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SPPDF> Panel à l’intention des chefs des partis politiques

Dépasser le quota 30% des femmes dans les postes de prise de décision

 

En collaboration avec le Collectif des associations et organisations non gouvernementale féminines au Burundi (Cafob) et l’Association des femmes journalistes du Burundi (AFJO), la Synergie des partenaires pour la promotion des droits des femmes (SPPDF) a organisé , le mercredi 25 mars 2015, un panel à l’intention des chefs des partis politiques et autres acteurs intervenant dans la participation politique de la femme. Ce panel avait comme thème « Listes électorales sensibles au genre en vue de dépasser le quota 30% des femmes dans les postes de prise de décision.»

 

DSC 5937Selon la déléguée générale de la SPPDF, Bernardine Sindakira, cette activité a été organisée dans le cadre d’une stratégie nationale « Femme et élection de 2015 ». Elle a indiqué que l’objectif était de mener un plaidoyer auprès des chefs des partis politiques pour que les listes électorales pour les élections qui viennent puissent tenir compte de la femme au niveau du positionnement. C'est-à-dire que ces associations veulent 50 % des femmes au lieu de 30 % car les articles 13, 19 et 21 de la Constitution de la République du Burundi stipulent que tous citoyens sont égaux devant la loi et en dignité.

Il faut mettre sur les listes des femmes qui ont des compétences

Pour Mme Sindakira, le constat est que là où les femmes occupent une place de décision, il y a une valeur ajoutée. Car, a-t-elle dit, il y a des témoignages qui disent que dans les collines ou les communes dirigées par les femmes, au moins il y a une diminution des violences basées sur le genre. Pour les hautes instances de décision, Mme Sindakira a fait savoir que la femme n’est pas suffisamment représentée et même celles qui sont là sont beaucoup plus redevables à leurs partis politiques suite à la façon dont elles sont mises sur les listes. A cela, elle a demandé aux chefs des partis politiques de mettre sur les listes les femmes qui ont des capacités et des compétences de diriger.
Les représentants des partis politiques qui étaient présents dans ce panel étaient d’accord que la femme doit prendre une place de choix dans la prise des décisions. C'est-à-dire qu’il est important de dépasser 30% pour arriver à 50% des femmes dans les listes électorales. Mais, il faut que la femme, elle aussi, combatte pour défendre ses droits. Il est nécessaire aussi de dépasser la culture burundaise afin de participer dans la politique. Quant aux journalistes, ils sont appelés à sensibiliser toutes les femmes à participer dans la politique.

Fidès Ndereyimana

 

Entretien> Sur l’exploitation des hydrocarbures dans le lac Tanganyika

Les décideurs doivent empêcher toute activité qui peut entraîner des conséquences néfastes sur ce lac

 

L’exploitation des hydrocarbures dans le lac Tanganyika provoque des inquiétudes chez certains. Le lac Tanganyika est un don de Dieu que les Burundais ont reçu sans rien payer. Ils doivent alors le protéger jalousement. Par conséquent, les décideurs devraient empêcher toute activité notamment l’exploitation des hydrocarbures dans ce lac pour prévenir certains défis qui peuvent causer des conséquences néfastes. Tels sont les propos recueillis auprès de l’environnementaliste Albert Mbonerane dans un entretien qu’il a accordé au journal quotidien Le Renouveau.


DSC01859« Le lac Tanganyika un est des grands réservoirs d’eau douce dans le monde. Il ne faut donc pas confondre cette eau avec les eaux de la mer. L’eau du lac Tanganyika peut être consommée sans aucun traitement avec un écosystème extraordinaire. On dirait que c’est un trésor que Dieu a donné aux Burundais », a fait savoir Albert Mbonerane. Il a précisé que les Burundais doivent alors choisir entre les bénéfices financiers et économiques ou les conséquences très néfastes qui peuvent surgir lorsqu’il y a l’exploitation des hydrocarbures dans le lac Tanganyika.

Risque de pollution et de destruction de la biodiversité

Dans le secteur de l’environnement, M. Mbonerane a indiqué que l’exploitation des hydrocarbures dans le lac Tanganyika peut entraîner la pollution et la destruction de la biodiversité. Cela veut dire que dans les prochains jours, les Burundais peuvent se retrouver en train d’importer l’eau s’ils acceptent l’exploitation des hydrocarbures dans le lac Tanganyika.
Dans le secteur de la santé, il a signalé que si les Burundais consomment de l’eau polluée ou d’un poisson ou Ndagala qui à résisté à la mort et qui est parvenu à s’acclimater avec les acides déversés dans le lac Tanganyika, ils sont exposés à de nombreuses maladies. La grande maladie qui est développée est le cancer. Il a rappelé que ce dernier est difficile à traiter ici au Burundi.
Dans le secteur de la pêche, il a souligné que ladite exploitation peut exterminer les différentes catégories de poissons qui se trouvent dans le lac Tanganyika alors qu’il y a des espèces dits endémiques (qu’on ne trouve nulle par ailleurs que dans le lac Tanganyika).
M. Mbonerane a fait un clin d’œil aux Burundais qu’ils ont besoin du lac Tanganyika et que ce dernier a besoin d’eux. Pour ce faire, s’ils veulent cohabiter bien avec lui, ils doivent veiller à ce que la santé du lac Tanganyika soit une priorité.
ROSE MPEKERIMANA

