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SOCIETE> L’hygiène en milieu scolaire

Un défi à lever dans les quartiers à pénurie d’eau

Certaines écoles doivent faire face au manque d’eau. Avec le grand nombre d’écoliers qui s’observe ces derniers jours, un manque de robinet est une entrave à la bonne hygiène. Tout en n’oubliant pas que l’eau est une denrée rare pour ces écoles, les instances habilitées sont interpellées pour gérer cette question.
Au passage dans certaines écoles des quartiers périphériques de Bujumbura, le constat est que les robinets se trouvant à ces écoles ne suffisent pas pour ces enfants. Ces derniers doivent parfois se bousculer pour avoir la première place afin d’étendre leurs mains pour recueillir l’eau du robinet. Pas de temps pour laver les petites mains. A d’autres écoles, les robinets sont en nombre suffisant mais la pénurie d’eau qui s’observe devient un casse-tête. Toutefois, les enseignants font de leur mieux pour encadrer ces enfants. A certaines écoles, des cours de lavage des mains sont dispensés pour aider ces enfants à maintenir une bonne hygiène. Ainsi, les petits enfants de 3 et 4 ans savent comment laver les mains soigneusement. A ces mêmes écoles, on interdit aux vendeurs ambulants d’exercer leur commerce autour de l’école. En effet, les enfants, étant tentés par des beignets, des biscuits, des bonbons et d’autres sucreries, se lancent sur ces produits et les consomment sans se laver les mains. Les enseignants doivent toujours protéger ces enfants car pour ces vendeurs, l’essentiel est d’écouler leurs marchandises.Comme nous le signalent les enseignants, la plupart étant des parents à ces enfants, le plus rassurant est que le ministère en charge de la santé organise souvent des séances de vaccination à ces écoles afin de déparasiter ces enfants. « Il nous serait difficile de penser à cela et surtout que certains parents n’ont pas les moyens de le faire. En plus, la vaccination en masse est un avantage car l’on est sûr de protéger tous les enfants », disent les enseignants.Les enseignants recommandent que l’hygiène soit inculquée aux enfants avant même qu’ils quittent le toit familial. Les enfants devraient savoir des interdits en rapport avec l’hygiène afin d’éviter des maladies liées au manque de propreté.

Blandine Niyongere

 

Editorial> Le peuple burundais solidaire avec le peuple chinois dans sa lutte efficace contre le nouveau coronavirus

« L’épidémie  est  un diable. Nous ne le laisserons pas se cacher ». Ces propos qui méritent d’être soulignés à gros traits sont de Xi Jinping président de la Chine nouvelle qui s’exprimait dernièrement à propos du nouveau coronavirus. Le premier responsable chinois recevait au Grand palais du peuple à Beijing, le directeur général de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), Tedros Adhanom Ghebreyesus qui, à cette occasion, a déclaré que l’OMS soutient fermement toutes les mesures déjà prises par la Chine nouvelle contre l’épidémie, mesures protégeant non seulement le peuple chinois, mais aussi toutes les populations du monde entier. La direction et l’implication personnelles du Président chinois Xi Jinping, a déclaré  le premier responsable de la santé mondiale, témoignent de sa forte capacité de gouvernance.Si, à l’heure qu’il est, le monde est impressionné par l’engagement des plus hautes autorités de la Chine nouvelle et l’efficacité de la mobilisation nationale, c’est grâce notamment au Parti communiste chinois dont le président chinois Xi Jinping est secrétaire général du comité central et qui, en cette qualité, préside inlassablement des réunions  à l’intention des comités du parti pour parler de la prévention et du contrôle du nouveau coronavirus. Il s’agit d’une implication personnelle exemplaire du Premier responsable chinois dans la lutte contre l’épidémie, offrant ainsi au monde un exemple d’exercice du pouvoir hors du commun. Au cours d’une réunion qu’il a présidée vers la fin du mois de janvier 2020, à l’intention du Comité permanent du Bureau politique du comité central du Parti communiste chinois, il déclarait : « La vie est d’une importance capitale.

