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Atelier media> Sur la Journée mondiale de lutte contre le paludisme

Le paludisme demeure un problème majeur de santé publique

 

DSC 0526Le ministère de la Santé publique et de la lutte contre le sida, à travers le Programme national intégré de lutte contre le paludisme (PNILP), a organisé le vendredi  27 avril 2018 un atelier média en vue de préparer la célébration de la 11e Journée mondiale de lutte contre le paludisme, édition 2018. 

 

Cette journée va être célébrée le lundi 30 avril 2018 au district sanitaire de Mpanda en province de Bubanza sous le thème « Prêt à vaincre le paludisme ». Dans son discours d’ouverture des activités, Diomède Ndayisenga, directeur des Programmes et projets de santé, a fait savoir que la célébration de cette journée est l’occasion de rappeler que la prévention du paludisme et la lutte contre cette maladie nécessitent un investissement sur la durée et un engagement politique sans cesse renouvelé. La moitié de la population mondiale vit toujours à risque de cette maladie évitable et guérissable qui coûte la vie à un enfant toutes les deux minutes. Le paludisme reste à la fois une cause majeure et une conséquence de la pauvreté mondiale. Selon le rapport de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), 216 millions de nouveaux cas de paludisme ont été notifiés en 2017 avec 445 000 décès ; 90% des cas et 93% des décès ont été notifiés en Afrique subsaharienne.M. Ndayisenga a indiqué qu’au Burundi, le paludisme demeure un problème majeur de santé publique et compte parmi les principales priorités nationales en matière de santé. Des efforts louables ont été entrepris par le gouvernement, notamment l’accès gratuit au traitement de première ligne à toute la population, la prise en charge totale des grandes pathologies de la grossesse qui prend en compte le paludisme grave chez la femme enceinte, etc. La notification hebdomadaire des cas de paludisme des quatorze premières semaines de l’année 2018 a montré que le nombre de cas de paludisme s’élève à 1 454 544 cas tandis qu’à la même période pour l’année 2017, les cas, de paludisme étaient à 2 587 154 cas, soit une diminution de 56,2% par rapport à l’année précédente.  Toutefois, dans certains districts sanitaires comme Rumonge, Nyanza-Lac, Mukenke, Kirundo et Busoni, on remarque une augmentation anormale des cas de paludisme. Des actions énergiques et combinées ont été entreprises pour couper cette transmission.

Lucie Ngoyagoye

 

Hôpital Prince Régent Charles> Visite effectuée par l’ambassadeur de Chine au Burundi

Pour évaluer la campagne « Marche vers la lumière »: lutte contre la cataracte

 

DSCO2728L’ambassadeur de la République populaire de Chine, Li Changlin, a effectué une visite à l’hôpital Prince Régent Charles le vendredi 27 avril 2018. Cette visite s’inscrivait dans le cadre de la campagne « Marche vers la lumière », qui est une action appuyée par la Chine. A présent, on est à la phase de triage des patients atteints de cataracte à opérer.  

 

Dans le cadre de la coopération sino-burundaise, l’hôpital Prince Régent Charles a une mission médicale chinoise composée de six médecins chinois. A ce titre, la directrice de cet hôpital, Inès Roselyne Nduwimana, a exprimé sa gratitude envers le gouvernement chinois, tout en l’invitant à poursuivre cet acte louable, lors de cette visite de l’ambassadeur Changlin.  Elle indique que c’est dans ce même cadre de coopération qu’une campagne nommée « Marche vers la lumière » qui consiste à faire des opérations aux patients atteints de cataracte a été organisée par la mission médicale chinoise. 

