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Impressions des marchands de Ruvumera> Après l’incendie au marché de Kinindo

L’incendie étant imprévisible, il ne faut donc pas en avoir peur

 

Les incendies restent des accidents qui arrivent n’importe où et n’importe comment étant donné que ce sont des faits fortuits. C’est pourquoi, il n’y a pas moyen de les redouter sinon on risque de vivre dans un perpétuel stress. La seule solution serait de prendre des précautions. Et si cela se produit, alerter vite les services anti-incendie compétents.

DSC06349Après l’incendie qui s’est déclaré dans la nuit de dimanche 7 à lundi 8 juin 2015 au marché de Kinindo, le quotidien Le Renouveau a pensé rencontrer le mercredi 10 juin certains marchands du marché de Ruvumera en vue de recueillir leurs impressions eu égard à la rumeur qui a circulé quelques jours avant, faisant état d’incendier le marché de Ruvumera et celui de Kinindo.
Il ressort de nos entretiens que les commerçants de Ruvumera n’ont pas tellement peur que le marché de Ruvumera puisse subir le sort du marché de Kinindo dans la mesure où les enquêtes n’ont pas encore établi la responsabilité des malfaiteurs. Et d’ajouter qu’ils auraient peur si la cause de l’incendie était réellement identifiée. Certaines hypothèses avancent que la source serait l’huile de palme vendue dans ce marché sans aucune précision.

Ce n’est pas le premier marché qui prend feu

N’empêche qu’il y ait une certaine tendance pessimiste. Pour Liliane Akimana, la peur n’est pas à exclure parce que ce n’est pas le premier marché victime d’incendie quelle qu’en soit l’origine. Ainsi, elle a énuméré quelques marchés déjà incendiés, à savoir le marché central de Bujumbura ; le marché de Kamenge, le marché de Ngozi, …
Elle a fait remarquer que cela ne veut pas dire que le marché de Ruvumera sera incendié étant donné qu’on ne peut pas programmer l’incendie. Il s’agit d’un accident qui peut s’observer n’importe où et qui peut se déclarer n’importe comment.
Ferdinand Ntahimpera estime que ce qui est arrivé récemment au marché de Kinindo ne peut aucunement faire peur aux marchands sinon on risque de ne pas exercer les activités dans les marchés. Pour lui, il faut comprendre la situation telle qu’elle se présente.
Le moins que l’on puisse dire est qu’il est question de prendre des précautions nécessaires. Il n’y a aucune autre solution. Encore faut-il être aux aguets de façon à alerter les services anti-incendie habilités en cas de besoin.
Masta Shabani

 

 

Problèmes rencontrés> Par les femmes albinos

Elles sont traumatisées par leur état physique

 

Les femmes albinos font face à de nombreux problèmes. Elles sont stigmatisées par la société. Elles sont menacées par le soleil à cause de la fragilité de leurs peaux. Mais aussi, elles sont traumatisées par leur état physique. Elles demandent à la société de les soutenir car elles doivent jouir des mêmes droits que les autres personnes.

 

L’albinisme est une maladie génétique héréditaire qui touche une personne sur 17 000 à travers le monde.

Elle se caractérise par un défaut de production de mélanine, ce pigment qui donne une coloration à notre peau, nos yeux et nos cheveux. Il existe différentes formes d’albinisme. Lorsque seuls les yeux sont touchés, on parle d’albinisme oculaire. Mais dans de nombreux cas, les cheveux et la peau sont également atteints, caractéristiques d’un albinisme oculo-cutané.

Lorsqu’une femme est albinos, elle fait face à de nombreux défis. Au moment où elle est encore enfant, ses parents doivent la cacher de peur qu’ils soient discriminés par l’entourage. Par conséquent, cette enfant grandit tout en se convainquant qu’elle n’est pas née comme les autres enfants, qu’elle est comme un malheur dans sa famille. Quand elle a la chance d’aller à l’école, elle se heurte au mépris de leurs camarades mais aussi de ses enseignants. Si elle n’est pas courageuse, elle peut abandonner les études.
Lorsqu’elle devient adulte, c’est rare qu’elle trouve un mari. Ceci, car toute la société consideré son état comme une malédiction. Par conséquent, les hommes ont peur de l’épouser en pensant qu’elle doit obligatoirement mettre au monde un enfant albinos. Ce qui n’est nécessairement pas vrai.

De la discrimination à l’assassinat

En plus d’être discriminée, une femme albinos est sous menace d’être tuée. Dans certains coins du pays, des gens mal informés sont convaincus que certaines parties des albinos en général et des femmes albinos en particulier portent bonheur surtout chez les commerçants. Par conséquent, ces gens vont à la chasse des familles qui ont un membre albinos pour le tuer.
Mais en réalité, ce n’est que la méchanceté des gens car tous les hommes naissent égaux et ont les mêmes droits, y compris le droit à la vie.
Rose Mpekerimana

 

 

SECURITE ALIMENTAIRE> Etat des lieux

Des indicateurs préoccupants

 

Les indicateurs de la situation nutritionnelle du Burundi sont préoccupants. Il vient en deuxième position parmi les pays dont l’indice de la faim s’est détérioré. Cela ressort du Rapport sur les consultations nationales : Agenda pour le développement post-2015.

