Publications de Presse Burundaise, Rohero I Avenue de la JRR N°17 Immeuble le SAVONNIER, Téléphone standard : (257) 22 22 62 32, Fax :(257) 22 22 58 94, email: pressequotidienne@yahoo.fr

Ministère de la Santé publique>Déclaration sur l’Ebola

L’épidémie à virus Ebola est à cheval sur deux provinces voisines le Nord Kivu et l’Ituri

DSC 0743Le ministère de la Santé publique et de la lutte contre le sida, conjointement avec  l’Organisation mondiale de la santé (OMS), a sorti une délaration en rapport avec la maladie à virus Ebola. 

 

Dans son mot liminaire, Kazadi Mulombo, représentant de l’OMS au Burundi, a fait savoir que l’épidémie à virus Ebola est à cheval sur deux provinces voisines, à savoir le Nord Kivu et l’Ituri. A la date du 4 août 2018, 76 cas ont été enregistrés dont 13 confirmés et 33 décès. La région concernée est à moins de 400 km du Burundi. L’OMS a déployé des ressources humaines et matérielles à partir de la ville de Mbandaka où un pont aérien avec Goma a été établi depuis l’annonce de l’épidémie jusqu’aujourd’hui. M. Mulombo a indiqué que l’évaluation du risque Ebola pour le Burundi a été faite en mai 2018 au moment de la déclaration de l’épidémie dans la région Nord-Ouest de la République démocratique du Congo (RDC), à plus ou moins 2 000 km à vol d’oiseau du Burundi, sans contact direct avec le pays. Le Burundi a élaboré son plan de contingence en juin 2018. Les activités préparatoires sont en train d’être mise en œuvre avec l’appui des partenaires. Il est recommandable que ces activités puissent être intensifiées à tous les niveaux, points d’entrée, formations sanitaires, les radios et autres moyens de communication. Depuis l’annonce de la maladie à virus Ebola en RDC, l’OMS, en tant que conseiller et appui du gouvernement burundais, a conjointement initié un certain nombre d’activités. Le centre de traitement de la maladie à virus Ebola situé à Rukaramu a été réhabilité. Trois ambulances sont disponibles au niveau de l’aéroport international de Bujumbura, de la frontière Ruhwa dans la province de Cibitoke et de Nyanza-Lac. M. Mulombo a indiqué qu’à propos de la surveillance épidémiologique, il y a eu la formation des formateurs sur la surveillance intégrée des maladies et riposte, et en cascade, dans les districts prioritaires à la frontière avec la RDC. Il est recommandé aux autorités de lancer une campagne d’information et de sensibilisation du public avec un accent sur les zones déjà identifiées comme points d’entrée potentiels.
Lucie Ngoyagoye

 

MINISTERE EN CHARGE DE LA SANTE > Lutte contre le sida

Malgré les efforts fournis, des défis persistent dans ce domaine

 

DSC01883 1Dans son exposé sur la situation du VIH chez les jeunes de 15 à 24 ans au Burundi, Dr Raphael Nshimirimana du Programme national de lutte contre le sida et les infections sexuellement transmissibles (PNLS/IST), a précisé qu’une féminisation de l’épidémie s’observe au Burundi. Pour lui, l’insuffisance des supports de communication est l’un des principaux défis dans la lutte contre le sida. 

 

Selon une étude faite en 2017, la prévalence du VIH pour la population de 15-49 ans est de 0,9% pour un total de 1 603 095 de gens conseillés et dépistés. Pour un total de 631 168 jeunes de 15-24 ans dépistés, 3 678 dont 2 871 filles soit 20%, ont eu des résultats positifs. Cependant, dit Dr Nshimirimana, on note une variation de la prévalence du VIH dans tout le pays. Par exemple, en Mairie de Bujumbura, 3,6% vivent avec le VIH, contre 2,3 à Gitega, 1,9 à Mwaro, 1,3 à Kirundo et 1,1 à Rumonge. Dans toutes ces provinces, on observe une féminisation de l’épidémie avec 1,2% chez les femmes contre 0,6% chez les hommes. Cela s’explique par le fait qu’un seul homme peut connaître plusieurs femmes mais aussi par la tendance à l’urbanisation des milieux ruraux. Dr Nshimirimana a ajouté que 30% des nouvelles infections apparaissent chez les jeunes de 15-24 ans et, parmi ces dernières, les filles représentent 22%, la cause étant les relations hétérosexuelles qui contribuent à ces infections à hauteur de 17%. «C’est pour cette raison que les jeunes de moins de 25 ans constituent une cible des interventions de prévention du VIH », a-t-il fait entendre. 

Les défis sont multiples

Dr Nshimirimana a dit que parmi les principaux défis, il faut souligner les messages transmis qui sont généraux et moins adaptés aux différentes catégories des jeunes, l’insuffisance des supports de communication, l’approche de la paire éducative sans assises solides au niveau communautaire, l’automédication des IST, le faible rendement du dépistage et la dégradation des mœurs burundaises. Il a aussi souligné la faible adhérence au traitement, la persistance des attitudes discriminatoire à l’égard des malades du sida, la problématique de diagnostic précoce du VIH chez les nourrissons ainsi que le faible taux de consultation prénatale précoce. Pour y faire face, Dr. Nshimirimana a indiqué que le ministère en charge de la santé publique a pris des stratégies. C’est le cas notamment de l’introduction de nouvelles approches de dépistage (Autotest, indextesting) pour renforcer le rendement du dépistage, la décentralisation des services de prévention et de prise en charge, le renforcement de l’implication des leaders communautaires dans la réponse au VIH. 
Jean Bosco Nkunzimana

 

Municipalité de Bujumbura> Des regards non couverts

Une source d’insécurité et une menace pour les passants

 

IMG 6419Le boulevard Patrice Lumumba est l’un des endroits où on trouve des regards non couverts. Ces derniers sont des lieux de refuge pour les malfaiteurs qui s’y cachent après avoir commis des forfaits. 

