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MUNICIPALITE DE BUJUMBURA> La vie menée par les femmes balayeuses

Elle n’est pas du tout bonne

 

IMG 101000Dans le cadre de rendre propre la municipalité, la mairie de Bujumbura a pris des initiatives, notamment en engageant des personnes qui balayent des axes principaux et certains lieux publics. Ce sont surtout des femmes. Mais, certaines des balayeuses engagées par la mairie se plaignent qu’il arrive des cas où un retard de paiement de salaire s’observe alors que la plupart d’elles sont des veuves. Ces femmes balayeuses demandent à leur patron de revoir à la hausse leur salaire, compte tenu du coup de la vie.

 

La majorité des personnes engagées par la mairie de Bujumbura sont des femmes. Ces dernières ont la tâche de balayer les axes principaux et certains lieux publics de la municipalité de Bujumbura. Non seulement ladite municipalité est propre, mais aussi ces employées remercient vivement la mairie de Bujumbura. Elles disent que bien qu’elles soient non instruites, elles ont un travail rémunéré. Ces propos ont été recueillis par le quotidien burundais d’informations Le Renouveau, auprès de certaines femmes balayeuses qu’elle a trouvées sur le lieu du travail.
L’une des femmes balayeuses rencontrée en train de vaquer à ses activités a affirmé qu’elle est, depuis un bon moment, employée de la mairie de Bujumbura. Elle a dit que son salaire journalier est de 2 500 Fr mais qu’elle le touche en totalité à la fin du mois. Elle a ajouté qu’il arrive des cas où un retard de paiement de salaire s’observe. « On peut passer deux ou trois mois sans que nos salaires nous soient versés, alors que la plupart d’entre nous sont des veuves et n’avons pas d’autres ressources. Nous n’avons pas nos propres maisons, nous sommes des locataires. Nous avons des enfants que nous prenons en charge. Nous avons le devoir de les nourrir, les vêtir, leur payer les frais de scolarité, les frais de soins de santé en cas de maladie, etc. Aussi, quand nous sommes au travail, nous devons manger, boire de l’eau, etc. En plus, il y en a qui habitent loin et qui sont obligées de prendre des bus pour arriver au lieu du travail », a- t- elle déclaré.
Les femmes balayeuses, employées par la mairie de Bujumbura aimeraient que leurs salaires leurs parviennent à temps. Si c’est possible, elles demandent aussi à leur patron de revoir à la hausse leur salaire.

Evelyne Habonimana

 

TEMOIGNAGE> D’une personne vivant avec l’asthme

Elle se sent presque guérie

 

L’asthme est parmi les maladies chroniques qui menacent la vie de nombreuses personnes. Mais en consultant les médecins, le (la) malade peut ne pas avoir beaucoup de complications. Cela émane d’un témoignage d’une femme de 65 ans, institutrice à l’Ecofo Kabondo, asthmatique depuis 1981.

 

Mme Y. a grandi à l’intérieur du pays. Elle est descendue à Bujumbura en 1981. C’est à ce moment qu’elle a commencé à sentir quelque chose qui n’allait pas. « Je toussais beaucoup et je suis allée me faire consulter pour voir si je souffrais de tuberculose mais on ne l’a pas trouvée. Je suis allée voir Dr Kabondo, c’est lui qui m’a dit que je souffre d’asthme. Je souffrais beaucoup. Je ne pouvais pas participer aux fêtes ; j’ai risqué même d’abandonner le travail parce que cette période là, je ne terminais pas la leçon », dit l’asthmatique.
On lui a suggéré d’attraper un corbeau pour qu’il aspire dans sa bouche et qu’elle guérira. Elle a envoyé les enfants courir derrière le corbeau pour l’attraper mais en vain.
«On m’a orientée chez une tradi-praticienne à Kanyosha me disant qu’elle guerit facilement l’asthme. Celle-là m’a donné un médicament dès que je le prenais, je vomissais jusqu’à ce que je me sente trop mal. La tradi-praticienne me disait de retourner le jour suivant avec 10 000 FBu, 10 œufs et une bouteille de miel. J’ai régulièrement pris le médicament qu’elle m’avait donné mais la maladie s’aggravait davantage».

«Dr F. N. m’a beaucoup aidé»

«Je me suis rendue à la clinique Prince Louis Rwagasore et je remercie beaucoup les infirmières de la façon dont elles m’ont aidée. Elles m’ont enfin orientée chez Dr F. N. Je m’y suis rendue mais j’y ai trouvé seulement de petits enfants. Je suis allée le voir pour la deuxième fois, je l’ai vu et nous nous sommes parlés. Il m’a prescrit des médicaments que j’ai pris suivant ses instructions. A partir de là, j’ai commencé à me sentir mieux. Je n’ai plus de complications, j’enseigne bien. Je me sens presque guérie. Je remercie Dieu qui m’a fait tout cela en passant par le Dr F. N».
Son conseil: consulter les médecins chaque fois qu’on se sent mal et ne pas recourir aux tradi-praticiens.
Olivier Nishirimbere

 

 

Ngozi> Mobilisation sociale en faveur de la Semaine santé mère-enfant, 1ère édition 2017

La réussite de ladite semaine exige l’implication de tous

 

 MG 8874Le ministère de la Santé publique et de la lutte contre le Sida à travers son Programme élargi de vaccination (Pev), a organisé le lundi 12 juin 2017 une journée nationale de mobilisation sociale en faveur de la Semaine santé mère-enfant, 1ère édition 2017. Le thème de la semaine est « Tous ensemble, œuvrons pour améliorer la santé de la mère et de l’enfant ».

