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LES QUARTIERS DU NORD> Pénurie d’eau

Les activités ménagères sont perturbées

 

DSCI6101Depuis le début de la saison sèche, dans les quartiers du Nord de la ville de Bujumbura, il se remarque une pénurie d’eau, pour la plupart des fois, elle est momentanée. Les habitants de ces quartiers ne savent plus si c’est la coupure simple ou si la coupure est généralisée. Cette pénurie engendre des perturbations sur les activités génératrices de revenus, ainsi que les activités ménagères. 

 

Le manque d’eau est un grand plblème dans la vie des personnes. L’eau est utilisée dans la cuisson, le lavage des habits et des ustensiles de cuisines, elle est aussi utile dans la boisson. Le manque d’eau peut causer d’énormes ennuis sur la communauté.  Dans les quartiers du Nord, c’est là que la pénurie se remarque de plus en plus. Il ne se passe pas plus de deux jours sans qu’il y ait coupure d’eau et cela peut prendre entre une et deux journées pour que l’eau réapparaisse. Entre-temps quelques activités sont paralysées. Citons entre autre les petits restaurants qui ont besoin constamment d’eau pour préparer la nourriture en pens des ménages. Cette pénurie a de graves conséquences sur la santé humaine. C’est le cas des maladies des mains salle parce que la population puise de l’eau sale dans des rivières ou des caniveaux et la plupart des fois ne songe même pas à sa cuisson avant de la boire. En plus des conséquences sur la santé humaine, ceux qui ne peuvent puiser de l’eau dans des rivières doivent acheter de l’eau par bidon. Cela impose des dépenses supplémentaires aux familles qui en souffrent. Les habitants de ces quartiers se demandent donc, la cause de cette pénurie, et souhaitent si possible qu’il n’y ait plus coupure d’eau pour éviter les conséquences qui s’en suivent parce que les soins de santé coûtent très chers. Pour eux, il vaut mieux prévenir que guérir. L’eau c’est la vie, disent les populations de cette localité, manquer de l’eau c’est en quelque sorte perdre petit à petit la vie.

Aline Nshimirimana

 

Marché de Kamenge> Panier de la ménagère sur les vivres secs

Différents facteurs influent sur les prix

 

DSCO 2324Au marché de Kamenge, les prix des vivres secs sont toujours élevés. Les clients ne le comprennent pas alors que c’est la période des récoltes.  

 

Tels sont les prix comme nous les avons trouvés au marché de Kamenge en date du 11 juillet 2019.Dans un échange avec les commerçants, ils ont fait savoir que les prix restent élevés suite à différents facteurs. En premier lieu, les prix sont fixés en fonction  des exigences des fournisseurs qui ont leurs propres contraintes. Comme beaucoup de marchandises proviennent de l’intérieur du pays, le prix de transport est également élevé, surtout pendant cette période où on observe la pénurie de carburant. Concernant le prix élevé du blé, c’est à cause de sa non disponibilité. Ce prix va être revu à la baisse au mois d’août prochain lors de la récolte du blé. Quant aux clients, ils espèrent que les prix pourront être revus à la baisse. Ils s’inquiètent aussi car, apparemment, les commerçants ont tendance à gagner plus. 

Lucie Ngoyagoye et Nasrah Fridah Awazi (stagiaire)

 

PNSR > Formation des journalistes sur la santé de la reproduction

Les notions acquises servent à diffuser de vraies informations

 

IMG 0019Dans le cadre de la célébration de cinquante ans d’existence de UNFPA  (Fond des Nations unies pour la population) et vingt-cinq ans de la Conférence internationale sur la population et le développement (CIPD), le ministère de la Santé publique et  de la lutte contre le sida, en collaboration  avec le UNFPA, a organisé du 9 au 10 juillet, une formation destinée aux journalistes sur la santé de la  reproduction. Les journalistes ont eu l’occasion d’apprendre certaines notions qu’ils vont diffuser à leur tour, servant à éduquer la population dans le but de la bonne maîtrise de la démographie. 

