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PNLS > Pénurie de préservatifs

Elle est due à la  mauvaise communication des gestionnaires

 

IMG 211Ces derniers jours, certaines gens se lamentent qu’il y a une pénurie de préservatifs dans différents endroits. Ils disent que cela peut augmenter le taux de la séroprévalence. Le ministère de la Santé publique et de la lutte contre le sida ne nie pas cette pénurie. Il précise qu’elle est due au problème de gestion de circuit de ces préservatifs. 

 

Certaines gens affirment que dans ces jours, il se remarque une pénurie de préservatifs dans différents endroits. Ils citent les hôtels, certaines institutions, les boîtes de nuits mais aussi dans certains bistrots. « Avant, nous trouvions les préservatifs dans différents endroits qui sont beaucoup fréquentés. Mais, dans ces jours, nous remarquons qu’il n’ y en a plus. Cela peut augmenter le taux de la séroprévalence du fait qu’il y a certaines personnes qui n’arrivent pas à s’abstenir et, par conséquent, font recours aux préservatifs. Nous demandons au ministère en charge de la santé de pallier à ce problème afin de lutter contre le sida, les grossesses non-désirées mais aussi les maladies sexuellement transmissibles », ont-ils mentionné.Dans une interview accordée au quotidien «Le Renouveau», le directeur du PNLS (Programme national de lutte contre le sida), Aimé Ndayizeye a fait savoir que les préservatifs sont acquis de trois voies. Il y a ceux qui sont acquis dans le cadre de la planification familiale avec le financement de différents partenaires et sont stockés au Camebu (Central d’achat des médicaments essentiels du Burundi). Ils arrivent au niveau de la  communauté depuis le Camebu vers les districts sanitaires. Ces derniers les distribuent à leurs tours dans les hôpitaux et les centres de santé. Il y a les préservatifs qui sont acquis via l’appui du Fonds monndial qui viennent dans le cadre de la lutte contre le sida et les infections sexuellement transmissibles. Ils sont aussi stockés au Camebu et arrivent au niveau des provinces via la Croix-Rouge. Et, c’est celle-ci qui assure la distribution jusqu’au niveau des communautés. Il y a aussi des préservatifs qui sont disponibles grâce au marketing social par le biais du PSI.

La réquisition a été faite pendant la période d’inventaire 

Dr Ndayizeye précise que les préservatifs qui posent problème aujourd’hui sont ceux qui sont distribués par la Croix-Rouge au niveau des provinces. « Ces derniers jours, la Croix-Rouge a exprimé les besoins en préservatifs au niveau du Camebu alors qu’elle est déjà dans la période d’inventaire. Signalons qu’avant cette période, elle tient à avertir tous ses partenaires qu’il ne reçoit pas de demandes pendant l’inventaire. La pénurie remarquée des préservatifs est donc due à la mauvaise gestion du circuit », a-t-il mentionné.Pour pallier à ce problème, le ministère de la Santé publique et de la lutte contre le sida est en train de faire des échanges avec tous ses partenaires afin que le circuit de distribution des  préservatifs acquis via l’appui du Fonds mondial et distribués par la Croix-Rouge soit changé. Le directeur du PNLS souligne que le ministère en charge de la santé propose aux partenaires que les préservatifs, stockés au Camebu soient distribués par les districts sanitaires, les hôpitaux et les centres de santé jusqu’au niveau des communautés. Avec ce circuit, la gestion de ces préservatifs sera maitrisée.      

Rose Mpekerimana

 

SANTE> Réaction du ministère en charge de la santé face au communiqué de presse des syndicats Synapa et SNTS

Le ministère demande un dialogue permanent

 

IMG 0021Les responsables nationaux des syndicats Synapa et SNTS du secteur de la santé à l’hôpital Prince régent Charles (HPRC) accusent la direction de cet hôpital d’une faible volonté manifeste de dialogue et le refus d’autoriser la tenue d’une réunion syndicale sans motif claire. Le ministère en charge de la santé trouve que ces accusations ne sont pas fondées. 

 

Dans un communiqué conjoint des syndicats Synapa et SNTS du secteur de la santé, les responsables de ces syndicats ont fait savoir qu’ils se sont réunis pour analyser la situation de blocage du dialogue social entre la direction de l’HPRC et le personnel. Leurs doléances ont même fait l’objet du préavis de grève en date du 9 août 2019.Face à cette situation, Jean Baptiste Nzorironkankuze, secrétaire permanent au ministère de la santé publique et de la lutte contre le Sida, a fait savoir que les responsables syndicaux ont lancé un préavis de grève suite aux incompréhensions avec la direction de l’hôpital prince régent Charles. Ces incompréhensions sont liées  aux rémunérations et certains autres avantages sociaux. Dr Nzorironkankuze a indiqué que le ministère de tutelle a réuni les responsables syndicaux de l’hôpital Prince régent Charles et le conseil d’administration pour les écouter et trouver des solutions à leurs préoccupations. La réunion s’est passée dans un bon climat et des recommandations ont été données de la part de l’hôpital et de la part des responsables des syndicats. La période de trois mois a été donnée pour la mise en exécution des recommandations formulées.  Après, les responsables syndicaux ont demandé la permission de tenir une réunion de restitution à leurs membres pour le 20 août 2019 mais avec les autres activités qui étaient organisées par l’hôpital, la direction leur a accordé la permission pour le 23 du même mois. Malheureusement, ils ont sorti le communiqué de presse. Pour Dr Nzorironkankuze, ils ont été très impatients parce que deux jours de différence n’étaient pas nombreux. Dr Nzorironkankuze demande un dialogue permanent entre les responsables de l’hôpital et les responsables des syndicats pour le bon déroulement des activités de l’hôpital Prince régent Charles.

