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Kabarore> Violences sexuelles et celles basées sur le genre

La loi qui réprime les violences basées sur le genreest très importante

 

DSC08152Les violences sexuelles est celles basées sur le genre ont existé depuis bien longtemps ici et ailleurs. Des actions de lutte contre ces violences ont été menées, mais ne répondaient pas efficacement à ce problème. Les gouvernements et les organisations non gouvernementales ont poursuivi la lutte. Aujourd’hui, des avancées sont notables, il y a la réduction de ce type de violences. L’administration de la commune Kabarore en province de Kayanza se dit satisfaite. Mais, la lutte doit continuer car on ne peut pas prétendre arriver à une éradication définitive.  

 

Des campagnes de sensibilisation en matière de lutte contre les violences sexuelles et celles basées sur le genre sont menées dans diverses localités du pays. Des organisations variées s’y sont investies. Des projets nationaux et/ou régionaux de lutte contre ces violences sont exécutés.  Il y a même des animateurs communautaires qui ne cessent de parler de cette question dans  les communautés. La population elle-même parle avec assurance que tout le monde est au courant de ce que l’on doit faire en cas d’une violence sexuelle ou celle basée sur le genre. Certains parlent néanmoins des cas de certaines personnes qui vivent ces violences dans leurs ménages silencieusement. Certaines ne voulant pas dévoiler cette situation, d’autres ne pouvant pas arriver à trouver une solution devant cette situation. Ceci montre que les sensibilisations s’avèrent toujours nécessaires. Mais, dans tous les cas, des avancées significatives sont enregistrées en matière de lutte contre ces violences. Le gouvernement du Burundi a par ailleurs pris des mesures de mener une lutte acharnée. Victor Ntakirutimana, administrateur de la commune Kabarore en province de Kayanza, dit que cette loi est appliquée dans la répression des cas de violences basées sur le genre. Il remarque avec satisfaction que cette loi est venue réduire ce type de violence. A côté de l’application de cette loi, « nous tenons des réunions de sensibilisation pour voir comment, là où elles existeraient, elles puissent s’arrêter », dit M. Nkakirutimana. Des cas de résolution à l’amiable  entre les familles de la victime et celle de l’auteur ont existé, mais avec cette loi, cela n’existe plus ou est rare. En effet, indique-t-il, si cette situation se produit, le chef de colline sait ce qu’il doit faire pour l’auteur et pour la victime. Il présente l’auteur chez l’officier de police judiciaire pour faire confectionner le dossier et appliquer la loi. M. Ntakirutimana remarque avec regret l’existence des cas de polygamie ou de concubinage dans sa commune. En effet, cela cause beaucoup de problèmes sur le plan économique ou social dans les ménages. Mais, avec cette loi, ces cas sont sensiblement réduits. « Tout récemment, on célébrait même à peu-près une centaine de mariages de régularisation des gens qui étaient mariés irrégulièrement. Nous constatons que le nombre des couples mariés irrégulièrement a  sensiblement diminué. Cette loi a beaucoup contribué car, auparavant,  les gens semblaient ne rien craindre mais, aujourd’hui,  ces violences sont significativement réduites ».   

Alfred Nimbona

 

SANTE ANIMALE> Les stratégies de lutte contre les abattoirs clandestins

Sensibiliser les usagers d’abattage clandestins à intégrer les aires d’abattage publiques

 

DSC 1898Dans le cadre de la lutte contre les abattoirs clandestins, la direction de la santé animale modernise les abattoirs et les aires d’abattage en les conformant aux normes internationales. En mettant en place ces infrastructures publiques, leurs usagers vont sensibiliser ceux qui font l’abattage clandestin pour qu’ils intègrent les aires d’abattage publiques. Cela ressort de l’interview accordée dernièrement au secrétaire permanent du ministère de l’Agriculture et de l’élevage, Sévérin Bagorikunda, à l’intention des commerçants de bétail, des bouchers et des responsables provinciaux de l’élevage. 

