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SENAT DU BURUNDI > Questions des sénateurs à la ministre de la Santé publique

A propos du projet de loi portant code de l’offre des soins et services de santé au Burundi

 

DSC 0419Lors de l’analyse du projet de loi portant Code de l’offre des soins et services de santé au Burundi, les sénateurs ont eu des inquiétudes sur certaines imperfections qui s’observent dans le secteur de la santé au Burundi. Quant à elle, la ministre Josiane Nijimbere les a tranquillisés en leur affirmant que ce code vient désormais résoudre beaucoup de problèmes. 

 

La première des questions posées par les sénateurs est celle relative à l’implantation d’une usine publique qui fabrique les médicaments au Burundi pour éviter que le pays dépende toujours de l’importation des médicaments et ont suggéré que, si nécessaire, toutes les communes du pays peuvent s’y investir. A cette question, la ministre Nijimbere a répondu que des études ont été faites et que le terrain a été déjà identifié par le ministère ayant la santé dans ses attributions. Un budget d’un milliard de francs burundais est prévu à cet effet. Elle a alors demandé le soutien ardent des élus du peuple pour la réussite de ce projet qui tirera le Burundi des ficelles des coûts exorbitants des importations des médicaments. Les sénateurs ont en plus demandé à la ministre de la Santé publique si elle pourrait leur garantir  la gestion des patients souvent délaissés dans des corridors des établissements de santé par manque de caution. « Pour les interventions chirurgicales et obstétricales programmées, la caution est exigée car elle est nécessaire pour l’achat du matériel utilisé par la structure de santé. Mais quand il s’agit des soins d’urgence constatés en cours de consultation, la caution n’est pas obligatoire avant tout traitement car la priorité est de sauver d’abord la vie », a répondu Mme Nijimbere. A la question de savoir quelles sont les sanctions prévues à l’encontre des médecins qui font du tâtonnement ou commettent des erreurs par mégarde jusqu’à endommager la vie humaine ou entraîner la mort d’un patient, la ministre Nijimbere a fait entendre que, concernant les sanctions à ces médecins, le projet de Code de déontologie médicale prévoit les fautes professionnelles imputables à tout professionnel de santé. Chaque fois que des fautes lourdes s’observent, le ministère n’hésite pas à punir les responsables, a-t-elle indiqué.

Une servitude pénale est prévue pour les fumeurs dans les espaces hospitaliers

Comme l’espace hospitalier est non fumeur et que l’introduction des boissons alcoolisées est interdite, de même que l’usage des téléphones mobiles dans les services de santé,  les sénateurs ont aussi voulu savoir quelles sont les mesures contraignantes mises en place à l’endroit du personnel de santé pour leur  interdire le port du téléphone et des personnes qui fument dans des espaces hospitaliers. A ce sujet, la ministre Nijimbere a dit que pour les personnes qui fument, en plus des panneaux publicitaires relatifs à l’interdiction de fumer, le présent projet de loi prévoit une disposition pénale stipulant une servitude pénale de sept jours et une amende de dix mille à cinquante mille francs burundais pour tout fumeur qui expose volontairement d’autres personnes à la fumée du tabac ou fume dans les endroits publics. « Concernant le port du téléphone dans les services de soins, des instructions y relatives seront données non seulement pour la santé du patient, mais également pour l’assiduité au travail », a-t-elle ajouté.En plus de cela, Mme Nijimbere a dit qu’une sensibilisation accrue sera menée pour que tous les espaces de culture du tabac au Burundi soient exploités pour des cultures vivrières dans le but d’améliorer l’alimentation et ainsi améliorer la santé de la population burundaise. 
Jean Bosco Nkunzimana

 

SYMPOSIUM NATIONAL> Sur l’autonomisation des femmes rurales et des jeunes Burundais

Pour leur offrir un cadre d’échange sur leurs expériences dans l’innovation

 

DSC01268En collaboration avec le gouvernement du Burundi, le système des Nations unies au Burundi a organisé un symposium national sur l’autonomisation des femmes rurales sous le thème « Innovation et nouvelles technologies pour une autonomisation transformative  de la vie des femmes ».

