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Environnement>Bouchage des caniveaux par les saletés en provenance des ménages

Ils dégagent de temps en temps des mauvaise odeurs

 

Dans plusieurs quartiers de la municipalité de Bujumbura, les caniveaux sont souvent remplis des saletés en provenance de différents ménages. Ces saletés sont mélangés avec les eaux usées de la cuisine ou des salles de bain. La population doit tout faire afin d’éviter les conséquences qui pourraient surgir.

 

 

DSC07558Comme nous l’avons déjà constaté, les eaux usées et autres saletés en provenance de plusieurs ménages sont versés dans les caniveaux publics. Ces derniers étaient prévus à conduire l’eau de pluie seulement. Mais, certains ménages raccordent les tuyaux qui conduisent l’eau en provenance des lavabos ou des salles de bains dans ces caniveaux publics. Par conséquent, on trouve dans ces caniveaux des saletés en provenance des éviers de cuisine entre autres les restes de la nourriture, l’eau savonneuse, etc. Ce qui est dangereux c’est que ces caniveaux ne sont pas entretenus régulièrement, ce qui fait qu’ils dégagent de temps en temps des mauvaises odeurs. C’est aussi un endroit approprié pour la avec prolifération des moustiques, vecteurs de la malaria.
En zone urbaine de Cibitoke, le constat est que beaucoup de caniveaux sont toujours mouillés même si c’est pendant la saison sèche. Cela est dû au fait que plusieurs ménages surtout les usagers des restaurants y renversent de l’eau sale. Cette eau est mélangée avec le reste de la nourriture. Une personne rencontrée à la treizième avenue dans cette zone a indiqué que l’eau est renversée dans les caniveaux car il n’y a pas d’autres endroits appropriés.
Il y a encore d’autres gens qui versent les eaux sales dans des caniveaux publiques volontairement. Ces derniers raccordent les tuyaux en provenance de leurs ménages jusqu’à ces caniveaux. Ils font cela afin que toute la saleté soit versée à l’extérieur, ils évitent que leur fosse septique soit pleine. Toutes ces personnes doivent savoir qu’en versant cette eau dans les caniveaux, elles s’exposent aux différentes maladies entre autres la malaria ainsi que les maladies des mains sales. Pour les ménages qui habitent tout près de ces caniveaux, ils doivent faire de la propreté régulièrement afin d’éviter tout ces problèmes.

Lucie Ngoyagoye

 

 

ZONE DE GIHOSHA> La création forcée d’un dépotoir de déchets ménagers

Des mesures s’avèrent nécessaires pour protéger les vies humaines environnantes

 

Dans la municipalité de Bujumbura, il y a actuellement des sociétés qui rassemblent les déchets ménagers. Mais en zone Gihosha, près de l’hôpital Roi Khaled, un dépotoir des déchets ménagers a été créé par la force par des gens qui portent les déchets sur la tête moyennant une certaine somme d’argent. Des mesures doivent être rapidement prises afin de sauvegarder les vies environnantes en danger.

 

déchEn zone Gihosha, en commune urbaine de Ntahangwa, les déchets ménagers sont ramassés par des associations qui ont des contrats avec les ménages. Mais il y a d’autres ménages qui n’ont pas signé de contrats pour des raisons diverses. Les déchets de ces ménages sont alors ramassés par des gens qui les portent sur la tête. Ces gens ont créé par la force un dépotoir pour ces déchets au quartier Muyaga, entre l’Ecole technique secondaire de Kamenge et l’hôpital Roi Khaled.
Arrivé à cet endroit, on est accueilli par une odeur nauséabonde et le pullulement des mouches. D’après Pamphile Barizanye rencontré à cet endroit par la rédaction du journal Le Renouveau, c’est inconcevable de trouver ce dépotoir près des ménages et de l’hôpital. Pire encore, à quinze mètres de là, il y a un bar dénommé « Kubahumure » où les gens étanchent la soif le soir sans oublier la prise de brochettes. A côté de ce dépotoir, il y a un raccourci emprunté par les personnes entrant et sortant de l’hôpital Roi Khaled. Le constat a été que tout le monde y passe la main sur le nez à cause de l’odeur nauséabonde.

Un lieu d’approvisionnement pour certaines personnes

Malgré le nuage de mouches attirées par l’odeur malodorante, la rédaction du journal Le Renouveau y a trouvé des gens qui y cherchent la vie. C’est le cas de Léonard Ndikumana et d’autres enfants des quartiers Gituro et Heha de la zone Kamenge. Ce dépotoir est un lieu important pour eux, affirme Ndikumana. Ils y cherchent du charbon et des objets métalliques qui y seraient. Ces derniers sont vite vendus et les gens trouvent de l’argent dont ils ont besoin pour d’autres fins utiles. Enfin, malgré l’argent qu’il gagne, M. Ndikumana demande aux autorités municipales de Bujumbura de s’impliquer davantage dans la gestion des déchets ménagers afin de limiter les dégâts.
MARTIN KARABAGEGA

 

ASSEMBLEE NATIONALE> Les députés ont été appelés en session extraordinaire

Une commission composée de sept députés a été mise sur pied

 

Sur l’appel du chef de l’Etat, l’Assemblée nationale nouvellement élue a tenu sa première réunion en session extraordinaire le lundi 27 juillet 2015 sous la présidence de Mme Immaculé Nahayo, doyenne d’âge comme le stipule la Constitution. Sur l’agenda du jour, l’analyse du règlement d’ordre intérieur et la mise sur pied du bureau de cette institution. Les grands absents de cette réunion: une partie des députés de la coalition Amizero y’abarundi issus du parti Uprona non reconnu par la loi.

