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ENVIRONNEMENT> Les anciens sites d’extractions de carrières

Ils devraient être réaménagés avant toute autre exploitation

 

IMG 0013Actuellement, il s’observe des bâtiments qui s’élèvent sur les anciens sites d’extraction des carrières. Ces constructions sont menacées à cause de la vulnérabilité de ces sites sur lesquels ils sont implantés.   

 

Aux périphéries de la municipalité de Bujumbura, surtout sur les montagnes qui surplombent la capitale économique, nombreux sont des sites qui y ont été créés. C’est dans ces sites qu’on a dans le temps ou très récemment exploité les matériaux de construction : les moellons et la terre rouge. Dernièrement, le quotidien burundais d’informations, Le Renouveau, a effectué une descente dans certains de ces sites. Le but de la visite était de se rendre compte de la gestion de ces sites après leur fermeture. Le constat est que ces sites sont anarchiquement exploités après leurs fermetures, sans respecter ni le code de l’environnement en vigueur au Burundi, ni le règlement urbanistique.La non protection de ces périmètres rend vulnérables les constructions y implantéesCes sites sur lesquels toute la terre superficielle a été enlevée, devraient être protégés contre l’érosion car la surface qui affleure dans ceux-ci ne résiste pas à l’érosion. Des puits desquels on a extrait les pierres ou la terre rouge, ne sont pas refermés pour éviter toute stagnation d’eau. Ils peuvent provoquer des accidents.Après leur fermeture, ces sites devraient être boisés ou végétarisés, afin de les protéger contre l’érosion hydrique. Mais curieusement, il semble qu’aucune gestion particulière, n’est réservée à ces derniers. La rédaction de votre quotidien a constaté que ces sites sont actuellement exploités sans se soucier ni de la protection de l’environnement ni du confort des acquéreurs de parcelles. Ce qui rend très vulnérables les constructions, souvent à cause de l’évacuation difficile des eaux. Suite à la spéculation foncière, les propriétaires des terres sur ces sites, vendent des parcelles sans d’abord songer aux conditions de vie en milieu urbain. D’après toutes les constatations faites dans ces endroits, la meilleure des choses serait qu’après la fermeture d’un quelconque site, un plan d’aménagement visant à sa protection soit élaboré, afin de bien l’aménager pour enfin l’affecter à une exploitation ultérieure bien étudiée. 

Donathe Ndayisenga (stagiaire)

 

ENTRETIEN> Situation des déchets électroniques au Burundi

Plus de trente cinq mille tonnes ont été collectésau cours de l’année 2017

 

DSC 0007Les déchets des équipements électriques et électroniques constituent un danger pour l’environnement ainsi que pour la santé humaine. Au niveau de notre pays, la gestion de ces déchets est en cours afin de protéger la population. 

 

Dans un entretien avec Donatien Manirampa, directeur générale de l’Agence de régulation et de contrôle des télécommunications (ARCT) a fait savoir qu’au niveau de notre pays, la gestion des déchets des équipements électriques et électroniques est en cours. Il y a un projet de décret qui va régir cette gestion est en cours de finalisation. Une association dénommé « Glice » a déjà eu l’accord ou l’autorisation au niveau du ministère de l’Environnement, de l’agriculture et de l’élevage. Cette association se charge de la collecte des déchets des équipements électriques et électroniques. Durant ces trois dernières années, un travail important a déjà été effectué. Des tonnes des déchets électriques et électroniques ont déjà été collectées au niveau de notre pays.

Quelle quantité déjà collectée ?

M. Manirampa a indiqué qu’au niveau de l’année 2017, on a dénombré plus de trente cinq milles tonnes (35 000) de déchets collectés. Au niveau du gouvernement, un cadre légal est entrain d’être mis en place afin d’avoir une réglementation qui va assurer la gestion des déchets des équipements électriques et électroniques. M. Manirampa a demandé aux opérateurs en matière des équipements électriques et électroniques de connaitre que le maintien de ces déchets dans leurs stocks n’est pas une chose acceptable au niveau du pays. Il faut que ces opérateurs soient sensibles afin de pouvoir rendre ces déchets aux associations qui ont la compétence de pouvoir gérer ces déchets. Parmi ces derniers, il y a une catégorie des composants qui peuvent être recyclé et réutilisé plus tard. Il y a également une autre partie des composants qu’il faut détruire afin de protéger la santé publique. M. Manirampa a rappelé que chaque année, on enregistre des statistiques sur les équipements qui entrent au niveau de notre pays. Actuellement, selon la réglementation en vigueur, les équipements électriques et électroniques qui entrent au niveau du pays doivent avoir une autorisation d’entrer. Cette réglementation stipule que tout équipement qui entre au niveau du territoire national doit être toujours original.

