Publications de Presse Burundaise, Rohero I Avenue de la JRR N°17 Immeuble le SAVONNIER, Téléphone standard : (257) 22 22 62 32, Fax :(257) 22 22 58 94, email: pressequotidienne@yahoo.fr

Entretien> Avec des femmes rabatteuses

Le travail de rabatteur n’est pas difficile comme certains le pensent

 

DSC 0309 1On est habitué à voir que certains métiers sont exercés par les hommes, d’autres par les femmes. Mais, aujourd’hui, les choses ont changé, les femmes exercent beaucoup de métiers qui étaient jadis exercés uniquement par les hommes. 

 

Dans un entretien avec Angélique Kwizera, femme rabatteuse âgée de 34 ans, celle-ci a fait savoir qu’elle est rabatteuse depuis 10 ans. Elle a commencé cette activité après avoir perdu son mari. Ce dernier était aussi rabatteur et membre de l’association « Urunani gw’abakokayi mu Burundi ». Dans le but d’aider les orphelins et la veuve, cette dernière devient aussi membre active de l’association. A ce moment, la veuve occupe la place de son époux     défunt et exerce le même métier.Mme Kwizera a indiqué que comme certaines gens le croient, le travail de rabatteur n’est pas difficile. Elle se lève très tôt le matin comme d’autres fonctionnaires pour ne pas être en retard car certains passagers viennent très tôt. Elle reste au parking dit « marché Cotebu » pour orienter les passagers qui vont à l’intérieur du pays. Grâce à ce travail, Mme Kwizera a fait savoir qu’elle prend en charge ses trois enfants. Elle n’a pas de problèmes de finances car les enfants reçoivent tout ce dont ils ont besoin et trouve les frais de location de sa maison sans problèmes. Pour Justine Ngendankazi âgée de 39 ans, une femme en bonne santé est capable d’exercer beaucoup de métiers. Elle aussi exerce le métier de rabatteuse depuis l’année 2005. Elle a fait savoir que ce métier fait vivre ses deux enfants. Elle n’a pas voulu révéler son salaire journalier mais dit qu’il varie en fonction du nombre de passagers. Plus les passagers sont nombreux, plus le salaire devient important.Concernant l’éducation des enfants, les deux interlocutrices ont fait savoir que c’est comme tout autre fonctionnaire. Pendant la journée, c’est le travail, elle s’occupe des enfants le soir après le travail.Mme Ngendankazi a lancé un appel à toutes les femmes de ne pas sous-estimer le travail de rabatteur car il est générateur de revenu. Grâce à ce travail, on peut même entreprendre des projets de développement.

Lucie Ngoyagoye

 

Minisanté> Atelier de mise au point sur les décès maternels, néonatals et gestion financière dans les hôpitaux publiques

L’objectif est d’améliorer le rendement des hôpitaux publics

0aaaaaaLe ministère de la Santé publique et de la lutte contre le sida a organisé le vendredi 21 septembre 2018 un atelier de mise au point sur les décès maternels, néonatals et gestion finacière dans les hôpitaux publics. Le ministre demande aux participants de faire des échanges fructueux afin d’ameliorer le rendement des hôpitaux publics.


Les participants à l’atelier étaient les directeurs des hôpitaux, les directeurs ajoints chargés des soins, les chefs nursings ainsi que les directeurs administratifs et financiers. Dans son mot liminaire, le ministre de la Santé publique et de la lutte contre le sida, Thaddée Ndikumana a fait savoir que cet atelier est une occasion pour les participants d’échanger les expériences du fonctionnement des hôpitaux dans le but d’améliorer leurs rendements. Il a indiqué qu’au cours de cet atelier, il est prévu d’échanger sur tous les programmes du ministère de la Santé notamment comment les hôpitaux font l’accueil des patients, si ces derniers ont droits aux soins de santé, s’ils sont pris en charge surtout les mères enceintes et les enfants de moins de cinq ans mais aussi si les patients sont orientés quans ils se trompent de services.

Avant de commencer les exposés prévus, le ministre en charge de la santé publique a donné la parole à certains directeurs des hôpitaux pour qu’ils partagent leurs expériences sur comment ils ont amélioré le rendement de leurs structures de soins. Parmi eux, certains ont dit qu’ils ont commencé avec peu du personnel. Mais, avec une bonne organisation et gestion du travail et des fonds en provenance du ministère de la Santé publique, ils ont amélioré le rendement de leurs hôpitaux. D’autres ont précisé qu’ils ont fait un plan d’investissemnt qui leur permet de réaliser certains projets visant à augmenter le rendement de leurs hôpitaux.De ces expériences partagées, Dr Ndikumana a interpellé tous les directeurs des hôpitaux de suivre ces exemples afin que les patients soient satisfaits des services qu’ils offrent. Il a dit : « Les directeurs des hôpitaux devraient être fiers de la satisfaction de la population en général et des patients en particulier ». Cela pour dire que ce sont les patients qui devraient être temoins du travail accompli par les directeurs des hôpitaux.

