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Municipalité de Bujumbura > Semaine santé mère-enfant

Les concernés viennent au compte-gouttes

 

IMG 0510Dans certains sites de la municipalité de Bujumbura, ceux qui sont concernés par la Semaine santé mère-enfant viennent au compte-gouttes au cours des deux premiers jours. Les titulaires des centres de santé où Le  « Renouveau » est passé ont indiqué que beaucoup répondent au dernier jour. 

 

Dans l’avant-midi du 26 juin 2019, le centre de santé de Ngagara a déjà enregistré 326 cas sur 16 085 attendus. La titulaire de ce centré de santé, Médiatrice Nahishakiye, a rappelé que ceux qui sont concernés par la Semaine santé mère-enfant sont notamment les enfants compris entre 6 à 54 mois qui vont recevoir de l’albendazole et des vitamines A ; les femmes enceintes, quant à elles, vont seulement être déparasitées. Elle a indiqué qu’au cours de ladite semaine, il y aura des rattrapages aux enfants qui n’ont pas reçu tous les vaccins.A la question de savoir pourquoi ceux qui ont déjà répondu à la Semaine santé mère-enfant sont encore peu nombreux, elle a répliqué que, d’une manière générale, les prestataires remarquent que ceux qui sont concernés par ladite semaine répondent souvent au dernier jour. « Une autre raison est que ceux qui sont concernés par la Semaine santé mère-enfant sont en grande majorité des écoliers. Dans ce cas, le centre de santé envoie une équipe qui va distribuer les comprimés ou les vitamines en collaboration avec les responsables des établissements dans différentes écoles. C’est pour cette raison que ledit centre de santé accueille peu de cas. Aussi, les mamans citadines négligent souvent les campagnes de vaccination organisées pour renforcer les vaccins de routine. Elles disent souvent que ces derniers sont suffisants pour leurs enfants. D’autres sont bloquées par les rumeurs qui circulent autour de ces campagnes de vaccination, comme quoi elles ont des effets néfastes sur la santé des enfants. Par conséquent, elles ne répondent pas auxdites campagnes », a-t-elle indiqué.La titulaire du centre de santé de Ngagara profite de l’occasion pour faire un clin d’œil à tous ceux qui sont concernés par la Semaine santé mère-enfant de ne pas rater cette opportunité afin de renforcer l’immunité de leurs corps. 

A la Clinique Prince Louis Rwagasore

A notre passage à la clinique prince Louis Rwagasore et au site  de vaccination se trouvant à l’ex- marché central de Bujumbura, le mercredi 26 juin 2019, le constat est que les parents viennent au compte-gouttes. Le responsable du centre de médecine communautaire  à la Clinique prince Louis Rwagasore, Charlotte Niyonkuru, a indiqué que, puisque nous sommes au début de la campagne, les parents viennent au compte-gouttes. Elle a ajouté que dans ces campagnes de vaccination, les gens ont l’habitude d’attendre le dernier jour. Elle a également fait savoir que ce sont surtout les parents qui amènent leurs enfants pour les vaccins de routine,  ou pour les faire soigner,  qui profitent de cette occasion  pour faire les autres  vaccins de cette campagne. « Tandis que d’autres précisent que les enfants ont été vaccinés à leurs écoles respectives », a-elle ajouté. Mme Niyonkuru a  souligné qu’à ce site, elle n’a rencontré aucun problème durant les deux premiers jours de la  campagne. Elle a ajouté  que les médicaments sont disponibles et se réjouit du fait qu’il n’y a pas de rumeur qui circule à propos de  ces vaccins.Elle a ajouté qu’il y a eu des séances de sensibilisation faites par les médias,  dans les différentes confessions religieuses, mais aussi par les agents de santé communautaire. De ce fait, beaucoup sont au courant de ce qui est organisé durant cette Semaine. Mais il y a toujours des récalcitrants.De ce fait, elle  invite les administratifs à la base de continuer à sensibiliser la population afin qu’elle réponde massivement  à cette campagne car la vaccination protège tout le monde. «  Il y  a encore ceux qui disent qu’ils ne sont pas au courant de cette campagne en prétextant qu’ils n’écoutent pas les messages diffusés par les médias», a dit Mme Niyonkuru.Notre interlocutrice a terminé en lançant  un appel à tous les  parents qui ont des  enfants en âge de vaccination  et aux femmes enceintes concernées de se présenter  dans les sites de vaccination car les vaccins préviennent les maladies.    

