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Interview> Importance du carnet de santé mère-enfant

Elle aide les mères à connaître le calendrier vaccinal

 

DSCO 09Le carnet de santé mère-enfant est donné à une femme enceinte pendant les consultations prénatales. Il indique la période de vaccination chez la femme enceinte mais également celle de l’enfant après la naissance. Malheureusement, certaines mères ignorent l’importance de ce carnet alors qu’il est nécessaire pour la bonne santé de la mère et de l’enfant. 

 

Dans un entretien qu’elle a accordé au quotidien Le Renouveau, la titulaire du centre de santé de Ngagara, Médiatrice Nahishakiye, a fait savoir qu’au moment de la première consultation prénatale, les prestataires de santé qui font ces dernières donnent aux femmes enceintes le carnet de santé mère-enfant. Elle a précisé que ce carnet a pour rôle de rappeler le calendrier vaccinal de cette femme mais aussi de l’enfant après la naissance. « Pendant lesdites consultations, les prestataires de santé qui sont prudents veillent à montrer les dates successives de vaccination qu’une femme enceinte doit suivre jusqu’à l’accouchement. Par après, cette femme continue à garder le carnet de santé car elle va encore l’utiliser au cours des vaccins prévus pour l’enfant de 0 à 2 ans», a-t-elle mentionné.
 

Certains défis pour une bonne utilisation du carnet de santé mère-enfant

Mme Nahishakiye reconnaît que, des fois, il pourrait arriver une rupture de stock de ces carnets de santé. Mais, a-t-elle poursuivi, cela arrive rarement. Elle a signalé que dans certaines structures de soins, il arrive que les prestataires de santé soient distraits et oublient de donner ces carnets aux bénéficiaires. Notre  source  a en outre relevé  les  cas  des  femmes enceintes qui ignorent l’importance  dudit  carnet  : « Après avoir reçu le carnet de santé mère-enfant, certaines femmes enceintes peuvent revenir pour une autre consultation prénatale sans se munir du carnet reçu. Quand les prestataires de santé leur demandent où il se trouve, elles répondent qu’elles ne savent pas qu’elles doivent s’en munir à chaque consultation. C’est ce qui arrive même chez certaines femmes qui amènent leurs enfants pour les vaccins de routine », a-t-elle ajouté. De ce fait, Mme Nahishakiye rappelle à toutes les mamans en général et celles qui consultent au centre de santé de Ngagara en particulier de vérifier si elles ont reçu le carnet de santé mère-enfant pendant les consultations prénatales. Elle demande enfin  à ses collègues prestataires de santé, d’informer toujours les femmes enceintes sur l’importance dudit carnet au moment de la première consultation.
 

ROSE MPEKERIMANA

 

MINISANTE- OMS > Lancement du programme de résilience des populations au Burundi, volet santé « Twiteho amagara »

L’appui budgétaire alloué à ce volet s’élève à quarante-cinq millions d’euros

 

IMG 0627Le ministère de la Santé publique et de la lutte contre le sida, en collaboration avec l’OMS (Organisation mondiale de la santé) a procédé,  le jeudi 27 juin 2019,  au lancement du programme de la résilience des populations du Burundi, volet santé  « Twiteho amagara ». L’appui budgétaire alloué à ce volet s’élève à quarante-cinq millions d’euros.  

 

