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WOMEN IN ACTION FOR PEACE IN BURUNDI> Dîner de gala

«Les femmes sont les ambassadrices de la paix et du développement »

 

DSC 0800Un dîner de gala a été organisé, le vendredi 31 mars 2017, dans le cadre de terminer harmonieusement le mois de mars au cours duquel toutes les femmes célèbrent la journée qui leur est dédiée. La Coordinatrice de l’initiative Women in Action for Peace in Burundi (WAP-Burundi), Rose Ntawe, a indiqué que les femmes sont les ambassadrices de la paix et du développement.

 

Le thème choisi pour le dit gala est « Femmes, au même pas, engagement commun pour le développement ». Les épouses des hautes personnalités du pays ainsi que les amies de WAP venues de toutes les sphères de la vie sociale étaient bel et bien présentes. On notera aussi la présence d’éminentes personnalités du monde sportif, dont Lydia Nsekera, ancienne présidente de la Fédération de football du Burundi et actuellement du Comité national olympique, mais aussi membre du Comité exécutif de la Fifa et de la Caf. Les femmes de tous les partis politiques du pays ont également répondu à l’invitation.
Dans le discours d’ouverture, la Coordinatrice de WAP-Burundi, l’Ambassadeur Rose Ntawe, a précisé que cette rencontre s’inscrit dans le souhait de terminer harmonieusement le mois de mars au cours duquel toutes les femmes célèbrent la journée qui leur est dédiée. C’est une opportunité, a-t-elle dit, pour les dames vivant au Burundi, de nationalité, de formation, de génération, d’activités différentes, d’illustrer la diversité et la richesse de leurs parcours, la place et le rôle qu’elles ont et qu’elles remplissent avec brio dans la société.
Elle a ajouté que ladite rencontre est également l’occasion à chacune d’entre-elles de prendre conscience des défis à relever chacune dans son domaine, ainsi que des opportunités qui leur sont offertes pour les réaliser. Donc, pour elle, les femmes sont responsables des générations présentes et futures.
L’ambassadrice Rose Ntawe a lancé l’invitation à toutes les femmes à marcher avec WAP-Burundi au même pas avec un engagement commun pour atteindre l’idéal de contribuer au renforcement de la paix, cette paix comprise comme l’aspiration fondamentale des hommes et des femmes de tous les temps et de tous les horizons.
Le thème choisi, a-t-elle souligné, interpelle toutes les femmes à agir comme une princesse qui doit bien se parer, paraître comme une reine, mais surtout comme une femme conseillère, initiatrice, agissante dans la société pour laisser une marque indélébile de paix et de développement.
Mme Ntawe a profité de la présence des dames dans cette soirée pour les nommes des ambassadrices de la paix. Elle a pour cela invité les sœurs, les enfants et les frères qui sont encore à l’extérieur, de rentrer au pays. Elle s’est dite heureuse que la cause de la femme, de la paix et du développement ait trouvé un écho favorable auprès des femmes.

Une femme doit croire en elle-même

Toutes celles qui ont pris la parole pour présenter les activités réalisées par les femmes ou les activités de WAP-Burundi ont convergé sur le fait que la femme doit croire en elle-même car elle a la charge d’attirer le monde sur elle et de changer la société. Les femmes sont appelées à propager des discours de paix et de montrer la vrai réalité du Burundi. La marche, pour soutenir la paix au Burundi, organisée par WAP-Burundi, au mois de septembre 2016, dans la capitale Bujumbura, a vu la participation des femmes issues de toutes les couches de la population burundaise.
La soirée a été clôturée par le partage du repas et la danse sous l’animation de la chanteuse burundaise, Natacha Ngendabanka

Kazadi Mwilambwe

 

Province de Muramvya > Evaluation des activités des agents de santé communautaire sur la planification familiale

« Ils ont beaucoup contribué à l’adhésion aux méthodes contraceptives»

 

IMG 1516Le ministère de la Santé publique et de la lutte contre le sida via le programme national de santé de la reproduction (PNSR), en collaboration avec le DFID, a effectué une descente dans la province de Muramvya. L’objectif était d’évaluer les activités des agents de santé communautaire sur la planification familiale. Et, les témoignages recueillis dans les centres de santé ont montré que ces agents ont beaucoup contribué pour que les familles adhèrent aux méthodes contraceptives afin de maîtriser leurs naissances.

