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Santé maternelle> Etats des lieux au Burundi

La santé des mères a été améliorée

 

La troisième enquête démographique et de santé au Burundi (EDSB III) de 2016-2017 indique que l’état de santé maternelle a été amélioré. La grande majorité des naissances se sont déroulées dans un établissement de santé (84 %). 

 

Le document indique qu’à propos des soins prénatals, la quasi-totalité (99%) des femmes de 15-49 ans ayant eu une naissance vivante au cours des cinq années  précédant l’enquête a effectué au moins une visite prénatale auprès d’un prestataire formé (médecin, infirmier ou sage-femme). Le nombre et le moment des visites sont également importants. Selon le document, moins de la moitié des femmes (49%), ont effectué au moins quatre visites et pour 47%, la première visite s’est déroulée avant quatre mois de grossesse. Le document affirme que l’efficacité des soins prénatals dépend de la qualité des services rendus lors des consultations. Pour 84% des mères, montre le document, la dernière naissance a été protégée contre le tétanos néonatal. Parmi les femmes ayant reçu des soins prénatals pour la naissance la plus récente, 48% ont eu leur tension artérielle vérifiée et 27% ont eu un prélèvement d’urine. Concernant l’accouchement,  la grande majorité de naissances se sont déroulées dans un établissement de santé (84 %), la plupart dans le secteur public. Par contre, souligne le document, 12 % de naissances se sont déroulées à la maison. Globalement, 85 % de naissances ont été assistées par un prestataire formé, la majorité ont été assistées par une infirmière. Le document poursuit en montrant que la proportion des naissances qui ont été assistées par un prestataire formé augmente avec le niveau d’instruction de la mère et avec le niveau du bien-être économique du ménage. 

La prévention des complications après l’accouchement

Les soins postnatals aident à prévenir des complications après l’accouchement. D’après le document, la moitié de mères (51%) ont reçu des soins postnatals dans les deux jours suivant l’accouchement, mais 48% de mères n’ont pas reçu de soins postnatals. De même, ajoute-t-il, 49% des nouveau-nés ont reçu des soins postnatals dans les deux jours consécutifs après la naissance, mais 50% n’ont pas reçu de soins postnatals. Pour ce qui est de tendances de santé maternelle, les résultats de l’EDSB-III 2016-2017 montrent une amélioration dans la santé maternelle. La proportion de femmes ayant effectué au moins quatre visites prénatales, fait savoir le document, la proportion de naissances qui se sont déroulées dans un établissement de santé et la proportion de naissances assistées par du personnel formé ont toutes augmenté depuis 2010. A propos de la mortalité maternelle, l’EDSB-III a demandé aux femmes sur la survie de leurs sœurs pour estimer la mortalité maternelle. Le rapport de mortalité maternelle comprend les décès des femmes pendant la grossesse, l’accouchement ou les 42 jours qui ont suivi l’accouchement, à l’exclusion des décès dus à un accident ou à des actes de violence. Au Burundi, selon le même document, le rapport de mortalité maternelle est estimé à 334 décès maternels pour 100 000 naissances vivantes pour la période des sept dernières années précédant l’enquête.

Ezéchiel Misigaro

 

MSPLS> La problématique de la tuberculose

Malgré les efforts fournis, il y a toujours recrudescence de cette maladie

 

DSC OO17Dans un entretien qu’il a accordé au quotidien Le Renouveau, le directeur du Programme national intégré de lutte contre la tuberculose, Helménégilde Nzimenya, indique que 7 202 cas se sont observés en 2018 contre 7 862 cas en 2017 et 2 317 cas en 1985. Ce qui représente plus d’un triplement du nombre de cas dépistés. Il souligne qu’une part essentielle de cette d’augmentation revient à l’épidémie du VIH. 

