Publications de Presse Burundaise, Rohero I Avenue de la JRR N°17 Immeuble le SAVONNIER, Téléphone standard : (257) 22 22 62 32, Fax :(257) 22 22 58 94, email: pressequotidienne@yahoo.fr

Municipalité de Bujumbura> Entretien avec les femmes balayeuses de rues

Elles sont engagées pour faire l’hygiène

 000abjjaEn vue de rendre propre la capitale, la mairie de Bujumbura a engagé des femmes chargées de faire l’hygiène dans les différentes rues et le résultat de ce travail est considérable. Dans l’exercice de leur activité, elles déploient beaucoup d’éfforts, mais elles reconnaissent que cette activité leur  permet de subvenir à leurs besoins. 

Dans un entretien que certaines de ces femmes ont accordé le mardi 18 septembre 2018 à la rédaction du quotidein d’informations Le Renouveau, ces dernières indiquent que cette activité est très néccessaire pour elles et pour leurs familles car elle leur permet de gagner du pain. Ces femmes balayeuses enlèvent les déchets, la poussière et autres qui jonchent les différentes avenues de la municipalité de Bujumbura. Ellles travaillent de lundi à vendredi sous le soleil accablant, mais leur travail est considérable. En plus de balayer les rues, ces dernières participent dans différentes activités organisées par la mairie dans le but d’embellir la capitale. 

Ces femmes soulignent que dans l’exercice de leur activité, elles font face à certains problèmes dont l’ignorance du Code de la route  qui peut être une des  causes des accidents quand elles sont en train de nettoyer les rues. Et en cas d’accident, ces femmes font savoir que c’est l’auteur de l’accident qui les fait soigner ou, à défaut, l’association dans laquelle elles se réunissent.    Un autre problème est celui de combiner les tâches de ménage avec celles de leur travail. Mais elles sont obligées de le faire puisqu’elles n’ont pas d’autre choix. Ces dernières regrettent cependant qu’elles ne sont pas payées régulièrement. « Le grand problème que nous connaissons est le retard dans le paiement du salaire et cela déstabilise les relations avec nos maris. Il y en a même ceux qui interdisent à leurs femmes de travailler à cause de ce retard », Ces dernières demandent à la mairie de Bujumbura de faire tout son  possible afin de les payer régulièrement. 

EMELYNE IRADUKUNDA

 

Municipalité de Bujumbura> Collecte des déchets ménagers

L’activité a perdu l’allure dans certains quartiers

00aajLe travail de collecte de déchets fait naître des interrogations. Jadis, la Régie des  services techniques municipaux faisait ce travail, mais, au fil du temps, l’activité n’a pas bien marché. Certains disaient que les moyens sont insuffisants, d’autres  évoquaient le problème d’équipements. Des solutions ont été envisagées en faisant précisément recours aux coopératives et associations pour effectuer ce travail de collecte, mais, on n’est pas encore à  un niveau parfait. 


La Régie des services techniques municipaux avait eu le soutien des coopératives et des associations dans la collecte des déchets. La mairie avait pris une série de mesures pour permettre à ces associations et coopératives de travailler dans la collecte de déchets pour rendre la ville propre. Dans certains quartiers, il y avait eu une réticence chez certains habitants de la capitale surtout avec le motif des tarifs qui étaient jugés élevés. Mais cela n’a pas empêché ces associations et coopératives de travailler. Certainement que des mesures contraignantes pouvaient être envisagées.  Au départ, les véhicules de collecte sillonnaient dans les quartiers.  Mais, petit à petit, le rythme allait en baissant dans certains quartiers. Les habitants de ces localités se demandent alors pourquoi le rythme ne reste pas le même. Mais, d’autres estiment  peut-être que les collecteurs se sont rendu  compte qu’il faut réduire les fréquences dépendamment de la quantité de déchets qu’ils trouvent sur les lieux. Or, dans ces conditions, il faut réduire les dépenses  à travers la diminution de la fréquence.  Il y en a aussi qui font état de l’irrégularité dans le paiement par les ménages. Sur ce point, il y en a qui disent qu’il est visiblement remarquable que certains habitants ne peuvent pas facilement et régulièrement payer la somme fixée quartier par quartier. Peut-être qu’il y avait un mode de recouvrement plus souple pour permettre à ceux dont les revenus sont limités de pouvoir s’acquitter de cette somme. 

