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Salubrité> Valorisation des espaces verts

« Notre objectif est que la ville soit propre et belle »

0012gfrtDes gens se sont donné comme objectif de valoriser les espaces dits abandonnés. Certains d’entre eux sont des espaces verts. Ils y aménagent des projets démontables mais qui aident à l’assainissement de la ville. Diverses activités comme les cabarets, les kiosques, les alimentations et autres sont construites pour remplacer les mauvaises herbes et les immondices que les gens jettent ci et là dans la capitale. Christophe Manirankunda est l’un d’eux. Il livre ses impression.


«L’on constate que certains endroits sont présentables mais qu’il faut davantage réamenager. On avait une association de gestion des immondices. Il y a donc veillé à ce que ces dernières soient évacuées», dit Christophe Manirankunda lors d’un entretien. L’objectif principal de Christophe Manirankunda et son équipe est de faire de la ville de Bujumbura un endroit propre. L’initiateur de ce projet a pensé aux petits travaux d’aménagement de ces espaces. Encore faut-il parler avec la population des environs. Ce qui les a encouragés le plus est que même les autorités sont fières de notre initiative et viennent pour nous féliciter, a-t-il poursuivi.Quant à la population locale, on ne pourrait pas réaliser de tels projets sans la consulter.

Ce qui nous aiderait à avoir du soutien des gens des environs. «  Certains épousent l’idée pendant que d’autres la rejettent. Mais quand on a un objectif, il faut à tout prix l’atteindre en intéressant les bénéficiaires. Beaucoup s’étonnent des réalisations vers la fin. A part Kamenge, le groupe présidé par M. Manirankunda compte  étendre ses activités sur toute l’étendue de la capitale. « Sur la RN1 aussi, on a implanté un kiosque qui sera bientôt fonctionel. On a l’idée d’approcher l’autorité zonale de Buterere pour y réaliser aussi ses rêves ». L’endroit ciblé est orné d’arbres et de fleurs pour embellir l’espace et protéger l’environnement. « On le fait aussi pour développer notre pays car c’est l’esprit patriotique qui nous pousse à le faire », dit M. Manirankunda.Son groupe tient à se transformer en association. «  Pour le moment, on est un groupe de gens qui ont un même objectif. On compte continuer jusque dans d’autres quartiers. On veille à ce que l’on ait la permission des autorités municipales avant de démarrer effectivement les activités ». 

Blandine Niyongere

 

Municipalite de bujumbura> Construction anarchique au bord de la rivière Ntahangwa

Des maisons à risques, la population vit entre le marteau et l’enclume

000aaa0a0a0a0Plusieurs maisons construites au bord de la rivière Ntahangwa sans tenir compte des normes environnementales  sont sur le point de s’effondrer. La rédaction du journal Le Renouveau a fait le tour des quartiers  Buyenzi, Mutanga sud  et  Gikungu le mardi 07 janvier 2020. Le constat est que la population de ces quartiers très proche de cette rivière vit entre le marteau et l’enclume.


Les constructions anarchiques en municipalité de Bujumbura ne sont plus une hypothèse qui nécessite des preuves. Il y a de quoi s’inquiéter si l’on considère les scènes dramatiques qui se sont dernièrement passées à Winterekwa et que l’on sait qu’il y a plusieurs dizaines de constructions hors normes environnementales à Buyenzi, Mutanga sud , Gikungu et ailleurs qui servent de maisons d’habitation.A Buyenzi, c’est très regrettable. Les fondations de certaines maisons sont même construites à moins d’un mètre des rives de la rivière  Ntahangwa au moment où d’autres maisons ont été déjà emportées par les inondations. Ces mêmes cas s’observent également au quartier Mutanga sud dans la zone Rohero et à Gikungu rural dans la zone Gihosha. Dans ces deux dernières localités, la pression démographique pousse les gens à ériger des constructions anarchiques à des endroit non viabilisés sans tenir compte des dégâts dont elles peuvent être à l’orgine.Comme l’a dit l’écrivain Amadou Hampâté Bâ  dans «Amkoullel, l’enfant peul», « c’est la petite épine dont on ne se méfie pas qui t’éborgne l’œil». Si rien ne se fait dans l’immédiat, des conséquences dramatiques et plus graves que celles qui viennent de se passer à Winterekwa vont surprendre la population de ces quartiers. Pire encore, ces constructions sont en matériaux non durables, notamment en briques adobes, et les maisons sont à moins de deux mètres des rives qui se glissent continuellement.Pour ne pas plonger dans le deuil répétitif, certains habitants de Gikungu rural lancent un cri d’alarme au gouvernement burundais à prendre toutes les mesures afin  que les familles en danger déménagent.Le Sénat du Burundi  est aussi préoccupé par cette question. Dans ce cadre, en date du 24 septembre 2018, il a organisé une séance plénière sur les constructions anarchiques dans la municipalité de Bujumbura. A cette date, plusieurs recommandations avaient été émises.                                                                      

Moïse Nkurunziza

 

ZONE BURERERE> Inondations

Des infrastructures scolaires sont menacées

00 atze iapLa zone urbaine de Buterere est l’une des zones vulnérables aux changements climatiques liés aux inondations répétitives causées par les pluies. La rédaction du quotidien d’informations «Le Renouveau » s’est focalisée sur les menaces pesant sur les infrastructures scolaires au moment où les activités scolaires du deuxième trimestre passent à son deuxième jour le mardi 7 décembre 2020.