 

Dans son mot de circonstance, le délégué du ministère de la Santé publique et de la lutte contre le sida, le directeur du PNSR (Programme national de la santé de la reproduction), Juma Ndereye, a fait savoir que le choix des journalistes pour les former sur la santé de la reproduction n’est pas le simple hasard. « En collaboration avec les partenaires qui nous appuient financièrement, en l’occurrence l’UNFPA, nous réalisons beaucoup d’activités en rapport avec la santé de la reproduction, la planification familiale, la santé sexuelle et reproductive chez les jeunes et les adolescents mais aussi sur la lutte contre les violences basées sur le genre. Mais, nous sommes très conscients que si ces activités ne sont pas médiatisées, peu de gens ne sauront ce que nous faisonss», a-t-il mentionné. Il a précisé que c’est pour cette raison que le ministère en charge de la santé via le PNSR compte collaborer avec les médias pour réaliser ensemble différentes activités qui visent à réduire une forte démographie au Burundi en passant par la planification familiale.

Une bonne collaboration entre les partenaires et le gouvernement burundais

Le représentant de UNFPA au Burundi,  Richmond Tiemoko a, quant à lui signalé que cette année en cours est spéciale pour le UNFPA. Ce dernier célèbre 50 ans d’existence et 25 ans de la conférence internationale sur la population et le développement. Il a précisé que des activités sont organisées pour différentes parties prenantes,  notamment ladite formation des journalistes pour analyser ce qui est déjà fait au Burundi.Il a saisi l’occasion pour remercier le gouvernement du Burundi pour sa bonne collaboration avec les partenaires pour la maitrise d’une forte démographie au Burundi. Il interpelle les journalistes de relayer les informations reçues dans la formation afin que toute la population burundaise sache les droits et les choix pour réussir la planification familiale.
     

Rose Mpekerimana

 

Trafic des stupefiats au Burundi> Statistiques

Au niveau de la police, elles sont alarmantes

 

DSC 1044La drogue est définie comme toute substance qui agit de façon chimique sur le corps. Cela comprend des substances légales comme l’alcool, le tabac ainsi que les substances illicites. Les statistiques au niveau de la police sont alarmantes.  

 

Dans un entretien, Diogène Minani de la Police antidrogue fait savoir qu’il y a des drogues dures et des drogues douces. Les drogues dures sont la cocaïne et l’héroïne. Les drogues douces sont le cannabis, le chanvre indien. Certaines drogues se présentent sous forme      de poudre, de comprimés, de liquide, etc. Toutes les drogues ne sont pas des stupéfiants.

L’origine de différentes drogues ?

M. Minani  a indiqué qu’au Burundi, on n’a pas de laboratoire pour fabriquer des drogues. Mais, il y a des trafics qui se font au niveau des frontières naturelles. Comme celles de la Tanzanie, de la République démocratique du Congo, du Rwanda, etc. Les trafiquants transportent la cocaïne par bateau et principalement par avion via l’aéroport Melchior Ndadaye. Le chanvre vient surtout des hautes montagnes.M. Minani a indiqué que la police essaie de saisir ces drogues qui entrent au pays. Les quantités de drogues saisies de 2016 à 2018 sont trois tonnes de cannabis, 28 834 boules de Cannabis. Pour les plantes, on a saisi 11 978, pour la Cocaïne, on a saisi autour de 16 kg et 127 boules. Pour l’héroïne, on  a saisi 31 boîtes  et un carton, 24 tubes sous forme de rouge à lèvres. Pour l’année 2019, la police a saisi 7,3 kg de cocaïne, 3 kg d’héroïne et 1 660 kg de chanvre indien, 8 446 boules de chanvre indien. Certaines de ces drogues sont saisies en zone Kamenge, Cibitoke, à l’aéroport etc. Après la saisie, ces drogues sont brulées. Le constat amer est qu’il y a une augmentation sensible de l’usage des drogues au Burundi. Certaines structures de santé et de la sécurité publique ont montré que les hospitalisations, les accidents de la route sont souvent liés à la consommation des drogues. Ils affirment que la drogue est devenue un fléau social à l’instar du VIH-sida.

Lucie Ngoyagoye

 
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