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BUJUMBURA MAIRIE> Les grandes réalisations dans la lutte contre le Sida

Le pas franchi est satisfaisant mais il y a encore à faire

 

 1Depuis les années 1986, le Burundi s’est lancé dans une lutte active contre le VIH/sida. Dans la province sanitaire de la mairie de Bujumbura, on a déjà franchi un grand pas, même s‘ il est pénible pour certaines gens de se faire dépister ou de récupérer les résultats. Malgré tout, le renforcement de la sensibilisation communautaire sur les moyens de prévention reste une des priorités. 

 

Dans sa présentation, lors de la rencontre de la Première dame du pays avec les jeunes filles musulmanes en mairie de Bujumbura, le jeudi 12 juillet 2018, le directeur de la province sanitaire de la mairie de Bujumbura, Cléophile Akindavyi, a rappelé que la santé reproductive suppose le droit de mener une vie sexuelle satisfaisante et sans risque, la liberté et la possibilité de décider si et quand on veut avoir des enfants. Mais qu’il faut chaque fois éviter la contamination par le virus du sida car, en mairie de Bujumbura, 3,6% sont malades du sida et de ceux-ci, 22,3% sont les travailleuses du sexe. Dans le domaine de la santé reproductive adaptée aux jeunes, Mme Akindavyi a indiqué qu’en mairie de Bujumbura, plusieurs services sont offerts. C’est notamment l’éducation pour la santé, les consultations prénatales (CPN), l’accouchement, le planning familial, le dépistage VIH, la prise en charge sur ARV, tous offerts gratuitement, ainsi que le traitement des infections sexuellement transmissibles. Pour y arriver, Mme Akindavyi relève, comme forces,  l’existence des structures PTME (39 établissements), les prestataires de tous les sites offrant les services de VIH qui sont formés en PTME, la disponibilité des intrants, l’existence des centres de santé (CDS) amis des jeunes, etc.Mme Akindavyi s’indigne cependant de certaines gens, et surtout les jeunes, qui n’acceptent pas facilement de se faire dépister ou ne reviennent pas  récupérer les résultats de leurs tests. Cela parce qu’en 2017, 4 960 jeunes de 15 à 24 ans qui se sont fait dépister ne sont pas revenus récupérer leurs résultats. « Et cela constitue un problème dans la lutte contre le sida », précise-t-elle. Comme contraintes, elle relève également le relâchement de la communauté dans la prévention et la lutte contre le VIH/sida ainsi que la faible coordination des intervenants dans la lutte contre le sida. Mme Akindavyi, fait savoir que malgré tout cela, dans l’avenir, sa province sanitaire compte renforcer la sensibilisation communautaire sur les moyens de prévention, faire la détection des points chauds pour dépistage ciblé, le renforcement des prestataires pour prélèvement des échantillons des nouveau-nés des parents vivant avec le sida, ainsi que la création et l’équipement d’autres CDS amis des jeunes.  
Jean Bosco Nkunzimana

 

Centres intégrés > Leur contribution dans la lutte contre les violences basées sur le genre

Les victimes bénéficient d’une prise en charge totale et gratuite

 

IMG 051Avant, les victimes des violences basées sur le genre étaient déboussolées du fait que certaines ne savaient même pas les centres de prise en charge de ce fléau. Maintenant, il y a un léger mieux pour ces victimes car des centres intégrés ont été créés pour une prise en charge totale et gratuite de ces catégories de personnes. 

 

Dans un entretien qu’il a accordé au quotidien Le Renouveau, le médecin directeur de l’Hôpital de Cibitoke, Jean-Claude Mugisha a fait savoir qu’avant la création des centres intégrés, les victimes des violences basées sur le genre  faisaient face à divers problèmes. Ces derniers étaient liés à la longue distance qu’ils parcouraient pour arriver aux centres de prise en charge des violences basées sur le genre. Dans ces Centres, les victimes n’y trouvaient pas tous les services dont ils avaient besoin. « Tout dépend des moyens dont disposent ces centres. Certains peuvent avoir les moyens pour la prise en charge médicale seulement de ces victimes, d’autres peuvent s’occuper de la prise en charge psychologique, juridique, etc. En général, il y avait peu de centres qui ont tous les services de prise en charge des violences basées sur le genre », a mentionné Dr Mugisha.  Il a précisé que, maintenant, des centres intégrés ont été créés dans certains hôpitaux, notamment au sein des hôpitaux de Cibitoke, Muyinga et Makamba. L’avantage de ces centres est qu’ils possèdent tous les services dont les victimes des violences basées sur le genre ont besoin. Aussi, puisque ces centres se trouvent au sein de l’hôpital, si un cas de maladie est jugé de grave, il est transféré à cet hôpital pour un suivi de près. A la question de savoir comment ces centres contribuent dans la lutte contre les violences basées sur le genre, Dr Mugisha a répondu qu’avec le soutien des partenaires, les centres intégrés travaillent en étroite collaboration avec les agents de santé communautaire afin que ces derniers aillent sensibiliser la population sur la lutte contre les violences basées sur le genre. Outre la prévention, ces agents de santé communautaire accompagnent les victimes ou les réfèrent dans les centres intégrés afin de bénéficier de la prise en charge totale.Le médecin directeur de l’Hôpital de Cibitoke interpelle d’autres partenaires dans le domaine de la santé d’appuyer le gouvernement afin que tous les hôpitaux possèdent des centres intégrés dans le but de prévenir et de diminuer les violences basées sur le genre.      

