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ENTRETIEN> Sur le mouvement Sun au Burundi

Vers la décentralisation de la plateforme nationale contre la malnutrition

01lundi 17Le mouvement Sun (Scaling Up nutrition) est un mouvement international regroupant actuellement 60 pays dont le Burundi. Dans un entretien qu’il a accordé au Quotidien burundais d’informations le chef du cabinet-adjoint du Deuxième vice-président de la République Ernest Niyokindi a fait savoir que le taux de malnutrition chronique des enfants de moins de cinq ans au Burundi est très élevé. Il faut une décentralisation de la plateforme nationale du mouvement Sun jusque dans les communes pour une sensibilisation accrue.


D’après Dr Raoul Nsengiyumva directeur du Pronianut (Programme national intégré pour l’alimentation et la nutrition), le taux de malnutrition chronique surtout chez les enfants de moins de cinq ans est très élevé jusqu’à 56%. Or, le danger est que les conséquences néfastes se produiront dans le futur car, a-t-il dit, ce sont les 1000 premiers jours de l’enfant qui comptent le plus pour son développement physique et intellectuel. Donc le danger qui guette le Burundi si les efforts nécessaires de tous les intervenants ne sont pas déployés, le pays se retrouvera en manque d’une population suffisamment capable de mener des réflexions scientifiques. Pour le directeur du Pronianut, l’enfant qui a été victime d’une malnutrition chronique ne peut pas aller très loin à l’école car, son cerveau qui allait se développer ne l’a pas été correctement à cause de la malnutrition.

Le gouvernement est conscient : des efforts sont envisagés

D’après Ernest Niyokindi, le gouvernement du Burundi est conscient de la situation préoccupante sur le taux de malnutrition chronique des enfants de moins de cinq ans. Le mouvement Sun qui regroupera différents réseaux, à savoir du Gouvernement, de la société civile, des médias, du secteur privé et des parlementaires va mettre en œuvre différentes stratégies déjà arrêtées pour inverser la tendance actuelle. Il a laissé entendre que l’approche communautaire sera utilisée pour la sensibilisation de la population. M. Niyokindi a signalé que la plateforme sera décentralisée dans les provinces et même au niveau des communes. Dans le but de suivre de plus près l’évolution de la situation et surtout les actions menées et celles à mener pour lutter contre la malnutrition chronique, les communes seront amenées à élaborer les plans de développement communautaires en tenant compte de la nutrition comme le fait le gouvernement du Burundi dans la planification de ses programmes de développement. Le chef du cabinet adjoint laisse entendre que les chiffres montrent que le taux de malnutrition chronique est plus élevé en milieu rural qu’en milieu urbain. D’où les efforts sont à déployer, notamment par la décentralisation de la plateforme contre la malnutrition jusque dans les communes qui s’impose.

Amédée Habimana

 

MSPLS> Sensibilisation des jeunes et des adolescents sur la santé sexuelle, reproductive et le VIH/sida en province de Muyinga

Inviter la population au changement de comportement en matière de santé sexuelle et reproductive

aca17lndPar le biais du Programme national de santé de la reproduction (PNSR), le ministère de la Santé publique et de la lutte contre le VIH/sida (MSPLS), a organisé une séance de sensibilisation des jeunes et des adolescents sur la santé sexuelle, reproductive et le VIH/Sida du 11 au 14 septembre 2018 en province de Muyinga.


