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Assainissement > Les gens qui fréquentent le dépotoir des ordures ménagères afin de gagner du pain

Ils sont exposés aux maladies liées au manque d’hygiène

 

DSCO3032Les dépotoirs des ordures ménagères sont de véritables nids de bactéries, et des milieux propices de contamination. Les gens qui les fréquentent à la recherche de quelques objets à vendre en vue de gagner du pain au quotidien sont exposés aux dangers. Ils peuvent notamment être intoxiqués par des substances dangereuses contenues dans ces matières. Sans oublier également que les maladies liées au manque d’hygiène ne les épargnent pas dans la mesure où ils sont en contact direct avec ces matières.  

 

En marie de Bujumbura, il se remarque pas mal de gens, notamment des enfants, qui fréquentent les dépotoirs des ordures ménagères à la recherche de quelques objets, entre autres le charbon, la fumure organique, les objets métalliques, etc. Après la collecte, ces objets sont vendus, ce qui leur permet de gagner du pain au quotidien. Ces  gens  courent donc beaucoup de risques. Ils sont exposés au danger car ces dépotoirs d’ordures sont de véritables nids de bactéries, et des milieux propices de contamination. Il y a des risques majeurs de contamination pouvant entraîner même diverses infections.Ces gens peuvent également être intoxiquées par des substances dangereuses contenues dans ces matières du fait qu’en fouillant dans les ordures, ils ne portent pas des  objets de protection comme les gants, les bottes, etc. Ils peuvent également être victimes de différentes maladies des mains sales dans la mesure où ils sont souvent en contact direct avec les immondices.  Et ces gens ne sont pas informés du danger qui les guette. La plupart de ces gens sont caractérisés par le manque d’hygiène corporelle, ce qui peut être à la source de différentes maladies de la peau. En plus, ces dépotoirs dégagent une odeur nauséabonde. Donc cette odeur peut nuire à la santé de ces gens.Ces derniers ont donc besoin d’être sensibilisés, non seulement par l’entourage mais également par l’administration à la base, afin d’être informés sur les conséquences de leur travail et afin qu’ils prennent plus de précautions.
Emelyne Iradukunda

 

Carama> Rivière Gikoma

Les enfants qui se baignent dans les eaux déviées sont exposés aux maladies

 

IMG 0303Sur la petite rivière communément appelée  Gikoma qui sépare le quartier Carama d’un côté et la zone Rubirizi d’un autre, un barrage a été érigé.  Ce barrage permet d’acheminer l’eau d’irrigation dans les champs. Les enfants passent des heures et des heures à se baigner dans cette eau malheureusement très sale et courent les risques d’attraper les maladies de diverses sortes.  

 

Les enfants du quartier Carama et de ses environs passent souvent la journée pendant les weekends en se baignant  dans les eaux de la rivière Gikoma. Cette rivière a été barrée aux fins d’irrigation des champs de cette localité. Certainement, quand ces enfants se baignent, ils boivent involontairement cette eau. Or, à l’œil nu, on remarque que cette eau est terriblement sale. Par ailleurs, cette rivière descend avec les saletés que les habitants du quartier Gahahe jettent dedans. Ces enfants donc sont exposés aux différentes maladies comme les maladies des mains sales et les maladies cutanées. De leur côté, ces  enfants ne semblent pas inquiétés. Ils se baignent comme si  la canalisation était  aménagée à cette fin. Certains de leurs parents remarquent ce qui se passe à côté d’eux, mais ne réagissent pas. Pas par indifférence chez certains. Ils disent que même si on crie, ces enfants n’arrêtent pas de se baigner dans cette eau. Certains viennent même de loin juste pour s’amuser dans cette eau. Ce sont les passants dans la Route nationale N°9 au niveau du pont de cette rivière qui critiquent cette situation. Tout le monde semble vouloir parler sans savoir à qui s’adresser pour faire un clin d’œil à ces enfants à défaut de rencontrer leurs parents. Tout parent qui passe s’imagine toutes les conséquences que cela comporte, se met à la place des parents de ces enfants  et sent le coût de faire soigner les maladies causées par  ces eaux. Certains ne parviennent pas à se retenir et approchent pour montrer à ces enfants le danger qu’il y a de se baigner dans une eau aussi sale celle-là. Mais, ces enfants ne semblent  même pas vouloir perdre leur temps à écouter ces conseils. Pour eux, c’est le jeu de sauter, de se renverser dans cette eau qui importe, le reste semble être imaginaire. Mais, le danger est vraiment là. 

