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ZONE KAMENGE> Une parcelle transformée en dépotoir à la 14e avenue

Elle constitue un vecteur de maladies des mains sales pour les gens de la localité

 

DSC 1130L’accumulation des déchets ménagers  à la première parcelle de la 14e avenue du quartier Mirango dans la zone Kamenge est une source de maladies de mains sales pour les habitants de la localité. Les caniveaux qui se bouchent progressivement pourraient provoquer la dégradation des routes. La rédaction du journal Le Renouveau l’a observé lors de sa visite dans la zone urbaine de Kamenge le vendredi 12 juillet 2019.  

 

La première parcelle de la  14e avenue du quartier Mirango I de la zone urbaine de Kamenge est transformée en un dépotoir. Les gens de la localité se lamentent que cet état de choses est dû au fait que les associations chargées de la collecte des déchets ménagers ne s’acquittent plus de leur tâche. Ladite parcelle est devenue une montagne d’immondices pouvant d’un moment à l’autre boucher l’affluent de deux caniveaux collecteurs des eaux provenant des ménagers de différents quartiers. En plus de cela, cette montagne constitue un danger public dans la mesure où ces déchets provoquent des maladies liées au manque d’hygiène. Cette montagne d’immondices est constituée de sachets, de bouteilles en plastique, des restes des nourritures, de vieux cartons, des écorces de maïs, de vieilles nattes, de vieux habits, d’épluchures de bananes,  de pommes de terres et de patates douces, etc. Cette montagne surplombe le caniveau au bord de la routé pavée séparant les quartiers Mirango I et Teza. Si rien n’est fait dans les meilleurs délais, ce caniveau sera bouché d’ici peu de jours. Les gens des quartiers Teza et Mirango I, trouvés sur place ont indiqué que les  habitants dudit quartier viennent jeter ces immondices dans cet endroit pendant la nuit. Selon eux, on s’aperçoit qu’il y a de nouveaux déchets chaque matin. « La faute n’est pas à ceux qui jettent ces déchets dans un endroit non indiqué car ils n’ont pas d’autres choix. Mais plutôt, le tort revient aux associations qui ne collectent plus ces déchets ménagers. Les habitants des environs trouvés sur place demandent à l’administration de s’impliquer dans cette affaire pour vider cette question. Pour eux, les associations qui collectent actuellement les immondices dans cette localité devraient être changées pour que cette tâche soit confiée à ceux qui en sont capables.

Ezéchiel Misigaro, Ezéchiel Bahizi Ushindi (stagiaire)

 

TROUBLES DU LANGAGE> Venir en aider aux enfants en milieu scolaire

La compréhension est l’un des remèdes

 

DSC07122Les enfants qui ont des troubles du langage en milieu scolaire rencontrent beaucoup de difficultés au niveau de l’apprentissage. La compréhension de la part des éducateurs et des camarades est très nécessaire afin qu’ils puissent surmonter ces difficultés.   

 

Selon Adelin Christian Ndatimana, chargé de la communication au sein de l’association « Cercle des éducateurs spécialisés, amis de la personne en situation de handicap », les psychopédagogues définissent les  troubles du langage en milieu scolaire comme les difficultés d’apprendre à lire et à écrire. Il a indiqué qu’en général, ceux qui présentent des troubles du langage sont ceux qui ont parlé tardivement, c'est-à-dire ceux qui ont des vocabulaires pauvres et la méconnaissance de l’usage des codes. C’est aussi une difficulté spécifique et durable de l’apprentissage dans la lecture et l’écriture avec absence d’acquisition de leur automatisme chez les enfants normalement intelligents et scolarisés indemnes des troubles sensoriels. Cela signifie qu’il y a des enfants qui ont une intelligence dont leur quotient intellectuel est supérieur ou égal à la moyenne mais qui peuvent avoir les problèmes de trouble du langage. 

Ils ont un impact considérable en milieu scolaire

Ainsi, M. Ndatimana a souligné que les troubles du langage présentent un impact considérable en milieu scolaire, que ce soit au niveau de la lecture ou de l’écriture.  Il a indiqué que les conséquences se manifestent surtout dans la considération des enfants qui présentent ces troubles. Lorsqu’il y a des moqueries chez les  enfants  qui ont des problèmes comme le bégaiement, par exemple,  ils peuvent se décourager ou perdre les instructions de l’apprentissage. Ils peuvent présenter aussi le dégoût des études et la plupart de ces enfants peuvent abandonner l’école.La compréhension est l’un des remèdes pour surmonter ces difficultés. Pour M. Ndatimana, la compréhension de la part des éducateurs et des camarades est très important pour aider l’enfant à surmonter ces difficultés. Il a souligné qu’il est très important pour les éducateurs d’encourager les enfants qui ont des troubles du langage. Il faut donner l’opportunité de répondre à l’enfant qui a un trouble du langage chaque fois qu’il le désire. Aussi, il faut le stimuler à répondre lorsqu’il éprouve de la peur.Pour les psychologues, ils ont un rôle très important pour aider les enfants qui ont des troubles du langage. C’est, notamment, la sensibilisation des éducateurs et des camarades de classes concernant ces troubles.  

