Publications de Presse Burundaise, Rohero I Avenue de la JRR N°17 Immeuble le SAVONNIER, Téléphone standard : (257) 22 22 62 32, Fax :(257) 22 22 58 94, email: pressequotidienne@yahoo.fr

MSPLS> Atelier médias sur la SSME, deuxième édition 2017

« Ensemble pour la santé de la mère et de l’enfant »

0ba01Le ministère de la Santé publique et de la lutte contre le sida à travers son Programme élargi de vaccination (Pév), a organisé le mercredi 29 novembre 2017, un atelier médias sur la Semaine santé mère-enfant (SSME), 2e édition 2017 , sous le thème « Ensemble pour la santé de la mère et de l’enfant ». Cette semaine est prévue du 5 au 8 décembre 2017


Dans son mot d’ouverture de l’atelier, Dr Joselyne Nsanzerugeze, assistante de la ministre de la Santé publique et de la lutte contre le sida, a indiqué que depuis 2002, la SSME  est devenue une traditionnelle campagne organisée deux fois par an ici au Burundi. C’est ainsi que depuis la période allant du 5 au 8 décembre 2017, le Burundi va organiser la SSME, 2e édition 2017. Elle a précisé que pour bien réussir cette activité, un partenariat permanant est nécessaire que ce soit entre le gouvernement du Burundi à travers le ministère de la Santé publique et toutes les personnes physiques ou morales pouvant influer positivement sur les résultats de cette campagne. Elle a souligné que pendant cette campagne, le gouvernement compte atteindre 95% de toutes les cibles, c'est-à-dire pour tout le paquet d’activités mis dans cette SSME. Dr Bellejoie Louise Iriwacu, directrice adjointe du Pév a précisé qu’au cours de cette SSME, on va administrer  la 1ère dose du vaccin contre le HPV (Human papillomavirus)  pour la prévention du cancer du col de l’utérus à au moins 95% des filles  de la 3ème année fondamentale et celles de 10 ans non scolarisées, nouvelle cohorte pour la 2ème année du projet de démonstration dans les  districts sanitaires  pilotes de Rumonge et Ngozi. Il y aura trois communes par district.  Elle a insisté qu’on rattrape les enfants de 18 à 23 mois non vaccinés à la deuxième dose du vaccin combiné anti rougeoleux  et anti rubéoleux (RR2) et à la quatrième dose du vaccin DTC (DTC4). 

«  Nous allons administrer la vitamine

A  aux enfants de 6 à 59 mois de tout le pays puis  déparasiter à  l’albendazole  les enfants de 1 à 14 ans de tout le pays  ainsi que les femmes enceintes, au 2ème et 3ème trimestre de grossesse, de tout le pays . Ces dernières vont également recevoir  des savons », a dit Dr Iriwacu.   Elle a ajouté qu’on va  prévenir la bilharziose dans les treize districts sanitaires du pays dont les données montrent que cette maladie y existe déjà. Et on va sensibiliser la population qui se présente aux sites de distribution sur la prévention des maladies liées au manque d’hygiène par des messages promotionnels sur le  lavage des mains au savon et à l’eau propre.   


Emelyne Iradukunda

 

ENVIRONNEMENT> Collecteur séparant les zones urbaines de Bwiza et Nyakabiga

Il n’est pas suffisamment entretenu

0a0a1Si, aujourd’hui, la population qui est aux alentours du collecteur qui sépare la zone Bwiza et celle de Nyakabiga n’est pas inondée, il n’est pas dit que, demain, la situation ne pourrait pas changer. Il revient aux riverains de bien entretenir ce collecteur dans la mesure où nous avons l’impression qu’il n’est pas régulièrement curé.   


Le collecteur qui sépare la zone Bwiza de celle de Nyakabiga n’est pas bien entretenu. C’est pour cette raison qu’on observe de l’herbe à ses abords. Le quotidien « Le Renouveau» s’en est dernièrement rendu compte lorsqu’il faisait un tour à cet endroit. Tenez ! Les herbes tendent à boucher ce collecteur étant donné qu’il n’est pas régulièrement curé. A part les herbes, on y voit également des bandes de terre qui ne permettent pas aux eaux pluviales de couler. Ce qui pourrait entraîner des conséquences fâcheuses aux populations se trouvant de part et d’autre des deux rives. L’on se rappellera qu’à un certain moment, ce collecteur avait été à la base de la démolition de quelques maisons dans la zone Bwiza faute  de son entretien. Les eaux se déversaient au point d’inonder les parcelles environnantes dans la mesure où il était bouché par des ordures et divers déchets biodégradables. Les travaux de son entretien avaient commencé pour mettre les habitants des environs à l’abri des dégâts matériels.  Il ne faudrait pas se leurrer ! Pour lutter définitivement contre les inondations dans la zone Bwiza, il serait mieux que l’entretien de ce collecteur soit régulier. Il est question de prévenir ces inondations surtout en cette période pluvieuse.   Se mettre en tête qu’il existe des surprises malheureuses constitue une attitude pour des personnes sages. Ce n’est pas rien qu’il y a un proverbe qui dit qu’il « vaut mieux prévenir que guérir ». La balle est dès lors entre les mains des habitants de la zone Bwiza qui ne sont pas loin dudit collecteur. Il faudrait envisager régulièrement des travaux de curage d’autant qu’il ne faut pas attendre l’intervention  des pouvoirs publics. Ne dit-on pas : « Aide-toi, le ciel t’aidera » !               