ROSE MPEKERIMANA, EMELYNE IRADUKUNDA

 

ASSAINISSEMENT> Réutilisation des flacons en plastique

Les maladies des mains sales et les cancers sont parmi ses conséquences

 

IMG 4445La réutilisation des flacons en plastique à usage unique cause beaucoup de conséquences dont les maladies des mains sales et les cancers. Cela ressort d’un entretien qu’a accordé, le mardi 25 juin 2019, le chef du Service national d’hygiène et assainissement, Prosper Muyuku, à la rédaction du journal « Le Renouveau ». 

 

Alors que ces flacons sont couramment réutilisés comme emballage de l’huile, Prosper Muyuku  a fait savoir que la réutilisation des ces flacons qui, d’habitude, sont à usage unique est l’une des causes de certaines maladies. « Les conséquences de cette réutilisation sont aussi multiples que variées compte tenu de l’objet emballé », a-t-il signalé. Il donne l’exemple de ceux qui utilisent ces flacons à emballer de l’huile, en affirmant que leur usure permet qu’il y ait des émiettes qui se mélangent avec l’huile, et qui, par conséquent, causent des troubles  sanitaires.Il regrette qu’on y emballe également des jus ou que ces derniers sont réutilisés dans la distribution de la bière locale «Urwarwa»  dans les bars. Là encore,  des conséquences ne manquent pas : «Outre que ces flacons s’émiettent, ils n’ont même pas de mécanismes d’en faire une propreté recommandée».Cette situation est, selon M. Muyuku ce qui justifie, en quelque sorte, les maladies des mains sales telles que le choléra, la diarrhée, etc. «La santé se dégrade à cause des déchets qui se sont accumulés  dans le corps humain ». A part cette situation dangereuse, il peut y avoir aussi des intoxications graves qui sont inguérissables. Ainsi, il fait un clin d’œil à la population pour qu’elle sache et comprenne que ces flacons en plastique et de Heineken sont à usage unique. Pour remédier à ce problème, Prosper Muyuku demande au ministère ayant l’environnement dans ses attributions, et tous les concernés, de mettre en application la loi régissant l’hygiène et l’assainissement. « Il faut également qu’il y ait la conjugaison tripartite de forces entre les administratifs, le ministère de la santé et celui de la sécurité publique ». Il propose l’interdiction de la revente de ces flacons et de veiller à ce que  les entreprises qui fabriquent des jus sachent comment emballer leurs propres produits.   

Moise Nkurunziza

 

KARUSI > Lancement de neuvième SAV couplée à la SSME

Une opportunité d’offrir une vaccination complète à chaque enfant

 

DSC 0257Le lancement officiel de la neuvième Semaine africaine de vaccination (SAV) couplée à la Semaine santé mère-enfant (SSME), 1ère édition de 2019 a eu lieu en commune Nyabikere dans la province de Karusi le mardi 25 juin 2019. «Une vaccination complète pour chaque enfant » est le thème retenu pour cette campagne de vaccination et tous les parents sont appelés à s’impliquer pour cette cause. 

 

Les enfants âgés de 6 à 59 mois ont reçu une supplémentation en vitamine A tandis que les enfants âgés de 1 à 14 ans et les femmes enceintes au deuxième et troisième trimestre de la grossesse ont bénéficié du déparasitage à l’albendazole dans le cadre du lancement officiel de la neuvième Semaine africaine de vaccination couplée à la Semaine santé mère-enfant. Ces activités dédiées à la santé de la mère et de l’enfant dureront quatre jours sur toute l’étendue nationale.

