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ZONE NYAKABIGA> Travaux de développement communautaire exécutés par les jeunes

Dans le cadre du projet de cohésion sociale et création d’emploi en faveur des jeunes

 

DSC09839Les jeunes chômeurs de la zone urbaine de Nyakabiga s’étaient présentés dans les travaux organisés à leur intention. Les travaux de mercredi 4 octobre ont été exécutés au quartier Nyakabiga II. Ces travaux sont exécutés du lundi au samedi de chaque semaine et vont durer  trois mois. Le curage des caniveaux et l’entretien des routes sont quelques unes des activités menées. 

 

Le gouvernement du Burundi en collaboration avec le Programme des Nations unies pour le développement (Pnud) et d’autres partenaires comme la World vision (Wv) et le Centre d’encadrement des anciens combattants du Burundi, a mis en place ce programme pour essayer de trouver une issue favorable à la question du chômage qui menace la jeunesse actuellement.Un effectif de 100 jeunes a été choisi dans tous les quartiers de la zone Nyakabiga en tenant compte de genre. Et pour bien mener ces travaux, ces jeunes sont répartis en 4 groupes de 25 personnes avec un chef à la tête de chacun. Ils procèdent à l’entretien de leur zone et c’est une chose louable pour la zone Nyakabiga en particulier et pour toute la ville de Bujumbura en général.Niyoyitungira Elane, un des représentants des jeunes, a fait savoir au quotidien Le Renouveau que ce projet est venu au moment opportun et que c’est un ouf de soulagement parce qu’ils trouvent une occupation leur permettant d’éviter l’oisiveté et par conséquent, les mauvais comportements comme l’ivresse, la consommation des drogues et autres ne s’observent plus.Monsieur Niyoyitungira a ajouté que ce projet va beaucoup aider la jeunesse dans la création de leurs propres petites entreprises à travers la somme qu’ils vont  recevoir mensuellement ainsi que les formations qu’ils vont suivre. Il n’a pas manqué de remercier les initiateurs de ce projet et leur demander si possible de le prolonger pour occuper davantage les jeunes . Il leur demande aussi de leur payer l’indemnité de risques.Dorine Dusabe a fait savoir à son tour  que ce projet va permettre aux jeunes de se connaitre et de vivre comme des frères et sœurs. Ils s’aiment les uns les autres sans distinction d’ethnie,  de religion ou d’appartenance politique. Mme Dusabe n’a pas oublié de signaler que leurs parents ont très bien apprécié ce projet et qu’ils les facilitent dans son exécution.

Olivier Nishirimbere

 

ZONE KAMENGE> Appréciation des autorités administratives sur la protection de la rivière Nyabagere

Un ouf de soulagement pour la population environnante

 

DSC03558Dans un entretien avec le quotidien d’informations Le Renouveau, certaines autorités administratives de la zone Kamenge apprécient beaucoup les travaux de protection des rives de la rivière Nyabagere en cours. Elles indiquent que c’est un ouf de soulagement pour la population environnante, et espèrent qu’après ces travaux de réaménagement, cette rivière ne va plus causer de dégâts. 

 

Les chefs des quartiers Kavumu et Songa de la zone Kamenge en commune urbaine de Ntahangwa apprécient les travaux de protection des rives de la rivière Nyabagere.  Bonaventure Nkeshimana est le chef du quartier Kavumu. Il a rappelé que, ces dernières années, la rivière Nyabagere a causé d’énormes dégâts aux habitations et aux infrastructures environnantes. Il a cité entre autres l’inondation de l’Ecofo Kamenge II, de l’Eglise pentecôte de Kamenge et autres infrastructures environnantes. Ce dernier souligne que ces travaux de réhabilitation viennent répondre aux préoccupations de la population car cette rivière constituait une menace aux habitations et aux infrastructures environnantes. Lors de la protection des rives de cette rivière, les ponts sur les routes traversant cette rivière sont eux aussi, en train d’être réaménagés, ce qui a fait que certaines routes ont été barrées. Pour ce, M. Nkeshimana déplore le fait de réhabiliter concomitamment deux ponts traversant cette rivière en même temps car la circulation est bloquée et l’embouteillage sur les routes de sortie s’observe. Selon lui, il fallait réhabiliter l’un après l’autre. Joseph Burundi, le chef du quartier  Songa de cette même zone, indique que la réhabilitation de cette rivière va contribuer beaucoup dans le développement de cette zone. Il espère qu’après les travaux de réhabilitation, les eaux de ruissellement ne vont plus déborder et causer des dégâts. Concernant les lamentations de la population  que ces travaux perturbent la circulation routière et que certains habitants en souffrent,  M. Burundi tranquillise et la population demande de patienter car ces travaux de protection des rives ne vont pas durer longtemps. Il précise qu’après les travaux, la circulation sera normale comme à l’accoutumée. 

