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Environnement> Projet de reboisement national

Il sera exécuté avec un budget estimé à 11 168 465 500 FBu

 

DSC00059Le chef de cabinet civil adjoint du président de la République, Sabine Ntakarutimana, a procédé à l’ouverture de l’atelier de  lancement du projet de reboisement national « Ewe Burundi urambaye » le lundi 13 novembre 2017. Ce projet qui est de l’initiative de la présidence de la République via les Forces de défense nationale sera exécuté avec l’intervention de cinq ministères coordonnés par celui de la défense. 

 

Pendant sept ans, un projet de boisement national sera exécuté avec un budget estimé à 11 168 465 500 francs burundais.  Sabine Ntakarutimana dit que la forte densité démographique rurale a des effets directs sur la protection des sols. La déforestation, l’aggravation des phénomènes d’érosion et la dégradation des écosystèmes sont généralement associées à l’accroissement de la pression démographique.   Cet état des choses entraîne différentes conséquences sur les sols et les écosystèmes. Ce projet «Ewe Burundi urambaye» va contribuer dans la réduction des effets de la déforestation,  et la lutte contre la dégradation  des paysages burundais. « Nous avons une armée, une Police nationale et des ministères sectoriels pouvant agir ensemble et de commun accord pour intégrer dans divers paysages de toutes les provinces du pays des millions d’arbres par an », dit Mme Ntakarutimana. Selon elle, le souhait du Chef de l’Etat Pierre Nkurunziza est que les Forces de défense pilotent les actions de reboiser tous les espaces dénudés partout dans les cinq régions militaires en associant la police nationale, l’administration territoriale, les acteurs environnementaux et agricoles ainsi que la population locale. Ensemble, ils vont planter divers types d’arbres entre autre les arbres fruitiers, les espèces fourragères, agro forestières, les arbres à bois de sciage et de construction, les arbres rituels  marquant l’histoire,   comme Umumanda, Umurinzi, Umuhororo…  Elle estime que les recommandations issues de cet atelier, vont contribuer à la lutte contre la sécheresse, restaurer la fertilité des sols, l’augmentation de la production en bois, diversifier la production animale et végétale, la protection de la biodiversité naturelle et promouvoir le retour de la diversité animale, stabiliser les berges des rivières, et assurer la protection des forêts naturelles pour promouvoir l’écotourisme. Le ministre de la Défense nationale et des anciens combattants, Emmanuel Ntahomvukiye, se réjouit de la confiance portée en son ministère. Il souligne cependant qu’il ne saurait réaliser cette mission  sans le concours d’autres partenaires dont les ministères impliqués dans la prévention des risques et gestion des catastrophes. 

Alfred Nimbona

 

MINISTERE DE L’ENVIRONNEMENT> Signature d’un mémorandum d’entente sur l’établissement d’une zone économique spéciale à Warubondo

Cette zone va favoriser l’entrée des devises dans le pays

 

DSC 4285Le gouvernement de la République du Burundi représenté par le ministre de l’Eau, de l’environnement, de l’aménagement du territoire et de l’urbanisme, Célestin Ndayizeye, a signé le jeudi 9 novembre 2017 à Bujumbura, un mémorandum d’entente avec la société anonyme Procerv sur l’établissement d’une zone économique spéciale(ZES) à Warubondo de la zone Gatumba en commune Mutimbuzi.  

 

M. Ndayizeye a dit que l’idée de l’établissement de cette zone économique spéciale a fait objet d’analyse et d’enrichissement lors d’une réunion que le Deuxième vice- président de la République avait organisée en date du 2 novembre 2015, à l’intention des ministres en charge des finances, de l’environnement et du commerce. Le ministère de l’Eau, de l’environnement, de l’aménagement du territoire et de l’urbanisme, a été saisi pour la recherche du terrain bien disposé pour mieux servir de  zone économique spéciale. Il a fait savoir que la zone économique spéciale est une zone territoriale, géographiquement délimitée et placée sous une autorité administrative et de gestion. Les entreprises qui y sont implantées bénéficient des avantages fiscaux tels qu’une réduction des impôts et des taxes et les marchandises qui y sont fabriquées sont généralement destinées à l’exportation. M. Ndayizeye a ajouté que cette zone économique spéciale va être installée à Warubondo dans la commune Mutimbuzi car, c’est la commune qui est stratégique au niveau économique. Elle offre des avantages environnementaux au niveau géographique dans la mesure où elle est proche du port de Bujumbura, de l’aéroport international et près de la frontière avec la République démocratique du Congo (RDC). D’où l’avantage indéniable d’attirer des investissements directs étrangers, d’accroître la capacité d’exportation, de favoriser l’entrée des devises, de promouvoir la création d’emplois et de contribuer à la croissance économique pour le pays. M. Ndayizeye a indiqué que dans un délai très proche, les activités vont commencer. 
EVELYNE HABONIMANA