 

Le directeur du Programme national intégré de lutte contre la tuberculose, eu sein du ministère de la Santé publique et de la lutte contre le Sida,  Helménégilde Nzimenya, indique que la tuberculose existe au Burundi et est traitée gratuitement. Pourtant, dit-il, il y a une recrudescence de cette maladie. Pour lui, cette recrudescence est essentiellement due à la promiscuité, à la pauvreté d’où retard de consultation. D’où le risque annuel de tuberculose est  de 10% chez les séropositifs contre 0,2% chez les hommes ne vivant pas avec le VIH-sidaLes conséquences sont notamment l’augmentation du risque de contagiosité  du fait de l’augmentation du nombre de cas de TPB, le débordement des structures de soins, le retentissement socio-économique par l’augmentation de l’absentéisme professionnel pour cause de maladie, surpeuplement des  hôpitaux par les malades, le décès précoce de cadres compétents ainsi que le risque de transmission nosocomiale et de TB multi résistante.Pour faire face à cette maladie, Dr. Nzimenya indique que pas mal d’activités sont prévues cette année. « Nous comptons améliorer le diagnostic de la tuberculose en mettant à contribution toutes les formations sanitaires : publiques, privées, associatives et confessionnelles, à travers la présomption, la collecte  et le transfert  des échantillons de crachats vers les centres de traitement de la tuberculose (CDT), améliorer le diagnostic de la TB dans les groupes à haut risque grâce aux 23 appareils GeneXpert qui sont installés dans les hôpitaux de provinces ainsi que la mise en réseau des appareils GeneXpert».

Des stratégies sont prévues

Avec un objectif de mettre fin à la Tuberculose, Dr Nzimenya dit qu’on prévoit le  dépistage de 90% des cas de TB en général et de 90% des cas de TB au sein des groupes à risque par la poursuite du dépistage passif pour les patients se présentant spontanément dans les CDT avec des symptômes de tuberculose, le remplacement progressif des microscopes par les appareils GeneXpert même pour les cas de tuberculose sensible, l’opérationnalisation du dépistage dans les groupes à risque par l’utilisation systématique de la Radiographie numérique mobile Selon Dr Nzimenya, il est également prévu l’adoption de nouveaux médicaments et combinaisons thérapeutiques recommandés par l’OMS pour traiter la tuberculose et la tuberculose pharmaco résistante, la régularité des supervisions dans tous les centres de prise en charge de toutes les provinces, la documentation des interventions favorisant la diminution progressive des cas d’abandon et leur évaluation régulière, l’introduction de nouvelles formulations TB pédiatriques, la poursuite du traitement préventif à l’isoniazide chez les enfants de moins de 5 ans en contacts avec les TBP+, indemne de TB. Il n’a pas oublié la mise en place des initiatives axées sur la recherche opérationnelle et le traitement efficace de tous les cas existants.  Pour vaincre la tuberculose, Dr Nzimenya souligne que c’est une affaire de synergie. D’où les organisations de la société civile et les formations sanitaires doivent être impliquées et renforcées pour apporter un soutien en matière de diagnostic, de soins et de soutien aux malades tuberculeux, élargir l’accès aux services requis et aider les gouvernements à transposer à grande échelle les services. Vous saurez que cette année, au Burundi, la journée de lutte contre la tuberculose qui se célèbre le 24 mars de chaque année, a été reportée pour être officiellement célébrée dans la province de Ngozi, au Centre de santé Mivo, en date du 5 avril 2019, sous le thème : « Il est temps de mettre fin à la  tuberculose »
 

Donathe Ndayisenga (stagiaire)

 

EDUCATION> Impact de l’absence prolongée d’un des parents sur les enfants en bas âge

Le parent doit communiquer fréquemment pour combler le vide

 

IMG 0001Souvent contraint par le travail, un parent peut se retrouver loin de ses enfants pendant une période assez longue. Cela affecte les enfants, surtout s’ils sont encore en bas âge. Le mieux serait alors d’intéragir avec les enfants le plus possible.

