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DEMOGRAPHIE> Ses défis environnementaux

Une entrave éminente au développement

 

La croissance démographique handicape les secteurs socio-économiques et environnementaux dont vit la population burundaise. Pour y faire face, Dr. Juma Ndereye, chargé du Programme national de santé de la reproduction (PNSR)  interpelle la population  pour adopter la politique de la planification des naissances.

 

DSC 2358S’adressant à la presse, Dr Juma Ndereye a fait savoir que la démographie est une entrave éminente au développement du pays du fait qu’elle perturbe différents secteurs de la vie dont l’environnement. Selon lui, plus la population s’accroît, plus l’environnement est détruit.  Par là, il a expliqué qu’avec le nombre élevé d’individus, les espèces environnementales  sont de plus en plus mal gérées. Il a indiqué qu’à un certain moment, les espèces environnementales mal exploitées  risquent même de disparaître. Le chargé du PNSR a signalé que la population fait des coupes illicites des arbres à la recherche du bois de chauffage ou charbon de bois. A cela s’ajoutent les matériaux de construction et le mobilier.  

La population est aussi menacée

Dr Ndereye a révélé que si les espèces environnementales sont menacées, la population sera dans la suite menacée d’une manière ou d’une autre. Ici,  il  a donné l’exemple des pluies torrentielles qui ont ravagé les localités du nord de la municipalité de Bujumbura dans la nuit du 9 février 2014.  A la suite de cet incident, souligne-t-il,  il s’est observé des pertes de vies humaines et des biens ménagers. Pour le chargé du PNSR, de tels incidents qui se manifestent ici et là sont notamment liés aux actes ignobles faits par la population. Il s’agit du déboisement, des feux de brousses ainsi que l’extraction des matériaux de construction sur les collines ou dans les rivières. « Si on fait quelque chose de néfaste contre la nature, tôt ou tard la nature va se venger contre vous », a dit Dr Ndereye, avant de demander à la population burundaise de faire de son  mieux pour qu’elle ne  puisse pas  encore une fois tomber dans une situation désastreuse. Pour y arriver, il interpelle la population en âge de procréer d’user de la planification familiale. Cette dernière a comme objectif principal de sauvegarder la santé maternelle et infantile, mais aussi de résoudre beaucoup de défis qui handicapent les secteurs socio-économiques et environnementaux du pays.

Espérance Ndayikengurutse

 

ECOLE PARAMEDICALE DE BUYENZI> Remise de diplômes à la première promotion

Exercer le métier avec amour et impartialité

 

La première promotion des infirmiers A2 de l’école paramédicale de Buyenzi fondée en 2010 a reçu les diplômes le samedi 27 septembre 2014. Cent trente-neuf lauréats sur cent soixante et un candidats ont été diplômés. L’ombudsman burundais, fondateur de l’école, les a conseillés d’exercer avec amour et impartialité.

 

Les cérémonies de remise de diplômes aux lauréats de la première promotion de l’école paramédicale de Buyenzi ont été marquées par des danses exprimant la joie de la Fondation Salama et de toute la population de la commune urbaine de Buyenzi. Les différentes autorités qui se sont exprimées à cette occasion notamment la représentante de la ministre de la Santé publique et de la lutte contre le sida, la directrice de l’école, les représentants des parents et des lauréats ont tour à tour salué l’initiative de l’ombudsman burundais, Mohamed Rukara, qui a pensé à fonder cette école paramédicale.
« Votre école vient soutenir le développement et la mise en œuvre des politiques et stratégies en matière de ressources humaines de la santé dans notre pays. En créant cette filière, votre initiative contribue et contribuera à produire un personnel qualifié dont les secteur public et privé ont tant besoin surtout que notre pays connaît un déficit en professionnels de santé. Vous avez donc les félicitations et les encouragements de la ministre en charge de la santé publique.» a dit Chloé Ndayikunda,  assistante de la ministre de la Santé publique et de lutte contre le sida s’adressant à l’ombudsman. Aux lauréats, Dr. Ndayikunda a conseillé de mettre à profit les connaissances acquises et d’être plus curieux afin d’ajouter d’autres paliers.

Il y a de quoi se réjouir

L’ombudsman du Burundi, Mohamed Rukara, a vivement remercié les personnalités qui se sont jointes à lui en ce jour de fête. « Votre présence ici est un témoignage  éloquent de votre attachement à la noble mission que s’est assignée l’école paramédicale Salama. Ainsi, j’éprouve un réel plaisir de célébrer avec vous le succès bien mérité. Le taux de réussite de cette promotion étant de 86,3 %, il y a de quoi se réjouir.», a dit l’ombudsman burundais. Selon lui, la tâche qui attend les diplômés est à la fois noble et délicate et a fait appel à leur conscience à faire preuve de grande responsabilité. « Je vous recommande d’exercer votre profession avec amour et impartialité, sans discrimination. Vous êtes sans ignorer que votre diplôme n’est pas une fin en soi, c’est plutôt un parchemin, au mieux un laissez-passer pour poursuivre vos études à l’enseignement supérieur.», a-t-il précisé.