Emelyne Iradukunda

 

Nyabagere> Etat d’avancement de la réhabilitation de ses rives

Les travaux avancent normalement

 

DSC 2253Avant les travaux de protection des rives de la rivière Nyabagere, cette dernière constitue une menace pour des infrastructures environnantes.  Ces dernières sont entre autres l’école fondamentale Kamenge II, les habitations environnantes. Maintenant que les travaux de protection sont en cours, c’est un ouf de soulagement de la population de cette localité. 

 

Comme nous l’avons constaté, les travaux de réhabilitation des rives de la rivière Nyabagere côté Kamenge, avancent normalement. Les travaux sont en train d’être exécutés par l’entreprise appelé « Etudes et construction des bâtiments, routes et ouvrages hydrauliques (ECBROH). Dans son entretien, Arthur Nkurunziza, chef de chantier, a fait savoir que les travaux concernent la construction des caniveaux en vue de protéger les habitations environnantes. Le lit de la rivière est en train d’être bétonné, les travaux de stabilisation des berges stabilisées sont en cours.  Après les caniveaux, on construit en hauteur en fonction de la force d’eau. Les travaux ont débuté avec le mois de mai et ils ont un délai d’exécution d’une année. Pour Fini-Fany Placide, chef de mission du bureau de contrôle de temps en temps, les travaux sont freinés par le manque du matériel. Aussi le ciment ainsi que le fer à béton manquent. On remarque également la flambée des prix de ces produits. Le manque de disponibilité des devises influe aussi.Quant à la population environnante, elle est impatiente de la fin des travaux. Pour le moment, les véhicules qui se rendent au marché de Kamenge devraient dévier  car le pont Nyabagere y est aussi en train d’être réhabilité.  A l’intérieur du quartier Mirango, la circulation est intense car les véhicules doivent passer par Mirango pour se rendre à leur destination. Ce sont surtout ceux qui vont jusqu’au quartier Carama. La population de Mirango souhaite que les travaux terminent dans les délais afin de diminuer l’intensité de la circulation des véhicules à l’intérieur de ce quartier. 
Lucie Ngoyagoye

 

MARIAGE FORCE> Témoignage d’une femme victime

Dans la majorité des cas, les femmes en souffrent le plus

 

Un mariage forcé est un mariage conclu sans l’accord de deux parties. Hommes et femmes peuvent en être victimes mais dans la majorité des cas, ce sont les femmes qui en souffrent le plus. Les raisons de ces mariages sont variées mais dans la plupart des cas, la pauvreté pousse certaines familles à donner leurs filles à des personnes riches pour bénéficier en retour de certains intérêts.  

 

J.K. est une femme qui a été forcée par ses parents à se marier. A cause de la pauvreté, ces derniers voulaient profiter de la richesse de leur gendre. « J’avais 18 ans et j’étais encore sur le banc de l’école quand mes parents m’ont obligée de me marier avec un commerçant. Ce dernier avait promis à mes parents qu’il allait s’occuper de moi et qu’il allait également me laisser  poursuivre mes études. Les premiers jours du mariage, nous vivions en parfaite harmonie, nous sortions ensemble, etc.,  la vie était vraiment belle.  Une année après, nous avons  eu un enfant. Après l’accouchement, j’ai demandé à mon mari de me laisser reprendre mes études, mais  en vain. C’est à partir de ce moment que j’ai commencé à mener une vie difficile. Le comportement de mon mari a subitement changé. Chaque fois que je lui demandais de reprendre mes études, il me disait que je devais rester à la maison et m’occuper de notre enfant », a dit J.K. Selon toujours J.K., le mariage forcé a des conséquences néfastes sur la vie des couples et celle des enfants. Hommes et femmes peuvent tous en être victimes mais, dans la majorité des cas, ce sont les femmes qui en souffrent le plus. Elle a précisé que ce mariage viole également le droit à l’éducation de la femme. Elle a révélé ainsi le manque d’amour dans le couple, la mésentente.  Et d’ajouter que cela est plus dur pour les enfants qui vont grandir dans un environnement sans amour et cela  a également  des conséquences graves sur le futur de ces enfants. J.K. conseille aux parents de laisser à leurs enfants la  liberté de choisir eux- mêmes leurs partenaires. Car, ce qui est important dans la vie des couples, c’est l’amour et non pas l’argent. 
Emélyne Iradukunda

 
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