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Zone Ngagara> Etat de salubrité au quartier VI

Une montagne d’immondices en élévation s’observe

 

Au quartie VI de la zone Ngagara, une montagne en élévation des immondices s’observe. Arrivée sur le lieu, on  trouve des déchets de plusieurs sortes qui dégagent également de temps en temps une odeur nauséabonde. Pour faire face à cette situation, il est temps que l’administration réagisse afin de prévenir les dégâts qui pourront surgir. 

 

La rédaction du quotidien d’information Le Renouveau s’est rendue le lundi 26 novembre 2018 au quartier VI de la zone Ngagara situé dans la commune urbaine de Ntahangwa en mairie de Bujumbura pour se rendre compte de l’état d’hygiène dans cette localité. Elle a constaté tout près du boulevard Mwambutsa, un dépotoir des immondices  créé et qui  grandit chaque jour davantage.  Des déchets ménagers y sont déposés clandestinement par les gens en provenance des ménages environnants mais aussi par les passants. Et personne ne se soucie du danger que ce dépotoir présente pour la santé de l’humaine, au moment où il se trouve tout près des ménages. Arrivé sur le lieu, on y trouve des déchets de plusieurs sortes, notamment,  les épluchures, les restes des sachets, les restes des bouteilles en plastique, les restes du charbon, ainsi que d’autres déchets dont certains sont bio dégradables. On dirait encore que c’est un lieu de rassemblement des mouches.  Ces déchets dégagent une odeur nauséabonde et peuvent être une source de différentes maladies liées au manque d’hygiène à la population environnante et aux gens qui les fréquentent souvent à la recherche de différents objets à vendre afin de gagner du pain puisqu’il a été transformé en une source de revenu pour certains. Ces immondices causent en effet des désagréments aux passants étant donné qu’elles sont jettées tout près  de la route.Pour faire face à cette situation, il est temps que l’administration réagisse pour décourager ce comportement afin de prévenir les dégâts qui pourraient surgir. Puisque si les maladies liées   au manque d’hygième surgissent, un nombre important de personnes seront victimes. Il faut ainsi infliger des sanctions sévères à ceux qui seront attrapés en train de salir l’image de la capitale en jetant les immondices n’ importe où. 

EMELYNE IRADUKUNDA

 

RNJ+> Les difficultés rencontrées par les jeunes et adolescents vivant avec le VIH/Sida dans la vie quotidienne

Elles sont nombreuses

 

IMG 5026La rédaction du Renouveau s’est entretenue le jeudi 22 novembre 2018 avec le représentant légal du Réseau national des jeunes vivant avec le VIH/Sida (RNJ+). C’était pour savoir quelles sont les difficultés rencontrées par ces jeunes dans la vie de tous les jours. Après avoir pris connaissance de leur séropositivité, les jeunes et adolescents doivent adopter un comportement normal et suivre les conseils des médecins. 

 

Selon Fabien Ndikuriyo, au Burundi comme ailleurs dans le monde, la bonne santé est primordiale pour l’avenir et le développement du monde en général et d’un pays en particulier. Les difficultés sont nombreuses malgré les efforts fournis dans la lutte contre le Sida, on observe de nouvelles infections au VIH et surtout chez les jeunes, a-t-il ajouté.A l’annonce des résultats, des interrogations se présentent telles que celles en rapport avec la prise des médicaments, signale Fabien Ndikuriyo. L’enfant demande pourquoi il est le seul à les prendre dans toute sa famille et on essaie de lui répondre cas par cas. A l’adolescence, les jeunes doutent de leur état sérologique, car ils se voient en bonne santé et proposent de refaire le test. Il a signalé que les parents ont peur de révéler à leurs enfants leur état sérologique, ils se disent que même s’ils prennent des médicaments, ils ne guériront jamais, ce qui les pousse à abandonner la prise des médicaments. Les jeunes infectés par le VIH se lassent rapidement de la prise des médicaments de tous les jours, ils ne les prennent pas correctement par peur d’être discriminés par leurs amis ou voisins. Comme le traitement n’est pas curatif, ils se désespèrent rapidement et préfèrent arrêter la prise quotidienne. L’ambiance chez les jeunes cause aussi l’oubli de prendre la cure, a ajouté M. Ndikuriyo. Le RNJ+ essaie de sensibiliser les jeunes et adolescents vivant avec le VIH à changer de comportement, en organisant des séances d’information sur les avantages de la bonne prise de médicaments pour leur faire comprendre que le VIH/Sida est une maladie comme tant d’autres.

Sonia Busogoro (Stagiaire)

 

Déchets> Leur gestion dans les entreprises de transformation

Cela contribue beaucoup au respect de l’environnement

 

Des entreprises de transformation se créent ici et là. Mais la gestion des déchets sortant de leurs machines doit suivre le respect de l’environnement. Parmi ces entreprises citons les plus grandes comme le Savonor. Lors d’une visite au sein de cette dernière, on peut constater que rien ne s’éparpille et rien ne se perd à l’intérieur de cette grande maison.  

