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FENADEB> Les droits de l’enfant en situation de rue

Il y a un pas déjà franchi mais le chemin à parcourir reste long

000000012AAMême si les droits des enfants sont régulièrement bafoués, Ferdinand Simbaruhije, secrétaire général de la Fédération nationale des associations engagées dans le domaine de l’enfance au Burundi (Fenadeb), indique qu’il y a un pas déjà franchi mais que le chemin à parcourir reste long

Dans un entretien qu’il a accordé à la rédaction du journal Le Renouveau, le mardi 30 avril 2019, Ferdinand Simbaruhije a d’abord rappelé qu’il existe encore plusieurs actions qui montrent que les droits des enfants ne sont pas respectés. Selon le secrétaire général de Fenadeb, il y a des conditions exigées pour qu’on affirme que les droits de l’enfant sont respectés. « Il ne faut pas qu’il y ait des enfants qui soient vendus pour être des esclaves ; malheureusement, au Burundi, ce commerce existe. Beaucoup d’entre eux sont envoyés dans les pays arabes où ils exécutent des travaux forcés et inhumains », a-t-il déclaré.M. Simbaruhije affirme que la Fenadeb dispose de témoignages accablants des enfants qui sont là-bas, ou bien qui étaient dans ces pays mais qui ont eu l’occasion de revenir au Burundi. Il a dit que tous ces témoignages expliquent comment ces enfants sont maltraités, déplorant l’existence de ceux d’entre eux qui  souffrent encore parce qu’ils n’ont pas la possibilité de se délivrer de cette situation malheureuse. M. Simbaruhije affirme également que même ici au Burundi, les droits des enfants sont régulièrement bafoués. « Alors que la place de l’enfant devrait être à l’école ; dans certaines familles, les enfants sont contraints d’exécuter des corvées », a-t-il ajouté.

La pauvreté, une des causes du non respect des droits des enfants

M. Simbaruhije a aussi fait savoir qu’au moment où le Burundi figure parmi les pays où la faim sévit le plus durement, la pauvreté est parmi les raisons qui handicapent la promotion des droits des enfants au Burundi. « Des enfants mineurs surtout les filles sont contraints de se marier à cause de la précarité économique de leurs familles. Quelque fois à cause de cette problématique, les parents poussent un ouf de soulagement lorsque leurs enfants se marient ». L’autre défi majeur est la malnutrition, le non accès aux soins de santé.Toutefois, M. Simbaruhije salue le travail de retirer les enfants de la rue du pays car, selon lui, les enfants ne peuvent pas être protégés alors qu’ils sont dans les rues. Il dit par contre que le constat est que ces enfants regagnent encore les rues. Il trouve nécessaire de chercher la cause qui les poussent à y revenir et de trouver une solution afin que chaque enfant trouve une famille qui assure sa tutelle.

Des avancées et des efforts remarquables

D’autres avancées ont déjà été enregistrées car selon toujours M. Simbaruhije, la mise en application de certaines conventions internationales  qui ont été ratifiées par le Burundi dans les années 1990, contribue énormément à promouvoir les droits des enfants. M. Simbaruhije trouve qu’ici au Burundi, il y a des efforts remarquables étant donné  que le gouvernement fait de son mieux pour la promotion des droits de l’enfant. « L’Etat a mis en place des lois qui protègent l’enfant tant sur le plan social que juridique  ainsi que la Politique nationale de la promotion des droits des enfants de 2012 ».Il a demandé la contribution de tout un chacun  pour que tous les acteurs conjuguent leurs efforts dans la promotion des droits de l’enfant.

Moise Nkurunziza (stagiaire)

 

PARLE-MOI DOCTEUR > Sur la carie rampante

Elle est déterminée par la destruction de la dent chez le jeune enfant

 000001ama 025Dans notre pays, on trouve que chez beaucoup d’enfants, les dents sont détruites. Et lorsque cette destruction concerne plusieurs dents dans la cavité buccale, on parle de carie rampante. Les causes de cette carie sont essentiellement les sucres qui s’accumulent sur les surfaces dentaires de l’enfant. Comme moyen de prévention,  il faut, après chaque repas,  nettoyer et  brosser les dents de l’enfant. 


