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MINISTERE EN CHARGE DES DROITS DE LA PERSONNE HUMAINE> Atelier de lancement de la campagne de vulgarisation de la loi n°1/13 du 22 septembre 2016

Pour rassembler les différents acteurs qui sont impliqués dans l’application de cette loi

 

DSC 6059Le ministère des Droits de la personne humaine, des affaires sociales et du genre a organisé le mardi 13 juin 2017, un atelier de lancement de la campagne de vulgarisation de la loi n°1/13 du septembre 2016 portant prévention, protection des victimes et répression des violences basées sur le genre. L’objectif de cet atelier était de rassembler les différents acteurs qui sont impliqués dans l’application de cette loi.

 

Pour le ministre en charges des affaires sociales et du genre, Martin Nivyabandi, cette loi est une loi spécifique qui vient compléter l’arsenal juridique du Burundi pour qu’il puisse mener un combat contre les violences basées sur le genre. Il a indiqué que beaucoup de gens ont l’habitude d’accuser le gouvernement de mettre en place des lois sans les vulgariser. C’est pourquoi le ministère des Droits de la personne humaine, des affaires sociales et du genre a voulu rompre avec cette pratique et vulgariser cette loi. Cela pour que personne ne dise qu’elle ne connaît pas cette loi. M. Nivyabandi a précisé que cette loi va être vulgarisée du sommet à la base pour que tout le monde en soit au courant et ceux qui continuent à faire les violences basées sur le genre subissent des conséquences sans échappatoires.

Réprimer serait un denier recours

Il a souligné que les violences basées sur le genre constituent un problème social à combattre individuellement et collégialement. Pour y arriver, un précieux outil a été mise en place car cette loi est un important outil pour prévenir les violences basées sur le genre, protéger les individus contre ces violences et surtout réprimer les auteurs de ces violences. Et la promulgation de cette loi portant prévention, protection des victimes et répression est un signe éloquent de l’intérêt que le gouvernement porte à la lutte contre cette épine dans le pied de la société burundaise.
M.Nivyabandi a révélé que réprimer serait le derniers recours car l’idéal serait la sensibilisation, la vulgarisation et l’appropriation de cette loi pour l’ensemble de la population. Toutefois, il faut toujours se munir de cet outil répressif et l’appliquer dans toute sa rigueur en cas de survenance des crimes.

Fidès Ndereyimana



 

MEEATU> Exposition

Sur les meilleurs pratiques disponibles pour la protection de l’environnement

 

DSC 0545Le ministère de l’Eau, de l’environnement, de l’aménagement du territoire et de l’urbanisme organise, du 13 au 17 juin 2017 une exposition sur les meilleures pratiques disponibles pour la protection de l’environnement. Parmi les produits exposés, il y a des braséros qui consomment moins de charbon, la fabrication des médicaments traditionnels, des cruches modernes, des paniers et sacs, des briquettes, des emballages biodégradables.

 

Le ministre en charge de l’environnement, Célestin Ndayizeye, a dans son allocution, informé que la Journée mondiale de l’environnement sera célébrée le samedi 17 juin 2017 sous le thème : «Sauvegardons l’environnement, luttons contre le changement climatique». Et de dire que l’environnement est d’une importance primordiale dans la vie au quotidien. C’est pourquoi le ministère de tutelle émet régulièrement des messages de sensibilisation en matière de sauvegarde de l’environnement à l’endroit de la population via les médias, les réunions, etc.
Selon M. Ndayizeye, malgré l’importance de l’environnement, des actions aboutissant à sa dégradation, qui ont des conséquences néfastes sur la vie de l’Homme, s’observent encore. Il a cité entre autres les feux de brousse, l’empiétement des réserves naturelles à la recherche des terres arables, l’exploitation des minerais ainsi que le déboisement.
La semaine dédiée à la célébration de l’environnement est une occasion de se rappeler des bienfaits de la protection de l’environnement pour le Burundi et les Burundais et ainsi, de faire une rétrospective du passé pour voir ce qui a menacé l’environnement afin de prendre des mesures en vue de sa préservation. Il a remercié les associations et organisations qui œuvrent en matière de sauvegarde de l’environnement, notamment les meilleures pratiques pour la protection de l’environnement.
Le ministre en charge de l’Eau ainsi que le personnel de son ministère ont visité les stands où les associations et organisations exposaient les pratiques disponibles pour la protection de l’environnement. Parmi elles, il y a des braséros qui consomment moins de charbon, la fabrication des médicaments traditionnels, des cruches modernes, des paniers et sacs, des briquettes, des emballages biodégradables.
M. Ndayizeye a interpellé tout Burundais à adopter ces pratiques afin de préserver l’environnement et faire des économies tant familiales qu’au niveau du pays.

