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Environnement> Etat des lieux des ressources en eau au Burundi

Elles sont inégalement réparties dans le temps et dans l’espace

 

DSC01109Au Burundi, les ressources en eau sont inégalement réparties dans les différentes régions. Pour faire face à cette situation, on doit faire la gestion intégrée de ces ressources. Cela a été dit par Balthazar Barutwanayo lors d’un café de presse organisé le jeudi, 22 mars à l’occasion de la célébration de la Journée mondiale de l’eau. 

 

Dans sa présentation, M. Barutwanayo a indiqué que les ressources en eau proviennent de l’eau pluviale. L’eau est considérée comme une force motrice de développement socioéconomique. Il existe différentes sortes de ressources en eau à savoir l’eau pluviale, les eaux superficielles et les eaux souterraines. Concernant l’eau pluviale, les précipitations moyennes annuelles varient entre 750mm dans la région de Bugesera et de 2000 mm dans le nord-ouest là où il y a le parc national de la Kibira. La moyenne pour le territoire national correspond à 1274 mm. Ce qui correspond à une quantité de 31 900 000 m3 par an. M. Barutwanayo a fait savoir que concernant les eaux superficiels, il y a les fleuves et les rivières qui se trouvent sur les bassins versants. Dans la plupart des régions du Burundi, il existe un réseau dense des cours d’eau qui sont permanents. Quant aux ressources en eaux souterraines, il y a les potentialités mais elles ne sont pas bien connues. Il y a des études qui ont été menées  mais les données ne sont pas encore condensées. Pour les eaux souterraines, les indices de pollution se manifestent à travers tout le pays. On ne peut pas parler de l’eau sans parler des bassins versants. M. Barutwanayo a indiqué que le Burundi compte deux principaux bassins versants à savoir le bassin du Congo et le bassin du Nil. A l’intérieur de ces grands bassins versants, il y a les sous bassins versants. En résumé, les précipitations annuelles moyennes sont de 1011 m3 d’eau. Mais, l’évapotranspiration occupe une grande partie car elle est de 692 m3. Une grande quantité de précipitations est évaporée. Les ressources en eau au Burundi sont inégalement réparties dans le temps et dans l’espace. En conclusion, pour faire la gestion intégrée des ressources en eau,y il faut  identifier les problèmes ainsi que les priorités, etc. 
Lucie Ngoyagoye

 

Atelier d’information> Sur le projet de Code de gestion des produits chimiques et le projet de loi relative aux inspecteurs de l’environnement

Pour atténuer les impacts des produits chimiques sur la santé et l’environnement

 

DSC01085Le ministère de l’Eau, de l’environnement, de l’aménagement du territoire et de l’urbanisme sous le financement du Fonds pour l’environnement mondial (Fem) a organisé, du mercredi 21 au jeudi 22 mars 2018, un atelier national d’information des inspecteurs sur le projet de Code de gestion des produits chimiques et le projet de loi relative aux inspecteurs de l’environnement au Burundi. 

 

Dans son discours d’ouverture des activités, Théophile Ndarufatiye, assistant du ministre en charge de l’environnement a fait savoir que les inspecteurs œuvrant dans divers secteurs sont concernés par la gestion des produits chimiques et l’inspection environnementale pour quelques raisons. Pour les inspecteurs du secteur environnement, la gestion des produits chimiques, leurs impacts et l’inspection environnementale, sont des préoccupations fondamentales. L’inspection du travail, quant à elle doit prendre en compte les travailleurs des divers secteurs qui sont quotidiennement exposés à des produits chimiques qu’ils utilisent ou manipulent. Des produits chimiques utilisés dans l’agriculture comme les engrais et les pesticides concernent les inspecteurs phytosanitaires. Enfin, les impacts des produits chimiques sur la santé et l’environnement sont parmi les principales préoccupations des inspecteurs du secteur de la santé.M. Ndarufatiye a rappelé que concernant la gestion des produits chimiques au Burundi, seuls les médicaments et les pesticides à usage agricole sont réglementés en prenant en compte tout le cycle de vie des produits chimiques. Ce cycle comprend différentes étapes à savoir la fabrication, l’importation et l’exportation, le transport, le stockage, la commercialisation, l’utilisation et l’élimination. Si on considère la multitude de produits chimiques utilisés dans le pays, on comprend la nécessité d’un Code de gestion des produits chimiques au Burundi. M. Ndarufatiye a déclaré que, dans certains secteurs comme l’agriculture et la santé, des cadres jouent le rôle d’inspecteurs. Le constat général est que la majorité des secteurs d’activités de la vie nationale ne dispose pas de tels cadres. D’où la nécessité de combler ce vide en passant par une loi qui organise un corps d’inspecteurs de l’environnement.
Lucie Ngoyagoye

 

Rivière Kanyosha > Pollution de ses rives

La population environnante ne s’en doute pas

 

DSC03832La rivière de Kanyosha est l’une des rivières qui traversent la ville de Bujumbura  et qui nécessite une protection en ce sens qu’elle constitue une menace, surtout pendant la saison pluvieuse, pour les gens qui habitent à ses environs. Certes depuis quelques temps le gouvernement et différentes associations ont essayé de mener  des activités pour éviter cette menace, mais il y a encore du travail à faire. C’est celui de lutter contre la pollution de cette rivière.  

