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Bururi> Rencontre de la Première dame avec les femmes leaders

Au cœur du débat, la sagesse et la santé comme mode du leadership

001aLe 12e étape de son tour en provinces, a conduit la Première dame Denise Nkurunziza en province de Bururi où elle a rencontré le vendredi 24 février2017, les femmes leaders de la province de Bururi. Au cœur de leurs échanges, la sagesse, la santé maternelle, la lutte contre les fistules obstétricales et le leadership. Selon Denise Nkurunziza, une femme leader est le pilier de la paix et la sécurité.

« La femme joue un grand rôle dans la famille car elle constitue son pilier », a dit la Première dame. Si la femme n’est pas si forte pour supporter le foyer, cela constitue un handicap pour la famille et pour le pays car, affirme Mme Nkurunziza, « la santé nationale dépend de la santé familiale ». Pour faire face à ce défi, Mme Nkurunziza propose aux leaders féminins d’aller à la quête de la sagesse.
La sagesse est la force sur laquelle doivent s’appuyer toute femme soucieuse de bien conduire son foyer et répondre aux besoins de la collectivité qui l’a choisie. Avec la sagesse, dit Denise Nkurunziza, on devient une vitrine de la société comme l’indique la parole de Dieu dans le livre des proverbes, chapitre 14. Dès la création, renchérie la Première dame, la femme a été créée avec l’objectif de renforcer l’homme et partant, la cohésion sociale. La sagesse entraine le discernement et le bon sens qui sont des éléments essentiels qui doivent caractériser une femme en tant que leader communautaire. Les femmes doivent servir de bon model comportemental en évitant des attitudes indécentes dans l’habillement.

La sagesse entraine la responsabilité
Une femme leader se soucie de sa santé ainsi que celle de sa famille, a poursuivi la Première dame qui a appelé les femmes à faire la consultation médicale chaque fois qu’elles sont enceintes pour se prévenir contre certaines complications qui peuvent parfois leur couter la vie car les femmes qui accouchent et celles qui sont enceintes sont gratuitement reçues dans les structures médicales. Ces consultations permettent également de suivre de près l’évolution de la grossesse afin de protéger la vie de l’enfant. La femme intelligente se soucie de sa propreté corporelle et vestimentaire, mais aussi de celle de son ménage.
La Première dame n’a pas manqué de souligner que la sagesse entraîne la responsabilité. D’où elle a appelé ses compatriotes à plus de responsabilité dans leur mode de reproduction. « Si nous ne parvenons à mettre au monde des enfants dont on est capable d’élever et d’assurer un avenir prometteur à travers la scolarisation, cela constitue un danger pour l’avenir de la famille et du pays », a-t-elle souligné.
Denise Nkurunziza a également insisté sur la nécessité pour les femmes et les jeunes filles de se faire dépister du cancer du col de l’utérus chaque fois qu’un écoulement anormal du sang est observé en dehors de la période des règles chez elles. Combattre les fistules obstétricales a été également évoqué par Denise Nkurunziza qui a indiqué que parmi les causes de cette maladie figurent les mariages et les grossesses précoces.
Les femmes doivent faire de la sécurité leur préoccupation quotidienne. Mme Nkurunziza rappelle que les femmes subissent en premier les conséquences liées à l’insécurité. La sécurité en matière de santé doit également retenir l’attention des femmes leaders. Ainsi, elles doivent faire le dépistage volontaire pour connaître l’état de leur santé. Elle appelle les femmes à éviter la débauche car elle détruit les ménages et devient une menace à la sécurité sociale.

Charles Makoto

 

RNCI-RRC> Descente sur la rivière Ntahangwa

Constater les défis de l’environnement urbain de Bujumbura imposés par cette rivière

00a1Le Réseau national de communication et d’information sur la réduction des risques et des catastrophes a organisé une descente sur la rivière Ntahangwa, le mercredi 22 février 2017. Le but de la descente était de constater les défis de l’environnement urbain de Bujumbura imposés par la rivière Ntahangwa.

