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ENTRETIEN> Avec un des responsables de l’ETPT

La section de nutrition créée contribuera dans la promotion de ce domaine

 

L’Ecole panafricaine des techniques paramédicales de Bujumbura (EPTP) est une école secondaire disposant d’une section de nutrition. Le but de la création de cette section dans cette école était de contribuer à la promotion de ce domaine dans le pays.

 

Dans un entretien que le quotidien d’information Le Renouveau a eu avec Claude Manirambona, conseiller juridique à la représentation légale de cette école, l’idée d’ouvrir celle-ci a commencé en 2011. Les fondateurs de cette école venaient de rentrer de la Tanzanie où ils étaient exilés. Ils avaient constaté qu’il n’y avait aucune école secondaire au Burundi qui enseignait la nutrition. « La plupart des techniciens qui travaillent dans ce domaine ont été formés à l’étranger, raison pour laquelle nous avons pris cette initiative. Notre objectif était d’apporter une contribution dans le domaine de la nutrition, a dit M. Manirambona ».
Même dans les différentes universités de ce pays, la main-d’œuvre dans ce domaine est insuffisante, raison pour laquelle les enseignants dont cette école dispose proviennent en grande partie de l’étranger. Ils ont fait un effort particulier pour travailler avec un personnel suffisant et qualifié, a-t-il ajouté.
M. Manirambona a fait savoir que le matériel didactique est suffisant même si des irrégularités ne manquent pas. Le ministère de la Santé publique et de la lutte contre le sida ne pourrait pas leur accorder l’autorisation de travailler sans matériels didactiques, a-t-il signifié.
Le conseiller juridique à l’EPTP a recommandé au gouvernement burundais, via les ministères en charge de la santé et de l’éducation, de bien vouloir collaborer afin de leur octroyer l’agrément qu’ils ont déjà demandé. Ainsi, les lauréats de cette école ne seront pas victimes du manque d’agrément et seront autorisés à se présenter à l’examen d’Etat comme les autres enfants de ce pays.

Martin Karabagega

 

SITUATION DE LA SANTE MENTALE> Avis de la ministre de la Santé publique et de la lutte contre le sida

La population a déjà compris ce qu’est la maladie mentale

aaafyLes effectifs des malades mentaux n’ont pas augmenté à cause de la situation que traverse le pays aujourd’hui. C’est plutôt parce que la population a déjà compris ce que c’est la maladie mentale. Cela ressort des réponses de la ministre de la Santé publique et de la lutte contre le sida, Josiane Nijimbere, lors des questions orales posées par les parlementaires burundais.

Les causes de la maladie mentale sont multiples. Parmi ces causes, il y a la pauvreté et aussi la manière dont on traite les malades mentaux. Suite à cette situation, la population pense que les troubles mentaux ne sont pas une maladie comme les autres. Ainsi, la stigmatisation des malades mentaux fait que la personne malade se sente mal et cette situation l’enfonce davantage. C’est pour cette raison que les parlementaires burundais ont voulu savoir si la famine et la pauvreté qui s’observent aujourd’hui n’ont pas un rôle à jouer dans l’augmentation du nombre de malades mentaux. Ils pensent qu’il y a une augmentation évidente du nombre de malades mentaux qui s’observent dans ces jours. A cette inquiétude la ministre Nijimbere les a tranquillisés, leur indiquant qu’aujourd’hui la population commence à comprendre ce que c’est la maladie mentale. C’est pourquoi ceux qui fréquentaient les charlatans ou les féticheurs ou encore qui étaient attachés chez eux à cause de l’ignorance vont aujourd’hui, se faire soigner dans les structures de soins. Et cela fait que les effectifs s’accroissent et cette situation donne l’impression pour certains que le nombre de malades mentaux a augmenté, ce qui n’est pas du tout vrai, a-t-elle souligné. Mme Nijimbere a révélé qu’il y a plutôt une amélioration dans le secteur de la santé mentale. Car aujourd’hui, les structures de soins en santé mentale ont augmenté à l’intérieur du pays, alors qu’auparavant, les malades mentaux de l’intérieur du pays devaient se rendre à Bujumbura pour se faire soigner.
Mais, il très important de souligner qu’au-delà du traitement de base, il ne faut pas négliger l’importance des services communautaires qui soutiennent la personne dans les différentes situations de la vie.
La personne atteinte d’une maladie mentale et les membres de son entourage doivent s’entourer de facteurs de protection qui leur permettront de développer leur résilience, c’est-à-dire leur capacité à surmonter les difficultés ou les épreuves de la vie.
Fides Ndereyimana