Rose Mpekerimana   

 

INSALUBRITE> Zone urbaine de Bwiza

Les ordures qui logent dans les caniveaux sont source de maladies

DSC09200Les caniveaux de la zone urbaine de Bwiza méritent d’être systématiquement curés dans l’objectif d’assainir nos milieux environnants. Il ne suffit pas de curer ces caniveaux, encore faut-il éloigner les ordures en vue de les empêcher de s’y déverser encore une fois. Surtout lorsqu’on sait que ces ordures dégagent des odeurs nauséabondes qui polluent de surcroît l’air. La population a besoin de respirer l’air non pollué pour sa bonne santé. 

 

Presque tous les caniveaux de la zone urbaine de Bwiza sont remplis des déchets biodégradables et non dégradables. Le quotidien « Le Renouveau» s’en est rendu compte, le mercredi 4 juillet 2018, lorsqu’il était de passage dans cette partie de la commune urbaine de Mukaza.  En effet, il y existe beaucoup d’ordures dans les caniveaux de la zone urbaine de Bwiza. Ces ordures sont jetées dans ces caniveaux par les habitants eux-mêmes de ce quartier. C’est pour cette raison que les services chargés d’hygiène sont tenus de sensibiliser la population sur le danger qui la guette lorsque certains milieux ne sont pas assainis. Tenez ! Les ordures dégagent des odeurs nauséabondes qui poussent les gens non seulement à se pincer le nez, mais également à éviter que l’air pollué puisse leur parvenir. En respirant l’air pollué, il y a lieu d’attraper des maladies y afférentes. Il faut remarquer que les travaux de curage sont entrepris à faible taux d’exécution dans la mesure où l’évacuation n’est pas effective. Les ordures ne sont pas enlevées systématiquement d’autant plus qu’après le curage, on observe encore des ordures dans les mêmes caniveaux.En outre, les déchets qui y sont délogés sont déposés à leurs abords. C’est pour cela que ces ordures ne tardent pas à se déverser dans lesdits caniveaux. Il revient à la population de changer de comportement dans l’objectif d’assainir l’environnement. Ce qui permettra de rendre plus salubre nos milieux environnants pour éviter notamment la multiplication des moustiques, vecteurs du paludisme. De cette manière, il y a moyen de mettre à l’abri de la population de toutes les maladies qui pourraient être véhiculées par l’insalubrité.

Masta Shabani

 

COMMERCE> Collecte des objets de fer usés

Une pratique rentable pour les usagers

 

DSC09277La commercialisation des objets de fer usés est une source de revenus pour certaines personnes. Avec cette activité, Emmanuel Bazungu, parvient à faire vivre sa famille et subvenir aux besoins les plus vitaux. Il se garde de ne pas acheter les objets de fer usés dont l’origine est douteuse.   

 

Certaines gens se livrent à la collecte des objets de fer usés. Ce sont particulièrement les jeunes enfants qui s’adonnent à une telle pratique pour les vendre auprès des tiers qui en disposent le marché. Cela est ressorti de l’entretien que le quotidien « Le Renouveau» a récemment eu, avec Emmanuel Bazungu, acheteur de ce produit dans l’objectif de le revendre plus tard aux personnes qui acheminent ces objects de fer dans une usine de la place pour leur recyclage. D’après lui, il achète un kilo de fer usé tantôt à 300 Fbu,  tantôt à 350 Fbu. Mais,  lorsqu’il s’agit d’objets de fer usés en provenance de la République démocratique du Congo(RDC), le coût est de 400Fbu le kilo. Il a fait savoir qu’il revend son produit à 480Fbu le kilo. A cet effet, il gagne entre 50Fbu et 100Fbu au kilo étant donné qu’il débourse 60 000Fbu pour les frais de transport. Il a fait remarquer que cette occupation fait vivre sa famille parce qu’elle lui permet de faire étudier ses enfants en plus de les nourrir. Et d’ajouter que ladite activité lui permet également de couvrir d’autres besoins vitaux comme l’habillement. Il a précisé qu’avant de vendre ces objets de fer usés, il attend qu’ils soient en quantité suffisante allant d’une à deux tonnes. Il a cependant déploré le fait que pour obtenir une telle quantité, il lui faut un mois ou plus. Il n’a pas manqué de signaler qu’il est prudent avant d’acheter  de tels objets d’autant plus qu’il existe certains jeunes enfants qui lui proposent les objets de fer usés obtenus par des voies détournées. Il ne les prend  pas pour ne pas se créer d’ennuis. Il se garde ainsi de ne pas être traité de receleur dans la mesure où l’infraction de recel est punie par la loi. 

Masta Shabani

 
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