Masta Shabani

 

SFBLSP-Burundi˃ Entretien à proposs de l’assistance des jeunes sur la santé sexuelle et reproductive

Sensibiliser et  relever les cas de violations des droits des femmes au Burundi

0aca5L’organisation Solidarité des femmes burundaises pour la lutte contre le sida et le paludisme (SFBLSP) est une association qui œuvre pour la lutte contre les discriminations faites aux femmes et filles  et contribue dans la lutte contre le sida et le paludisme. Cette association se focalise sur la sensibilisation et le relèvement des cas de violations des droits des femmes  et filles victimes des violences sexuelles et basées sur le genre dans certaines provinces du pays.


Dans un entretien accordé à la rédaction du quotidien d’information Le Renouveau, Bertille Bumwe, la psychologue chargée d’actions de lutte contre les violences faites aux femmes au sien de cette association, a indiqué que la SFBLSP Burundi exerce son action dans les provinces de la plaine de l’Imbo, à savoir :  Cibitoke, Bubanza et Bujumbura ainsi que dans les provinces de Makamba et Rumonge. Au niveau national, elle a informé que cette association est active dans des points focaux, grâce à des animateurs permanents et des «femmes lumières» animatrices au niveau des collines dont le rôle est de sensibiliser et de relever les cas de violations des droits des femmes au Burundi. « Nous encadrons également les jeunes garçons et filles sur la santé sexuelle et reproductive. Son rêve est la réalisation d'une société juste et équitable favorable à l'épanouissement des femmes et des filles sur les plans physique, juridique, moral, politique et intellectuel pour un développement durable », a ajouté Mlle Bumwe.Cette dernière a  affirmé que pas mal d’objectifs ont été assignés à la SFBLSP Burundi afin de bien militer pour le bien-être des femmes et filles burundaises. Il s’agit, entre autres, de  la promotion, protection et défense des droits humains des femmes et des filles par la sensibilisation, l’information et la formation, en combattant toute forme de discrimination, la lutte contre les violences sexuelles et fondées sur le genre (VBG), ainsi que contre les pratiques traditionnelles néfastes (mariages et excision) ainsi que  la lutte contre le VIH/SIDA et mobilisation de toutes les communautés en renforçant leurs capacités, et l’autonomisation des jeunes filles dans un large partenariat et le soutien à l’éducation des jeunes filles et la formation sur la santé de la reproduction et  le planning familial.


« Les jeunes d’âge compris entre  quinze ans  et  trente-cinq ans sont les plus touchés »

A la question de savoir la catégorie des jeunes qui  sont les plus touchés, Mlle Bumwe a informé que, selon les enquêtes qui ont été dernièrement menées dans les provinces dans lesquelles l’association œuvre actuellement, les jeunes les plus touchés ont un âge compris entre quinze ans et trente-cinq ans. Et parmi ces derniers, elle a précisé que la majorité sont ceux qui sont encore sur le banc de l’école, tandis qu’une autre  catégorie est constituée par les filles travailleuses dans les ménages. Et les formations que nous donnons portent essentiellement sur la santé  reproductive et ainsi les VBG. Pour ce qui est de  la formation sur la santé reproductive, Justine  Niyokwizera, chargée de la  promotion de la santé communautaire au sein de  la SFBLSP Burundi, a  dit que la formation est souvent centrée sur les conséquences liées aux mariages précoces, aux grossesses non désirées surtout en milieu scolaire, car il a éte déjà remarqué que les cas de grossesses non-désirées s’observent le plus souvent aux jeunes filles qui sont sur le banc de l‘école. « Et dans cette  même formation, on les sensibilise sur les différents  moyens de prévention. Il s’agit par exemple de l’abstinence en premier lieu, de l’utilisation des préservatifs ainsi que la pratique de la méthode contraceptive afin de limiter les naissances », a mentionné  Mme Niyokwizera.Concernant la sensibilisation sur les VBG, Mlle Bumwe a également informé que les formations portent aussi sur les moyens de prévention et la prise en charge des victimes des VBG à l’endroit des femmes et filles des  différentes provinces cibles. «Et dans toutes ces provinces, des agents de santé communautaire ainsi que les assistants psychosociales ont été  formés par l’association afin qu’ils puissent  sensibiliser leurs communautés respectives. Mais l’insuffisance des moyens fait partie des principaux défis rencontrés dans la réalisation de nos missions », a précisé Mlle Bumwe.