 

aliLe rapport sur l’indice de la faim dans le monde 2011 produit par l’Institut international de recherche sur les politiques alimentaires (IFPRI) place le Burundi en 2è position après la République démocratique du Congo, parmi les pays dont l’indice de la faim s’est le plus détérioré.
Les rendements et les productions végétales, animales et halieutiques affichent toujours une tendance baissière et ne parviennent plus à couvrir les besoins nutritionnels et financiers d’une population en perpétuelle croissance.

Le taux de malnutrition chronique largement supérieur au seuil d`urgence

L’édition 2012 du rapport d’avancement des Objectifs du millénaire pour le développement (OMD) au Burundi montre qu’en ce qui concerne la faim, le rapport de l`Enquête démographique et de santé de 2010 révèle un taux d’insuffisance pondérale de 29% et un taux de malnutrition chronique de 58% chez les enfants de moins de cinq ans au Burundi. Bien que cette insuffisance pondérale soit une amélioration par rapport à son niveau de 2007 qui était de 35,2%, elle reste encore supérieure au taux de 21% accepté par l’Organisation mondiale de la santé (OMS). Le taux de malnutrition chronique quant à lui a passé de 46% à 58% entre 2007 et 2010, donc très largement supérieur au seuil d`urgence qui est de 40%.

Encouragement à la constitution de stocks communautaires

Par ailleurs, pour mieux gérer les risques et atténuer la vulnérabilité des populations, le gouvernement encouragera les associations de producteurs à constituer des stocks communautaires (greniers communautaires) pour faire face aux pénuries conjoncturelles. Il prévoit aussi de renforcer le système d’alerte et d’information pour que les populations et les décideurs soient informés en temps utile de l’évolution de la situation alimentaire et nutritionnelle et puissent prendre les décisions appropriées.
Les objectifs de ce sous-programme visent à améliorer la sécurité alimentaire et l’état nutritionnel des populations vulnérables dans les provinces où le taux de malnutrition chronique est particulièrement élevé et à accroître l’accès à l’éducation et développer les capacités des mères vulnérables.

Eric Mbazumutima

 

IFB> Juin, le mois de l’environnement

Les activités centrées sur le changement climatique

 

Le mois de juin, mois de l’environnement, cette année encore, sera développé sous forme d’activités et propositions très diverses. Il s’agit notamment des expositions, ateliers, conférences, cinéma, visites, etc. qui se feront le relais de la thématique de la Conférence Paris Climat de novembre sur le changement climatique. A cette occasion, l’IFB organise la première projection de l’exceptionnel documentaire Virunga (parc national de la partie orientale de la RDC).

 

Nouvelle image 3Du 3 au 30 juin, l’Institut français du Burundi présentera une exposition intitulée « 60 solutions face au changement climatique ». À travers 21 projets et 21 photos de Yann Arthus-Bertrand issues de sa célèbre série « La Terre vue du ciel », cette exposition présente des solutions concrètes dans la lutte contre le changement climatique, en faveur d’un modèle de croissance sobre en carbone.
Une autre exposition des œuvres du concours «Face au changement climatique» se tient à l’IFB au mois de juin. Ce concours invite les élèves membres des « Clubs Environnement » au Burundi à créer des œuvres sur les causes du changement climatique et leur impact sur l’environnement. Les œuvres finalistes sont exposées à l’IFB.
Le rendez-vous de ce mois, c’est également une sortie familiale dans une pépinière. L’Association des Jeunes amis du progrès vous propose la visite de sa pépinière à la découverte de tous les secrets de la plantation : semis, arrosage, entretien, etc.
« Il était une forêt », un documentaire de Luc Jacquet programmé à l’institut au cours de ce mois. L’auteur guide le spectateur pour une promenade en forêt équatoriale loin des sentiers battus. Il faudra se pencher et ouvrir l’œil pour découvrir la première graine pousser, celle des arbres pionniers, qui préparent le terrain aux suivants et qui, cinq décennies plus tard, prendront le relais, avant d’accomplir un cycle complet long de plusieurs siècles.
Il est également prévu une journée Conférence plénière et ateliers de réflexion sur la thématique du « Changement climatique » .
« Burundi, cœur de l’Afrique » est une invitation au voyage qui se déroulera du 1er au 14 juin à l’Alliance française de Gitega. Les photographies de Louis Marie Preau et les aquarelles de Benoît Perotin mettent en scène la richesse et la beauté exceptionnelle du patrimoine naturel burundais.
GRÂCE-DIVINE GAHIMBARE

 
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