Dans un entretien que le médecin dentiste Juvénal Muyuku a accordé dernièrement à la rédaction du Journal Le Renouveau, il dit qu’on parle de carie rampante, lorsque chez le jeune enfant, la destruction de la dent concerne tout un bloc de dents, c’est-à-dire un bloc incisif et un bloc molaire. Il a précisé que les  dents de l’enfant sont systématiquement détruites et que  cette maladie est très fréquente dans notre pays. «  On trouve que chez beaucoup d’enfants, les dents sont détruites par cette carie. Et lorsque cette destruction concerne plusieurs dents dans la cavité buccale, on parle de carie rampante », a-t-il ajouté. Le dentiste Muyuku a fait remarquer que  les causes de cette maladie chez les enfants  sont essentiellement les sucres qui s’accumulent sur les surfaces dentaires. Et les bactéries en profitent pour transformer ces sucres en acide qui détruit les dents de même que comme chez l’adulte. 

Comme traitement de la maladie, le dentiste Muyuku a signalé que chez les enfants, on leur donne des antibiotiques ou des anti-inflammatoires. Mais souvent,  lorsque c’est sévère, on procède à l’extraction précoce.  Mais il a insisté que cela dépend des cas. Comme moyen de prévention de cette maladie, le dentiste Muyuku a fait savoir qu’il faut après chaque repas  nettoyer et brosser les dents d’un enfant.  Puisque les gencives d’un bébé sont très fragiles, il a souligné qu’on peut utiliser du coton imbibé d’eau  pour s’assurer que c’est bien nettoyé.

 Emelyne Iradukunda

 

SANTE >L’insomnie

Ne pas retarder l’heure du coucher améliore l’hygiène du sommeil

00000aacc205Dans un entretien accordé au quotidien Le Renouveau, le lundi 29 avril 2019,  Dr. Angélus Nindereye, psychiatre à l’hôpital militaire de Kamenge, nous parle de l’un des troubles du sommeil à savoir  l’insomnie. Il revient également sur les causes, le traitement ainsi que les mesures à prendre pour ne pas connaître des perturbations du sommeil.


L’insomnie est un trouble fréquent du sommeil qui se manifeste par des difficultés à s’endormir ou des réveils fréquents au cours de la nuit. La période de sommeil est plus courte et de mauvaise qualité. Au réveil, on ne se sent pas reposé. Mais il faut savoir que les besoins en sommeil varient selon les personnes, leur âge, leurs activités. Pour certains, 6 h de sommeil suffisent quand d’autres ont besoin de 9 h.Concernant les causes, Dr.Nindereye a dit qu’elles peuvent être psychologiques : stress, anxiété, dépression, choc émotionnel ; physiologique : repas trop riche, prise de médicaments, activité physique intense le soir, excès de caféine ou d'alcool ou environnemental : bruit, luminosité, chaleur, mauvaise literie, travail de nuit.Les conséquences les plus évidentes en sont sur le retentissement sur les activités diurnes notamment somnolence, troubles de la vigilance, irritabilité ou dépression. Surpoids, diabète, maladies cardiovasculaires, problèmes digestifs peuvent aussi être des conséquences d'un manque de sommeil ou d'un sommeil de mauvaise qualité.

Comment s’y prendre?

Pour éviter de manquer de sommeil, Dr Nindereye préconise qu’il faut éviter les activités stimulantes (sports, activités intellectuelles) ; la prise de stimulants (caféine, nicotine), d'alcool et de boissons (entraînant des réveils nocturnes pour la miction) ; les repas copieux et les siestes (notamment après une mauvaise nuit de sommeil), les activités sur écran (ordinateur, télévision - ces activités nuisant au sommeil « par l'effet d'excitation qu'elles produisent mais aussi du fait de la luminosité de l'écran, qui perturbe l'horloge biologique »).Il suggère également de maintenir un environnement calme, relaxant et confortable avant le sommeil à l'aide de lecture, de musique, d'un bain ou d'une douche et d'une température ambiante aux alentours de 18 °C. Et il faut apprendre à connaître les signes de fatigue indiquant l'imminence d'un cycle du sommeil et ne pas retarder l'heure du coucher améliore l'hygiène du sommeil.Rodrigue MFURANZIMA (STAGIAIRE)

