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MUNICIPALITE DE BUJUMBURA> Situation du paludisme 2019

« Les quartiers plus peuplés sont ceux qui présentent un nombre élevé de malades »

 

DSC 2149Au cours de l’atelier de sensibilisation pour la lutte contre le paludisme organisé par la mairie de Bujumbura et l’Aceci, le jeudi 29 août 2019,  le médecin directeur de la municipalité sanitaire de Bujumbura-mairie, Cléophile Akindavyi, a présenté l’état des lieux du paludisme 2019.   

 

La municipalité de Bujumbura compte trois districts sanitaires à savoir les districts sanitaires nord, centre et sud. Selon le recensement qui a eu lieu en 2008, la densité de la population, c'est-à-dire le nombre d’habitants au km2 était plus grande, ce qui causait l’augmentation du paludisme.Entre les mois de janvier et juillet 2019 dans le district sanitaire centre, Mme Akindavyi a fait savoir qu’il y a eu des malades qui souffraient du paludisme, mais étaient nombreux ceux qui souffraient du paludisme simple. Ce dernier est traité avec l’artésunate-amodiaquine mais le paludisme compliqué  est traité avec de la quinine. Dans le district sanitaire nord, il y a beaucoup de gens, ce qui signifie que ceux qui vont se faire soigner sont aussi nombreux. Dans ce district, il  y a eu plus de malades qui souffraient du paludisme au cours des mois de mai et juin par rapport aux autres mois, a dit Mme Akindavyi.Dans le district sanitaire sud, un nombre élevé de malades du paludisme a été observé au mois de février. Pour les centres de santé privés qui n’ont pas d’artésunate-amodiaquine, le paludisme simple est traité à l’aide de la quinine. Au cours des sept premiers mois de 2019, la zone de Kamenge a eu beaucoup de malades du paludisme, de même que Kanyosha, Kinama et Buterere. Mais les zones de Ngagara, Kinindo et Ruziba ont enregistré moins de malades du paludisme. Mme Akindandavyi a rappelé à ceux qui étaient présents de sensibiliser les gens sur les différentes façons de lutter contre le paludisme. Elle a demandé à tout et un chacun de dormir dans la moustiquaire imprégnée d’insecticide à longue durée d’action sans oublier de faire de la propreté dans leurs ménages. Le manque de propreté est l’une des causes de la multiplication des moustiques.  Les quartiers les plus peuplés sont ceux qui présentent un nombre élevé de malades du paludisme, a-t-elle dit.

Martin Karabagega

 

ENTRETIEN> L’uvéite

Elle peut aboutir à la perte totale ou partielle de la vue

 

IMG 201L’uvéite est une inflammation de l’uvée. Si elle n'est pas prise en charge, elle peut aboutir à une perte totale ou partielle de la vue.  

Dans un entretien avec  l’ophtalmologiste Jean Baptiste Kanani, du cabinet dénomme « Vision plus », il indique que l’uvéite est une inflammation de l’uvée, qui se trouve au centre de l’œil et qui  est une  des trois parties de l’œil qui sont l’iris, la choroïde et le corps ciliaire.  Les études sur la prévalence des uvéites sont rares, mais, dans les pays occidentaux, on estime entre 38 et 200 cas pour 10 milles habitants.M. Kanani a précisé que les causes de cette maladie sont nombreuses. Il a dit notamment que cette inflammation de l’uvée  peut être due à la toxoplasmose ou à une infection générale, c’est-à-dire les gens qui ont le zona, les maladies de  Lyme, la tuberculose, et les rhumatismes, ajoutent que les accidents aussi peuvent aussi causer l’uvéite. Elle peut aussi relever de causes générales (sarcoïdose, lupus).Comme symptômes, M. Kanani a cité, la diminution de l’acuité visuelle, la rougeur oculaire et des douleurs intenses. Et d’ajouter qu’il y a trois types d’uvéite : l’uvéite antérieure, l’uvéite postérieure et l’uvéite intermédiaire.  Il a souligné qu’il existe aussi la panuvéite qui associe les trois formes précédentes. L’ophtalmologique a fait savoir qu’on fait des examens pour voir s’il y a eu un changement sur les structures de l’œil au niveau de trois membranes. Notre interlocuteur a indiqué que l’uvéite qui n’est pas bien traité tend vers la cécité. Des récidives plus ou moins fréquentes peuvent subvenir et favoriser l'apparition des complications : cataracte, glaucome, atteintes du nerf optique ou de la rétine. Ces complications peuvent, à leur tour, aboutir à une perte partielle ou totale de la vue.Pour se prévenir contre cette maladie, M. Kanani a fait savoir qu’il faut éviter  les inflammations. Eviter de mettre les médicaments traditionnels dans les yeux et d’utiliser les machines sans protection. Et de faire remarquer que  l'objectif de la prise en charge est de stopper l'inflammation le plus vite possible et permettre de  récupérer la vision. Pour cela, on utilise  des anti-inflammatoires. Parfois, si l'uvéite a une cause infectieuse, des antibiotiques sont ajoutés. S’il s’avère nécessaire, on va faire la chirurgie.

