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Parle-moi docteur > Les malformations du cœur chez les enfants

Parmi les signes, le défaut dans la respiration et la non-prise de poids

 

IMG 4807Les cardiopathies congénitales sont des maladies touchant le cœur et qui apparaissent chez le bébé au cours de sa formation dans le ventre de sa mère. Les cardiopathies congénitales sont relativement nombreuses et concernent jusqu'à 14 enfants sur 1000. Parmi les signes de ces malformations, on cite, entre autres, la respiration qui n’est pas normale ainsi que la non-prise de poids. 

 

Dans un entretien qu’il a accordé au quotidien Le Renouveau, le cardiologue Marc Nimburanira a fait savoir que les cardiopathies congénitales sont très souvent des communications inter-ventriculaires et inter-auriculaires (malformation qui permet le passage anormal du sang d'une partie du cœur vers l'autre, indépendamment du battement cardiaque). Il a indiqué que l'absence de fermeture du canal artériel après la naissance fait aussi partie de ces malformations. Dr Nimburanira a affirmé que ces cas de pathologies sont constatés ici au Burundi. Il a précisé que les enfants qui souffrent de ces maladies sont amenés par leurs parents dans une consultation. « Cela parce qu’ils ont vu certains signes anormaux chez l’enfant. Rappelons qu’ils voient par exemple que l’enfant ne respire pas bien, qu’il change de colloration : quand l’enfant pleure, il change de couleur, il devient bleu. L’enfant ne prend pas aussi du poids, sa mère peut lui donner tout mais son poids ne s’améliore pas, il tousse souvent.  En général, l’enfant a un statuo pondéral qui n’est pas normal. Par conséquent, ses parents sont obligés de l’amener plusieurs fois en hospitalisation », a-t-il mentionné.

Comment reconnaître que le cœur de l’enfant est normal ou pas

Le cardiologue a profité de l’occasion pour rappeler qu’en enfant qui est normal naît à peu près avec 3 kg. A 5 mois, il doit doubler de kg et a entre 5 et 6 kg. A une année, il doit avoir le triple, donc à peu près 10 kg ou plus. A 2 ans, il doit avoir 12 Kg, etc. Il a signalé que si les parents constatent que l’enfant n’est pas dans cet ordre, ils devraient l’amener dans les meilleurs delais en consultation.  Quant au diagnostic, Dr Nimburanira a indiqué que pour confirmer qu’un enfant a une malformation du cœur, on fait recours à un examen clinique. Ce dernier commence par l’inspection. Et avec celle-ci, le médecin peut constater que l’enfant n’est pas normal. Il a laissé entendre que certaines cardiopathies sont associées à des anomalies comme les trisomies 21.

Traitements des cardiopathies congénitales

Le cardiologue Nimburanira a précisé que le traitement efficace des cardiopathies congénitales est la chirurgie du cœur. Mais avant de décider cette opération, il faut faire une échographie cardiaque. Celle-ci permet d’enregistrer les mouvements du sang (ou flux) à l'intérieur des cavités cardiaques et des vaisseaux : l'analyse physique de ces flux permet de mesurer des grandeurs très utiles au diagnostic, telles que les débits ou les pressions. Il a ajouté que l’opération chirurgicale peut être palliative ou curative. « La plupart des malformations, lorsque cela est possible, sont opérées avant l'âge de 4 ou 5 ans. Il  a cependant déploré que cette chirurgie ne soit pas encore possible ici au Burundi. Les enfants qui nécessitent l’opération du cœur sont transférés dans les pays étrangers. Mais, il est quand même satisfait du fait que certaines associations contribuent dans le transfert de ces enfants. Mais, a-t-il expliqué, la famille de l’enfant doit donner sa part de contribution. Il a légalement déploré le fait que peu d’enfants bénéficient de cette opération chirurgicale, faute de moyens.  Il a indiqué que les enfants qui n’arrivent pas à aller à l’étranger pour se faire opérer peuvent bénéficier des traitements contre les maladies associées à la malformation du cœur. Mais, ces enfants ont moins de chances de survivre longtemps. Suite aux dangers que causent ces malformations du cœur chez les enfants, le cardiologue Nimburanira a interpellé les intervenants en matière de santé de collaborer avec le gouvernement afin de disponibiliser le matériel et les médecins spécialistes qui pourront faire la chirurgie du cœur chez les enfants qui naissent avec les malformations du cœur.Il demande aux parents d’amener leurs enfants dans une consultation une fois qu’ils voient les signes ci-haut cités de la malformation du cœur chez l’enfant pour bénéficier des médicaments pouvant atténuer les douleurs liés à cette malformation.         

Rose Mpekerimana

 

INONDATION> A la jonction du boulevard du Peuple Murundi et celui de l’Uprona

Les petits véhicules et les piétons ont du mal à traverser la route

 

DSC04390La rédaction du journal Le Renouveau a visité, le lundi 8 octobre 2018, le centre-ville de la municipalité de Bujumbura pour constater les dégâts causés par les précipitations de l’avant-midi du même jour. L’inondation à la jonction du boulevard du Peuple Murundi et celui de l’Uprona gênait la circulation. 

