Publications de Presse Burundaise, Rohero I Avenue de la JRR N°17 Immeuble le SAVONNIER, Téléphone standard : (257) 22 22 62 32, Fax :(257) 22 22 58 94, email: pressequotidienne@yahoo.fr

Assainissement> Insalubrité au marché provisoire de Kinama

Les détenteurs des kiosques de part et d’autre de ces immondices tirent la sonnette d’alarme

 

DSC02231A l’intérieur du marché provisoire de Kinama, l’état de la salubrité laisse à désirer. Une montagne d’immondices grandit du jour au jour à l’intérieur de ce marché, produisant ainsi une odeur nauséabonde surtout quelques jours après la tombée de la pluie. Les commerçants oeuvrant autour de ces immondices demandent aux responsables de ce marché de les enlever régulièrement afin de protéger l’environnement.

 

L’ancien marché de Kinama est en cours de réhabilitation comme certains autres marchés de la municipalité de Bujumbura. Les commerçants de l’ancien marché de Kinama ont été installés sur un autre provisoire. Dans ce dernier, la salubrité reste à désirer. Cela a été constaté par le quotidien d’informations Le Renouveau le lundi 6 février 2017.
Les concepteurs de ce marché provisoire de Kinama ont prévu à l’intérieur même de ce marché la place réservée au dépôt de différents déchets qui y proviennent, ce qui ne se fait pas ailleurs. Au moment de notre passage, les eaux sales et dégageant une odeur suffocante sortaient de cette montagne d’immondices. Toute personne passant se retrouve dans l’obligation de se pincer le nez suite à cette odeur nauséabonde. Une fois y arriver, il est prévisible que ces immondices venaient de passer là bas une très longue période.
L’autre problème remarquable à ce marché provisoire de Kinama est qu’il n’y a pas de passage prévu pour le véhicule qui pourrait venir enlever ces immondices car ces dernières sont entourées de kiosques séparés par de petites allées. En plus de cela, certains endroits deviennent impraticables suite aux eaux stagnantes après la tombée de la pluie car il n’y a pas de canalisation. Les commerçants détenteurs des kiosques de part et d’autre de ces immondices se lamentent comme quoi les clients viennent au compte-goutte à cause de cette odeur suffocante qui les refoule. « Nous avons peur de tomber malades d’un moment à l’autre, notre santé est en danger », ont-ils dit.

Martin Karabagega

 

JEUNESSE> Rencontre entre les jeunes de trois zones de la commune Ntahangwa

Ils se sentent trop heureux de travailler ensemble malgré leurs différences

 

jeuLe samedi 4 février 2017, les travaux Cash for work qui unissent les jeunes dans le but de renforcer la cohésion sociale et la sécurité étaient exécutés sur un caniveau qui sépare la zone Kamenge et la zone Ngagara.Les jeunes des zones Kamenge, Ngagara, Cibitoke et Mutakura s’étaient rencontrés pour travailler ensemble. Cette rencontre avait été souhaitée par beaucoup de jeunes, surtout ceux de la zone Kamenge. Quelques représentants des organisations de la société civile avaient été invités. Ici, on peut citer le représentant du Programme des Nations unis pour le développement (Pnud), le représentant de World Vision, le Directeur exécutif du Centre d’encadrement des anciens combattants (Cedac), les représentants de l’Association des Scouts du Burundi, etc. Même le Directeur général de la jeunesse, Isaac Ndayisaba, était présent.

 

Très enthousiasmés, les jeunes de ces zones sus-mentionnées ont fait le curage du caniveau séparant les zones Kamenge et Ngagara. Ils étaient contents de travailler ensemble malgré leurs différences d’ethnies, de religion, d’appartenance politique, etc. Les autorités qui y étaient invitées ont salué la façon dont ces jeunes travaillaient avec assiduité. Celui qui a représenté le Pnud, a fait savoir qu’il est très content de voir les jeunes mobilisés aux travaux. Il les a encouragés à persévérer dans cette disposition à travailler ensemble. Il leur a conseillé de ne pas compter sur l’argent qu’on leur donne mais plutôt sur la cohésion sociale et la sécurité parce que la petite somme qu’on leur donne n’est qu’un geste d’encouragement .

C’est un projet qui a été initié par le gouvernement du Burundi

Quant au Directeur général de la jeunesse, il a lui aussi remercié les jeunes qui avaient répondu à l’appel et a profité de l’occasion pour leur dire que le projet de cohésion sociale et de création d’emploi chez les jeunes a été initié par le gouvernement du Burundi dans le but de réunir les jeunes qui s’étaient séparés à cause de la crise de 2015.Il leur a fait savoir que le gouvernement a fait passer ce projet par certaines organisations de la société civile pour faciliter sa mise en exécution. Il leur a demandé enfin de mobiliser tous ceux qui étaient absents afin qu’ils soient présents à la prochaine occasion.
Oliver Nishirimbere (stagiaire)

 

 

Kira hospital > Deuxième Journée Kira médicale

Sous le thème : « La problématique des maladies chroniques au Burundi »

 

sachriL’hôpital Kira Hospital a organisé le vendredi 3 février 2017 la deuxième Journée Kira médicale. C’est une occasion d’échanger sur la problématique des maladies chroniques dans les pays représentés à savoir le Burundi, le Rwanda, l’Ouganda er le Kenya.