 

Sur certaines avenues de la ville Bujumbura, on y trouve des regards non couverts qui inquiètent les passants. Ces regards causent même des accidents dans les heures avancées puisque les avenues ne sont pas éclairées. Les habitants de la capitale craignent pour la sécurité des gens qui prennent le boulevard Patrice Lumumba juste en bas de l’école primaire Stella Matutina. La rédaction du quotidien d’information «Le Renouveau» s’est rendue sur les lieux le jeudi 26 Juillet 2018  pour s’entretenir avec la population sur la situation qui y règne.Gilbert Gahungu, un des passants que nous avons trouvé sur les lieux a indiqué que ces regards sont vraiment une menace pour les usagers de ce boulevard. Les voleurs se cachent à l’intérieur après avoir commis leurs forfaits et si on essaie de les poursuivre, ils te menacent avec des lames de rasoirs alors là tu abandonnes, a ajouté M.Gahungu. Dernièrement, il y’a eu un cas d’une jeune femme à laquelle on a pris son sac à main et le voleur s’est introduit dans le regard. La victime du vol  a crié au secours mais personne ne pouvait pas lui venir en aide parce qu’ils sont au courant que ces gens cachés à l’intérieur sont très dangereux, a-t-il signalé.Pacifique Ntaconayigize, un jeune garçon qui vend les œufs et des arachides dans cette localité et qui passe tout près de ces regards non couverts  tout le temps affirme que ces derniers ont déjà causé plusieurs accidents. «Si un jour un enfant ou une femme enceinte tombe dedans, ce  sera la catastrophe.»L’autre regard très dangereux  se trouve juste dans le tournant qui monte vers la clinique Prince Louis Rwagasore, toujours à côté de l’école primaire Stella Matutina. Celui-ci cause des accidents parce les conducteurs essaient de le contourner pour ne pas tomber dedans et ils se cognent avec d’autres voitures venant du sens contraire, a signalé M.Ntaconayigize.Les habitants de la capitale Bujumbura demandent à la mairie de faire de son mieux pour couvrir ces regards afin d’éviter des accidents qui s’y produisent et assurer la sécurité des passants.
Sonia Busogoro (Stagiaire)

 

Le 1er août > Semaine mondiale de l’allaitement maternelle

Problèmes rencontrés par une femme allaitante séropositive

 

A l’occasion de la semaine mondiale de l’allaitement maternel qui commence le 1er août de chaque année, Le Renouveau s’est entretenu avec une femme allaitante séropositive sur les défis qu’elle rencontre au cours de son allaitement. Elle a cité entre autres le manque d’aliments équilibrés pour un allaitement exclusif jusqu’à six mois. 

 

Goreth N. vit dans la zone Kinama. Elle a fait savoir qu’elle était au courant de sa sérologie au moment où son époux était décédé. Cette femme venait de tomber enceinte. « J’étais inquiète et je me suis dirigée vers un centre de santé pour faire le dépistage. Le résultat a été positif. L’infirmière qui m’a accueillie m’a suggéré de chercher un médecin qui peut me suivre au cours de la grossesse. Ce médecin m’a recommandé de commencer les anti-rétroviraux. A l’accouchement, le bébé était né sain. On m’a demandé de faire un choix entre l’allaitement exclusif et le lait artificiel. Puisque je n’ai pas de moyens financiers, j’ai choisi l’allaitement exclusif », a dit Goreth N.  

Un soutien remarquable s’avère nécessaire 

Notre interlocutrice a indiqué qu’elle a fait face à beaucoup de défis au cours de son allaitement. Elle a précisé que le médecin lui a suggéré d’essayer de manger des aliments équilibrés afin que l’enfant puisse grandir convenablement. « Cela m’a été difficile puisque je n’avais pas de moyens pour me procurer ce dont j’ai besoin pour équilibrer ce que je mangeais. J’ai essayé pendant peu de mois, mais à un certain moment, j’ai constaté que l’enfant commençait à perdre du poids puisqu’il n’était pas satisfait de l’allaitement exclusif. Par conséquent, je me suis décidée de rompre cet allaitement à quatre mois de naissance pour lui donner du lait artificiel », a-t-elle ajouté.De cette expérience, Goreth N. interpelle les associations qui ont l’objectif de la prise en charge des personnes infectées et affectées par le VIH/sida de fournir plus d’efforts chez les femmes allaitantes séropositives afin qu’elles aient ce dont elles ont besoin pour une bonne croissance de leurs nouveau-nés. Elle demande enfin les intervenants dans la lutte contre le sida d’accompagner la politique de la PTME (Protection de la transmission du VIH/sida de la mère à l’enfant) par un soutien remarquable des mères allaitantes séropositives.
Rose Mpekerimana

 
Ouvrir