 

Dans cette réunion, étaient invités les gouverneurs de province, les médecins provinciaux, les directeurs provinciaux de l’Enseignement, les représentants des confessions religieuses, etc. Dans son discours d’ouverture des activités, la ministre de la Santé publique et de la lutte contre le sida, Josiane Nijimbere, a fait savoir que la Semaine santé mère-enfant est une opportunité d’offrir un paquet d’interventions destinées à améliorer la santé des mères et des enfants. La durée de la Semaine santé mère –enfant 1ère passage sera de 4 jours, c’est-à-dire du 19 au 22 juin. Les activités d’ouverture solennelle se dérouleront en province de Rumonge.
Mme Nijimbere a indiqué que le paquet qui sera offert est constitué de la deuxième dose du vaccin contre le cancer du col de l’utérus chez les jeunes filles de la 3e année et celles de 10 ans non scolarisées ayant déjà reçu une première dose de ce vaccin dans les districts sanitaires pilotes de Rumonge et Ngozi. Il y aura également l’administration de la vitamine A chez les enfants âgés de 6 à 59 mois, le déparasitage à l’albéndazole des femmes enceintes à partir des 2e et 3e trimestres de grossesse, l’introduction dans la vaccination de routine du vaccin combiné anti-rougeoleux anti-rubéoleux aux enfants âgés de 9 mois et la deuxième dose aux enfants de 18 mois, ainsi que la sensibilisation des parents et des tuteurs à l’usage de la moustiquaire imprégnée d’insecticides à longue durée d’action. La vaccination va se dérouler dans les centres de santé, dans les sites éloignés déjà identifiés lors des Semaines santé mère-enfant antérieures ainsi que dans les écoles maternelles, primaires et fondamentales. Il y aura également la collecte du sang à travers tout le pays.
Mme Nijimbere a révélé que la réussite de la Semaine santé mère-enfant exige l’implication de tous. Une forte implication des autorités provinciales, communales, des leaders religieux et communautaires s’avère nécessaire.

Lucie Ngoyagoye

 

MINISTERE EN CHARGE DES DROITS DE LA PERSONNE HUMAINE> Atelier de lancement de la campagne de vulgarisation de la loi n°1/13 du 22 septembre 2016

Pour rassembler les différents acteurs qui sont impliqués dans l’application de cette loi

 

DSC 6059Le ministère des Droits de la personne humaine, des affaires sociales et du genre a organisé le mardi 13 juin 2017, un atelier de lancement de la campagne de vulgarisation de la loi n°1/13 du septembre 2016 portant prévention, protection des victimes et répression des violences basées sur le genre. L’objectif de cet atelier était de rassembler les différents acteurs qui sont impliqués dans l’application de cette loi.

 

Pour le ministre en charges des affaires sociales et du genre, Martin Nivyabandi, cette loi est une loi spécifique qui vient compléter l’arsenal juridique du Burundi pour qu’il puisse mener un combat contre les violences basées sur le genre. Il a indiqué que beaucoup de gens ont l’habitude d’accuser le gouvernement de mettre en place des lois sans les vulgariser. C’est pourquoi le ministère des Droits de la personne humaine, des affaires sociales et du genre a voulu rompre avec cette pratique et vulgariser cette loi. Cela pour que personne ne dise qu’elle ne connaît pas cette loi. M. Nivyabandi a précisé que cette loi va être vulgarisée du sommet à la base pour que tout le monde en soit au courant et ceux qui continuent à faire les violences basées sur le genre subissent des conséquences sans échappatoires.

Réprimer serait un denier recours

Il a souligné que les violences basées sur le genre constituent un problème social à combattre individuellement et collégialement. Pour y arriver, un précieux outil a été mise en place car cette loi est un important outil pour prévenir les violences basées sur le genre, protéger les individus contre ces violences et surtout réprimer les auteurs de ces violences. Et la promulgation de cette loi portant prévention, protection des victimes et répression est un signe éloquent de l’intérêt que le gouvernement porte à la lutte contre cette épine dans le pied de la société burundaise.
M.Nivyabandi a révélé que réprimer serait le derniers recours car l’idéal serait la sensibilisation, la vulgarisation et l’appropriation de cette loi pour l’ensemble de la population. Toutefois, il faut toujours se munir de cet outil répressif et l’appliquer dans toute sa rigueur en cas de survenance des crimes.

Fidès Ndereyimana



 
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