La rivière Ntahangwa tout comme son milieu environnant constitue une menace pour la plupart des infrastructures de la municipalité de Bujumbura. Les cas illustratifs sont les maisons de Kigobe sud et Mutanga nord sans épargner le lycée municipal de cette localité.
Selon Jean Marie Sabushimike, expert en environnement et professeur à l’université du Burundi, les cours d’eau qui traversent la ville de Bujumbura imposaient des défis énormes en termes de coût économique, social et environnemental. Avec un regard rapide, l’on observe des destructions de maisons, de ponts, de routes, d’écoles, etc. Ce sont donc des défis auxquels la ville de Bujumbura est confrontée. Les problèmes tels qu’ils sont posés sont complexes, car il faut partir de l’amont de ces rivières pour essayer de mener des aménagements rationnels et durables en terme de protection de la ville de Bujumbura, a fait savoir M.Sabushimike.

La Ntahangwa risque de causer des dégâts similaires à ceux causés par les ravins de Gasenyi et Gikoma.
Actuellement, avec les impacts des changements climatiques, les dégradations de toutes sortes connaissent un rythme spectaculaire. Aujourd’hui, il est sans équivoque que l’allure de l’amplification fluviale de la Ntahangwa et autres rivières est catastrophique en termes de coût économique. La Ntahangwa risque de causer des dégâts similaires à ceux qu’ont causés les ravins de Gasenyi et Gikoma en 2014 à partir du même phénomène, c’est-à-dire le glissement de terrain qui crée des barrages qui finissent par céder et c’est l’aval qui devrait subir les mêmes dégâts, a indiqué M.Sabushimike.
Vu le parcours de la Ntahangwa dans la ville de Bujumbura, les quartiers riverains comme Mutanga sud, Mutanga nord, Kigobe, Nyakabiga, Jabe, Buyenzi et Ngagara risquent d’avoir les mêmes phénomènes de catastrophes, a dit M.Sabushimike.
Procéder à des aménagements globaux
dans le long terme
En termes d’urgence aigüe, il y a des actions qu’il faut mener. Il y a malheureusement des projets qui tardent à être mis en œuvre qui pourraient sauver certaines infrastructures. Il ne faut pas attendre qu’un nombre important d’infrastructures tombent dans l’eau afin de démarrer le projet, a dit M.Sabushimike. Il faut faire des travaux de soutènement comme le gabionnage pour protéger ces infrastructures, c’est un projet réalisable, a-t-il ajouté.
Dans le long terme, il faut que l’on procède à des aménagements globaux, c'est-à-dire de l’amont vers l’aval. M.Sabushimike a donné l’exemple de la Ntahangwa dont les caractéristiques de son bassin versant sont méchantes. En amont, son bassin versant se présente en triangle renversé avec un goulot de concentration des eaux. Cela explique la torrentialité très méchante de ce cours d’eau. Une fois sorti de ce triangle, les eaux arrivent dans la ville de Bujumbura avec beaucoup de dégâts, car l’amont n’est pas aménagé. Chaque section doit avoir des aménagements propres, pourquoi pas les barrages de consolidation pour diminuer la force de la torrentialité des cours d’eau, a-t-il souligné.

Martin Karabagega

 

URBANISME> Inaccessibilité du quartier Mugoboka

La coupure de l’avenue Sanzu en est la cause

000aazAccéder au quartier Mugoboka à bord d’un véhicule est actuellement impossible. La coupure de l’avenue Sanzu enclave ce quartier. Bientôt, même la moto ne pourra pas y arriver.

Le quartier Mugoboka menace d’être coupé de ses voisins immédiats de Mutanga sud et Sororezo à la suite du manque d’une trame de voirie y aboutissant. L’unique voie qui y conduit, l’avenue Sanzu, n’est pas opérationnelle car elle s’est complètement coupée juste à l’entrée du quartier Mugoboka. Elle ne permet donc pas le passage des automobiles.

La rivière Ntahangwa est à la tête de cet orchestre
L’analyse de la situation montre clairement que cet enclavement est dû à l’agression perpétrée par la Ntahangwa sur l’avenue Sanzu. Elle est caractérisée par une intense activité érosive au large de Mugoboka, sur sa rive gauche. Rive concave, elle a été sapée à la base par les fortes eaux sortant des gorges des escarpements des Mirwa. Ce sapement a entraîné des éboulements successifs fréquents. Ainsi, l’érosion a fini par atteindre cet axe de communication qui s’était, au départ, partiellement coupé, interdisant à cet effet l’accès des véhicules à Mugoboka.

