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Au centre de sante Bwiza-Jabe> Campagne de la Semaine Santé mère-enfant, 1ère édition 2017

La population n’a pas répondu massivement

 

DSC 0664Au centre de santé Bwiza-Jabe, la campagne de la Semaine Santé mère-enfant a débuté avec un retard. Cela est dû au retard d’acheminement des médicaments à ce site ainsi qu’au fait que les parents sont venus tardivement. La Semaine Santé mère-enfant va durer quatre jours à travers tout le pays, c'est-à-dire du 19 au 22 juin.

 

Pour Véronique Niyonzima, responsable du site situé au centre de santé Bwiza-Jabe, les gens ont l’habitude de venir au compte-gouttes surtout le premier jour. Ils viennent nombreux, surtout le dernier jour, là où on peut observer une longue file de gens en attente de recevoir le vaccin. On peut dire que les enfants ne sont pas nombreux dans les centres de santé, car beaucoup d’autres enfants reçoivent le vaccin à leurs écoles.
Mme Niyonzima a rappelé que les enfants de 6 à 59 mois vont recevoir la vitamine A. Les enfants âgés d’une année à 14 ans ainsi que les femmes enceintes à partit du deuxième trimestre de grossesse vont être déparasités avec l’albendazole. Les enfants âgés de 9 mois et ceux d’une année et demi vont recevoir le vaccin combiné anti-rougeoleux anti-rubéoleux. Ce dernier est désormais introduit dans la vaccination de routine. En plus de cela, il y aura surtout la diffusion des messages pour la promotion de la santé en rapport avec le lavage des mains avec de l’eau propre et du savon, stratégies de lutte contre le paludisme, etc.
Selon quelques parents rencontrés sur place, certains d’entre eux ignorent l’importance du vaccin. D’autres pensent que ces vaccins sont nombreux, qu’ils peuvent causer probablement des problèmes dans le corps d’un enfant.
Quant aux femmes enceintes, elles ont révélé qu’elles ne savaient pas que le déparasitage est d’une importance capitale sur leur vie. Mais, grâce aux messages de sensibilisation dans différentes stations de radios, et par les agents de santé communautaire, les femmes prennent conscience de l’importance du déparasitage.

Lucie Ngoyagoye

 

SFBLSP-BURUNDI> Atelier de formation des APS sur l’avortement clandestin à hauts risques

Sous le thème : « Détruisez les mythes, luttez contre la stigmatisation de l’avortement et la discrimination »

 

sfblspDans le but de contribuer à la promotion du droit à la santé reproductive (DSSR) et au plaidoyer à l’avortement sans risque afin d’améliorer la santé de la femme au Burundi, l’association Solidarité des femmes burundaises pour la lutte contre le sida et le paludisme (SFBLSP-Burundi) a organisé, le vendredi 16 juin 2017 à l’intention des assistantes psychosociales (APS) des provinces de Bubanza, Cibitoke, Bujumbura et Bujumbura mairie, un atelier sur les techniques d’animation des groupes de parole pour le plaidoyer de l’avortement clandestin et à hauts risques. Il a été organisé sous le thème : « Détruisez les mythes, luttez contre la stigmatisation de l’avortement la discrimination ».

 

Selon Espérance Ntirampeba, présidente et représentante légale de la (SFBLSP-Burundi), elle a indiqué que cet atelier a été organisé dans le but de former les APS sur les différentes techniques d’animation des groupes de parole pour le plaidoyer de l’avortement sans risque afin de prévenir les grossesses non désirées dans ces provinces ciblées. « Au moment où ces APS sont beaucoup plus proches de la population, nous avons d’abord procédé à les former afin qu’ils puissent ensuite aller sensibiliser les populations dans leurs milieux de vie », a ajouté Mme Ntirampeba. Cette dernière a informé que le premier devoir des APS est d’informer les populations que l’avortement à risque est une réalité dans notre pays mais aussi de les sensibiliser sur les méthodes de préventions des grossesses non désirées qui sont actuellement les principales causes de la majorité des cas d’avortement enregistrés. Elle a cité la méthode contraceptive ou urgente à 2P (préservatif ou pilules).

Lutter contre les conséquences liées à l’avortement

Pour Jean Nkeshimana, chargé des programmes au sien de la (SFBLSP-Burundi), il a précisé que depuis le début de l’année 2017, 343 cas d’avortement ont été enregistrés par cette association dans ces quatre provinces. S’agissant de la question d’étendre les activités de l’association au niveau de tout le pays, M. Nkeshimana a mentionné que jusqu’aujourd’hui, l’association utilise des fonds en provenance de contributions de certaines personnes de bonne foi et dans les cotisations des membres. Ce qui handicape le bon fonctionnement de certaines activités surtout l’expansion de l’association au niveau national.
« Nous demandons au gouvernement du Burundi de prendre des mesures appropriées pour lutter contre les conséquences liées à l’avortement tout en soutenant les associations qui œuvrent dans ce domaine parce que les effets de l’avortement clandestin et à haut risque touchent également la vie du pays. Mme Ntirampeba a enfin interpellé tous les APS formés à aller enseigner tou ce qu’ils ont appris, les populations environnantes.
Avit Ndayiragije

 

Santé>Atelier media sur la semaine santé mère-enfant, 1ère édition 2017

Opportunité d’offrir un paquet d’intervention destiné à améliorer la santé de la mère et de l’enfant

 

DSC00914Le ministère de la Santé publique et de la lutte contre le Sida à travers son Programme national intégré de lutte contre les maladies tropicales négligées et la cécité (PNIMTNC) a organisé le jeudi, 15 juin 2017, un atelier à l’intention des professionnels des médias en vue de les informer et les sensibiliser sur leur implication dans la réussite de la campagne semaine santé mère-enfant prévue du 19 au 22 juin 2017.

