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MUNIICIPALITE DE BUJUMBURA> Nouvel éclairage public solaire dans certains endroits

Réduire le déficit énergétique actuel

 

DSC07854Ces derniers jours, il est visible de nouvelles installations d’éclairage public solaire dans certains endroits comme les parkings d’autour de l’ancien marché central de Bujumbura. Il s’agit de la société Gigawatt global qui a amené cette nouvelle technologie dans le but de réduire le déficit énergétique observé actuellement.

 

Dans un entretien que la rédaction du quotidien burundais d’informations Le Renouveau a eu avec l’ingénieur Déogratias Hurege de la société Gigawatt global, il s’agit d’une nouvelle technologie qui consiste à faire l’éclairage public solaire. Il s’agit d’un système composé de plaques solaires, de circuits électroniques et de batteries qui sont compacts  dans un seul élément.La municipalité de Bujumbura a signé avec Gigawatt global un contrat d’un projet pilote de 40 lampadaires solaires. Dix pièces sont déjà installées jusqu’à présent spécialement dans les parkings d’autour de l’ancien marché central de Bujumbura, a indiqué M.Hurege. Les 40 lampadaires seront installés dans le quartier Rohero en commune urbaine de Mukaza, a-t-il ajouté.M.Hurege a fait savoir qu’il espère avoir une extension du contrat afin de faire l’installation sur toute la ville de Bujumbura. Ce système de technologie a des lampes de bonne qualité avec une garantie de 10 ans pour les batteries  et 25 ans pour les lampadaires, a signifié M.Hurege.A la question de savoir si ces éléments ne seront pas vandalisés comme les autres, M.Hurege a indiqué que c’est une nouvelle technologie où le vol est tellement limité. Les composantes de la lampe solaire sont compactes car il y est installé des anticrampes, c'est-à-dire des protections qui empêchent les voleurs de monter sur le poteau.Le Burundi est un pays béni où le soleil brille toute la journée.  M.Hurege a indiqué que l’on devrait en profiter pour éclairer toutes les villes du pays. Avec cette technologie, l’on va assister à une réduction du déficit énergétique observable actuellement, a signifié M.Hurege. Avec cet éclairage public, la sécurité, et dans les villes et dans les quartiers, va augmenter, a-t-il ajouté.
Martin  Karabagega

 

PARLE-MOI DOCTEUR> Le vitiligo

Il se traduit par des troubles de la pigmentation

 

IMG 0015Le vitiligo (ubukarabe) est une maladie qui, en partie, est génétiquement déterminée, c’est-à- dire qu’il y a une prédisposition à caractère héréditaire, donc transmise de la mère à l’enfant. Il se traduit essentiellement par des troubles de la pigmentation, au niveau de la peau, cela donne des zones d’achromie, c'est-à-dire des zones dépigmentées.

 

Selon Dr Elie Mupera, spécialiste en dermatologie, le vitiligo est une maladie qui rentre dans le cadre des dermatoses communautaires qui sont les maladies de la peau qui sont couramment rencontrées. Le vitiligo est une maladie qui, en partie, est génétiquement déterminée, c’est-à- dire qu’il y a une prédisposition à caractère héréditaire, donc transmise de la mère à l’enfant. De l’autre côté, il y a d’autres composantes, notamment des maladies auto-immunes qui sont des maladies caractérisées par une formation d’anticorps de très mauvaises qualités parce que les anticorps sont essentiellement fabriqués pour défendre le corps en cas d’agression par différents agents exogènes qui soient nuisibles pour le corps. Les anticorps servent à défendre l’organisme mais, dans des situations pathologiques, ils peuvent travailler très mal et se retourner contre l’organisme qui les a produits et cela engendre des différentes maladies, notamment le vitiligo. Il y a plusieurs autres maladies qui sont dites auto- immunes.

