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Ministère en charge du genre > Célébration de la journée de la femme rurale

Sous le thème : « Autonomisation des femmes rurales et leur rôle dans l’éradication de la pauvreté et de la faim »

 

DSC00082Le ministère des Droits de la personne humaine, des affaires sociales et du genre a organisé le jeudi 19 octobre 2017 la célébration de la journée de la femme rurale au Palais des arts. Cette journée a pour thème : « Autonomisation des femmes rurales et leur rôle dans l’éradication de la pauvreté et de la faim ».Le ministère des Droits de la personne humaine, des affaires sociales et du genre a organisé le jeudi 19 octobre 2017 la célébration de la journée de la femme rurale au Palais des arts. Cette journée a pour thème : « Autonomisation des femmes rurales et leur rôle dans l’éradication de la pauvreté et de la faim ».

 

Dans son allocution, la représentante des associations « Nawe Nuze » de la Commune Musigati, Donavine Ndayisenga a fait savoir que la femme rurale joue un rôle incomparable dans la vie du pays. « La femme rurale est le pilier du développement familial. Elle fait tout pour nourrir sa famille. Elle s’occupe des travaux champêtres et ménagers. Elle veille à l’éducation des enfants mais aussi à la vie sociale en général », a-t-elle dit.Mme Ndayisenga  a cependant signalé que malgré l’initiative et la volonté de la femme rurale, ses efforts n’aboutissent à rien si elle n’est pas soutenue. Elle a indiqué que la femme peut défricher ses champs et manquer de semences et des engrais pour avoir des récoltes satisfaisantes. La femme peut avoir la volonté de se lancer dans l’élevage, mais, elle est freinée par le manque de bétail pour commencer.C’est pour cette raison qu’elle demande au gouvernement d’appuyer les associations des femmes rurales qui ont un objectif de développer les familles et le pays en général.

Le gouvernement ne ménage aucun effort pour soutenir la femme rurale 

Dans son mot de circonstance, le secrétaire permanent au ministère en charge du genre, Felix Ngendabanyikwa a fait savoir que personne n’ignore que la femme est le pilier du développement familial mais aussi de tout le pays, surtout dans les pays en voie de développement. Il a indiqué qu’en plus d’être toujours dans les champs, c’est la femme rurale qui s’occupe de tous les travaux ménagers. Aussi, a-t-il ajouté, la femme rurale joue un rôle primordial dans la consolidation de la paix. M. Ngendabanyikwa a précisé que c’est pour cette raison que le gouvernement via son ministère en charge du genre a réalisé beaucoup d’activités qui visent l’autonomisation de la femme rurale. Il s’agit entre autres de l’octroi de petits crédits depuis 2012 aux associations des femmes rurales, de faciliter les femmes rurales pour avoir des engrais chimiques ainsi que du petit bétail qui donnent des engrais naturelles ainsi que les formations qui visent les techniques d’épargne et de crédit dans les associations. Il a pour ce faire saisi l’occasion pour encourager les femmes rurales en générale de continuer à initier différents métiers qui visent leur autonomisation. Il demande aux décideurs dans différents secteurs notamment les banques, de faciliter les activités des femmes rurales en leur octroyant des crédits avec un intérêt tolérable pour qu’elles puissent se développer. Le délégué du système des Nations unies au Burundi qui est la représentante résident de UNFPA (Fonds des Nations Unies pour la population) au Burundi, Suzan Mandong a quant à elle remercié le gouvernement du Burundi pour le soutien qu’il apporte aux femmes rurales. Elle a cependant rappelé que la femme rurale fait face à différents défis. Elle a indiqué que la majorité des femmes rurales dépendent des ressources naturelles pour assurer la subsistance de leurs familles. Leur autonomisation est entravée par les obstacles de nature sociale, économique et parfois politique. Beaucoup d’entre elles n’ont pas accès à la terre, aux marchés, au financement mais aussi aux services sociaux.Elle a de ce fait,  fait un clin d’œil à tout un chacun que ladite journée devrait être une occasion d’écouter la voix des femmes rurales quitte à s’engager à répondre à leur préoccupation.    

ROSE MPEKERIMANA

 

Micro baladeur > La place de la femme dans les médias

Les décideurs doivent tenir compte du genre dans les nominations pour diriger les médias

 

DSC03608Dans les médias tant publics que privés, la femme n’est pas représentée à un taux satisfaisant. Les gens qui se sont entretenus avec Le Renouveau ont suggéré aux décideurs d’être sensibles à la question genre dans les médias. Ils demandent aux femmes d’avoir une estime de soi pour participer et occuper les postes de prise de décision. 