 

A son arrivée au boulevard de l’Uprona dans la matinée du 8 octobre 2018 vers 10 heures, sur la partie proche d’Ego hôtel, la rédaction du journal Le Renouveau a observé que les eaux de pluie envahissaient toute la route. Les gens, qui venaient de solliciter les services dans les édifices situés aux environs ainsi que les passants  étaient bloqués par le ruissellement des eaux de pluie. D’autres qui quittaient le rond-point d’Ego hôtel vers le nord de la capitale en empruntant le boulevard du Peuple Murundi éprouvaient les mêmes difficultés. Les eaux de pluie provenant dudit rond-point et du boulevard de l’Uprona se croisaient devant l’Ego hôtel et stagnaient. Sur le boulevard du Peuple Murundi et aux environs de cette jonction, les véhicules se heurtaient aux nids-de-poule car les conducteurs ne pouvaient pas les remarquer, étant donné que la route était envahie par les eaux. Pour d’autres véhicules de petite taille, les moteurs s’arrêtaient à cause des eaux qui atteignaient une certaine hauteur. Des piétons provenant du centre ville et qui, d’habitude, empruntaient  ce raccourci pour se rendre à Buyenzi, à Bwiza, à la police de sécurité routière etc, étaient obligés de contourner cet endroit.Il est étonnant que ces précipitations qui n’ont duré qu’une trentaine de minutes aient pu rendre cette jonction presque impraticable. Il peut y avoir, quelque part, un manque de canalisation ou un bouchage des égouts pour que ces eaux suivent la voie normale car ces inondations ne s’observaient pas à cette jonction durant la dernière saison pluvieuse.Les services habilités devraient être vigilants  pour trouver la voie à ces eaux avant que la pluie ne devienne abondante afin de réduire les dégâts probables qui seraient lourds.
Ezéchiel Misigaro

 

Assainissement > Les gens qui fréquentent le dépotoir des ordures ménagères afin de gagner du pain

Ils sont exposés aux maladies liées au manque d’hygiène

 

DSCO3032Les dépotoirs des ordures ménagères sont de véritables nids de bactéries, et des milieux propices de contamination. Les gens qui les fréquentent à la recherche de quelques objets à vendre en vue de gagner du pain au quotidien sont exposés aux dangers. Ils peuvent notamment être intoxiqués par des substances dangereuses contenues dans ces matières. Sans oublier également que les maladies liées au manque d’hygiène ne les épargnent pas dans la mesure où ils sont en contact direct avec ces matières.  

 

En marie de Bujumbura, il se remarque pas mal de gens, notamment des enfants, qui fréquentent les dépotoirs des ordures ménagères à la recherche de quelques objets, entre autres le charbon, la fumure organique, les objets métalliques, etc. Après la collecte, ces objets sont vendus, ce qui leur permet de gagner du pain au quotidien. Ces  gens  courent donc beaucoup de risques. Ils sont exposés au danger car ces dépotoirs d’ordures sont de véritables nids de bactéries, et des milieux propices de contamination. Il y a des risques majeurs de contamination pouvant entraîner même diverses infections.Ces gens peuvent également être intoxiquées par des substances dangereuses contenues dans ces matières du fait qu’en fouillant dans les ordures, ils ne portent pas des  objets de protection comme les gants, les bottes, etc. Ils peuvent également être victimes de différentes maladies des mains sales dans la mesure où ils sont souvent en contact direct avec les immondices.  Et ces gens ne sont pas informés du danger qui les guette. La plupart de ces gens sont caractérisés par le manque d’hygiène corporelle, ce qui peut être à la source de différentes maladies de la peau. En plus, ces dépotoirs dégagent une odeur nauséabonde. Donc cette odeur peut nuire à la santé de ces gens.Ces derniers ont donc besoin d’être sensibilisés, non seulement par l’entourage mais également par l’administration à la base, afin d’être informés sur les conséquences de leur travail et afin qu’ils prennent plus de précautions.
Emelyne Iradukunda

 

Carama> Rivière Gikoma

Les enfants qui se baignent dans les eaux déviées sont exposés aux maladies

 

IMG 0303Sur la petite rivière communément appelée  Gikoma qui sépare le quartier Carama d’un côté et la zone Rubirizi d’un autre, un barrage a été érigé.  Ce barrage permet d’acheminer l’eau d’irrigation dans les champs. Les enfants passent des heures et des heures à se baigner dans cette eau malheureusement très sale et courent les risques d’attraper les maladies de diverses sortes.  

 

Les enfants du quartier Carama et de ses environs passent souvent la journée pendant les weekends en se baignant  dans les eaux de la rivière Gikoma. Cette rivière a été barrée aux fins d’irrigation des champs de cette localité. Certainement, quand ces enfants se baignent, ils boivent involontairement cette eau. Or, à l’œil nu, on remarque que cette eau est terriblement sale. Par ailleurs, cette rivière descend avec les saletés que les habitants du quartier Gahahe jettent dedans. Ces enfants donc sont exposés aux différentes maladies comme les maladies des mains sales et les maladies cutanées. De leur côté, ces  enfants ne semblent pas inquiétés. Ils se baignent comme si  la canalisation était  aménagée à cette fin. Certains de leurs parents remarquent ce qui se passe à côté d’eux, mais ne réagissent pas. Pas par indifférence chez certains. Ils disent que même si on crie, ces enfants n’arrêtent pas de se baigner dans cette eau. Certains viennent même de loin juste pour s’amuser dans cette eau. Ce sont les passants dans la Route nationale N°9 au niveau du pont de cette rivière qui critiquent cette situation. Tout le monde semble vouloir parler sans savoir à qui s’adresser pour faire un clin d’œil à ces enfants à défaut de rencontrer leurs parents. Tout parent qui passe s’imagine toutes les conséquences que cela comporte, se met à la place des parents de ces enfants  et sent le coût de faire soigner les maladies causées par  ces eaux. Certains ne parviennent pas à se retenir et approchent pour montrer à ces enfants le danger qu’il y a de se baigner dans une eau aussi sale celle-là. Mais, ces enfants ne semblent  même pas vouloir perdre leur temps à écouter ces conseils. Pour eux, c’est le jeu de sauter, de se renverser dans cette eau qui importe, le reste semble être imaginaire. Mais, le danger est vraiment là. 

Alfred Nimbona

 
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