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CATASTROPHES> Conséquences de l’inondation des maisons au Quartier Mushasha II sur les conditions de vie

Les familles abandonnent  leurs foyers pour demander hospitalité

 

GATA 0001Les ménages qui sont victimes des inondations avec le début de la saison pluvieuse éprouvent de difficultés liées aux maladies comme le paludisme, la diarrhée aux regards des flaques d’eau qui les entourent  et cela en plus de la faim qui est devenue un casse-tête.  Et pour se déplacer d’un endroit à l’autre, ils sont obligés de patauger  dans les eaux boueuses en retroussant les pagnes pour les femmes et les pantalons pour les hommes.  

 

Quelques maisons du quartier Mushasha II ont été inondées avec le début de la saison de pluie en cours. Ce qui a poussé des ménages à abandonner leurs foyers pour demander hospitalité auprès de leurs voisins même si ces derniers sont également menacés, d’une manière ou d’une autre  par les inondations. Le quotidien « Le Renouveau » s’en est rendu compte, le mercredi 13 février 2019, lorsqu’il était de passage dans la zone Gatumba, commune Mutimbuzi en province de Bujumbura. En effet, cette situation a impacté sur les conditions de vie des ménages victimes de ces inondations. Les familles qui en sont victimes mènent une vie de galère dans la mesure où elles ont abandonné leurs maisons, et vivent dans les conditions hygiéniques pitoyables.  Les interlocuteurs que nous avons approchés n’ont pas manqué de signaler qu’ils font face à plusieurs difficultés. Ils sont confrontés au problème de maladies comme le paludisme aux regards des flaques d’eau qui les entourent  et cela en plus de la faim qui est devenue un casse-tête.  En outre, pour se déplacer d’un endroit à l’autre, ils sont obligés de patauger  dans les eaux boueuses en retroussant les pagnes pour les femmes et les pantalons pour les hommes. Ils ont fait remarqué que le collecteur qui sépare le parc national de la Rusizi et les quartiers Mushasha I et II est inopérant étant donné qu’il déborde à tout moment. Ils ont ajouté que ce collecteur avait été mal creusé parce que les eaux pluviales n’arrivent pas à ruisseler. Ils n’obtiendront un léger mieux que pendant la saison sèche d’autant plus que les eaux ont tendance à s’étendre à chaque tombée de pluie. La vie de cette population est vraiment éreintée par promiscuité. 

Masta Shabani

 

COMMUNE BUGENDANA> Visite du ministre en charge de la santé à la clinique Saint Willibart et Sainte Walburga

Une clinique de référence dans le traitement du cancer de l’utérus

 

IMG 0027A l’occasion de la Journée mondiale du malade célébrée le 11 février de chaque année, le ministre de la Santé publique et de la lutte contre le sida, Thaddée Ndikumana, a effectué une visite de travail, le lundi 11 février 2019, à la clinique Saint Willibart et Sainte Walburga située sur la colline Kibungo en commune Bugendana dans la province de Gitega. Les activités de cette clinique ont été solennellement ouvertes à la même occasion. 

 

Les cérémonies ont débuté par une messe d’action de grâce en la cathédrale de Bugendana sous la prédication de l’archevêque de Gitega, Mgr Simon Ntamwana. Après la célébration de la messe, une visite guidée a été effectuée dans différents services de la clinique. Cette dernière dispose des services de stabilisation nutritionnelle, la petite chirurgie, la maternité, le laboratoire, les soins infirmiers et bien d’autres. Cette structure de santé sera spécialisée dans le traitement du cancer de l’utérus. Sous convention catholique, elle a été construite par l’archidiocèse de Gitega, à travers les organisations Caritas-ODAG (Organisation pour le développement de l'archidiocèse de Gitega). En guise de la contribution du ministère de la Santé publique et de la lutte contre le sida, le ministre Ndikumana a remis des médicaments d’une valeur de 23 millions de FBu, 500 moustiquaires imprégnées et une tonne de riz qui servira de nourriture pour patients. M. Ndikumana a promis de soutenir la clinique surtout en ce qui concerne le traitement du cancer de l’utérus. Selon lui, elle sera une clinique de référence dans ce domaine. Il a, par ailleurs, remercié l’archidiocèse de Gitega pour son initiative de construction de cette structure de santé qui a une grande importance pour la population de Bugendana.Mgr Simon Ntamwana a, quant à lui, lancé un appel aux infirmiers de bien accomplir leur mission et de mettre en avant l’amour à l’égard des patients. Il convient de signaler que la clinique Saint Willibart et Sainte Walburga de Bugendana a été inauguré par le président de la République du Burundi, Pierre Nkurunziza.

Eric Mbazumutima

 

ZONE KINAMA> Inondation survenue dans la localité de Buhinyuza

La population de cette localité ne sait pas à quel saint se vouer

 

P0138Une inondation est survenue dans la localité de Buhinyuza de la zone Kinama,  emportant des objets ménagers et cinq enfants dont un qui est décédé dans l’après- midi du dimanche  10 février 2019. La population de cette localité ne sait pas à quel saint se vouer. 