 

FCBN> Présentation du document de plaidoyer sur l’exploration et l’exploitation des hydrocarbures dans le lac Tanganyika

Tenir compte à la fois des aspects économiques, sociaux et environnementaux

 

Le FCBN (Forum burundais de la société civile pour le bassin du Nil) a organisé le mardi 24 mars 2015 un atelier de présentation du document de plaidoyer sur l’exploration et l’exploitation des hydrocarbures dans le lac Tanganyika. Le conférencier a montré que bien qu’il y ait certains avantages financiers, beaucoup d’inconvénients dans tous les domaines peuvent surgir au moment de l’exploitation des hydrocarbures dans le lac Tanganyika. Les participants ont demandé aux décideurs d’arrêter le projet d’exploitation pour prévenir des conséquences qui peuvent en découler.

 

DSC01831La vice-présidente du FCBN, Jacqueline Ntukamazina, a fait savoir que cet atelier est organisé à point nommé puisque les politiciens envisagent dans les prochains jours d’aller sur terrain pour présenter les projets de société. C’est donc important qu’ils sachent les avantages du Lac Tanganyika avant de promettre ce qu’ils vont réaliser en rapport avec le développement dans le domaine de l’environnement. Elle a indiqué qu’en organisant cet atelier, le FCBN voudrait s’assurer que l’environnement humain constitué par les écosystèmes qu’offre le bassin du Lac Tanganyika est protégé. Et que d’éventuels dangers pour la génération actuelle et les générations futures sont écartés par l’implication de tout un chacun.
C’est pour cette raison qu’elle a demandé aux décideurs de mettre en place des mécanismes pour une exploitation qui respecte les règles environnementales. Aussi, elle leur a recommandés de faire des études scientifiques avant de procéder à ladite exploitation. Elle a enfin souhaité que ces études tiennent compte non seulement des aspects économiques mais aussi des aspects sociaux et environnementaux.

Le lac Tanganyika, une richesse donnée par Dieu

Certains participants sont revenus sur les opportunités dont disposent les Burundais en ayant le Lac Tanganyika. Ils ont affirmé que ce dernier est une richesse donnée par Dieu. Par conséquent, ils devraient être conscients de ce privilège et ne devraient pas se hasarder à accepter d’y exercer des activités qui peuvent le détruire.

Rose Mpekerimana

 

 

Municipalité de Bujumbura> Le caniveau longeant le boulevard Patrice Lumumba

Son obstruction rend difficile la circulation des usagers

 

La municipalité de Bujumbura doit être propre de façon que ses boulevards et ses avenues soient praticables. C’est pour cette raison que le caniveau longeant le boulevard Patrice Lumumba doit être curé de façon à éviter son obstruction. Ce qui ne permet pas la bonne circulation des véhicules et des piétons liée au débordement causé par les eaux pluviales.

 

DSC 0979Une partie du caniveau longeant le boulevard Patrice Lumumba est actuellement obstruée à la suite de la dernière pluie qui s’est abattue sur la capitale Bujumbura. Le quotidien Le Renouveau l’a observé, le lundi 23 mars 2015, lors de son passage au croisement du boulevard Patrice Lumumba et l’avenue du commerce presque à la hauteur de la Régie nationale des postes.
Tenez ! L’obstruction dudit caniveau rend difficile la circulation tant des véhicules, des motos que des piétons dans la mesure où les eaux de pluie envahissent de part et d’autre de la chaussée d’une partie de ce boulevard.
On voit les véhicules patauger dans les eaux boueuses avec le risque d’éclabousser les passants. Nous avons même vu des personnes se déchausser avant de traverser le boulevard. Pis, un écolier est tombé dans ce caniveau au moment où il tentait de sauter dans l’objectif d’atteindre la partie sèche. Une personne adulte est intervenue pour le tirer de ce caniveau, mais son uniforme était déjà mouillé d’autant plus qu’il avait trempé dans les eaux boueuses qui débordent ledit caniveau.
Remarquons que le débordement du caniveau a mis en surface les ordures qui y étaient enfuies. Ce qui a rendu insalubre la partie de la chaussée du boulevard Patrice Lumumba.

Les services habilités sont interpellés

La mairie de Bujumbura, à travers ses services techniques municipaux, est interpellée pour rendre salubre ledit boulevard. Il faudra non seulement curer le caniveau, mais également il serait intéressant d’évacuer les ordures qui seraient entassées aux abords du boulevard.
On remarque souvent que quand les ordures sont déposées aux abords des caniveaux, elles y retournent aussitôt qu’il pleut. C’est pour cette raison que le curage doit s’effectuer en même temps que l’évacuation pour éviter que les ordures s’y déversent aussitôt après.
Notre capitale devrait en définitive être propre.
Masta Shabani

 
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