Alfred Nimbona

 

ZONE URBAINE DE KINAMA> Envahissement de certaines voies publiques par des constructions anarchiques

Des mesures y relatives doivent être prises pour contrecarrer ce fléau

En zone urbaine de Kinama, certaines voies publiques situées sur certaines avenues de certains quartiers connaissent un envahissement par des constructions anarchiques. Les personnes des localités environnantes demandent aux autorités compétentes de prendre des décisions avant qu’il ne soit tard.


00acccccEn ces périodes, les constructions anarchiques dans la municipalité de Bujumbura sont devenues monnaie courante. La zone urbaine de Kinama n’est pas à l’abri de ce fléau. C’est le constat de la rédaction du journal Le Renouveau en date du 02 octobre 2018.Dans cette zone urbaine de Kinama, les cas de constructions anarchiques repérés par le journal Le Renouveau sont localisés dans différents quartiers. Il s’agit notamment du cas de la 6ème avenue du quartier Bukirasazi. En cet endroit, la route est en voie de disparition complète à cause des maisons qui y ont été érigées. Sur cette avenue, il y a des endroits où il est fort impossible  que deux véhicules se croisent.

L’un des véhicules est obligé de faire la marche en arrière jusqu’à trouver un endroit  où le chauffeur peut faire des manœuvres pour donner le passage à l’autre.D’autres endroits menacés par des constructions anarchiques sont localisés tout au long de l’avenue de l’unité aux côtés des quartiers  Ruyigi et Muramvya.  L’endroit destiné aux piétons a été et continue d’être envahi par des constructions des kiosques et des boutiques en planches. Les piétons sont alors obligés de passer en pleine route, ce qui leur cause des problèmes d’autant plus qu’il y a une circulation intense dans cette route. En plus de cela, les véhicules ou les motos peuvent cogner ces kiosques et boutiques en bois à voir la vitesse à laquelle ils roulent.Approchés par la rédaction du journal, les détenteurs de ces kiosques et boutiques ne veulent pas dire quelque chose. Mais les personnes des milieux environnants disent qu’il faut que ce désordre s’arrête. Ils demandent aux autorités compétentes de la municipalité de Bujumbura de prendre des mesures allant dans le sens d’éradiquer ce comportement inadéquat.  

MARTIN  KARABAGEGA

 

Décorticage> Les effets des facteurs environnementaux sur la santé

Préserver l’environnement permet de réduire les risques sur la santé humaine

Actuellement, le monde est confronté à de véritables changements climatiques. La cause principale est due à des activités de l’Homme, notamment la destruction des forêts, l’utilisation des énergies  que ce soit dans le transport ou dans les industries. Toutes ces activités ne font que polluer notre biosphère et constituent une menace pour la santé. Pour pallier ce problème, la préservation de l’environnement est impérative et permet la réduction des risques sur la santé humaine.

Interrogé sur la situation de l’environnement climatique au Burundi, Alphonse Polisi, directeur de l’Environnement à l’Office burundais pour la protection de l’environnement (OBPE) indique que celui-ci est déplorable. Il  fait référence aux perturbations climatiques qui se sont produites ces dernières années. Elles sont dues à certains facteurs environnementaux notamment la pollution de l’atmosphère à cause des activités industrielles par l’utilisation des énergies fossiles ; des méthodes employées dans l’agriculture surtout par l’utilisation des fumiers non organiques qui sont des engrais chimiques. Il souligne également que l’explosion démographique fait partie des facteurs qui menacent l’environnement, les collines n’étant plus actuellement couvertes suite à la déforestation accrue de la plupart des boisements et à l’exploitation excessive des terres.

