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Faculté de médecine> Onzièmes journées médicales de Bujumbura

Le paludisme reste un grand problème de santé publique dans les pays en voie de développement

 

La faculté de médecine de Bujumbura en collaboration l’Université du Burundi et l’Organisation mondiale de la santé (OMS) organise du 19 au 20 février 2015 les 11e journées médicales sous le thème « Paludisme ».Cette dernière maladie est responsable de 48% de cas de décès des enfants de moins de 5 ans et de plus de 50% des motifs des consultations dans les hôpitaux et les centres de santé.

 

100 5118Le représentant résident de l’OMS au Burundi ; les hauts cadres du ministre de la Santé publique ; les hauts cadres du ministère de l’Enseignement supérieur ; le doyen de la Faculté de médecine ; les professeurs de la Faculté de médecine ; les étudiants de la même faculté et les représentants des partenaires techniques et financiers étaient présents à l’ouverture des cérémonies.
Dans son discours d’ouverture, le directeur des programmes au ministère de la Santé publique et de lutte contre le sida Népomucène Gahungu, a informé qu’à l’occasion de ces journées, le paludisme reste toujours un grand problème de santé publique dans les pays en voie de développement surtout dans la région subsaharienne dont fait partie le Burundi. Il a ajouté qu’afin d’atteindre les objectifs du millénaire pour le développement (OMD), l’Assemblée mondiale de la santé s’était fixée de réduire de 75% le nombre de cas de paludisme jusqu’à 2015 notamment dans huit pays de la région d’Afrique.

Il demeure la 1ère cause de mortalité et de morbidité au Burundi

M. Gahungu a fait savoir qu’entre 2000 et 2012, suite à l’augmentation des financements, le taux de mortalité estimé dû au paludisme avait chuté de 42% dans toutes les tranches d’âge et de 48% chez les enfants de moins de 5 ans. En Afrique entre 2011 et 2012, le rythme de diminution du taux de mortalité imputable au paludisme a diminué suite à la baisse du taux de la couverture de la moustiquaire imprégnée d’insecticide à longue durée d’action, due à la diminution des financements.
M. Gahungu a révélé que suite à cela, il a été estimé qu’en 2012, environ 207 627 000 cas étaient imputables au paludisme. Au Burundi, la lutte contre le paludisme a été érigée en priorité par la politique nationale de santé de 2005 à 2015 selon le plan national de développement sanitaire. II qui va de 2011 à 2015. Malgré cet engagement, le paludisme demeure la 1ère cause de mortalité et de morbidité au Burundi. Il est responsable de 48% de cas de décès des enfants de moins de 5 ans et de plus de 50% des motifs de consultations dans les hôpitaux et les centres de santé.

EZECHIEL MISIGARO

 

Ministère de la santé publique et de la lutte contre le sida> Atelier sur l’homologation et l’accessibilité des médicaments

Bientôt une loi sur l’homologation et la réglementation des prix des médicaments au Burundi

 

Le ministère de la Santé publique et de la lutte contre le sida, à travers le Département de la pharmacie, du médicament et des laboratoires a organisé le jeudi 19 février 2015, un atelier de dissémination et d’information sur l’homologation et l’accessibilité des médicaments. Les participants ont été informés que le projet de loi visant la réglementation et l’harmonisation des prix des médicaments dans tous les secteurs publics et privés est en cours de préparation.

 

DSC02960Le directeur du Département de la pharmacie, des médicaments et des laboratoires Emmanuel Bamenyekane a fait savoir que l’atelier vise un double objectif : Celui d’informer les acteurs impliqués dans la chaîne d’approvisionnement des médicaments au Burundi et celui d’annoncer qu’une loi visant à homologuer tous les médicaments avec la réglementation de leur prix est en cours de préparation.
S’agissant du premier objectif, M. Bamenyekane indique qu’une liste des médicaments entrant au Burundi va être dressée ainsi que les laboratoires d’origine. C’est dans le souci de se soumettre aux exigences de la communauté de l’Afrique de l’Est dans le cadre du suivi et du contrôle de la qualité, a-t-il ajouté. Il s’agit également de vouloir réduire les prix des médicaments puisqu’ en fin de compte le ministère ayant la santé publique dans ses attributions va se rendre dans les laboratoires d’origine pour se renseigner sur la qualité et les prix des médicaments circulant au Burundi. «Puisque jusqu’à maintenant on se fiait aux prix fixés par les importateurs, ce qui rendaient inaccessibles les médicaments», a déclaré M. Bamenyekane.

