Publications de Presse Burundaise, Rohero I Avenue de la JRR N°17 Immeuble le SAVONNIER, Téléphone standard : (257) 22 22 62 32, Fax :(257) 22 22 58 94, email: pressequotidienne@yahoo.fr

SANTE> Le choix des insecticides dans la lutte contre la malaria

Des tests et des techniques qui aident à éradiquer cette épidémie

 

DSC02967La pulvérisation des insecticides et la distribution des moustiquaires imprégnées doivent se faire en se basant sur quelle genre d’insecticide à pulvériser et à quel genre de moustique auquel on a à faire. C’est pour cela que des tests des moustiques se font afin que la lutte contre la malaria soit efficace. Une visite a l’insectarium de Gihanga nous en dit plus. 

 

Des tests sont faits dans un laboratoire, l’insectarium de Gihanga. On commence par la récolte des moustiques. Des échantillons. Cela se fait dans différentes régions pour déterminer quel genre d’insecticide il faudra adapter pour quel genre de région. C’est un travail fait par des spécialistes dans le domaine. Dr Virgile Gnanguenon est entomologiste  médical. Il  explique que s’il faut pulvériser des insecticides, cela doit se faire avec précision. En effet il y a plusieurs sortes d’insecticides. C’est pour cela que la lutte contre la malaria doit passer par des tests des moustiques, vecteurs de cette maladie. Les résultats finaux permettront donc de pulvériser les insecticides selon la sévérité de la malaria dans chaque région. Par exemple le moustique de Mpanda représente tous les moustiques de la région de l’Imbo. Des cobayes sont exposés à ces moustiques, des lapins, pour nourrir de sang les moustiques. La pulvérisation de différents insecticides dans les gobelets utilisés pour recueillir les moustiques montrera la résistance à telle ou telle insecticide. Cela aidera donc à déterminer le genre d’insecticide à pulvériser sur tel genre de moustique. Cela doit se faire en respectant les autres insectes non nuisibles et utiles à l’Homme comme les abeilles. Ce qui veut dire que les insecticides choisies doivent respecter les lois de l’environnement tout en protégeant la santé de l’Homme que l’on veut guérir.Une autre technique est de faire des sondages. Après les pulvérisations, les responsables dans le domaine de la lutte contre la malaria se rendent sur terrain pour sensibiliser la population  afin que la lutte soit efficace.  Les agents communautaires et les administratifs locaux circulent pour parler aux populations et évaluer la situation présente. 
BLANDINE NIYONGERE

 

Parle-moi docteur > La drépanocytose

Une maladie génétique et chronique, caractérisée par la carence répétitive de sang

 

DSC09774La drépanocytose est une maladie génétique et chronique qui est caractérisée par la carence répétitive de sang. Elle est présente au Burundi. Malheureusement, elle est méconnue par beaucoup de personnes. Par conséquent, certains font recours à la sorcellerie. Ceux qui souffrent de cette maladie demandent au gouvernement de prendre en charge les coûts de soins car ces derniers sont chers. 

 

Dans un entretien qu’il a accordé au  quotidien Le Renouveau, le médecin généraliste au service des urgences pédiatriques au Centre hospitalo-universitaire de Kamenge, Lionel Dushime a fait savoir que la drépanocytose est une maladie qui attaque les globules rouges. Elle est génétique. Cela pour dire qu’une personne naît avec. Elle ne guérit pas. C’est une maladie avec laquelle on peut bien vivre une fois qu’un dépistage précoce, un suivi correct régulier et une prise en charge préventive et curative des complications sont entrepris à temps dans un contexte de disponibilité des laboratoires compétents pour la confirmation du diagnostic et des  traitements spécifiques.Dr Dushime a précisé que les signes de la drépanocytose dépendent de la phase de cette maladie. Mais le plus souvent, ceux qui ont ladite maladie souffrent des douleurs surtout au niveau des articulations.  La maladie se manifeste également par une anémie, dite anémie falciforme liée à une destruction des globules rouges anormaux, qui se traduit par une grande fatigue, des vertiges et des essoufflements. Les patients drépanocytaires ont également une sensibilité accrue aux infections. Ces manifestations apparaissent sous forme de crises d’intensité variable selon les personnes et selon les moments d’apparition.