EMELYNE IRADUKUNDA

 

Lutte contre le sida > Encadrement des jeunes vivant avec handicap

Des témoignages prouvent qu’ils ont changé de comportement

 

DSC 0696La lutte contre le VIH/Sida est un combat de tous les jours. Il y a certaines catégories de gens qui sont vulnérables ou sous-estimées qu’il faut toujours encadrer afin de les prévenir contre cette maladie.  

 

Dans un entretien avec Isaac Ngenzebuhoro, chargé de l’animation et formation au centre « Union des personnes handicapées au Burundi » (UPHB), a fait savoir qu’il y a plusieurs programmes dont l’un  ne touche pas directement la lutte contre les violences sexuelles et celles basées sur le genre ou le Sida mais qui a un petit volet en rapport avec la lutte contre le Sida dans son programme de formation. L’UPHB forme, entre autres, les personnes vivant avec handicap fréquentant le centre en matière de changement de comportement. Ce sont notamment la prévention et la lutte contre le VIH/Sida et les violences basées sur le genre en général.M. Ngenzebuhoro a indiqué que lorsque le centre organise des formations, il y a un thème spécifique qui est basé sur la lutte et la prévention contre les violences sexuelles et basées sur le genre car parmi le groupe cible, il y a des jeunes gens mais aussi des jeunes qui ont déjà fondé leurs foyers. Cela rentre dans un cadre général de protection des personnes vivant avec handicap contre le fléau des violences sexuelles et celles basées sur le genre qui sont fréquentes au Burundi, mais aussi dans le cadre de lutte contre le VIH/Sida. Il y a une volonté que ces jeunes vivant avec handicap ne rencontrent pas de contraintes notamment celles qui sont liées à ces violences sexuelles basées sur le genre qui peuvent les empêcher d’aller vers l’autonomisation qui est l’objectif visé par l’UPHB.M. Ngenzebuhoro a fait savoir qu’au début, il y avait beaucoup de filles qui tombaient enceinte suite à des tromperies, à une sous-estimation de l’entourage. Cela avait des conséquences énormes socialement, économiquement et psychologiquement. Mais, aujourd’hui, on commence à voir qu’il y a eu un changement de comportement de la part de ces jeunes. Des témoignages prouvent que certains jeunes vivants avec handicap et certaines femmes vivant avec handicap ont changé de comportement en matière de relations avec les hommes, comportements dangereux qui peuvent les conduire dans des situations qui hypothèquent la marche vers l’autonomisation socioéconomique.

Lucie Ngoyagoye 

 

MAIRIE DE BUJUMBURA-ACECI> Atelier de sensibilisation sur la lutte contre le paludisme

Il a été demandé que l’artemisia soit mis sur la liste d’arbres à planter dans le cadre du projet « Ewe Burundi urambaye »

 

DSC 2142La mairie de Bujumbura, en collaboration avec l’Agence  consultative en éthique de coopération internationale (Aceci), a organisé un atelier de sensibilisation sur la lutte contre le paludisme, le jeudi 29 août 2019 à Bujumbura. Il a été demandé que l’artemisia soit mis sur la liste d’arbres à planter dans le cadre du projet « Ewe Burundi urambaye » 

 

Dans son discours d’ouverture des activités de cet atelier, le représentant de la présidence de la République Alain Diomède Nzeyimana a fait savoir que, depuis 2005, le gouvernement du Burundi a pris des mesures dans le but d’améliorer la santé de la population. Il s’agit, notamment, des soins gratuits pour les enfants de moins de 5 ans et pour les femmes enceintes.Dans son discours d’ouverture des activités de cet atelier, le représentant de la présidence de la République Alain Diomède Nzeyimana a fait savoir que, depuis 2005, le gouvernement du Burundi a pris des mesures dans le but d’améliorer la santé de la population. Il s’agit, notamment, des soins gratuits pour les enfants de moins de 5 ans et pour les femmes enceintes.Selon M. Nzeyimana, le paludisme est parmi les maladies à combattre avec énergie. Il s’est inscrit en faux contre certains médias internationaux qui propagent des mensonges que la moitié des Burundais souffrent du paludisme.  M. Nzeyimana a indiqué que le gouvernement du Burundi ne ménagera aucun effort pour soutenir tous ceux qui font la promotion des médicaments traditionnels dans la lutte contre le paludisme.  C’est la raison pour laquelle il a demandé à ce que la plante dite artemisia qui aide à lutter contre le paludisme soit intégrée sur la liste d’arbres qui doivent être plantés dans le cadre du projet « Ewe Burundi uramabaye » dans le but de le multiplier.Le représentant du maire de la ville de Bujumbura a encouragé la fondatrice de l’Aceci, Ginette Karirekinyana, pour ses bonnes initiatives dans la lutte contre le paludisme en utilisant certaines plantes comme l’artemisia.  A l’instar du représentant de la présidence de la République, le représentant du maire de la ville de Bujumbura a lui aussi demandé que l’artemisia soit intégrée parmi les plantes qui devront être privilégiées dans le cadre du projet « Ewe Burundi uramabaye ».Quant à la fondatrice de l’Aceci Ginette Karirekinyana, elle a  indiqué que l’on peut éradiquer le paludisme au Burundi par le biais de l’utilisation de l’artemisia en la consommant sous forme d’une tisane. 

Martin  Karabagega

 
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