enfin, la gestion et la coordination du projet. Ce projet donne une plus grande chance de travailler avec les groupes vulnérables, c'est-à-dire qu’en creusant les fossés antiérosifs, chacun bénéficie de 2 000 FBu par jour. Selon Gilbert Ngendahabona, chargé de la communication dans le projet LVEMP II, le traçage des courbes de niveau est suivi par la plantation des herbes fixatrices. Les activités ont été clôturées par la plantation d’arbres sur la colline de Tankoma en commune de Gitega où le Deuxième vice-président de la République s’est joint à la population de cette commune pour célébrer la Journée nationale de l’arbre. Gervais Rufyikiri a exhorté la population de cette localité à tout faire pour assurer la protection des arbres qu’elle venait de planter. Il est revenu sur le rôle de l’arbre dans la protection de l’environnement. Pour lui, la protection de l’environnement garantie une meilleure vie pour les générations futures. Il a clôturé son allocution en remerciant les différentes délégations des pays membres de la CAE qui se sont jointes à la population de Gitega dans la plantation des arbres qui a marqué la fête nationale de l’arbre.

Appolinaire Nimubona

 

Fondation Buntu> Un enfant soigné en Inde avec l’appui de la première dame du Burundi

« Les demandes d’appui sont multiples, la volonté de Dieu guide »

 

La première dame du Burundi a accueilli Ange Cherissa Rivuzimana âgée d’une année et demie rentrée de l’Inde le dimanche 21 décembre 2014. Cette fillette était partie se faire soigner une maladie qui l’empêchait de faire ses grands besoins par la voie normale. Cette opération réalisée avec succès a été financée par la fondation Buntu de la Première dame du Burundi Denise Nkurunziza.

 

DSC05712« Nous acclamons notre Dieu pour le travail qui vient d’être accompli », a dit Mme Nkurunziza à l’arrivée de Ange Cherissa Rivuzimana qui rentrait de l’Inde où elle a subi une opération chirurgicale avec l’appui de la fondation Buntu estimé à huit mille dollars américains. Selon la représentante légale de cette Fondation, Denise Nkurunziza, cette action rentre dans les objectifs de ladite fondation d’aider les personnes vulnérables. Pour elle, la soirée du dimanche 21 décembre était extraordinaire. En effet, cette opération réussie cette fois-ci était la seconde que cette fillette a subie. Ange Cherissa a été choisie parmi tant d’autres personnes vulnérables.
Selon Mme Nkurunziza, les demandes d’appui sont nombreuses, le cœur a soif de faire plus, mais les moyens limitent les réceptions. Mme Nkurunziza révèle que le choix est difficile à faire. « Dieu seul éclaire dans le choix d’une personne à assister », a dit Mme Nkurunziza. Gérard Yamuremye et Concilie Nindorera parents de cette fillette n’en reviennent pas. Natifs de Matana en province de Bururi, ils ne comprennent pas comment cette chance leur a souri pour être choisis parmi tant d’autres qui souhaitent des appuis. Remplis d’admiration, ils souhaitent plein succès à la première dame du pays. En effet, disent-ils, « il y a des gens qui ont beaucoup de moyens, mais qui ne peuvent pas accomplir une action charitable et humanitaire comme celle-là ».

Alfred Nimbona

 

Agriculture> Amélioration de la sécurité alimentaire

Un travail en synergie est indispensable

 

Le ministère de l’Agriculture et de l’élevage, en collaboration avec l’ambassade des Pays Bas, les organisations Terrafina Microfinance et Ecco Coopération, a procédé au lancement officiel des programmes Mavc, et Abin. La disponibilité de la nourriture toute l’année et la création d’une possibilité d’emploi surtout pour les femmes et les jeunes étaient au centre des débats.