L’hôpital invite les patients à venir bénéficier de l’opération gratuite

Selon Dr Nduwimana, cette campagne est organisée en deux phases. Il s’agit de la phase de triage des patients qui est en cours depuis le 23 avril jusqu’au 4 mai, et la phase des opérations qui aura lieu du 11 au 22 juin 2018 et ce, gratuitement. Jusqu’au 26 avril, le médecin directeur, Nduwimana, indique que sur un total de 456 patients accueillis, 138 sont atteints de cataracte. Elle se dit satisfaite du déroulement de cette campagne en cette première phase de triage. « Nous invitons encore une fois toutes les personnes qui n’ont pas pu entendre le communiqué que la campagne de triage continue jusqu’au vendredi 4 mai 2018 », lance-t-elle un appel. Elle demande au gouvernement chinois de continuer à appuyer cet hôpital. En plus des spécialités servies, elle souhaite que des formations  à court et à long termes pour le personnel soient organisées. L’ambassadeur Li Changlin a confirmé que l’opération pour les patients atteints de cataracte sera réalisée au mois de juin.  Il a remercié l’hôpital pour les facilités qu’il a offertes en vue de bien réaliser cette opération. Il indique qu’environ deux cents patients seront opérés, et trouve que c’est une action qui intéresse beaucoup la population du milieu rural. Cette action est louable, mais nécessite beaucoup de moyens, dit-il.  Il a promis la poursuite d’appui de son gouvernement dans le domaine de la santé. Il trouve que la coopération entre la Chine et le Burundi favorise des appuis de cette nature.  Le ministère de la Santé s’en réjouit et demande plus d’appuis. 

Alfred Nimbona

 

Maramvya> Inondations

La circulation n’est pas du tout facile

 

DSCO1683La pluie qui s’est abattue sur Bujumbura, le dimanche 22 avril 2018 a causé des dégâts dans certains endroits. Au quartier Maramvya, commune Mutimbuzi, province de Bujumbura, les eaux de pluie stagnent dans les rues et elles ont détruit le riz en train d’être séché. 

 

Comme nous l’avons constaté dans la matinée de lundi, 23 avril 2018, les eaux de pluie ont envahi  toutes les rues. Cette situation est due au manque de canalisation des eaux en provenance des toitures des maisons. La circulation n’est pas du tout facile pour  les piétons et même pour les véhicules. Les propriétaires de ces derniers ne parviennent pas à circuler à l’intérieur du quartier car le terrain est glissant.Certaines rues sont impraticables pendant la saison des pluies. Même les écoliers traversent les rues difficilement toujours suite à cette eau stagnante. Mais, comme on le constate, certaines gens créent des puisards à côté de leurs parcelles. Ces puisards servent à recueillir les eaux des toitures. Pour les gens qui ont des habitations qui ne sont pas construites en matériaux durs, ils ont peur que ces dernières ne s’effondrent. Les  gens qui pratiquent l’agriculture dans leurs parcelles  ont peur aussi que leurs plantations s’abîment. En plus de cela, les gens qui avaient récolté le riz sont dans la désolation totale. Le  riz paddy étalé par terre en train d’être séché est aujourd’hui mélangé avec de la boue. Ils sont inquiets car ce riz ne sera pas de bonne qualité.  Un habitant de la 15ème transversale a fait savoir qu’il était en train de sécher des centaines de kilogrammes  de riz. Mais, suite à cette pluie, il a peur que ce riz ne soit pas abîmé.  Face à cette situation, les habitants souhaitent que les services habilités prennent des mesures adéquates afin de canaliser l’eau de pluie. Si rien n’est fait dans de brefs délais, il y aura toujours des problèmes pendant la saison des pluies. 
Lucie Ngoyagoye

 

Zone Kinama> Inondation du quartier Carama

Il faudrait envisager une politique de  recueillir  les eaux des pluies venant des montagnes

 

DSC 1133La gestion des eaux de pluies venant des montagnes surplombant la capitale Bujumbura reste une préoccupation des  habitants de la ville. En effet, on compte plus d’un cas où il y a eu des victimes des eaux de pluies. Le cas le plus connu est celui des eaux qui se sont abattues sur Gatunguru et d’autres quartiers, faisant des dégâts matériels et humains énormes.  Nous revenons sur le cas le plus récent du quartier Carama en zone Kinama, dans la commune Ntahangwa.  

