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MSPLS> Les réalisations phares au cours de l’année 2018

Plusieurs infrastructures sanitaires ont été inaugurées

 

IMG 0122Le ministère de la Santé publique et de la lutte contre le sida a présenté, le mardi 22 janvier 2019, les réalisations phares au cours de l’année 2018 ainsi que les perspectives pour l’année 2019. Au cours de l’année 2018, plusieurs infrastructures sanitaires ont été inaugurées.  

 

Thaddée Ndikumana, ministre en charge de la santé publique, a indiqué qu’en ce qui concerne les œuvres réalisées dans le cadre de la célébration du 56 e anniversaire de l’indépendance nationale, les hautes autorités du pays ont procédé à une série d’inaugurations des infrastructures sanitaires construite dans le cadre des travaux de développement communautaires en appui avec les collectivités locales. « Ainsi ont été inaugurés et ouverts au public ; 32 centres de santé, l’hôpital de Musenyi en commune Tangara de la province de Ngozi et un bloc de pédiatrie à l’hôpital de Kayanza», a dit le ministre. « Dans le même volet des constructions, nous avons inauguré dans les enceintes de l’Institut national de santé publique (INSP), un bâtiment de quatre niveaux qui abritera la  filière de kinésithérapie et de réadaptation. Nous avons aussi inauguré, dans les enceintes du PEV, un hangar abritant des chambres froides de conservation des vaccins de tout le pays. Dans le domaine de la recherche, le Premier vice-président de la République a procédé à l’inauguration du siège social de la Commission est-africaine de recherche en santé sis à Kigobe dans la commune urbaine de Ntahangwa en mairie de Bujumbura », a ajouté M. Ndikumana. Il  a précisé que, sous le haut patronage de la Première dame du Burundi, le ministère a organisé deux passages de la semaine santé mère-enfant au mois de juin et au mois de novembre. Dans le cadre de la prévention contre les endémo-épidémies, le ministère en charge de la santé a organisé une campagne de vaccination contre la méningite de sérogroupe A en faveur de plus de 7,7 millions des personnes vivant sur le territoire national (soit 77% de la population) dont l’âge est compris entre une année et 29 ans. Le ministre note que  cette opération a connu un succès puisque plus de 95% des personnes attendues ont reçu le vaccin. 

Un plan de contingence a été élaboré

M. Ndikumana a fait savoir que, dans le cadre de la prévention de la maladie à Virus Ebola, un plan de contingence a été élaboré et, dans le cadre de sa mise en œuvre, tous les points d’entrée du pays sont contrôlés par des infirmiers qui font le screening systématique de tous les passagers. Dans l’optique de prêcher par l’exemple, il a souligné  que, pour amener la population à se faire dépister volontairement du sida pour atteindre l’objectif mondial des premiers 90, la Première dame du Burundi et les cadres du ministère en charge de la santé se sont fait dépistés à l’occasion de la célébration de la journée mondiale du sida. A travers l’OPDAS (Organisation des premières dames d’Afrique engagées dans la lutte contre le sida), la Première dame du Burundi a appuyé le ministère en charge de la santé en animant des séminaires à l’intention des leaders administratifs, sanitaires et religieux pour les sensibiliser à l’adhésion, à la protection de la transmission du VIH de la mère à l’enfant (PTME) dans le but de faire en sorte qu’aucun enfant ne naisse avec le virus du sida.Le ministre de la Santé publique a ajouté qu’une autre activité de grande envergure nationale a été le lancement par la Première dame du pays de la campagne « Naître libre pour briller » dans le but d’arriver à 0 infection du VIH/ Sida d’ici 2030 et de nous aligner de cette façon sur les objectifs de développement durable. Les perspectives de ce ministère pour l’année 2019 vous seront livrées dans nos éditions ultérieures. 

Emelyne Iradukunda

 

SOCIETE> Les métiers à risque

Certains présentent un danger pour la santé

 

DSC04347Beaucoup de métiers sont à risque mais ils diffèrent par leur gravité. Dépendamment d’où ils sont exercés, ces derniers peuvent constituer un problème chronique de la santé de ceux qui les exercent. C’est du moins ce qui se fait remarquer dans les maisons à moulin, d’autres dans les ateliers de soudure ou des machineries. Un passage à ces endroits nous en dit plus. 

 

Généralement exercés dans les quartiers périphériques, les travailleurs dans les maisons de moulins trouvent beaucoup plus de clients dans ces endroits. En effet, la population de ces quartiers s’approvisionne peu en farine déjà moulue mais préfèrent plutôt acheter du manioc ou du maïs pour faire moudre eux-mêmes. C’est moins cher, parait-il. Les travailleurs dans ces maisons nous ont indiqués que c’est un travail qui demande des efforts car on doit surveiller que la farine ne s’envole pas en dehors des sacs qui la soutiennent. C’est pendant cette surveillance que les travailleurs inhalent une grande quantité de farine qui atterrit dans les poumons. La plupart des travailleurs toussent. En leur demandant comment ils font pour survivre à cela pendant des années, ils affirment qu’ils n’ont pas le choix. Mais selon eux, chaque soir à la fin du travail, ils se préviennent contre des toux sévères en buvant du lait de vache. C’est du moins ce qui les rassure. Pourtant certains se protègent avec des cache-poussières, de petits masques blancs qu’ils n’utilisent que très peu.L’autre catégorie des métiers à risque est celui de la machinerie. En visite dans certaines industries, on constate que le travail se fait à mains nues, d’autres dans la soudure, les yeux non couverts. Un interlocuteur a indiqué qu’une simple négligence peut affecter les yeux. En effet, le travailleur ne sent rien à ce moment, c’est le lendemain qu’il peut à peine ouvrir ses yeux à cause des rayons lancés par les métaux à souder. Sans oublier les petits débris qui peuvent percuter les yeux.  A la question de savoir pourquoi dans ce genre de métier beaucoup ne se protègent pas, il a indiqué que cela devient une habitude quand on s’apprivoise au métier et on finit par être solide. Quant à ceux qui se lancent sur des machines mains nues, les avis sont les mêmes que ceux qui font de la soudure. Question d’habitude. Seulement il faut faire très attention et éviter de se faire distraire par quoi que ce soit afin d’éviter des accidents, disent-ils. Dans l’un ou l’autre métier à risque, les interlocuteurs s’accordent tous sur l’importance de se protéger. 