Alfred Nimbona

 

Municipalite de Bujumbura> Les jeunes filles à partenaires multiples

« Au lieu de les discriminer, il faut plutôt trouver une solution les amenant à abandonner ce comportement »

 

019mercraaaDans certains quartiers, des jeunes filles à partenaires multiples se pointent dans des lieux où se rencontrent beaucoup de gens pour chercher des « clients ». Par peur d’être stigmatisées, elles fréquentent les quartiers où elles ont peu de connaissances. Mais, au lieu de les discriminer, il faut plutôt trouver une solution pour qu’elles changent ce comportement.


Dans un entretien qu’elle a accordé au quotidien Le Renouveau, la directrice exécutive de l’Abubef ( Association burundaise pour le bien-être familial), Donavine Uwimana a fait savoir qu’il y a un phénomène des jeunes filles à partenaires multiples qui, au lieu d’aller s’afficher sur les boulevards pour chercher des clients, préfèrent aller dans des bistrots où s’organisent souvent les karaokés ou sur les rues des quartiers où elles ont moins de connaissances. « Elles adoptent ce comportement parce qu’elles ont peur d’être stigmatisées. Malheureusement, au fil du temps, elles finissent par être reconnues. Dans ce cas, des gens commencent à les pointer du doigt en les accusant des prostituées. Mais, une solution sage serait de chercher pourquoi ces filles ont pris la décision de se lancer dans les rues pour gagner la vie. Cela parce que, quand on s’approche de ces filles pour savoir la cause de leur comportement, on constate que beaucoup étaient des filles domestiques qui ont été engrossées par leurs patrons ou les garçons domestiques et par conséquent chassées de leur emploi. D’autres sont des filles qui ont eu des problèmes familiaux et ont pris la décision d’aller chercher les partenaires multiples pour gagner de l’argent dans le but de se prendre en charge », a mentionné Dr Uwimana.De par ces situations que vivent les filles à partenaires multiples, Dr Uwimana interpelle ceux qui interviennent dans le secteur de l’éducation et de la santé, à s’approcher de ces filles pour leur montrer comment elles peuvent arrêter ce métier ignoble en leur proposant d’autres activités génératrices de revenus. Aussi, programmer des séances de conscientisation pour leur montrer les dangers qu’elles courent en faisant recours aux partenaires multiples serait une des solutions pour qu’elles changent ledit comportement.               Rose Mpekerimana

 

Limitation des naissances>Son impact

Les familles en sont préoccupées malgré leur sourde oreille

Le mois de septembre est devenu le mois le plus traumatisant pour certaines familles. C’est la rentrée scolaire et beaucoup d’entre elles n’ont pas encore acheté tout le matériel scolaire nécessaire pour leurs enfants écoliers. Certaines familles comme celle de G.E doivent se fier aux petits travaux générateurs de revenu alors qu’ils ont beaucoup d’enfants. Cela est une entrave malgré la volonté des parents de scolariser leurs enfants. De cela s’éveille la question de limitation des naissances. Cela se passe dans la localité de Gahahe, en commune Mutimbuzi.
« Je comprends qu’il faut avoir des enfants que l’on peut prendre en charge. Et la vie de nos jours devient de plus en plus chère. Avant, on n’avait pas de problèmes mais avec la montée des prix, on se rend compte qu’on a beaucoup d’enfants à charge », se plaint un des maçons qui œuvre dans la localité de Gahahe. En effet, les Burundais croient que chaque enfant naît avec ses bénédictions. Mais aujourd’hui, ces familles qui se moquaient de voir les familles aisées avoir peu d’enfants sont de plus en plus conscientes que cela est une question de gestion de l’économie des familles. Nos interlocuteurs sont de plus en plus inquiets quand il s’agit de mettre ces enfants à l’école ou quand il s’agit de les faire soigner. La population de cette localité dit qu’aujourd’hui on prend au sérieux  la question de limitation des naissances. Ainsi, nos interlocuteurs soutiennent que ceux qui le peuvent devraient être conscients que, de nos jours, avoir beaucoup d’enfants rime avec pauvreté. Si on ne peut pas les prendre en charge, tous ces enfants errent et se transforment en mendiants ou délinquants. Un petit garçon de 12 ans rencontré a l’endroit communément appelé  Gare du Nord en train de vendre des œufs, nous signale qu’il n’a pas pu continuer ses études car ses parents ne pouvaient plus soutenir son éducation. Dans d’autres familles, comme on l’apprend de ces populations, certains enfants, moins doués que les autres, doivent céder le matériel scolaire devenu insuffisant pour ceux qui réussissent en classe. Cela parce que les enseignants ne supportent pas d’enseigner un enfant sans matériel suffisant.  Sans oublier que l’école maternelle n’est pas faite pour tous. Ces enfants doivent attendre 7ans à la maison avant d’aller à l’école. 

Blandine Niyongere

 
Ouvrir