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Zone Mutimbuzi> Les parcelles non encore bâties

Elles sont exploitées comme des champs pour ne pas servir de dépotoirs

 

champAu moment où des parcelles non encore bâties sont transformées en dépotoirs dans certains quartiers de la capitale, le cas de Gahahe en zone Mutimbuzi en est une exception. Les détenteurs de ces parcelles, en attendant de bâtir leurs maisons, préfèrent généralement  y installer des camps de manioc, de haricot, de maïs et de patate douce. Des cultures vivrières qui aident ces familles à subvenir aux besoins en nourriture.  

 

Au passage dans certaines localités de la zone Mutimbuzi, il y a lieu de constater que beaucoup de parcelles sont encore non occupées. Des maisons sont encore éparpillées ci et là. Entre ces dernières, des champs. La population qui détenait ces parcelles avant que l’endroit ne soit transformé en parcelle de construction, raconte qu’auparavant, ces terrains étaient des champs de riz, de manioc et bien d’autres cultures. Mais avec la crise politique qui a frappé le pays, certains sont morts, d’autres se sont retrouvés dépourvus de moyens financiers tandis que d’autres ont été contraints de quitter le pays. Ce qui a poussé des familles à vendre leurs terrains arables.  Mais il faut signaler qu’avec la capitale qui s’agrandit, la modernisation a atteint ces localités. Néanmoins, ce qui semble encore plus encourageant est que même les nouveaux propriétaires ont poursuivi cette coutume. Ceux qui n’ont pas encore les moyens de construire occupent ces terrains par des champs. Une initiative qui est louable car, dans beaucoup de localités, ces parcelles sont transformées en dépotoirs d’immondices et divers déchets ménagers. Cela s’observant dans certaines  zones urbaines de Bujumbura que ce soit au nord ou au sud. Cela cause parfois des maladies des mains sales et des odeurs nauséabondes tout autour de ces endroits. Parfois les endroits sont impraticables car ces immondices forment parfois des montagnes sur des voies publiques.Les habitants de Gahahe veillent surtout à ce que la délimitation de leurs parcelles suive les mesures convenues lors de la vente. C’est une entente qui se fait entre les différents détenteurs de ces parcelles car les problèmes liés aux bornes causent parfois des conflits fonciers. Un voisin qui veut bâtir doit informer ses voisins et surveiller les maçons afin qu’il n’y ait personne qui dépasse la limite de la propriété voisine. Cela étant le même cas même pour ceux qui pratiquent l’agriculture. Il n’y a même pas besoin d’alerter les autorités locales car il y a rarement de conflits liés aux bornes des parcelles.                        

Blandine Niyongere

 

CAMPAGNE DE VACCINATION CONTRE LA MENINGITE A MENINGOCOQUE A> Déroulement dans quelques centres de santé

Les gens ont répondu à l’appel

 

IMG 0045La méningite à méningocoque A est une maladie qui affecte pas mal de gens, de nos jours. C’est dans ce cadre que le ministère de la Santé publique et de la lutte contre le Sida a organisé une campagne de vaccination contre cette maladie dans tout le pays. Quelques centres de santé de la capitale ont été visités le mercredi  5 décembre 2018 par  le quotidien Le Renouveau.

 

Au CDS Bwiza, la rédaction s’est entretenue avec l’infirmière Evelyne Irankunda. Cette dernière   nous a informés  que la vaccination se déroule normalement comme prévu. Les parents amènent leurs enfants d’une année jusqu'à 29 ans révolus à la vaccination comme l’a annoncé le ministère en charge de la santé. « Depuis hier, les gens viennent pour être vaccinés et continuent même aujourd’hui à venir. Ils ont compris l’importance de la vaccination contre la méningite,» a dit Mme IrankundaAu CDS Bwiza, la rédaction s’est entretenue avec l’infirmière Evelyne Irankunda. Cette dernière   nous a informés  que la vaccination se déroule normalement comme prévu. Les parents amènent leurs enfants d’une année jusqu'à 29 ans révolus à la vaccination comme l’a annoncé le ministère en charge de la santé. « Depuis hier, les gens viennent pour être vaccinés et continuent même aujourd’hui à venir. Ils ont compris l’importance de la vaccination contre la méningite,» a dit Mme Irankunda

Des difficultés  ne manquent pas 

Mme Irankunda  a ajouté que des difficultés liées à cette campagne  ne manquent pas. « Certains parmi ceux qui viennent se faire vacciner préfèrent faire demi- tour par peur due à la piqûre ; après un bout de temps, ils reviennent pour être  vaccinés », a-t-elle indiqué.Au CDS Cubahiro, situé en zone  urbaine de Nyakabiga, il y a des mouvements de va- et- vient des gens, adultes et enfants, qui viennent à la vaccination. Les élèves aussi qui quittent l’école pour les examens, se présentent aussi au centre de santé pour l’injection contre la méningite à méningocoque A.Quant au CDS SOS, il y a un nombre important de gens qui ne cessent pas d’arriver pour bénéficier de cette vaccination.  On ne peut pas manquer de dire que quand bien même il y a des gens qui se rendent au CDS pour la vaccination, il y a aussi d’autres qui n’y attachent pas d’importance. 