Cette sensibilisation sur la santé sexuelle, reproductive et le VIH/sida a été faite sur certaines collines des communes de Buhinyuza, Giteranyi et Mwakiro. La rédaction du journal Le Renouveau a pu être sur les collines Kiyange,  Karongwe, Nyabucugu et Kara de la commune Buhinyuza.Les activités se déroulaient en utilisant le cinéma mobile. L’équipe du PNSR utilisait des projections sur l’écran plat qui mettent en exergue  les différents comportements aberrants de certaines personnes en rapport avec la sexualité. Certaines questions tirées dans les cinémas en rapport avec la santé sexuelle, reproductive et le VIH/Sida étaient posées et les gens qui étaient sur place qui répondaient correctement recevaient des prix. Ces derniers étaient composés de seaux, bassins, pagnes, sacs-à-dos, cahiers et stylos, sans oublier les téléphones. En plus de cela, ceux qui le voulaient profitaient de l’occasion pour faire le dépistage volontaire du VIH/sida et recevaient des conseils à propos de la santé reproductive car les infirmiers étaient disponibles sur place.Comme l’a indiqué l’administrateur communal de Buhinyuza, Pacifique Ndihokubwayo,  sa commune a beaucoup d’enfants, surtout les élèves qui ont des grossesses non-désirées en bas âge.  La plupart des auteurs de ces actes sont surtout les motards, les commerçants. M. Ndihokubwayo a conseillé aux jeunes filles de s’adonner beaucoup plus aux activités scolaires du fait que l’école est la source du développement. Aux parents, il  a conseillé d’attacher une plus grande importance à l’éducation de leurs enfants.

Certains comportements sont à bannir

Dans une interview qu’il a accordée aux journalistes, le directeur technique-adjoint au PNSR, Ananie Ndacayisaba, a fait savoir que l’objectif de ces séances de sensibilisation est d’inviter la population au changement de comportement en matière de santé sexuelle et reproductive. Il se remarque parfois des comportements inadéquats qui ne contribuent pas à l’amélioration de la santé de la population. Pour que notre pays puisse atteindre un développement durable, il faut que la population ait une bonne santé, a dit M. Ndacayisaba. Les comportements qu’il faut abandonner sont notamment ceux qui conduisent aux grossesses non-désirées surtout chez les jeunes en milieu scolaire et communautaire.En plus de cela, il se remarque dans tout le pays des mariages précoces. Ces derniers sont à éviter car ils ont des conséquences sur la santé financière du ménage et celle du pays. L’autre thématique développée, a dit M. Ndacayisaba, est celle des violences basées sur le genre. Nous les sensibilisons sur les conduites à tenir en compte afin d’éviter  comportements à risques comme l’ivresse et les rentrées tardives la nuit. Les avantages d’un bon espacement des naissances, que ce soit pour la santé de la mère, celle de la famille et celle de notre pays ont été aussi évoqués par M. Ndacayisaba. De telles activités seront organisées dans tout le pays, a-t-il dit. Il sied de noter que 89 personnes de sexe masculin et 57 de sexe féminin ont été dépistées volontairement.

Martin  Karabagega

 

SANTE>Exposé sur le cancer du col de l’utérus

Envie de lutter contre et prévenir cette maladie

IMG 049« Un projet de dépistage du cancer du col de l’utérus pour les femmes âgées entre 25 à 50 ans a déjà commencé et il est en cours d’exécution dans les provinces de Muyinga, Kayanza, Rumonge et Bururi ». Cela ressort d’un exposé sur le cancer de l’utérus, lors de la retraite à l’endroit des femmes leaders du parti CNDD-FDD le 5 septembre 2018 dans la province de Gitega.

Dans son exposé, le directeur adjoint chargé des services techniques au Programme national de santé de la reproduction (PNSR), Ananias Ndacayisaba, a donné quelques éclaircissements pour lutter et prévenir le cancer du col de l’utérus. Il a dit que, dans notre pays, pour ce faire, un projet de dépistage pour les femmes âgées entre 25 à 50 ans a déjà commencé et il est en cours d’exécution dans les provinces de Muyinga, Kayanza, Rumonge et Bururi. Il a été précédé par un autre projet concernant la vaccination des jeunes filles âgées entre 9 à 13 ans en vue de les prévenir de cette maladie. Dans ces travaux de lutte contre le cancer du col de l’utérus et de sa prévention, a indiqué Ndacayisaba, on fait le dépistage et il y a ce qu’on appelle des signes opportunistes du cancer du col de l’utérus qui sont des lésions précancéreuses et cancéreuses. Et, celle qu’on rencontre avec ces signes qui montrent que dans l’avenir elle peut être contaminée par cette maladie, celle-ci est soignée d’urgence grâce à l’évolution de la médecine.