 

La rédaction du quotidien Le Renouveau a fait un micro baladeur pour demander aux  gens si le taux de la représentativité de la femme dans les médias est satisfaisant. Certains ont fait savoir que quand ils comparent le taux des femmes journalistes à celui des hommes dans les médias, ils estiment qu’il est un peu satisfaisant. Cependant, ils signalent que la différence réside dans la distribution des tâches à ces journalistes par les responsables des médias.Les femmes journalistes qui se sont entretenues avec Le Renouveau ont affirmé qu’elles sont capables de travailler autant que leurs confrères : « Au cours du travail de tous les jours, nous faisons le même travail que nos confrères journalistes ; que ce soit dans la collecte, le traitement ou la présentation de l’information.  Seulement, nous ne comprenons pas pourquoi certains responsables ont pitié de nous,  lorsqu’il s’agit de faire des descentes sur terrain qui durent plusieurs jours. Où lorsqu’il faut animer ou traiter des  sujets sensibles. Ces responsables ont tendance à les confier aux hommes », ont-elles signalé.Ces femmes ont cependant affirmé qu’il y a entre elles des femmes journalistes qui ne s’estiment pas, qui pensent toujours que les sujets sensibles  ou  les  descentes  sur terrain sont réservés aux  hommes  seulement. Ce manque d’estime de soi est aussi remarqué, ont-elles ajouté, chez les femmes qui participent ou interviennent dans le contenu médiatique. Elles ont vu que les hommes sont les plus interrogés au cours de la collecte de l’information. 

Les femmes journalistes doivent prêcher par l’exemple

La rédactrice en chef-adjoint à l’hebdomadaire Burundi-Eco, Bella Sonia Ndamiye a affirmé qu’elle n’est pas du tout satisfaite de la place qu’occupent  les femmes dans les médias. Cela du fait que les enquêtes qui ont été faites par l’AFJO (Association des femmes journalistes) ont montré que le taux de la représentativité des femmes dans les médias s’élève à 6%. Ces statistiques sont justifiées par le fait que dans le monde médiatique, les femmes ne sont pas nombreuses. A la question de savoir si réellement le métier de journalisme n’est pas facile, que c’est pour cette raison que les jeunes diplômés ne sont pas ambitieux pour exercer ce métier, elle a tenu à rappeler qu’il n’y a pas de métier simple. Seulement, tout dépend de celui ou celle qui a la ferme volonté de l’exercer. Pour ce faire, a-t-elle ajouté, pour que les femmes soient représentées d’une façon satisfaisante dans les médias, il faudrait que les jeunes filles diplômées soient passionnées pour le métier de journalisme. Dans ce cas, quand il s’agit de faire, par exemple, des promotions internes, il sera facile de choisir parmi les femmes journalistes qui sont en fonction.Quant aux gens qui pensent qu’il n’est pas facile aux femmes de concilier le travail de diriger un médium avec les responsabilités familiales, elle a précisé que c’est une affirmation gratuite. « Je rejette cette idée parce que moi, je suis capable d’être une rédactrice en chef adjoint et je fais mon travail sans aucun problème. En même temps, je m’organise pour qu’à la maison, je continue à honorer mes responsabilités familiales ».La présidente adjointe de l’AFJO et rédactrice en chef adjoint au journal hebdomadaire Ubumwe, Yolande Nintunze a, quant à elle, précisé que le taux de représentativité de la femme dans les médias n’est pas satisfaisant. Elle a fait savoir que ce faible taux est causé par le poids de la culture burundaise. « Cette dernière met en deuxième degré la femme. C’est pour cette raison que même dans le monde médiatique, ce jugement est tenu en compte. Certains responsables des médias ou les décideurs au plus haut niveau nomment ou mettent à la tête rarement les femmes pour diriger un médium », a-t-elle signalé     Les deux interlocuteurs profitent de l’occasion pour interpeller les décideurs de prendre en compte le genre dans leurs nominations pour diriger les médias. Elles font un clin d’œil particulièrement aux femmes journalistes de se montrer capables dans leur métier de journalisme. Elles demandent aux journalistes en général de toujours respecter la parité homme-femme dans la collecte, le traitement et la diffusion de l’information.      

Rose Mpekerimana

 

FORMATION DES JEUNES> Sur l’égalité du genre et le respect des droits de l’Homme

Sans l’égalité du genre, il n’y a pas de développement durable

 

DSC01440Le ministère de la Jeunesse, des sports et de la culture, en collaboration avec le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD) à travers World  vision, a organisé un atelier de formation du  19 au 20 octobre 2017 sur l’égalité du genre pour les jeunes leaders des zones Gihosha, Nyakabiga et Buterere. L’objectif était de sensibiliser ces jeunes sur l’importance de l’égalité du genre et le respect des droits de l’Homme car sans l’égalité du genre, il n’y a pas un développement durable. 