 

COMMUNE MUHANGA> Adduction d’eau potable

Environ soixante-dix mille personnes bénéficieront de cette infrastructure

 

DSC00777L’ambassadeur du Japon au Burundi, Takayuki Miyashita a lancé, le 9 octobre 2017 en commune Muhanga dans la province de Kayanza, l’utilisation de l’adduction d’eau potable. Ce projet a été réalisé par la Croix-Rouge du Burundi sous un financement de l’ambassade du Japon qui s’élève à 175 millions de francs burundais. 

 

Les cérémonies du lancement de l’utilisation d’eau potable ont été effectuées dans la zone Mubogora en commune Muhanga. Elles ont débuté par la coupure du ruban symbolique par l’ambassadeur du Japon au Burundi.Dans son discours, Takayuki Miyashita a indiqué que le projet d’adduction d’eau potable améliorera le niveau de vie de la population et réduira les maladies. Il a, en outre, remercié la population et la Croix-rouge du Burundi pour les efforts fournis dans la réalisation du projet. Le directeur des programmes à la Croix-Rouge du Burundi, Vénérand Nzigamasabo a, quant à lui, mentionné que le choix de la commune Muhanga a été dicté par le fait que c’est l’une des communes les moins servies en eau potable. Le projet a été un besoin exprimé par l’administration à la base, les bénéficiaires et les volontaires de la Croix-Rouge qui vivent au quotidien cette triste réalité. L’administrateur de la commune Muhanga, Rénovât Sindabizera a exprimé ses  remerciements à l’endroit de l’ambassade du Japon au Burundi et de la Croix-Rouge du Burundi. Il a également recommandé à la population bénéficiaire et aux comités des points d’eau de gérer cette infrastructure en bons pères de famille. Cette infrastructure a été réalisée sous le financement de l’ambassade du Japon qui s’élève à 175 millions de francs burundais accordé à la Croix Rouge du Burundi. Ce projet vise à réhabiliter et étendre le système d’adduction dans les communes de Muhanga et Gahombo. La construction d’une adduction d’eau en commune Gahombo sera terminée d’ici mi-décembre. Elle va servir les infrastructures publiques principales comme les centres de santé, les écoles, les marchés et les églises. Plus de     soixante-dix (70 000) personnes en bénéficieront. A la même occasion, une visite des sources d’eau a été effectuée sur la colline Mbowe, zone Maramvya en commune Muhanga où seront réalisés les travaux de captage d’eau potable.

Eric Mbazumutima

 

ENTRETIEN˃ Sur les mutuelles de santé communautaire

« La Pamusab veut que toute la population burundaise ait accès aux soins de santé de qualité »

 

DSC03668Le quotidien burundais d’informations Le Renouveau s’est entretenu avec la secrétaire exécutive de la Pamusab (Plate-forme des acteurs de mutuelles de santé au Burundi) sur les grands chantiers, les défis et les perspectives d’avenir, le jeudi 2 novembre 2017. La Pamusab veut que toute la population burundaise ait accès aux soins de santé de qualité.  

