Publications de Presse Burundaise, Rohero I Avenue de la JRR N°17 Immeuble le SAVONNIER, Téléphone standard : (257) 22 22 62 32, Fax :(257) 22 22 58 94, email: pressequotidienne@yahoo.fr

MAIRIE DE BUJUMBURA> Réhabilitation de l’avenue de la Mission

Une grande satisfaction pour les usagers de ce tronçon

 

Il y a longtemps que l’avenue de la mission était fort impraticable pour les véhicules et les piétons. Mais aujourd’hui, les travaux de sa réhabilitation sont en cours et les commerçants des environs et autres usagers de cette voie sont dans l’allégresse.

 

100 5180Jean Marie Hakizimana, superviseur des travaux à l’avenue de la Mission, indique que ceux-ci ont commencé au dé but du mois de février. Selon les prévisions, la durée de ces travaux est comprise entre trois et demi et quatre mois. De nombreux problèmes sont à l’origine de la perturbation de la durée d’exécution prévue. Il s’agit notamment des véhicules et des piétons qui continuent d’emprunter ce tronçon et gênent le bon déroulement des travaux. La réhabilitation de cette route a permis la création de l’emploi pour certaines personnes. M. Hakizimana parle de la stratégie adoptée pour pouvoir donner de l’emploi à un grand nombre de personnes. Lors des travaux de pavage des routes des trois communes du nord de la capitale Bujumbura (Kamenge, Kinama et Cibitoke), on a formé plusieurs groupes de personnes utilisables par relais dans ce projet. Ils sont appelés aujourd’hui les anciens du chantier-école. Cette formation était assurée par le patron du projet de pavage, c’est-à-dire la CTB (Coopération technique belge). On essaie alors de récupérer ces personnes groupe par groupe. La rédaction du journal le Renouveau a approché par après le commerçants de cette localité afin de connaître leurs avis à propos de cette réhabilitation.

Les commerçants déplorent des pertes

Selon une femme commerçante à cette avenue, tout près de Bata, qui a voulu garder l’anonymat, la réhabilitation de cette avenue vient à point nommé. Auparavant, les commerçants venaient au compte-gouttes surtout à cause de la boue et des eaux stagnantes surtout à la tombée des pluies. Mais, ils ont un grand espoir que l’avenir pour eux sera meilleur à la fin des travaux. Mais, à toute chose, il y a des avantages et des inconvénients. Les commerçants déplorent des pertes qu’ils encaissent au moment de la réhabilitation. Les clients deviennent rares de peur d’être blessés ou d’être exposés à des saletés. Les travaux de réhabilitation se réalisent grâce à la réalisation du programme pavage (CTB) et de Setemu (Services techniques municipaux) soutenu par le Pnud.
Martin Karabagega (stagiaire)

 

 

QUARTIER ASIATIQUE> Gestion des caniveaux après le pavage des rues

Elle a besoin d’une stricte intervention des autorités locales

 

Quelques mois après le pavage des rues en commune urbaine de Rohero au quartier Asiatique, la gestion des caniveaux de ces rues semble être négligée. La population de la localité a besoin d’une sensibilisation afin de bien maintenir ce patrimoine de la nation en bon état. Les autorités compétentes doivent jouer leur rôle à cette fin.

 

DSC 3376Lors de son passage, le jeudi 5 mars 2015 dans la commune urbaine de Rohero, au quartier Asiatique, le journal Le Renouveau a constaté que la population n’entretient pas suffisamment les caniveaux des rues de certaines avenues. On y trouve des ordures de toutes sortes les unes provenant des parcelles et les autres constituées de flacons d’eau minérale, de jus et de lait qui sont jetés dans ces caniveaux par les différents utilisateurs après la consommation.Il y a d’autres caniveaux dans lesquels on trouve des herbes qui ont poussé. Ces herbes risqueront de boucher les caniveaux s’il n’y a pas d intervention rapide.
Selon Mwarabu que le quotidien a trouvé sur place, la gestion des caniveaux dans ce quartier restera difficile aussi longtemps que la population boudera les travaux communautaires. « Tous les samedis, au lieu d’aller aux travaux communautaires, les habitants restent à l’intérieur de leurs parcelles, portails fermés », a signalé M. Mwarabu.
Ce dernier a ajouté qu’il faut que toute la population sans exception puisse s’intéresser à cette question parce que c’est dans l’intérêt de tout le monde.
M. Mwarabu demande au gouvernement et aux autorités locales de prendre en main cette question, surtout pour sensibiliser les habitants à participer massivement aux travaux communautaires.

Avit Ndayiragije (STAGIAIRE)

 

EDUCATION FEMININE> Hier et aujourd’hui

Malgré l’évolution, les défis restent à relever

 

En essayant de comparer la culture burundaise ou les coutumes burundaises concernant l’éducation des filles des temps passés à celles de nos jours, nous constatons une grande différence.

