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GENRE> Atelier de sensibilisation des organisations de défense des droits de l’Homme


Pour la vulgarisation du contenu de la Convention des Nations unies sur les droits de l’Homme

Le réseau des associations des personnes handicapés du Burundi (RAPHB), a organisé un atelier de sensibilisation des organisations de défense des droits de l’Homme pour l’inclusion de la spécificité handicap dans leur intervention, le jeudi, 20 novempbre 2014. L’objectif est de sensibiliser les organisations œuvrant pour la défense de personnes handicapées sur le contenu de la Convention des nations unies sur les droits de l’Homme.

 

DSC00665Pour la Commission nationale indépendante des droits de l’Homme (CNIDH), cet atelier est d’une grande importance, car, fait remarquer frère Emmanuel Ntakarutimana, président de la CNIDH, le Burundi se situe dans une période de renaissance. De ce fait, les renforcements des différents secteurs de la vie doivent se faire d’une façon substantielle. Les fils et filles du pays doivent bénéficier de tous les biens de la reconstruction et de renaissance sans qu’il y ait des exclusions et des frustrations. Dans le cadre de la renaissance, poursuit il, il y a une catégorie des personnes vivant avec le handicap qui est assez spéciale. Si nous voulons une renaissance véritable, les personnes handicapées doivent compter parmi les priorités.
Il est important que la CNIDH, la RPHB et d’autres associations de la société civile qui militent pour la défense des droits de l’Homme se mettent ensemble pour se sensibiliser, réfléchir pour développer des stratégies de mobilisation au niveau national. Frère Ntakarutimana a souligné qu’il s’agira d’un gros travail. Dans le secteur du bâtiment par exemple, penser à des dispositions qui feront que tous les handicapés aient accès à tous les édifices, chose qui a été déjà faite dans d’autres pays.
Toutefois, la CNIDH est heureuse que le Burundi ait ratifié la Convention relative aux droits des personnes handicapés ainsi que son protocole facultatif, affirme frère Ntakarutimana. Mais, signale-t-il, la ratification est une chose, la mise en œuvre des instruments ratifiés en est une autre. Par rapport aux personnes handicapés, le défi aujourd’hui, est de développer leur accès concret aux différents droits qui font la constellation des droits de l’Homme. A titre indicatif, « nous pourrions nous demander comment les handicapées sont pris en compte dans la gestion de la législation électorale et du processus électoral, afin qu’ils aient une représentation qui puisse permettre de porter à l’agenda national leurs préoccupations», conclut Frère Ntakarutimana.
Lyse Gahimbare.

 

RUMONGE> Ouverture d’un poste de soins au port de pêche

Pour améliorer la santé sexuelle des pêcheurs et mareyeuses

 

Un poste de soins a été inauguré au port de pêche de Rumonge, le mardi 18 novembre 2014.  Cette œuvre  jugée  très importante par la population environnante  et le ministère en charge de la santé publique a été réalisée grâce au projet de coopération de la région des Pays de la Loire et de la République fédérale d’Allemagne sur l’amélioration de la santé sexuelle et reproductive des pêcheurs et mareyeuses du port  de pêche de Rumonge.

 

DSC00657Une grande foule composée des pêcheurs, de mareyeuses ainsi que de la population environnante s’était rassemblée autour du  port de pêche de Rumonge à l’occasion de cet événement.
Le représentant de la Swaa-Burundi, partenaire avec la Région des Pays de la Loire a, dans son discours, indiqué que les activités du projet d’amélioration de la santé sexuelle et reproductive des pêcheurs portent sur certaines composantes de la santé sexuelle et reproductive  notamment la sensibilisation sur la prévention du VIH-sida, les consultations prénatales et postnatales  ainsi que la planification des naissances. Ce projet facilitera en plus  l’accès aux soins de santé, aux préservatifs, aux contraceptifs ainsi qu’aux médicaments, a ajouté le représentant de la Swaa-Burundi.

 

Le ministère en charge de la santé publique a salué les efforts des  deux partenaires

L’assistant de la ministre de la Santé publique et de la lutte contre le sida, Dr Chloé Ndayikunda a salué les efforts de la région des Pays de la Loire et de la République fédérale d’Allemagne à travers le projet d’amélioration de la santé sexuelle et reproductive des pêcheurs. Dr Ndayikunda  a indiqué que les pêcheurs et les mareyeuses constituent deux groupes cibles à très haut risque en matière de la santé sexuelle, du VIH ainsi que des infections sexuellement transmissibles. Ainsi, ce poste de soins vient répondre au besoin réel d’accès aux services de santé sexuelle et reproductive. Elle a interpellé les pêcheurs ainsi que la population environnante à  fréquenter ce centre. Dr Ndayikunda a également invité tout un chacun à doubler d’efforts pour l’encouragement de l’équipe technique qui se trouve au port de  pêche de Rumonge.
Le président de la Commission stratégie européenne  et coopération interrégionale, Jean –Noël Gaultier en visite au Burundi  a, quant à lui, réaffirmé l’engagement de la région des Pays de la Loire à soutenir  le développement des activités des pécheurs.

Lyse Gahimbare

 

ENFANCE> Journée internationale des droits de l’enfant

Les enfants ont toujours besoin de secours

 

 

Le monde entier célèbre le 25e anniversaire de la Convention internationale des droits de l’enfant le jeudi 20 novembre 2014. Cette fête est célébrée par 191 pays signataires de cette convention depuis le 20 novembre 1989. La Communauté pape Jean XXIII s’exprime à ce sujet. 

