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RIVIERE NYABAGERE CANALISEE> Sa nouvelle image

Elle n’est plus le dépotoir de divers déchets ménagers

 

DSC04667La rivière Nyabagere, partie canalisée à partir de la Route nationale no 1(RN1) vers le lac Tanganyika, a changé positivement son image. Elle n’est plus le dépotoir de divers déchets ménagers comme elle l’était avant sa canalisation. 

 

Avant la canalisation de la rivière Nyabagere située en commune urbaine de Ntahangwa, elle était le lieu de dépôt de différents déchets en provenance de différents ménages. Même si, actuellement, il y a des associations dans chaque quartier chargées de la collecte des déchets ménagers, il y a des ménages récalcitrants. Ces derniers continuent à évacuer les déchets ménagers par le biais des gens qui les transportent sur la tête dans des sacs moyennant une certaine somme  convenue. Tous les transporteurs de ces déchets les déposent partout où ils voient des espaces vides. La rivière Nyabagere partie non canalisée, est souvent l’endroit envié par ces transporteurs de déchets. Ils profitent de la tombée de la soirée pour échapper au regard des gens car ils sont conscients que ce qu’ils font n’est pas tout à fait autorisé. Ces déchets jetés dans la rivière, sont cheminés  jusque dans le lac Tanganyika.La partie canalisée de la rivière Nyabagere est actuellement propre, aucun déchet n’y est vu. Les habitants riverains de cette rivière près de la partie canalisée ont révélé à la rédaction du journal Le Renouveau, le mercredi 12 décembre 2018, qu’ils surveillent cette partie. Personne ne peut jeter des déchets dans la rivière car ils savent qu’une fois attrapés, ils peuvent être sanctionnés sévèrement. A voir la propreté qui s’y trouve, les transporteurs des déchets ménagers sur la tête éprouvent de la honte à les y jeter .Pour pérenniser cette propreté, les riverains la partie canalisée de la rivière ont indiqué qu’ils continuent à sensibiliser les gens afin qu’ils considèrent cette rivière comme un endroit sacré qu’il faut protéger contre toute sorte de déchets. Ils demandent à qui de droit de pouvoir canaliser la partie qui reste, c’est-à-dire, à partir de la RN1 vers le quartier Uwinterekwa.

MARTIN  KARABAGEGA

 

AFJO> Rencontre d’échange sur la mise en place d’une charte des médias pour l’intégration des dimensions genre et jeune

Le taux de participation reste toujours faible

 

DSC05497Le Ministère de la communication et des médias en collaboration avec l’Association burundaise des femmes journalistes (AFJO), a organisé le vendredi 14 décembre 2018, une rencontre d’échange des responsables des médias et des organisations professionnelles des médias pour la mise en place d’une charte des médias sensibles au genre.  Le taux de participation reste toujours faible.  

 

Dans son mot d’accueil, Agnès Nindorera, présidente de l’AFJO a indiqué que la loi fondamentale  stipule que tous les citoyens sont égaux. Le constat est que les médias ne reflètent pas cette égalité quand il est question de la problématique genre.  Elle a précisé que, selon les données dont dispose l’AFJO, la femme est globalement représentée à 9% dans les postes de prise de décision dans les institutions médiatiques. Et d’ajouter qu’en considérant les données désagrégées par sexe dans la population des journalistes, la femme représente 23%.  Au niveau des présentateurs des journaux, les femmes représentent 33,2% contre 66, 8% des hommes. En tant que personnes ressources, les femmes interviennent dans les médias à 15,6 contre 84, 4% des hommes d’après le rapport du CNC de 2016.  Elle a souligné que la femme devrait être présente comme actrice du développement et pilier de l’économie, elle est le plus souvent représentée comme vulnérable, victime de diverses violences qu’a connues le pays. Dans son mot d’ouverture, le ministre de la Communication et des médias Fréderic Nahimana a précisé que  l’objectif de cette rencontre est,  entre autres, de sensibiliser les parties prenantes sur le faible taux de participation de la femme et des jeunes  dans les instances de prise de décision et d’inviter les parties prenantes à signer la charte de l’intégration des dimensions genre et jeune dans les médias, matérialisant la déclaration signée le 05 juillet 2018. Il a rappelé que dans notre pays, le quota constitutionnel de 30% dans les postes de nomination comme les directeurs et les directeurs généraux dans les médias est respecté.  « Souvent considérés comme le quatrième pouvoir, les médias sont un secteur de la vie nationale dans lequel les femmes devraient jouir pleinement de leurs droits économiques, socioculturels et politiques », a dit M. Nahimana. Il a terminé en invitant les femmes et les filles à user de leurs compétences pour s’affirmer dans le monde scientifique afin de migrer de la démocratie vers la méritocratie. Après échange et débats de différents participants, il y a eu amendement et signature d’une charte des médias pour l’intégration des dimensions genre et jeune  ainsi que la mise en place d’une commission de suivi. 