FIDES NDEREYIMANA

 

MSPLS> La promotion de l’hygiène dans les formations sanitaires au Burundi

Un combat invincible est engagé contre les infections nosocomiales

 

IMG 5609 1Le ministère de la Santé publique et de la lutte contre le sida est prêt à combattre les infections contractées lors d’un séjour en milieu hospitalier.  Cela ressort d’un entretien qu’a accordé, le lundi 08 juillet 2019, le chef du Service national de l’hygiène et assainissement, Prosper Muyuku, à la rédaction du journal Le Renouveau. 

 

Prosper Muyuku a fait savoir qu’on est en train d’encourager les hôpitaux où on a déjà exercé une formation pour le personnel, parmi lesquels la Clinique Prince Louis Rwagasore et l’hôpital de Mabayi. « Nous allons appuyer d’autres formations selon  l’ordre  de  demande ».A la question de savoir si tous les hôpitaux et centres de santé se trouvant sur l’échiquier national vont en bénéficier, M. Muyuku affirme que toutes les formations sanitaires publiques et privés seront intégrées pour qu’effectivement l’hygiène hospitalière soit une réalité.

A quoi consistent les bonnes pratiques d’hygiène ?

Comme indiqué, la promotion de l’hygiène consiste à user de bonnes pratiques d’hygiène en milieu de soins. « Ces bonnes pratiques consistent au nettoyage des locaux, des surfaces en verre, le bon nettoyage du matériel réutilisable notamment les équipements. Elles consistent aussi à une bonne stérilisation et un bon lavage des mains», a-t-il signalé. A cela, s’ajoute le contrôle des vecteurs notamment les mouches, les cafards et les rats qui sont des vecteurs mécaniques des maladies facilement impactées sur la santé des malades, des accompagnateurs et du personnel.Pour une bonne réussite, Prosper Muyuku dit qu’il faut inclure une désinfection. « Quand les matériels ne sont pas bien désinfectés, ils peuvent facilement véhiculer les maladies chez les malades».Enfin, il trouve important de procéder par la stérilisation centralisée qui permet d’apprécier sa qualité. «Cela signifie que tout les services amènent leurs matériels à stériliser dans un service habilité qui, par la suite, va s’occuper de la stérilisation mais aussi d’un dépôt dans un circuit propre ». De ce fait, il doit y avoir un niveau de traçabilité par rapport à ce qui a été fait au niveau de la stérilisation.         

Moïse Nkurunziza

 

QUARTIER MIRANGO II> Glissement des rives de la rivière Nyamanogo.

Une grande menace pour la population riveraine

 

IMG 2048La rivière Nyamanogo de la zone Kamenge, quartier Mirango II, présente une grande menace pour la population riveraine suite aux glissements de ses rives qui s’observent du jour au jour. Des maisons environnantes risquent de s’écrouler si rien n’est fait dans les meilleurs délais. Cela ressort d’ un constat du quotidien d’information « Le Renouveau » dans une visite effectuée le vendredi 12 juillet 2019 dans ce quartier. 

 

Plusieurs maisons riveraines de la rivière Nyamanogo sont menacées par les glissements des rives qui s’observent tout au long de ce cours d’eau. Ces glissements des rives se rapprochent dangereusement des maisons riveraines. Selon les habitants environnants de cette rivière, elle s’élargie du jour au jour et s’étend vers les constructions proches. « Nous sommes en danger, nous avons essayé plusieurs fois de protéger nos habitations en utilisant des sacs remplis de sable mais en vain. Nous ne savons pas ce qui se passera pendant la prochaine saison des pluies », disent-ils. La population environnante de cette rivière est inquiétée par ces glissements qui ne cessent de s’agrandir.  Si rien n’est fait dans l’immédiat, des maisons environnantes risquent de s’écrouler.Selon Christine Ngendakumana, au moment où ils construisaient des maisons à cet endroit, un petit ruisseau de passage d’eau seulement se créait en période de pluie. Petit à petit, et suite aux eaux de ruissellement qui proviennent du quartier Uwinterekwa et les montagnes environnantes, ces eaux ont creusé une grande rive. C’est dans cette rive où s’est créée une rivière. Pendant la période des pluies, un grand débit d’eau passe dans cette rive en transportant tout ce qu’il rencontre sur son passage. Cela provoque l’effondrement des rives de cette rivière.Aujourd’hui, la plupart des quartiers sont menacés par les glissements des rives des rivières passant entre les quartiers. L’Office burundais pour la protection de l’environnement ( OBPE ) est appelé à faire une étude pouvant aider à résoudre ce problème du fait qu’une grande partie de la population est aujourd’hui menacée par ces glissements.

Julien NZAMBINANA(Stagiaire)

 
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