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INSALUBRITE> Marché de Ruzizi à Gatumba

Les marchands devraient se préoccuper de sa salubrité

 

S’il est vrai que le marché de Ruzizi attire plus d’un client, il n’en reste pas moins vrai que les commerçants devraient être sensibilisés pour se préoccuper de la salubrité. Les marchands ne s’organisent pas pour jeter les ordures. Au fait, ils ont besoin d’un composteur pour canaliser les ordures.

 

DSC07832Le marché de Ruzizi mérite une attention particulière de la part des autorités locales dans la mesure où les ordures sont jetées n’importe comment. Le quotidien Le Renouveau l’a observé le lundi 3 novembre 2014, lors de son passage dans ce marché situé dans la zone Gatumba, commune Mutimbuzi en province de Bujumbura.
Tenez ! Les marchands se mettent sans scrupule à déverser les ordures dans les allées comme dans les alentours dudit marché. C’est pour cette raison qu’on trouve les ordures un peu partout à l’intérieur de ce dernier. La situation devient désagréable lorsqu’on jette les yeux vers l’aile sud-est du marché.
Cette situation est telle que ces ordures dégagent des odeurs nauséabondes qui « parfument » tout le marché. Les autorités locales devraient procéder à la sensibilisation des marchands pour qu’ils aient leur sens de la salubrité. Ce qui les permettrait de penser à aménager un endroit approprié où ils pourraient les déverser avant leur évacuation.
Il est vrai qu’il n’y a pas de service de la voirie dans cette partie de la commune Mutimbuzi. Mais il y a lieu d’enterrer les ordures étant donné qu’il existe assez d’espace dans la zone Gatumba. Ce qui épargnerait les commerçants et leurs clients de ces odeurs qui sont de surcroît nuisibles à la santé.
Ce marché attire pourtant beaucoup de clients. La preuve est que certains parmi ces derniers se dirigent vers le marché de Rusizi au détriment du grand marché de Gatumba qui se trouve non loin de leurs domiciles.
Nous avons cherché à savoir pourquoi ils sont attirés par ce petit marché de fortune. Quelques interlocuteurs ont répondu que les prix des denrées alimentaires sont à bon marché. Certains commerçants préfèrent chercher des stands au marché de Ruzizi, la plupart des clients ayant tendance à s’y rendre.
Masta Shabani

 

Espèces aquatiques> Préservation

Une gestion légale et institutionnelle s’impose

 

« La qualité de l'habitat dans la zone littorale du lac Tanganyika est menacée par la déforestation et les aménagements côtiers qui aboutissent à la perte de la végétation terrestre, à la sédimentation et à la pollution », a dit  Jean Marie Nibirantije, secrétaire exécutif à  l'Autorité du lac Tanganyika (ALT) dont le siège est basé à Bujumbura.

 

DSC08669L’augmentation de la sédimentation a un effet négatif sur la biodiversité en altérant les habitats (notamment le changement des substrats rocheux en substrats mixtes ou sablonneux) et en interrompant la production primaire et les trames alimentaires, causant par-là une réduction de la diversité des espèces. M. Nibirantije a dit que certaines espèces comme le tilapia sont menacées de disparition.
La plus grande partie de la déposition des sédiments se passe dans la zone littorale (200m environ), précisément là où la plus grande biodiversité du lac Tanganyika est concentrée. Parallèlement, on observe une eutrophisation des eaux : les apports de matière organique nutritive ont provoqué la chute des teneurs en oxygène, la prolifération anarchique des plantes flottantes comme la jacinthe d’eau (Eichhornia crassipes), ce qui entrave la navigation. La réduction de la lumière et de l'oxygène provoque des modifications de la faune et la disparition de certaines espèces.