Emelyne Iradukunda, Irène Niyongabire (Stagiaire)

 

COP 24> Déclaration du gouvernement burundais

« Le Burundi est déjà engagé dans le processus de lutte contre le changement climatique »

 

IMG 2011Au cours de la 24e Conférence des parties sur le changement climatique (Cop 24) qui se tient du 3 au 14 décembre 2018 à Katowice en Pologne, le gouvernement du Burundi, à travers le ministère de l’Environnement, de l’agriculture et de l’élevage a tenu une déclaration à cette occasion. La délégation burundaise a fait le point sur la contribution du Burundi à la lutte contre le changement climatiques. 

 

Jean Claude Mbarushimana qui fait partie de la délégation burundaise à la Cop 24 a fait savoir que le Burundi est déjà engagé dans le processus de lutte contre le changement climatique et vient de mettre en place un Programme national de développement du Burundi ainsi que des programmes et projets.Selon lui, le Burundi a commencé à mettre en œuvre sa contribution déterminée à l’échelle nationale à travers le grand programme de reboisement à grande échelle du territoire sur sept ans, avec un objectif de planter 3 millions d’arbres chaque année :      « Ewe Burundi Urambaye ».« L’ambition et la priorité du gouvernement du Burundi se fondent sur la préoccupation de transformer l’économie verte, la sécurité alimentaire, la protection des ressources en eau, le reboisement ainsi que la gestion rationnelle des terres et eaux », a poursuivi M. Mbarushimana.Le gouvernement du Burundi remercie vivement les parties pour les avancées déjà enregistrées en matière des organes subsidiaires et demande des progrès pour le dialogue de Talanoa, l’adaptation et les financements pré-2020 et à long terme.Cette 24e conférence des parties signataires de la Convention-cadre de l'Organisation des Nations-Unies (Onu) sur le changement climatique (CCNUCC) a réuni les représentants de près de deux cents pays pour deux semaines de discussions dans le cadre de la COP24 destinée à surmonter les divergences politiques afin de lutter contre le réchauffement climatique en réduisant le recours aux énergies fossiles. Elle avait essentiellement deux objectifs : faire aboutir les négociations sur les règles d’application de l’Accord de Paris, et avancer sur le dialogue de Talanoa pour la relève de l’ambition d’ici 2020.

Source : Ministere de l’Environnement, de l’agriculture et de l’elevageEric Mbazumutima

 

Santé animale> Avis de la population sur l’importance de la vaccination des chiens

Le vaccin contre la rage est important

 

DSCO5861Le ministère de l’Environnement, de l’agriculture et de l’élevage a organisé du 13 au 14 décembre 2018 une campagne de vaccination des chiens contre la rage. Cette activité se déroule sur tout le territoire national. La population de Bujumbura a indiqué que la vaccination des chiens est très importante dans le but de lutter contre la rage.  

 

Dans un entretien avec quelques gens qui étaient venus faire vacciner les chiens au laboratoire national vétérinaire de Bujumbura, ils ont fait savoir que la vaccination des animaux domestiques est nécessaire. Certaines gens en mairie de Bujumbura sont sensibilisées car ils font vacciner leurs chiens régulièrement, c'est-à-dire une fois par an.Mais, il y a l’autre catégorie de gens qui ignorent l’importance de la vaccination des chiens contre la rage. Une personne rencontrée sur place a indiqué que ces gens ne voient pas le danger qui peut être causé par un chien qui n’est pas vacciné, surtout ceux qui ne sont pas gardés à la maison. Elle a donné l’exemple des chiens qui passent toute la journée ailleurs. Ces derniers peuvent contaminer d’autres animaux ou encore des humains. Cette source a indiqué qu’il serait mieux de sensibiliser tous les éleveurs des chiens qu’il est important de les faire vacciner. Notre interlocuteur a fait savoir qu’il y a d’autres gens qui disent qu’ils n’ont pas le temps d’aller au laboratoire pour faire vacciner les chiens. Il a également donné l’exemple des gens qui n’ont pas de véhicules et qui disent qu’il est difficile de se déplacer avec les chiens. Le problème est qu’il existe un seul laboratoire vétérinaire à Bujumbura. Il est nécessaire de créer d’autres centres vétérinaires dans différentes régions. Il faut également de mettre en place une loi qui oblige les éleveurs de chiens de les faire vacciner contre la rage. A ce moment, la rage pourrait être éradiquée.
Lucie Ngoyagoye

 
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