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Rôle du dialogue entre parents et enfants> Point de presse

Un cadre de dialogue pour la bonne santé reproductive est nécessaire  

Le centre d’appui aux initiatives locales de développement et d’assistance aux personnes vulnérables(Cidep), a animé le vendredi 24 octobre 2014, un point de presse. C’était sur le rôle des cadres de dialogue entre parents et enfants pour la promotion d’une bonne santé sexuelle et reproductive.   

DSC06589Selon le directeur exécutif du Cidep, Aimable Nzoyisenga, l’association a constaté qu’il y a l’abandon scolaire progressif de jeunes filles à la suite des grossesses non désirées et les maladies sexuellement transmissibles. Ce point de presse a été organisé après les ateliers qui ont été organisés par cette association dans quatre provinces à savoir la mairie Bujumbura, Bujumbura Cibitoke et Bubanza.  A l’issue de ces ateliers, le Cidep  a constaté que l’absence de dialogue entre parents-enfants sur les notions de santé sexuelle et reproductive est un des défis  majeur.  M. Nzoyisenga a indiqué que c’est dans ce contexte que le centre est toujours soucieux de contribuer pour la promotion de la bonne santé sexuelle et reproductive.

Faute de dialogue avec les parents, ils cherchent de fausses informations auprès des pairs

Il a fait savoir que cette association voit que l’absence de dialogue entre les parents et les enfants fait que les enfants sont obligés  de chercher les informations fausses auprès de leurs pairs. Les jeunes s’adonnent alors à une sexualité précoce sans aucune mesure de protection. Plusieurs retombées négatives s’observent, entre autres, le taux de séroprévalence du VIH-sida dans le milieu des jeunes. Ainsi, l’absence ou l’inexistence d’un tel dialogue occasionne des mariages précoces et illégaux dans la majorité des cas. Ce qui affecte leur durabilité parce qu’après un moment ces jeunes filles sont renvoyées par leurs soi-disant maris. En retour, ce sont les familles d’origine qui deviennent victimes surtout dans la prise en charge des enfants.  Le Cidep propose alors la mise en place d’un cadre de dialogue entre les parents et les enfants pour la bonne santé sexuelle et reproductive.

Amorcer un dialogue franc

M. Nzoyisenga a lancé un appel au gouvernement d’intégrer dans la politique nationale, le rôle d’un cadre d’échange et d’encadrement entre parents –enfants.  Aux administratifs, il a demandé de faire une large sensibilisation pour que les parents amorcent un dialogue franc avec leurs enfants sur la santé sexuelle et reproductive.

Fidès Ndereyimana

 

REGIDESO > Qualité de l’eau distribuée

« Elle peut être souillée à la suite des travaux d’installation de la fibre optique »

La Régideso a organisé une sortie de presse le vendredi 24 octobre 2014. Après une visite guidée à la station de traitement d’eau potable située au Quartier asiatique et  à la station de pompage au bord du lac Tanganyika, le directeur de l’Eau a démenti les rumeurs qui prétendent que l’eau distribuée est sale. La visite concernée également le quartier Gasekebuye nouvellement alimenté en eau potable.  

L’eau arrive à la station de traitement en provenance du lac Tanganyika grâce à une station de pompage qui refoule l’eau brute. A la station de traitement en eau potable, l’eau passe dans les filtres, puis dans les bâches pour le traitement. « Il y a également un laboratoire où on analyse si l’eau distribuée est en bonne état et potable. Nous avons organisé cette visite pour démentir les on dit sur la qualité de l’eau. Il y a des rumeurs qui propagent que l’eau distribuée n’est pas de bonne qualité. Ce n’est pas vrai», a dit le directeur de l’Eau, Désiré Nsengiyumva. Il a déploré que l’eau de robinet dans les ménages puisse être souillée à la suite de travaux d’installation de la fibre optique qui peuvent endommager les tuyaux de la Régideso.
Répondant aux questions des journalistes, M. Nsengiyumva a indiqué que l’eau de robinet peut être blanchâtre à cause des bulles d’air contenant une quantité du produit de traitement. En cas pareil, il a conseillé à la population d’attendre quelques minutes pour que l’eau se stabilise. Il a souligné que la Régideso utilise actuellement des tuyaux en polyéthylène et non en acier car cette dernière matière ne résiste pas à certains déchets, d’où l’eau d’une mauvaise qualité qui peut être servie. Il a invité les ménages qui ont bénéficié de raccordement avec des tuyaux en acier à s’acheter les tuyaux en polyéthylène et la Régideso a promis de leur faire un devis.

