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Prise en charge des Personnes vivant avec le VIH > Rôle des agents de santé communautaire

Ils jouent entre autres le rôle de personnes confidentes

0001azertyuiLes agents de santé communautaire jouent un rôle non négligeable dans la prise en charge médicale des PVVIH (personnes vivant avec le VIH/sida). Ils accompagnent parfois ces dernières pour se faire soigner dans les structures spécialisées. Et surtout, ils peuvent aller récupérer les médicaments des pvvih quand ils sont empêchés. Ils jouent dans ce cas le rôle de personnes confidentes. 


Dans un entretien accordé à la presse quotidienne Le Renouveau, la responsable médicale au sein de l’ANSS (Association nationale pour le soutien aux séropositives et aux malades du sida), Pélagie Nimubona, a fait savoir que les agents de santé communautaire aident les personnes vivant avec le VIH/sida pour mieux prendre le traitement ARV (Antirétroviraux). «Quand ils veulent aller se faire soigner et qu’ils ont peur d’être stigmatisés par ceux qui les voient, les agents de santé communautaire les encouragent en les accompagnant dans les structures de soins qui les prennent en charge. Dans l’entourage, ils renforcent les sensibilisations chez les pvvih pour qu’ils continuent à prendre correctement les médicaments dans le but d’avoir une charge virale indétectable », a-t-elle indiqué.Dr Nimubona a ajouté que dans l’entourage, les pvvih peuvent se convenir sur un agent de santé communautaire confident et le déléguer pour qu’il aille récupérer pour eux les ARV. Cela se fait, a-t-elle expliqué, au cas où ces personnes ne veulent pas se présenter chaque fois dans les structures de soins pour récupérer les ARV alors que leur charge virale est indétectable. Mais aussi,  quand ils n’ont pas quelqu’un qui reste à la maison à leur absence. Notre source a aussi précisé que les agents de santé communautaire soutiennent les pvvih quand ils sont hospitalisés. « Certains de ces agents peuvent se proposer pour assurer le rôle de garde-malade. Ils le font au cas où le malade n’a pas les siens qui peuvent l’aider quand il est hospitalisé ». La responsable médicale au sein de l’ANSS a de ce fait encouragé tous les agents de santé communautaire pour qu’ils continuent à soutenir les pvvih dans le but de rester observants aux traitements antirétroviraux.               Rose Mpekerimana

 

RIVIERE NTAHANGWA HAUT> Etat des lieux de sa réhabilitation

Les travaux de stabilisation de ses berges  se poursuivent normalement

 

00azsezaLes dégâts matériels qui ont été causés par l’effondrement des berges de la rivière Ntahangwa haut à l’endroit  des habitants environnants sont énormes. Actuellement, les travaux de  stabilisation des berges de cette rivière donnent un fort espoir à toutes les populations en général, mais plus particulièrement,  aux propriétaires des infrastructures  longeant cette rivière.


La rédaction du quotidien « Le Renouveau  »  s’est  rendue, le jeudi 16 janvier 2020, sur la rivière Ntahangwa haut et à l’ex-lycée Vugizo, situé  au quartier Kiriri pour se rendre compte de l’état des lieux des travaux de réhabilitation et de stabilisation de cette rivière qui menace pas mal d’infrastructures. Le constat a été que les travaux de réhabilitation des ses berges  se poursuivent.  Du coté du pont Ntahangwa haut,  les travaux sont également en cours. Des camions sont entrain de  préparer le terrain pour y construire les berges contre l’effondrement. La même rédaction a profité de cette occasion pour interroger les populations environnantes afin de connaitre leurs appréciations et avis en rapport avec  la réhabilitation de cette rivière qui, depuis longtemps, cause des menaces aux biens tant matériels qu’environnementaux. Les habitants  propriétaires des infrastructures environnantes  poussent un ouf de soulagement, tout en soulignant que la stabilisation des rives de Ntahangwa  contribuera dans la diminution de pas mal de dégâts. De plus, ils ont informé que beaucoup de menaces s’observent le plus souvent pendant la saison des  pluies. « C’est surtout les eaux en provenance  des collines surplombant la municipalité de Bujumbura qui nous causent beaucoup de problèmes», ont-ils indiqué. 

L’ancien lycée Vugizo n’est plus fonctionnel

Du coté Kiriri, plus précisément  à l’ancien lycée Vugizo, la rédaction a aussi constaté  que les locaux de cette école sont également menacés par les eaux de la rivière Ntahangwa. Des habitants trouvés sur les lieux  ont signalé à la rédaction qu’une visite des autorités du pays et des experts a été faite sur les lieux. D’ici quelque temps, nous espérons que les mêmes travaux commenceront  dans le but de protéger la population et leurs biens, ont-ils  suggéré. Signalons que les élèves ont depuis longtemps déménagé, et cette école n’est plus fonctionnelle actuellement. Ils demandent que ce genre  d’activités soit également effectué tout le long de cette rivière afin de limiter les dégâts. 
AVIT NDAYIRAGIJE

 

Inondations> Construire sur des terrains menacés

Se préparer aux éventuelles catastrophes naturelles

00a0azOn ne peut pas prévoir les catastrophes naturelles. Mais on peut s’y préparer en érigeant des infrastructures pouvant y faire face. Cela demande bien sûr de gros moyens financiers, une conjugaison des forces et surtout une préparation du terrain sur lequel on va construire sa maison. Cela n’est un travail d’une seule personne mais de toute une communauté pour la sécurisation des infrastructures. Cela ressort d’un entretien avec Gaspard Sinumvayaje, conducteur des travaux de construction.


