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Province de Cibitoke> Etat des lieux de l’Hôpital de Cibitoke

Malgré certains défis, les activités vont bon train

 

IMG 051L’Hôpital de Cibitoke se trouve au chef-lieu de la province de Cibitoke dans la commune Rugombo. Il possède différents services qui accueillent les malades ambulants mais aussi ceux qui ont besoin d’être hospitalisés. Cet hôpital fait face à certains problèmes, notamment le nombre élevé des patients. Mais en général, les activités vont bon train.   

 

Dans un entretien qu’il a accordé au quotidien Le Renouveau, le directeur de l’Hôpital de Cibitoke, Jean-Claude Mugisha, a fait savoir que cet hôpital se trouve au chef-lieu de la province de Cibitoke. Il possède différents services, entre autres, le service des urgences, de médecine interne, de chirurgie, de gynécologie-obstétricale et de pédiatrie. Ce dernier a deux sous-services. Celui de néonatologie et la stabilisation nutritionnelle. Il a indiqué qu’avant,  le service qui accueillait le plus de patients était le service de pédiatrie. Mais maintenant, grâce aux efforts fournis par le gouvernement du Burundi en passant par la distribution de masse des moustiquaires et la sensibilisation de la population pour aller se faire soigner dans les meilleurs délais, le service de pédiatrie n’accueille plus un nombre élevé d’enfants malades du fait qu’il n’y a plus beaucoup de cas de paludisme. A la question de connaître les problèmes auxquels fait face ledit hôpital, Dr Mugisha a répondu que les problèmes qui hantent l’Hôpital de Cibitoke sont liés au manque d’hébergement de certaines catégories de patients. « Pour pallier ce problème, nous sommes en train de faire l’extension de certains services, notamment la pédiatrie, la maternité mais aussi la médecine interne », a-t-il mentionné.Il a ajouté que d’autres problèmes auxquels l’hôpital de Cibitoke fait face sont les épidémies. Les années passées, étant donné que cet Hôpital se situe dans la région de l’Imbo où les épidémies de paludisme et de choléra se remarquent souvent, il accueillait beaucoup de patients. Mais maintenant, il y a un bout de temps que ces épidémies ne se manifestent plus. Par conséquent, cet hôpital ne gère pas dans ces jours des cas d’épidémies. Dr Mugisha a, néanmoins, signalé qu’il y a certaines personnes qui ne veulent pas aller se faire soigner à temps. A ceux-là, il demande de se défaire des rumeurs de sorcellerie pour aller se faire soigner à temps dans les structures de soins.   

Rose Mpekerimana 

 

PLANIFICATION FAMILIALE> Témoignage d’une femme qui a bénéficié de la formation d’Adra-Burundi

« Les formations de ce genre sont venues au moment opportun »

DSC07430Au moment où Cibitoke est parmi les provinces les plus peuplées du pays, l’Adventist development relief agency Burundi (Adra-Burundi) s’est donnée cette province comme cible pour donner des formations sur la pratique de la planification familiale afin de lutter contre l’explosion démographique. Emelyne Niyonzima, une femme de la commune Buganda, témoigne sur les avantages de cette formation à l’endroit de la survie de leurs familles.  

 

Emelyne Niyonzima, une femme de la commune Buganda en province de Cibitoke, est  d’abord revenue sur les différentes difficultés que rencontrent  les familles nombreuses. Mme Niyonzima a cité  les problèmes liés à la scolarisation, aux soins de santé ainsi que tous les problèmes  en rapport avec la gestion de la famille.  « Dans ma famille, nous avons huit enfants, cinq garçons et trois filles,  et tenant compte des moyens dont nous disposons, c’est vraiment difficile pour mon mari et moi  d’assurer la totalité des besoins de nos enfants. Cette situation handicape le développement dans la famille et, ensuite,  cause les mauvaises conditions de vie», a affirmé Mme Niyonzima. 

« Actuellement, même les hommes  comprennent bien les avantages de cette méthode »

Alors,  les facilitateurs d’Adra-Burundi sont venus comme une solution pour pas mal de gens de cette commune, surtout pour ceux qui avaient de vieilles mentalités. Par exemple, poursuit Mme Niyonzima, « mon mari m’avait dit que je dois continuer à mettre au monde des enfants jusqu’au moins  à dix ou douze. Mais, après avoir reçu ensemble des formations  de la part des facilitateurs d’Adra-Burundi sur les avantages  de la pratique de la planification familiale, sur la santé de la mère et de l’enfant ainsi que sur le développement de la famille, il a changé cette mentalité et m’a permis d’aller voir  les médecins pour qu’ ils me proposent une méthode contraceptive. Maintenant, nous nous sommes  convenus que  nous allons garder les huit enfants seulement ».  A la fin de son témoignage, Mme Niyonzima a remercié très vivement cette organisation qui a voulu revenir en aide aux populations de cette province surtout dans l’amélioration de leur état de santé.

