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CHUK > Grogne au service Gynécologie

Des numéros verts pour répondre à certaines lamentations

 

Le service Gynécologie à l’hôpital Roi Khaled est fréquenté par beaucoup de femmes qui veulent accoucher et d’autres qui ont des problèmes en rapport avec ce service. Parmi ces dernières, il y en a qui se lamentent qu’elles sont mal accueillies. Afin d’y remédier, le directeur adjoint chargé des Soins à cet hôpital dit que la direction à mis en place les numéros verts où la patiente peut appeler si elle n’est pas bien servie.

 

DSC00613La rédaction du quotidien Le Renouveau a effectué un reportage au service Gynécologie pour se rendre compte de la situation qui y prévaut. Les femmes rencontrées sur les lieux ont fait savoir que dans certains cas, une femme qui vient pour accoucher n’est pas satisfaite de la manière dont le personnel soignant l’accueille. Elles ont indiqué que quand elle se présente, le personnel dit soit qu’il n y a pas de matériel, qu’il n y a pas de lit où elle peut se mettre après l’accouchement ou elle manque carrément quelqu’un qui peut l’accueillir alors qu’elle est sur le travail d’accouchement.
Les femmes qui se sont exprimées arrivent même à dire qu’une femme qui veut accoucher au sein de l’hôpital Roi Khaled doit chercher une infirmière qui preste dans le service Gynécologie ou qui travaille dans l’un des services de l’hôpital Roi Khaled. Pendant le week-end ou la nuit, elles ont en outre signalé qu’il arrive qu’une femme qui accouche ait un problème quelconque alors qu’elle est sur les contractions. Dans ce cas, on lui dit qu’on doit appeler un médecin de garde. S’il advient qu’il ne vient pas rapidement, la patiente ou le fœtus peut succomber.

 

La direction est au courant

 

Ces femmes demandent à la direction de l’hôpital Roi Khaled de revoir les prestations qui se font au service Gynécologie afin de trouver une solution aux plaintes des femmes qui fréquentent ce service.
Le directeur adjoint chargé des Soins à l’hôpital Roi Khaled, Dr Léonard Bivahagumye, a réagi en affirmant que la direction est au courant de certaines lamentations des femmes qui fréquentent le service de gynécologie. Pour pallier ces problèmes, l’hôpital a mis sur place des numéros verts du directeur de l’hôpital, du directeur adjoint chargé des Soins ainsi que du directeur administratif et financier pour qu’une patiente qui n’est pas bien accueillie puisse téléphoner. Dr Bivahagumye a précisé que depuis la mise en place de ces numéros verts, les lamentations ont progressivement diminué.
ROSE MPEKERIMANA

 

LUTTE CONTRE LES VSBG >Atelier de sensibilisation et de mise en place des réseaux communautaires de lutte contre ce fléau

Un fléau qu’il faut éradiquer

 

Le ministère de la Solidarité nationale, des droits de la personne humaine et du genre a organisé un atelier de sensibilisation et de mise en place des réseaux communautaires chargés de lutter contre les violences sexuelles basées sur le genre (VSBG) dans la province de Bubanza, du 13 au 14 novembre 2014. Les échanges ont porté sur les conséquences des VSBG et la solution qu’on pourrait apporter pour les éradiquer.

 

DSC07860.JPG-1Dans son discours d’ouverture des travaux organisés dans la province de Bubanza sur les violences basées sur le genre, Donatienne Girukwishaka qui a représenté la ministre de la Solidarité nationale a déploré les actes barbares commis à l’endroit de certaines catégories de gens dans la société burundaise. Il a été remarqué que les femmes et les enfants sont souvent les plus visés parmi la population burundaise. En effet, les cas courants des VSBG sont, entre autres, les agressions physique, et sexuelles. Et pour les éradiquer elles sont à majorité de nature domestique. Malgré les efforts du gouvernement, il a été constaté que ces VSBG persistent toujours. Selon Mme Girugwishaka pour lutter efficacement contre ce fléau, il s’avère nécessaire qu’il y’ait l’implication de tous les acteurs qui se sont engagés pour la défense des droits de l’Homme, et le combat contre ce fléau comprend plusieurs volets. Pour bien réussir, il faut d’abord les prévenir. Au cas où il y aurait des cas de victimes des VSBG, tout le moment a été interpellé pour porter secours surtout par la prise en charge médicale, psychosociale, juridique et judiciaire des victimes. Et, dans la mesure du possible, l’aider à être habilitées dans la société.