Toute personne peut avoir la drépanocytose

A propos des catégories de personnes qui peuvent attraper cette maladie, il a rappelé que la drépanocytose est une maladie héréditaire. Pour ce faire, les parents qui souffrent de ladite maladie peuvent mettre au monde un ou plus d’un enfant qui a cette maladie. Par conséquent, toute personne peut avoir la drépanocytose. Il a ajouté que puisque cette dernière est chronique, elle ne guérit pas. Mais, ceux qui l’ont peuvent vivre longtemps avec elle. Mais tout dépend de leur capacité de se prendre en charge. «Je dis cela parce qu’il y a des gens qui ont des moyens pour s’acheter les médicaments et la transfusion à temps pendant l’hospitalisation. Mais aussi, d’autres ne sont même pas capables de se payer les transfusions. Par conséquent, ils arrivent dans les structures de soins dans un état critiques faute de moyens. Ceux-là, ils peuvent même succomber alors que d’autres peuvent vivre longtemps avec la drépanocytose », a-t-il mentionné. A la question de savoir les conséquences de cette maladie, Dr Dushime a indiqué que la drépanocytose est la première cause de l’absentéisme chez les élèves. Ceci car, au lieu d’être régulier au banc de l’école, les élèves qui souffrent de ladite maladie s’absentent souvent quand ils sont hospitalisés pour la transfusion.Chez les personnes adultes et les enfants qui ne bénéficient pas de la gratuité des soins, le coût des soins pour traiter la drépanocytose est élevé. Notre source a rappelé que la moyenne de l’hospitalisation chez les drépanocytaires est de trois fois par an. Mais, il y a ceux qui peuvent faire plus de cinq hospitalisations.  

La drépanocytose est  présente mais méconnue au Burundi

Dr Dushime a fait savoir qu’au Burundi, on ne dispose pas de chiffres officiels relatifs à la prévalence. En 2016, l’OMS (Organisation mondiale de la santé) a mentionné que les données sur la drépanocytose  au Burundi  sont parcellaires alors que cette maladie n’est pas rare à travers le pays. Mais, une étude a été faite de février 2016 à février 2017 dans le département de la pédiatrie chez les enfants de 0 à 179 mois dans les quatre grands hôpitaux publics de Bujumbura Mairie, à savoir, l’hôpital Prince Régent Charles, Roi Khaled, Prince Louis Rwagasore et l’hôpital militaire de Kamenge. L’étude a révélé une fréquence de 63 patients. L’âge moyen était de 4 ans 3 mois avec des extrêmes allant de 10 mois à 14 ans. Cette étude a aussi fait découvrir que la grande majorité des parents  des patients ne connaissent pas leur statut drépanocytaire. Pour ce faire, cette étude a aidé à découvrir que ladite maladie est méconnue au Burundi. C’est pour cette raison qu’au lieu de se diriger dans les structures de soins, certains commencent à faire recours à la sorcellerie pour se décider d’aller se faire soigner alors qu’il est déjà tard.Pour ce faire, Dr Dushime demande au gouvernement de chercher les partenaires qui interviennent dans le domaine de la prise en charge des maladies chroniques afin qu’ils puissent prendre en charge le coût des soins des drépanocytaires. Aussi, les agents de santé communautaire devraient sensibiliser la population pour qu’ils se présentent dans les structures de soins dans les meilleurs délais quand ils voient les signes de la drépanocytose. Dr Dushime demande enfin aux couples de faire le dépistage de la drépanocytose avant le mariage afin de savoir leur état de santé puisqu’on a vu que ladite maladie est héréditaire.        

Rose Mpekerimana

 

RIVIERE NTAHANGWA > Etat des lieux des travaux de soutènement des rives

Ils sont arrêtés

 

DSC02024 1La rivière Ntahangwa constitue une menace aux infrastructures riveraines. Les travaux de soutènement des berges de celle-ci entrepris du côté Kigobe, à l’avenue Mukarakara,  se sont arrêtés il y a quelques mois. Du côté Ecofo Jardin public de Nyakabiga,aucun effort n’est encore fait. Les habitants de la localité demandent aux services habilités de prendre la question en main. 