 

Dans son discours, Joselyne Nsanzerugeze, assistante de la ministre en charge de la santé publique a fait savoir que cette campagne est une opportunité d’offrir un paquet d’intervention destiné à améliorer la santé de la mère et de l’enfant en particulier aux groupes plus vulnérables pour qu’ils aient l’accès aux soins.
Mme Nsanzerugeze a rappelé que le paquet qui sera offert est composé de l’administration de la vitamine A aux enfants âgés de 6 à 59 mois, le déparasitage à l’albendazole aux enfants d’une année à 14 ans ainsi que les femmes enceintes à partir du deuxième trimestre de leur grossesse. On va aussi donner la deuxième dose du vaccin contre le cancer du col de l’utérus aux filles de la 3e année primaire et celles âgées de 10 ans non scolarisées dans les districts sanitaires de Rumonge et de Ngozi qui sont des districts pilotes pour l’administration de ce vaccin. On va également introduire dans la vaccination de routine le vaccin combiné anti rougeoleux anti rubéoleux pour les enfants de 9 mois à18 mois. Ce vaccin combiné va remplacer le vaccin anti rougeoleux qui était donné à ces enfants. C’est également l’occasion de collecter au moins deux mille poches de sang nécessaires dans diverses situations pour sauver les vies humaines.
Mme Nsanzerugeze a révélé qu’il est prévu de donner la vitamine A à 1 690 896 enfants de 6 à 59 mois. Aussi, 4 308 888 enfants âgés d’une année à 14 ans vont recevoir de l’albendazole tandis que 263 379 femmes enceintes vont être déparasitées. Au moins 95% des filles de la 3e année primaire et celles de 10 ans non scolarisées vont recevoir la deuxième dose du vaccin du cancer de l’utérus dans les districts sanitaires pilotes.
Enfin, la population qui se présentera aux sites de vaccination sera aussi sensibilisée sur la prévention des maladies liées au manque d’hygiène, sur l’usage de la moustiquaire imprégnée d’insecticides à longue durée d’action.
Lucie Ngoyagoye

 

VIOLENCES BASEES SUR LE GENRE > Questions sur la loi portant prévention, protection des victimes et répression

Le Burundi veut franchir l’étape de la « tolérance zéro »

 

DSC 6069Lors de l’atelier sur la vulgarisation de la loi n°1/13 du 22 septembre 2016 portant prévention, protection des victimes et répression des violences basées sur le genre, le ministre ayant les droits de la personne humaine dans ses attributions, Martin Nivyabandi, s’est exprimé sur certaines questions concernant cette loi. Ainsi, le Burundi n’est pas dans une situation alarmante concernant la lutte contre les violences basées sur le genre.

 

Selon le ministre Nivyabandi, le Burundi n’est pas dans une situation alarmante concernant la lutte contre les violences basées sur le genre, car le pays a essayé de mettre en application ce que la Conférence internationale sur la région des grands lacs (CIRGL) demande aux Etats membres à cet effet. En plus, le pays s’est fixé l’objectif de lutter contre ce fléau à travers la Constitution du Burundi. Ainsi, il a précisé que le Burundi est à l’œuvre dans la lutte contre ce fléau jusqu’à la tolérance zéro.
Le Burundi veut franchir une étape satisfaisante en ce qui concerne la lutte contre les violences basées sur le genre. Et à la question de savoir si notre pays sera capable de franchir la tolérance zéro, le ministre Nivyabandi a répondu que, vu la volonté de ceux qui sont concernés par la mise en application de ladite loi, c’est sans doute que l’objectif « tolérance zéro » va être atteint. Néanmoins, personne ne peut affirmer que ce fléau va être éradiqué demain ou après demain car c’est un long chemin à parcourir du fait que plusieurs facteurs entrent en jeu. Ce sont entre autres ceux liés à l’économie, à la culture, au niveau d’instruction, etc. Mais ce qui est sûr est que l’étape déjà franchie dans ce combat est satisfaisante.

Le rôle de la population est incontournable

Pour M. Nivyabandi, le rôle de la population dans la lutte contre les violences basées sur le genre est incontournable. Car ces violences se font dans les familles, dans les communautés, dans les écoles,… c’est pourquoi ce sont les citoyens qui doivent prendre le devant pour dénoncer ces violences et aider par conséquent dans l’éradication de ces violences. Une autre question qui a été évoquée était de savoir comment on va gérer certains aspects qui ne figurent pas dans cette loi, notamment la prise en charge médicale des victimes. A cela, il a répondu que la loi ne peut pas être totalement parfaite, mais il y a certaines choses qui ne sont pas mentionnées dans cette loi, mais qui vont trouver des solutions au fur et à mesure. C’est pour cette raison que ceux qui se mettront à commettre les violences basées sur le genre en prétendant que ce genre de délit n’est pas écrit dans la loi, vont subir sa rigueur.
Concernant les impunités qui pourraient arriver chez les auteurs des violences basées sur le genre, M. Nivyabandi a indiqué que, pour cette loi, personne ne sera immunisée face aux violences basées sur le genre quel que soit son statut social ou politique.
Pour clore, le ministre chargé des droits de la personne humaine a souligné que le gouvernement du Burundi recommande à tout un chacun de s’investir dans l’éradication de ce mal social qui handicape le développement équitable et durable du pays. Cela à travers la mise en application de cette loi sur les violences basées sur le genre. Et il en a appelé, de manière générale, à toutes les institutions publiques et privées, tous les partenaires techniques et financiers, les organisations de la société civile nationale et internationale, les médias, etc., à s’approprier de cette loi afin de la vulgariser.
FIDES NDEREYIMANA

 
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