 

Le secrétaire permanent du ministère de l’Agriculture et de l’élevage, Sévérin Bagorikunda, a informé que les abattages clandestins sont éparpillés et échappent au contrôle des services vétérinaires en charge de l’inspection. Même quand on essaie de faire des rafles une ou deux fois, a-t-il dit, ces abattages migrent d’un coin à l’autre. Des abattoirs et des aires d’abattage sont en construction conformément aux normes internationales en vue deremédier à ce problème.En mettant en place ces infrastructures publiques, a signalé M. Bagorikunda, leurs usagers vont sensibiliser ceux qui font l’abattage clandestin pour qu’ils intègrent les aires d’abattage publiques. Ainsi, a-t-il dit, ils auront contribué à lutter contre les éventuelles maladies communes aux animaux et à l’Homme qu’on appelle les zoonoses.  Ces maladies ne sont plus contrôlables tant que ces abattages clandestins existent encore.Sur toute la périphérie de la mairie de Bujumbura, des associations essaient de s’organiser et aménagent  les aires d’abattage. Mais leur aménagement n’est pas conforme aux normes internationales, a indiqué M. Bagorikunda, la direction de la santé animale va leur montrer le vrai modèle. Et de dire que les services concernés vont étudier les modalités de déménager ou d’aménager ces aires d’abattage autrement. M. Bagorikunda a fait savoir que des abattoirs modernes à Rumonge et à Muyinga sont construits; l’abattoir de Gitega et celui de Ngozi sont réhabilités. Il a en outre signalé que des aires d’abattage vont être construis dans la province de Bururi en communes Bururi et Matana  ainsi que dans les provinces de Rutana, Makamba, Cankuzo, Muyinga, Kirundo, Ngozi, Kayanza, Bubanza, Gitega, Bujumbura et mwaro. Des marchés modernes des bêtes vont également être construits à Matana, Rwibaga, à Mishiha et  Muyinga. Des centres de dépistage des bêtes dans les provinces frontalières de Makamba, Kayanza, Kirundo, Bujumbura vont être installés.  Les animaux importés seront d’abord dépistés  pour ne pas infecter les bêtes locales.
EZECHIEL MISIGARO

 

ENTRETIEN> Les prévisions saisonnières d’octobre-décembre 2017

Au Burundi, il est prévu un déficit des pluies dans toutes les régions du pays

 

Les prévisions saisonnières des pluies constituent une description qualitative de la pluviométrie prévue sur différentes régions du pays. Elles fournissent le comportement de la pluviométrie saisonnière attendue qui peut être déficitaire, excédentaire ou normale. Au Burundi, il est prévu un déficit des pluies dans toutes les régions du pays. 

 

Dans un entretien qu’il a accordé au quotidien Le Renouveau, le directeur du service Hydro-météorologie, Aloys Rurantije, a fait savoir que les prévisions saisonnières octobre-décembre montrent qu’il y aura un phénomène La Nina, opposé à celui El Nino. Ce phénomène est caractérisé par des pluies déficitaires avec une mauvaise répartition spatiale et temporaire. Au Burundi, il a précisé que la pluviométrie saisonnière octobre-décembre 2017, qui correspond à la saison culturale A, sera en dessous de la normale climatologique sur la grande partie de l’Ouest du pays. Toutefois, les régions naturelles de Buragane, Kumoso, Buyogoma, Bweru, Bugesera et une partie du Kirimiro pourront connaître des précipitations légèrement au- dessus de la normale climatologique. Il a ajouté que le début effectif de la saison pluvieuse dans les régions de Mugamba et le Nord du pays est prévu au cours de la fin du mois de septembre 2017 et début octobre 2017 ainsi que les régions du Bugesera, Buyenzi et Bweru. Il a néanmoins signalé qu’une partie de l’Imbo et du Kumoso connaîtront un léger retard où le début affectif est prévu au cours de la première quinzaine du mois d’octobre 2017. M. Rurantije a souligné que la fin de la saison se situe au cours de la deuxième quinzaine du mois de décembre 2017 dans les régions du Buyenzi, Bweru et une partie du Buyogoma. Tandis que dans les autres régions du Burundi, les pluies vont se poursuivre jusqu’à la fin du mois de décembre 2017.  

