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Entretien> Difficultés rencontrées par la femme rurale

Elle a un agenda chargée toute la journée

 

DSC 1449Au Burundi, la femme rurale rencontre beaucoup de difficultés dans sa vie quotidienne. Certaines sont liées au manque de moyens financiers, d’autres à l’exiguïté des terres cultivables. Par conséquent, certaines femmes rurales dépendent toujours de leurs maris. 

 

Dans son entretien, Marianne Ndikuriyo, une femme rurale habitant à Mubone, commune Mutimbuzi en province de Bujumbura, a fait savoir que la femme rurale burundaise fait face à plusieurs difficultés. Elle est obligée de se réveiller très tôt le matin pour préparer la nourriture des enfants avant d’aller dans les activités champêtres pour celles qui ont l’espace cultivable suffisant. D’autres vont chercher  où trouver ce qu’elles peuvent donner à leurs enfants.Mme Ndikuriyo, mère de quatre enfants, affirme avoir un agenda surchargé toute la journée. Elle va dans les champs avec le bébé sur le dos et y passe toute la journée. Au retour, elle rentre avec le bois de chauffage ainsi que la nourriture crue pour préparer le soir. En même temps, elle doit chercher le fourrage pour ses deux chèvres. La femme rurale n’a pas le temps de se reposer pendant la journée. C’est seulement le soir après avoir nourri les enfants qu’elle peut se reposer.Mme Ndikuriyo a indiqué que malgré qu’elle élève des chèvres, ces dernières ne donnent pas assez de fumier pour fertiliser ses champs. Elle est obligée d’acheter de l’engrais chimique pour combler le manquant. Elle révèle également que malgré les efforts fournis, les résultats atteints ne sont pas satisfaisants. La récolte n’est pas proportionnelle à toutes les dépenses qu’elle fait.En plus de cela, certaines femmes rurales ne comprennent pas l’importance de vivre légalement avec leurs maris. Celles qui vivement illégalement avec leurs maris sont de temps en temps chassées par leurs maris car elles n’ont aucune loi qui les protège. Par conséquent, ces dernières sont déstabilisées dans leur vie quotidienne.

Lucie Ngoyagoye

 

Entretien> Implication de la femme rurale dans le développement familial

Elle peut contribuer remarquablement au développement de son foyer

 

DSC06098Depuis longtemps, la femme rurale s’occupait des activités champêtres et s’occupent de l’éducation des enfants ainsi que des tâches domestiques seulement. Aujourd’hui, les choses ont changé, la femme rurale peut exercer des activités génératrices de revenus comme le font les hommes. 

 

Dans les années passées, les parents assignaient les tâches aux enfants selon le sexe de ces derniers. Cela était dû aux règles coutumières qui déterminaient les aptitudes et les capacités spécifiques des hommes et des femmes. Aujourd’hui, ce n’est pas la culture qui a changé, ce sont les gens qui ont changé de mentalité. Dans un entretien avec la rédaction quotidien « Le Renouveau », Chantal Ndihokubwayo, une femme rurale habitant en zone Maramvya, commune Mutimbuzi dans la province de Bujumbura, a fait savoir qu’elle contribue remarquablement au développement de son foyer. Pendant la journée, elle s’occupe des activités champêtres. Elle a indiqué qu’elle a loué des lopins de terre à Mubone en commune Mutimbuzi. Les produits récoltés contribuent à la réduction de la pauvreté de sa famille. Elle vend une partie de la récolte, l’autre étant consommée  et une autre petite partie gardée jalousement pour les semences de la saison culturale suivante. L’argent qu’elle gagne après la vente de cette récolte est utilisé pour le payement des frais et du matériel scolaire pour les enfants.Mme Ndihokubwayo a indiqué que dans l’après midi, depuis 16 heures, elle s’occupe du petit commerce. Elle grille le maïs et vend les légumes et les fruits notamment les tomates, les aubergines, les avocats, etc. Notre interlocutrice est fière de sa contribution pour le développement de son ménage. Elle a révélé que même son mari est satisfait car il est réellement appuyé par sa femme. Cette dernière n’est pas comme certaines femmes qui attendent toujours tout de leurs maris. Notre interlocutrice a alors lancé un appel à toutes les femmes rurales de tout faire pour aider leurs maris à développer leurs ménages. Si elles restent à la maison en croisant les bras en attendant tout de leurs maris, elles n’auront plus la valeur dévolue aux femmes responsables.
Lucie Ngoyagoye       

 

Entretien > Contribution de la femme mutwa dans le développement du pays

Malgré certains défis, elle est capable de réaliser des activités comme d’autres femmes

 

IMG 1666A l’occasion de la célébration de la Journée internationale de la femme rurale, les femmes batwa affirment qu’elles contribuent dans le développement du pays. Cependant, elles évoquent certains défis liés au manque de terres cultivables pour y réaliser différentes activités de développement. 

 

Agnès Minani est une femme mutwa habitant dans la mommune Ruhororo en province de Ngozi. Elle a fait savoir qu’avant, les femmes de cette catégorie pensaient qu’elles ne pouvaient pas avoir de terres cultivables comme d’autres femmes burundaises. Par conséquent, elles vivaient de la poterie et de petits emplois qu’elles sollicitaient auprès de leurs voisins en échange des habits ou de la nourriture. Mais aujourd’hui, malgré ce défi, les femmes batwa commencent à s’adapter à l’évolution : « Certaines des femmes batwa commencent  à réaliser qu’elles ne peuvent pas vivre de la poterie uniquement. Elles approchent pour ce faire les autorités administratives pour demander un espace pour cultiver. Certaines ont eu la chance de recevoir une réponse favorable. Et, elles ont réalisé différentes activités génératrices de revenus », a-t-elle déclaré.Mme Minani a affirmé que les activités menées permettent aux femmes batwa de contribuer dans la vie de leurs familles. Ainsi, elles participent également au développement de tout le pays.