C’es inondations par crue torrentielle causent des dégâts souvent matériels et perturbent les activités scolaires. Dans certaines rues et avenues visitées, presque toutes sont  impraticables. Le passage des voitures et des piétons exigent la patience et la vaillance. A ce point, l’inquiétude sur les enfants qui utilisent ces rues se trouvant dans pareilles conditions est grande. S’ils n’arrivent pas tard, ils  pataugent dans la boue. Arrivé à l’Ecole fondamentale de Buterere I, la situation est beaucoup plus inquiétante. La cour de l’école est complètement immergée. Les élèves sont privés de l’occasion de jeu pendant la recréation. Ils doivent rester dans les salles entourées d’une marée d’eaux stagnantes dont les enzymes et les excréments issus des ménages environnants ne font qu’ajouter de l’huile au feu.

Un responsable scolaire appelle à l’urgenceLe maître responsable de cette école, Privat Nkurunziza, nous a fait savoir qu’il est très difficile d’encadrer près de 6 000 élèves dans une situation pareille. Il a signalé que, dans certaines salles de classe, surtout celles construites sur base de tentes, des eaux débordent quelques fois et envahissent la salle, ce qui interrompt les activités scolaires. Heureusement qu’aucun local ne s’est encore effondré et que les latrines ont été gardées saines, sinon le pire  serait déjà arrivé. Ce responsable scolaire dit qu’il faut une solution urgente. Pour ce, il appelle les autorités habilitées à effectuer la canalisation des eaux afin d’aménager l’espace de jeux pour les élèves mais aussi à trouver une solution durable pour protéger les alentours de l’établissement. Du fait que des incertitudes demeurent sur l’ampleur de changement climatique et ses conséquences, la population devrait apprendre à entretenir les caniveaux d’évacuation des eaux et construire des latrines plus solides pour prévenir les maladies des mains sales ainsi qu’autres épidémies. 

Fiacre Nimbona

 

MAIRIE DE BUJUMBURA> Manque de lieux d’aisance dans certains marchés

La population se soulage dans la nature

00000azermlmlmL’hygiène de certains marchés publics est très douteuse. Le manque de lieux d’aisance ajoute le drame au drame. La rédaction du journal Le Renouveau s’est rendue, le lundi 6 janvier 2020, au petit marché de Mutanga Nord (Connu sous surnom de Ku kabasazi) et  au nouveau marché de Mutanga Sud. Le constat est que les gens de ces deux marchés n’ont pas de lieux d’aisance, et que par conséquent ils se soulagent dans la nature.
Se trouvant dans deux zones et communes différentes mais frontalières, les deux marchés se séparent par la rivière Ntahangwa, et ont en commun le problème de manque de lieux d’aisance. A peine, chacun d’entre eux dispose d’un lieu d’aisance mal habilité et qui fonctionne tant bien que mal.Le prénommé B. est un jeune homme rencontré dans la nature se trouvant tout près du petit marché dit Kukabasazi. Après s’être soulagé, il explique pour quoi lui et ses coéquipiers se soulagent dans cette nature. «Il arrive qu’il n’est plus possible de se retenir : raison pour laquelle beaucoup de gens préfèrent la nature en attendant qu’ils rentrent le soir chez eux ». A la question de savoir s’ils ne craignent pas d’attraper les maladies des mains sales, notre interlocuteur a signifié qu’il vaut mieux mourir demain. Il a ajouté qu’entre deux maux vaut mieux choisir le moindre. «Nous n’avons pas d’autre choix, nous sommes obligés de le faire ainsi même si nous sommes exposés à des conséquences néfastes ».Bélyse Niyonzima, vendeuse de légumes, a indiqué que cette situation inquiète également les femmes. « Ce lieu qui a été transformé en lieu d’aisance public constitue également un dépotoir des déchets provenant du marché. Les femmes risquent d’attraper les maladies infectieuses ». Elle affirme que l’unique toilette publique qu’a ce marché est en mauvais état. « Malgré sa saleté, de longues files d’attente s’observent, et à cela s’ajoute les 200 FBu que l’on paie». Nos interlocuteurs demandent à l’administration locale d’aider à régler cette situation afin qu’ils aient des toilettes et surtout propres. 

Le même scénario s’observe au marché de Mutanga sud

Le quartier de Mutanga Sud plus précisément à Mugoboka a été, pendant le deuxième trimestre de l’année 2019, la cible de l’épidémie de choléra. Plus d’une trentaine de personnes avaient été atteinte de cette épidémie qui avait frappé fort dans ce lieu avant que le gouvernement du Burundi, la Régideso et la Croix Rouge interviennent. Malheureusement, au nouveau marché de Mutanga sud, il y a une seule toilette qui comporte une seule place pour les hommes et une autre pour les femmes. Pire, celle des femmes n’est plus fonctionnelle  et celle des hommes était encore fermée jusqu’à 9h30 du lundi 6 janvier 2020 lors de notre passage.Par conséquent, il s’est observé des stands abandonnés et qui ont été transformés en lieu d’aisance. Si on analyse la situation qui prévaut dans ces deux lieux, il y a de quoi s’inquiéter pendant notamment cette saison pluvieuse.La rédaction du journal Le Renouveau n’a pas trouvé de responsable des deux  marchés de Mutanga Nord et de Mutanga Sud pour qu’ils s’expriment à propos de ce probléme.

Moïse Nkurunziza

 
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