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Zone urbaine de Ngagara> Manque d’eau potable dans certains quartiers

Il peut occasionner des maladies liées au manque d’hygiène

 

Dans certains quartiers de la zone Ngagara, il est remarqué ces jours-ci un manque d’eau au cours de la journée. Les gens qui habitent ces quartiers craignent qu’ils puissent attraper d’un moment à l’autre les maladies liées au manque d’hygiène. Ils demandent à la Regideso d’essayer de distribuer équitablement l’eau potable dans tous les quartiers. 

 

Dans les quartiers III, IV, V et VI de la zone Ngagara, les gens se lamentent que pendant la journée, il se remarque presque tous les jours un manque d’eau dans les robinets. Ils font savoir que dans les années passées, cette carence d’eau était quelques fois constatée dans un ou deux quartiers seulement mais pas tous les jours. « Depuis le mois de mai, nous parcourons des distances pour chercher de l’eau potable dans des quartiers où il y en a. Le problème est que cela arrive presque tous les jours. Par conséquent, si un ménage accepte de nous donner de l’eau aujourd’hui, il ne peut pas continuer cet acte de peur que la facture de la Regideso soit revue à la hausse. De ce fait, nous avons de la peine à chercher tous les jours  dans des endroits différents, de l’eau potable », ont signalé les gens rencontrés dans les rues qui vont chercher de l’eau.

« La quantité de l’eau cherchée ne peut pas suffire »  

Ces gens affirment que, même s’ils font de leur mieux pour chercher l’eau potable dans d’autres quartiers, ils ne peuvent pas avoir en quantité suffisante. Par conséquent, il se remarque dans leurs ménages un manque d’hygiène, surtout là où les toilettes se trouvent à l’intérieur des maisons. Ils  craignent qu’ils puissent attraper les maladies liées au manque d’hygiène, surtout dans cette période où il y a l’épidémie du choléra dans certains coins du pays.Ils relèvent aussi qu’à cause de ce manque d’eau, il est constaté la mésentente entre les employeurs et les travailleurs domestiques. Ces derniers ne veulent pas parcourir des distances à la recherche  de l’eau. Par conséquent, ils préfèrent aller chercher un travail dans des quartiers qui n’ont pas de tels problèmes. Certaines familles sont obligées de changer souvent de domestiques. Nos sources disent qu’ils sont conscients que pendant la saison sèche, l’eau peut diminuer dans les robinets. Mais, ils demandent à la Régideso de faire de son mieux pour distribuer équitablement l’eau potable afin de prévenir certaines maladies liées au manque d’hygiène.         

ROSE MPEKERIMANA

 

QUARTIER NYABAGERE> Petit marché matinal

Son implantation dans un autre endroit réduirait les risques

 

IMG3033La rédaction du quotidien Le Renouveau a rendu visite le quartier Nyabagere, l’un des quartiers du nord de la municipalité  de Bujumbura. Dans ce quartier, nous avons remarqué qu’il y a un petit marché se trouvant sur la Route nationale n°1 nommé «Kumatafari». C’est un marché qui fonctionne le matin mais pendant la journée, on n’y trouve personne. 

 

Dans le quartier Nyabagere, on y trouve un petit marché qui fonctionne le matin seulement mais disparaît la journée. Selon Didace Nibizi, chef de ce quartier, ce petit marché n’est pas connu réellement par la mairie de Bujumbura parce qu’il ne remplit pas les normes d’un marché. Non seulement qu’il se trouve au bord de la route, mais non plus les commerçants ne sont pas reconnus par les autorités de la mairie de Bujumbura parce qu’ils ne sont pas enregistrés parmi  les commerçants qui paient les taxes.Selon M. Nibizi ce petit marché a existé depuis 2006 mais avec peu de commerçants. Mais au fur et à mesure, les commerçants sont devenus nombreux. Il était arrivé même des cas où les commerçants ont construit des boutiques au bord de cette route pour  y vendre leurs marchandises. Mais, comme c’était au bord de la route où le président de la République passe en allant soit au palais présidentiel, soit vers la capitale politique Gitega, le maire de la ville a pris des mesures considérables pour éviter des risques sur cette route. Les commerçants ont été obligés de démolir toutes ces boutiques pour éviter des embouteillages. La rédaction du journal Le Renouveau a voulu savoir d’où viennent les marchandises trouvées sur ce marché. Selon ce chef de quartier, ils viennent de plusieurs localités mais principalement de la province de Bujumbura communément appelée Bujumbura rural et de la province de Gitega où d’autres commerçants de la ville vont s’approvisionner en marchandises à bas prix.A la question de savoir l’impact de ce marché jugé illégal par les usagers de cette route, Didace Nibizi signale que ce marché cause de nombreux accidents et des embouteillages. Pour cela, il a indiqué qu’ils sont à la recherche d’un autre endroit où ils peuvent implanter ce marché.

Yves NDEKATUBANE (STAGIAIRE)

 

GENRE> La promotion des filles au Centre jeunes Kamenge

Les encourager à participer aux activités au même titre que les garçons

 

fille2Que ce soit dans le domaine du sport, des jeux culturels et des loisirs, il faut souligner que la participation des filles n’a pas toujours été proportionnelle à celle des garçons au Centre jeunes Kamenge. L’initiative du Centre est de promouvoir la jeune fille afin qu’elle se sente au même niveau que le garçon dans les activités organisées par ce dernier.   