Les conséquences sont nombreuses
Dernièrement, le quotidien burundais d’informations Le Renouveau s’est rendu sur terrain. Il a constaté que cette voie d’accès à Mugoboka, la seule qui existe (car il n’y en a pas d’autre côté Sororezo ou Mutanga nord) menace de se couper complètement car le phénomène d’érosion se poursuit avec élan.
Les conséquences en sont nombreuses. Sauf que parvenir bientôt à Mugoboka sera chose difficile ou impossible pour les motos et les automobiles, les habitants aux lèvres du talus sont eux aussi guettés. Leurs maisons vont se retrouver un jour dans le lit de la Ntahangwa.
A Mugoboka, il y a un petit marché, des boutiques et un centre de santé (CDS). L’approvisionnement en marchandises pour les commerçants et boutiquiers, et en médicaments pour le CDS Mugoboka est un problème sérieux difficile à contourner. On est obligé de tout décharger de l’autre côté et c’est aux transporteurs (Bakarani) de tout porter jusqu’à destination. S’il y a un cas d’urgence médicale au CDS Mugoboka, l’évacuation n’est pas aisée.
Un autre constat est que la réhabilitation de l’avenue Sanzu coûterait énormément cher. Elle demanderait un remblaiement compacté de la partie effondrée ainsi que d’autres dispositifs complémentaires de protection. Malgré cela, la réhabiliter reste une nécessité.
Jean Bosco Nkunzimana
(Stagiaire)

 

LA GEOMATIQUE> Son rôle dans le processus décisionnel

Il devient simple, sûr, efficace et sans spéculation

L'application de la géomatique dans le processus décisionnel joue un rôle important. Il devient simple, sûr, efficace et sans spéculation. Cela ressort de l’interview que le secrétaire exécutif permanent du Bureau de centralisation géomatique (BCG), Frédéric Ngendabakana a accordée, à la presse le mardi 21 février 2017, lors de la réunion de la Plateforme nationale du système d’information géographique (Sig).
Le secrétaire exécutif permanent du Bureau de centralisation géomatique (BCG), Frédéric Ngendabakana, a informé que la géomatique est l’union des systèmes d’informations géographiques des secteurs. La géomatique est un domaine qui fait appel aux sciences, aux technologies de mesure de la terre ainsi qu'aux technologies de l'information pour faciliter l'acquisition, le traitement et la diffusion des données sur le territoire. Elle est aussi appelée "données spatiales ", "données géospatiales" ou " données géographiques".
M. Ngendabakana a fait savoir qu’il était remarqué que, dans tous les ministères et institutions, il y avait des systèmes d’informations qui se faisaient mais qui étaient cachées. Il y avait un manque d’échange de ces données, d’où l’idée de création d’un centre de concentration de mise ensemble de toutes ces informations se trouvant dans les secteurs.
Avec la géomatique, le processus décisionnel sectoriel devient simple, sûr et efficace. Cette fois-ci, a dit M. Ngendabakana, ce n’est pas l’éloquence d’un parlementaire ou la spéculation d’un gouverneur qui va dicter que l’on implante une infrastructure ici ou là. Avec la géomatique, les données sont générées automatiquement selon les termes de référence qu’on se donne selon les secteurs et le choix du milieu où implanter cette infrastructure devient automatique sans spéculation.
S’il faut par exemple implanter une source d’eau potable, a signalé M. Ngendabakana, la géomatique va montrer les sources existantes sur tout le territoire, mais qu’il ne faut pas implanter à côté de la route dans une commune telle, la consultation de la population pour voir qui seraient les bénéficiaires de cette source pour plus de fiabilité.
M. Ngendabakana a précisé que le secteur de l’éducation a déjà commencé l’utilisation de la géomatique. Les infrastructures scolaires sont déjà inventoriées presque dans toutes les écoles se trouvant dans le pays. Aujourd’hui il est alors facile, dans le programme du gouvernement, de construire les écoles, d’implanter les établissements scolaires à l’endroit qu’il faut, tenant compte des infrastructures existantes et de la population environnante.
M. Ngendabakana a dit que le défi est la réticence des propriétaires des données qui ne sont pas encore convaincus de la nécessité de ce partage. Il est impératif de continuer les sensibilisations pour leur faire comprendre les bienfaits de partage des données.

Ezéchiel Misigaro

 
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