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CNTS > Diminution de don de sang

Elle s’observe souvent pendant la période des vacances scolaires

0000aezrtyCes derniers jours, le CNTS (Centre national de transfusion sanguine) a lancé un cri d’alarme disant qu’il y a une diminution de don de sang. Ce constat est remarqué surtout pendant la période des vacances scolaires. Les autorités de ce centre lance un appel à tout un chacun de sauver des vies humaines en donnant le sang.
Dans un entretien accordé au Journal Le Renouveau, le directeur techinique du CNTS, Felicien Nzotungwanayo, a fait savoir que le plan d’action de ce centre prévoit recevoir 1 750 poches de sang par semaine. Ce qui signifie 250 poches de sang par jour.  «Parfois, nous dépassons légerèment cet effectif et dans d’autres cas, nous ne l’atteignons pas», a-t-il mentionné. L’OMS (Organisation mondiale pour la santé) préconise qu’il faut 10 dons de sang par an pour 1 000 habitants. «Comme nous sommes à près de 11 millions d’habitants ici au Burundi, nous devrions collecter 310 dons de sang par jour. Delà, nous aurions une autosuffisance de sang dans notre pays. Ce qui n’ a pas été encore possible», a-t-il indiqué.  Dr Nzotungwanayo a précisé que ces dernier jours, le CNTS a lancé un appel vibrant disant qu’il y a une diminution de don de sang dans les stocks du Centre national et dans les centres régionaux de transfusion sanguine. Les hypothèses peuvent être liées à l’augmentation de la demande qui est supérieure à l’offre. Mais aussi, de la capacité de l’offre qui dépend directement de la production de différents centres. Cette augmentation est parfois due à la période de certaines maladies notamment le paludisme, l’anémie chez les petits enfants et les femmes enceintes, la malnutrition mais aussi les accidents de roulage qui s’observent souvent à la fin de l’année. Une autre hypothèse est que la diminution de sang est aussi remarquée dans la période des vacances. « Normalement, la collecte de sang est souvent facile dans les établissements scolaires, parfois dans les églises, dans les camps militaires mais aussi dans la communauté. Quand les élèves vont en vacances, il nous est difficile de les retrouver ensemble pour faciliter la collecte de sang. Par conséquent, la diminution de sang dans les stocks se remarque », a-t-il signifié.

 Des conditions pour donner le sang

Notre source a rappelé que tout le monde peut donner le sang. Mais, il y a des conditions pour faciliter la collecte de ce sang. Il a fait savoir que le donneur de sang doit être en bonne santé, il ne doit pas être sous traitement, il doit avoir au moins 50 kg, il doit être âgé entre 18 et 65 ans. Il a précisé qu’il y a une spécificité pour les femmes et les filles. «  A celles-ci, la donneur ne doit pas être allaitante, enceinte mais aussi dans les périodes menstruelles. », a-t-il ajouté. Le directeur technique lance à cet effet un appel à tous ceux qui remplissent les conditions ci-haut mentionnées d’aller dans les centres de transfusion les plus proches pour donner du sang afin de sauver des vies humaines. A ceux qui ne sont pas élligibles, il leur demande de mobiliser leur entourage pour aller donner du sang. Il a terminé son propos en rappelant que quand quelqu’un donne le sang, il sauve la vie d’autrui.       

Rose Mpekerimana

 

Environnement> Changements climatiques au Burundi et les secteurs les plus vulnérables

Plusieurs mesuresont été prises pour y faire face


Les effets néfastes des changements climatiques auxquels le Burundi fait face sont principalement dus aux concentrations de gaz à effets de serre émis dans l’atmosphère.  A l’heure actuelle, ces changements climatiques ont déjà induit des conséquences évidentes radicales sur la vie socio-économique des populations dont les secteurs importants pour leur survie sont les plus touchés. Plusieurs mesures ont été prises pour y faire face.

Les secteurs qui affichent une certaine vulnérabilité sont nombreux. Il s’agit de l’agriculture, de l’énergie, des ressources en eaux, des écosystèmes forestiers et paysages, de la santé ainsi que le transport et les infrastructures.Les impacts dus aux changements climatiques induisent une vulnérabilité qui revêt un caractère multisectoriel sur l’échelle nationale même si les séquences diffèrent  spatialement et temporellement d’une région à l’autre. Les cas les plus évidents de vulnérabilité résultant des événements climatiques sont les déplacements des familles suite à des périodes  de famines répétitives, la persistance de la malnutrition suite à la perte des productions agricoles et qui, finalement interpellent des cas d’interventions humaines.