BLANDINE NIYONGERE

 

ENVIRONNEMENT> l’écroulement des vieux arbres

Les routes et les passants sont menacés

 

La pluie qui s’est abattue sur la capitale dans la nuit du 17 au 18 janvier 2019 n’a pas emporté que des vies humaines et des maisons. Il faut dire que de vieux arbres se retrouvent menacés par ces fortes pluies torrentielles. C’est du moins un constat qui a été fait le matin du 18 janvier 2019 sur l’avenue Pierre Ngendandumwe. 

 

Un vent violent mélangé avec une pluie torrentielle a écroulé un vieil arbre l’avenue Pierre Ngendandumwe. A part que la route s’est retrouvée bloquée le matin par les instances de l’ordre, la situation était normale comme l’on dit, « après la pluie, le beau temps ». Il a fallu faire des manœuvres de régulation de la circulation pour faciliter le passage des véhicules durant ces heures de pointe où chacun se hâte pour arriver à temps au lieu de travail.L’avenue Pierre Ngendandumwe longe la Clinique Prince Louis Rwagasore. C’est une avenue beaucoup plus fréquentée par plusieurs véhicules car elle est facilement accessible et on y retrouve peu d’embouteillage. Certes on n’y trouve pas de feux de signalisation, mais seuls ceux qui y passent savent se donner la priorité et passer sans problème. On ne trouvera pas non plus de policiers régulant la circulation à cet endroit sauf en cas de problèmes comme des cas d’accidents mais qui ne surviennent que rarement à cet endroit. Elle est entourée de vieux arbres, des manguiers qui, apparemment datent de très longtemps. Parfois, quand de fortes pluies frappent, ces arbres se déracinent et tombent au milieu de la route. La circulation se retrouve ainsi bloquée. Toutefois, la situation a été vite maîtrisée par les instances de l’ordre travaillant aux alentours de cet endroit. Pour faciliter la circulation, l’avenue des non alignés et l’avenue de la JRR ont ainsi servi d’axe de désengorgement pour faciliter la circulation en attendant que le vieux manguier soit dégagé de l’avenue. Un constat est clair. Plus d’un vieil arbre à cette avenue menace de s’écrouler de la même façon et sur d’autres avenues longeant le centre-ville. Oui à la protection de l’environnement mais la question est de savoir quelles mesures devraient être prises pour qu’un jour ces arbres ne causent pas d’accidents mortels. En effet, ce sont des avenues les plus fréquentées par des piétons et des véhicules, qu’en est-il si ces vieux arbres s’écroulent à l’heure  des passages des gens ? Un constat qui mérite la prise de conscience de tout un chacun. 

Blandine Niyongere

 

Colline Sororezo de la commune Kanyosha> Eboulement

Une famille de six personnes décimée

 

P1089Au total six personnes parmi lesquelles le père de la famille, sa femme et leurs quatre enfants sont mortes lors d’un glissement de terrain qui s’est produit, dans la nuit du 17 janvier 2019, sur la colline Sororezo de la commune Kanyosha. La population de cette localité était dans la désolation totale dans la matinée du vendredi 18 janvier 2019. 

 

Une famille de Janvier Surubika et sa femme Lydie Niyonkuru, qui était chef de cellule, avec tous leurs quatre enfants, a été décimée suite à un éboulement occasionné par la pluie torrentielle. Cette catastrophe s’est passée dans la nuit du 17 janvier 2018, sur la colline Sororezo, sous-colline Ruyange communément appelé « ku Kamabuye ». Il s’agit d’un éboulement qui a démoli les murs d’une maison pendant le plein sommeil. Dans la matinée du vendredi 18 janvier 2019, la population de cette localité était dans la désolation totale. « Je suis dépassé de ce qui s’est passé. C’est vraiment fort incompréhensible que toute une famille disparaîsse », a dit en pleurant un des voisins.Dans un entretien avec Thérence Hicuburundi, chef de sous-colline Ruyange, a affirmé que cet incident mortel est dû à la pluie qui s’est abattue dans cette localité.    « C’était dans la matinée de ce vendredi, j’allais donner une convocation à une personne qui devait comparaître au tribunal aujourd’hui même, quand j’ai été mis au courant de cet incident », a dit M. Hicuburundi.Il affirme que cette terre n’est pas favorable pour les maisons d’habitation. «Il s’agit d’un sol argileux qui retient l’eau. Les maisons sont construites sur des pentes  et, pour avoir la place où on peut construire, on doit creuser un talus».Il a demandé à tous ceux qui le peuvent d’intervenir dans ces moments de dures épreuves. Au gouvernement du Burundi, il a demandé de trouver une autre place pour les familles vivant dans cette localité car comme il l’a fait savoir ceux qui y vivent sont au bord  du gouffre.Certains habitants de cette localité attendait toujours l’intervention de la police de la protection civile jusqu’à 10h30. « En fait, c’est elle qui a les mécanismes d’intervenir dans de telles conditions ».                                                                       

Moïse Nkurunziza (Stagiaire)

 
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