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Assainissement> Insalubrité à côté de la Croix-Rouge du Burundi

Des mesures rigoureuses sont nécessaires pour éradiquer cette pratique

0a231La gestion des ordures reste un problème dans la municipalité de Bujumbura.  Dans plusieurs endroits, des déchets de toutes sortes se remarquent ici et là. C’est le cas des immondices qui se trouvent à côté de  la Croix-Rouge du Burundi. Et des mesures rigoureuses sont nécessaires pour éradiquer cette pratique.


Les immondices de toutes sortes sont jetées sur la route à côté de la Croix-Rouge du Burundi se trouvant dans le quartier Rohero I.  Le constat est que ces immondices viennent des ménages, des résidus du charbon, etc. Pendant la   période pluvieuse, la situation en est tout autre car ces déchets dégagent  une odeur nauséabonde, pour dire que les passants se sentent mal à l’aise à cet endroit.Ainsi, il faudrait plus de rigueur dans la gestion des immondices car beaucoup de personnes les jettent n’importe où sans réaliser le danger de leur acte. Ici, on peut parler des maladies liées au manque d’hygiène. Mais ce qui est très étonnant est que beaucoup de personnes  passent par cet endroit; il y a même souvent des véhicules qui sont garés sur cette route. La question qui peut se poser alors est de  savoir si ces immondices sont jetées en présence de ce monde ou bien si elles sont jetées  lorsqu’il fait nuit.

Ce  qui est évident est que ces immondices peuvent causer des problèmes de santé étant donné que non loin de cet endroit, en face de ces déchets se trouve un petit bistrot où on voit de la viande grillée exposée en plein air. Cela pour dire que des mouches fréquentant ces immondices peuvent se déposer sur ces aliments ou sur le matériel utilisé. La meilleure façon de garder la propreté dans la  ville ou dans le quartier est que tout le monde devrait être interpellé pour faire la propreté au lieu de profiter de l’obscurité  pour jeter les déchets dans des endroits inappropriés. Aussi, les habitants environnants devraient dénoncer cet acte pour le bien-être de tout le monde car les maladies liées au manque d’hygiène pourraient attaquer des innocents dans cet affaire.  C’est pourquoi,  chacun devrait prendre conscience de promouvoir l’hygiène ou de dénoncer ceux qui passent outre les mesures de propreté.     

Fidès Ndereyimana

 

REGION DES GRANDS LACS> Echanger des expériences des initiatives des femmes et jeunes dans la région des Grands lacs

 

Un grand atout  à mettre à profit

Les 15 et 16 novembre 2017, s’est tenue à Bujumbura, la 6e assemblée générale de la PALPGL (Plateforme des autorités locales des pays des Grands lacs). En plus des maires des différentes villes membres de cette plateforme, des organisations féminines et des jeunes avaient pris part à ce grand rendez-vous régional. Etant donné que le thème choisi pour cette assemblée insistait sur la participation de la femme et des jeunes à la gouvernance locale comme une garantie du développement, les femmes et les jeunes en association ont eu à échanger des expériences.


Entre autres expériences partagées, la course à l’autonomisation de la femme rurale, la prise en charge des projets de démarrage des jeunes à la fin de leur formation, le renforcement des capacités, etc. Et un autre volet, pas négligeable, c’est la consolidation de la paix et la prévention des conflits par la promotion du développement durable et la culture de la paix. Ainsi, les associations de droit burundais ont pu exposer sur leurs réalisations et perspectives, celles de droit congolais de même ainsi que quelques associations rwandaises.Une innovation pour secourir les femmes vulnérablesCette plateforme que le gouvernement du Burundi a officiellement reconnue le 27 octobre 2017 n’ira pas sans produire des effets positifs dans la région des Grands lacs. Outre le savoir-faire partagé, la cohésion sociale entre les jeunes et femmes de cette région sera renforcée. Revenons en tout petit peu sur le savoir-faire partagé.

Les femmes et jeunes de la République démocratique du Congo (RDC) et du Rwanda auront appris les innovations des femmes burundaises en matière d’hygiène féminine. Une association féminine de droit burundais a inventé une méthode de rendre dignes les femmes vulnérables du Burundi mais aussi de la région voire de toute l’Afrique : des serviettes hygiéniques renouvelables pour les menstruations des filles et femmes. La représentante de cette association a indiqué que cette invention est venue augmenter la productivité de la femme pauvre qui devait s’absenter au moins 3 fois par mois au travail en raison de la situation gênante de ses règles qu’elle n’est pas sûre de contenir. Une association féminine de la RDC a partagé l’expérience des réalisations et perspectives dans la promotion de la femme rurale. Des appuis apportés à son égard ont permis le développement des cultures vivrières avec une production leur permettant de passer à l’agriculture d’autosubsistance à celle d’exportation, générant de ce fait des fonds à leurs associations qui, à leur tour, leur servent de garantie pour les crédits d’auto-développement durable.Une association rwandaise a, quant à elle, partagé son expérience dans la création des emplois chez les jeunes.