Avit Ndayiragije

 

Zone Urbaine de Musaga> Danger qui guête les meuniers

Ils sont exposés aux maladies respiratoires

 

IMG 9010La rédaction du quotidien d’information Le Renouveau a rencontré, le mardi 24 juillet 2018, Côme Ndagijimana, un des meuniers de la zone Musaga  pour se rendre compte du danger qui les guète  dans leurs activités de tous les jours. 

 

Lors de son activité professionnelle, un travailleur peut être exposé à des risques physiques, chimiques, biologiques ou à des conditions de travail susceptibles de générer des atteintes à sa santé. Les meuniers sont beaucoup plus exposés aux maladies respiratoires par rapport aux autres métiers. L’usage de moulin est l’une des activités génératrices de revenu qui fait vivre de nombreuses familles à Musaga. Côme Ndagijimana a informé qu’il est au courant des maladies que peuvent causer ces poussières qui sortent des moulins. Mais pour lui, il dit qu’il ne peut rien y faire parce qu’il gagne très peu d’argent. Il ne peut pas s’acheter de cache-nez  à cause du manque de moyen. L’argent gagné à partir de-là ne lui suffit même pas pour vivre avec sa famille, payer le loyer, les frais scolaires de ses enfants, la nourriture de tous les jours etc. Alors, il dit qu’il ne peut pas se permettre d’acheter un cache-nez, la seule chose qu’il fait après son travail dans la soirée, c’est s’acheter un demi litre de lait.  Quant à Paul Kwizera, un autre qui exerce le même métier nous a dit que lui s’est déjà acheté un cache-nez. Il a dit que c’est pour assurer sa santé parce qu’il est au courant que  s’il ne met pas de cache poussière, tôt ou tard il va attraper les maladies respiratoires à cause de l’environnement dans lequel il travaille qui est pollué par ces poussières. Il a ajouté que s’acheter un litre de lait chaque soir après le travail ne suffit pas.M. Kwizera a souligné que ceux qui n’utilisent pas de cache-nez s’exposent au danger et de-là ils vont payer beaucoup d’argent plus tard  pour se faire soigner plutôt que de se prémunir de ces maladies à cause de leur ignorance. Il interpelle ses amis à changer de comportement quand ils exercent leur métier. 
Sonia Busogoro (Stagiaire)

 

Temoignage> Réticence de certains hommes face à la planification familiale

Certains hommes restent réticents

 

La planification familiale est l’un des moyens pour limiter ou espacer les naissances. Pour réussir, les hommes et les femmes doivent s’y impliquer. Cependant, certains hommes restent toujours réticents face à différentes méthodes contraceptives modernes. 

 

En général, les femmes ont déjà compris l’importance de la planification familiale. Mais de temps en temps, elles font face à certains obstacles. Entre autres, les croyances religieuses, la culture, les préjugés ainsi que la réticence des hommes face à la contraception moderne.Dans un témoignage d’une femme mère de cinq enfants, elle a fait savoir qu’elle a voulu utiliser la contraception moderne depuis longtemps mais que son mari est devenu un obstacle. « Après avoir eu mon troisième enfant, j’ai tenté de le convaincre qu’il était mieux d’utiliser l’une des méthodes contraceptives modernes, mais il a refusé catégoriquement », a-t-elle dit. En premier lieu, son mari lui disait que les contraceptifs sont dangereux pour la santé.Notre interlocutrice a indiqué qu’elle sera obligée d’utiliser la contraception moderne en cachette sans le consentement de son mari. Elle a déjà compris que c’est pour son intérêt en particulier et celui de toute la famille en général. Elle doit limiter les naissances afin  de se remettre et avoir de la force de travaillerpour faire vivre ses enfants. Les enfants auront aussi le temps de grandir car ils sont nés à intervalles rapprochés. Notre source a lancé un appel aux autres hommes de ne pas refuser à leurs femmes d’utiliser la contraception moderne. Si la femme n’est pas en bonne santé suite à de nombreuses grossesses rapprochées, c’est toute la famille qui en souffre. La contraception naturelle est aussi efficace mais elle n’est pas facile pour les femmes qui ont un cycle irrégulier. Les femmes devraient aussi prendre conscience que la limitation et l’espacement des naissances commencent par elles. Elles ont le devoir d’échanger régulièrement avec leurs maris sur ce qui concerne la planification familiale.
Lucie Ngoyagoye

 
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