 

Dans l’optique d’évaluer les activités des agents de santé communautaire, le PNSR a visité le centre de santé de Shumba en commune Bukeye. Joselyne Nizigiyimana est une mère de quatre enfants : « J’ai eu le deuxième enfant au moment où le premier n’avait qu’une année seulement. J’ai eu beaucoup de peines parce que, je portais en même temps deux bébés. Après quelques jours, un agent de santé communautaire m’a rendu visite et m’a conseillé d’utiliser les méthodes contraceptives pour avoir un enfant au moment opportun. J’ai réalisé que ce qu’elle me propose est avantageux pour moi et pour ma famille. Aujourd’hui, je totalise dix ans d’utilisation de méthodes contraceptives. Le troisième et le quatrième enfant sont séparés de six ans et demi. Et, nous nous sommes convenus avec mon mari d’arrêter de mettre au monde et de prendre en charge ces quatre enfants seulement », a signalé Mme Nizigiyimana.

Des séances de sensibilisation pour lutter contre les rumeurs sur la planification familiale

Amélie Nijimbere est un agent de santé communautaire sur la colline Kibogoye de la commune Bukeye. Elle a fait savoir qu’elle passe de ménage en ménage pour donner des informations sur la santé de la reproduction en général et sur la planification familiale en particulier. Elle a affirmé que si les gens n’ont pas eu de vraies informations, ils restent avec des rumeurs. Elle a donné l’exemple des femmes qui lui disent souvent que certaines méthodes contraceptives ont des conséquences très néfastes sur leur santé. Mais avec les séances de sensibilisation, ces femmes comprennent et adhérent à ces méthodes contraceptives. Elle a dit que son travail n’est pas facile. « Dans certains cas, les hommes nous insultent que c’est nous qui révoltons leurs femmes à ne pas mettre au monde. Mais avec le temps, certains finissent par comprendre les bienfaits de la planification familiale. Et, je suis fière du travail accompli. Cela parce que, quand je regarde les rapports, je confirme qu’il y a une amélioration en ce qui concerne les gens qui adhèrent aux méthodes contraceptives», a-t-elle fait remarquer.

Une amélioration est remarquable quant à l’adhésion à la planification familiale

Le délégué du PNSR, Philbert Sinzinkayo a fait savoir que le PNSR a formé les agents de santé communautaire de la province de Muramvya au mois d’août 2016 sur la santé de la reproduction. Après ces formations, ces agents étaient appelés à aller sensibiliser les autres sur ce qu’ils ont appris, en collaboration avec les centres de santé qui sont proches « Maintenant, le PNSR descend sur terrain pour rencontrer ces agents afin d’évaluer leurs activités après la formation. Aussi, pour échanger avec eux sur les atouts ou les défis rencontrés au cours de leurs activités », a-t-il mentionné.
M.Sinzinkayo a affirmé que ces agents de santé communautaire ont beaucoup contribué pour que les familles adhèrent aux méthodes contraceptives. Cela est justifié par le fait que tous les titulaires des centres de santé qui collaborent avec eux saluent le travail qu’ils sont en train de faire. Il a annoncé que ces titulaires avouent qu’avec leur travail, ils n’arrivent pas à visiter tous les ménages pour voir l’état des lieux de la planification familiale. Mais aujourd’hui, ils n’ont pas de souci grâce à la collaboration avec les agents de santé communautaire. Ceux-ci arrivent sur toutes les collines, sensibilisent les gens sur la santé de la reproduction et donnent des rapports auprès des titulaires des centres de santé. Et, ces rapports montrent qu’il y a une amélioration sur le taux de couverture contraceptive.
M. Sinzinkayo a saisi l’occasion pour demander à la population de la province de Muramvya de collaborer avec ces agents de santé communautaire. Cela parce que, ces derniers peuvent les guider en ce qui concerne le choix de l’utilisation des méthodes contraceptives. Il appelle également les administratifs à appuyer les agents de santé communautaire afin que la planification familiale réussisse dans la province de Muramvya.
Rose Mpekerimana