 

Sous le thème « La problématique des maladies chroniques au Burundi », le directeur général de Kira hospital, dans son mot de bienvenu, Christophe Sahabo a fait savoir que la première Journée Kira médicale a été organisée par ce même hôpital il y a un an. La deuxième Journée correspond à un besoin d’échanges sur la problématique des maladies chroniques au Burundi, en République démocratique du Congo (Congo), au Rwanda, en Ouganda et au Kenya. Elle a donc l’objectif de contribuer à l’amélioration de la prise en charge des maladies chroniques dans les pays ci-haut cités.
Dans son mot de circonstance, le délégué du ministère de la Santé publique et de la lutte contre le sida, Dr. Innocent Nkurunziza , a quant à lui indiqué que les maladies chroniques non transmissibles (MCNT) constituent un problème de santé publique au Burundi, dans la région africaine et dans le monde entier. Il a rappelé que les MCNT les plus courantes sont, entre autres, les maladies cardiovasculaires, le diabète, les cancers et les broncho-pneumopathies chroniques. Il a précisé que dans la région africaine, les MCNT ont causé 35 millions de décès, soit 60% de l’ensemble des décès dans le monde. Environ 80% de ces décès sont survenus dans les pays à revenu faible ou intermédiaire.
Dr Nkurunziza a cependant fait remarquer que la plupart des personnes atteintes des MCNT n’ont pas conscience de leur état de santé et ignorent les facteurs de risque de ces maladies.
C’est pour cette raison qu’il lance un appel au public pour qu’il se renseigne sur les MCNT ainsi que sur les services de prévention et de traitement auprès de l’établissement de santé le plus proche. Il invite les partenaires internationaux, la société civile et les autres organisations des Nations unies à plaider en faveur d’investissements nationaux suffisants et à mobiliser des fonds pour la riposte aux MCNT au Burundi.
Le délégué du ministère en charge de la santé a enfin affirmé que le gouvernement du Burundi, en ce qui le concerne cessera d’apporter son soutien aux structures de soins pour leur permettre de mettre en œuvre la stratégie de lutte contre les MCNT en vue de s’attaquer à ce problème croissant de santé publique au Burundi.
Rose Mpekerimana

 

ECOFO GIHOSHA> Face aux immondices

Agissons avant qu’il ne soit trop tard !

 

DSC 112Les ordures jetées derrière les locaux de l’école fondamentale Gihosha peuvent avoir des impacts négatifs sur la santé des élèves, des autorités administratives ainsi que du voisinage. Cela s’observe au moment où, des initiatives privées permettent de collecter les ordures ménagers moyennant une petite contribution de la part de la collectivité.

 

Derrière cette école se trouvent des immondices contenant différentes matières. Les élèves, les enseignants et les autorités scolaires, sont exposés au danger lié à ces immondices jetées derrière leurs salles de classe. Ils peuvent être attaqués par certaines maladies dues au manque d’hygiène, des maladies pulmonaires dues à l’inspiration de l’air pollué. Selon les informations recueillies sur place, certains déchets sont jetés par les élèves eux-mêmes pendant que d’autres proviennent des ménages environnants.
Avec le temps ils se décomposent, ce qui ne faut pas oublier est qu’il y a ceux qui ne se décomposent, pas, notamment les sachets en plastique. Quand la pluie tombe, il y a des odeurs nauséabondes qui peuvent causer des maladies. On peut s’imaginer comment ces gens osent jeter ces déchets là alors que leurs propres enfants, leurs voisins ou mêmes les enfants de leurs familles sont exposés. Est-ce que, c’est par manque de conscience ou par ignorance que ces déchets sont jetés derrière l’école ? Ou encore faut-il parler de manque des dépotoirs dans ce quartier? Ou c’est le manque de moyens ? Si tel est le cas, il sied de se demander comment cela est possible dans un quartier habité par des gens supposées aisées.
Sur cette école, il y a des écoliers en bas âge, ceux-ci sont comme des anges, ils ne comprennent rien. Pendant la récréation, ils manipulent ces déchets, puis achètent aux commerçants ambulants de quoi manger, et mangent sans se laver les mains. La conséquence est qu’ils vont attraper des maladies des mains salles qui sont rapidement contagieuses. Ces enfants vont rentrer dans leurs familles et vont contaminer les voisins et mêmes les autres. Ladite école se trouve en face du bureau de la zone Gihosha et en bas de celle-ci, il y a un arrêt bus. Entendons par-là que beaucoup de gens provenant de différentes communes ou quartiers fréquentent cet endroit. Eux aussi seront contaminés et contamineront les autres. Les autorités habilitées devraient agir avant qu’il ne soit trop tard !
Evelyne Habonimana (stagiaire)

 
Ouvrir