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HYGIENE> Les douches publiques dans les quartiers populaires

Le secours des gens à faibles revenus

 

DSCO2024Dans certains quartiers populaires, il y a des ménages qui n’ont pas accès à l’eau potable. A ce moment, ils sont obligés d’aller puiser de l’eau nécessaire sur les robinets publics ou encore se laver aux douches publiques. 

 

En zone Buterere dans la municipalité de Bujumbura, il y a des ménages qui n’ont pas de robinet d’eau chez eux. Ils sont obligés de chercher de l’eau dans les ménages qui en ont. Ou encore ils devront payer de l’argent sur les robinets publics.Dans la même zone comme nous l’avons constaté dernièrement, il y a des robinets publics qui se trouvent à côté d’une douche publique. Pendant la journée, les gens viennent puiser de l’eau un à un ou encore ils forment une longue chaîne. Un bidon de 20 litres coûte 25 FBu. Quant à ceux qui prennent la douche, ils viennent le soir. Dans un échange avec le gestionnaire de ces robinets chargé de collecter l’argent, il a fait savoir que les gens qui prennent la douche payent 150 FBu par tour.  Le client n’amène pas de savon, à la douche il y a de l’eau, du savon et un gant pour ceux qui veulent l’utiliser.  Notre source a fait savoir que ce sont souvent les gens à faible revenu qui prennent la douche en cet endroit. Ces gens sont, entre autres, les manutentionnaires, les maçons, etc. Ces derniers louent de petites maisonnettes qui ne sont pas alimentées en eau potable. Ce sont également les gens qui logent dans des maisons inachevées. Notre source a indiqué que lors de la prise de douche, certaines gens prennent beaucoup de temps pour se laver. Ce qui fait qu’ils peuvent consommer beaucoup d’eau. Concernant les clients, l’un d’entre eux a fait savoir que celui qui a pensé mettre en place une douche publique a fait une bonne chose. Beaucoup de gens en ont besoin car ils n’ont pas de moyens pour s’abonner à la Régie de production et de distribution d’eau et d’électricité (Regideso) 

Lucie Ngoyagoye

 

MINISANTE> Première Conférence nationale sur la santé au Burundi

« Droit à la santé et bien-être pour tous à travers l’action multisectorielle et la santé dans toutes les politiques »

 

DSC 0854Le lundi 16 septembre 2019, le Deuxième vice-président de la République, Joseph Butore, a procédé au lancement de la 1ère conférence nationale sur la santé au Burundi sous le thème : « Droit à la santé et bien-être pour tous à travers l’action multisectorielle et la santé dans toutes les politiques». Cette conférence va durer trois jours et  sera une occasion de  découvrir et de comprendre les enjeux liés à la santé, notamment, ceux de la couverture santé universelle ainsi que la santé dans toutes les politiques. 

 

Dans son discours d’ouverture de la conférence nationale sur la santé au Burundi, Joseph Butore a indiqué que cette conférence est organisée en prélude à deux événements mondiaux qui sont prévus dans le cadre de la couverture santé universelle. Il s’agit du sommet de haut niveau des Nations unies sur la couverture santé universelle et de la conférence mondiale sur la santé dans toutes les politiques. Cet événement est donc en droite ligne avec les prescrits de la déclaration renouvellée à Sana le 25 octobre 2018 sur les soins de santé primaire, une des révolutions pour le 21e siècle. Elle offre une opportunité au gouvernement du Burundi en collaboration avec tous ses parténaires, de s’inscrire dans la dynamique mondiale axée sur la promotion des soins de santé primaires pour l’accéleration de la marche vers la couverture sanitaire universelle et l’atteinte des objectifs du dévéloppement durable, en l’occurrence, l’Objectif de dévéloppement durable n03 « Accès à la santé » avec sa cible n08 centrée sur la couverture santé universelle. Et d’ajouter que l’intérêt de cette conférence est d’abord d’apporter des réponses adéquates et réalistes aux défis liées à la mise en application de la couverture santé universelle. Et d’analyser ensuite  les déterminants sociaux avec un accent particulier sur la nutrition et proposer des interventions durables enfin identifier les priorités communes, les partager avec les parténaires fidèles et s’en servir pour guider les processus de planification et d’élaboration de nos politiques.  

