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Avenue de la République démocratique du Congo (R.D.C)>Etat des lieux

Ses voisins devraient faire leur sa propreté

 

IMG 090610Même si l’autorité de la municipalité de Bujumbura la voudrait une ville propre, l’idéal n’est pas encore atteint. A certains endroits, certaines avenues sont mal entretenues. C’est le cas notamment de l’Avenue de la RDC où, des fois, on trouve des tas d’immondices.   

 

Au centre-ville de Bujumbura, nombreuses sont les avenues bien entretenues. C’est le cas notamment des avenues de la Révolution, de la Science, etc. Les gens qui y exercent leurs activités économiques sont conscients  que la propreté des zones qu’ils exploitent leur incombe en premier lieu. Ainsi, ils veillent à la propreté de ces zones. Dans cette même optique de rendre propre la ville de Bujumbura, la mairie a des travailleurs qui balayent les routes de ladite ville et qui sont payés mensuellement. Par contre, non loin de ces avenues bien entretenues déjà citées, certaines autres avenues sont mal entretenues. Dans cette édition,  l’accent est mis sur l’Avenue de la RDC joignant la Chaussée  prince Louis Rwagasore au Boulevard de l’Uprona. Au point de rencontre de cette avenue avec l’Avenue de l’Onu tout près de l’ancienne Cathédrale orthodoxe, un tas d’immondices s’y élève. Des déchets de toutes sortes : sachets, paperasses, restes d’aliments et de légumes provenant des alimentations aux alentours, s’y trouvent déposés pêle-mêle. Ce qui est étonnant et qui semble ne pas attirer l’attention des acteurs, c’est que ces saletés donnent une mauvaise image à la ville de Bujumbura dans la mesure où cet endroit pollué ne se trouve pas loin des ambassades de la RDC et du Rwanda. De toutes les façons, les voisins de cette avenue devraient faire leur la maxime de la mairie « Bujumbura,  une ville propre » et ne pas jeter les saletés n’importe où. Car, en ce moment des pluies, ces déchets peuvent leur générer des problèmes sérieux de santé. C’est notamment les maladies dites de manque d’hygiène et dont certaines sont contagieuses. Non seulement les habitants de cette localité vont tomber malades,  mais aussi les gens qui y passent, et ces derniers contamineront les autres dans leurs zones ou communes. 

Evelyne Habonimana

 

QUARTIER GISYO>Viabilisation et réhabilitation de certaines routes de ce quartier

Un ouf de soulagement pour les populationsde cette localité

 

DSC09360Le nouveau visage du quartier Gisyo en zone Kanyosha  de la  commune urbaine de Muha, en mairie de Bujumbura après sa viabilisation ainsi que la réhabilitation de certaines routes donne plus d’espoir aux usagers, malgré de nombreuses difficultés que rencontrent les habitants de ce quartier surtout pendant la saison des pluies. Ils poussent un ouf de soulagement et apprécient l’initiative du gouvernement du Burundi. 

 

La rédaction du journal Le Renouveau s’est rendue, le mercredi 20 septembre 2017, au quartier Gisyo en zone Kanyosha de la mairie de Bujumbura pour se rendre compte de l’état d’avancement des activités de viabilisation ainsi que celles de réhabilitation des différentes routes et recueillir les avis de certaines populations sur le nouveau visage de ce quartier. Le constat est que les routes et les caniveaux de ce quartier sont tous réhabilités. La même rédaction s’est également entretenue avec certaines personnes  rencontrées dans le quartier. Elles ont indiqué que la viabilisation  ainsi que la réhabilitation des routes est venue comme une solution à pas mal de difficultés rencontrées par la population de cette localité. « Il s’agissait, entre autres, de l’effondrement des maisons ; de l’impraticabilité de toutes les routes du quartier. Et ce genre de situations s’observent pendant la saison des pluies. Mais, actuellement, avec la construction des caniveaux qui acheminent les eaux de pluies jusque dans le lac Tanganyika au niveau de chaque route, la circulation des biens et des personnes est facile », ont ajouté nos interlocuteurs, tout en précisant que c’est un ouf de soulagement à l’endroit des populations de Gisyo. Médiatrice Nibogora rencontrée au marché de Gisyo,  a informé à la presse qu’auparavant, quand la pluie venait de tomber,  la majorité des gens étaient bloquées à la maison suite au débordement des eaux de pluie dans les ménages. Mme Nibogora a terminé  en saluant cette bonne initiative du gouvernement du Burundi d’avoir pensé à viabiliser ce quartier afin de faciliter la vie aux populations.
Avit Ndayiragije

 

LA CEINTURE ET LA ROUTE> D’une perspective à la réalité

Les journalistes au service de la ceinture et la route, un échange d’experiences

 

Des journalistes, des responsables et professionnels des medias, africains ou autres venant d’autres pays du monde s’étaient réunis pour des échanges sur l’initiative chinoise de la ceinture et de la route. C’était du 19 au 22 septembre 2017, a Dunhuang dans la province chinoise de Gansu. Cent vingt-sept pays dont plus de 300 participants ont fait part aux discussions et échange d’experiences sur le rôle que doit jouer le journaliste pour aider à la bonne information sur cette initiative et comment mener à bout son travail malgré les défis auxquels doivent faire face certains medias. La Chine s’est proposé de partager ses expériences. 

