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VSBG> Violences sexuelles et basées sur le genre

Elles se manifestent sous différentes formes

 

DSC 1074Les violences sexuelles et basées sur le genre ont existé et existent aujourd’hui au Burundi ainsi que dans d’autres pays. Elles se manifestent sous différentes formes. Les hommes autant  que les femmes doivent conjuguer leurs efforts afin de lutter contre ce fléau. 

 

Dans son exposé, Jacques Ndihokubwayo, conseiller à la direction générale de la promotion de la femme et l’égalité du genre lors du lancement du projet d’urgence relatif aux violences sexuelles et basées sur le genre et la santé des femmes dans la région des Grands lacs le mardi,22 janvier 2019, a fait savoir que les violences sexuelles et basées sur le genre (VSBG) dans les différentes manifestations sont commises en temps de paix, dans les situations de conflit et post conflit. Elles constituent  une violation fragrante des droits de la personne humaine, atteinte à la dignité, à l’intégrité physique et morale des victimes. En plus d’un problème de santé publique, les VSBG constituent une source d’insécurité et un frein au développement. M. Ndihokubwayo a indiqué que bien que la majorité des VSBG soit de sexe féminin et que les auteurs soient à majorité de sexe masculin, la lutte contre ce fléau ne doit pas être perçue comme une bataille des femmes contre les hommes mais plutôt un engagement pour le respect et la protection des droits humains en vue de parvenir au développement inclusif et durable. La lutte concerne donc autant les femmes que les hommes.

Quels sont les types de VSBG ?

M. Ndihokubwayo a indiqué que les VSBG sont de différentes sortes. Il y a les violences physiques, ce sont celles qui font des atteintes à l’intégrité physique de la personne. Il y a aussi les violences pschologiques et morales. Ces dernières consistent à dévaloriser l’autre par des attitudes et des propos méprisants, etc. Une violence sexuelle se manifeste sous plusieurs formes dont le viol, les attouchements, le harcelement sexuel, etc. Il y a enfin les violences socio-économiques. Elles visent à restreindre l’autonomie financière d’une personne pour mieux la controler. La lutte contre toutes ces VSBG requiert la conjugaison des efforts de tout un chacun.

Lucie Ngoyagoye

 

MSPLS> Lancement technique du projet de renforcement des services d’état-civil, de santé maternelle et infantile

Améliorer l’utilisation appropriée du carnet de Santé mère-enfant

 

DSC05685Par le biais du Programme national de santé de la reproduction (PNSR), le ministère de la Santé publique et de la lutte contre le Sida (MSPLS) a organisé un atelier de lancement technique  du projet de renforcement des services d’état-civil, de santé maternelle et infantile, le mercredi 23 janvier 2019 à Bujumbura. Cet atelier a été organisé à l’intention des gouverneurs et des responsables d’état-civil des communes des provinces de Cankuzo, Kirundo, Ngozi et Rutana. 

 

Dans son discours d’ouverture de cet atelier, l’assistante du ministre en charge de la santé publique, Josélyne Nsanzerugeze, a indiqué que les résultats de l’enquête démographique de santé réalisée en 2016-2017 montrent une nette amélioration  de certains indicateurs clés de santé de la reproduction par rapport à celle de 2010.Les progrès enregistrés ne sont pas suffisants pour atteindre les objectifs du développement durable. Malgré ces avancés significatives, a dit Mme Nsanzerugeze, le Burundi est parmi les pays qui doivent réduire le ratio de mortalité maternelle jusqu’à 140 décès maternels pour 100 000 naissances vivantes d’ici 2030. Pour atteindre cet objectif, il faut baisser le taux de mortalité maternelle de 7,5% par an.Lors de l’évaluation, a indiqué Mme Nsanzerugeze, il a été observé que des outils de suivi du couple mère-enfant le carnet de santé mère-enfant est mal utilisé, mal rempli et sous exploité par les services d’état-civil pour enregistrer les naissances. Même si la santé communautaire fait partie des stratégies sanitaires burundaises, il est nécessaire de renforcer les liens avec les structures de santé pour favoriser les soins prénataux, postnataux  et la prise en charge des maladies néo-natales. Elle a ajouté que la moitié des femmes qui accouchent et des nouveaux nés ne bénéficient pas de soins postnataux.Pour ce, Mme Nsanzerugeze a signifié que le MSPLS a pu mobiliser des fonds  auprès du gouvernement avec l’appui du gouvernement japonais à travers l’Unicef pour contribuer à l’amélioration de la qualité des soins pour les mères, des nouveau-nés et les enfants de moins de 5 ans dans un projet concernant les provinces ci-haut citées. Parmi les objectifs du projet, Mme Nsanzerugeze a cité l’amélioration de l’utilisation appropriée du carnet de santé mère-enfant, l’enregistrement des naissances et l’accès des enfants à des droits  aux soins médicaux.

Martin  Karabagega

 

MSPLS> Ses perspectives pour l’année 2019

Un département chargé de la médecine traditionnelle sera mis en place

 

IMG 0122Lors de la présentation des réalisations pour l’année 2018, le ministre de la Santé publique et de la lutte contre le sida, Thaddée Ndikumana a présenté également les perspectives pour l’année 2019. Il a précisé qu’un département chargé de la médecine traditionnelle et d’éducation pour consommation bio des cultures traditionnelles sera mis en place.  