« On ne s’improvise pas pour construire sur un terrain. Il faut tenir compte de quelques critères pour commencer », affirme M. Sinumvayaje dans un entretien lors d’un passage sur un chantier où il conduit les travaux de construction d’une maison à l’endroit appelé « Ku mashurwe » en commune Mutimbuzi. En visitant cet endroit, il nous a montré que l’on ne peut pas y construire une maison si on ignore comment ses voisins ont construit. Ce qui veut dire qu’il faut se concerter avant de bâtir sa maison. Même si l’on doit disposer de gros moyens financiers, il faut aussi aménager le passage des eaux pluviales pour éviter des inondations. Pour y arriver, on doit veiller aux normes urbanistiques pour être à l’abri des inondations. En effet, le terrain est surplombé par des montagnes et se trouve lui-même sur une petite pente en dessous de ces montagnes. Ainsi, lors des pluies torrentielles, toutes les eaux provenant de ces montagnes se déversent sur les parcelles. Les propriétaires de ces dernières doivent donc veiller à ce que ces eaux puissent correctement ruisseler. Il faut donc des infrastructures adaptées en canalisant les eaux. Avant de construire, il faut préparer le terrain, veiller à ce que l’endroit dispose d’avenues et de caniveaux pour laisser couler les eaux. L’on doit savoir que lors des inondations, l’eau détruit  tout ce qui est à son passage. Il faut donc relever le niveau de la fondation, veiller à ce que l’eau coule, faire que l’eau ne se déverse pas sur la parcelle voisine car cela peut occasionner  la destruction des maisons se trouvant derrière. Les voisins doivent donc se concerter en vue de canaliser les eaux via les caniveaux. Ce n’est pas une affaire d’une personne mais de tout un groupe de gens. 

Investir dans ces constructions

Il ne faut pas se lancer dans la construction d’une maison sur un terrain glissant ou susceptible d’inondations si on n’a pas de moyens financiers suffisants. Beaucoup veulent fuir le coût des loyers mais ne considèrent pas l’ampleur de ne pas se préparer à  la construction d’une maison solide. En construisant, on ne peut pas prévoir ce qui va arriver mais on peut prévenir en construisant une maison adaptée  à l’endroit ciblé. Il faut donc le concours des gens spécialisés dans le domaine. Notre interlocuteur dit qu’il faut que les terres soient distribuées après avoir été viabilisées. 

Blandine Niyongere

 

Don de sang> Plaintes de certaines gens

Le gouvernement devrait réglementer la gestion du don de sang dans les structures de soins

000azazeCertaines gens se lamentent qu’elles ne voient pas l’intérêt de donner le sang. Ils disent qu’ils font cet acte par amour, mais quand, à leur tour, ils ont besoin du sang, ils en achetent comme les autres. Pour renouer la confiance avec les donneurs de sang, le gouvernement devrait réglementer la gestion du don de sang dans les structures de soins.

Jerôme Ndagijimana est un donneur de sang rencontré au CNTS. Il a fait savoir qu’il a répondu à l’appel lancé par cette institution en don de sang. « J’ai lu sur les réseaux sociaux un communiqué du CNTS lançant un cri d’alarme qu’il y a une diminution du don de sang. J’ai demandé à mes voisins s’ils pouvaient m’accompagner pour répondre à cet appel. L’une d’entre eux m’a répondu qu’il a été déçu un jour quand il avait eu un accident qui nécessitait un don de sang. Il a dû l’acheter alors qu’il avait une carte blanche du CNTS attestant qu’il pouvait  recevoir le don de sang chaque fois qu’il en aurait besoin», a-t-il précisé.Un autre interlocuteur a indiqué que la perfusion du sang faite par les structures de soins aux malades est très chère alors que les gens donnent  ce sang gratuitement aux centres de collecte de sang. Ils disent qu’ils ne voient pas l’importance de donner le sang alors qu’on sait qu’en retour, le donneur n’en recevra pas gratuitement.

Le CNTS demande le remboursement du prix de la poche de conservation du sang

Le directeur technique au sein du CNTS, Félicien Nzotungwanayo a signalé que, normalement, cette institution ne vend pas le sang collecté. Elle demande aux  structures de soins qui viennent pour la  réquisition de rembourser juste les frais de la poche et la trousse pour faciliter d’autres commandes.  Au total, a-t-il indiqué, ces deux matériels ne dépassent pas six mille francs burundais.Cependant, il a fait remarquer que la gestion du don de sang par ces structures de soins est une affaire qui n’engage pas le CNTS. Mais, il a quand même déploré que parmi ces structures, il y en a qui donnent ce sang au triple prix. Concernant les donneurs qui ne reçoivent pas le sang en cas de besoin, Dr Nzotungwanayo a précisé que dans les conditions normales, les donneurs devraient être gratuitement servis en don de sang quand ils en ont besoin. Mais, il arrive que les structures de soins ne facilitent pas cet acte en disant qu’ils en ont en petite quantité dans leurs stocks et que, pour cela, ils ne peuvent pas le donner gratuitement. Dans ce cas, a-t-il expliqué, le donneur peut acheter la quantité de sang dont il  a besoin et adresser une déclaration de créance au CNTS pour le remboursement. Pour pallier les plaintes des donneurs de sang, le gouvernement devrait réglementer la gestion du don de sang dans les structures de soins afin de maintenir la confiance des donneurs.    

Rose Mpekerimana

 
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