 

Les eaux venues des montagnes ont envahi le quartier Carama, faisant des dégâts humains et matériel. On se rappelle que trois enfants y ont trouvé la mort. Quand on a fait le tour de ce quartier, on s’est rendu compte que tout n’est pas prévu pour bien gérer les eaux de pluies. En effet,   il y a une partie de ce quartier qui est viabilisée et une autre qui ne l’est pas. Mais, les habitants de cette partie qui n’ a pas été viabilisée se sont laissés des avenues pour  faciliter la circulation. Et là, après avoir construit les maisons, une question de canaliser les eaux est devenue épineuse. Difficile de mobiliser les fonds pour  réaliser les travaux de canalisation. Alors, certains ont quand même essayé de faire de petits caniveaux, juste devant leurs maisons.  Mais comme un caniveau est commun, ce dernier doit évacuer les eaux autour des maisons qui le longent sans pour autant être capable de les contenir.  Ce problème de manque de voie d’évacuation des eaux  de pluies provoque une impraticabilité de certaines avenues de ce quartier. 

Les habitants de Carama tirent la sonnette d’alarme 

Pour le cas récent,    d’inondation  d’une partie du quartier Carama, les habitants de cette partie ne trouvent pas de mots pour  exprimer leurs sentiments.  En effet, certains n’accèdent plus à leurs maisons suite aux fortes boues et même les eaux qui stagnent encore dans les avenues devant ces habitations. D’autres disent que leurs maisons sont pleines de boue et des eaux  sales. Ils pleurent les dégâts que ces eaux ont causé dans les maisons. Les toilettes ne fonctionnent plus, les douches non plus. Les fosses septiques,  les regards  et les puits perdus sont bouchés, on ne peut même pas les localiser pour les déboucher. Ils souhaitent que ces eaux soient évacuées le plus rapidement possible pour pouvoir accéder à leurs maisons en vue de faire un entretien et les réparations diverses. Ils appellent la Croix rouge à désinfecter les lieux pour prévenir certaines maladies.  Les habitants de Carama indiquent  qu’ils revivent le même cauchemar chaque fois qu’ils voient que la pluie risque va tomber. Avec raison en effet, si ce qui a provoqué ces inondations n’est pas levé, le danger reste imminent. 

Pourquoi  ne sont-ils  pas tranquilles?

Selon ces habitants, ce qui a provoqué ces inondations est encore là.  En effet, disent-ils, « avant l’aménagement de la rivière Gasenyi, nous étions tranquilles, les caniveaux qui ont été construits évacuaient sans aucun problème les eaux des pluies ». Mais, se lamentent-ils, se sont les eaux de cette rivière qui sont descendues dans le quartier alors que ces caniveaux ne pouvaient pas les contenir toutes. Bien plus, comme ces eaux ruissèlent en emportant les déchets et les arbustes, ces derniers bouchent les buses sur la Route Nationale N°9. A ce moment, ces eaux qui ne continuent pas leur voyage s’arrêtent et entrent dans les maisons, causant ainsi les dégâts de toute nature. Les habitants des avenues Kinyami, Rufunzo et sur deux routes parallèles Muka sont inquiets. Ils ne comprennent pas comment les caniveaux  vont gérer les eaux de cette rivière. « Quand ils ont entrepris les travaux d’agrandissement du caniveau qui est supposé collecter ces eaux qui descendront   de Gasenyi, nous leur  avons montré qu’il y avait des erreurs dans ces travaux. Ils n’ont pas voulu faire les réaménagements. Aujourd’hui quand la pluie tombe abondamment, les eaux vont dans le quartier au lieu de descendre. Et, bonjour l’inondation des maisons des alentours », se lamentent-ils au regard de tout ce qu’ils ont investi pour se construire  les  premiers logements avec les crédits.  A l’heure actuelle, les travaux de curage sont en cours mais ils trouvent qu’ils avancent à pas de tortue. Cela a causé aussi des effets sur les travaux d’agrandissement du grand caniveau  Muka qui va recueillir les eaux pour les évacuer. En effet,  ces travaux sont momentanément  perturbés suite à la pluie. Certains habitants estiment qu’avec l’agrandissement de ce grand caniveau, il y a l’espoir d’en finir avec les menaces d’inondation de ce quartier suite à ces eaux. Ils regrettent  que  ces travaux aient lieu après les dégâts alors qu’on aurait commencé avec l’agrandissement des caniveaux avant d’y envoyer les eaux de la rivière Gasenyi. 

