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MINEAGRIE> Travaux de développement communautaire sur le littoral du lac Tanganyika

Pour l’enlèvement de la jacinthe d’eau afin d’augmenter la production du poisson

 

DSC 0003 1Le ministère de l’Environnement, de l’agriculture et de l’élevage a effectué, le jeudi 4 juillet 2019, les travaux de développement communautaire sur le littoral du lac Tanganyika plus précisément à l’endroit communément appelé « Ku mase » de la zone urbaine de Ngagara, pour enlever la jacinthe d’eau, une plante envahissante et qui dégrade les zones de production du poisson. L’objectif était d’assainir ces zones pour augmenter la production du poisson. 

 

Le ministre en charge de l’Environnement, Deo Guide Rurema, a indiqué que le jeudi de chaque semaine est dédié à l’environnement à travers tout le pays. « Nous sommes en train de mettre en place des courbes de niveau végétalisés et de protéger les sources d’eau afin d’avoir des terres plus productives pour assurer la sécurité alimentaire à tout le monde », a-t-il ajouté.M. Rurema a indiqué que dans la ville, l’accent particulier est mis à la propreté sur le littoral du lac Tanganyika, spécialement pour enlever la jacinthe d’eau. C’est une plante envahissante qui dégrade les zones de reproduction du poisson. Cette activité consiste à assainir et protéger ces zones de frayères pour augmenter la production du poisson dans le lac Tanganyika. Le ministre Rurema a lancé un appel vibrant à la population de la ville de Bujumbura  pour venir s’associer au ministère en charge de l’environnement dans l’accomplissement de cette noble tâche de protéger le lac Tanganyika mais aussi d’y assurer la productivité du poisson  car cette institution va étandre cette campagne sur une période de deux mois sur le littoral du lac Tanganyika.M. Rurema a également invité la population urbaine à s’associer au ministère de tutelle pour développer l’agriculture péri-urbaine au lieu d’entretenir le gazon et les fleurs seulement. A cet effet, la population va développer des jardins de légumes et de fruits afin de contribuer à la bonne alimentation et à la sécurité alimentaire.Il convient de signaler que les administratifs en mairie de Bujumbura et les corps de police se sont joints au ministère en charge de l’environnement dans cette activité.

EZECHIEL MISIGARO

 

FARN> Lutte contre la malnutrition

IMG 009Préparer une alimentation complète et équilibrée à l’aide des produits locaux

 

Les foyers d’apprentissage et de réhabilitation nutritionnelle (Farn) contribuent énormément dans la lutte contre la malnutrition. C’est une occasion pour les mères des enfants mal nourris mais également pour les femmes enceintes d’apprendre comment préparer une alimentation complète et équilibrée à l’aide des produits locaux. 

 

Francine Manamfasha, originaire de la colline Rutegama, en commune Gitega dans la province de Gitega dit que les Farn jouent un rôle incontournable  dans le changement des comportements des ménages. Et d’ajouter que les femmes qui fréquentent les Farn sont sensibilisées sur la nutrition des enfants et les bonnes pratiques d’hygiène. « Depuis qu’on nous a sensibilisées à fréquenter les Farn , nous nous réunissons une fois la semaine. Dans chaque session de Farn, on nous apprend à préparer un mélange d’aliments à base de haricots et d’autres produits locaux en utilisant les ingrédients produits ou disponibles localement. De ce fait, on nous enseigne comment équilibrer l’alimentation des enfants afin de lutter contre la malnutrition. », a dit Mme Manimfasha. Elle a ajouté qu’après chaque séance, les participants retournent à la maison et ils sont invités à mettre en pratique le nouveau comportement appris à la session Farn.  Notre interlocutrice a souligné que grâce aux Farn, beaucoup d’enfants mal nourris sont réhabilités. Et de faire remarquer que grâce aux séances de sensibilisation reçues,  il y a également  le changement de comportement des ménages en faveur des bonnes pratiques des soins et de nutrition des enfants.Mme Manamfasha  a fait savoir qu’au sein de ces Farn, au-delà de l’apprentissage nutritionnel, il y a d’autres sessions de sensibilisation, notamment, sur les bonnes pratiques d’hygiène. 
Il est à noter que dans les Farn, il y a des femmes volontaires qui ont été formées et qui sont chargées d’apprendre aux autres femmes dans le voisinage comment équilibrer l’alimentation des enfants pour lutter contre la malnutrition. 