L’association possède des ateliers et des centres de formation des métiers et de renforcement des capacités des coopératives. Ces coopératives permettent à l’association de prendre en charge les jeunes après la formation dans tel ou tel autre métier. Faut-il dire que de telles plateformes soient pérennisées dans notre région ? Quels résultats attendus après ces   échanges ? Espérons qu’ils seront meilleures surtout que les jeunes et femmes participants ont demandé aux autorités locales de faciliter l’échange commercial et la circulation des personnes dans la région des Grands lacs et que ces dernières n’ont pas répondu par la négative.

Amedee Habimana

 

Projet d’appui au système de santé-Kira> Atelier média

Ce projet prend en compte la promotion d’un programme de gratuité

 

DSC 0035Le ministère de la santé publique et de la lutte contre le sida à travers la direction générale des Services de santé et de la lutte contre le sida a organisé le mardi, 14 novembre 2017 un atelier média sur les enjeux du projet d’appui au système de santé-kira. L’objectif de ce projet est d’accroitre l’utilisation des services de santé reproductive, maternelle, néonatale, infantile et de l’adolescent, de qualité. 

 

Dans son discours d’ouverture des activités, Alexis Ndereyimana, conseiller à la direction générale du Service de santé et de la lutte contre le Sida a fait savoir que la politique sanitaire 2016-2025 du ministère en charge de la santé est en phase avec les actes, déclarations et engagements internationaux que le Burundi a souscrits en matière de santé. Cette politique jette le pont entre les objectifs du millénaire pour le développement et les objectifs de développement durable dans le cadre du programme mondial de développement durable (2016-2030).M. Ndereyimana a indiqué que le projet Kira est aligné sur la nouvelle vision du secteur de santé au Burundi (politique nationale de santé 2016-2025) qui prend en compte la promotion d’un programme de gratuité, avec financement basé sur la performance seconde génération avec comme focus le financement basé sur les performances communautaires.  Le projet Kira apporte donc une valeur ajoutée, un soutien financier du financement basé sur la performance communautaire.  L’approche retenue est celle de travailler en étroite collaboration avec les agents de santé communautaire réunis en association reconnues sous l’appellation « groupement des agents de santé communautaires ». Les communautés, principales bénéficiaires des interventions du ministère de la Santé publique doivent s’impliquer davantage comme acteurs directs actifs et non passifs.M. Ndereyimana a également rappelé que le projet Kira apporte aussi son appui financier sur la problématique de la cohérence des données sanitaires et l’utilisation des outils de collecte des données, la problématique de la chaine d’approvisionnement en médicaments et autres intrants entrainant des ruptures de stock au niveau des formations sanitaires. Le projet cherche également à aider le Burundi à généraliser la culture du financement basé sur la performance.

Lucie Ngoyagoye

 

OMS> Retraite de planification 2018-2019 et de revue à mi-parcours de la stratégie de coopération avec le Burundi

« Unis dans l’action pour la couverture sanitaire universelle »

 

DSC00886Le bureau de représentation de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) au Burundi, en collaboration avec le ministère de la Santé publique et de la lutte contre le sida, a organisé le mardi 14 novembre 2017, une retraite de planification 2018-2019 et de revue à mi-parcours de la stratégie de coopération avec le Burundi. Cette retraite a regroupé les hauts cadres du ministère, les partenaires dans le secteur de la santé et le staff professionnel de l’OMS et va durer deux jours.  

 

Dans son allocution, le représentant de l’OMS au Burundi, Dr Walter Kazadi Mulombo, a rappelé que la couverture sanitaire universelle est au centre du programme de transformation de la santé en Afrique lancé par la directrice régionale de l’OMS pour l’Afrique, Dr Matshidiso Moeti.  « Il est crucial de revoir périodiquement et de manière conjointe, comment l’OMS répond aux besoins du gouvernement et ses partenaires sur les questions politiques, stratégiques, techniques et opérationnelles liées à la santé des populations, afin de réajuster ses stratégies d’intervention en conséquence », a insisté Mulombo. « S’assurer que l’ensemble du gouvernement du Burundi et ses partenaires s’embarquent dans un programme commun pour promouvoir la santé, protéger les populations contre les risques sanitaires et servir les communautés vulnérables constitueront un test de la mesure de la recevabilité de l’OMS, du gouvernement et ses partenaires vis-à-vis des populations vivant au Burundi, en particulier celles d’accès difficile », a –t-il ajouté. Dans son discours d’ouverture, le directeur général des Services de santé au ministère en charge de la santé publique, Dr Isaac Minani, a indiqué qu’au cours de ces deux jours, ils auront à passer en revue  les domaines prioritaires sur lesquelles l’OMS s’engage à appuyer le Burundi au cours de deux prochaines années et pour lesquelles la mobilisation de l’expertise et des ressources doit apporter une valeur ajoutée pour le secteur de la santé de notre pays. Il a précisé que cette stratégie de coopération de l’OMS avec le pays s’inscrit dans la complémentarité avec les interventions des autres secteurs hors santé et des partenaires au développement car beaucoup des déterminants de la santé nécessitent des actions multisectorielles.  « J’ai la ferme conviction que l’OMS, dans le cadre de sa stratégie de coopération, pourra contribuer de manière significative à la mise en œuvre de la politique nationale de la santé et ainsi répondre à l’amélioration de la santé de la population burundaise », souhaite Dr Minani.
Emelyne Iradukunda

 
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