Le rattrapage de la vaccination des enfants

Les différents intervenants aux cérémonies de lancement de la campagne de vaccination ont salué le fait que la neuvième Semaine africaine de vaccination couplée à la Semaine santé mère-enfant, première édition de 2019 permettra le rattrapage de la vaccination des enfants. Le gouverneur de la province de Karusi, Calinie Ndabarushimana, a fait savoir que le dénombrement des enfants qui a précédé cette campagne a permis de faire une auto-évaluation. Elle a souligné que le constat fait est qu’il y a des enfants qui n’ont pas bénéficié de tous les vaccins. Elle a demandé aux parents de saisir cette opportunité pour que tous les enfants soient vaccinés. Elle a déploré qu’il y ait des confessions religieuses qui empêchent à la population de répondre à la politique nationale de vaccination. Elle a demandé aux parents de ne pas adhérer à ces enseignements.Jeremy Hopkins, représentant de l’Unicef a, au nom du système des Nations unies, souligné que bien que le Burundi atteigne un taux de participation et de couverture dépassant souvent 90%, des efforts restent à faire pour s’assurer que personne ne soit laissé pour comptes. «Des efforts devraient être fournis pour intégrer la supplémentation en vitamine A dans les activités de routine dans les centres de santé, afin de donner l’opportunité à tous les enfants qui atteignent 6 mois de recevoir cette substance essentielle dans le  renforcement de leur immunité au moment de l’introduction des aliments de compléments», a-t-il indiqué. Il a promis que les partenaires du système de Nations unies continueront à soutenir les efforts du gouvernement du Burundi pour offrir à la population des interventions à haut impact notamment la vaccination, la supplémentation en vitamine A, la promotion du lavage des mains, la promotion de l’allaitement maternelle et l’organisation de la Semaine santé mère-enfant.

Une bonne santé est le pilier du développement durable

Le ministre de la Santé publique et de la lutte contre le sida, Thaddée Ndikumana a souligné que le souhait du gouvernement du Burundi est qu’aucun parent ne néglige la santé de son enfant en n’observant pas le calendrier vaccinal. Il a souligné que cette campagne est une bonne opportunité surtout pour les enfants qui auraient raté l’un ou l’autre vaccin. «Une bonne santé est le pilier du développement durable. C’est pour cette raison que le gouvernement du président Pierre Nkurunziza ne cesse d’initier des programmes pour que tous les enfants soient en bonne santé à travers la politique de gratuité des soins. Cette campagne de vaccination vient renforcer cette politique», a-t-il dit. Il a invité les pères de famille à assister leurs épouses dans la vaccination des enfants et les consultations prénatales. 

GRACE-DIVINE GAHIMBARE

 

CONSTRUCTION DE L’HOPITAL DE DISTRICT NYABIKERE > Visite du ministre en charge de la santé publique

«Nous nous activons pour servir la population»

 

DSC 0306Le ministre de la Santé publique et de lutte contre le sida, en compagnie des administratifs locaux, a visité le chantier de l’hôpital de district Nyabikere le mardi 25 juin 2019. L’objectif de cette visite était de constater l’état d’avancement des travaux.   

 

Le gouvernement du Burundi a accepté d’appuyer le ministère de la Santé publique et de la lutte contre le sida à travers la construction d’un hôpital de district Nyabikere dans la province de Karusi. Le ministre en charge de la santé publique et parrain de la province de Karusi, Thaddée Ndikumana, a visité cet hôpital en construction pour voir l’état d’avancement des travaux. «Bientôt, on va continuer la construction du deuxième niveau. Cela va permettre que d’ici à 2020, on puisse utiliser le premier bloc pour satisfaire  la demande de la population», a indiqué le ministre de la Santé publique et de la lutte contre le sida. Concernant la plus-value de cet hôpital par rapport aux structures de soins de la circonscription, le ministre Ndikumana a expliqué qu’il y a plusieurs centres de santé dans ce district et que les patients ont besoin d’être référés au niveau de l’hôpital de première référence. « Pour le moment, les patients sont obligés de se rendre à l’hôpital général de Karusi ou à l’hôpital de Mutoyi. Nous nous activons pour pouvoir terminer le premier bloc et ainsi servir la population», a-t-il dit. 

La population en est satisfaite 

L’autorité locale est fière de cette structure sanitaire en construction dans leur province. « Nous sommes très content de voir qu’on a déjà commencé la construction de cet hôpital. La population nous demandait souvent où l’on nous en étions dans l’accomplissement de la promesse du gouvernement en rapport avec la construction d’hôpital. La population est donc satisfaite de voir que l’hôpital de district est en cours de construction», a indiqué le gouverneur de la province, de Karusi Calinie Mbarushimana.

GRACE-DIVINE GAHIMBARE

 
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