Au cours de ce lancement officiel, le ministre de la Santé publique et de la lutte contre le sida, Thaddée Ndikumana, a fait savoir que la résilience du système de santé est entendue comme la capacité à garantir un continium de soins en écartant de nombreux disfonctionnements qui touchent globalement les six piliers d’un système de santé. Il a cité notamment la rupture de stocks des médicaments essentiels, l’insuffisance des ressources humaines, la faiblesse des financements, la faible capacité de réaction face aux situations d’urgence. Il a indiqué que ces piliers ont pour objectifs de répondre efficacement aux situations que le gouvernement du Burundi a décidé de relever  les défis à travers les agendas inachevés des OMDs (Objectifs du millénaire pour le développement) et d’atteindre les objectifs de développement durable ( ODDs). Thaddée Ndikumana a signalé d’autres défis persistants. C’est, notamment,  l’amélioration de la qualité des soins et la prise en charge des urgences  obstétricales à travers l’approche chirurgie de district afin de soutenir la mesure  du gouvernement visant à subventionner les soins au couple mère-enfant à travers la gratuité des soins, le maintien des bonnes couvertures vaccinales dans les districts et le soutien  des autres districts à faible performance. «   C’est pour cela que dans la mise en place du programme « Twiteho amagara », je souhaite que les structures périphériques à savoir les hôpitaux de district et les centres de santé soient renforcés afin de permettre  la disponibilité et la continuité des services, l’accès aux services, l’utilisation des services, la satisfaction des usagers et la réactivité des services vis-à-vis des urgences. » Le ministre de la Santé publique et de la lutte contre le sida a rappelé enfin que ledit programme est donc en phase avec le Plan national de développement du Burundi, sur lequel est aligné le Plan national de développement sanitaire en tant qu’outil permettant de réduire la pauvreté et les inégalités, tout en contribuant à la croissance économique et au développement.

L’OMS va coordonner les activités du projet  « Twiteho amagara »  

Le représentant de l’OMS au Burundi, Walter Kazadi Mulombo, a quant à lui, signalé qu’il y a eu un consortium des organisations qui vont financer le programme « Twiteho amagara » et c’est l’OMS qui va coordonner les activités. Il a donné l’espoir que ces organisations vont travailler en étroite collaboration avec le gouvernement du Burundi dans le souci de promouvoir la santé au Burundi. Il a enfin affirmé que  pendant la phase de démarrage, le consortium va adapter et affiner  les interventions  pour se rassurer  qu’elles répondent aux besoins actuels des districts et aux priorités du terrain, tout en s’alignant au Plan national de santé et au Plan d’action déjà élaboré.        

Rose  Mpekerimana

 

MINISTERE DE LA CEA> Commerce transfrontalier

Sensibilisation des femmes qui l’exercent

 

DSC 0441 2Le jeudi 27 juin 2019, avec l’appui de l’Onu femme et en collaboration avec le ministère ayant le genre dans ses attributions, le ministère en charge des Affaires de la Communauté est-africaine a organisé, un atelier d’information et de sensibilisation à l’intention des femmes exerçant le commerce transfrontalier. Il leur a été demandé de travailler dans la légalité pour leur développement. 

 

Dans son mot d’ouverture, le ministre des Droits de la personne humaine, des affaires sociales et du genre, Martin Nivyabandi a indiqué que cet atelier est une bonne occasion pour les participants de s’approprier les projets de la CEA. Et de dire que le Burundi a atteint un pas significatif dans l’intégration au sein de la CEA, et dans la mise en application des objectifs du territoire douanier unique.M. Nivyabandi leur a rappelé qu’elles ont un grand rôle dans le développement des Etats et celui du commerce transfrontalier. C’est ainsi qu’il a fait entendre que selon les études menées au sein de la CEA et de Comesa, le commerce transfrontalier est exercé à 70% par les femmes à la fois de manière formelle et informelle. Il a invité ces femmes à prêter oreille attentive aux conseils qui leur seront donnés en vue de les partager avec les autres, afin de participer activement dans le commerce transfrontalier, non seulement pour elles-mêmes, mais aussi pour l’économie nationale. Il n’a pas manqué de soulever les difficultés auxquelles ces femmes font face dans leur métier.Le ministre Nivyabandi a demandé aux femmes présentes dans l’atelier de collaborer avec les banques et les micro-finances. Car, a-t-il souligné, il a été révélé que le manque de capital demeure un handicap au développement du commerce. Il a profité de cette occasion pour les inviter à exporter les produits burundais à l’étranger et non seulement se soucier d’importer les articles commerciaux étrangers.