Grâce-Divine Gahimbare

 

AVORTEMENT> Atelier de restitution des résultats d’une recherche

Bon nombre de femmes et filles font recours à l’avortement clandestin

 

L’association Solidarité des femmes burundaises pour la lutte contre le sida et le paludisme (SFBLSP) au Burundi a organisé, le dimanche 28 septembre 2014, un atelier de restitution des résultats d’une recherche sur l’avortement clandestin. L’étude a été effectuée dans les provinces de Bujumbura, Cibitoke, Bubanza et dans la mairie de Bujumbura au mois de mars 2014.

 

DSC06630La présente étude s’inscrit dans la dynamique de la promotion de la dignité de la femme à travers le plaidoyer pour l’abolition de lois iniques et l’adoption des lois qui prennent en compte la dimension genre. Un effectif de 260 filles et femmes  a fait l’objet d’enquête.
Selon Joséphine Ciza Muhigirwa, assistante sociale dans l’association, l’étude menée montre que le phénomène d’avortement clandestin est une réalité dans toutes les localités qui ont été explorées. Pour 93,1%  des personnes interrogées, les grossesses non désirées sont une réalité surtout chez les jeunes filles en âge de procréer et la plupart des grossesses aboutissent aux avortements. Selon cette étude, 78 % des filles et femmes interrogées ont déclaré que la plupart de filles et femmes qui avortent sont celles qui ont eu des relations sexuelles avec un proche de la famille. En outre, 87,8 % des enquêtées ont affirmé que la plupart des filles et des femmes qui avortent sont celles qui ont subi les violences sexuelles. Pour 61,5 des enquêtées, les prostituées préfèrent avorter pour garder la forme et ne pas compromettre leur métier. Parmi les femmes et filles qui avortent, 34,6 %  font état de recours à elles-mêmes pour avorter. tandis que 32,5 % ont eu recours à des tradi-praticiens, infirmiers, sages-femmes, et à des médecins spécialistes et généralistes.

Plaidoyer pour la dépénalisation de l’avortement

Quant à Espérance Ntirampeba, présidente de l’association, le gouvernement du Burundi est interpellé à protéger les droits reproductifs des femmes particulièrement en autorisant l’avortement médicalisé en cas d’agression sexuelle, de viol et d’inceste. Il en va de même lorsque la grossesse met en danger la santé mentale et physique de la mère ou la vie de la mère ou du fœtus. Que des mesures soient prises pour combattre les grossesses non désirées et les avortements à haut risque par une meilleureprotection du droit à la santé et aux contrôles de la fonction de reproduction pour les femmes et jeunes filles  tels que garantis par le protocole de Maputo et par la loi burundaise.
L’atelier de restitution a été organisé à l’occasion de la célébration de la Journée mondiale pour la dépénalisation de l’avortement, célébrée le 28 septembre de chaque année.

Eric Mbazumutima

 

Municipalité de Bujumbura> Etat des lieux de la voirie

Certaines rues deviennent de plus en plus impraticables

 

Dans le centre ville de Bujumbura, les voies publiques en général ne suffisent pas pour faciliter la circulation. Celles qui existent déjà sont pour la plupart dans une situation critique et méritent  une attention particulière des services habilités. Beaucoup de voies publiques sont par ailleurs en train d’être réhabilitées, d’autres en construction notamment à l’intérieur du pays et le pavage des quartiers dans la municipalité de Bujumbura. Les usagers réclament la réhabilitation de ces routes.

 

DSC 0232La rédaction du journal « Le Renouveau du Burundi » a dernièrement circulé dans les rues du centre-ville de  Bujumbura. Certaines rues nécessitent d’être réhabilitées dans les meilleurs délais compte tenu de leur importance pour le pays. L’exemple le plus frappant est l’avenue qui passe devant le bureau de l’ombudsman burundais, l’Inspection générale de l’Etat, le bureau de la Coopération technique belge (CTB). Les usagers rencontrés sur place souhaitent la réhabilitation de cette route parce qu’elle s’est endommagée depuis longtemps. « Il est gênant de rouler ici et nos voitures s’abiment du jour au jour », a dit  un automobiliste qui a requis l’anonymat. Un homme d’un certain âge a rappelé que cette route était jadis macadamisée. A l’époque de l’Opérations des Nations unies au Burundi (Onub), la route avait été réparée parce que les troupes de la mission habitaient un des immeubles sur la même voie,  nous a-t-il dit.

Une lueur d’espoir :  l’ombudsman plaidera pour eux

Tous les usagers contactés se sont dits confiants étant donné que le bureau de l’Ombudsman se trouve sur cette rue. Toutefois, ils lancent un appel aux autorités de la mairie de Bujumbura pour réhabiliter cette avenue fréquentée par les diplomates qui rendent visite au médiateur burundais. Ces derniers rentrent avec une image qui n’est pas du tout bonne des rues de la capitale. « Nous avons encore l’espoir que l’ombudsman pourra plaider auprès des instances habilitées pour la réhabilitation de cette rue », a déclaré un propriétaire d’une boutique installée près de la route. Dans le cadre de  rendre propre la capitale, la mairie de Bujumbura devrait agir ou alors solliciter l’intervention du gouvernement du Burundi.

Amédée Habimana (Stagiaire)

 
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