 

Médiatrice Nibaruta, psychologue, nous parle des conséquences que cela peut causer chez un enfant en bas âge séparé d’un de ses parents pendant une longue période:« Des blessures psychologiques peuvent en découler le plus souvent chez les enfants de zéro à six ans, les blessures d’abandon en font partie. Si c’est la mère qui est absente le plus à craindre est ce qu’on appelle les carences affectives.Cette tranche d’âge est très sensible. Ces carences affectives peuvent alors occasionner des troubles psychiatriques et le développement de l’intelligence peut en pâtir». L’intelligence, fait savoir la psychologue, peut être influencée par l’affection. L’enfant qui aura reçu suffisamment d’affection de la part de ses parents développera plus son intelligence que l’enfant en carence d’affection.

«Il faut alors adopter des stratégies»

Médiatrice Nibaruta  conseille aux parents de contrer cette absence par la communication à distance. Les appels vidéo sont une des alternatives qu’elles conseillent : « Le parent qui s’absente doit parler avec son ou ses enfants aussi petits soient-ils et leur décrire dans la mesure du possible et bien sûr à leur niveau de compréhension  pourquoi il s’absente, faire une petite description de son lieu de travail, le matin je me réveille à telle heure, aujourd’hui j’ai mangé ceci. De cette manière, l’enfant se sent proche du parent qui est loin».La psychologue fait savoir également que le parent qui est resté peut apporter son soutien et être plus présent pour combler le vide et parler avec l’autre parent le plus souvent possible. Et une fois le parent qui était absent rentre, qu’il consacre du temps aux enfants mais séparément. Il pourra alors lui demander comment il s’est occupé en son absence, ses relations avec les frères et les sœurs ou son entourage, cela même lorsque l’enfant a deux ans.Il peut ne pas répondre mais il sera en train d’écouter.Toutes ces stratégies, fait remarquer Mme Nibaruta c’est pour éviter les troubles psychologiques observés à l’âge adulte qui peuvent résulter d’une vie pleine de confusion et de blessures d’abandon vécues pendant l’enfance.

Carlène Mugisha (stagiaire)

 

ZONE BUYENZI> Etat de circulation dans les rues

Elle est encore gênée par les épaves et les véhicules en réparation

 

DSC06954Les épaves et les véhicules en réparation gênent toujours la circulation en zone urbaine de Buyenzi. Après la mesure du maire, vers la fin de 2018 visant le désengorgement des rues de cette zone, une amélioration se remarque. Néanmoins, cette mesure  n’est pas appliquée par les mécaniciens dans toutes ses dimensions pour rendre propre la ville.  

 

Dans beaucoup de rues de la zone Buyenzi se font la réparation des véhicules et s’observe encore des épaves. La situation est comme telle alors que le maire de la ville de Bujumbura, Freddy Mbonimpa, avait mis en garde les mécaniciens et les propriétaires de dégager les rues en enlevant les épaves avant la fin de l’année 2018. Il les a également exhortés à faire entrer ces véhicules dans les parcelles le soir avant de rentrer. Et aux mécaniciens de faire leur travaux de mécanique sur l’un des cotés de la rue pour ne pas encombrer la circulation en attendant l’aménagement d’un autre endroit pour les y  installer. L’ampleur de ladite situation a été atténuée, car le nombre de véhicules délaissés dans les rues a été diminué. Néanmoins, la réparation se fait encore sur les deux bords des rues gênant encore la circulation dans pas mal de rues. La quasi-totalité de ces mécaniciens n’ont pas d’espace dans les parcelles où garer ces véhicules car la plupart des parcelles de la zone Buyenzi n’ont pas d’entrée de véhicules. Même les propriétaires des véhicules en réparation ne prennent pas de précaution pour s’assurer si cette mesure du maire est mise en application. L’aération des rues donne l’accès aux services de secours en cas d’incendie et de malfaiteurs.A part l’aspect de faciliter la circulation et  de maintenir la sécurité, la mécanique dans les rues est une source d’insalubrité. Les pièces des véhicules non utiles, les huiles de graissage et le carburant versés dans les rues et dans les  caniveaux rendent désagréable le milieu. Il est également à noter que  ces déchets dégradent l’environnement car les ruissellements les emportent jusque dans le lac Tanganyika.  

Ezéchiel Misigaro   

 
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