Emelyne Iradukunda

 

ZONE KAMENGE > Fin de l’irrégularité dans l’enlèvement des immondices

Les travaux vont désormais continuer comme avant

 

IMG 2031 2La zone de Kamenge est l’une des zones de la mairie de Bujumbura qui connaît un problème lié à l’enlèvement des immondices dans ses quartiers. Le représentant de la Coopérative « Usafi kwetu » chargée d’enlever les déchets ménagers dans cette zone, Arsène Harerimana, explique que les irrégulatés qui s’observaient étaient dues au manque du lieu de dépôt des immondices suite aux pluies qui avaient abîmé le dépotoir de Buterere et aussi à la pénurie de carburant. Il fait savoir que le problème est résolu, que les travaux vont continuer comme avant.  

 

Le mercredi 3 juillet 2019, Usafi Kwetu était en train de faire la collecte des immondices dans le quartier Kavumu de la zone Kamenge. Dans un entretien avec la rédaction du quotidien «Le Renouveau», M.Harerimana a fait savoir qu’ils avaient connu un problème lié au manque de lieu de dépôt parce que la place de Buterere avait été abîmée par les pluies. Il a signalé aussi le manque de carburant qui s’était observé en Mairie de Bujumbura pendant un temps.M.Harerimana a ajouté que les irrégulatés dans l’enlevement des immondices sont quelques fois dues au non paiement des frais de collecte des immondices dans les ménages. Cela occassionne le manque de moyens de payer les travailleurs et les matériels utilisés à cet effet. Selon lui, ces frais sont payés par mois, mais la population de la localité de cette zone les paie difficilement. Il signale notamment le quartier Mirango II où ces travaux ont même été   suspendus par cette coopérative dont il est le président. M. Harerimana a fait savoir qu’ils ont repris leurs travaux comme ils s’étaient convenus avec leurs clients, et les travaux vont bon train aujourd’hui. Il espère que d’ici peu de jours, la question des tas d’immondices observés dans certains quartiers de la zone Kamenge sera résolue. M. Harerimana termine en appelant toute personne pouvant faciliter les travaux de collecte des immondices dans la zone Kamenge d’intervenir pour que tous les quartiers de cette zone soient propres. Il demande aussi aux chefs de quartier de cette zone de travailler en synergie avec la Coopérative Usafi kwetu afin de trouver une solution durable aux problèmes qui handicapent souvent ces travaux.

Julien NZAMBIMANA(Stagiaire)

 

LATRINES ECOLOGIQUES> Entretien sur ses avantages

La fumure organique et les urines permettent d’augmenter la production agricole

 

IMG 4638Les latrines écologiques (Ecologic sanitation) présentent beaucoup d’avantages. Ces latrines sont construites de façon moderne, ce qui fait que la matière fécale est séparée des urines. Ces dernières sont utilisées dans la fertilisation du sol et permettent d’augmenter la production agricole.  

 

Joséphine Nininahazwe de la colline Korane, commune Giheta dans la province de Gitega parle du changement induit par la construction de cette latrine dans sa famille. Pour elle, ces latrines présentent  beaucoup d’avantages surtout au niveau de la production agricole. Elle a précisé que ces latrines ne dégagent pas d’odeur nauséabonde comme les autres latrines qu’on a l’habitude de voir. On recouvre seulement d'un peu de cendres si des odeurs se font sentir. Et d’ajouter qu’elles privilégient l’hygiène et offrent un confort pour les usagers.  Mme Nininahazwe  a également fait savoir que ces latrines sont construites de façon moderne, ce qui fait que la matière fécale est séparée des urines. « La matière fécale va directement dans une fosse et l’urine va dans un bidon à part.  Quand ce bidon est plein d’urines, je  dois le vider. Un litre d’urines est mélangé avec 9 litres d’eau pour produire de l’urée », a dit Mme Nininahazwe. Elle a ainsi fait remarquer que ces latrines écologiques sont des latrines à deux fosses. « On utilise la première fosse puis lorsqu’elle est pleine, on permute sur l’autre. Pendant qu’on utilise la deuxième fosse, je dois attendre pour que la matière fécale contenue dans  la première fosse se décompose. Après la décomposition, cette matière fécale devient une fumure organique », a-t-elle expliqué. Notre interlocutrice a insisté que depuis qu’elle a commencé à utiliser ces latrines, elle ne débloque plus de l’argent pour acheter de l’engrais chimique. Pour fertiliser le sol, elle utilise les urines et de la fumure organique issue de la décomposition des matières fécales. Et de signaler que ses voisins et amis en profitent aussi. Elle a poursuivi en disant que  ces produits facilitent la croissance  des plantes  et que ces dernières affichent une verdure très appréciable. Ce qui, par conséquent, permet l’augmentation de la production agricole. 

Emelyne Iradukunda

 
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