 

BURURI> Prédication de la Première dame

« Le pays accuse un manque criant d’hommes intègres»

00ab28Dans l’avant midi du samedi 25 février, la Première dame de la République s’est jointe aux chrétiens de Bururi dans une prière. L’enseignement du jour était centré sur l’intégrité. La Première Dame a indiqué que le pays accuse un manque criant d’hommes intègres dans tous les domaines. « C’est pour moi un fardeau qui fait l’objet de mes prières et j’aimerais le partager avec vous », a-t-elle souligné.

Pour la Première dame, si le pays avait beaucoup d’hommes et de femmes intègres de la base au sommet et dans tous les domaines de la vie, l’influence de ces derniers s’étendrait sur tout le pays. Dans la prise de décision, Denise Nkurunziza appelle les dirigeants à être des hommes intègres afin de mettre en avant les intérêts généraux. « C’est ainsi que vos noms marqueront les esprits et resteront dans les annales de l’histoire», a-t-elle souligné.
Les hommes et femmes de valeur pensent, selon Denise Nkurunziza, aux intérêts de la majorité. « Ce n’est pas facile d’être une personne intègre mais c’est possible », a dit la Première dame. Selon elle, quand on est à la quête de l’intégrité, on fait face à beaucoup de tentations. Il faut, dit-elle, prier chaque fois pour ne pas tomber dans les pièges du malin.

Les hommes intègres restent attentifs à la volonté de Dieu
Se basant sur les écritures saintes dans 1 Corinthiens 10, 31-33, la Première dame dit que le respect de Dieu conduit à l’intégrité. Les hommes intègres restent attentifs à la volonté de Dieu. Ils sont aimés, protégés et informés par le Seigneur dans tous les temps et dans tous les événements.
Noé, a dit la Première dame, a eu la vie sauve parce qu’il est resté intègre devant le Seigneur. Durant 600 ans, entrain de construire le bateau comme Dieu le lui avait recommandé. C’est un témoignage du respect de loyauté envers le Seigneur, a souligné la Première dame. L’homme intègre cherche à changer le milieu dans lequel il vit. Elle compare un dirigeant qui n’est pas intègre à un véhicule décoré à l’extérieur mais dont le moteur est carrément défectueux. Un véhicule en carton qui s’effondre à la moindre goutte de pluie, a affirmé la Première dame.
Dieu reste attentif aux besoins des gens intègres. Selon toujours Mme Nkurunziza, Dieu se sent fier des hommes intègres à l’exemple de Job comme le témoigne la Bible. Ce dernier était un homme intègre qui faisait la fierté de Dieu. Un homme intègre ne trahit pas même en cas de difficulté. Il reste ferme dans ses convictions comme l’a fait Job dont la bouche n’a jamais prononcé aucune malédiction à l’endroit du Seigneur dans des moments d’épreuve qu’il traversait. Par contre Job a remercié Dieu dans sa douleur. D’où, pour Denise Nkurunziza, il est primordial de remercier le Seigneur dans toutes les circonstances. Evoquant les saintes Ecritures dans Psaumes 119 verset premier, la Première dame indique qu’il est possible d’être intègre car il est écrit : « Bienheureux ceux qui sont intègres dans leur voie, qui marchent dans la loi de l’Eternel ».