Les prévisions saisonnières pourront avoir des impacts positifs ou négatifs sur différents secteurs

Le directeur du service Hydrométéorologie a laissé entendre que les conditions climatiques saisonnières pourront avoir des impacts potentiels tant positifs que négatifs sur différents secteurs socio-économiques du pays.Dans le secteur agricole et d’élevage, il a rappelé qu’il est prévu des précipitations en dessous de la normale climatologique attendue sur la plupart des zones agricoles du pays. Il est prévu également que les précipitations seront mal distribuées avec des périodes de sécheresse prolongées. Cela va entraver les activités agricoles dans la plupart des zones. «Les agriculteurs sont donc conseillés de se concerter avec le ministère de l’Agriculture pour mieux exploiter des eaux pluviales disponibles. Aussi, le département de l’élevage devrait envisager de travailler en étroite collaboration avec les éleveurs et les autres partenaires pour assurer la surveillance des maladies enfin d’éviter la perte des animaux», a-t-il mentionné.Dans le secteur de la santé publique, M. Rurantije a annoncé que les maladies associées à la pénurie d’eau et au manque d’assainissement pourront apparaître dans les régions du pays qui sont susceptibles d’avoir des précipitations en dessous de la normale climatologique. Le ministère en charge de la santé est conseillé de s’assurer la surveillance des maladies qui pourront s’ensuivre.Dans le secteur de l’environnement, il a précisé que les précipitations en dessous de la normale climatologique attendue sont susceptibles d’entraîner une dégradation des terres et des écosystèmes, y compris le séchage d’herbe, qui vont contribuer à ce que les sols soient exposés à l’érosion.M. Rurantije a enfin demandé à toute personne de faire usage de la bonne pluviométrie attendue en novembre afin de faire face aux différents impacts qui pourront surgir.     

Rose Mpekerimana

 

Société burundaise de cardiologie> Journée mondiale du Coeur

Elle est célébrée le 29 septembre de chaque année

 

DSC 0077La Société burundaise de cardiologie (SBC), en collaboration avec le ministère de la Santé publique et de la lutte contre le Sida, a organisé un point de presse, le mardi 26 septembre à Bujumbura. Le but était d’annoncer la prochaine célébration de la journée mondiale du cœur qui aura lieu le vendredi 29 septembre 2017. Au Burundi elle sera célébrée le 30 septembre 2017 

 

Comme l’a indiqué le président de la Société nationale de cardiologie en même temps médecin directeur de l’Hôpital militaire de Kamenge Dr Marc Nimburanira, la journée mondiale du cœur est célébrée le 29 septembre de chaque année. Elle a été mise en place dans le but d’inciter le monde entier à prévenir et à prendre avec sérieux les maladies cardiovasculaires. En effet plus de  30% des décès le sont par les maladies  cardiovasculaires  comme l’indique l’OMS (Organisation mondiale de la santé).  Au Burundi, cette journée sera célébrée le samedi 30 septembre 2017 au terrain du jardin public, a indiqué Dr. Nimburanira. Il est prévu une marche qui empruntera certaines avenues de la municipalité de Bujumbura. Après cette marche, il est prévu un dépistage volontaire des maladies cardiaques parmi les participants pour voir l’état des lieux des facteurs de risques des maladies cardiovasculaires, a-t-il ajouté. Selon M.Nimburanira, la célébration de la journée mondiale du cœur a pour but de se rappeler mutuellement de tout ce qui est en rapport avec la prévention des maladies cardiovasculaires. Et M.Nimburanira d’ajouter que les facteurs de risques cardiovasculaires sont, entre autres, l’hypertension artérielle, le diabète, le tabagisme, la malnutrition, l’inactivité physique, le surpoids, le cholestérol, etc.  Selon le directeur du projet de lutte contre les maladies chroniques non transmissibles au ministère en charge de la santé publique Innocent Nkurunziza, les maladies cardiovasculaires sont parmi celles qui tuent un grand nombre de personnes dans les pays d’en dessous du désert du Sahara. Il a beaucoup félicité les dirigeants de la société burundaise de cardiologie qui ont pensé à sa création pour pouvoir aider le ministère en charge de la santé publique dans la lutte et la prévention contre les maladies cardiovasculaires.
MARTIN  KARABAGEGA

 
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