 

Gansu est une province chinoise se trouvant au Nord-ouest de la Chine.  Elle constitue la première étape de la route de la soie. Gansu constituait, à l’époque de la dynastie Han, un corridor stratégique pour les marchands venant de l’orient et de l’occident. Grâce à ce corridor, il s’est développé un commerce prospère, des échanges qui aujourd’hui renaissent sous le nom de l’Initiative de la ceinture et de la route. La culture de la soie, la médecine chinoise, le bouddhisme et l’hindouisme, tant d’échanges s’effectuaient à travers cette route. D’où son appellation «La route de la soie». En proposant l’Initiative de la ceinture et de la route en 2013, le président chinois Xi Jinping visait la modernisation de cette route. Etendant ainsi cette initiative à tous les pays du monde. Elle a beau être une initiative chinoise, mais elle inclut et est bénéfique pour toute nation qui y adhère. Ainsi, depuis 2014, des programmes d’échanges entre medias chinois et étrangers ont été multipliés, entre autres, le programme CAPC (China Africa Press Center) auquel participent depuis le mois de février, 27 journalistes de différents pays africains.

Le rôle des journalistes dans tout cela

Le quotidien du peuple qui a organisé ce rassemblement vise la collaboration entre les médias pour sensibiliser un plus grand nombre de gens sur cette Initiative de la ceinture et de la route. En effet, voyant l’exemple du chemin de fer reliant la Tanzanie à la Zambie, en plus du chemin de fer dernièrement ouvert au Kenya, la plupart des pays africains émettent le souhait d’adhérer à cette coopération. En visant les échanges entre les peuples par échange d’experiences dans les universités, en ouvrant les échanges économiques par voie maritime, routière ou aérienne, cette initiative prévoit et met déjà en œuvre une politique de promotion des investissements dans les pays en voie de développement par l’amélioration des infrastructures et du commerce équitable. La Banque internationale asiatique de promotion des investissements (AIIB) a déjà procédé aux financements de certains projets dans des pays d’Asie et prévoit de continuer même en Afrique. Ainsi, les journalistes ont pu échanger sur la façon de transmettre les informations dans leurs pays respectifs. Au lieu de publier des rumeurs, les journalistes ont opté pour se baser sur les projets de développement s’effectuant dans leurs pays. Ils se sont donné comme objectif d’éviter le post-truth (la rectification de l’information après avoir publié la fausse), et veiller à ce que l’internet ne prime pas sur l’intelligence humaine et le professionnalisme dans le métier. Ils ont effectué une visite au Quotidien du Peuple, un media chinois où ils ont découvert les avancées technologiques en ce qui concerne la recherche et la publication de l’information par journaux, vidéos mis en ligne, des signaux de détection des informations chaudes, la rapidité de l’information, la publication d’une information en temps réel, une couverture large sur toute l’étendue de la Chine, etc.Pascaline Biduda, directrice du Quotidien Le Renouveau du Burundi, participant à ce forum affirme que le fait que les medias se rencontrent pour faire un point sur certaines réalités est une avancée dans le monde des médias. Selon elle, les médias aident ainsi le monde à devenir uni, les peuples sont par la suite connectés, ce qui facilite les différents échanges faits entre eux. Cependant, elle relève les défis de la numérisation et les avancées technologiques qui manquent encore dans beaucoup de pays  africains. C’est un manque qui, parfois, cause une diffusion d’une information vieille et parfois pas totalement vérifiée.  . 