 

Comme l’a indiqué la secrétaire exécutive de la Pamusab , Espérance Kaneza, la plate-forme est née en 2010. C’est un cadre idéal pour tous les acteurs de mutuelles de santé pour faire des échanges sur l’évolution des mutuelles de santé.Mme Kaneza a fait savoir que la Pamusab est composée actuellement de 18 514 membres des mutuelles de santé qui sont membres de la Pamusab. Elle est une plate-forme qui regroupe cinq secteurs qui appuient les mutuelles de santé communautaire au Burundi. Il y a, entre autres, l’Adisco qui appuie les mutuelles de santé des caféiculteurs au Burundi; l’Ucode qui appuie les mutuelles de santé essentiellement dans le Nord, dans les provinces de Kayanza, Ngozi et Kirundo au moment où la Munasa (Mutuelle nationale de santé) appuie les mutuelles de santé du Nord , de l’Est et du Centre du pays; la FVS-Amade Burundi appuie les mutuelles de santé dans les provinces de Rumonge, Bururi, Makamba et Rutana, sans oublier Memisa Belgique qui appuie les mutuelles de santé dans les provinces de Muramvya et Muyinga.

Les grands chantiers.

Les grands chantiers déjà réalisés au niveau de la Pamusab sont essentiellement le travail sur plusieurs politiques qui concernent les mutuelles de santé. Mme Kaneza a indiqué qu’il y a une proposition faite par la Pamusab à propos de l’architecture  de l’assurance maladie universelle sur laquelle le gouvernement pourrait se baser pour la mise en œuvre de cette assurance. La Pamusab a entamé le processus d’harmonisation des membres de la plate-forme. Cela veut dire qu’avant que la plate-forme soit mise en place, chaque acteur accompagnait ses mutuelles de santé avec ses propres procédures d’accompagnement, a dit Mme Kaneza. Mais actuellement, tous les acteurs qui sont membres de la Pamusab ont mis en place un programme d’harmonisation des procédures  et des outils.La Pamusab a travaillé avec le Secrétariat exécutif permanent de la Commission nationale de protection sociale (Sep/CNPS), organe étatique qui coordonne toutes les réalisations. Actuellement, a indiqué Mme Kaneza, les mutuelles membres de la Pamusab sont en train de réaliser un programme du Sep/CNPS d’accès aux soins de santé pour les indigents. Elle a aussi fait un travail pour le renforcement des compétences des mutualistes qui est l’un des objectifs de la Pamusab.Actuellement, la Pamusab a la mission de travailler sur différentes thématiques essentiels des politiques qui donnent une place aux mutuelles de santé. L’amélioration de la qualité des soins des centres de santé  qui collaborent avec les mutuelles de santé membres de la Pamusab mais aussi pour d’autres formations sanitaires n’a pas été oubliée, a signalé Mme Kaneza. La Pamusab,souhaite que toute la population burundaise ait accès aux soins de santé de qualité, a-t-elle ajouté

Défis.

Dans chaque activité, il y a toujours des défis. Selon Mme Kaneza, la Pamusab s’est heurtée à l’incohérence des politiques. Aujourd’hui, il y a les mutuelles de santé qui fonctionnent et la Carte d’assurance médicale (Cam) est là. Auparavant, au lancement de la Cam, celle-ci était destinée essentiellement aux indigents qui n’avaient pas de moyens, mais actuellement tout le monde peut avoir accès à cette carte. La Cam coûte moins chère que les mutuelles de santé, ce qui fait que les effectifs des mutualistes n’augmentent pas.L’autre défi est le taux de pénétration des mutuelles de santé qui reste encore faible. En plus de cela, il n’y a pas d’assurance maladie universelle au Burundi, l’adhésion est volontaire et non obligatoire. Les prix des médicaments ont presque doublé, a précisé Mme Kaneza.Quant aux frais d’abonnement, Mme Kaneza a indiqué qu’une famille de 2 à 6 personnes s’abonne à 22 500 FBu/an au moment où une seule personne paie 15 000                                                                                                                                                                      FBu/an. A partir de 7 personnes jusqu’à 10, une somme forfaitaire  de 2 500 FBu est  ajoutée pour totaliser 25 000 FBu/an. Quand un membre de la Pamusab se fait soigner dans des centres de santé publics, il paie 30% et la mutuelle lui paie 70%. Dans les centres de santé confessionnels, le membre paie 40% et la mutuelle lui paie un ticket modérateur de 60% ,alors qu’il paie 50% dans les hôpitaux privés, la mutuelle lui paie 50%.
Martin Karabagega

 

 
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