 

PROVINCE DE CIBITOKE > Sensibilisation sur la planification familiale à l’endroit des agriculteurs

Leur implication s’avère nécessaire pour maîtriser le galop démographique

 

IMG 1404Le ministère de la Santé Publique et de la lutte contre le sida par, le biais du Programme nationale de la santé de la reproduction (PNSR) avec l’appui financier de DFID a organisé du 28 au 31 mars 2017 des réunions de sensibilisation sur la planification familiale à l’endroit des agriculteurs de la province de Cibitoke. Au cours des exposés, il est montré aux participants les conséquences liées à la forte démographie. Et, ces participants se sont engagés à adhérer aux méthodes contraceptives afin de maîtriser leurs naissances.

 

Dans son mot d’ouverture, le conseiller du gouverneur chargé des questions socio-culturelles, Jeanne-Marie Citegetse a fait savoir qu’en province de Cibitoke, le galop démographique se remarque. Par conséquent, des conflits causés par ce galop existent aussi. Elle a cité les conflits entre les frères, les familles ou les voisins, les procès des couples qui cohabitent illégalement à cause d’un seul homme qui veut épouser plusieurs femmes, mais aussi un nombre très élevé d’élèves dans les écoles, ou des malades dans les structures de soins. Et, le gouvernement est débordé pour les prendre en charge. Mme Citegetse a alors saisi l’occasion pour faire un clin d’œil à la population de la province de Cibitoke qu’il faut rompre avec la vieille mentalité qui dit qu’avoir beaucoup d’enfants est une richesse irremplaçable. Elle a interpellé les participants qu’il faut à leur tour sensibiliser les autres sur la planification familiale afin de maîtriser les naissances dans la province de Cibitoke.
Le délégué du PNSR, Philbert Hakizimana a, quant à lui, indiqué que le ministère de la Santé publique et de la lutte contre le sida a le souci de sensibiliser toute la population burundaise sur le programme de planification familiale. Il a indiqué que le choix des agriculteurs dans la province de Cibitoke est motivé par le fait que la plupart de gens se regroupent dans les associations.

Les hommes doivent s’impliquer pour réussir la planification familiale

Edouard Ntawuzahihera, un membre de l’Association des agriculteurs de la Commune de Rugombo, a fait savoir que les hommes peuvent être un obstacle à la planification familiale. Il a dit que certains hommes ne veulent pas s’entendre avec leurs femmes sur comment ils peuvent adhérer aux méthodes contraceptives afin d’espacer ou de limiter les naissances. « Par conséquent, on constate que ces familles ont beaucoup d’enfants. Et, elles font souvent face à des maladies infantiles à cause de la malnutrition », a-t-il signalé
M. Ntawuzahihera a, pour ce faire, demandé à tous les hommes, surtout à ceux de la province de Cibitoke, d’adhérer au programme de la planification familiale afin de prévenir les conflits familiaux liés à la forte démographie.
A la fin desdites réunions, les participants se sont engagés à relayer les informations qu’ils ont reçues sur la planification familiale dans leur entourage. Ils ont également affirmé qu’ils vont servir d’exemple en adhérant aux méthodes contraceptives.

Rose Mpekerimana

 

SANTE> Clôture de la 6è Conférence scientifique sur la santé

Le gouvernement du Burundi s’engage à poursuivre la mise en application de toutes les recommandations issues de cette conférence

 

DSC03809Le ministère de la Santé publique et de la lutte contre le sida, en collaboration avec le ministère à la présidence chargé des Affaires de la Communauté est africaine, ainsi que le secrétariat exécutif de la Communauté est africaine a procédé le vendredi, 31 mars 2017 à la clôture de la 6è Conférence scientifique annuelle sur la santé et une exposition commerciale internationale des produits de santé au sein de la Communauté est africaine.