Rose Mpekerimana

 

Santé sexuelle et reproductive> Les problèmes rencontrés dans le dialogue parent-enfant

Au lieu de fuir l’échange, les parents devraient plutôt approcher leurs enfants depuis le jeune-âge

019mercraaaQuand les jeunes atteignent l’âge de l’adolescence, ils ont besoin normalement de connaître certaines informations en rapport avec leur santé sexuelle et reproductive. Et ce sont, en premier lieu, les parents qui devraient échanger avec leurs enfants sur ledit sujet. Malheureusement, ils ont tendance à fuir cette responsabilité. C’est pour cela que  les jeunes adolescents se debrouillent pour chercher ces informations ailleurs.


Dans un entretien qu’elle a accordé au quotidien Le Renouveau, la directrice exécutive de l’Abubef (Association pour le bien-être familial), Donavine Uwimana, a fait savoir que, quand les enfants atteigent l’âge de l’adolescence, ils commencent à être curieux sur leur vie sexuelle et reproductive : « C’est quand ils voient des changements qui s’opèrent sur leurs corps. De ce fait, ils ont besoin de savoir d’où vient ce changement et comment s’y prendre », a-t-elle mentionné. Elle a précisé que la période d’adolescence est pleine de confusion. Dans un premier temps, les jeunes adolescents ont peur d’affronter leurs parents pour échanger sur leur vie sexuelle reproductive. Ils préfèrent aller le demander à leurs pairs.

D’autres fréquentent les centres d’encadrement des jeunes pour recevoir les informations dont ils ont besoin.Dans un autre cas, bien qu’ils constatent que leurs enfants atteignent l’âge de l’adolescence, beaucoup de parents ont tendance à fuir l’échange sur la question de la santé sexuelle de leurs enfants : Certains disent «Quand nous étions adolescents, personne ne nous a informé sur la santé sexuelle. Mais, nous nous sommes bien comportés. Nos enfants vont eux aussi connaître certaines informations sur leur santé sexuelle progressivement », a-t-elle mentionné.Dr Uwimana a alors fait un clin d’œil à tous les parents, qui pensent de cette manière, qu’il faut plûtot approcher leurs enfants depuis le jeune âge afin de les informer sur la santé sexuelle. Ceci dans le but de prévoir les conséquences liées à l’ignorance des jeunes adolescents sur la santé sexuelle et reproductive. Elle conseille aussi aux parents qui veulent recevoir des informations à donner à leurs enfants  d’approcher l’Abubef  pour les avoir au complet.
     

Rose Mpekerimana

 

Jardins potagers> Leur importance dans les ménages

Ils contribuent beaucoup dans l’alimentation

IMG WA0002La rédaction du journal Le Renouveau s’est rendue le mardi 18 septembre 2018, dans la zone urbaine de Gihosha, quartier Nyabagere, où elle s’est entretenue avec une femme d’un jardin potager sur son l’importance.  Elle affirme que les différents légumes cultivés dans ces jardins sont indispensables à la vie humaine. 

Selon A.N., les jardins potagers ont une grande importance au niveau de la vie des ménages. Les légumes comme les amarantes, les carottes, les poireaux, les oignons blancs ou rouges, les poivrons, les aubergines, etc., cultivés dans ces jardins sont indispensables à la vie. C’est dans la mesure où ils contiennent les éléments nutritifs nécessaires à la santé de l’être humain. Ces légumes favorisent la digestion. Elles sont une source importante des fibres. Elles contribuent, entre autres, à prévenir la constipation et à réduire les risques de développer des maladies intestinales comme les cancers intestinaux, et diminuent l’ampleur de certaines maladies chroniques comme le diabète et autres. Elles aident également à réduire le taux des enfants atteints de kwashiorkor et d’anémies. Elles contiennent de nombreuses particules comme des vitamines, de l’eau et des sels minéraux qui permettent au corps de mieux fonctionner, de grandir et de rester en bonne santé. Elles améliorent la santé de l’Homme, favorisent la multiplication  des anticorps et ont l’avantage d’apporter très peu de calories. Les jardins potagers luttent aussi contre la pauvreté familiale. L’argent que l’on aurait dépensé pour acheter ces légumes au marché est utilisé pour autre chose. Donc, on peut dire que l’aménagement de ces jardins par les ménages diminue les dépenses familiales. On peut passer quelques mois ou même toute la saison sèche sans  se ravitailler en ces légumes. 

On peut faire un jardin de 4 ou de 5 niveaux

Les jardins potagers sont des jardins souvent entretenus à l’intérieur des parcelles dans des sacs contenant de la terre. Ils sont aménagés sous forme d’encadrés circulaires sur lesquelles sont plantés des légumes de différentes sortes, entourés par des supports. On peut faire un jardin de 4 ou de 5 niveaux selon le choix. Mais, le premier niveau (de haut vers le bas) est destiné aux herbes sarclées et ces dernières se décomposent et deviennent de l’engrais pour ces légumes. 

Evelyne Habonimana

 
Ouvrir