 

L’objectif principal de ce  symposium est d’offrir un cadre d’échange aux femmes rurales et aux jeunes sur leurs expériences dans l’innovation et les technologies modernes, et de plaider pour des innovations technologiques pouvant avancer l’autonomisation des femmes et des jeunes Burundais. Pour Jennet Kem, représentante de l’Onu-Femme au Burundi, le symposium sur les Innovations et les nouvelles technologies pour une autonomisation transformative de la vie des femmes est l’aboutissement d’un processus de consultation et de concertation que le système des Nations unies a initié depuis près d’un mois dans le cadre de la célébration de la Journée internationale de la femme, édition 2018. Elle a indiqué que les innovations concernent tous, c'est-à-dire les hommes, les femmes et les jeunes. Car, elles visent à améliorer la qualité de vie.  Selon Mme Kem, les innovations ouvrent les portes vers un avenir qui concilie les quatre dimensions du développement durable qui sont le social, l’environnemental, l’économique et le politique. Ainsi, si la technologie et l'innovation ont la capacité de promouvoir le développement inclusif en atteignant ceux qui sont souvent les plus difficiles à atteindre, les plus grands bénéficiaires sont généralement la population urbaine instruite, à revenus moyens et élevés. Et ces défis sont aggravés pour les femmes et les filles par les inégalités entre les sexes et la fracture numérique existant entre les sexes. Et si la question des inégalités entre les sexes n’est pas abordée, les innovations et les technologies vont contribuer à marginaliser davantage les femmes et les filles. 

L’autonomisation de la femme est un engagement du gouvernement

Quant au ministre des Droits de la personne humaine, des affaires sociales et du genre, Martin Nivyabandi, ce symposium a été organisé dans l’objectif de voir dans quel cadre il est nécessaire de promouvoir les innovations et dans quelles mesures il faut réduire les écarts entre l’homme et la femme. Il a précisé que les conclusions dégagées dans ce symposium seront exploitées par le gouvernement et chaque ministère pourra voir les aspects qui le concernent et apporter des améliorations afin que la femme burundaise soit autonomisée au plus haut niveau. Il a souligné que c’est un processus, mais également c’est un engagement du gouvernement, et il a invité les autres partenaires d’emboîter le pas ce dernier.Selon M. Nivyabandi, la femme burundaise, pilier de la famille, doit être à jour avec les nouvelles technologies pour être capable de résister aux chocs de toute nature, c'est-à-dire la sécurité, l’économie, les catastrophes naturelles, etc. Pour y parvenir, les cadres politiques tracés par le gouvernement du Burundi doivent être régulièrement nourris par des initiatives de recherche, des sessions d’échanges tant avec des experts intérieurs qu’avec des experts extérieurs. C’est pourquoi l’opportunité offerte par ce symposium est une occasion de partage et de réflexion approfondie pour rendre meilleure la vie de toutes les femmes vivant au Burundi en mettant à leur profit toutes les initiatives innovantes. 
Fidès Ndereyimana

 

PLAY INTERNATIONAL> Célébration de la Journée internationale de la femme

A travers le jeu, le garçon et la fille doivent vivre ensemble l’égalité de genre

 

DSC 0054Les animateurs sportifs de Play international ont animé, le samedi 24 mars 2018, des activités sportives dans le quartier Kamesa, zone Musaga en commune Muha. L’objectif était de montrer aux jeunes que la fille a les mêmes droits que le garçon même dans la pratique des activités sportives. 

 

Environ cent cinquante enfants de plusieurs catégories d’âge (entre 5 et 15 ans) ont été regroupés sur le terrain de l’Ecole primaire de Kamesa, dans le cadre de la célébration de la Journée internationale de la femme qui est célébrée le 8 mars de chaque année. Play international, selon son animateur, Faustin Nduwayezu, a voulu que cette journée soit fêtée, le 24 mars, avec les enfants. La thématique de la journée était :« Halte aux violences ». A travers ce thème, les organisateurs des activités ont voulu montrer que la fille a les mêmes droits que le garçon, que tous les deux doivent agir ensemble pour faire vivre et valoir cette égalité du genre. L’événement a permis de rassembler un grand nombre d’enfants.Dans les jeux, les animateurs ont utilisé des symboles comme le terrain qui représente l’école et tous les joueurs, représentent la fille. Dans les équipes, il y a des capitaines où l’on a constaté que l’un encourage ses coéquipiers et l’autre dénigre les siens. C’était pour montrer que la fille peut rencontrer beaucoup de difficultés dans la vie mais si elle persévère, elle peut les surmonter.Ces enfants étaient regroupés en trois catégories : la première concernait les enfants de moins de 5 ans qui faisaient le jeu de loisir car ils n’étaient pas concernés par la thématique. Dans le deuxième groupe, il y avait les enfants d’âge compris entre 9 et 12 ans, qui jouaient le jeu appelé « on part ensemble » afin de montrer que les filles et les garçons doivent travailler ensemble. Le troisième jeu, qui concernait les enfants entre 12 et 15 ans, était intitulé : « halte à la violence », où le garçon doit éviter de faire du mal à la fille, de la discriminer.