Avoir accès à des services de santé de qualité 

Le ministre en charge de la santé publique, Thaddée Ndikumana, a, quant à lui, signalé que le message principal de cette conférence et qui doit guider tous les partcipants est que tout le monde partout doit avoir accès à des services de santé de qualité et à un coût abordable. Il a invité les différents acteurs présents à proposer de nouveaux modes de financement en phase avec les meilleures politiques internationales ou avec les dispositifs de gouvernance et le contexte institutionnel de notre pays pour faire en sorte qu’aucune personne ne soit laissée de côté. Quant au représentant de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) au Burundi, Walter Kazadi Mulomba, il a fait remarquer que le Burundi rejoint d’autres pays du monde en se dotant d’une stratégie de la santé dans toutes les politiques, un mouvement émergent et ambitieux qui affirme que la santé est l’affaire de tous. Une belle opportunité de développer une expertise unique dans la région et un discours commun cohérent et partagé par tous et pour tous et pour lesquels tous les Burundais sont des acteurs intégrales. ll sied de remarquer que cette conférence a vu la participation des différents ministres, des cadres de l’Etat, des parlementaires, des gouverneurs de province, des représentants des confessions religieuses, des membres des associations de la société civile et des secteurs publics, les représentants des secteurs sanitaires, les représentants des ONG, les représentants des corps diplomatique et consulaire, etc.  

EMELYNE IRADUKUNDA

 

DOSSIER > Réglementation de la médecine traditionnelle

Les tradipraticiens demandent des sanctions à ceux qui travaillent illégalement

 

IMG 0021Certaines gens font recours à la médecine traditionnelle pour se faire soigner. Les tradipraticiens affirment que les médicaments traditionnels guérissent convenablement. Pour promouvoir cette branche, le ministère de la Santé publique et de la lutte contre le sida collabore avec les associations des tradipraticiens  pour qu’il y ait une réglementation. Pour que cette dernière soit effective, les tradipraticiens demandent au ministère en charge de la santé d’infliger des sanctions à ceux qui travaillent illégalement. 

 

Tout autour de l’ex-marché central, il se remarque des gens qui appellent les passants à venir acheter les médicaments traditionnels. « Un jour, je passais à côté de l’ex-marché central de Bujumbura. J’ai vu des hommes en train d’appeler les passants pour qu’ils viennent acheter les médicaments traditionnels étalés à cet endroit. Je me suis approché, et ces gens ont commencé à montrer différentes sortes de médicaments en affirmant qu’ils guérissent certaines maladies, notamment, le diabète, l’hypertension artérielle, les maladies de la peau, etc. Personnellement, je doute sur ces médicaments parce qu’ils  disent qu’un seul médicament peut guérir beaucoup de maladies », a indiqué le passant rencontré à cet endroit.Une autre maman rencontrée à une maison des sœurs qui utilisent les médicaments traditionnels affirme que ces derniers guérissent convenablement. « Mon enfant souffre souvent des maladies de la peau. Il  avait beaucoup de boutons sur la peau qui ressemblent à des allérgies. Je l’ai amené chez un pédiatre. Il lui a prescrit des médicaments. Il les a pris à maintes reprises. Mais, ces boutons revenaient souvent. Ma voisine m’a conseillé de l’amener chez les sœurs qui utilisent les médicaments traditionnels pour traiter ces maladies de la peau. L’enfant a terminé la première dose, et je vois qu’il y a une nette amélioration. Il est sur la deuxième dose, et je ne vois plus de boutons. De ma part, j’affirme que les médicaments traditionnels guérissent certaines maladies », a-t-elle mentionné.