 

Arrivé sur les rives de la rivière Kanyosha, surtout non loin du pont qui reliait les quartiers Gisyo de la zone urbaine de Kanyosha et Kibenga de la zone urbaine de Kinindo,  on constate qu’il y a, du côté de Kibenga, un endroit qui a été transformé en dépotoir de déchets ménagers. Ce dépotoir attire certains enfants vulnérables qui viennent remuer ces immondices en y cherchant du charbon et ces déchets tombent directement dans la rivière. Ces déchets sont en grande partie constitués des déchets ménagers, des bouteilles en plastique, des sachets, etc. Un autre phénomène qui s’observe de l’autre rive de la rivière, côté Gisyo, c’est que faute de dépotoir, la population environnante ne se gène pas à jeter les déchets ménagers dans la rivière qui les charrient à son tour vers le lac Tanganyika. Les gens qui jettent ces déchets dans la rivière pensent qu’ils s’en débarrassent mais ne savent pas qu’ils créent un autre danger pour la santé et pour l’environnement. Quand on pollue les rivières, on pollue en même temps le lac Tanganyika. Et quand on pollue le lac Tanganyika, on met en danger la santé en ce sens que la population de la ville de Bujumbura consomme l’eau en provenance de ce lac. Ils ne savent pas qu’ils détruisent aussi l’environnement, constituant un danger incontestable pour la santé humaine.En définitive, des solutions peuvent être envisagées pour bannir ce comportement de polluer la rivière Kanyosha. Il faut que la population environnante bénéficie des séances de sensibilisation en ce qui concerne la protection de l’environnement et l’avantage de ne pas polluer cette rivière. Pour le cas des dépotoirs se trouvant sur les rives des rivières, il faut les déménager et aménager un autre endroit où jeter des immondices loin des cours d’eau et des rivières. Punir aussi tous ceux qui  jettent les déchets ménagers dans les rivières, etc. 
Astère Nduwamungu

 

COMMUNE BUKIRASAZI> Site des déplacés

Une pluie torrentielle emporte les toitures de cinquante-deux maisons

 

IMG 0040En début de l’après-midi du mardi 13 mars 2018, une pluie torrentielle qui s’est abattue au chef-lieu de la commune Bukirasazi en province de Gitega a emporté les toitures de 52 maisons. L’administration communale a déjà alerté les autorités hiérarchiques et surtout la police de la protection civile qui a dépêché son commissaire provincial de Gitega pour constater les dégâts le vendredi 15 mars 2018. Les victimes sont dans le désarroi et demandent au gouvernement une assistance dans les meilleurs délais. 

 

D’après les habitants de ce site, une pluie mélangée à du vent violent a commencé à s’abattre sur la localité vers 13h30 du mardi 13 mars 2018. Durant une vingtaine de minutes, les toitures de 52 maisons s’étaient déjà envolées. Heureusement pour ces habitants, il n’y a pas eu de dégât humain ni de bléssés. Seulement plusieurs dégâts matériels sont à signaler. Ce sont notamment les stocks de nourriture qui ont été complètement endommagés, certaines familles affirment qu’elles ont pu sauver seulement les graines de maïs et du haricot surtout que c’était la période de récolte. Les habits, le matériel de couchage, etc. n’ont pas été quant à eux sauvés. Dans la désolation, même ceux dont les maisons n’ont pas été touchées, disent que les problèmes ne manquent pas, car cette pluie était mélangée à de la grêle qui a détruit certaines de leurs cultures.

Que faire ?

D’après les sources proches de l’administrateur communal de Bukirasazi, l’Administration a déjà alerté les autorités concernées. Chose qui a été confirmée par la présence sur les lieux du commissaire provincial de la Police de la protection civile. Au moment du passage de notre rédaction, ce dernier était en train de dénombrer les maisons détruites et a laissé entendre que son objectif était de constater les dégâts pour transmettre le rapport dans la plateforme nationale de prévention et de lutte contre les catastrophes. Quant à elles, les victimes de cette catastrophe sont assistées par leurs voisins qui les hébergent pour le moment. Il y a parmi les maisons détruites celles qui ont été complétement détruites car les murs se sont par la suite effondrés. Les victimes essaient de s’organiser mais affirment être dans l’incapacité de faire face à la situation surtout que ce site est habité par des déplacés de la crise de 1993 qui sont restés là et sont dans une grande misère. 

Amédée Habimana

 
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