Ezéchiel Misigaro

 

14 JUIN> Journée mondiale des donneurs de sang

Donner du sang, un geste qui rend fier les donneurs

 

Chaque année, le 14 juin, les pays du monde entiers célèbrent la journée mondiale des donneurs de sang. Cette manifestation vise à montrer la nécessité de donner du sang. C’est aussi l’occasion de remercier les donneurs de sang du geste louable qu’ils font en donnant leur sang. Selon les donneurs de sang, « donner du sang » est un geste qui les rend fier lorsqu’ils réalisent qu’ils sauvent des vies humaines.

 

David Ndayizeye est un donneur de sang il y a plus de dix ans. Il a témoigné sur la nécessité de donner du sang. Il a commencé le don de sang lorsqu’était à l’école secondaire. A ce moment, avec ses amis, ils le faisaient pour savoir leur état de santé pour certaines maladies comme l’hépatite, le VIH-Sida, etc. Et c’est par après qu’il a commencé à réaliser le bien de sauver les autres. M. Ndayizeye a révélé que donner du sang est un acte de générosité mais c’est tout aussi bénéfique pour le donneur. Cela parce que si on donne du sang, ça permet de connaître régulièrement son état de santé. Aussi, il a révélé que donner du sang est un geste qui le rend fier étant donné que ce sang sauve des vies humaines. Mais aussi, ça lui permet de bien se comporter. Selon lui, lorsqu’on est un donneur régulier, on doit être prudent pour éviter les maladies sexuellement transmissibles. Car « donner de sang » donne une éducation pour les donneurs réguliers, a-t-il ajouté.

Des sensibilisations s’avèrent nécessaire

Dans notre pays, beaucoup de personnes n’ont pas encore compris la nécessité de donner de sang. La preuve est que le pays est confronté souvent à des problèmes de pénurie du sang surtout pendant la période de vacances. Cela parce que la grande majorité des donneurs sont des élèves. C’est pourquoi des sensibilisations approfondies s’avèrent nécessaire pour que tout le monde puisse comprendre la nécessité de donner du sang. Le problème est que la plupart de gens voient la nécessité de donner de sang lorsqu’il y a un membre de leur famille qui est malade et qui a besoin du sang.
En donnant du sang, personne ne sait qui va bénéficier de ce sang donné, peut-être que ce sera un membre de sa famille. C’est pour cette raison qu’il a interpellé toute personne qui remplit les conditions de donner du sang à le faire sans rien espérer en retour comme récompense sauf la fierté de sauver les vies. Notre source a déploré qu’il y ait des personnes adultes qui ne savent pas même leur groupe sanguin pour donner du sang en cas d’urgence, car connaître le groupe sanguin, c’est le minimum. Pour lui, il est nécessaire que les Burundais surtout les jeunes aient l’habitude de faire les actes de volontariat.
Il faut signaler que le thème retenu pour cette année au niveau mondiale est « le don de sang dans les situations d’urgence ». Cette campagne souligne le rôle que chacun peut jouer pour aider les autres dans les situations d’urgence en donnant de son sang. Elle montre aussi qu’il est important de donner du sang régulièrement afin que les réserves soient suffisantes avant une situation d’urgence.

Fidès Ndereyimana

 

PROVINCE DE RUMONGE> Enseignements de lutte contre les mariages et grossesses précoces

Pour prévenir et éradiquer ce fléau

 

DSC05604Dans l’objectif de lutter contre les mariages et grossesses précoces, le Sénat de la République du Burundi en partenariat le Fonds des Nations Unies pour la Population (UNFPA) a organisé du 7-8 juin 2017 en province de Rumonge des enseignements à l’endroit des jeunes élèves leadeurs des communes Rumonge et Muhuta. Le Deuxième vice-président du Sénat, Anicet Niyongabo, a dit que les directeurs et enseignants représentant les autres sont également bénéficiaires de ces enseignements pour prévenir et éradiquer ce fléau.