Lucie Ngoyagoye

 

SANTE> La cécité

Elle peut être totale ou partielle

 

IMG 202La cécité est la perte de la vision liée à des causes différentes. Elle peut être totale ou partielle. Quand la cécité est totale, il y a perte totale de la vision tandis que, quand elle est partielle, la capacité visuelle est réduite.  Il faut donc toujours consulter un médecin  quand il y a une diminution de l’acuité visuelle. 

 

Dans un entretien que Jean Baptiste Kanani, technicien supérieur à l’ophtalmologie « Vision plus » a accordé, le mardi 20 août 2019, à la rédaction du journal le Renouveau, il a indiqué que la cécité est la perte de la vision liée à des causes différentes. Elle peut être totale ou partielle. Quand la cécité est totale, il y a perte totale de la vision tandis que, quand elle est partielle, la capacité visuelle est réduite.   Parmi ces causes, il a parlé de l’uvéite, la cataracte, le glaucome, les troubles de la vision liés à l’âge ainsi que des erreurs de réfraction  comme la myopie, l’hypermétropie,  etc. « Si toutes ces maladies ne sont pas bien soignées, elles peuvent causer la cécité », a dit M. Kanani.Et d’ajouter que, quand les cataractes ne sont pas opérés, la vision se perturbe petit à petit et il y a risque d’avoir une cécité. Il a fait remarquer qu’il y a également des enfants qui naissent avec une cécité. Par exemple, les enfants qui naissent avec des glaucomes congénitaux font face à la cécité totale si ces derniers  ne sont pas opérés. Notre interlocuteur a également fait savoir que, quand la  cécité est partielle, elle est parfois curable puisqu’on peut faire une opération chirurgicale et donner des conseils à suivre. Mais quand elle est  totale, elle n’est pas curable.Comme moyens de prévention, M. Kanani conseille un régime alimentaire équilibré et d’éviter tout ce qui peut causer les trois maladies fréquentes pour la cécité qui sont l’uvéite, la cataracte et le glaucome. M. Kanani conseille également à la population de toujours consulter un médecin  après avoir remarqué qu’il y a une diminution de l’acuité visuelle. 

Emélyne Iradukunda

 

APROSAN BURUNDI> Promotion des latrines environnementales

La collecte des urines  utlisées dans  la fertilisation des champs devient facile

 

DSC 1255Le directeur général de l’African promotion of sanitation (Aprosan), Richard Kaderi, a reçu du 17 au 18 août 2019, une délégation des visiteurs de l’organisation internationale appelée IITA (International institute for tropical agriculture), en provenance successivement de la République démocratique du Congo et de la République ougandaise. Cette visite s’inscrit dans le cadre d’une visite d’échange d’expériences, plus précisément en rapport avec la promotion,  la conception et la construction des latrines environnementales au Burundi, lesquelles servent aux populations bénéficiaires à collecter les urines afin de les utiliser comme des fertilisants dans les champs  dans le but principal d’augmenter la production.  

 