Lucie Ngoyagoye

 

RUMONGE> Lancement de la semaine dédiée à l’eau

Une visite a été effectuée dans les périmètres de protection des sources d’eau potable

 

IMG 2025Dans le cadre de la célébration de la Journée mondiale de l’eau, le ministère de l’Environnement, de l’agriculture et de l’élevage a effectué, le lundi 18 mars 2019 dans la province de Rumonge, une descente dans les communes Bugarama et Buyengero. Les cadres du ministère, les administratifs et les intervenants dans le domaine de l’environnement ont effectué une visite dans deux périmètres de protection des sources d’eau potable. 

 

Dans la commune Bugarama, les activités se sont déroulées sur la colline Bugarama dans la commune Bugarama. Les activités concernaient la plantation d’arbres calliandra autour de la source d’eau potable qui a été aménagée.Dans la commune Buyengero, il était question de visiter la source d’eau aménagée sur la colline Kirama, zone Mudende.Les deux sources ont été aménagées dans le cadre du projet de protection des sources d’eau potable, initié dans la province de Rumonge choisie comme province pilote. La protection de ces sources concerne le Périmètre de protection immédiat (PPI) qui s’étend sur une longueur d’environ 30 mètres de long à partir de la source et  10 mètres de large. C’est une zone interdite pour toutes les activités, à savoir les activités agricoles, le vagabondage des bétails, les dépotoirs, etc. Tous les arbres y sont retirés pour ne pas absorber de l’eau. L’autre espace s’agit du Périmètre de protection rapproché (PPR) qui s’étend  sur un niveau plus large que le PPI. A ce niveau, les travaux agricoles sont permis et l’on y trace des courbes de niveau pour permettre l’eau à s’infiltrer dans le sol, ainsi que les fosses antiérosives.Le directeur général de l’eau au ministère de l’Environnement, de l’agriculture et de l’élevage, Jérémie Nkinahatemba a indiqué que cette visite sur terrain a été effectuée pour montrer l’importance de mettre en place les PPI et les PPR. Il a précisé que la province de Rumonge a été choisie comme province pilote car c’est la province qui connait le problème d’eau potable. Ce projet sera étendu dans d’autres provinces du pays, a fait savoir M. Nkinahatemba.Les bénéficiaires de ces sources ont salué ces travaux de protection. Ils ont témoigné que l’eau est actuellement en grande quantité et de bonne qualité.Les travaux d’aménagement ont été exécutés par la Confédération des associations des producteurs agricoles (Capad), avec le financement de l’Agence de coopération internationale allemande pour le développement (GIZ).Signalons que la Journée mondiale de l’eau sera organisée le 22 mars 2019, dans la province de Kirundo.

Eric Mbazumutima

 

COMMUNE ISARE> Dégats des pluies torrentielles

Le bilan est largement alarmant l’administrateur communal crie au secours

 

Is19Des pluies torrentielles se sont abattues dans les communes Isare et Kanyosha, le dimanche  17 mars 2019, causant plusieurs dégâts. Gilbert Niyonkuru, administrateur communal d’Isare donne le bilan largement alarmant. Il crie au secours et  sollicite de l’assistance  aux vulnérables. 

 

Dans un entretien accordé par téléphone à la rédaction du journal Le Renouveau, Gilbert Niyonkuru a fait savoir que le bilan de ces pluies torrentielles est lourdement négatif. « Treize personnes ont été blessées parmi lesquelles deux qui étaient grièvement blessées et qui ont été évacuées d’urgence à l’hôpital de Rushubi », a-t-il indiqué.A côté de ces dégâts humains, Gilbert Niyonkuru donne le bilan de 13 écoles dont la toiture est enlevée ainsi que le bloc administratif du Bureau communal de l’enseignement qui a perdu toute sa toiture. A part les écoles, M. Niyonkuru affirme que 70 maisons d’habitation ont été complètement démolies, 130 se sont écroulées et    133 autres ont été partiellement démolies ou ont perdu une partie de la toiture.Ces pluies n’ont pas épargné les églises, comme M. Niyonkuru l’indique. Plusieurs églises parmi lesquelles l’église Pentecôte de Rushubi, l’église Méthodiste Libre Cirisha et Remba ont été également démolies.Concernant les activités champêtres, Gilbert Niyonkuru, a indiqué que 4 152 ménages ont étés touchés et que 2 494 hectares de cultures maraichères ont été fortement endommagées à tel point que leurs propriétaires sont dans la désolation totale. A côté des champs endommagés, il y a aussi 7 pylônes électriques et des câbles haute tension  cassés.Gilbert Niyonkuru demande l’intervention de toute personne, de près ou de loin, pouvant intervenir devant cette situation alarmante. « Jusqu’aujourd’hui, nous avons besoin de réhabiliter dans l’urgence les écoles et le bureau du DCE, les blocs administratifs, sans oublier que la population est dans un embarras », a-t-il déploré. Il dit qu’on a besoin d’urgence de tôles et d’une assistance alimentaire. « Ceux qui avaient déjà semé pour la saison culturale B, leurs cultures ont été emportées, d’où la necessité d’une aide alimentaire et de semences pour essayer de pallier à ce problème », a-t-il conclu.

Moise Nkurunziza (Stagiaire)

 
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