Efforts d’adaptation du pays face aux changements climatiques

Les changements climatiques sont une réalité au Burundi. Les conséquences sur la survie  des communautés  s’aggravent du jour au jour d’où les mesures d’adaptation sont incontournables  et devront constituer une priorité nationale. Dans les conditions de changement climatique, tout le monde tente de s’adapter. Les pratiques culturales évoluent aussi bien sur le plan des dates de réalisation que des techniques employées et dans certains endroits l’on assiste à l’abandon du travail du sol.Chez les éleveurs, l’on constate d’une part, le changement  de structure de troupeaux notamment la répartition entre espèces, et d‘autre part, la modification des calendriers fourragers basés notamment sur la mobilité des troupeaux. Dans d’autres cas, la recherche de solutions se situe bien souvent hors de l’agriculture, avec la recherche d’autres emplois  non agricoles ; ce qui est à l’origine des migrations internes  et externes observés  aujourd’hui.Sur le plan décisionnel et institutionnel, les efforts d’adaptation sont aussi mobilisés malgré leur inefficacité et se manifestent dans la mise  en place des textes légaux, des stratégies et des plans qui proposent des solutions d’adaptation afin de mitiger les risques induits par ces changements climatiques. Dans ce cas, certains outils ont été mis en place. Il s’agit en l’occurrence du plan d’actions sur le changement climatiques.

Il y a aussi les communications nationales sur les changements climatiques qui ont donné une occasion de renforcer les capacités nationales en matière d’inventaire  de gaz à effet de serre, d’analyse d’atténuation, de la vulnérabilité et d’adaptation aux changements climatiques. L’autre outils est la Stratégie nationale de communication en matière d’adaptation au changement climatique allant de 2014-2018 ayant pour objectif de contribuer à l’adaptation durable de la société burundaise aux effets du changement climatique et la réduction des dégâts et des pertes provoqués par des événements climatiques extrêmes, à travers une communication améliorée , etc. 

Source : Troisième communication  nationale  sur les changements

Martin  Karabagega 

 

Zone Musaga> Infrastructures routières

Une intervention est urgente pour curer le pont devant la zone Musaga

000 aaaazqazazqsazazLes infrastructures bien entretenues durent longtemps. Dans certaines conditions, les travaux d’entretien des infrastructures aident aussi à prévenir les catastrophes. Les habitants du quartier Kinanira  en zone Musaga crient au secours. Les alentours du pont reliant la RN7 et le boulevard Mutaga III sont envahis par les eaux. 

 Depuis quelques jours, le petit pont situé à la jonction de la Route nationale n° 7 (RN7) qui mène à Jenda-Matana, et le boulevard Mutaga III qui descend vers le marché de Musaga, tout près du bureau de la zone Musaga. Des eaux qui descendent des montagnes drainent le sable et la boue avec la tendance de couvrir le pont. Il y avait un petit passage de façon qu’une petite partie des eaux pouvait passer. Comme on n’a pas organisé les travaux spontanément,  ce petit passage est impraticable. Aujourd’hui, Si quelqu’un  dit qu’il y avait un pont sans y être déjà passé auparavant, l’on  parlerait d’une histoire fausse. Les habitants de la localité ne comprennent pas le phénomène. En effet, au départ, tout le monde voyait que c’est un petit problème qui nécessite une petite intervention pour évacuer cette petite quantité de boue qui avait menacé le pont.

Mais, malheureusement, cette soit disant petite intervention n’a pas eu lieu. Le problème est devenu difficile parce que d’autres problèmes s’y sont ajoutés. En effet, les eaux qui descendent du petit ruisseau derrière les bureaux de la zone Musaga doivent trouver le chemin pour ruisseler vers le lac Tanganyika. Arrivée à cet endroit, elles sont obligées de couvrir la RN 7. La 4e avenue du quartier Kinanira I est donc actuellement la voie de sortie de ces eaux. Bien plus, les propriétaires des parcelles dans cette localité ont vu les eaux les envahir sans en savoir l’origine. Aujourd’hui donc, ils se demandent celui qui viendra résoudre ce problème pour les mettre à l’abri des dangers qui pourraient être provoqués par ces eaux. Le curage de ce pont contribuerait aussi à la protection de la RN7, le boulevard Mutaga III et les avenues des quartiers environnants.  