Cette  visite d’échange d’expériences a été effectuée dans les provinces de Bujumbura mairie, de Gitega en commune Giheta et en commune Mwakiro de la province de Muyinga. Au premier jour, le samedi 17 août 2019, cette délégation accompagnée par le directeur général de l’Aprosan, a d’abord visité le centre de collecte des excréments humains, en particulier les urines, qui est installé dans les enceintes de l’Institut supérieur des cadres militaires (ISCAM), ainsi que les différents champs implantés dans cette même localité, dans lesquels on a utilisé ces urines comme fertilisants.Cette  visite d’échange d’expériences a été effectuée dans les provinces de Bujumbura mairie, de Gitega en commune Giheta et en commune Mwakiro de la province de Muyinga. Au premier jour, le samedi 17 août 2019, cette délégation accompagnée par le directeur général de l’Aprosan, a d’abord visité le centre de collecte des excréments humains, en particulier les urines, qui est installé dans les enceintes de l’Institut supérieur des cadres militaires (ISCAM), ainsi que les différents champs implantés dans cette même localité, dans lesquels on a utilisé ces urines comme fertilisants.A propos des avantages et profits tirés de ces latrines environnementales érigées au sein de l’ISCAM, le chef de corps de ce dernier, Jean Marie Bigirimana, apprécie positivement cette initiative et nouvelle technologie qui vient pour contribuer dans la protection de l’environnement, la promotion de l’agriculture par l’augmentation de la production à l’endroit des agriculteurs.  Il a aussi évoqué les avantages du côté financier au sein de l’ISCAM, disant qu’auparavant, on dépensait plus de 40 000 000 de francs burundais par an pour le nettoyage et le vidange des anciennes latrines. Mais actuellement, a-t-il informé, cela  nécessite seulement une somme de 20 000 000  de francs burundais chaque année.En plus de cela, les excréments collectés dans ces latrines peuvent être utilisés comme fertilisants dans nos champs sur les différentes cultures. S’agissant de la récolte issue des cultures cultivées à l’aide des urines comme fertilisants, il affirme que la récolte est totalement différente par rapport aux intrants ou fertilisants agricoles utilisés antérieurement. Au moment où l’année académique au sein de l’ISCAM va bientôt commencer, il demande aux autorités habilitées de construire d’autres latrines du genre. Jean Marie Bigirimana, précise aussi que depuis l’installation de ces latrines environnementales, l’état d’hygiène au sein de l’ISCAM s’est beaucoup amélioré comparativement aux anciennes latrines.
« Multiplier ces latrines environnementales au niveau de tout le pays permettra d’augmenter la production agricole à l’endroit des agriculteurs » Au cours de la même journée du samedi 17 aout 2019, cette délégation, en compagnie du directeur général de l’APROSAN Burundi, a pu également visiter des champs  de légumes de différentes sortes   à savoir les choux, les amarantes, les poireaux, les aubergines et autres types de légumes situés à l’école technique secondaire de Kamenge (ETS). Des champs qui ont été préparés par la coopérative Vaso Abakutsakivi sur base des connaissances acquises de la part de l’Aprosan surtout sur l’utilisation des urines. Pierre Nimbona, représentant de la coopérative Vaso Abakutsakivi, informe les œuvres et initiatives de Richard Kaderi sont à apprécier du fait qu’elles sont venues pour rendre encore le sol plus fertile par rapport à l’engrais chimique. Il témoigne que l’utilisation de ces urines comme fertilisants a un impact positif sur la protection de l’environnement, la promotion de l’hygiène et l’augmentation de la production agricole.       Dans la matinée du dimanche 18 août 2019, le directeur général de l’Aprosan, en compagnie de la délégation de l’IITA, s’est directement dirigé en province de Gitega dans la commune Giheta où ils ont pu visiter les latrines environnementales ainsi que les différents champs fertilisés à l’aide des urines collectées par les populations bénéficiaires de la zone Kabanga de cette commune. Les populations de cette localité ont bénéficié de  la formation sur la collecte des urines ainsi que sur l’utilisation des excréments humains dans la fertilisation des champs sous l’encadrement de l’Aprosan. Après la visite de ces latrines environnementales construites d’une manière locale par la population de Giheta, cette délégation s’est ensuite rendue dans  les champs situés sur cette même colline, où celle-ci  utilise les urines collectées comme des fertilisants. C’était surtout sur les bananiers, les légumes, et d’autres.  Les usagers affirment que concernant la récolte, les cultures sur lesquelles on utilise les urines comme fertilisant sont plus rentables que  celles sur lesquelles on utilise l’engrais.
Côme Ntakarutimana et Evariste Iramfasha sont parmi les quarante personnes qui ont bénéficié d’une formation sur la construction des latrines environnementales afin de collecter les urines pour ensuite les utiliser dans la fertilisation de leurs champs. « Depuis que nous avons appris que les excréments humains et surtout les urines sont beaucoup efficaces dans la fertilisation des champs et qu’elles contribuent dans l’augmentation de la production agricole, personne d’entre nous  n’utilise plus l’engrais chimique.Actuellement, nous avons constaté qu’à part qu’il coûte très cher et qu’il détériore progressivement le sol, l’engrais chimique utilisé dans les champs par les agriculteurs ne donne pas assez de récolte comme dans le temps. Mais, ces latrines environnementales, en plus  de leur contribution dans la protection de l’environnement et la promotion de l’hygiène, servent principalement et facilement la collecte des excréments humains, particulièrement les urines qui serviront à la fertilisation du sol afin d’augmenter la production agricole pour lutter contre la famine ». Au cours de la même journée, la délégation a aussi visité les latrines environnementales érigées dans les enceintes de la Bragita (Brasserie de Gitega) près du chef- lieu de la  province de Gitega. Se rendant dans la commune Mwakiro de la province de Muyinga, au cours de la mi-journée du dimanche 18 août 2019, cette visite d’échange d’expériences sur la conception, la construction et la promotion des latrines environnementales s’est poursuivie à l’usine de dépulpage du café installée dans cette même commune, ainsi que dans les champs expérimentaux des différentes cultures comme le café, le bananier et autres, qui ont été fertilisés à l’aide des urines collectées dans les latrines environnementales de cette localité.

AVIT NDAYIRAGIJE

 
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