Un vrai tradipraticien travaille légalement 

Le président du RNATB (Réseau national des associations des tradipraticiens du Burundi), Jothan Nikora a fait savoir que pour contrôler ceux qui utilisent les médicaments traditionnels traitant certaines maladies, le ministère en charge de la Santé leur a recommandé  de travailler en associations. «Dans ce cas, nous nous étions regroupés dans différentes associations. Ces dernières ont créé un réseau pour faciliter une collaboration avec le ministère de la Santé publique et de la lutte contre le sida», a-t-il mentionné.M. Nikora a affirmé que ce réseau travaille avec l’autorisation du décret présidentiel du 11 novembre 2014, et de l’ordonnance ministériel du 10 décembre 2018. Il a précisé que ce réseau travaille en étroite collaboration avec le ministère en charge de la santé.Quant aux exigences dudit ministère face aux tradipraticiens pour qu’ils travaillent officiellement, il a fait savoir que le ministère en charge de la santé recommande que les tradipraticiens travaillent en associations reconnues par ce ministère. Cela pour dire qu’ils ne sont pas autorisés à travailler isolément. Avant d’ouvrir l’endroit où ils souhaitent travailler, l’inspection de la santé doit visiter cet endroit pour vérifier s’il y a de l’espace suffisant où mettre les médicaments traditionnels, s’il y a de l’hygiène mais aussi des sanitaires propres. A la question de savoir comment le RNATB contribue pour réglementer le travail des tradipraticiens, M. Nikora a fait savoir qu’un tradipraticien doit être reconnu par l’association à laquelle il adhère, mais aussi par le réseau. Par conséquent, si ces derniers acceptent l’adhésion d’un tradipraticien, c’est qu’ils ont bien suivi comment il travaille, et qu’il a même reçu les témoignages de ceux qui sont déjà guéris grâce aux médicaments traditionnels. Notre source profite de l’occasion pour affirmer que ces derniers guérissent différentes maladies sans constater des effets néfastes. « Pour montrer que nous travaillons en collaboration avec le ministère en charge de la santé, ceux qui sollicitent les médicaments traditionnels doivent montrer l’ordonnance du médecin traitant. Dans ce cas, nous demandons à nos patients les résultats des examens recommandés par un médecin reconnu par le ministère de la Santé publique et de la lutte contre le sida. Après les avoir vus, nous proposons des médicaments traditionnels compte tenu de la maladie du patient. Nous proposons également à certains patients de continuer la dose donnée. Tout dépend du degré de la maladie. Et, beaucoup de patients reviennent témoigner qu’ils sont guéris », a-t-il signalé.

« Un seul médicament traditionnel peut traiter différentes maladies » 

Concernant les gens qui confondent les tradipraticiens aux sorciers, le président du RNATB nuance en rappelant que les tradipraticiens travaillent avec l’autorisation du ministère en charge de la santé, et ont un endroit reconnu où ils travaillent. Par contre, les sorciers sont obligés de se cacher, travaillent isolément, et sans aucune autorisation du ministère de la Santé publique et de la lutte contre le sida. Il a saisi de l’opportunité pour lever l’équivoque concernant un seul médicament qui peut traiter beaucoup de maladies. Il a précisé que, par rapport à la constitution d’un tel ou tel autre médicament, ce dernier peut traiter différentes maladies.A ceux qui se lamentent que les médicaments traditionnels ne guérissent pas convenablement, il a précisé que dans certains cas, même les médicaments modernes peuvent échouer de traiter une telle maladie. « Pour ce faire,  si un patient prend un médicament traditionnel et ne guérit pas, il peut revenir en consultation, et le tradipraticien peut lui proposer un autre médicament », a-t-il expliqué.M. Nikora  a enfin fait un clin d’œil à toute la population qui veut utiliser les médicaments traditionnels, de fréquenter ceux qui travaillent dans des associations et dans un endroit propre. 