 

Le coordinateur du projet « Renforcement de la résilience communautaire par la promotion de l’emploi en faveur des jeunes à risque » de World vision/Cedac, Philippe Masabo, a indiqué que dans cet atelier de formation  étaient  invités 30 jeunes par zone dont 15 filles et 15 garçons.  Et ces 30 jeunes sont choisis parmi les 100 jeunes par zone qui sont concernés par ce projet. Les jeunes qui auront bénéficié de cette formation vont à leur tour enseigner les autres jeunes qui n’ont pas bénéficié  de cette formation. M. Masabo a révélé que ce  thème « Egalité du genre et le respect des droits de l’Homme » a été  choisi dans l’optique de renforcer la cohésion sociale chez les jeunes. Il a indiqué que des connaissances sur l’égalité du genre et le respect des droits de l’Homme est très nécessaire chez les jeunes car il y a ceux qui font la violation des droits de l’Homme sans le savoir. Aussi, ces connaissances vont les aider dans la créativité, par exemple au lieu de passer toute la journée sur les « ligala », ils vont apprendre à créer leur propre emploi et par conséquent le pays pourra atteindre un développement durable grâce à ces jeunes.  Pour M. Masabo, toutes les activités effectuées par ce projet en faveur des jeunes à risque, c'est-à-dire ceux qui vivent dans la situation de la pauvreté ou ceux qui fréquentent les « ligalas » se font dans l’optique de soutenir le gouvernement du Burundi dans l’encadrement de ces jeunes. Notre interlocuteur a souligné que l’important est que ces jeunes peuvent servir comme modèle pour les autres qui fréquentent encore les « ligalas ».

Fidès Ndereyimana

 

ABUC> Onzième congrès de chirurgie au Burundi

Sous le thème : « Les urgences chirurgicales »

 

DSCo113Sous le haut patronage du ministère de la Santé publique et de la lutte contre le sida, l’Association burundaise de chirurgie  (ABUC) a organisé, du 19 au 20 octobre 2017, son 11e congrès de chirurgie au Burundi. Cette année, ce congrès est organisé sous le thème général « Les urgences chirurgicales ». C’est une occasion de se ressourcer sur le professionnaliste  en la matière pour former les futurs chirurgiens.  

 

Dans son discours, Gabriel Ndayisaba, président de l’ABUC, a indiqué que le congrès de chirurgie est toujours une bonne occasion de se ressourcer, non seulement pour les professionnels en la matière, mais également  pour les autres disciplines médicales qui concourent à la promotion de la santé du peuple, sans oublier les futurs médecins qui constituent un vivier  des futurs spécialistes en chirurgie. Au moment où le Burundi ne dispose que de trente chirurgiens seulement, alors qu’on a besoin de quatre vingt chirurgiens de plus pour avoir un minimum requis par la population burundaise, M. Ndayisaba a informé que l’ABUC fait  des efforts indéniables  afin de développer cette discipline. Il a mentionné l’amélioration des capacités pour les chirurgiens en place ainsi que la formation d’autres futurs chirurgiens. « Et c’est la raison pour laquelle cette association a besoin d’être bien soutenue par les autorités compétentes afin de faciliter et encourager les initiatives des associations scientifiques, qui visent l’amélioration de la santé des populations », a dit  M. Ndayisaba.

« Inculquer cette tradition dans l’esprit des générations montantes »

Dans son discours d’ouverture, Joselyne Nsanzerugeze, assistante du ministre ayant la santé publique dans ses attributions, a signalé qu’au-delà du thème général, les organisateurs ont accordé une place aux communications libres pour que rien ne soit laissé au hasard en matière de la santé. « Alors, nous espérons qu’au cours de  ce congrès, les urgences chirurgicales seront un large chantier d’échanges pour vous tous les spécialistes comme généralistes, assistants comme étudiants avec une seule ambition, l’amélioration de la santé de nos patients », a affirmé Mme Nsanzerugeze. Cette dernière a demandé aux organisateurs de ne pas briser la chaîne pour que cette bonne tradition soit inculquée dans l’esprit des générations montantes afin que ces congrès puissent se suivre sans discontinuer. « Du reste, soyez assuré de l’accompagnement, de l’encouragement et du soutien indéfectible de la part du ministère ayant la santé dans ses attributions dans cette avancée vers les horizons lointains de votre rêve scientifique, qui est en même temps le nôtre », a promis Mme Nsanzerugeze.

Avit Ndayiragije

 
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