 

Au moment où les responsables en environnement crient sur la détérioration des milieux et des espaces verts, il y a lieu de souligner que certaines entreprises se sont données comme objectif de servir d’exemple et d’essayer de gérer les déchets sortant de leurs propres machines. Ces déchets qui, d’habitude se déversent dans le lac Tanganyika provenant de différentes entreprises de transformation, d’autres causant des dégâts car ayant des produits non biodégradables, éparpillés dans les rues, les responsables du Savonor indiquent que certains des  déchets servent de combustibles tandis que d’autres servent dans la fabrication d’autres produits. Une visite au sein de l’entreprise Savonor montre que les espaces sont bien gérés. Les déchets sont regroupés dans un seul endroit selon leur utilité afin qu’ils soient réutilisés. C’est le cas des déchets provenant des palmiers à l’huile.Dans certaines rues de Bujumbura, il y a lieu de constater que des bouteilles conservant l’eau et d’autres boissons sont éparpillées dans les rues. Dans un entretien avec un responsable en charge de l’environnement, il a indiqué que le problème qui se pose aujourd’hui est le problème de recyclage. A part que ces entreprises doivent se charger de gérer les matières premières qu’ils utilisent afin qu’ils veillent à la protection de l’environnement, la population burundaise aussi doit prendre conscience de cela. Là où il ya des poubelles, elles devraient servir à ce qu’elles servent. Là où il n’y en a pas, que les instances chargées de cette question s’y attèlent. Cela devant être le cas des entreprises de transformation aussi. Initier un système de poubelles là où ils ont leurs consommateurs. Au moment où les journalistes se demandent où vont tous les déchets provenant des entreprises de transformation, il est important que ces dernières dissipent les soupçons et mettent au clair cette question et se sensibilisent entre elles pour le bien de la population les environnant et la protection de l’environnement en général.

Blandine Niyongere

 

PROVINCE DE KAYANZA> Lancement de la méthode contraceptive Sayana Press

Pour élargir la gamme de choix

 

DSC05992Le mardi 27 novembre 2018, le ministère de la Santé publique et de la lutte contre le sida, avec l’appui de l’UNFPA, a organisé en commune Gatara de la province de Kayanza, la célébration de la Journée mondiale de la contraception couplée à la Journée mondiale de la population. Il a été une occasion de lancer officiellement la nouvelle méthode contraceptive Sayana press. 

 

Sous le thème « La planification familiale fait partie des droits de      l’Homme », la journée mondiale de la Contraception a été célébrée en commune Gatara, province de Kayanza.Dans son mot d’accueil, le gouverneur de la province de Kayanza, Anicet Ndayizeye, a signalé que toute la province est tranquille sur toutes ses collines. Il a rappelé que la province compte actuellement environ   750 000 habitants avec une densité de 652 habitants au kilomètre carré. La commune Gatara, a-t-il ajouté, a une densité de 1 000 habitants au kilomètre carré, raison pour laquelle la population de Gatara a répondu massivement à la contraception pour faire à face cette explosion galopante de la population. M. Ndayizeye a signalé que la récolte est bonne et que tous les enfants en âge de scolarisation vont à l’école même si des abandons scolaires s’observent, souvent à cause des grossesses non désirées. Conscient des conséquences de l’explosion démographique, le gouverneur de la province de Kayanza a promis de continuer à sensibiliser la population à sa charge. Il a remercié le gouvernement du Burundi de tous les efforts fournis pour le bien-être de la population.

Une femme peut planifier sa vie

Pour le représentant-résident du Fonds des nations unies pour la population UNFPA, Richmond Tiemoko, les parents ont un droit humain fondamental de déterminer de manière responsable, le nombre et l’espacement de leurs enfants. Pour remplir ce droit, dit-il, la population doit bénéficier d’une information correcte et d’un élargissement de la gamme de choix des méthodes contraceptives. Pour lui, au Burundi, une femme sur trois a des besoins non satisfaits en planification familiale.   « Lorsqu’une femme a le pouvoir et les moyens d’éviter une grossesse, elle peut planifier sa vie et contribuer au bien-être de sa famille, de sa nation et à la prospérité mondiale ».Ce cadre des Nations unies a indiqué que la nouvelle méthode contraceptive Sayana press contribuera à élargir non seulement la gamme de choix des méthodes contraceptives disponibles au Burundi, mais également la confidentialité et la vie privée de la personne car la femme pourra faire elle-même une auto-injection. M. Tiemoko a également indiqué que la planification familiale réduit les risques de décès liés à la grossesse et l’accès à l’information et aux services de la planification familiale peut protéger la vie des femmes et des jeunes.Il a terminé son allocution en affirmant que le UNFPA s’engage à soutenir toutes les initiatives du gouvernement du Burundi afin d’éliminer les décès maternels, les besoins non satisfaits  en matière de planification familiale et les violences sexuelles faites aux femmes et aux filles.Quant au ministre de la Santé publique et de la lutte contre le sida, Thaddée Ndikumana, il a remercié les autorités administratives et sanitaires de la province de Kayanza car il y a trouvé  une population beaucoup sensibilisée sur la planification familiale. 

L’explosion démographique, une évidence au Burundi

Le ministre Ndikumana a rappelé que l’explosion démographique est une évidence au Burundi et qu’une famille nombreuse fait face à beaucoup de défis, dont celui de nourrir ses membres. C’est pourquoi il a appelé la population burundaise, en général, et celle de Gatara, en particulier, à faire sienne la vision 2025 qui stipule qu’au mois 60% de femmes seront sur méthode. Pour M. Ndikumana, il faut réfléchir avant de fconcevoir un enfant et préparer à l’avance tout le nécessaire pour lui. Thaddée Ndikumana a appelé la jeunesse au respect des mœurs burundaises et à écouter les conseils des parents et des enseignants. Aux parents, il a demandé de revenir à l’éducation au foyer pour préparer un bon avenir de leurs enfants et de la nation. Les cérémonies se sont clôturées par l’octroi des prix aux professionnels de la santé qui se sont démarqués dans leurs activités quotidiennes. Vous saurez que le ministre Ndikumana a lancé la nouvelle méthode contraceptive en administrant la première injection à une femme de Gatara. Sayana press reste active pendant trois mois. 
JEAN BOSCO NKUNZIMANA

 
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