Ces jeux contribuent beaucoup à l’éducation de nos enfants

Aaron Ntakarutimana, un des parents, avait accompagné ses enfants. Il a exprimé sa joie de voir que tous les enfants sont ensemble pour échanger, à travers le sport, sur l’un des points de la société qui est le genre. Il a remercié les animateurs sportifs de Play international pour ce travail car il contribue beaucoup à l’éducation de leurs enfants. Il a souhaité que ces jeux puissent se multiplier dans les autres quartiers et a interpellé les autres parents, qui pensent que les activités sportives sont réservées uniquement aux garçons, à amener leurs filles.Les enfants ont également remercié Play international car, selon eux, les différentes thématiques qu’ils apprennent à travers le jeu leur permettent de changer leur comportement ou attitude devant les faits de société. Ces jeux, ont-ils dit, complètent notre éducation après celles que nous recevons auprès de nos parents et à l’école.Il faudra noter que Play international dispose de quarante-neuf espaces amis des enfants dont trente-neuf à Bujumbura et dix à l’intérieur du pays (six à Rumonge et quatre à Nyanza-lac). Le quartier de Kamesa  a été choisi pour honorer la représentativité en rapport avec la journée internationale dédiée à la femme. Avant de se séparer, les enfants et leurs encadreurs ainsi que les parents ont partagé les limonades et le repas afin de bien fêter la journée internationale de la femme.
Kazadi Mwilambwe

 

Regideso> Réalisations 2017 de l’équipe SIG

De l’eau pour tous à tout moment pour toujours

 

IMG2 1La direction générale de la Regideso a organisé un atelier sur le Système d’Information Géographique(SIG) ce vendredi 23 mars 2018 à l’hôtel Sunsafari. Etaient conviés à cette activité, les cadres et agents de la Regideso spécialement dans la direction de l’Eau.  Le SIG est d’une importance capitale,  et peut être appliqué dans tous les secteurs du pays. 

 

Dans son mot d’ouverture, Thérèse Muyuku, directrice des Ressources humaines à la Regideso, a ouvert les traveaux au nom du directeur Général empêché. Elle a souhaité la bienvenue à tous et a rappelé la mission du SIG, qui est de faire une base de donnée en rapport avec de l’eau. Pour cela, une formation sur le logiciel est nécessaire ainsi que la création d’une base de données. Après le discours d’ouverture il y a eu des présentations sur la gestion du réseau de distribution d’eau potable par un expert en SIG, de l’application du logiciel ArcGIS pour la numérisation et la création de la base de données du réseau eau potable primaire et secondaire de la ville de Bujumbura, ainsi que l’utilisation d’un outil SIG pour l’exploitation technique et commerciale du réseau d’adduction d’eau potable dans la ville de Gitega. Les participants ont émis des suggestions mais aussi des questions qui ont enrichi les présentations.Pour Désiré Nsengiyumva,  directeur de l’Eau, ce système est d’une importance capitale  pour la Regideso en général et pour  la direction de l’Eau en particulier. Avec le temps, on a constaté que les plans ne sont pas disponibles. On a pensé à la mise en place de ces plans, à les digitaliser ainsi qu’à les informatiser, ajoute-t-il. Ce système va aussi servir dans la planification des conduites d’eau, dans la connaissance des données fiables avec le système. Le Système peut aussi être utilisé par d’autres secteurs du pays,  mais la Regideso est en avance par rapport aux autres. Le directeur de l’Eau a demandé aux instances habilitées d’appuyer dans la mise en place effective de ce système.
ALINE NSHIMIRIMANA

 
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