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FDN> L’enrôlement de la fille

Un processus qui connait des avancées

DSC00889L’enrôlement au sein de l’armée concerne tous, filles et garçons. Au cours d’un point de presse de la semaine dernière, le porte parole du ministère de la Défense national et des anciens combattants, le colonel Gaspard Baratuza, fait savoir que les filles longtemps rares au sein de cette institution accourent pour y accéder.

Les faits sont là. Les filles ne considèrent plus l’armée comme tabou. Dans les différentes places de passation des différents examens d’entrée à l’armée, le nombre de filles a évolué par rapport aux années antérieures. Le colonel Baratuza indique que c’est la première fois qu’on voit des filles accourir à l’armée d’une telle sorte. Durant cette édition 2016-2017, le nombre des filles retenues est de loin supérieur à celui des autres années. En effet, dans la catégorie des officiers, sur 109 candidats officiers retenus, il y a parmi eux 8 filles qui ont réussi tous les examens et qui ont été retenues. Parmi 366 sous- officiers retenus, on a 21 filles. Pour le cas des militaires de rang, sur 1 100 militaires de rang, on a parmi eux 73 filles. Une première depuis leur premier enrôlement en 1993.
Toutefois, un pas reste à franchir. Des sensibilisations sont faites par des femmes militaires, dans des écoles et dans les différentes provinces. Ce sont ces mêmes filles se trouvant à l’armée qui font leur propre sensibilisation. « Les filles sont accueillies par leur volonté. On accueille celles qui le veulent et qui le peuvent bien sûr. On ne force personne », déclare col. Baratuza. Mais il se dit heureux de voir que même si toutes les filles qui se sont présentées n’ont pas réussi, quand même on a vu qu’elles avaient répondu à l’appel. « Ce qui montre que les choses évoluent et que dans les années à venir les filles seront beaucoup plus nombreuses au sein de l’armée burundaise », dit col. Baratuza.
Notre interlocuteur a demandé aux médias d’aider à étendre la sensibilisation. Il faut savoir que même dans les services de maintien de la paix à l’étranger, il y a des métiers destinés aux femmes, où elles ne peuvent pas être remplacées par les hommes. Par exemple, quand il s’agit de fouiller les femmes, ce sont les femmes militaires qui accomplissent cette tache. Donc, on a besoin de filles au sein de l’armée.
Blandine Niyongere

 

 

RAVIN DE GATOKE Exploitation du sable dans le caniveau de Gatoke

Elle génère un revenu supplémentaire à certains ménages de Rweza et de Kanyare

 

DSC03072L’exploitation du sable dans le caniveau de Gatoke fait vivre certaines familles de Rweza et de Kanyare. Cette activité génère un revenu supplémentaire permettant à ces ménages de subvenir à leurs besoins. Les exploitants font de tas des sable au bord du caniveau et attendent les clients qui viennent s’ approvisionner en bennes.

 

Le quotidien burundais d’informations Le Renouveau s’est entretenu avec les exploitants du sable dans le caniveau de Gatoke le vendredi 10 février 2017, à propos de l’importance de cette activité pour eux. Elle génère un revenu assurant la survie de pas mal de familles exploitantes.
L’un des exploitants a informé que lorsque la pluie tombe, le caniveau de Gatoke déborde de sable et l’eau pluviale dévie pour détruire les maisons environnantes. Et de dire que les ressortissants de Rweza et de Kanyare en profitent pour exploiter ce sable afin d’en faire une bonne affaire mais également un entretien du caniveau. Ils entrent en contact avec les fournisseurs de ce matériau qui viennent se l’approvisionner lorsqu’ils reçoivent les commandes de la part des bailleurs ayant des projets de construction.

L’activité rapporte plus en fonction de l’abondance des pluies

Notre source a indiqué qu’avec ses associés, il peut exploiter cinq bennes de sable par jour lorsque sable la pluie tombe en abondance plusieurs jours successifs et que le caniveau est rempli. On y trouve des exploitants qui s’associent pour former des groupes pour faciliter la tâche tout le long du caniveau. La benne est vendue la moitié du prix que les fournisseurs reçoivent des bailleurs. Lorsque le bailleur donne 50 000 FBu, la part des exploitants revient à 25 000 FBu. Un de ces exploitants a signalé qu’après le partage du revenu, il peut en rester avec 50 000 FBu par mois si la pluie est abondante pour dégager plus de sable.
Quant aux contraintes liées à leur métier des exploitants ont fait savoir que certains d’entre eux jouent le malin en vendant en l’absence des autres et leur expliqué que le sable est donné gratuitement pour la construction des infrastructures publiques.
Ezéchiel Misigaro

 

GENRE> Atelier de validation de l’agenda des femmes burundaises dans le processus de consolidation de la paix

Appel stratégique pour faire entendre leurs voix dans le dialogue interburundais dans tous ses aspects

 

DSC 0218Le ministère des Droits de la personne humaine, des affaires sociales et du genre (MDPHASG) a organisé, le vendredi 10 février 2017 à Bujumbura, un atelier de validation de l’agenda des femmes burundaises dans le processus de consolidation de la paix. La validation de cet agenda des femmes burundaises dans le processus de consolidation de la paix est un appel stratégique pour faire entendre leurs voix dans le dialogue interburundais dans tous ses aspects.