Le tilapia commence à réapparaître

Le lac est devenu un dépotoir géant puisque la plupart des villes sont dépourvues d'installation de traitement des eaux usées et des déchets de toutes natures. Il n'existe pas de politique d'assainissement commune aux pays concernés. Les eaux de pluie entraînent toutes les pollutions produites par l'habitant, les industries, les mines, les produits toxiques utilisés dans les cultures et élevage.
Pour la qualité alimentaire des poissons, et donc pour la sécurité alimentaire des consommateurs puisque les polluants peuvent se retrouver à différents niveaux de concentration de la chaîne alimentaire et donc dans le poisson devenu poison.
Selon le secrétaire exécutif de l’Autorité du lac Tanganyika, la conservation des ressources halieutiques permet de réduire l’extinction des espèces menacées. Il a souligné que le tilapia qui n’était plus visible dans les années 2008, commence à réapparaître petit à petit grâce aux mesures arrêtés dans le sens de préserver ces espèces. Il a parlé du projet Prodap qui est un projet de l’Autorité du lac Tanganyika. Celui-ci a initié la plantation des arbres dans certains endroits du littoral du lac. D’autres partenaires œuvrent dans la préservation des eaux du lac Tanganyika mais les efforts doivent être canalisés pour aboutir à la véritable conservation des espèces menacées, car M. Nibirantije a révélé que certaines espèces disparaissent pour toujours à cause des feux de brousse ou d’autres phénomènes.
La faune et la flore du lac Tanganyika sont toujours menacées par l’action de l’Homme. On y pêche, on s’y lave, on y lave le linge, pire encore le lac sert de lieux d’aisance. Il n'existe pas de centrale d'épuration des eaux usées dans la plupart des villes du bassin, et nombreux sont ceux qui boivent l’eau du Tanganyika
Les autorités des quatre pays concernés (le Burundi, la RD Congo, la Tanzanie et la Zambie) ont une énorme responsabilité pour la sauvegarde de cette ressource économique, sociale et environnementale qui est rare et vulnérable.

L'air, l'eau, la pollution
Toutes les menaces à la biodiversité du lac Tanganyika, c’est-à-dire la pollution sous toutes ses formes, la sédimentation, la surpêche et les pratiques de pêche destructrices, proviennent des comportements humains. Plus exactement, ce sont les comportements des gens qui ou bien ne comprennent pas les implications pour le futur de la ressource ou bien n’ont aucune autre alternative.
La pauvreté et la surpopulation dans certains endroits, combinés au manque d’éducation sur l’environnement et à l’insécurité régionale, constituent les causes ultimes des comportements néfastes à l’environnement et de la destruction des habitats dans le bassin du lac Tanganyika.
Le défrichement des forêts riveraines pour la construction, la mise en culture avec des produits chimiques (pesticides, engrais, etc), facilitent l'érosion et l'écoulement de boues polluées si elles traversent les zones urbaines, industrielles ou des cultures intensives.
Le problème est aggravé par la faiblesse des ressources financières et humaines accordées aux aires protégées, elle-même inhérente au déficit opérationnel des institutions chargées de leur gestion.
Selon les estimations, le lac Tanganyika, partagé par le Burundi, la République démocratique du Congo (RDC), la Tanzanie et la Zambie, abrite au moins 1 500 espèces animales dont environ 600 sont endémiques au lac et 245 espèces de poissons dont plus de 200 sont endémiques à ce lac.
Pourtant, certains habitats sont essentiels pour la biodiversité du lac Tanganyika et abritent une diversité d'espèces particulièrement élevée, des espèces rares ou en danger d'extinction.
Ce sont également des sites de reproduction pour la faune aquatique notamment les poissons. C'est le cas pour certains habitats rocheux, comme la côte burundaise du lac Tanganyika, le delta de la rivière Rusizi (ouest) et la zone littorale lacustre adjacente, a-t-il précisé.
Les ressources naturelles que regorge le lac Tanganyika constituent des sources de moyens de subsistance et de revenus pour une population riveraine de plus de douze millions d'habitants.

S’inscrive dans un cadre politique

A travers le monde, il est bien connu que pour être efficaces et durables, les décisions de gestion doivent s'inscrire dans un cadre institutionnel et politique approprié, établi et renforcé par l'autorité de la loi. On ne devrait donc pas sous-estimer l'importance d'identifier les méthodes légales, institutionnelles et politiques pour faire face aux différents dangers qui pèsent sur les ressources biologiques. Le succès à long terme de la conservation, de l'utilisation durable de la diversité biologique et du partage des avantages découlant de l'exploitation des ressources biologiques dépendra donc en grande partie du comportement adopté par l’autorité.
Yolande Nintunze

 

Santé sexuelle et reproductive> Formation des journalistes

Pour relayer des messages clés de santé sexuelle et reproductive aux jeunes

 

Le collectif pour association des jeunes CPAJ a organisé une formation à l’endroit des journalistes, sur la santé sexuelle et reproductive des jeunes et adolescents. L’objectif est de solliciter l’implication des hommes et femmes des médias dans la sensibilisation de la jeunesse, sur la santé sexuelle et reproductive ainsi que sur la disponibilité des produits de la planification familiale en faveur des jeunes.