Les prix seront harmonisés dans les secteurs tant public que privé

M. Bamenyekane a signalé qu’à la suite d’une enquête menée en 2013 par le ministère de la Santé publique et de la lutte contre le sida, avec l’appui de l’Organisation mondiale de la sante (OMS), le constat est qu’un décalage des prix s’observe entre le secteur privé et public.
D’une part, révèle-t-il, la Centrale d’achat des médicaments essentiels du Burundi (Camebu) se devant de fournir des médicaments dans les districts et hôpitaux public autonomes obéit aux normes fixées selon lesquelles les marges bénéficiaires ne doivent jamais dépasser 40%. D’autre part, le secteur privé se fixe des marges bénéficières comme il l’entend allant jusqu’à 200%.
Désormais, insiste M. Bamenyekane, avec la nouvelle loi en cours de préparation, les prix seront les mêmes tant au niveau du secteur public que du secteur privé. Avec bien entendu le contrôle de la qualité biomédicale dès les laboratoires d’origine avec homologation préalable.
M. Bamenyekane indique que le projet de loi sera bientôt soumis au Conseil des ministres pour adoption. L’objectif de l’atelier de ce jeudi 19 février 2015 était de réveiller la conscience des acteurs impliqués pour que personne ne soit pas surpris si des changements interviennent avec ledit projet, a-t-il martelé.

AMEDEE HABIMANA

 

Bururi> Journée internationale de lutte contre la lèpre

Bien traitée, la lèpre guérit

 

La Journée mondiale de lutte contre la lèpre a lieu le dernier dimanche du mois de janvier de chaque année. C'est une journée consacrée à informer et à sensibiliser la population sur cette maladie. Elle a été instituée par l'Assemblée mondiale de la santé, à l’initiative du journaliste et philanthrope Raoul Follereau ( 1903-1977 ), et fut célébrée pour la première fois le 31 janvier 1954. Au Burundi, les activités marquant cette journée ont été rehaussées par la présence de la ministre de la Santé publique et de la lutte contre le sida. C’était le mardi 17 février 2015, en zone Kizuka, commune Rumonge, province de Bururi.

 

DSC 3583Soutenir les anciens malades lépreux et ceux qui sont encore malades; promouvoir des stratégies pour le développement inclusif à basecommunautaire, voila ce qui a poussé la ministre de la Santé publique et de la lutte contre le sida, Sabine Ntakarutimana, ses cadres et agents ainsi que le représentant de l’ONG Action Damien au Burundi, d’effectuer une visite de travail en commune Rumonge.
Six cent mille francs burundais ont été accordés aux victimes de la lèpres de la province de Bururi, en raison de 300 000 FBu pour les anciens et actuels lèpreux regroupés en association en zonne Kizuka, et 300 000 FBu pour ceux qui ne le sont pas encore.
Quatre kilogrammes de haricots, 4 kg de riz, 4 kg de farine de maïs, 1 kilo de sel et une paire de souliers ont été donnés à chacun d’eux. Ceci dans le cadre de soutenir les victimes de cette maladie pour répondre aux besoins essentiels des personnes touchées et de leurs familles; améliorer leur qualité de vie et faciliter leur autonomisation.

Permettre aux victimes d’accéder aux services de santé

L’objectif est de permettre aux malades d'accéder aux services de santé; permettre aux personnes frappées par la maladie de mener une existence indépendante, ainsi que promouvoir une politique de santé sociale et juste
Le gouverneur de la province de Bururi, Gloriose Nimenya, a remercié la ministre Ntakarutimana pour son appui réel en faveur de sa province.
Les lépreux sont des personnes comme les autres qu’il ne faut pas stigmatiser mais plutôt aider à contribuer à leur développement et à celui de leur pays.
Le président de l’association des victimes de la lèpre « Kiraduterimbere », Joachim Nijimbere, affirme qu’une fois que les médicaments sont bien pris, la maladie guérit. « Je suis bien portant pour avoir respecté scrupuleusement la règle médicale. C’est pour cela que je suis dirigeant car un dirigeant doit être en bonne santé pour planifier et guider les autres », a-t-il témoigné.

YOLANDE NINTUNZE

 

Croix Rouge Burundi > Formation des membres de Burundi International club

Elle a porté sur les premiers secours

 

croixLa Croix-Rouge du Burundi a organisé une formation à l’intention des femmes membres de Bujumbura International club (BIC) sur les premiers secours, le mercredi 18 février 2015. Martine Gedopt, présidente de BIC a fait savoir que chaque femme a besoin d’être formée en premier secours pour pouvoir secourir à la maison en cas de besoin.

 

Selon le formateur de la Croix Rouge, les premiers secours sont l’ensemble de gestes et de soins d’urgence simples visant à conserver la vie, alléger les souffrances et prévenir l’aggravation de l’état des victimes d’accidents divers.
Les membres le l’BIC qui sont les femmes expatriées et épouses des expatriés ont été formés sur la gestion de l’urgence qui est la première chose à faire en secourisme. Elles ont appris à sécuriser, à faire le bilan, à alerter et à secourir une victime.
La sensibilisation sur les premiers secours a aussi porté sur la noyade. Les participantes ont appris comment éviter la noyade et quoi faire en cas de celle-ci. Sur les plaies, elles ont appris en quoi consistent les soins portant sur les plaies simples et graves. En plus, les membres de BIC ont appris comment secourir le saignement de nez.
Lyse Gahimbare

 
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