La mélanine, un pigment qui a plusieurs fonctions

Dr Mupera a précisé que le vitiligo se traduit essentiellement par des troubles de la pigmentation, au niveau de la peau cela donne des zones d’achromie, c'est-à-dire des zones dépigmentées. Une dépigmentation des taches blanchâtres qui ressemblent à celles qui sont couramment rencontrées pour l’albinisme. Il résulte en définitive de la destruction des cellules dites mélanocytaires (les mélanocytes sont des cellules qui se trouvent à la base de la peau, à la base de l’épiderme et qui produisent un pigment appelé mélanine. Cette dernière est responsable de la coloration noirâtre de la peau). En cas de destruction de ces mélanocytes, ça va se traduire par une achromie comme il n’y a plus de mélanine pour pigmenter la peau. Dr Mupera a souligné que la mélanine est un pigment qui a plusieurs fonctions. Elle joue un rôle fondamental dans la peau et contribue à la protection contre les rayons solaires et va absorber les rayons ultra violets qui sont émis par le soleil. Ces rayons sont cancérigènes, c’est pour cela que les albinos sont très souvent victimes des cancers de la peau puisqu’ils ne sont pas protégés contre les rayons du soleil.
Au niveau de la traduction clinique, Dr Mupera a insisté que ça se traduit par des taches achromiques dépigmentées et isolées sans douleur et ce sont des taches qui sont propres. Donc elles ne suintent pas, il n’y a pas de pus là-dessus. « Ce sont des taches qui commencent au niveau des organes génitaux externes qui peuvent se retrouver sur l’ensemble de la peau et au niveau des muqueuses, que ce soit au niveau de celles de la bouche, au niveau du cuirs chevelu et au niveau de la peau. Elles sont réparties de manière symétrique sur l’ensemble du corps. Cela peut également toucher les cheveux, donnant des cheveux blanchâtres comme on en trouve chez les sujets âgés. Sur le plan du traitement, il existe plusieurs astuces, il y a des crèmes qui peuvent être administrées », a-t-il signalé.
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Le stress est de plus en plus évoqué

« Par rapport à l’évolution, c’est une maladie qui peut être associée naturellement à d’autres maladies auto-immunes, mais par rapport aux facteurs aussi qui prédisposent à cette maladie, on parle aussi du stress. Aujourd’hui, le stress est de plus en plus évoqué dans toutes les maladies que ce soit des maladies chroniques telles que le diabète, l’hypertension artérielle, la stérilité, le cancer. Partout, on retrouve la notion de stress à tel enseigne qu’on ne sait pas par où commencer et d’où finir le stress. Donc, ce qui permet, au niveau de la prise en charge, de rassurer le patient pour pouvoir en finir avec cette notion d’exposition au stress. Dans tous les cas, la prévention demeure le meilleur traitement du stress. Cette maladie porte des préjudices esthétiques parce que c’est une maladie observée chez le sujet jeuné », a dit Dr Mupera.
Dr Mupera invite les gens, dès qu’ils remarquent des zones de décoloration, des troubles de la pigmentation au niveau de la peau, de consulter directement les structures de soins, car il y a plusieurs maladies qui décolorent, les unes pouvant être plus graves que d’autres. Dans tous les cas, une maladie une fois diagnostiquée ramène à une prise en charge précoce qui contribue à améliorer le pronostic de la maladie.

Emelyne Iradukunda

 

CENTRE-VILLE> Etat des lieux du commerce ambulant des fruits et légumes dans le parking

Le trafic a fortement diminué d’ampleur

 

Le trafic du commerce ambulant des fruits et légumes au parking de centre-ville de Bujumbura a fortement diminué d’ampleur après le déménagement des commerçants du « grenier du Burundi ». Dans les avant-midis, aucun signe ne montre que le commerce ambulant de ces denrées s’y pratique. Néanmoins, on observe les après-midis et les soirs un nombre réduit de femmes qui vendent discrètement dans les sachets.

