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VILLE DE GITEGA> Les infrastructures publiques semblent être respectées

Un comportement à pérenniser de la part des citadins et  de l’administration

 

DSCO2322Depuis le mois de juillet 2018, le centre-ville et certaines places publiques de la ville de Gitega sont éclairées grâce aux panneaux solaires installés sur les lampadaires. C’est une bonne chose selon les citadins, mais la grande question qui se trouvait sur toutes les lèvres n’était autre que « Est-ce que ces lampadaires vont  échapper au vandalisme dont ceux de la mairie de Bujumbura ont été victimes ? » Il y a lieu de répondre à cette question par oui compte tenu de leur état actuel mais, même si c’est un comportement à encourager, c’est encore très tôt pour féliciter les citadins de leur respect vis-à-vis de telles infrastructures publiques. 

 

Peut-on dire que c’est du patriotisme manifesté par les citadins de la ville de Gitega ? Depuis près de 4 mois, des lampadaires éclairent certains lieux publics du centre-ville avec des panneaux solaires. Il n’est pas souhaitable pour les citadins de Gitega d’adopter les mauvais comportements qui ont été affichés par ceux de Bujumbura qui n’ont pas tardé à dérober les panneaux solaires qui servaient de source d’énergie pour les lampadaires qui ont été installées soigneusement dans les rues de la capitale et dont la durée de vie n’a pas fait long feu.Pour Gitega, tout au moins il y a lieu de féliciter la population et l’administration pour un passant régulier qui trouve toujours les lampadaires bien allumées pour éclairer le public pendant la nuit. Du coup, après plus de 4 mois, tous les équipements sont toujour en bon état. Peut-être si quelqu’un croirait qu’il a eu une séance de sensibilisation des utilisateurs directs et premiers bénéficiaires à savoir ceux qui ont des ménages ou des immeubles près de ces lampadaires pour qu’ils veillent sur ces dernières comme ils le font chez eux, ce ne serait pas une séance de trop.La ville est située au centre géographique du pays et le gouvernement du Burundi a déjà annoncé son intention d’en faire la capitale politique. Dans cette ville où est planté l’arbre qui est au centre du Burundi. Ce sont par les Allemands, colonisateurs du Burundi depuis 1896, qui créèrent la ville de Gitega en 1912. Elle fut capitale royale puis capitale coloniale. Après la Première guerre mondiale, le Burundi fut donné aux Belges, qui décidèrent de garder Gitega comme capitale. Plus tard, à l’indépendance du Burundi en 1962, les nouveaux dirigeants décidèrent de refaire de Bujumbura la capitale burundaise, en raison de l’ importantes de ses équipements et de ses infrastructures.

Amédée Habimana

 

Zone Rohero> Certaines cabines de la Régideso ne sont pas fermées

Les habitants craignent le danger

 

DSC 0293Il y a quelques mois, dans la zone urbaine de Kanyosha de la commune Muha, le courant électrique a emporté la vie de deux enfants suite au transformateur électrique qui n’était pas protégé. Peu de jours avant cet incident, une autre jeune fille a été électrocutée dans la zone urbaine de Kinindo de la mairie de Bujumbura. La rédaction du quotidien d’information Le Renouveau a visité, le vendredi 23 novembre 2018, différents lieux de la zone Rohero et ses environs pour s’enquérir de la situation. Des cabines électriques non fermées y sont  monnaie courante. 

 

Sur la jonction de l’avenue Muyinga et l’avenue Pierre Ngendandumwe se trouve une cabine de la Regideso. Elle est totalement ouverte alors que beaucoup de personnes y passentparmi lesquelles des écoliers.  A notre passage, les chauffeurs de  taxis voitures étaient dans leur parking attendant des clients comme si de rien n’était. En avançant vers le stade Prince Louis Rwagasore, toujours sur l’avenue Muyinga, juste à sa jonction avec l’avenue des Patriotes, des câbles de la Regideso tainent dans un caniveau. Une des sœurs de la Congrégation des ouvrières que nous avons trouvée sur place en train de faire la propreté nous a signifié qu’un agent de la Regideso est venu couper ces câbles et les restes ont étés protégés par des isolants. Cette sœur, qui a requis l’anonymat, affirme avoir informé la Regideso sur ce cas, mais elle déplore le fait qu’elle traîne les pieds dans la réparation. «  Nous avons espoir que la réparation va se faire dans l’immédiat comme on nous l’a affirmé, sinon, nous sommes exposées au danger », a-t-elle ajouté.En face de Mex, non loin de la Finbank, une autre cabine est ouverte. Que dire d’une cabine se trouvant sur le Boulevard de l’Uprona en bas du campus Mutanga ? Se trouvant  juste à l’entrée d’une maison d’habitation, elle sème la peur même aux passants. Un des travailleurs ménagers avec qui nous nous sommes entretenus, nous a signifié que cette cabine cause beaucoup de troubles, et que les habitants de cette localité craignent pour leur sécurité.A proximité de cette dernière, juste à l’avenue Kibazi, à quelques mètres du centre Nturengaho, une autre cabine est grandement ouverte. Scandale, une des câbles coupées dans cette cabine est protégée par un flacon Kinju alors que les herbes y poussent, si rien ne se fait, il est possible que d’ici quelques jours, on ne pourra plus savoir s’il y a une cabine. A l’avenue de l’Université, exactement derrière SOS Nyakabiba en bas du Lycée Scheppers de Nyakabiga, une autre cabine de la Regideso est ouverte. Il faut signaler, en effet, que de tels cas s’observent dans d’autres lieux de la mairie de Bujumbura.                                                             