 

Dans son discours de circonstance, Joseph Butore, Deuxième vice-président de la République du Burundi a remercié tous les participants à cette conférence pour leur engagement à trouver ensemble des solutions durables pour les défis du secteur de la santé au sein de la Communauté est africaine. Le Deuxième vice-président de la République a fait savoir que le changement climatique et son influence sur les déterminants sociaux et environnementaux de la santé, la mondialisation dans le contexte d’une forte croissance démographique dans nos pays, sont autant de facteurs identifiés, susceptibles d’augmenter les maladies endémiques et épidémiques dans la sous- région.
M. Butore a fait savoir que le gouvernement se félicite d’ailleurs que les questions sécuritaires ne constituent plus un frein au processus d’intégration régionale. Il demande aux participants à la conférence venus d’autres pays, d’être de vrais ambassadeurs sur tout ce qu’ils ont vu, pour que le reste de la communauté internationale ne continue pas à se fier aux informations non vérifiées. Le Deuxième vice-président Butore a également profité de l’occasion pour exprimer sa gratitude à l’endroit de tous les partenaires en santé qui ont appuyé cet événement. Le gouvernement du Burundi s’engage à poursuivre la mise en application de toutes les recommandations issues de cette conférence. Il s’engage en outre à promouvoir toutes les conditions favorables à la mise en œuvre des recommandations et appelle tous les Etats membres de la CEA à agir en synergie dans leurs interventions, en vue d’une mise en œuvre totale et rapide.

La coopération entre les Etats membres de la CEA est importante

Enfin, le Deuxième vice-président de la République à exhorté les Etats membres de la Communauté est-africaine de continuer à mener des actions communes et harmonieuses, en vue de la maîtrise des défis en matière de santé dans la droite ligne du règlement sanitaire international (RSI) pour que notre communauté soit à l’abri des maladies épidémiques et pandémiques, et puisse atteindre les Objectifs du développement durable (ODD).
Pour Josiane Nijimbere, ministre de la Santé publique et de la lutte contre le sida, cette 6è Conférence est une opportunité pour les Etats membres de la Communauté est-africaine d’échanger des expériences en matière de prévention et de riposte mais aussi de partager les résultats des recherches dans le secteur de la santé. Le renforcement de la coopération entre les Etats membres de la CEA est importante et nécessaire dans la lutte contre les maladies émergentes, les épidémies et les maladies pandémiques.

Des recommandations pertinentes ont été formulées

Pierre Claver Kazihise, qui a représenté la Commission scientifique de recherche sur la santé a fait savoir qu’après différentes présentations et échanges, des recommandations pertinentes ont été formulées. Il est recommandé aux Etats partenaires ainsi qu’au Secrétariat exécutif de la CEA d’appuyer les recherches ainsi que les exhibitions, de faciliter la mise en œuvre des recommandations issues de cette conférence. Un fond compétitif régional doit être mobilisé pour soutenir les initiatives de la CEA.
M. Kazihise a indiqué qu’il est nécessaire d’établir un centre régional d’excellence pour la gestion des émergences, des épidémies ainsi que des pandémies. Il faut également renforcer les capacités des laboratoires pour pouvoir faire le diagnostic des maladies infectieuses. Il est nécessaire aussi de renforcer les capacités en matière des ressources humaines à tous les niveaux.
Il est également recommandé de mettre en œuvre des stratégies adaptées pour contrôler les épidémies potentielles très rapidement qui impliquent les maladies comme l’hépatite B, l’hépatite C, la tuberculose, l’Ebola ainsi que la grippe aviaire.
Enfin, il est recommandé de promouvoir l’échange ainsi que l’adoption de meilleures pratiques, le réseautage et les opportunités, la gestion des connaissances pour informer au niveau des pratiques et de politiques.
Signalons que le Burundi a passé le témoin à la République Unie de Tanzanie qui abritera la 7ème Conférence scientifique sur la santé au mois de mars 2019.
Lucie Ngoyagoye

 
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