 

Cette inondation est due au caniveau  qui conduit les eaux en provenance des quartiers Gatunguru, Carama et Kinama. Certains habitants de Buhinyuza, Bukirasazi et Mubone déplorent le fait que les travaux de canalisation de ces eaux n’ont pas été finalisés. « Ces eaux qui nous envahissent proviennent de Gatunguru, Carama et  du quartier de Bubanza de la zone Kinama. Elles ont été canalisées jusque dans les champs de riz sans que ces travaux ne soient terminés», a dit Pierre Bonane, un des habitants.  La partie la plus menacée se trouve dans le secteur de Mugaruro et les environs de l’Ecole fondamentale de Buterere. Il ajoute, toutefois, que la population de cette localité vit avec la peur au ventre, surtout pendant cette période pluvieuse. « S’il pleut, l’eau sale déborde jusqu’à pénétrer dans plusieurs ménages ».Elle affirme que la cause de cette problématique n’est rien d’autre que ce caniveau inachevé. La population de cette localité lance un cri d’alarme. « Si rien ne se fait dans l’immédiat, nous risquons d’être emportés et le pire peut advenir à nos familles ». Elle demande  au gouvernement du Burundi de lui venir en aide par l’achèvement desdits travaux.Lors de notre passage, certains habitants étaient en train de déménager vers l’Ecole fondamentale de Mubone. Ils déplorent le fait que certains d’entre eux ont bénéficié de produits de pulvérisation alors que d’autres n’en ont pas eu.

Le risque imminent d’attraper les maladies des  mains sales

Dans cette période où l’épidémie de choléra s’est déjà déclarée dans certains coins du pays, la population proche de ce caniveau dénommé « Mugaruro » craint le risque imminent d’attraper les maladies des mains sales. Les habitants déplorent l’acte ignoble de certains habitants de Kinama et ailleurs qui, dès que la pluie tombe, vident leurs-lieux d’aisance en laissant entrer leur contenu dans ce caniveau. « L’eau est si sale  qu’elle laisse même des larves de toilettes dans nos maisons. On peut les voir quand on entre, nous sommes vraiment malheureux. Nos ustensiles de cuisine sont aussi atteints »,  se lamente Claire Nzeyimana.  Elle dit n’avoir pas su à qui s’adresser. « Si on demande aux chefs locaux, ils disent que cette question les dépasse». Ils convergent sur la même idée selon laquelle si la pluie tombe la nuit, ils passent une nuit blanche par peur d’être emportés en plein sommeil. 

Des conséquences néfastes  

A part toutes ces craintes de la population, des conséquences néfastes ne cessent de se manifester comme le disent ces habitants. Ils soulignent qu’à côté des ustensiles de cuisine endommagés ou emportés il y a le risque d’attraper les maladies des mains sales, la vie humaine est aussi en danger.      « Aujourd’hui, cinq enfants ont été emportés par les eaux de ce caniveau. On est parvenu à repêcher quatre d’entre eux étant vivant mais le cinquième est mort», a déploré  Pierre Bonane.

Moïse Nkurunziza (Stagiaire)

 

ZONE KANYOSHA> Grogne de la population face aux problèmes de la gestion des ordures ménagères

Il y a risque des maladies liées au manque d’hygiène

 

L’association chargée de ramasser les immondices dans les ménages de la zone Kanyosha passe un bon bout de temps sans faire son travail convenu entre elle et les habitants de cette localité. Et la population se lamente que cette situation peut être la brèche des maladies liées au manque d’hygiène.  

 

La population de la zone de Kanyosha se lamente que si rien n’est fait dans la gestion des ordures ménagères, elle court le risque d’attraper les maladies liées au manque d’hygiène. Certaines personnes ont opté pour le transport de ces ordures par vélo, d’autres les font transporter sur la tête. Mais le problème reste de savoir où on les jette étant donné que cela se fait le soir lorsqu’il commence à être obscur. G. B, un habitant de cette localité,  a indiqué que la situation s’aggrave et il est difficile de connaître la vérité concernant la gestion des immondices. Car, l’association chargée de collecter les immondices dans cette localité n’a pas averti ses clients qu’elle allait abandonner son travail alors qu’il y avait un contrat. Selon lui, normalement, s’il y a une convention entre deux personnes, l’une des parties ne pourra pas réaliser ce contrat sans consulter l’autre. Il a fait savoir que ce qui fait peur est que c’est dans la période pluvieuse que les maladies liées au manque d’hygiène sont fréquentes. Selon lui, il est très important que les administratifs locaux prennent en main cette question, sinon la population va souffrir à cause de ces ordures qui sont dans les ménages. Il a indiqué que  ceux qui ont une partie non bâtie dans leurs parcelles ont de la chance car ils peuvent creuser un fossé pour  y jeter les ordures ménagères qui sont facilement dégradables. Notre source a fait un clin d’œil à ceux qui jettent les ordures n’importe où surtout dans les rues de changer le comportement. Et il a précisé que chacun devrait être responsable parce que la propreté concerne tout le monde. 

Fidès Ndereyimana

 
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