 

Groupe sanguin> Problèmes rencontrés par les personnes à rhésus négatif

Elles manquent souvent de sang pour la transfusion

000A205Les personnes qui ont un groupe sanguin à rhésus négatif font face à différents problèmes. Beaucoup sont liés souvent au manque de sang pour la transfusion à cause de leur facteur rhésus.  Ces personnes sont classées parmi les groupes rares. C’est pour cette raison que le ministère en charge de la santé publique fait appel à toute personne en général  et à celle dont le groupe sanguin est rhésus négatif, éligible pour donner du sang, de se présenter dans les centres de transfusion sanguine pour faire cette œuvre charitable pour sauver différentes vies humaines.


Fiona Ndayikeza est une personne qui a un groupe sanguin, rhésus négatif. Elle a fait savoir que les personnes qui ont ce groupe sanguin font face à différents défis. « Quand elles n’ont pas encore besoin de sang pour la transfusion, même les personnes qui ont un groupe sanguin rhésus négatif ne réalisent pas qu’elles peuvent avoir des problèmes plus que les autres. A titre illustratif,j’ai souffert de la malaria quand j’avais 5 ans. J’ai eu de l’anémie. Il m’a été difficile d’être transfusée puisqu’il n’y avait pas eu de sang de rhésus négatif à l’hôpital où j’étais hospitalisée. Le sang m’était arrivé du CNTS (Centre national de transfusion sanguine) au moment où je souffrais beaucoup », a-t-elle précisé.Mme Ndayikeza a déploré que ceux qui se trouvent à l’intérieur du pays peuvent avoir beaucoup de problèmes plus que les autres. Cela parce que, quand les hôpitaux où ils sont hospitalisés n’ont pas de sang testé rhésus négatif, ils doivent faire recours aux centres régionaux de transfusion sanguine alors qu’ils peuvent être implantés loin de ces hôpitaux. Dans ce cas, le malade qui a besoin de sang peut succomber en attendant l’aboutissement de toutes ces démarches.Heureusement, a-t-elle poursuivi, il y a une association de gens qui ont un groupe sanguin, rhésus négatif, qui se sont mis ensemble pour sensibiliser les autres afin qu’ils viennent dans les centres de transfusion pour donner du sang. Elle a profité de l’occasion pour inviter toute personne à être consciente que, quand elle donne du sang, elle sauve des vies humaines qui peuvent en avoir besoin pour la transfusion.

Une association a été créée pour remédier au problème de manque de sang au groupe sanguin rhésus négatif