 

P1000837Un montant total de 13 millions d’euros en raison de 10,2 millions d’euros accordé par le royaume des Pays Bas et le reste par Ecco Coopération est prévu pour la réalisation desdits projets.
Ces deux projets auront pour missions d’augmenter le revenu et d’améliorer la sécurité alimentaire de 150 000 ménages et 16 000 petits exploitants agricoles d’ici 2018 à travers un accès accru à la microfinance rurale et une approche intégrée.
Le directeur général de l’Agriculture a, quant à lui, dit que ces deux projets viennent à point nommé. Une grande partie de la population burundaise vit en dessous du seuil de pauvreté, a-t-il fait savoir. Cette situation est aggravée par les changements climatiques couplés de catastrophes naturelles comme l’incendie des marchés, les pluies torrentielles, etc.
L’ambassadeur du royaume des Pays Bas à Bujumbura, M. Jolke Oppewal, a précisé que les besoins persistent dans le secteur agricole malgré les résultats satisfaisant déjà enregistrés, comme le révèle le diagnostic fait en 2012. Les deux programmes sont donc une voie de solution aux défis relevés par le diagnostic. Il a invité tout un chacun à travailler en synergie pour répondre aux défis identifiés. Il a invité les participants à donner leur contribution quant à la complémentarité dudit secteur et celui de la microfinance, et surtout à leur mode de coordination.

Qu’est ce qu’une chaine de valeur ?

Une chaîne de valeur (CdV) regroupe un ensemble d’opérations et/ou d’acteurs qui s’organisent pour desservir un segment ciblé du marché, avec un produit précis, dans l’optique de créer plus de valeur et générer davantage de revenus. Par exemple: la pomme de terre lavée, un yaourt avec des morceaux de fruits, la farine fine de manioc blanchi, etc. Pour y parvenir, tous les acteurs d’une chaîne de valeur collaborent. Ils établissent des relations stratégiques visant à rendre la chaîne la plus compétitive possible, tout en permettant à chaque acteur d’y faire des bénéfices. On peut trouver plusieurs chaînes de valeur au sein d’une même filière.

Yolande Nintunze

 

 

MINISTERE DE L’ENVIRONNEMENT> Célébration du jubilé d’argent

Plantons tous les arbres !

 

Le ministère de l’Eau, de l’environnement, de l’aménagement du territoire et de l’urbanisme a célébré son 25e anniversaire le vendredi 19 décembre 2014. Cette journée a été célébrée sous le thème « célébrons ce jubilé d’argent en plantant tous l’arbre».

DSC00872Les cérémonies de 25 ans de l’anniversaire du ministère de l’Eau, de l’environnement, de l’aménagement du territoire et de l’urbanisme ont été marquées par la danse des tambourinaires et une visite des stands des réalisations dans les différents secteurs dudit ministère.
Le ministre Jean-Claude Nduwayo ayant l’environnement dans ses attributions a souligné que la commémoration de 25 ans de l’existence du ministère n’est pas une fin en soi. « Notre objectif est en définitive de saisir l’occasion pour rassembler dans un cadre convivial les anciens et les nouveaux employeurs et employés, les partenaires et les amis du ministère ainsi que les publics bénéficiaires de nos prestations; d’offrir un cadre d’information sur les services rendus par le ministère et d’évaluation les progrès réalisés depuis la création du ministère ainsi que de dégager les défis et les perspectives d’avenir», a indiqué M. Nduwayo. Il a souligné que c’est dans ce cadre que le jubilé d’argent de son ministère est célébré durant la semaine dédiée à l’environnement et qui sera couronnée par la célébration de la Journée nationale de l’arbre.

Dix-huit ministres se sont déjà succédé

L’historique du ministère montre que depuis sa création en 1988, la dénomination et les missions lui assignées ont changé de remaniement ministériel en remaniement ministériel. Durant les 25 ans de sont existence, dix-huit ministres se sont succédé à sa tête. Actuellement, le ministère couvre quatre secteurs, à savoir le secteur de ressource en eau et l’assainissement; le secteur de l’environnement, des forêts et du changement climatique; le secteur de l’urbanisme et de l’habitat ainsi que le secteur foncier. Les invités aux cérémonies de jubilé d’argent du ministère ont eu l’ opportunité de visiter les stands des réalisations du ministère à travers les secteurs susmentionnés.
Le ministre Nduwayo a remercié tous ceux qui ont contribué à son bon fonctionnement notamment les ministres qui l’ont dirigé et le personnel qui lui est resté fidèle.
Grâce-Divine GAHIMBARE

 
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