 

Mener des actions en synergie

 

En plus, les participants à l’atelier ont senti la nécessité de travailler en synergie pour arriver à des résultats positifs. Ils ont souhaité qu’il y ait des actions biens coordonnées à différent niveaux, c’est-à-dire à partir des réseaux qui œuvrent dans les communes jusqu’au niveau de la province. L’importance de mener le travail en synergie, surtout la mise en place des réseaux communautaires au niveau des communes qui sont par après coordonnés au niveau de la province, est qu’elle met en relation plusieurs acteurs à différents axes dans la lutte contre les violences basées sur le genre. Se faisant, les participants à l’atelier ont remarqué qu’un seul individu ne pourait mener un travail remarquable car il ne pourrait pas couvrir qu’une seule localité alors que la lutte contre les VSBG nécessité beaucoup d’acteurs qui devraient travailler en synergie.

 

Apporter un appui

 

Ces réseaux ont pour mission d’apporter un appui dans la lutte contre les VSBG à travers les animations communautaires, les dénonciations des cas de violences, l’orientation vers les structures de prise en charge, la contribution à l’éradication des arrangements à l’amiable au détriment des victimes et à la lutte contre la corruption et l’impunité face à ces violences. Les activités, qui ont duré pendant deux jours, ont été clôturées par les élections des membres des réseaux communautaires dans chaque commune de la province de Bubanza. Chaque réseau est présidé par l’administrateur de la commune, secondé par le directeur communal de l’Enseignement et le secrétaire issu de CDFC. La mise en place des réseaux communautaires pourrait réduire d’une façon remarquable les VSBG, et dans la mesure du possible, les éradiquer définitivement.

 

Appolinaire Nimubona

 

 

ENTRETIEN> Sur l’alimentation liée aux groupes sanguins

La malnutrition peut être liée à la génétique

 

Les aliments qu’on mange contiennent des éléments vitaux et indispensables au fonctionnement de l’organisme : les vitamines, les sels minéraux, les antioxydants, les substances phytochimiques, les protéines, les lipides, les glucides, l’eau, etc. Ce qui est très important, c’est la variation des aliments selon l’appartenance au groupe sanguin de chaque individu.

 

DSC 1096Dans un entretien accordé à la rédaction du quotidien Le Renouveau du Burundi, le diététicien Jotham Mugisha a indiqué que la malnutrition peut être liée à la génétique ou aux groupes sanguins O, A, B, AB. Car un aliment pour l’un peut être un poison pour l’autre et causer des allergies, des maladies auto-immunes, des cancers, etc. Le choix de l’alimentation en fonction de votre groupe sanguin modifiera le terrain et améliorera ou stoppera la symptomatologie. Chaque groupe sanguin contient le message génétique de l’alimentation et du mode de vie.

 

Les groupes sanguins O et A diffèrent


M. Mugisha a informé que le groupe sanguin O par exemple brûle les nutriments de la viande comme carburant tandis que le groupe sanguin A les stocke sous forme de graisse. Les personnes du groupe sanguin A digèrent assez mal les laitages. Ils provoquent chez elles des réactions insuliniques. L’autre facteur de ralentissement du métabolisme est le blé. Il est à la fois un bon et un mauvais aliment pour le groupe sanguin A. Les personnes appartenant à ce groupe sanguin peuvent en manger, mais doivent veiller à ne pas en abuser, si non leurs tissus musculaires deviendront trop acides. Par contre, l'ail est un antibiotique naturel, un stimulant du système immunitaire et un ami du sang. « L'ail est bénéfique pour tous les groupes sanguins, mais plus encore pour le groupe sanguin A », a fait savoir M. Mugisha. Il a révélé que le vin rouge est excellent pour les sujets du groupe sanguin A grâce à son action positive sur l'appareil cardio-vasculaire. « On admet généralement qu'un verre de vin rouge par mois réduit le risque cardio-vasculaire pour les hommes comme pour les femmes; mais il n’est pas obligatoire, s’il vous plaît », signale-t-il.

 

Bien manger, c’est se soigner


Le diététicien Mugisha a précisé que bien manger, c’est se soigner car la beauté est dans l’assiette. Il a expliqué que quand on mange les aliments non-compatibles avec les groupes sanguins, il se remarque des problèmes de ballonnement, de constipation, de mauvaise respiration, de fatigue, de troubles digestifs, de maux de tête, d’irrégularité de battement du cœur. Si l’on continue à être mal nourri, il s’observe la présence du diabète du type II, de l’obésité, de l’hypertension, du sous ou surpoids, d’allergies, de l’asthme, d’ulcères.