Moïse Nkurunziza (Stagiaire)

 

DEVELOPPEMENT> Quartier Gisyo

Il est aujourd’hui doté d’autres constructions plus modernes

 

ABAC 0002Le quartier Gisyo situé dans la zone Kanyosha en mairie de Bujumbura n’est plus comme il était dans la mesure où il est actuellement doté  de nouvelles constructions qui sont, de surcroît, modernes. A côté des constructions anarchiques, il vient se greffer celles qui sont urbanisées dans la partie ouest de ce quartier. 

 

S’il est vrai que si l’on parle du quartier Gisyo, on voit des maisons de fortune, il est actuellement aussi vrai qu’il existe une partie où les constructions sont modernes. Ce qui donne un nouveau visage à ce quartier. Le quotidien « Le Renouveau» s’en est rendu compte, le mercredi 14 novembre 2018, lors de son passage dans cette partie de la commune urbaine de Muha. L’on sait habituellement que cette localité est pleine de maisons de fortune mais, aujourd’hui, la situation a changé. Si  la partie sud-est via la partie centre garde les mêmes constructions, il n’est pas le cas pour sa partie ouest où des maisons modernes semblent gagner le terrain.  On y voit des maisons prêtes à être habitées pendant que d’autres sont en chantier. D’autres encore sont déjà occupées. Il est à remarquer que la partie construite de manière moderne est urbanisée, contrairement à l’autre partie où les maisons semblent construites de manière anarchique. La preuve est qu’il est difficile de reconnaître les délimitations d’une maison à l’autre. En outre, l’ancienne partie est dépourvue d’avenues. Ce qui n’est pas le cas pour la nouvelle partie où les avenues sont nettement tracées. Il importe que les anciens occupants de ce quartier puissent emboîter le pas aux nouveaux venus pour l’amélioration nette dudit quartier. Il est notamment question de penser à reconstruire leurs maisons avant que la mairie de Bujumbura n’envisager d’y tracer les avenues comme dans l’autre nouvelle partie.   De cette façon, le quartier sera épargné d’insalubrité liée aux rejets incontrôlés d’ordures. Aussi, on ne parlera plus de flaques d’eau qui gênent les passants. Il suffit que les habitants du quartier Gisyo se trouvant dans la partie sud- est en passant par le centre s’organisent pour que les autorités locales les soutiennent pour gagner le pari. Il suffit qu’il y ait un groupe qui lance l’idée avant de la proposer à l’administration locale. Au fait, tout le monde a besoin de vivre dans un lieu sain.        

Masta Shabani

 

Ministère en charge du genre> Déclaration à l’occasion du lancement de la campagne des 16 jours d’activisme contre les violences faites aux femmes et filles

« Cette campagne est une occasion de l’auto-évaluation »

 

DSC04918Le ministre des Droits de la personne humaine, des affaires sociales et du genre, Martin Nivyabandi a sorti, le vendredi 23 novembre 2018, une déclaration à l’occasion du lancement de la campagne des 16 jours d’activisme contre les violences faites aux femmes et filles. 

 

Dans cette déclaration, Martin Nivyabandi a fait savoir que, le 25 novembre de chaque année, le Burundi se joint aux autres pays du monde pour lancer officiellement la campagne des 16 jours d’activisme contre les violences faites aux femmes. Cette période commence  le 25 novembre et se termine le 10 décembre. Cette campagne est organisée en vue de se joindre aux nombreuses femmes et filles victimes de violences basées sur le genre et qui, par conséquent, ne contribuent plus convenablement au développement de leurs familles. M. Nivyabandi a indiqué que cette campagne constitue également une occasion d’auto-évaluation pour les intervenants du secteur de la lutte contre les violences basées sur le genre en vue de pérenniser les acquis et adopter les meilleures stratégies pour surmonter les contraintes et défis rencontrés. Le thème national retenu cette année est « La lutte contre les violences faites aux femmes nous concerne tous ». Il a été choisi en vue d’interpeller la conscience de tout un chacun à s’impliquer davantage dans la lutte contre ce phénomène qui mine toute l’humanité et fait appel à un travail en synergie des différents partenaires. Le lancement de cette campagne aura lieu le 27 novembre au chef-lieu de la commune Bugabira de la province de Kirundo. M. Nivyabandi a fait savoir qu’au cours de cette campagne, plusieurs activités  seront organisées à travers tout le pays, plus particulièrement la vulgarisation de la loi spécifique portant prévention, protection des victimes et répression des violences basées sur le genre à l’endroit des différents leaders à tous les niveaux.  Il a interpellé toute la population à répondre massivement aux cérémonies du lancement de cette campagne ainsi qu’aux activités qui seront organisées et a invité tout un chacun à s’impliquer davantage dans l’éradication de la violence faite aux femmes et filles afin de leur permettre de participer d’une manière effective dans le développement de leurs familles et de leur patrie.

Lucie Ngoyagoye

 
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