Des mots aux actes

Il est clair, la politique d’une ceinture et d’une route est une réussite. A travers différentes visites effectuées dans les provinces comme  Ningxia, Mongolie Intérieure, Fujian et Gansu, sans ignorer la province de Guangdong, on remarque combien la Chine quitte l’état des mots à l’état des actes. En recevant les délégations venues du monde médiatique des différents pays, dans le Grand palais du peuple à Beijing, Le vice premier ministre chinois Zhang Gaoli indique que les avancées de la Chine ne se limitent pas à la Chine seulement. Selon lui, la Chine ne peut pas prétendre marcher et se développer seule. Elle a besoin qu’on emboite son pas pour que le monde partage un seul destin. La ceinture et la route est une occasion pour les nations de souder leurs efforts ensemble pour faire face et confronter les défis qu’ils partagent. Malgré les avancees, dit M. Zhang, la Chine reste toujours préoccupée par le degré de pollution de l’air, la lutte contre la pauvreté et l’octroi d’emplois aux milliers de jeunes qui finissent leurs études universitaires chaque année. M. Zhang informe que c’est pour cela que la Chine a adopté une politique d’innovation technologique. Il encourage les autres nations à créer des zones économiques et de travailler dur pour l’aboutissement de leurs projets. Il conseille aux pays d’ouvrir les portes au développement et d’éviter le protectionnisme. Comme a dit un écrivain, pratiquer le protectionnisme c’est comme s’enfermer dans une chambre obscure. Pour cela, il invite les médias  à travailler main dans la main pour la réussite de cette initiative. Il a encouragé les responsables en charge des médias en Chine à multiplier les échanges entre médias chinois et médias étrangers, à veiller à ce que les journalistes étrangers venant en Chine découvrent des régions autres que Beijing. Signalons que ce genre de réunion se tient chaque année en Chine depuis la mise en place de cette initiative en 2013. 

La modernisation face au traditionnel

Les représentants des médias et les journalistes présents à ce forum ont discuté sur le fait qu’aujourd’hui les nouvelles techniques de diffusion de l’information à l’aide des robots, la diffusion en ligne des informations chaudes, ne seraient pas un défis face au media traditionnel. Il a été question de parler de quelle allure la technologie doit avancer mais tout en tenant compte du professionnalisme. Selon Robin Li, le co-fondateur de Baidu, une compagnie chinoise œuvrant comme Google, les robots aujourd’hui peuvent  produire un million de textes par jour. Selon lui, les gens ne devraient pas considérer les machines comme concurrençant l’Homme mais plutôt comme venant alléger et aider à la rapidité du travail menant ainsi à une grande production. Quant à penser que les informations émises en ligne par la création des médias sociaux viennent ruiner le journal imprimé, les participants se sont mis d’accord que les nouveaux médias et les medias traditionnels peuvent être efficaces si et seulement si ils travaillent en symbiose. En plus, ils se sont convenus de garder le professionnalisme malgré les avancées technologiques. Que les nouveaux médias ne fassent pas oublier la plume aux professionnels qui savent user de leur inspiration pour occuper et informer leurs lecteurs, ont-ils recommandé.

Blandine Niyongere

 

HOPITAL MILITAIRE DE KAMENGE> Bilan des réalisations au cours des cinq dernières années

Il est satisfaisant

 

DSC 0260Au cours des cinq dernières années, l’hôpital militaire de Kamenge a  enregistré beaucoup de réalisations. Cet hôpital dispose également de beaucoup de projets à réaliser dans les jours à venir. Le bilan des réalisations est satisfaisant. 

 

A l’occasion de l’inauguration du  «Bâtiment mère-enfant », le médecin directeur de l’hôpital militaire de Kamenge, Colonel  Marc Nimburanira a dressé le bilan des réalisations au cours des cinq dernières années.Depuis mai 2012, Colonel Nimburanira a fait savoir que la direction de l’hôpital militaire de Kamenge a mis en application la politique du charroi zéro. Les travaux de l’extension de l’hôpital dans le but d’avoir des places adéquates et suffisantes pour bien accueillir les malades ont été exécutés.C’est dans cette optique qu’un bâtiment de la médecine interne  composé de 60 lits a été inauguré en juillet 2012. En mars 2013, le bâtiment de stock des médicaments et le bloc opératoire ont été aussi inaugurés. Colonel Nimburanira a également indiqué que les lieux des services d’urgence et de réanimation ont été réaménagés en 2015. En 2016, d’autres locaux comme celui où sont accueillis les séropositifs ont été aussi réaménagés, a-t-il ajouté.

Perspectives d’avenir. 

Selon Colonel Nimburanira, les projets à réaliser  par l’hôpital militaire de Kamenge sont nombreux. En collaboration avec les experts, cet hôpital est en train de préparer le plan stratégique 2018-2020. La direction de cet hôpital souhaite que les militaires burundais blessés en mission de maintien de la paix à l’étranger ne se fassent plus soigner à Nairobi ou en Afrique du sud. Cet hôpital souhaite plutôt que ces militaires se fassent soigner au Burundi dans leur pays natal et près de leurs familles respectives.Pour arriver à cet objectif, Colonel Nimburanira a indiqué qu’à cet hôpital,  les tôles qui contiennent de l’amiante doivent être combattues. «Nous devons aussi construire un bloc opératoire et des locaux pour le service de réanimation sans oublier celui de l’imagerie médicale disposant d’un scanner et IRM», a-t-il ajouté. Une fois que ce pas est franchi, le nombre de ceux qui vont se faire soigner à l’étranger sera sensiblement réduit, a-t-il précisé.

Martin Karabagega

 
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