 

La rédaction du journal Le Renouveau a visité, le lundi 16 juillet 2018, les rives de la rivière Ntahangwa au niveau de l’avenue Mukarakara au quartier Kigobe de la zone Gihosha et au niveau de l’Ecofo Jardin public du quartier III de la zone Nyakabiga.  C’était pour constater  l’état des lieux des travaux de soutènement des rives. Du côté Kigobe, les travaux se sont arrêtés tandis qu’aucun effort n’est encore fait du côté Ecofo Jardin public. Les habitants de la localité demandent aux services habilités de prendre la question en main.Les travaux de placer les gabions sur les berges de la rivière Ntahangwa du côté de l’avenue Mukarakara ne semblent pas évoluer. Selon les habitants de la localité, les travaux se sont arrêtés il y a plusieurs mois. « Le terrain est tellement fragile qu’il s’est glissé maintes fois sur les gabions. En cas de glissement, l’évacuation des éboulements avant de continuer l’œuvre a toujours fait tralîner les travaux de gabionnage », a informé un intervenant de la localité.A part que l’avenue Mukarakara n’est plus praticable et qu’il y a quelques maisons qui ne sont plus habitables à cause du glissement de terrain, il est prévisible que les eaux de la rivière peuvent déborder la hauteur des gabions pour  aggraver la situation. Néanmoins, des fissures qui s’y observent montrent que d’un moment à l’autre l’effondrement peut affecter d’autres bâtiments.Le souhait de la population riveraine de cette rivière et des usagers de l’avenue Mukarakara est que l’on élève les gabions à une hauteur remarquable afin de réhabiliter cette voie en comblant la partie glissée par de la latérite. La population a fait savoir qu’il existe peu d’espoir car rien n’est en train d’être fait pour le moment.Du côté de la zone Nyakabiga au niveau de l’Ecofo Jardin public, aucun effort n’est encore fait alors que cette école est en danger car les eaux de la rivière Ntahangwa la menacent du jour au lendemain. Cette école peut s’écrouler d’un moment à l’autre. Des latrines et certaines salles de classe de cette école sont déjà abandonnées pour des raisons de sécurité des élèves.La population tire  la sonnette d’alarme et demande aux services habilités de prendre la question en main. 
Ezéchiel Misigaro

 

RIVIERE GASENYI> Persistance de l’extraction des moellons

Elle constitue un danger pour les infrastructures environnantes

 

DSC09532La persistance de l’extraction des moellons comme le sable, le gravier et le moellon de rivière pour la construction dans la rivière Gasenyi haut, en commune Mutimbuzi de la province de Bujumbura, constitue un grand danger pour les différentes infrastructures longeant  la garniture de cette rivière. Et les habitants  ayant les infrastructures dans cette localité demandent  une intervention des autorités afin de limiter les dégâts causés par ces activités. 

 

La rédaction du journal Le Renouveau s’est rendue le mardi 10 juillet 2018, sur la rivière Gasenyi haut, en commune Mutimbuzi de la province  de Bujumbura. C’était dans le but de se rendre compte des différents dégâts et recueillir les souhaits  des populations de cette localité par rapport à la persistance de l’extraction des  différents matériels de construction comme le sable, le gravier ainsi que le moellon de rivière. Le constat a été que  ces activités d’extraction constituent un gros problème  que ce soit pour les infrastructures  ou la santé des populations de ces environs. Interrogée par la même rédaction sur les solutions qu’ils souhaitent voir mis en oeuvre pour résoudre durablement ce problème,  les habitants  de cette localité ont d’abord informé  que lors de l’extraction, les extracteurs creusent le plus souvent sur les berges de la rivière, surtout pour poursuivre  les graviers et les pierres. « Et pendant la période des pluies, les mauvaises conséquences de ces activités, ne tardent pas à se manifester, comme il en est le cas  pendant cette saison sèche »,  ont ajouté les interlocuteurs. Car, poursuivent-ils, les eaux de pluie en provenance des ces différentes collines entraînent directement l’écroulement des berges de cette rivière, qui, à la longue, entraîne la destruction de nos maisons. 

«Les autorités habilitées devraient  réagir  à temps, afin de limiter les dégâts » 

Pour remédier à ce problème, les populations demandent  une intervention des autorités habiletées, surtout  en arrêtant ces activités d’extraction des moellons qui n’avantagent qu’une minorité de personnes. En protégeant et canalisant les eaux de cette rivière afin qu’elles regagnent  le lac Tanganyika sans causer aucun problème, que soit aux infrastructures  ou aux  populations qui vivent aux abords de cette même rivière.
Avit Ndayiragije

 
Ouvrir