Etre intègre ne signifie pas la fin des tentations
Parlant toujours des saintes écritures Denise Nkurunziza fait savoir qu’être quelqu’un d’intègre ne signifie pas être à l’abri des tentations mais que grâce à la prière et à la fidélité au Seigneur on fini par triompher. C’est ainsi, dit-elle, que l’intégrité et la fidélité au Seigneur ont fait que Joseph devienne une personnalité importante en Egypte dans la cour du Pharaon malgré les tentations de la femme de celui-ci. Même en prison, Joseph a été promu comme chef des autres prisonniers comme le disent les saintes Ecritures.
C’est aussi par l’intégrité et la fidélité que Daniel est sorti indemme de la fosse aux lions où il avait été jeté suite à la jalousie des courtisans du roi qui avaient comploté contre lui. C’est aussi par le respect au Seigneur que Job a accepté de tout perdre au lieu de maudire le nom du Seigneur. Partant de tous ces exemples, Denise Nkurunziza a exhorté l’assemblée présente à chercher d’être intègre dans le respect de la parole de Dieu.
La prédication a été clôturée par une prière à la nation où la prédicatrice a demandé au Seigneur de faire des Burundais des hommes et des femmes intègres. Elle a également prié pour les malades et à ceux qui ont accepté de recevoir Jésus comme maître et sauveur de leur vie.
Charkes Makoto

 

 

Bururi> Visite de la première Dame à l’orphelinat de Kiremba

Pour partager les fêtes de fin d’année avec les orphelins

00a28En déplacement en province de Bururi, Denise Nkurunziza a offert une aide à 26 ménages de Batwa, le samedi 25 février 2017. La première Dame a également visité l’orphelinat de Kiremba qui abrite 80 enfants dont 45 garçons et 35 filles en provenance de toutes les provinces à l’exception de la province de Cankuzo. Créée en 1962, cet orphelinat appartenant à l’église pentecôte a déjà accueilli 841enfants.


Denise Nkurunziza a profité de son séjour de travail en province de Bururi pour offrir une aide à 26 ménages des Batwa. Elle était composée de 10 kg de riz et 10 kg de haricot, deux houes, deux couvertures, un pagne, quatre savons et une boîte de 24 paquets de lait Natura ainsi que 4 casseroles par ménage. A cette occasion, la première Dame a également octroyé au district sanitaire de Bururi cinq chaises roulantes.
Le gouverneur de province Christian Nkurunziza, a, de son côté remercié la première Dame pour sa visite, les enseignements et les conseils reçus. Ainsi, il a, au nom de la population de Bururi, offert à la première Dame une génisse et des paniers contenant des vivres.
A l’orphelinat de Kiremba, la première dame a apporté une aide constituée de 350 kg de riz, 200 kg de haricot, 100 casseroles, 51 paquets de lait Natura, 79 couvertures, 25 paquets de pagne et 2 cartons de jouets pour enfant. Après avoir distribué des jus et des biscuits aux enfants de l’orphelinat, Denise Nkurunziza a fait le tour des crèches où sont gardés les enfants orphelins.
Le pasteur Elie Ndikunkiko, responsable de l’église de pentecôte de Kiremba, a fait savoir qu’ils attendaient ce jour mémorable avec impatience. Il a remercié la première Dame pour l’assistance reçue et s’est réjoui car ces enfants consomment du lait au quotidien. Il a indiqué que ces enfants proviennent de toutes les provinces du pays sauf la province de Cankuzo.
Celle qui vient en premier lieu est la province de Ngozi avec une vingtaine d’enfants. Bien que l’église trouve de quoi nourrir ces enfants, cet orphelinat, a dit le pasteur Ndikunkiko, accuse un manque de véhicule pour la collecte des fruits nécessaires pour leur complément alimentaire.
La première Dame du pays a, de son côté, salué le travail accompli par cet orphelinat qui est un travail de charité. Elle a fait savoir que l’objectif de son passage était de partager Noël et la fête de nouvel an. « Aider les orphelins est un travail qui procure une immense joie », a affirmé Denise Nkurunziza. Elle a promis de continuer à prier le Bon Dieu pour la continuité de cet acte de charité et a encouragé ceux qui y travaillent car leur récompense sera grand au ciel. Elle a terminé sa visite du jour par le tour de l’Eglise de pentecôte de Kiremba, une infrastructure neuve construite en étage avec une capacité d’accueil de 10 mille places assisses.

Charles Makoto

 
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