Le chargé de sensibilisation au don de sang au sein de l’Adus (Association des donneurs universels de sang), Dr Janvier Ndayegamiye, a fait savoir que l’idée qui a motivé  la création de ladite association a été le cas d’un des membres qui était hospitalisé à l’hôpital militaire de Kamenge et qui avait besoin de sang pour la transfusion alors qu’il est de rhésus négatif. Malheureusement, dans les stocks du Centre national de transfusion sanguine, il n’y en avait pas. Les siens ont fait l’alerte dans différents groupes Watsapp. « De là est née l’idée de nous regrouper en association. D’abord dans un groupe watsapp et actuellement en association agréée par le ministère en charge de l’Intérieur», a-t-il signalé. A la question de savoir si cette association a déjà trouvé une solution aux problèmes qu’ont les personnes qui ont un groupe sanguin rhésus négatif, il a d’abord précisé que ladite association est faite de gens qui ont un groupe sanguin 0-. Cela parce que ce dernier peut servir toutes les personnes qui ont besoin de sang pour la transfusion. «C’est pour cette raison que nous nous appelons des donneurs universels. Nous avons déjà réglé plusieurs cas qui avaient besoin de sang pour la transfusion», a-t-il mentionné. Il a informé que dans différents hôpitaux, ils ont des contacts qui servent d’information en cas de besoin de sang pour la transfusion. Si celui-ci arrive, dit-il, et qu’il n’y a pas de sang testé rhésus négatif dans les stoks  des centres de transfusion sanguine, ces contacts se trouvant dans les hôpitaux appellent les responsables d’Adus pour trouver une solution à ce cas. Dr Ndayegamiye affirme qu’actuellement, les membres de ladite association se réjouissent du pas déjà franchi du fait qu’il n’y a personne qui succombe suite au manque de sang. Cependant, déploré-t-il, il peut arriver des cas de problèmes de transfusion suite aux démarches de transfert du sang des centres de transfusion vers les hôpitaux qui en ont besoin. Soit à cause des distances qui séparent ces centres et les hôpitaux, soit parce que ces centres ont fait une collecte alors qu’il y a déjà un cas qui a besoin d’être transfusé. Mais, dans tous les cas, Dr Ndayegamiye se réjouit qu’il y ait une franche collaboration entre Adus, les centres de transfusion sanguine et la population en général.
Les centres de transfusion sanguine ne ménagent aucun effort en don de sang Le directeur technique au sein du CNTS (Centre national de transfusion sanguine), Dr Félicien Nzotungwanayo, a d’abord donné des précisions par rapport aux groupes sanguins. Il a indiqué que le médecin biologiste qui a découvert pour la première fois les groupes sanguins les a classés en quatre groupes. Il y a le groupe A, B, AB et O. Ces groupes sont différenciés par l’existence des antigènes sur la surface du globule rouge. Ces antigènes sont nommés A, B ou AB. Il a indiqué que l’individu est du groupe A s’il possède l’antigène A sur la surface du globule rouge. Il en est de même pour les autres groupes.Cependant, a-t-il poursuivi, il y a des individus qui n’ont pas d’antigènes sur la surface du globule rouge. Ce sont ceux qui ont un rhésus négatif. Ces personnes sont classées parmi les individus des groupes rares. Par conséquent, ils se donnent le sang entre eux seulement. De ce fait, ils peuvent avoir des problèmes de don de sang puisqu’ils sont moins nombreux par rapport à toute la population en général. Mais, la chance est que toutes ces personnes qui sont de groupes rares peuvent bénéficier de sang du groupe 0- puisque ces derniers sont des donneurs universels.

Une mobilisation de don de sang pour pallier le manque de sang est nécessaire 

Dr Nzotungwanayo a fait savoir que pour pallier le manque de sang dans les stocks des centres de transfusion sanguine, ces derniers font souvent des collectes de sang afin qu’ils aient une quantité suffisante de sang. Dans ce cas, les hôpitaux qui ont des cas hospitalisés qui en ont besoin peuvent aller auprès de ces centres pour s’en procurer.Néanmoins, a-t-il dit, puisque les personnes qui ont un groupe sanguin rhésus négatif sont moins nombreux, il arrive que les centres de transfusion manquent le sang testé de ces groupes. Dans ce cas, ils font des arrangements internes. Cela veut dire que, si le CNTS n’a pas de sang de rhésus négatif, il peut fait recours aux centres régionaux de transfusion pour répondre aux besoins de ceux qui ont besoin de ce sang. Il a ajouté qu’une autre stratégie utilisée par le CNTS est qu’il garde les contacts des gens qui sont classés parmi les groupes rares pour les appeler en cas de besoin urgent de sang de rhésus négatif. Cependant, notre source affirme que les défis ne manquent pas pour satisfaire toutes les demandes. « Puisque les personnes qui ont un groupe sanguin rhésus négatif sont moins nombreux, il arrive que nous manquons de sang pour servir toutes les demandes. Mais, les centres de transfusion sanguine ne ménagent aucun effort pour que ces cas arrivent très rarement », a-t-il ajouté. A la question de savoir si ces centres collaborent avec l’Association des donneurs universels pour faciliter le travail de collecte de sang, il a répondu qu’une franche collaboration existe entre les centres de transfusion sanguine et ladite association pour avoir beaucoup de contacts qui peuvent intervenir rapidement en cas de besoin urgent de sang.  Le directeur technique au sein du CNTS lance un appel à toute la population en général d’être consciente que, quand elle donne le sang, elle sauve différentes vies humaines qui en ont besoin. Il fait un clin d’œil à ceux qui ont un groupe sanguin rhésus négatif de se rappeler qu’ils sont classés parmis les groupes rares. De ce fait, ils doivent se mobiliser entre eux pour donner régulièrement du sang afin qu’ils n’en manquent pas en cas de besoin.     

Rose Mpekerimana

 
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