Importance de la contribution de l’Etat

Mlle Bumwe a dit qu’après l’assistance, l’association accorde des moyens à ces femmes victimes afin de leur  permettre  de se prendre en  charge pour améliorer leur situation socioéconomique, sanitaire, de droits humains et politiques. Aussi, elle les encourage à prendre conscience de leur rôle et leur place dans le développement du pays. «Au moment où nous travaillons dans certaines provinces, nous demandons au gouvernement de pouvoir nous soutenir financièrement  pour que nous puissions œuvrer sur tout le territoire national afin d’éliminer toute forme de discrimination à l’égard des femmes burundaises, car, nous savons que ces cas existent partout», a beaucoup insisté Mlle Bumwe. Enfin, l’assistant social chargé de la santé communautaire dans cette même association, Jean Claude Niyongabo,  a également demandé au gouvernement de fournir gratuitement aux femmes des services pré et post natals et nutritionnels pendant la grossesse et en période d’allaitement et de multiplier les centres de prise en charge des victimes des VBG au Burundi.

Avit Ndayiragije

 

Journée mondiale de lutte contre le VIH/sida> Atelier média

L’accès à la prévention et à la prise en chargedu VIH/ Sida est un droit à la santé

Dans le cadre de la célébration de la journée mondiale de lutte contre le Sida, le ministère de la Santé publique et de la lutte contre le sida à travers son programme national de lutte contre le sida et les infections sexuellement transmissibles ( PNLS/ IST), a organisé le vendredi 24 novembre 2017 un atelier média sous le thème : l’accès à la prévention et à la prise en charge du VIH/ Sida est un droit à la santé.

Le 1er décembre de chaque année, le Burundi se joint aux autres nations du monde pour célébrer la journée mondiale de lutte contre le VIH/ Sida. Dans son mot d’ouverture de l’atelier, le directeur adjoint du PNLS/ IST, Richard Manirakiza a indiqué que le VIH/ Sida constitue un grand problème de santé publique pour toutes les régions de l’Afrique subsaharienne en général et plus particulièrement pour notre pays car la prévalence reste élevée.  Il a précisé que  le présent atelier intervient dans un moment crucial de lutte contre le VIH / Sida car nous sommes dans une phase d’accélération et d’interventions pour atteindre l’objectif de 2020 et arriver à l’élimination du VIH en 2030.  Il a souligné que compte tenu de l’impact de cette maladie sur l’individu, la famille,  la communauté, la nation voir le monde entier,  l’Assemblée général des Nations unies a décidé de créer en 1996, une agence de  coordination au niveau mondial qui est l’Onusida.  « Depuis l’institutionnalisation de la journée mondiale de la lutte contre le VIH/Sida, le Burundi se joint annuellement  à cet effort mondial pour essayer de combattre cette pandémie. Il s’agit donc pour le Burundi d’adhérer à une synergie mondiale dont l’objectif est de galvaniser toutes les forces afin d’arrêter la propagation de ce virus et prendre efficacement en charge les personnes infectées et affectées par le VIH/ Sida », a dit M. Manirakiza. 

Se prévenir contre le VIH/ Sida

Raphaël Nshimirimana, chef de service de renforcement des interventions de prévention et de mobilisation sociale au PNLS/ IST a insisté  sur la fait que  le VIH / Sida constitue toujours un problème de santé publique. «  Si je me réfère par exemple aux nouveaux cas dépistés pour la période de janvier à  juin 2017, sur 786 166 personnes dépistées, 7 710 personnes ont été dépistées séropositives.  Cet effectif est tellement élevé et si rien n’est fait, le VIH / Sida risque de continuer sa propagation », a dit M. Nshimirimana. Il invite la population à se prévenir  et  à ceux qui sont  déjà atteint à prendre les médicaments. 

Nathalie Cirimwami (Stagiaire)

Emelyne Iradukunda

 
Ouvrir