Lorsqu’une épidémie éclate, un ordre est émis. Il est de notre responsabilité de prévenir et de contrôler cette épidémie ». Il ordonnait  ainsi  aux comités du parti et aux gouvernements à tous les niveaux, de considérer la prévention et le contrôle de l’épidémie du nouveau coronavirus comme priorité absolue dans leur travail quotidien.Très attentif aux mesures prises par la Chine nouvelle dans sa lutte efficace contre l’épidémie, le Burundi figure au premier plan des pays qui saluent et soutiennent fermement ce qui est en train d’être accompli dans le pays de Confucius, sous la haute direction du président Xi Jinping, derrière lequel tout le peuple chinois s’est mobilisé, conscient du fait que la sécurité et la santé des peuples passaient avant tout, et que la prévention et le contrôle de l’épidémie demeurent la priorité des priorités. C’est ainsi que le peuple chinois, aidé en cela par la direction politique et les autorités sanitaires, s’est rapidement et efficacement mis à la tâche en déployant des efforts énormes ayant déjà conduit aux progrès  témoignant de sa capacité à faire face à l’épidémie en y apportant une réponse appropriée, dans son profond attachement à la transparence et à l’aide aux autres pays du monde, dans le cadre d’une coopération de gagnant-gagnant. Quel pays s’autoriserait de ne pas apporter son soutien total à la Chine nouvelle qui, dès l’apparition de l’épidémie, a publié des informations d’une manière ouverte et transparente et identifié l’agent pathogène en un temps record ?Ami sincère de la Chine nouvelle, le Burundi fidèle aux recommandations de ses autorités sanitaires, de celles de l’OMS et aux riches conseils émanant de l’Empire du milieu, ne peut que demeurer solidaire avec le gouvernement et le peuple chinois dans leurs efforts inlassablement et efficacement déployés pour lutter contre l’épidémie qui n’altérera en rien l’excellence des relations d’amitié et de coopération sino-burundaises qui, à l’heure actuelle, se trouvent en haut de l’échelle. C’est dire que rien ne viendra à bout de la détermination des deux peuples chinois et burundais à asseoir leur amitié et leur coopération sur des bases solidement fondées.

Louis Kamwenubusa

 

SANTE> Célébration de la Journée mondiale de lutte contre le cancer

Le traitement du cancer est multidimensionnel

0000treaLe ministère de la Santé publique et de la lutte contre le Sida, en collaboration avec les associations oeuvrant dans la lutte contre le cancer et les associations des malades a organisé le mardi 4 février 2020, une conférence sur la problèmatique de la prise en charge du cancer au Burundi.


Dans une interview, Jean Marie Harimenshi, président du collectif des associations oeuvrant dans la lutte contre le cancer a fait savoir qu’en matière de cancer au Burundi, il y a un grand défi de santé publique. Le collectif des associations de la société civile qui oeuvrent dans la lutte contre le cancer a profité de l’occasion de la célébration de la Journée mondiale de lutte contre le cancer sous le thème « Je suis et je vais » pour dresser l’état des lieux. Ce dernier est dramatique parce qu’au Burundi comme ailleurs, il y a beaucoup de cas de cancer qui malheureusement sont diagnostiqués tardivement avec un traitement inexistant sur le sol burundais. Face à cette situation, M. Harimenshi a lancé un message à l’endroit du gouvernement et à toute la population burundaise pour qu’ils sachent que le cancer est présent au Burundi. « Nous devons le savoir et le vivre. On doit faire une action tant publique que privée pour faire face à cette situation qui est dramatique. Au Burundi, l’information sur le cancer est difficile à avaler, à prendre. Cela est ainsi du côté médical car on n’a pas d’avancées assez significatives pour prendre en charge les patients diagnostiqués du cancer », a-t-il dit. 