 

Dans son discours d’ouverture de l’atelier, le ministre des Droits de la personne humaine, des affaires sociales et du genre, Martin Nivyabandi, a fait savoir que personne n’ignore que la paix et la sécurité constituent une condition sine qua non pour la réalisation de tout projet. Ce sont les femmes et les filles qui sont les plus touchées par les conséquences liées à la perturbation de la paix et de la sécurité.
Tous ces problèmes ont pour conséquences l’augmentation de l’effectif des ménages dirigés par les femmes avec tous les problèmes liés à l’éducation des enfants, sans oublier les cas de viols et violences sexuelles dont les femmes et les filles sont malheureusement victimes, a dit M.Nivyabandi. Ce dernier a ajouté que ce qui est choquant davantage, c’est que toutes ces conséquences affectent beaucoup plus les femmes et les filles, alors qu’elles sont naturellement paisibles et piliers de la paix et du développement.
L’agenda des femmes burundaises dans le processus de consolidation de la paix résulte des fortes initiatives des femmes et filles burundaises. Les femmes n’ont pas voulu rester comme des observatrices, a dit M.Nivyabandi. Elles se sont organisées et concertées pour identifier leurs contributions à la restauration de la paix dont elles sont partisanes.
La validation de cet agenda des femmes burundaises dans le processus de consolidation de la paix est un appel stratégique pour faire entendre leurs voix dans le dialogue interburundais dans tous ses aspects, a indiqué M.Nivyabandi. Le MDPHASG, quant à lui, n’a fait que donner des conseils et des orientations, a-t-il ajouté.
Martin Karabagega

 

Fondation Buntu> Atelier d’échange à l’intention des bénéficiaires

Ils ont pu exprimer leur gratitude

 

ubunLa fondation Buntu a organisé, le vendredi 10 février 2017, un atelier à l’intension de ses bénéficiaires afin d’échanger avec eux. Les bénéficiaires ont pu exprimer leur gratitude envers la fondation Buntu pour tout ce qu’elle a fait pour eux.

 

Les bénéficiaires de la fondation Buntu proviennent de toutes les provinces du pays, de toutes les religions sans aucune distinction. Ce sont les gens qui ont bénéficié des soins à l’étranger, les jeunes filles et garçons qui ont suivi également les études en Inde sur le compte de la fondation Buntu.
Tous ces bénéficiaires ont profité de l’occasion pour remercier Denise Nkurunziza la Première dame du pays, qui est aussi présidente de la fondation Buntu, qui a tout fait pour faire soigner des gens vulnérables.
Les bénéficiaires qui ont pris la parole ont tous remercié la Première dame. Ceux à qui elle a payé les frais des soins médicaux à l’étranger ont révélé qu’ils ne pouvaient pas supporter ces derniers. La majorité ont été opérés en Inde, et la fondation Buntu a payé le billet d’avion ainsi que les frais des soins médicaux.
L’autre catégorie de bénéficiaires est composée d’étudiants. Ils ont également suivi les études en Inde, tous les frais scolaires ont été payés par la fondation Buntu. Ces étudiants ont également remercié la Première dame pour ce cadeau offert à ces jeunes dont la plupart sont orphelins. Comme le thème de la fondation Buntu le dit : « Redonner l’espoir », ces jeunes ont révélé qu’aujourd’hui la fondation Buntu leur a donné l’espoir.

Les bénéficiaires sont appelés à aider les autres à leur tour

La Première dame a fait savoir qu’elle aime bien aider les gens. C’est pourquoi elle a pensé à créer la fondation Buntu. Quand elle aide les orphelins, les veufs ou veuves, elle pense qu’elle redonne de l’espoir à ces gens. Elle a indiqué qu’elle se sent satisfaite quand elle voit les gens qui sont aujourd’hui en bonne santé grâce à la fondation Buntu.
La Première dame a indiqué qu’il y a beaucoup de gens qui ont besoin d’être soutenus. La fondation Buntu a beaucoup de demandes et, pour faire le choix, la Première dame prie le Bon Dieu. Elle n’a pas besoin de connaitre telle ou telle personne qui a besoin d’une assistance. Elle fait le choix grâce à la prière seulement. Elle a demandé à ces jeunes qui ont terminé leurs études de penser à leur tour d’aider les autres
Aujourd’hui, la Première dame a aussi promis les soins à un enfant d’un mois en provenance de la province de Ruyigi. Cet enfant est né avec une maladie appelée « macroglossie linguinale » ; il va être opéré à Kira Hospital.

Lucie Ngoyagoye

 

 
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