Des avantages dans l’Union douanière

Dans sa présentation, Jean Pierre Bacanamwo a rappelé que le commerce transfrontalier est exercé par de petits commerçants dont le capital ne dépasse pas 2000 dollars américains, des commerçants moyens et de grands investisseurs. Il a néanmoins ajouté que tous les gens qui pratiquent le commerce transfrontalier doivent payer les frais de douane. Il a en même temps indiqué que le commerce transfrontalier informel est, d’une part, bénéfique pour les pays de la CEA et, de l’autre, un handicap à l’économie de ces pays. Cela parce que, selon la commission économique pour l’Afrique de l’Est et du Comesa, un pourcentage compris entre 20 et 70% de femmes font un commerce informel. Ce type de commerce, a-t-il indiqué, est caractérisé par le non respect de la loi en ce qui concerne la santé, la sécurité, l’environnement  et le non paiement des taxes. M. Bacanamwo a signifié aux participants que les avantages de l’Union douanière sont liés à tous les articles commerciaux ayant un certificat d’origine de la CEA, mais ne paient pas les frais de douane au moment où les autres connaissent un même Tarif extérieur commun. C’est aussi la réduction du temps dans le dédouanement, l’augmentation du flux des marchandises dans la communauté, la réduction du temps de transport depuis le port d’embarquement jusqu’à celui de débarquement.Jean Pierre Bacanamwo, a aussi indiqué que cette Union douanière a des défis. Il a évoqué des cas de taxes irrégulières sur les Corridors central et nord, l’inter-connectivité des systèmes douaniers et la corruption. Pour y faire face, il a ajouté qu’une commission chargée de lever ces défis a été mise en place pour s’imprégner des différents défis. Vous saurez que les représentants de l’OBR, de l’Api, de la police et du ministère ayant le commerce dans ses attributions,  avaient été également invités à cet atelier.

Jean Bosco Nkunzimana

 

ZONE URBAINE DE KAMENGE> La collecte des déchets ménagers

Une question encore difficile à gérer

 

DSC08184La collecte des déchets ménagers dans la municipalité de Bujumbura et surtout dans la zone urbaine de Kamenge, devient encore une fois une problématique difficile à gérer. Les coopératives avec qui les habitants ont signé des contrats ne se contentent que de faire payer mais ne collectent les déchets que très irrégulièrement. Les habitants se lamentent qu’ils dépensent doublement pour pouvoir évacuer les déchets de leurs parcelles. 

 

Après l’échec du monopole dans la collecte des déchets ménagers de la municipalité de Bujumbura, les nouvelles coopératives qui ont été choisies pour le faire ont été couvertes d’éloges car, au début, la collecte était régulière toutes les deux semaines. Mais aujourd’hui, les habitants de la Zone urbaine de Kamenge disent qu’ils ne comprennent pas ce qui est arrivé à la  coopérative Usafi kwetu qui opère dans cette zone. Ils disent que plusieurs semaines peuvent passer sans qu’il y ait la collecte des déchets. Cela, disent-ils, fait que dans certains ménages, ils soient dépassés. Des montagnes d’immondices s’élèvent à l’intérieur comme à l’extérieur des parcelles, le long des rues et des avenues, attendant un moment incertain de leur collecte. Telle est la situation au moment où l’hygiène était une préoccupation de tous les habitants des quartiers de la zone Kamenge.

Ils paient deux fois pour un même travail

Les habitants s’indignent parce que les agents de la coopérative Usafi kwetu sont rarement en retard quand il s’agit du recouvrement des frais de collecte des déchets. Ils s’indignent encore car ils sont obligés de payer des particuliers qui évacuent les déchets de leurs enclos. « Nous sommes obligés de payer les frais de collecte des déchets ménagers même si, plusieurs semaines peuvent s’écouler sans qu’ils viennent les évacuer. Nous sommes aussi obligés de payer des particuliers qui enlèvent les déchets quand ils dépassent nos capacités de stockage. Mais la coopérative chargée de le faire dans cette zone devrait se ressaisir », s’est indignée Immaculée Barankiriza du quartier Mirango I. Ces habitants de Kamenge demandent que, puisque l’administration leur exige de montrer les reçus de paiement des frais de collecte des déchets ménagers avant de leur offrir certains services, elle puisse en retour suivre de près les prestations de cette coopérative et mettre une pression sur elle, afin qu’elle honore ses engagements pour la promotion d’une bonne hygiène dans la zone Kamenge. 

Jean Bosco Nkunzimana

 
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