Irène Niyongabire (Stagiaire)

 

Environnement> Atelier de validation des résultats d’une étude en rapport avec les changements climatiques

Le changement climatique est l’un des grands défis du secteur agro-pastoral

 

L’organisation Appui au développement intégral et à la solidarité sur les collines (Adisco) en collaboration avec les partenaires de l’Organisation d’appui à l’autopromotion (OAP) et Inades formation Burundi sous la coordination d’Oxfam a organisé un atelier national de partage et de validation des résultats d’une étude portant sur l’identification des bonnes pratiques existantes ou innovantes à promouvoir et les nouvelles technologies en usage d’adaptation aux changements climatiques.  

 

Dans son discours d’ouverture des activités, Emmanuel Ndorimana, secrétaire permanent au ministère en charge de l’environnement, a fait savoir que l’objectif de cet atelier est de recueillir les informations supplémentaires pour l’amélioration des technologies identifiées dans l’étude. C’est aussi pour valider le document de l’étude sur des bonnes pratiques existantes ou innovantes à promouvoir, et des nouvelles technologies en usage d’adaptation aux changements climatiques.M. Ndorimana a indiqué que le changement climatique est l’un des grands défis du secteur agro-pastoral aussi bien au Burundi qu’à travers le monde entier alors que la majorité de la population pour notre pays vit essentiellement de l’agriculture et de l’élevage. Les effets du changement climatique se manifestent souvent par des retards dans le démarrage des pluies, des poches de sécheresses, la mauvaise répartition spatio-temporelle des pluies, l’assèchement des cours d’eau, les inondations soudaines et inhabituelles, des vents violents et des fortes chaleurs. M. Ndorimana a indiqué que ces effets se répercutent sur l’environnement physique de la vie des ménages, les activités de production agricole et de l’élevage, les moyens et modes d’existence de la population ayant comme conséquence la baisse des revenus des ménages et la disponibilité alimentaire, l’aggravation de la pauvreté et l’allongement de la période de soudure. M. Ndorimana a fait savoir que le ministère de l’Environnement, de l’agriculture et de l’élevage ne ménagera aucun effort pour soutenir toutes les actions visant le bien être de la population. Il espère qu’ensemble, nous pouvons vaincre les effets du changement climatique et, partant asseoir la sécurité alimentaire durable dans notre pays.

Lucie Ngoyagoye

 

QUARTIER CARAMA>Pont Gikoma

La protection du pont éviterait le pire en matière de circulation routière

 

Le pont Gikoma reliant le quartier Carama de la zone Kinama en mairie de Bujumbura  et la zone Rubirizi de la commune Mutimbuzi en province de Bujumbura court beaucoup de risques. Sa protection s’avère nécessaire avant que les choses ne  deviennent graves. Les risques de s’écrouler ne sont pas à écarter si rien n’est fait.  

 

Le pont Gikoma, sur la Route nationale Bujumbura-Bubanza, à la frontière avec la mairie de Bujumbura, est un pont stratégique pour ce qui est des infrastructures routières. Aujourd’hui que la capitale s’agrandit, le trafic devient de plus en plus intense sur cet axe car, de l’autre côté, au nord de ce pont, de nouveaux quartiers naissent. Le quartier Rubirizi s’agrandit, le quartier Tenga suit le même rythme. La circulation routière devient, petit à petit,  intense sur cet axe. En plus du mouvement vers la province de Bubanza, les habitants de ces nouveaux quartiers empruntent cet axe. Des murs de soutènement ont été construits sur les rives de la rivière Gikoma juste en haut et en bas de ce pont. Mais, ces murs ne sont plus capables  de remplir leur rôle. En effet, à la suite des pluies, ils se sont affaissés et à certains endroits, ils se sont écroulés. Ceci pèse donc sur le pont qui était sensé être protégé. Cet état des choses appelle les responsables à agir. C’est connu de tous : «  infrastructure entretenue, infrastructure durable ».  Il faut donc réhabiliter ces murs pour protéger le pont Gikoma. Par ailleurs, les frais qu’on engagerait une fois que le pont était  cassé seraient, de très loin supérieurs  aux frais de réhabilitation de ces murs de protection. Il n’est donc pas question d’attendre demain car, les conséquences peuvent être fatales et surprenantes.  Pour ce qui est de ce pont, il faut penser à faire quelque chose allant dans le sens de sa protection. 

Alfred Nimbona

 

 
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