Que disent les services de la protection civile

Dans un entretien avec le Commissaire de police Antoine Ntemako, directeur général de la Protection civile, il a rappelé que ces derniers temps, il y a eu une pluviométrie très dense au Burundi. Les services techniques de l’Institut géographique du Burundi (Igebu) avaient avisé que le pays va connaitre une pluviométrie normale mais avec une tendance excédentaire dans certains endroits. Commissaire de police Ntemako a fait savoir que dernièrement  le quartier de Carama a connu une pluviométrie très dense qui a fait que les rivières passant par la capitale aient connu des crues. C’est plus particulièrement la rivière Gasenyi qui a connu des crues. A ce moment, l’eau a débordé dans les habitations de Carama et de Buterere. Malheureusement, il y a eu des pertes en vie humaines suite à ces inondations. 

Cause de ces inondations ?

Commissaire de police Ntemako a indiqué que ces inondations sont particulièrement dues aux changements climatiques comme cela s’observe partout dans le monde. Ce qui est plus grave, c’est l’état des collines surplombant la ville de Bujumbura. Ce sont des collines dénudées, quand la pluviométrie devient dense, le sol qui est déjà fragile connait des éboulements aussi bien au niveau des bordures des rivières que des bassins versants. Quand il y a des éboulements, les lits des rivières sont remplis par les moellons et de la terre. Par conséquent, il y a les crues et l’eau envahi les habitations et les infrastructures.

Comment limiter les dégâts?

Commissaire de police Ntemako a fait savoir qu’en amont de la capitale, il faut mener des actions de grande envergure. Il faut que le gouvernement puisse entreprendre des actions de protection des bassins versants de ces rivières. Il faut également protéger les collines surplombant la ville de Bujumbura par un reboisement. Il serait également mieux de creuser des haies antiérosives pour au moins stabiliser ces collines. A court terme ou dans l’immédiat, Commissaire de police Ntemako a indiqué qu’il faut qu’on puisse mener des actions de curage de ces rivières pou que l’eau puisse couler facilement. Il a également signalé que ces actions de curage sont déjà entreprises  particulièrement sur la rivière Gasenyi et Buterere par l’Abutip avec l’appui de la banque mondiale.  Cela a duré longtemps parce que les études qui ont été menées dans les années antérieures  ne coïncident pas avec la situation actuelle. Les fonds qui étaient destinés à l’aménagement de ces rivières n’ont pas été suffisants. Il y a eu des négociations avec la banque mondiale pour qu’il y ait des avenants afin d’aménager ces rivières. Concernant la réponse quand les catastrophes surviennent, Commissaire de police Ntemako a fait savoir que les moyens dont disposent les services de secours particulièrement la protection civile sont lacunaires, ils sont insuffisants. La protection civile ne dispose pas de motopompes qu’il faut. Il n’y a pas de machines adaptées, pas d’ambulance. Quand il s’agit d’une catastrophe de grande ampleur, on connaitrait de problèmes sérieux. Face à cela, commissaire de police Ntemako a lancé un appel à la hiérarchie de prendre en compte cette situation de la gestion et prévention des catastrophes. Il faut équiper les services concernés. Ensuite, le gouvernement devrait couvrir les collines surplombantes la capitale. La population devrait éviter l’exploitation anarchique de ces rivières. Il faut que cela soit guidé par les services spécialisés des services techniques municipaux (Setemu). Cela permettra de ne pas fragiliser au moins les berges de ces rivières qui passent par la ville de Bujumbura. 

Quartiers spontanés parmi les causes de la fragilité des terrains

Commissaire de police Ntemako a également fait savoir que parmi les causes qui peuvent fragiliser les terrains, c’est l’installation des quartiers spontanés autour de la ville de Bujumbura. Ce n’est pas la faute au ministère en charge de l’environnement mais plutôt c’est la spéculation des gens. Quand ils voient que la ville progresse, ils achètent des parcelles longtemps avant. Les services de l’urbanisme arrivent alors que les gens ont déjà occupé les terrains sans un plan préétabli à l’avance. Commissaire de police Ntemako a également indiqué qu’on ne peut pas demander à ces gens de détruire leurs maisons. Pour le moment, les habitants de ces quartiers devraient creuser des fosses autour des maisons pour ne pas laisser couler l’eau en provenance des toits chez les parcelles des voisins. Il est également demandé au gouvernement que les services de l’urbanisme entament les travaux de viabilisation dans ces quartiers spontanés 

Lucie Ngoyagoye 

Alfred Nimbona

 
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