 

Se nourrir des aliments moins chers

Dans le but de combattre la malnutrition liée aux groupes sanguins, Jotham Mugisha a affirmé que les Burundais des régions rurales peuvent se nourrir d’aliments moins chers souvent rencontrés au marché. Ils peuvent par exemple acheter la farine de sorgho, de soja, de carottes, d’éleusines, de maïs et le haricot. Les gens qui veulent une meilleure santé doivent songer à l’alimentation basée sur leurs groupes sanguins car une fois adaptée, elle permettra de diminuer les risques et le désordre alimentaire. Elle permettra également de stabiliser les pathologies en cour.

 

Consommer beaucoup de fruits et de légumes

 

Le diététicien interpelle la population burundaise à manger à un rythme régulier, au moins trois fois par jour et à prendre le temps de manger lentement pour bien mâcher les aliments. Il faut aussi combattre le stress et surveiller le poids. Cela pour réduire la quantité et combattre l’obésité responsable de nombreuses maladies. M. Mugisha a fait remarquer qu’il faut également limiter ou éviter la consommation de boissons alcoolisées, de tabac, de café, de beaucoup de sucre, de beaucoup de sel, de beaucoup d’huile, de lait, de viande rouge, d’additifs alimentaires, de poudres alimentaires, d’aliments transformés dans les industries. Plutôt, il faut consommer beaucoup de fruits et de légumes. Boire entre 1,5 et 3,5 l d’eau par jour. De plus, il faut faire la marche à pieds ou le sport deux à cinq fois par semaine. En outre, il faut favoriser les viandes maigres ou blanches, les produits de mer, c’est-à-dire les poissons.

 

Eviter les mauvaises informations et les films dangereux

 

Jotham Mugisha interpelle les Burundais à limiter les naissances : avoir peu d’enfants. Les mères doivent allaiter et les enfants doivent être bien nourris au lait maternel car c’est un anti-cancer, un anti-infection, un anti-malnutrition au bébé. Il renforce aussi le système immunitaire. Il a conseillé d’éviter les mauvaises informations, les films dangereux car ils ruinent le cerveau. «Ils sont de mauvais aliments », a conclu M. Mugisha.

Espérance NDAYIKENGURUTSE

 

MALNUTRITUTION AU BURUNDI> Etat des lieux

Une question qui doit être conjointement traitée

 

Le Burundi est un pays qui fait face à la malnutrition. Cette dernière s’observe surtout chez les enfants de moins de cinq ans ainsi que chez les femmes enceintes. Pour cela, il serait mieux que tous les ministères consentent leurs efforts pour la bonne santé de tout individu.

 

DSC 0141Interviewée au sujet de la malnutrition, la directrice des Statistiques et informations agricoles au sein du ministère de l’Agriculture et de l’élevage, Espérance Kamariza a informé que le Burundi est parmi les pays les plus touchés par la malnutrition. Mais cette dernière est étudiée sur un échantillon composé par les enfants et les femmes enceintes. Elle a signalé que les statistiques montrent que 58% des enfants de moins de cinq ans souffrent de malnutrition chronique. L’indice global montre que la faim est de 38,8%. «Ces chiffres montrent que le Burundi est parmi les pays où l’état alimentaire et nutritionnel se porte mal», a affirmé Mme Kamariza.

 

Le plus grand problème réside au niveau de la qualité


Au niveau de la sécurité alimentaire, elle a fait savoir qu’on ne peut pas dire que le Burundi est beaucoup entravé du point de vue quantité. Selon elle, la nutrition s’évalue non seulement en quantité mais aussi en qualité. Le plus grand problème réside actuellement au niveau de la qualité des aliments consommés. Ce qui veut dire l’équilibre entre tous les éléments nutritifs, les micronutriments et les apports calorifiques. Actuellement, souligne Mme Kamariza, la moyenne mondiale au niveau des calories est de 2 100 mck. Mais, le Burundi est encore autour de 1 600 mck. Compte tenu de ces statistiques, on peut affirmer qu’au Burundi, la sécurité alimentaire nutritionnelle n’a pas encore atteint le niveau satisfaisant.