 

DSC 0008Sur les 121 députés élus, 101 députés ont répondu présents dont 18 de la coalition Amizero y’abarundi dirigé par Agathon Rwasa. Après avoir lu la liste des députés présents, les consultations se sont poursuivies en groupes selon les partis politiques pour désigner les membres d’une commission ad-hoc. Cette commission aura pour mission d’analyser au fond le nouveau reglement qui régira l’assemblée nationale. Une commission composée de sept députés à été mis sur pied. Les députés Burikukiye Victor, Edouard Nduwimana et Karerwa Mo-Mamo ont été élus pour faire partie de la dite commission pour le compte du CNDD-FDD. Pour la coalition Amizero y’abarundi, les députés Hakizimana Léopold et Mbonigawa Noé. Les députés Ndayizamba André et Sukunoba Vincent ont été choisis pour représenter respectivement le parti Uprona et le groupe représentant les Batwa.

Les coalitions se forment pendant les élections

Interrogé pour savoir pourquoi ils ont prix part à ces activités alors qu’il avait invité ses membres de ne pas voter, Rwasa Agathon répond : « les élections ont eu lieu c’est un fait. Aujourd’hui, il est question d’évaluer la démarche à entreprendre. L’Assemblée nationale est un espace de débat contradictoire. En attendant l’aboutissement du dialogue, nous devons répondre à l’appel de ceux qui nous ont élu pour les représenter afin de débattre toutes les questions qui divisent. C’est leur droit bien que les élections ont été émaillées d’irrégularités. « Si nous adoptons la politique de la chaise vide, nous n’aurons rien contribué pour ceux qui ont placé leur confiance en nous », a-t-il souligné.
Sur la question de sa participation au gouvernement, M. Agathon renvoie les journalistes à aller consulter la Constitution. Répondant à la question de savoir si la coalition Amizero y ‘abarundi est disloquée, il répond que les coalitions se forment pendant les élections. Quant à l’absence des députés du coté Nditije, Agathon Rwasa répond qu’ils prendront part aux prochaines sessions.

CHARLES MAKOTO

 

Réalisations du ministère de la Santé publique> Questions adressées à la ministre

La vente illicite des médicaments, une des questions posées

 

Au cours d’un atelier d’évaluation des activités semestrielles du ministère de la Santé publique et de la lutte contre le sida, les médias ont adressé certaines questions à la ministre en charge dudit ministère afin d’avoir des éclaircissements. La vente illicite des médicaments est l’une des questions posées.

 

DSC 1790Au cours d’un atelier sur l’évaluation des activités semestrielles du ministère de la Santé publique et de la lutte contre le sida, les journalistes ont demandé à la ministre en charge de ce secteur, Sabine Ntakarutimana, pourquoi dans tout le pays, il est remarqué la vente illicite des médicaments. Elle a réagi en précisant que son ministère fait beaucoup d’efforts pour contrôler la commercialisation des médicaments dans tout le pays. Elle a cité, entre autres, la création d’un laboratoire d’analyse et de contrôle des médicaments. Par conséquent, avant d’envoyer les médicaments dans les structures de soins ou dans les pharmacies, ce laboratoire doit d’abord faire une analyse de ces médicaments. Elle a cependant accepté que malgré tous ces efforts, certaines personnes peuvent tricher. “Mais, si elles sont attrapées, elles sont punies sévèrement ».

Des équipements ne fonctionnent pas dans certains hôpitaux

Quant aux équipements qui ne fonctionnent pas dans certains hôpitaux alors qu’ils sont très utiles pour la population, elle a fait savoir que certains équipements sont des dons de la part des bailleurs. Et, s’ils tombent en panne, l’hôpital doit faire recours à ces bailleurs pour demander un technicien. Elle a fait allusion à l’hôpital de Mpanda dont le scanner qui s’y trouve ne fonctionne plus. Elle a indiqué que cet hôpital est en contact avec les Chinois qui sont les bailleurs pour envoyer un technicien qui peut réparer le scanner.
Concernant l’insuffisance du personnel soignant dans certaines structures de soins, Dr Ntakarutimana a signalé que pour trouver une solution à ce problème, le ministère de la Santé publique et de la lutte contre le sida a fait un redéploiement de son personnel. Ceci pour que même les structures de soins qui sont dans les lieux les plus reculés aient elles aussi du personnel soignant plus ou moins suffisant.

Rose Mpekerimana

 
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