 

Dans un entretien avec l’un des responsables chargés de l’organisation des camps de travail, Blaise Pascal Nsabinganji, il y a de cela plus de 5 ans, un garçon qui voulait se faire inscrire au Centre jeune Kamenge devait être en compagnie d’une fille. Cela n’a pas été facile pour les garçons car ils devaient chercher parmi leurs sœurs, une fille, la convaincre à se faire inscrire. Ledit centre inscrivait les jeunes en évitant de faire suivre un garçon par un autre. Un garçon devait être suivi par une fille afin d’équilibrer les genres. A part cela, ces jeunes filles étaient encouragées à participer dans les compétitions telles que le basketball, le football et autres jeux. Il y a un certain temps, pour les motiver, la Journée du 8 mars était célébrée pour elles et ainsi chacune des filles inscrites recevait un cadeau pour l’aider à fêter la Journée. Selon notre interlocuteur, les jeunes filles sont aujourd’hui éveillées. Elles sont en effet éparpillées dans les associations et dans les clubs, ce qui aide les organisateurs des activités au Centre à les trouver facilement. La sensibilisation et les enseignements dispensés par le Centre jeunes Kamenge leur parviennent sans problème.Bref, notre interlocuteur encourage les filles à toujours se considérer capables. Il est vrai, elles ne peuvent pas accomplir tout ce que les garçons exécutent, mais ensemble dans la collaboration, ces filles peuvent faire de leur mieux. « On comprend leur différence avec les garçons. On coopère avec ce qu’elles peuvent faire de mieux avec leur capacité », dit M. Nsabinganji. Toutefois, elles devraient s’affirmer et ne pas avoir peur, elles sont capables d’accomplir tant de choses, conclut-il. 

Blandine Niyongere

 

LUTTE CONTRE EBOLA> Descente du Deuxième vice-président dans certains endroits

Pour s’enquérir de l’état d’avancement du Burundi à la riposte contre cette maladie

 

DSC 0304Le Deuxième vice-président de la République Joseph Butore, accompagné par des agents de l’OMS et du ministère en charge de la santé, a effectué une visite dans différents endroits, le mardi 20 août 2019.  L’objet de cette visite était de s’enquérir de l’état d’avancement du Burundi à la riposte contre la maladie à virus Ebola. 

 

Le Deuxième vice-président de la République a débuté sa visite au poste frontière de Gatumba reliant le Burundi et la RD Congo. Il s’est ensuite rendu à l’INSP pour visiter le laboratoire national de référence susceptible de détecter le virus d’Ebola. Il a aussi visité l’aéroport international Melchior Ndadaye avant de se rendre à Gihungwe de la commune Gihanga en province de Bubanza où se trouve un centre de vaccination et d’isolement en cas d’infection à virus Ebola. Après la visite, M. Butore a fait entendre qu’il a eu la curiosité de visiter ces endroits qui sont potentiellement identifiés comme des coins d’entrée de l’épidémie d’Ebola. A la frontière de Gatumba, les agents du ministère en charge de la santé publique et ses partenaires ont expliqué au Deuxième vice-président comment ils accueillent les étrangers ou les Burundais qui entrent dans notre pays. M. Butore a vu comment ceux qui entrent sont obligés de se laver les mains à l’eau chlorée. Tout citoyen qui passe à ce poste d’entrée se trouve en face d’un thermo flash qui détecte automatiquement sa température. Une personne dont la température dépasse le seuil normal de 38,5 degrés célsius est mise en quarantaine et est récupérée par les agents de la santé publique qui font des examens appropriés, a dit M. Butore.

Le gouvernement du Burundi est déterminé à combattre cette épidémie.

Le Deuxième vice-président a fait savoir que la maladie à virus Ebola est une maladie qui vient d’ailleurs, raison pour laquelle cette épidémie n’est pas une question nationale mais une question internationale. Il a salué et  encouragé les efforts qui sont en train d’être fournis par les partenaires du Burundi. Cela est dû à une très bonne collaboration du ministère en charge de la santé publique avec ses partenaires mais aussi une collaboration élargie avec le gouvernement du Burundi, a dit M. Butore. Comme l’Ebola n’est pas un cas que l’on peut seulement confier au ministère en charge de la santé publique, M. Butore  a fait remarquer que le gouvernement du Burundi est déterminé à continuer à collaborer étroitement avec les partenaires, à soutenir davantage le ministère en charge de la santé publique et à prendre toutes les décisions qui favoriseraient la protection de notre pays contre cette épidémie. Il a aussi indiqué que l’on pourrait même songer à la mise en place d’une équipe plus élargie et plus inclusive qui n’aurait qu’un seul but : éviter que le Burundi connaisse un seul cas d’Ebola.Pour ceux qui passent dans des endroits non contrôlés pour entrer au pays, M. Butore a profité de l’occasion pour leur demander, encore une fois, d’utiliser exclusivement les voies d’accès qui sont légalement reconnues et où se trouvent les techniciens du ministère en charge de la santé publique  et de leurs partenaires. Cela permettra à ces gens de se protéger et de protéger les autres car l’on peut être porteur du virus d’Ebola sans pourtant le savoir, a-t-il dit.

Martin  Karabagega

 
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