 

« Nous comptons organiser des retraites à l’intention des médecins consultants dans tous les hôpitaux afin de les sensibiliser sur ladéontologie médicale, le bon accueil et le suivi des patients.  En vue de garantir des médicaments de qualité à la population, nous poursuivrons le contrôle de qualité des médicaments qui entrent sur le territoire burundais. Cette activité sera soutenue par des actions de destruction des médicaments périmés, que ce soit ceux des officines, des formations sanitaires et même les médicaments qui périment dans les ménages. Cette destruction des périmés sera faite dans le respect des mesures de l’environnement », a dit M. Ndikumana. Il a précisé que pour cette année 2019, on prévoit mettre en place au sein du ministère un département chargé de la médecine traditionnelle et d’éducation pour consommation bio des cultures traditionnelles. Dans le domaine des infrastructures, le ministre a signalé que les nouveaux bâtiments abritant l’hôpital de Kiganda seront inaugurés et trois laboratoires seront construits : un à Cibitoke, un à Gitega, et un autre à Cankuzo dans le cadre d’un projet de mise en réseau des laboratoires au sein de la Communauté est-africaine. De même, il sera procédé à l’inauguration des centres de santé qui continuent à être construits par des collectivités locales dans le cadre des travaux de développement communautaire. 

Un département chargé exclusivement de la qualité des soins offerts à la population sera mis en place

« Afin d’améliorer le bon accueil dans nos formations sanitaires, nous projetons de mettre en place un département chargé exclusivement de la qualité des soins offerts à la population. Une autre innovation sera introduite cette année en vue de couper court avec les lamentations récurrentes des populations quant à la rareté de certains médicaments de façon générale et des spécialités en particulier.  Depuis cette année, la Camebu a reçu l’autorisation de commander directement des médicaments chez les industries pharmaceutiques et de cette façon, il n’y aura plus de longues procédures des marchés publics et corollairement les médicaments auront un prix raisonnable et abordable », a fait savoir M. Ndikumana. Et d’ajouter que le ministère enclenchera les processus de préparation de la campagne de distribution de masse  des moustiquaire imprégnées d’insecticides à longues durée d’action dans tout le pays qui sont prévu pour 2020. « Enfin, nous nous préparons à améliorer davantage notre réforme d’introduction de l’examen unique pour les lauréats finalistes de toutes les filières de la formation paramédicale afin de garantir la qualité des prestations qui seront offertes à la population », a-t-il souligné. 

Emelyne Iradukunda

 

MUNICIPALITE DE BUJUMBURA> Zone urbaine de Ngagara (Mardi 22 janvier 2019)

La circulation gênante autour du marché Ngagara II

 

P0103Bien que les alentours du marché Ngagara II soient un carrefour d’automobiles, de bicyclettes, de piétons et de taxis motos, le constat est que la circulation y est gênante.Bien que les alentours du marché Ngagara II soient un carrefour d’automobiles, de bicyclettes, de piétons et de taxis motos, le constat est que la circulation y est gênante.

 

Au rond point des Nations unies, se trouvant tout près de la permanence nationale du parti CNDD-FDD, en regardant de loin, on voit des automobiles, taxis vélos et motos qui semblent y stationner. En approchant, on constate qu’ils avancent à pas de tortue.Un des piétons que nous y avons rencontré affirme que ce n’est pas, une chose facile pour traverser d’un côte à un autre. « La circulation est effrayante, et les conducteurs d’automobiles et les chauffeurs de taxis motos ou de bicyclettes vont ensemble », a dit un piéton. Il déplore le fait que ces conducteurs dévient la route pour emprunter la voie des piétons. «Nous marchons avec la peur car, d’un moment à l’autre, il peut y avoir un accident », a-t-il ajouté.Félix Bizimungu, un des motards qui a accepté de s’entretenir avec la rédaction du journal Le Renouveau, a fait savoir que, parmi les causes de cet embouteillage observé en cet endroit figure l’état de la route qui est difficilement praticable. «Vous voyez, c’est autour d’un marché, ce qui justifie un grand  mouvement de personnes et d’automobiles. Mais, en plus, la route est très endommagée ; cela rend difficile la circulation et peut même causer des accidents ». 

Une route à intense circulation mais endommagée, la population demande la réhabilitation

De grands fossés se font voir dans cette route et les automobilistes ne respectent pas les droits des piétons. L’eau de pluie stagne dans ces derniers, la population demande l’intervention du gouvernement. «  A pied ou en se déplaçant à l’aide de taxis vélos ou motos, quelques fois l’eau stagnante jaillit et peut souiller les vêtements ».M. Bizimungu demande qu’il y ait une installation des feux tricolores : « En plus de la réhabilitation du tronçon endommagé, il faut aussi des feux tricolores qui pourront faciliter la circulation dans ce lieu », a-t-il dit.

Moïse Nkurunziza (Stagiaire)

 
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