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Produits ligneux>Sécurité alimentaire

Leur préservation s’impose

 

Le renforcement de la contribution des produits forestiers non ligneux à la sécurité alimentaire en Afrique centrale , en général et au Burundi en particulier, tel est le thème qui a motivé l’organisation d’un atelier de sensibilisation et d’information des communicateurs et journalistes sur l’importance des produits forestiers non ligneux à la sécurité alimentaire et à la gestion des ressources naturelles. L’activité était organisée par la FAO, à Rumonge du 04 au 05 Décembre 2014.

 

DSC 0486Les produits forestiers autres que le bois, également nommés « produits forestiers non ligneux », (PFNL) sont, selon la définition de la FAO, des « biens d'origine biologique autres que le bois, dérivés des forêts, d'autres terres boisées et des arbres hors forêts. Une fois bien exploités, ils pourraient participer pleinement à la sécurité alimentaire de la population. Alors que la valeur du bois extrait décline, la valeur des PFNL augmente régulièrement, mais reste sous-estimée car non comptabilisée et très mal gérée.
Le Bassin du Congo fait partie des principaux réservoirs de diversité biologique dans le monde, a souligné le coordinateur du projet, Diomède Manirakiza . Les ressources de la biodiversité parmi lesquelles figurent les produits forestiers non ligneux, sont exploitées par près de 70 millions de personnes pour couvrir les besoins de subsistance, l’obtention de revenus et d’emplois. Les PFNL de la sous-région procurent des aliments, des plantes médicinales, de l’énergie, des équipements de pêche et des matériaux de construction.
La Comifac met un accent particulier sur les PFNL et leur importance dans la lutte contre la pauvreté et l’insécurité alimentaire. Les objectifs globaux du projet consistent à contribuer à l’amélioration des conditions de vie et la sécurité alimentaire des ménages dépendants des forêts, en particulier des groupes les plus vulnérables (femmes, peuples autochtones), ainsi qu’à concerver et à gérer durablement les produits forestiers non ligneux d’Afrique centrale, plus spécifiquement dans les cinq pays du projet.
Les participants ont bien compris que la communication environnementale en général et forestière en particulier exige la patience. Ceci parce qu’elle revêt un aspect scientifique. Les outils de ce type de communication sont multiples et diversifiés mais peu exploités.
La fréquence et la récolte excessive et destructive, les mauvaises techniques de conservation, le conditionnement, le stockage et transformation des produits des arbres et des aliments forestiers y compris la viande de brousse, constituent un problème grave dans les pays d’Afrique centrale, a dit M. Diomède Manirakiza.

Des alternatives à la problématique

Le développement des activités génératrices de revenus serait une des alternatives à l’exploitation illégale de la viande de brousse. La déforestation et la dégradation forestière sont des problèmes non négligeables en rapport avec les changements climatiques. Les stratégies visant à remédier à ces fléaux devraient impliquer les populations rurales qui pratiquent l’agriculture itinérante sur brûlis.
Les conflits de tous ordres (armés, intertribal et interethnique, politique, etc.) observés dans les pays de la sous-région ont des impacts sur le niveau de sécurité alimentaire et la nutrition des populations. D’où l’interpellation des décideurs à chercher tous les voies, moyens et recours nécessaires à l’éradication de ces fléaux.
La FAO et l'Onu ont encouragé les États à comptabiliser les PFNL pour l'évaluation des forêts dans le cadre de l'évaluation des écosystèmes pour le millénaire et pour les rapports FRA sur l'évaluation des forêts dans le monde.