Jusqu’aujourd’hui, aucun problème qui se manifeste. M. Ndacayisaba a fait connaître les symptômes et les causes de cette maladie.  Il a fait savoir que, s’il y a pertes de sang survenant en dehors des règles, infections, pertes vaginales, douleurs pelviennes..., il faut directement se rendre à l’hôpital pour faire le dépistage. Il a indiqué que  cette maladie est causée par un virus, le HPV ou Papillomavirus humain. Les premiers rapports sexuels précoces, les partenaires multiples, une infection du ou des partenaires par le HPV ou autres infection sexuellement transmissibles et le tabac sont également à la base de la contamination au HPV.M. Ndacayisaba n’a pas oublié de dire qu’il faut sensibiliser les femmes ainsi que les filles âgées entre 25 à 50 ans d’aller faire le dépistage dans ces provinces qu’on a déjà commencé ce travail. Les femmes rencontrées par des signes opportunistes du cancer du col de l’utérus avancées qu’on appelle des lésions précancéreuses étendues, sont soignées au centre de traitement ouvert à l’hôpital Roi Khaled. Les matériels sont disponibles ainsi que le médecin gynécologue spécialisé en la matière. Ces matériels seront bientôt disponibles également à l’hôpital de Kayanza. 

Evelyne Habonimana

 

Isare> Activités génératrices de revenus

 La production de gravier à partir des cailloux fait vivre les ménages

 DSC 0858Les activités génératrices de revenus sont variées et font gagner de l’argent pour permettre aux ménages de vivre. Elles sont  quelques fois  pratiquées, selon la nature, par telle ou telle autre catégorie de gens ou par toutes les catégories confondues. La production de gravier à partir des cailloux est par exemple pratiquée par toutes les catégories. Hommes, femmes, jeunes et moins jeunes cassent les cailloux en commune Isare et en commune Kanyosha de la province de Bujumbura pour produire le gravier, ce qui leur permet de gagner de l’argent. Ceux de la commune Isare, rencontrés à la colline Karunga se disent satisfaits de cette activité. 


Sans distinction, ni d’âge ni de sexe, certains habitants de Karunga, en commune Isare de la province de Bujumbura pratiquent le travail de production de gravier à partir de cailloux. Marteau dans la main, ils se dirigent vers  cette colline tôt le matin pour battre les cailloux laissés par les vendeurs de pierres de construction. Les hommes et les femmes qu’on a rencontrés entrain de pratiquer cette activité disent que ce travail leur permet de gagner de l’argent pour subvenir à leurs besoins. En effet, disent-ils, une benne pleine de gravier coûte entre cinquante et soixante cinq milles. Mais, tout dépend de la catégorie de gravier, comme il y’en a deux.  Cette activité constitue la fierté chez ceux qui la pratiquent. « Nous venons chaque matin et quand nous travaillons sérieusement, nous pouvons produire une quantité de gravier pouvant remplir une benne pendant une semaine ou un peu plus », disent les femmes rencontrées à cet endroit. Elles ont laissé la question de faire les calculs simples de ce qu’une personne peut gagner pendant un mois si en moyenne on peut produire une benne par semaine. Le sourire aux lèvres, ces femmes disent qu’elles n’ont pas de soucis d’envoyer leurs enfants à l’école, de les faire soigner ou les vêtir et se vêtir. Par ailleurs, pendant les vacances, ces enfants aident leurs parents, soit dans cette activité soit dans les travaux de ménage  pendant que les autres sont en train de  casser les cailloux. Les hommes et les femmes qui font cette activité disent qu’ils le font en association avec les activités ordinaires d’agriculture et d’élevage. Ils se disent satisfaits car, le travail fait trouver toujours de l’argent car, il n’est pas saisonnier.  Alfred Nimbona

 
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