Un ouf ! de soulagement pour la population de Gasekebuye   

« La population de Gasekebuye peut avoir maintenant de l’eau potable. Les réservoirs d’eau dont nous disposons dans ce quartier sont pleins. Nous demandons aux habitants de cette localité d’approcher le service commercial de la Régideso pour le raccordement», a indiqué le directeur de l’Eau. Quant aux problèmes de coupure d’eau dans les quartiers des communes urbaines de Musaga et Kanyosha, Désiré Nsengiyumva a demandé aux habitants de ces localités d’attendre. « Nous sommes en train d’équilibrer le réseau. Aussitôt qu’on termine avec Gasekebuye, nous allons entamer les travaux dans deux communes», a promis le directeur de l’Eau.    
GRÂCE-DIVINE GAHIMBARE   

 

PLANIFICATION FAMILIALE> Lancement du modèle de la franchise sociale « Tunza»

Pour l’accroissement des services de santé intégrés au Burundi

 

Le modèle de la franchise sociale « Tunza » s’inscrit dans le cadre du projet « Appui à l’expansion de la planification familiale et l’accroissement des services de santé intégrés au Burundi » financé par le royaume des Pays-Bas au sein du secteur privé.  

 

DSC06559Le secrétaire permanant a. i au ministère de la Santé publique, de la lutte contre le sida, Pasteur Philippe Nakuwundi,  a procédé le jeudi 23 octobre 2014 au lancement du modèle de la franchise sociale « Tunza». Ce dernier mot kiswahili signifie « soigner ». Les cérémonies ont eu lieu au centre de santé de Gisyo à Kanyosha.
Selon Philippe Nakuwundi, le projet vient répondre au besoin de la population burundaise et s’aligne aux priorités nationales. Il a d’emblée félicité PSI-Burundi qui en est l’initiateur.
Avec le soutien des partenaires, le gouvernement burundais s’est engagé à maîtriser la croissance démographique à travers l’adoption de la Politique nationale démographique visant la réduction de la fécondité de 6,4 enfants à 3 enfants par femme d’ici à 2015 et la réduction de la morbi-mortalité maternelle par l’accès aux soins obstétricaux néonatals d’urgence et l’introduction des audits des décès maternels ainsi que la maîtrise de la fécondité par la voie de la planification familiale.

Appui aux activités de promotion de la santé

Pour la Première secrétaire de l’ambassade du royaume des Pays-Bas au Burundi, Maaine Van Viet, son pays accompagne les efforts du gouvernement du Burundi  et le secteur privé dans les activités de promotion de la santé et des droits sexuels et reproductifs.  Et d’ajouter qu’en collaboration avec le ministère de la Santé  publique, les cliniques « Tunza » viennent répondre aux besoins non satisfaits autour de la prévention du VIH-sida, des grossesses précoces, des naissances trop rapprochées, multiples et non désirées.
Elle a précisé que l’appui des Pays-Bas à travers ce projet vise l’augmentation des utilisateurs des contraceptifs pour une démographie burundaise viable.
 La directrice de PSI-Burundi Berth Brogard a noté que dix cliniques et centres de santé privés ont déjà été identifiés et ont signé des conventions avec PSI-Burundi en vue de former le réseau qui, en grandissant, va accroître ses services en planification familiale à Bujumbura mairie, Gitega et Ngozi. Avec fin 2016, le réseau des soixante cliniques privées feront partie du réseau opérationnel en offrant des services de santé de la reproduction de qualité avec un accès facile, un prix abordable et une disponibilité assurée de toutes les méthodes.
A travers le réseau des centres de santé « Tunza », PSI/ Burundi compte donner aux femmes les opportunités d’éviter des grossesses non désirées avec l’accès aux services et produits de planification familiale de haute qualité.  
Masta Shabani

 

Elections> La femme et les échéances électorales

Les partis politiques comme clé d’émergence

 

La présidente de la Maison des Femmes, Marguerite  Kamana, affirme que la femme burundaise est consciente, aujourd’hui mieux qu’hier, qu’elle est concernée par la politique. Elle doit se battre pour une position remarquable dans la sphère de prise de décision dans les partis politiques et dans la vie du pays. C’est cette position qui leur permettra de  plaider pour la femme rurale. Elle demande à la femme, de la base au sommet, d’adhérer massivement aux partis politiques et de ne pas rater le rendez-vous électoral de 2015. C’est une occasion, pour le leadership féminin, de faire face aux défis liés aux obligations et à la coutume, afin  d’élire et de se faire élire.

 

DSC06725Marguerite  Kamana, présidente de la Maison des femmes, fait savoir que les préjugées et la culture burundaise ont souvent légué la femme burundaise au second rang. « Même si je crois que les hommes et les femmes sont les mêmes en politique, je suis convaincue que les femmes peuvent améliorer la politique et restaurer la confiance des burundais dans le processus politique ».
Mme Kamana  affirme que les femmes peuvent rendre la politique plus humaine car, même dans les ménages, elles sont meilleurs gestionnaires que les hommes. Les statistiques l’ont déjà montré, dit Mme Kamana qui,  à titre d’exemple, s’appuie sur les microcrédits accordés à la femme qui, d’après elle, sont mieux gérés et beaucoup plus rentables que ceux accordés à l’homme.  