Des défis subsistent

Il a été constaté que le cadre de gouvernance actuel n’est pas approprié à la gestion des ressources forestières. Les participants ont demandé le renforcement des capacités des acteurs impliqués dans la gestion, l’exploitation et l’utilisation des produits issus des forêts et des arbres hors forêt. Cela pourra contribuer à améliorer le cadre de gouvernance pour optimiser la contribution des écosystèmes forestiers à la sécurité alimentaire et la nutrition des populations.
Valoriser les produits forestiers autres que le bois d’œuvre et les services fournis par les écosystèmes forestiers pourra contribuer à satisfaire les besoins alimentaires et nutritionnels de la population burundaise.
Yolande NINTUNZE

 

Ministère de la Santé Publique> Formation sur le renforcement du Système national d’information sanitaire du Burundi

Il sera question d’apprendre l’utilisation du logiciel « District health information software »

 

Le ministère de la Santé publique et de la lutte contre le sida a organisé, le lundi 8 décembre 2014, une formation de certains cadres de ce ministère sur le renforcement du Système national d’information sanitaire du Burundi. Les participants à ladite formation vont apprendre comment utiliser le logiciel appelé « district health information software ( DHIS2) ».

 

DSC 0419Dans son discours d’ouverture, le directeur général de la planification au ministère de la Santé publique et de la lutte contre le sida, Dr. Longin Gashubije a fait savoir que dans son plan de développement sanitaire 2011-2015, le ministère de la Santé publique et de la lutte contre le sida a prévu de se doter d’un système national sanitaire informatisé, performant, intégré et décentralisé.
Pour ce faire, il a précisé que l’objectif général de la formation sur le renforcement du Système national d’information sanitaire est de permettre au Burundi la prise en main du DHIS2 en tant que système unique de gestion de l’information sanitaire et ainsi de permettre aux équipes du ministère en charge de l’administration et de la gestion des données sanitaires d’acquérir les compétences et d’adapter le logiciel DHIS2 au contexte du Burundi.
Il a ajouté que cette formation sera accentuée particulièrement sur la formation des formateurs nationaux à même de poursuivre la formation du personnel de santé amené à utiliser le logiciel DHIS2 et de mettre ainsi à leur disposition les outils et le matériel nécessaires à la réplication de la formation pour les utilisateurs ainsi que l’initialisation des chargés des systèmes d’information sanitaire aux niveaux central et de district à l’utilisation de base du DHIS2.

Les avantages tirés

Dr. Gashubije a en outre signalé qu’une fois que le DHIS2 sera opérationnel, cela permettra au Système national d’information sanitaire à avoir des données de qualité afin d’orienter les décideurs à savoir où allouer davantage de ressources afin d’améliorer la santé des populations. Il a afin affirmé qu’avec la collaboration de la Communauté est-africaine, le Burundi sera à mesure d’en apprendre davantage à partir des expériences des autres états partenaires et de partager les expériences.

Rose Mpekerimana

 

Politique nationale de santé 2005-2015> Evaluation

Des progrès ont été réalisés mais les défis subsistent

 

Le ministère de la Santé publique et de la lutte contre le sida a mis en place une Politique nationale de la santé de 2005 jusqu’en 2015. Des progrès importants ont été réalisés mais des défis subsistent, et il ne faut pas baisser la garde.

 

 
DSC01161Selon Dr Longin Gashubije, directeur général de la planification au ministère de la Santé publique et de la lutte contre le sida, les principal constat est qu’il y a des avancées significatives notamment dans la réduction de la mortalité maternelle et infantile. En 2005, la mortalité des enfants de moins de 5 ans était de 184 pour 1 000 naissances et aujourd’hui, elle est de 96 pour 1 000. Pour ce qui est de la mortalité maternelle, « nous étions à 1 100 pour cent mille naissances vivantes et aujourd’hui, nous sommes à 500. On a une réduction de plus de la moitié », a-t-il souligné.
En plus de cela, il y a eu une réduction significative des infections liées au VIH-sida, à la tuberculose et au paludisme. Mais pour que tout cela se réalise, il a fallu organiser le système de santé notamment par la mise en place des districts sanitaires dans le cadre de la décentralisation notamment pour approcher les services à la population, a indiqué M.Gashubije. Pour lui, cela a permis de sauver des vies par l’organisation de la référence contre référence et de disponibiliser les médicaments proches de la population.