 

Certaines actions sont en train d’être menées


Concernant les remèdes qui doivent être menées par le ministère de tutelle face à cette malnutrition, Espérance Kamariza a expliqué que la sécurité alimentaire nutritionnelle est une question transversale qui nécessite plusieurs efforts. Pour aborder cette question, le ministère de l’Agriculture et de l’élevage, le ministère de la Santé publique et de la lutte contre le sida, celui du Développement communal, et d’autres ministères doivent conjuguer leurs efforts. Actuellement, il y a des actions qui sont en train d’être menées. Il s’agit notamment d’une plate-forme multisectorielle de sécurité alimentaire dont le secrétariat se trouve au niveau de la Deuxième vice-présidence de la République. De plus, les jardins potagers sont en train d’être mis en place surtout dans les ménages ruraux. En outre, on est en train de rétablir le programme de repeuplement du cheptel. Là, on vise les vaches laitières pour augmenter non seulement la productivité du secteur agricole mais aussi la production du lait. C’est pour que les enfants aient à leur portée le lait en quantité suffisante. Comme c’est une question qui doit être menée voir traiter conjointement, le ministère de la Santé publique et de la lutte contre le sida distribue régulièrement les supplémentations, à savoir la vitamine A et le fer aux femmes enceintes. «Donc, il se remarque beaucoup d’efforts qui sont en train d’être conjugués face à cette question de malnutrition», a informé Mme Kamariza.

 

Le poids et la taille doivent être proportionnels


A ce sujet, un diététicien de formation, Jotham Mugisha a révélé qu’une personne qui a une bonne santé doit avoir le poids qui est proportionnel à sa taille. Cela veut dire que l’indice de masse corporel est entre 185 et 25. Cette personne ne doit pas être maladive. L’organisme tire des nutriments dans différents aliments. Raison pour laquelle il est indispensable de varier l’alimentation pour fournir à l’organisme tout ce qui lui est nécessaire. « Il n’y a pas d’aliment parfait et unique qui rassemble tout ce qui est nécessaire à l’organisme humain », a expliqué M. Mugisha. Pour lui, il faut varier et trier un aliment un à un en parcourant les trois classes que sont les aliments constructeurs ou bâtisseurs, les aliments énergétiques et les aliments protecteurs. M. Mugisha a fait remarquer qu’avoir une bonne santé signifie que l’individu mange d’une façon équilibrée. Cela sous-entend qu’il n’y a pas de carence d’un nutriment et tous les besoins de l’organisme sont remplis.

 

Trois sortes de malnutrition enregistrées


Le diététicien Mugisha a révélé que la perturbation de l’un ou de plusieurs nutriments cause ce qu’on appelle la malnutrition. Les grandes carences alimentaires qui persistent au Burundi conduisent à la malnutrition. Ce problème est dû à la pauvreté, à la connaissance médiocre sur la nutrition,… M. Mugisha a indiqué qu’on peut enregistrer trois sortes de malnutrition dont la sous-alimentation. Cette dernière est fréquente dans les régions rurales où la population souffre du kwashiorkor, du marasme, de l’infection, de sous-poids. L’autre sorte de malnutrition est la suralimentation. Cette situation se remarque chez les gens qui sont riches et qui mangent trop par rapport à la dose journalière admissible. Ceux-ci souffrent de maladies de luxe comme l’obésité, le diabète de type II, l’hypertension.
L’autre catégorie est liée à la carence de certains nutriments. Cette situation s’observe lorsqu’on mange d’une façon routinière des aliments en de faible teneur en vitamines. Ils s’ajoutent les méthodes destructrices lors de la cuisson, la mauvaise technologie alimentaire utilisée, l’huile qui est utilisée plusieurs fois pendant la cuisson des aliments frits,… M. Mugisha a expliqué qu’à la suite de ces mauvaises méthodes culinaires employées, il se manifeste chez un individu, une mauvaise digestion au niveau de l’intestin grêle. Il peut même développer des maladies cancérogènes. Le diététicien interpelle la population burundaise à apprendre les bonnes habitudes alimentaires. De plus, elle doit apprendre à favoriser dans leur alimentation, les viandes maigres ou blanches ainsi que les produits de mer, c’est-à-dire les poissons.

 

Aucune raison ne peut expliquer la famine


Le Deuxième vice-président de la République, Gervais Rufyikiri a précisé lors du lancement officiel de l’année agricole qu’aucune raison ne peut justifier la présence de la famine ou la faible production agricole au Burundi. Car, explique-t-il, le Burundi connaît un climat et des saisons pouvant favoriser une bonne production. « Ici chez nous, indique-t-il, nous enregistrons au moins trois saisons pendant lesquelles, la pluie est totale. Il pleut les neuf mois alors qu’ailleurs dans les pays de l’Afrique de l’Ouest par exemple, c’est la saison sèche qui règne presque tout le temps. Le Deuxième vice-président de la République a interpellé la population burundaise à faire de son mieux pour que chaque ménage possède un jardin potager. C’est dans le souci de pouvoir lutter contre la malnutrition qui se remarque au Burundi.

ESPERANCE NDAYIKENGURUTSE

 
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