Le ministère en charge de la santé collabore étroitement avec les tradipraticiens

La cheffe de service de la promotion de la médecine traditionnelle au ministère de la Santé publique et de la lutte contre le sida, Josélyne Miburo a fait savoir que ce ministère reconnaît que les médicaments traditionnels sont éfficaces dans le traitement de certaines maladies. « Pour une bonne réglementation dans ce domaine, le ministère en charge de la santé collabore avec les tradipraticiens. Il leur recommande de travailler en associations pour faciliter le contrôle », a-t-elle mentionné.Mme Miburo a affirmé que les tradipraticiens sont reconnus par un décret présidentiel de 2014 portant réglementation de la médecine traditionnelle et l’art de tradipraticien au Burundi. A la question de savoir pourquoi certaines gens vendent dans différents coins  et en plein air les médicaments traditionnels alors qu’il y a une réglementation des tradipraticiens, elle a répondu que puisque son application n’est pas encore effective, il y a des documents préalables non encore disponibles émanant du ministère en charge de la santé. Pour ce faire, il est difficile de les contrôler tant qu’ils n’ont pas de documents dans lesquels il est mentionné comment ils doivent travailler.Elle a fait remarquer que, une fois que les autorisations seront données aux tradipraticiens qui les ont demandés, des inspections seront organisées et des fermetures infligées à ceux qui n’ont pas de papiers légaux.Mme Miburo a saisi l’occasion pour interpeller tous les tradipraticiens à collaborer avec le ministère en charge de la santé en se dotant des documents légaux qui leur autorisent de travailler officiellement.
   

Rose Mpekerimana     
          

 

SACS BIODEGRADABLES> Etat des lieux de leur utilisation

Ils sont très rares sur le marché et peu utilisés

 

IMG 079Les sacs biodégradables sont difficiles à trouver. Ce qui fait qu’ils soient chers sur le marché et moins utilisés. Un sac biodégradable coûte cinq cents francs et plus alors qu’un sachet en plastique coûte  cent francs et plus sur le marché. Cela fait que les gens préfèrent acheter les sachets en plastique plutôt que les sacs biodégradables, ce qui fait que la plupart des commerçants ne les vendent pas.

 

Dans le décret numéro 100/099 du 8 août 2018, interdisant l’utilisation des sachets et d’autres emballages en plastique au Burundi, dix-huit mois était un délai limite donné aux commerçants et aux utilisateurs de ces derniers pour stopper leurs usages et utiliser les sacs biodégradables. Dans une visite à l’ancien marché du centre ville de la mairie de Bujumbura, le jeudi 12 septembre 2019, le quotidien d’information « Le Renouveau » a constaté que les sacs biodégradables y sont très rares et peu utilisés.Dans un entretien avec des marchands, ils ont informé que les sacs biodégradables sont difficiles à trouver.  Selon le commerçant Ezéchiel Ntamagara, ces sacs sont difficiles à trouver au Burundi. Ils sont aussi plus chers que les sachets habituels. « Les clients préfèrent utiliser les sachets en plastique du fait qu’ils sont moins chers. Très peu de clients acceptent d’acheter un sac biodégadable de mille francs alors qu’il y a un sachet de cent ou de deux cents francs. », dit-il. Emmanuel Bizimana, un autre vendeur de sacs biodégradables, a indiqué qu’il ne reçoit pas de clients. Il a précisé qu’il peut vendre deux ou trois sacs seulement par jour. Ce qui conduit au rejet d’un commerce non rentable. Il a ajouté que les sacs de cinq cents francs sont disponibles à présent, mais que les clients se lamentent toujours de leur cherté. Selon E. Barumwete, une cliente trouvée sur place avec un sac biodégradable, elle a indiqué qu’elle a acheté ce sac du fait de son esthétique seulement. «Ces sacs ne peuvent pas porter beaucoup de chose alors qu’ils sont chers. Il serait mieux que les usines fabriquent des sacs de qualité pouvant porter beaucoup de choses», précise-t-elle.Les commerçants demandent au Gouvernement de collaborer avec les usines de  fabrication des sacs biodégradables afin d’augmenter la production de ces derniers et de les décentraliser sur les marchés à des prix abordables.

Julien Nzambimana (stagiaire)

 
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