Les défis sont de plusieurs ordres

D’après Dr Gashubije, il y a eu des défis dans la mesure où en 2005, le pays était toujours en guerre. Pour cela, il y avait une réticence du personnel de santé à prester dans les milieux reculés pour des raisons de sécurité, mais également, pour des raisons pécuniaires parce que les salaires du personnel sont trop bas. Mais, depuis 2006, il y a eu la mise en œuvre de la Stratégie de financement basée sur la performance qui a permis de renforcer la motivation du personnel à aller vers les milieux reculés.
Le constat est qu’en 2006, 80% de médecins prestaient en ville, aujourd’hui, ils sont à 50%. Des avancées ont été observées en termes de coordination des partenaires car en 2005, il n’y a en avait pas mais à partir de 2007, il y a eu le cadre de coordination des partenaires pour la santé et le développement qui a permis de mobiliser des financements mais aussi, d’éviter les doubles emplois au niveau des partenariats.
Les autres défis sont liés entre, à la rupture de stock des médicaments qui a été parfois observée notamment suite au fait que le Burundi dépend fortement de l’extérieur. « Nous n’avons aucune usine qui produit des médicaments. Pour cette raison, on a connu des ruptures de stock ce qui a probablement occasionné certains décès ». L’autre défi aura été le manque d’infrastructures et d'équipements mais depuis 2005, il y a une dynamique de construction de centres de santé qui aujourd’hui, ont atteint un niveau significatif. Ils sont passés de 500 en 2005 à 900 en 2013.
Il faut sauvegarder les acquis, maintenir les résultats déjà atteints mais aussi à penser à innover.
Yvette Irambona

 

BASSIN DU LAC VICTORIA> Réunion avec les journalistes

Pour leur sensibilisation

 

Le Projet de gestion environnementale du bassin du lac Victoria phase II (LIVEMP II)-Burundi a organisé le vendredi 5 décembre 2014 une réunion à l’intention des journalistes s’occupant des questions en rapport avec la protection de l’environnement. C’était dans le but de les informer et les sensibiliser sur les activités dudit projet au Burundi.

 

Selon Gilbert Ngendahabona, chargé de communication dans le projet LVEMP II, les journalistes ont la voix qui porte loin. Raison pour laquelle ils ont été mobilisés afin qu’ils donnent leur contribution en accompagnant le projet dans les activités lui allouées. Mais, a-t-il ajouté, cela n’est possible que s’ils sont suffisamment informés, conscientisés et sensibilisés sur les actions qui sont en train d’être menées par le projet.
En effet, ledit projet en cours d’exécution au Burundi et dans d’autres pays de la CEA est une initiative des Etats de la communauté de l’Afrique de l’Est qui se partagent le bassin du lac Victoria.
Il a indiqué que le projet a été créé dans l’objectif de faire une gestion collaborative des ressources transfrontalières, de la protection du lac Victoria, mais également pour le développement de la population de la zone d’action du projet.
M. Ngendahabona a en outre révélé que le projet, à la fois régional et national, est exécuté dans quatre provinces du pays qui sont Gitega, Mwaro, Karusi et Kirundo. Ces provinces, a-t-il explicité, sont traversées par les grandes rivières qui se déversent dans le lac Victoria via la rivière Kagera. Il a fait savoir que le Projet de gestion environnementale du bassin du lac Victoria est un service public qui vise le développement de la population. A cet effet, toutes les activités du projet sont exécutées en étroite collaboration avec l’administration et la population de la zone d’intervention. Cette dernière en bénéficie à travers les activités- financées dans le cadre de sous-projets.
Quant à l’aménagement et la protection des cours d’eau qui sont d’ailleurs le but prioritaire du projet, le chargé de communication a précisé qu’on s’appuie sur le Code de l’eau du Burundi. Celui-ci, en son article 5, chapitre 1er, délimite le domaine public hydraulique. Il stipule que la zone tampon pour le lac Tanganyika doit avoir une largeur de 150 m, 50 m pour les autres lacs du pays 50 m et 25 m pour les rivières.
BENIGNE GAHIMBARE

 
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