Alfred Nimbona

 

SANTE MENTALE> Autisme

Peu importe l’âge, le traitement des personnes seront bénéfiques

0000 azetdg12Dans  un entretien accordé le vendredi 3 décembre 2020 au quotidien d’informations Le Renouveau, le spécialiste en psychologie clinique et en électroencéphalogramme, Jean Pierre Nshimirimana a fait savoir que l’autisme fait partie du groupe des troubles envahissants du développement, qui apparaissent dans la jeune enfance et qui entraine la perte du contact avec  la réalité et la difficulté de communiquer.


M. Nshimirimana a indiqué que les symptômes et la sévérité de la maladie sont variables mais convergent tous sur ces troubles qui affectent l’habileté de l’enfant ou de l’adulte à communiquer et à interagir avec les autres. Parlant des causes, M. Nshimirimana a souligné que les facteurs environnementaux, tels que l’exposition à des substances toxiques avant ou après la naissance, des complications au cours de l’accouchement ou des infections avant la naissance, pourraient en être la cause. 

Symptômes

M. Nshimirimana a indiqué que la sévérité des symptômes varie selon les enfants. Certains montrent des signes d’autisme dès le plus jeune âge. Il a expliqué qu’a part les troubles qui affectent l’habileté à communiquer et à interagir, d’autres troubles se développent normalement les premiers mois ou les premières années, puis, soudainement, ces enfants se replient sur eux-mêmes, deviennent agressifs ou perdent le langage qu’ils ont acquis. Bien que chaque enfant ait un comportement unique, les symptômes les plus courants chez l’enfant sont au niveau des habiletés sociales comme la difficulté à faire des contacts visuels ou à comprendre les expressions faciales ; à décoder les expressions émotionnelles et une difficulté à interpréter les intentions des autres, la difficulté à exprimer ses émotions et autres.

Au niveau du langage et de la communication, M. Nshimirimana a cité les difficultés comme l’apparition d’autres retards de développement vers trente mois, la perte des mots ou des phrases déjà acquis, l’incapacité à amorcer ou à soutenir une conversation et autres. Parlant du comportement, il a précisé qu’une tendance à effectuer des mouvements répétitifs comme se bercer, taper des mains ou tourner sur lui-même ; une hypersensibilité ou une hyposensibilité à la lumière, aux sons, au toucher ; une fascination pour certaines parties d’un objet, par exemple une roue qui tourne sur un jouet, sont  certains des effets qui s’imposent.

Quand faut-il consulter le médecin? 

Sur cette maladie qui attaque surtout les enfants, M. Nshimirimana conseille les parents à consulter le spécialiste chaque fois que l’enfant ne babille ou ne gazouille pas à l’âge de douze mois, ne fait pas de gestes pour communiquer, par exemple pointer un objet ou une image, ne dit aucun mot à l’âge de 16 mois, ne dit pas de phrase de deux mots à l’âge de vingt quatre mois. 

Prévention

Quant à la prévention, M. Nshimirimana a dit qu’il n’y a pas de moyen de prévenir l’apparition de l’autisme. Il recommande plutôt de solliciter les conseils auprès du médecin si l’un des signes apparaît. Cependant, des mesures pour prévenir les conséquences de l’autisme sont évoquées. Il a expliqué que les traitements débutés en bas âge peuvent améliorer le langage et les habiletés sociales des enfants.
TraitementM. Nshimirimana a dit que le diagnostic et des interventions avant l’âge scolaire donnent de meilleurs résultats. Dans ce cas, le cerveau des jeunes enfants étant encore en formation, une intervention précoce donne de meilleures chances aux enfants de développer tout leur potentiel et peut faire une grande différence dans la vie de plusieurs enfants atteints. Cependant, Il a notifié qu’il n’est jamais trop tard pour intervenir et les traitements seront bénéfiques peu importe l’âge des personnes diagnostiquées.

Fiacre Nimbona

 
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