Les femmes sont majoritaires dans le pays et non dans les institutions

«Une simple question de statistiques montre que  nous sommes la majorité », explique Mme Kamana qui estime que le quota de 30 % inscrit dans la constitution burundaise est le minimum en dessous duquel on ne devrait pas aller. Concernant la question de savoir ce qui empêche l’émergence et la confirmation du leadership féminin, la présidente de la Maison des Femmes indique que ce ne sont pas les ressources humaines qui manquent. Dans l’histoire récente, la femme burundaise a occupé des places importantes dans la vie du pays et n’a pas démérité.
  La participation  des femmes à la vie politique est un droit garanti par plusieurs lois nationales et conventions internationales. Mais traduire ce droit abstrait  en une réalité demande un investissement sur le terrain, nous dira la présidente de l’Association des femmes journalistes (A.FJO.), Mme Agathonique Barakukuza.
DSC 0361D’après elle, les partis politiques sont la clé de la participation politique des femmes, car ce sont eux qui recrutent et choisissent les candidats aux élections et décident de l’agenda politique du pays. Et pourtant, si les femmes sont généralement bien représentées dans les partis au niveau local ou dans des rôles subalternes, elles sont sous-représentées aux postes de décision.
Comme elles n’ont pas accès aux réseaux d’influence en place, disposent de très peu de ressources, ont peu de modèles à suivre ou de mentors et parfois ne bénéficient même pas du soutien de leur famille ou de leur communauté, on peut comprendre que leur participation à la vie politique reste largement inférieure à celle des hommes. La présence des femmes au sein des partis politiques  et la façon dont ceux-ci encouragent leur participation ou abordent les questions liées à l’égalité des sexes constituent un facteur clé de leur émancipation politique.
 Elle joue aussi un rôle essentiel pour inciter la société toute entière à se préoccuper de l’égalité des sexes. Pour donner de bons résultats, les stratégies encourageant la participation des femmes à la vie politique devraient être liées aux mesures que les partis politiques peuvent prendre au cours des différentes phases du cycle électoral (stade pré-électoral, électoral et postélectoral).
Les stratégies les plus efficaces pour accroître la participation des femmes au sein des partis politiques combinent une réforme des institutions politiques et un appui ciblé aux militantes (qu’elles fassent ou non partie des structures internes du parti), aux candidates et aux élues. Elles exigent la coopération de tout un éventail d’acteurs et des partis politiques de toutes les tendances.

Plus de femmes en politique pour une société plus juste

Pour faire progresser la gouvernance démocratique, il est nécessaire de créer et pérenniser un environnement favorable aux processus politiques qui renforcent la participation et l’émancipation des femmes. Pour Mme Barakukuza, la prise en compte des questions liées au genre et la participation des femmes à la vie politique sont des conditions sine qua non du développement démocratique. Elles contribuent à la bonne gouvernance.
 Il n’y a pas d’institutions ayant un plus grand impact sur la participation politique des femmes que les partis politiques. La présidente de l’AFJO, fait savoir que dans la plupart des pays, ce sont eux qui se chargent du recrutement et de la sélection des candidats et qui décident des questions qui figureront dans leur programme. Les perspectives d’autonomie politique des femmes sont largement dépendantes de leur présence au sein des partis politiques.

Avantages pour les partis

La relation de cause à effet entre la participation des femmes et les succès électoraux n’est pas formellement prouvée. Cependant, affirme Mme Barakukuza, des études de cas montrent  que là où les partis politiques ont renforcé leur base, ils ont obtenu des gains électoraux après l’adoption de réformes visant à promouvoir la participation des femmes. Les partis politiques qui mettent en place ces réformes  peuvent en obtenir des bénéfices inattendus.

Quotas de candidates

A la question de savoir pourquoi les femmes, majoritaires dans le pays, éprouvent des difficultés à s’imposer sur la scène politique, Mme Kamana précise que se forger une stature politique est un combat de       longue haleine. Elle affirme en effet que le chemin est déjà tracé avec les quotas. Elle indique, qu’à ses yeux, les quotas   électoraux sont devenus un outil important pour corriger les inégalités et accroître l’accès des femmes et d’autres groupes discriminés aux organes de décision.
 Elle propose le plaidoyer, à la base du parti, en faveur des quotas de candidates et les inscrire dans les statuts du parti politique.
 Les déclarations fondatrices et statuts d’un parti politique reflètent ses principes et orientations générales. L’inscription du principe de l’égalité des sexes dans ces documents est importante, car ils définissent la vision du parti, tout en mettant en place les politiques requises pour la réaliser

Cultiver des alliances stratégiques avec les hommes

Les hommes ont une part importante dans la promotion des droits de la femme et de son émergence politique. Partant de l’expérience rwandaise, la représentante de l’A.F.JO. précise que leurs activités visant la promotion du leadership féminin à travers les médiats, tiennent compte de la participation de l’homme. Elle conclut en disant que dans  un certain nombre de partis politiques et organisations de la société civile, les défenseurs masculins des politiques d’équité commencent à se faire entendre.
Les partis sont gagnants, non seulement lorsque les femmes participent aux processus électoraux et de prise de décision, mais aussi lorsqu’elles les influencent. Au niveau mondial, la tendance actuelle est à la gouvernance démocratique fondée sur la parité et l’égalité des sexes.
Les actions ciblant les groupes sous-représentés comme les femmes sont maintenant la norme minimale pour le fonctionnement démocratique des partis politiques et des corps législatifs au sein desquels ils opèrent.

Charles Makoto (Stagiaire)

 
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