 

DSCF8979Interrogée par le journal Le Renouveau, Anne spès Nishimwe, coordinatrice du Collectif des associations et ONGs féministes du Burundi(Cafob). a fait savoir que dans les temps passés, les femmes n’avaient pas le droit de prononcer une parole en présence des hommes, ne perdaient pas de temps à s’amuser. Par contre, leur loisir était de faire la propreté et les travaux ménagers, les filles n’avaient pas de relations avec les garçons et ne pouvaient même pas s’asseoir à côté d’eux. Elles étaient tellement sousestimées qu’on disait : « Umukobwa nta mwana »
Elle devait rester à la maison pour effectuer les travaux ménagers, d’où est venu la dénomination de »Umuzezwanzu », a-t-elle indiqué.
Les conseils du père lui étaient donnés par l’intermédiaire de sa mère. A l’âge adulte, le père devait choisir le mari de sa fille.Tout se faisait entre parents et elle n’avait pas droit à l’héritage. Sans oublier que l’accès à l’éducation scolaire lui était strictement interdit. Une femme qui ne mettait au monde que des filles était maltraitée ou chassée du toit conjugal.
Mme Nishimwe précise que tout cela est le contraire de l’éducation des filles d’aujourd’hui car elles ont une liberté d’expression : elles peuvent prononcer des paroles publiquement, parfois à la place des hommes. Elles gouvernent, elles ont droit à la scolarisation jusqu’au niveau le plus élevé possible, à l’école elles peuvent occuper la première place. Elles participent dans diverses activités socioculturelles. « Nous sommes actuellement témoins au Burundi des femmes ministres, juristes, docteurs, etc», déclare-t-elle

Un changement de mentalité lent

Malgré cette évolution, des défis restent à relever. Aussi, il y a des comportements positifs des temps passés qui subsistent et qui doivent être encouragés et sauvegardés, notamment les travaux ménagers et l’encadrement des enfants. 

Cependant, la lenteur du changement est due au fait que tout le monde n’est pas conscient de cela. Un cas d’exemple, il y a certaines régions du pays où les parents n’autorisent pas la scolarisation des filles. Les filles peuvent être aussi brillantes, voire plus, que les garçons, mais elles ne restent pas plus longtemps à l'école pour autant. Dans le secondaire comme à l'université, leur présence est nettement plus faible. Filles et garçons ne fréquentent pas non plus équitablement les mêmes filières, les premières privilégiant les études littéraires, pédagogiques et sociales, au détriment des filières scientifiques et technologiques.
Chanelle Irabaruta

 

INONDATION> Avenue Foreami

Elle mérite d’être réhabilitée

 

La réhabilitation de l’avenue Foreami tient à deux raisons importantes. Cette avenue constitue un chemin raccourci pour les habitants de la commune urbaine de Buyenzi surtout pour les piétons qui se rendent au centre ville. En outre, il en va de la propreté de la capitale en évitant des avenues trop accidentées par des eaux pluviales.

DSC 1779L’avenue Foreami située entre les avenues de l’hôpital et de Ruvumera mérite d’être réhabilitée dans la mesure où son état défectueux laisse à désirer. Le quotidien « Le Renouveau » l’a observé, le mardi 24 mars 2015, lors de son passage en cet endroit.
Les personnes qui fréquentent l’avenue Foreami pataugent de bout à l’autre dans des flaques d’eau boueuse qui dégagent, de surcroit, des odeurs nauséabondes. On voit des gens se frayer des sentiers aux extrémités de l’avenue au lieu de passer dans la chaussée. Leurs souliers et/ou pieds sont couverts de la boue. Il n’est pas rare non plus de voir les usagers y passer à la pointe de pieds.
Il est à remarquer que ladite avenue est actuellement impraticable pour des véhicules. Et ceux qui tentent d’y passer, courent le risque de s’embourber. Ce sont peut-être des véhicules à traction qui fréquentent difficilement l’avenue. Ce qui entraîne de gros trous tout le long de la chaussée dans la mesure où les pneus s’enfoncent tellement qu’ils y laissent d’une manière ou d’une autre des trames. Conséquence, les eaux boueuses menacent toute la surface de la chaussée. C’est pour cette raison que les passants sont obligés d’emprunter les extrémités.

Son pavage serait une solution durable

Les pouvoirs publics doivent prendre les choses en main en vue de réhabiliter cette avenue. Il est plus qu’urgent d’y verser de la latérite à défaut de la paver. Mais la meilleure solution serait de procéder au pavage de ladite avenue. A noter que cette dernière est pour les habitants de la commune urbaine de Buyenzi d’une importance capitale d’autant plus qu’il s’agit d’un chemin raccourci pour les piétons qui se rendent au centre ville ou qui en reviennent. Une autre raison non moins négligeable de la réhabilitation de l’avenue est qu’elle traverse aujourd’hui des maisons en chantier de haut standing.
Nous ne doutons pas que la mairie de Bujumbura va comprendre l’importance de cette avenue en vue de la réhabiliter. Il en va aussi de la salubrité de la capitale.
Masta Shabani

 

 
Ouvrir