Certaines activités sont freinées

Notre source a cependant signalé qu’en général, les femmes batwa font face aux défis liés au manque de terres cultivables. Cela freine les efforts de ces femmes qui doivent bénéficier des mêmes droits que d’autres femmes burundaises : « Des fois, les femmes batwa se demandent si elles sont burundaises ou pas. Cela parce que, quand il s’agit de voter une loi donnant privilèges aux femmes, les femmes batwa ne sont pas prises en considération. C’est pour cette raison qu’au lieu de se développer, elles restent toujours en arrière », a-t-elle ajouté.Mme Minani a pour ce faire demandé au gouvernement de considérer les femmes batwa d’une façon spécifique. Cela parce qu’elles sont toujours en arrière par rapport à d’autres femmes en général.Elle fait enfin un clin d’œil à toutes les femmes batwa pour se rassembler en vue d’échanger sur les activités qui peuvent les aider à se développer.  Elle leur demande d’approcher toujours les autorités afin de solliciter des terres cultivables afin d’être stables pour y réaliser les activités de développement.
Rose Mpekerimana

 

MINISTERE DE LA SECURITE PUBLIQUE> Célébration de la Journée internationale de la réduction des risques de catastrophes

Sous le thème : « Réduire l’exposition aux risques et aux déplacements forcés »

 

DSC 2805Le ministère de la Sécurité publique, a procédé, le samedi 14 octobre 2017, en commune Mugongo-Manga de la province Bujumbura, à la célébration de la Journée internationale de la réduction des risques de catastrophes, édition 2017. Cette année, cette journée est célébrée  sous le thème :  «Réduire l’exposition aux risques et déplacements forcés ».  Au nom du gouvernement, les cérémonies marquant cette journée a été rehaussée par  le Premier vice-président de la république du Burundi, Gaston Sindimwo. 

 

Les activités marquant cette journée  ont débuté par le traçage des courbes de niveau sur la colline Rutambiro en zone Kankima ainsi que la plantation des trypsacums sur cette même colline. Dans son mot d’accueil, Nadine Gacuti, gouverneure de la province de Bujumbura, a indiqué que la paix et la sécurité règnent dans toutes les communes de cette province. « Et cela est dû  au travail en synergie dans le maintien de la paix et la sécurité entre l’administration, la population, les forces de l’ordre et la justice», a informé Mme Gacuti. Cette dernière a remercié le ministère de la Sécurité publique pour avoir organisé les cérémonies de cette journée dans cette province. Elle a également demandé à la population de Mugongo-Manga de continuer ces activités afin  de protéger les terres cultivables et assurer un environnement sain.

Des mesures d’atténuation  des risques sont déjà prises

Le secrétaire permanent au ministère de l’Agriculture et de l’élevage,  Séverin Bagorikunda a informé que, selon les études  qui ont été effectuées, la terre cultivable continue à se détériorer  à cause de l’érosion. M. Bagorikunda a précisé que cent tonnes des terres  sont érodées dans la région naturelle de Mumirwa par an et par hectare, dix-huit tonnes dans Buyogoma et quatre tonnes dans Kirimiro et Buyenzi. « Mais des mesures d’atténuation sont déjà prises au niveau du ministère afin de réduire les risques de catastrophes et assurer la sécurité alimentaire à l’endroit des populations », a rassuré M. Bagorikunda. Ce dernier a cité la protection de l’environnement et la lutte contre l’érosion, la protection des terres cultivables par le traçage des courbes de niveaux ainsi que la distribution des engrais chimiques, organiques et des semences sélectionnées pour augmenter la production afin de lutter contre la famine et la pauvreté.Quant au représentant du système des Nations unies au Burundi, Garry Cannelle, a affirmé que la célébration de cette journée montre les efforts et l’importance que le gouvernement du Burundi accorde au secteur  de la lutte contre les risques liés au changement climatique. « Et l’Onu ne ménagera aucun effort pour soutenir le Burundi dans la gestion des catastrophes afin de garder un environnement sain  pour ses populations », a promis M. Cannelle.

« Le gouvernement du Burundi s’est engagé  à assurer le bien-être de sa population» 

Dans son discours de circonstance, le Premier vice-président de la république du Burundi, Gaston Sindimwo, a  fait savoir qu’un bon environnement permet aux populations de bien exécuter leurs projets de  développement qui vont contribuer dans la lutte contre la pauvreté et la famine. Au moment où le gouvernement du Burundi a mis en place une loi régissant la stabulation permanente des vaches,  M. Sindimwo a demandé aux populations de Bujumbura en général et à celles de Mugongo-Manga en particulier, de continuer ces activités de traçage des courbes de niveaux et d’y cultiver des plantes fourragères qui pourront les aider dans la bonne pratique de l’élevage. « Quant au gouvernement du Burundi, nous allons continuer à assurer le bien-être des populations tout en respectant les différentes conventions internationales qui visent surtout la protection des femmes, des enfants et des peuples autochtones », a affirmé M. Sindimwo. Pour terminer, le Premier vice-président de la République a interpellé les habitants de Mugongo-Manga à ne pas prêter oreille attentive à tous ceux qui viendront les diviser et de continuer à renforcer la paix et la sécurité.
Avit Ndayiragije

 
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