 

DSC07816Depuis 2013, un consortium d’organisations non gouvernemental exécute un projet qui vise une meilleure santé sexuelle et reproductive des femmes et des jeunes en mettant un accent particulier sur la mortalité et la morbidité maternelle et néonatale, dans les provinces de Bururi, Makamba, Cankuzo, Rutana,Ruyigi et Karuzi, a fait savoir le directeur administratif et financier de Catholic organisation for relief and developement aid (Cordaid). Comme résultats principaux, le projet attend une meilleure information en matière de la santé sexuelle et reproductive à l’endroit des jeunes et femmes pour faire un choix judicieux et ainsi, l’accès à la contraception et autres produits nécessaires à la santé sexuelle et de la reproduction. Le projet contribue également à l’amélioration de la demande (éducation, sensibilisation et formation) et à la stimulation de la demande des services de santé sexuelle et de planification familiale.
C’est dans ce cadre qu’une formation à l’endroit des journalistes s’est tenue pour les informer du projet, de ses réalisations ainsi que des défis rencontrés dans son exécution. Les journalistes ont été ainsi appelés à relayer les messages en vue d’améliorer les connaissances de la communauté en général et de la jeunesse en particulier. Ces messages seront notamment tirés de deux thèmes, à savoir la stimulation de la demande ainsi que l’amélioration de l’offre des services de la santé sexuelle et de la reproduction.

Lyse Gahimbare

 

Ministère de la Santé publique> Bilan trimestriel

Le taux des réalisations s’élève à 77%

 

Le ministère de la Santé publique et de la lutte contre le sida a organisé le vendredi 31 octobre 2014, un atelier d’évaluation du bilan trimestriel. Dr.Sabine Ntakarutimana, ministre en charge de ce ministère a précisé que le taux des réalisations s’élève à 77%.

DSC06658Dans son discours, la ministre de la Santé publique et de la lutte contre le sida, Sabine Ntakarutimana a fait savoir qu’après chaque trimestre, son ministère fait une auto- évaluation. Elle a indiqué que ce ministère a offert des activités de prévention à la population burundaise dans le cadre de se prévenir contre certaines maladies. Des activités promotionnelles ont été organisées pour inviter la population à adopter des modes de vie sains. Elle a, de ce fait, affirmé que dans le secteur de la vaccination pour les enfants, les taux de couverture sont satisfaisants et beaucoup de messages sont passés par les medias pour sensibiliser la population à changer les comportements. Des suivis ont été faits dans toutes les structures de soins pour vérifier si l’accueil des patients se fait correctement et légalement. Elle a signalé que des activités en rapport avec l’élaboration des canevas et du guide de planification à tous les niveaux ont été faites pour que le ministère sache où il en est avec ce qu’il a prévu de réaliser. Aussi, il y a eu l’élaboration des plans d’extension de la couverture sanitaire pour les districts des provinces de Mwaro, Muyinga, Kayanza et Ngozi. La ministre Ntakarutimana a en outre signalé que d’autres activités ont été centrées sur différentes formations accordées aux cadres de ce ministère.

Des contraintes ne manquent pas

La ministre de la Santé publique et de la lutte contre le sida a annoncé qu’au cours de trois mois de travail, son ministère a rencontré différents problèmes. Ces derniers sont liés à l’insuffisance de moyens financiers, aux ressources humaines insuffisantes en quantité et en qualité, à la recrudescence de l’épidémie de choléra, à la rupture de stock des poches de sang, à l’imprévisibilité des financements, à la non maîtrise de la croissance démographique ainsi qu’à la menace mondiale de ll’épidemie d’Ebola.
Au cours du le prochain trimestre, Dr Ntakarutimana a donné espoir que son ministère va essayer de fournir plus d’efforts afin d’accroître le pourcentage des réalisations prévues.

Rose Mpekerimana

 
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