Certains cancers peuvent être traités au Burundi 

M. Harimenshi a fait savoir que dans une étude qui récapitule les cas déjà récus pour le diagnostique du cancer dans les six mois, sur 351 cas, 130 patients ont un cancer. Dans les 130, le cancer le plus fréquent est le cancer colorectal à la hauteur de 36% suivi du cancer de l’estomac à la hauteur de 26%. Il a souligné que le traitement du cancer est multidimensionnel. Il y a certains cancers qu’on peut traiter au Burundi. Mais il y a d’autres où nous en sommes très loin, il faut une action soutenue de la part du gouvernement pour amorcer quelques actions en matière de traitement de certains cancers », a-t-il conclu.

Lucie Ngoyagoye

 

COMMUNE RUMONGE> Descente du ministre Manirakiza à la centrale hydroélectrique de Ruzibazi

Plus de vingt mille plants d’arbres divers ont été plantés sur les collines environnantes

Le jeudi 30 janvier 2020, le ministre de l’Hydraulique, de l’énergie et des mines, Côme Manirakiza, en compagnie avec le personnel dudit ministère a effectué une descente  à la nouvelle centrale hydroélectrique de Ruzibazi, situé sur la colline Karonke, en zone Minago de la commune et province de Rumonge.  Au cours de cette visite, M. Manirakize s’est joint à l’administration de la province de Rumonge et à la population de Minago dans les activités de plantation des arbres divers sur les collines surplombant cette centrale hydroélectrique afin de lutter contre les éventuelles érosions.

 Dans un entretien qu’il a accordé à la presse après les activités, le ministre Manirakiza a d’abord indiqué que  l’objectif de cette visite était de se rendre compte de l’état d’avancement des activités de construction  de cette nouvelle centrale hydroélectrique, mais aussi d’y introduire d’autres initiatives dans le but de continuer à garder un environnement sain autour de cette nouvelle infrastructure. M. Manirakiza a ajouté que ladite visite s’inscrivait dans le cadre de la mise en œuvre du programme du gouvernement du Burundi « Ewe Burundi urambaye », en plantant plus de vingt mille plants d’arbres divers sur toutes les collines  qui surplombent la centrale hydroélectrique de Ruzibazi. M. Manirakiza a précisé que, comme le jeudi de chaque semaine est une journée que le gouvernement du Burundi a dédiée à la protection de l’environnement, il a contacté l’administration de la province de Rumonge pour mobiliser la population de cette localité afin de procéder ensemble à la plantation des arbres sur ces collines dans le but de limiter les éventuelles érosions dans les alentours de ce nouveau barrage.

« La protection de l’environnement et l’augmentation de la production en électricité, une des raisons »

A la question de savoir pourquoi on a choisi de planter ces arbres sur ces collines qui surplombent cette centrale hydroélectrique de Ruzibazi, le ministre Manirakiza a fait savoir que cette activité a été organisée par le ministère ayant l’hydraulique dans ses attributions pour deux raisons principales. En premier lieu, a dit M. Manirakiza, nul n’ignore que c’est grâce aux arbres que nous pouvns avec le cycle de l’eau avoir de la pluie. « Et quand la pluie tombe en abondance, ce sont nos lacs de retenu qui augmentent également. Par conséquent, c’est la production de l’électricité qui augmente aussi », a expliqué M. Manirakiza.   

En deuxième lieu, a-t-il ajouté, ces arbres ont été plantés dans le but de protéger l’environnement au niveau de ces collines, pour faire face aux érosions éventuelles qui pourront amener de la boue pour pouvoir enfin formater nos lacs de retenue. « Car, avec l’arrivée de la boue dans ces derniers,  on ne pourra pas avoir notre production escomptée au moment où nous construisons tout en sachant bien les capacités installées pour chaque centrale hydroélectrique», a précisé M. Manirakiza.   Ce dernier a enfin affirmé que c’est pour ces raisons que le ministère en charge de l’hydraulique a un intérêt majeur à beaucoup participer dans ce programme « Ewe Burundi urambaye » dans le cadre de protéger les différentes centrales hydroélectriques.        

Avit Ndayiragije

 
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