DSC05380A l’occasion de la célébration de la Journée internationale des droits de l’Homme, la Communauté pape Jean XXIII adresse un message de soutien à tous les enfants et à ceux qui se dépensent pour secourir les enfants en difficulté. Elle salue les enfants du monde entier, spécialement ceux qui n’ont que leurs deux yeux pour pleurer et personne pour les consoler. « Des foules de gens affamés privés de logement, oubliés, sont des bien aimés de Dieu. Ceux avec qui Jésus s’est identifié physiquement». Cette Communauté, sise à Carama dans la paroisse Kinama de l’archidiocèse de Bujumbura, a accueilli quelques enfants, garçons et filles, abandonnés pour vivre ensemble.
Selon abbé Pascal Niyonahabonye et sœur Digne Ntirandekura de cette communauté, Jésus ne veut pas que nous nous lavions les mains devant quiconque est dans le besoin parce que personne n’a les mains propres face aux pauvres. « Nous devons faire tout pour que l’injustice dans ce monde devienne insupportable à nos yeux. Chaque fois que nous rencontrons les opprimés, nous devons crier à nous-mêmes que ce n’est pas juste», disent en substance abbé Niyonahabonye et sœur Ntirandekura. Ils estiment qu’une vie centrée sur nous-mêmes et qui ne nous fait plus sentir que nous sommes coresponsables des pleurs des innocents est une complicité avec tous ceux qui oppriment les autres.

Ce sont les œuvres qui transforment l’histoire

Nous les hommes, nous devons éprouver l’horreur du péché et de la mort qui opprime l’humanité. Nous sommes interpellés devant des millions d’enfants qui croupissent dans la misère. Tout enfant est un don de Dieu. « Chaque enfant, y compris celui à qui nous avons donné naissance, n’est pas une propriété privée dont nous pouvons faire ce que nous voulons. Chaque enfant doit avoir la possibilité de connaître et de découvrir sa dignité immense de personne créée à l’image et à la ressemblance avec Dieu », indique abbé Niyonahabonye. Il invite les parents et tous les protagonistes de l’éducation à être des fidèles serviteurs de ce projet grandiose.
La Communauté pape Jean XXIII qui appelle au secours des enfants en difficulté a été fondée par Don Oreste Benzi. Reconnu comme l’infatigable apôtre de la charité par le pape Bénoît XVI, Don Oreste est connu dans le monde entier pour ses interventions courageuses en faveur des personnes surtout les enfants en difficulté. Le fondateur de cette communauté disait : « Nous voulons aussi que d’autres comme nous commencent à intervenir pour combattre les injustices et les situations de marginalisation ; que des communautés de fidèles puissent se mettre ensemble, des groupements politiques, des syndicats, des associations etc., pour faire un véritable travail politique que ce soit au niveau des objectifs concrets, comme la prévention, l’insertion dans l’emploi ; que ce soit au niveau d’une stratégie de transformation de la société ».

Alfred Nimbona

 

VIH-SIDA> Sensibilisation des parlementaires sur la lutte contre sa transmission de la mère à l’enfant

 Impliquer les hommes dans ce combat

 

La Première dame du Burundi Denise Nkurunziza, a procédé à Bujumbura le mardi 18 novembre 2014, à l’ouverture d’un atelier de sensibilisation des parlementaires sur l’implication des hommes dans le programme d’élimination des nouvelles infections du VIH- sida de la mère à l’enfant et le maintien de la mère en vie.


DSC 4026Dans son discours de circonstance, Denise Nkurunziza a indiqué que le but de cet atelier qui est le cinquième après quatre autres tenus à l’endroit des leaders politiques, des religieux, des élus locaux, des médias et des organisations de la société civile, à travers tout le pays depuis décembre 2013, était d’informer les parlementaires sur le travail déjà effectué et de leur demander de bien vouloir continuer à appuyer ce programme national en collaboration avec les intervenants déjà mobilisés et disponibles.

Bannir la stigmatisation des personnes séropositives
Elle a souhaité que cette séance soit un excellent moment pour jeter un regard rétrospectif et voir l’étape déjà franchie afin de prendre toutes les dispositions utiles dans la lutte contre le sida et ses effets néfastes. « Nous devons également faire tout ce qui est possible pour que la stigmatisation des personnes séropositives soit totalement bannie dans notre société ». Selon Mme Nkurunziza, cet atelier a été organisé pour solliciter l’intervention des parlementaires afin de convaincre les hommes à accepter d’accompagner leurs épouses dans ce combat dans la promotion d’une santé meilleure au sein de la famille.

Une participation des hommes encore faible
DSC 4006De son côté, la ministre de la Santé publique et de la lutte contre le sida, Sabine Ntakarutimana, a indiqué que l’implication et l’engagement des hommes dans la prévention de la transmission de la mère à l’enfant du VIH est encore très faible. Le directeur pays de l’Onusida au Burundi a indiqué que la situation demeure préoccupante en matière d’élimination de la transmission du VIH de la mère à l’enfant au Burundi. Parmi les femmes infectées, seuls 58% ont accès au traitement antirétroviral dans le cadre des programmes d’élimination de la transmission du VIH de la mère à l’enfant et 1 300 enfants ont été nouvellement infectés par le VIH en 2013 alors que seul 12% d’enfants éligibles au traitement y ont accès ».

Astère Nduwamungu

 
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