 

Dans ce mot d’ouverture, le mercredi 7 juin 2017, en commune Rumonge, le Deuxième vice-président du Sénat, Anicet Niyongabo, a indiqué que l’idée d’organiser ces enseignements a été tirée des préoccupations de la population que le Sénat a constatées lors du tour qu’il a effectué dans toutes les communes du pays. «Dans divers milieux du pays, la population nous a parlé de ce problème des mariages et grossesses précoces chez les jeunes filles élèves. C’est dans ce cadre que le Sénat a organisé ces enseignements. Le Sénat de la République du Burundi est venu ici à Rumonge pour sensibiliser les jeunes afin d’éradiquer ce fléau», a-t-il signalé.
M.Niyongabo a dit que le problème des mariages et grossesses est devenus un fléau au Burundi et en particulier en province de Rumonge. En effet, il a signalé que 116 cas des grossesses précoces ont été enregistrés pendant l’année scolaire 2015-2016 en province de Rumonge. La commune Rumonge vient en première place avec 60 cas, suit Buyengero qui a enregistré 23 cas, Burambi avec un effectif de 11 cas. Pour les communes Bugarama et Muhuta, il a dit que chacune d’elles ont enregistré 11 cas de grossesses précoces.

Une loi réprimant les violences basées sur le genre

Comme causes de ces grossesses en milieux scolaires, il a indiqué la pauvreté de parents et la corruption quand un enseignant exige les rapports sexuels à son élève pour lui donner des points qu’elle ne mérite pas. Les réseaux sociaux et les films pornographiques sont aussi cités par cette autorité à titre des causes multipliant la prostitution chez les jeunes élèves. Il a profité de cette occasion pour avertir les enseignants, les motards, pêcheurs et autres personnes qu’une loi en rapport avec la prévention et la répression des violences basées sur le genre est déjà en vigueur depuis septembre 2016. Concernant, ces jeunes, il les a conseillés de mettre en avant leurs études, car, a-t-il continué, ils seront en train de préparer leur avenir, celui de leur famille et de leur pays. Il a invité tout le monde à lutter contre les mariages et les grossesses précoces.
M. Niyongabo a rappelé que de tels enseignements ont été déjà dispensés dans les communes Busoni, Kirundo et Vumbi de la province de Kirundo, Kayanza et Matongo en province de Kayanza, Vugizo et Kayogoro en province de Makamba et en communes Mishiha et Gisagara dans la province de Cankuzo. Il a précisé que les bénéficiaires de ces enseignements sont les élèves, les enseignants et directeurs des différents établissements. Il a remercié l’UNFPA pour avoir financé ce programme.
Quant à celui qui avait représenté l’UNFPA, Janvier Ndizeye, il a signalé que c’est une occasion pour cette organisation, en commun accord avec le Sénat du Burundi, de donner un message selon lequel une fille qui se marie ou qui tombe enceinte précocement commence le début de ses problèmes. Ce genre de fille ne peut arriver loin. « Nous invitons chacun dans sa responsabilité de faire son mieux pour éradiquer ce fléau».
Quant au gouverneur de la province de Rumonge, Juvénal Niyongabo, il a remercié le Sénat du Burundi d’avoir organisé de tels enseignements en province de Rumonge, surtout que cette province connaît plusieurs choses qui distraient les jeunes jusqu’à abandonner l’école. Il a précisé que les personnes qui les distraient sont principalement les motards, les pêcheurs et quelques fois les enseignements. « Ces derniers utilisent de l’argent, des poissons et des lifts pour les séduire », a-t-il dit. Les thèmes dispensés sont entre autres un exposé sur les conséquences des mariages et grossesses précoces, un autre sur la prévention et la lutte contre les grossesses précoces, et un troisième sur les droits de l’enfant et la promotion du potentiel des jeunes. Ces mêmes enseignements sont dispensés en commune Muhuta en zone Gitaza de la même province, le jeudi 8 juin 2017. Partout, il y a eu des jeunes filles mères qui ont témoigné sur les conséquences des grogresses précoces.

Vincent Mbonihankuye

 

 
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