Les activités de l’Homme sont responsables de la pollution de la biosphère

La lutte pour la survie a conduit la population de tous les horizons à recourir aux activités qui menacent notre atmosphère, fait toujours savoir Alphonse Polisi.   Il  fait savoir que l’utilisation de l’énergie fossile produit plusieurs milliards de tonnes de carbone dans la biosphère.  Or, l’exploitation intense de ces combustibles modifie la structure de l’atmosphère du fait du relâchement dans l’air des particules de gaz carbonique contenues dans le charbon. Avec l’augmentation considérable de la population, celle-ci doit chercher des moyens de survivre en développant le commerce. Ce dernier est facilité par le transport que ce soit routier, maritime et aérien qui n’est pas sans effet sur notre environnement. Salvator Nsavyimana est chef de service Changement climatique à l’OBPE. Selon lui, l’utilisation des véhicules pour de petits déplacements pollue davantage que les longs trajets. Actuellement, la contribution du transport aérien à la pollution de l’air doublera d’ici quelques années compte tenu de la croissance du commerce international suivie par l’émergence des compagnies aériennes dans beaucoup de pays, précise-il. Le transport maritime constitue lui aussi un facteur très important dans la pollution de la biosphère. M. Nsavyimana estime que le pétrole, carburant essentiel des bateaux, constitue une cause fondamentale et préoccupante de la pollution des océans à l'échelle globale. Il arrive souvent que des bateaux déversent des tonnes de quantité d’hydrocarbures dans les lacs, les mers et les océans qui deviennent ainsi pollués. L'une des formes les plus graves de la pollution de l'eau consiste surtout en des déversements de pétrole brut dans l'environnement marin, précise-t-il. Il souligne également que le trafic maritime intense des pétroliers donne lieu à des catastrophes pétrolières importantes. Par ailleurs, l’explosion démographique pousse les gens à chercher comment survivre et vivre. Ils se lancent notamment dans l’agriculture. L’agriculture est aussi l’un des facteurs menaçant la biosphère. En effet, face à l’atomisation des terres qui impacte sur la quantité des besoins en vivres, les gens n’ont pas d’autres choix que de recourir à l’usage des fertilisants agricoles tels que les pesticides et les engrais chimiques qui sont pourtant nuisibles à l’écosystème. Pour M. Nsavyimana, au cours de leur croissance, les plantes n’ont plus le temps suffisant d’absorber tous les nitrates contenus dans ces produits. Cela a des effets indésirables sur la santé humaine puisque ça provoque la pollution des sols. Par le biais des eaux de pluie, ces produits toxiques contaminent la nappe phréatique et perturbent les différents écosystèmes. L’une des principales répercussions est l'eutrophisation des eaux. Cette dernière est due à une fertilisation excessive des eaux due à un apport massif de composés azotés et phosphorés provenant de l'activité agricole et des rejets domestiques et industriels, ajoute-t-il. Ces composés favorisent le développement des micro-algues  et des macro-algues qui constituent le premier maillon de la quasi-totalité des chaînes alimentaires maritimes. Puis l’eutrophisation engendre des perturbations dans la chaine alimentaire.

Protéger l’environnement pour réduire les risques

Selon Alphonse Polisi, la protection de l’environnement préserve la survie et l’avenir de l’humanité. En effet, notre environnement est la source de nourriture et d’eau potable. L’air est la source d’oxygène tandis que le climat permet la survie de l’Homme. Bien plus, la biodiversité est un réservoir potentiel de médicament. Pour que l’Homme mène une vie saine, tous ces éléments cités constituent un ensemble d’éléments qu’il faut préserver. Afin de réduire les risques de maladies liées à la pollution de l’environnement, Il interpelle les gouvernants et les gouvernés de faire en sorte que la nature produise une eau et une nourriture saines. Pour y arriver, nous devons éviter de polluer les sols et les mers par l’emploi des fertilisants organiques, et nous sommes appelés à éviter de rejeter sans précaution ou répandre des produits chimiques à l’excès, suggère le directeur de l’Environnement à l’OBPE. Parmi les mesures à prendre pour protéger notre environnement, celle concernant la limitation des naissances est jugée très efficace. Cela s’explique par le fait que la déforestation est le résultat d’une explosion démographique. Rappelons également que les écosystèmes forestiers offrent plusieurs services environnementaux comme la protection des sols ou la régulation du climat. Alphonse Police propose alors de sauver les forêts ou les espaces qui ont été détruits par soit les feux de brousse ou par la coupe excessive des arbres en entreprenant des projets de reforestation. Protéger l'environnement concerne chaque d'entre nous. Il conseille tous les décideurs politiques à prendre conscience et à faire prendre conscience à chacun citoyen de l’importance de protéger l’environnement. Selon lui, protéger l’environnement c’est protéger l’humanité. Cela permet en effet sa survie. Et d’ajouter que l’Homme ne vit pas seul et isolé. Il vit dans un environnement dont il est totalement dépendant. L’augmentation fulgurante de la population nécessite de trouver des moyens de subsistance, c'est-à-dire que l’Homme est ainsi obligé de développer le secteur de l’industrie et du transport. L’essor de l’industrie et du transport produit des effets néfastes sur l’environnement. Il devient dès lors nécessaire de protéger l’environnement pour assurer la survie et l’avenir de l’humanité. 

 Appolinaire Nimubona 

Service rédaction

Département de la Documentation

 
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