 

La rédaction du journal Le Renouveau s’est rendue le mercredi soir 26 juillet 2017 au parking du centre-ville de Bujumbura pour constater l’état des lieux du commerce ambulant des fruits et légumes après le déménagement des commerçants du « grenier du Burundi ». Le constat a été que le trafic a fortement diminué d’ampleur.
Au cours de la journée, aucun signe ne montre que le commerce ambulant de ces denrées s’y pratique. Les femmes commerçantes demandent d’une façon discrète aux gens qui passent s’ils veulent acheter telle ou telle autre denrée. Elles les vendent dans des sachets opaques et le cas échéant, elles les cachent dans des pagnes lorsqu’elles suspectent un policier en tenue civile. On observe seulement les hommes qui vendent manifestement des cartes de recharge des unités des téléphones mobiles.
Le soir, ces femmes vendent leurs produits d’une façon manifeste tout en veillant à ce qu’on ne les attrape pas. La rédaction a demandé à certaines de ces commerçantes pourquoi elles continuent à y pratiquer le commerce ambulant des fruits et légumes alors qu’il est interdit ; elles ont indiqué qu’elles n’ont d’autre moyen de survie que de pratiquer cette activité. D’autres ont indiqué qu’elles n’ont pas d’argent pour louer les stands.
D’autres encore ont signalé que cette place leur est favorable parce que les clients y sont nombreux. Elles ont signalé comme contraintes des gens qui viennent confisquer leurs marchandises en tenue civile, soi- disant qu’ils sont des policiers. « Si on confisque mes biens, c’est un capital qui diminue. Ce jour, je n’espère pas manger, je m’endette pour la ration auprès des boutiquiers. C’est pourquoi je départage mes marchandises en plusieurs lots et je les dépose quelque part quitte à ce que si l’on confisque un lot, je reste au moins avec un autre afin de ne pas être totalement ruinée », a conclu l’une d’entre elle.
Toutefois, ces vendeuses devraient chercher leur survie en respectant la loi.
EZECHIEL MISIGARO

 

URBANISME> Etat des lieux de la voirie du quartier Gatoke

Son état est admirable à l’exception de son prolongement vers Kiriri

 

IMG 601Le quartier Gatoke est situé dans la commune urbaine de Mukaza, zone Rohero. Sa voirie est à admirer dans sa première partie. Le contraire se remarque dans sa deuxième partie vers Kiriri car les travaux de construction continuent dans ce milieu.

 

En circulant dans le quartier Gatoke, Le Renouveau a constaté que la voirie y est admirable en général même si, à son prolongement vers Kiriri, elle est à critiquer. Cela est dû au fait que dans cette deuxième partie, certaines maisonssont en cours de construction.
Dans la première partie de ce quartier, la voirie est faite d’avenues toutes pavées et les caniveaux sont bien entretenus. Le pavage de ces avenues est venu comme une réponse au mauvais état de la voirie de ce quartier, il y a deux ans. Aujourd’hui, les détenteurs d’automobiles sont contents de cet état des avenues du quartier Gatoke. La circulation y était très gênée avant l’aménagement des avenues, ce qui tendait à y diminuer la fréquentation. Cela n’est plus le cas car les véhicules de touts genres y circulent normalement. La deuxième partie du quartier Gatoke se situe entre le quartier Gasekebuye et Kiriri-Vugizo. Ce dernier, étant en cours de construction, est fait d’avenues qui sont ni pavées ni goudronnées. La circulation est gênée par des dépôts de pierres et de sable qui se remarquent sur les bords des avenues passant dans le quartier. Cela est ainsi alors que ces avenues sont beaucoup fréquentées par des bennes, transportant les matériaux de construction. En plus de ces bennes, d’autres petits véhicules y passent fréquemment car la plupart des maisons sont déjà occupées dans ce quartier. La circulation pour ces derniers est aussi perturbée car des dos-d’âne s’y remarquent certainement. Les vélos et les motos, même si ces derniers n’y sont pas fréquents, y passent difficilement. Trop de poussière suit aussi le passage d’un véhicule nuisant ainsi à la santé des cyclistes et des piétons qui passent dans ces avenues car ils sont les plus touchés par cette dernière.
Bref, le quartier est très admirable par sa voirie. Mais la partie de son prolongement vers Kiriri nécessite, elle aussi, le pavage des avenues pour garder tout le quartier à l’état non critique.
ERIC SABUMUKAMA
(STAGIAIRE)

 
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