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SOCIETE > Les enfants en situation de rue qui ne veulent pas fréquenter les structures de santé

Ils sont habitués aux médicaments traditionnels

000aaaxLa maladie est parmi les menaces de la vie humaine. S’il arrive qu’une personne tombe malade, il est nécessaire qu’elle aille se faire soigner bien sûr dépendamment de la gravité de la maladie. C’est vrai que les gens n’ont pas les mêmes moyens financiers pour se payer les soins de santé, mais quand même consulter les médecins reste plus important. Parmi les vulnérables, je cite les enfants de la rue. Il y en a qui manquent de moyens pour aller se faire soigner mais aussi d’autres qui refusent catégoriquement d’aller à l’hôpital ou au dispensaire.
Parmi les enfants de la rue, il y a ceux qui ne se soignent pas à l’hôpital ou au dispensaire parce que leurs parents les ont habitués aux médicaments qui proviennent des tradi-praticiens. Cela est surtout témoigné par le centre Giriyuja qui encadre les enfants en situation de rue. Ce centre, dit que de tels cas arrivent souvent aux enfants Batwa. Ces derniers se mettent à l’écart et ne se considèrent pas comme les autres personnes. Même s’ils sont invités dans une fête quelconque, ils n’aiment pas partager avec les autres ce qu’on leur sert. Alors, si par hasard un Mutwa tombe malade, au lieu d’utiliser la médecine moderne, il préfère user de la médecine traditionnelle alors que pour la plupart des fois la médecine traditionnelle n’est pas efficace.
Certains enfants ont peur de prendre des médicaments
Un cas s’est produit chez un enfant de la rue au centre Giriyuja. Il est tombé malade et on lui a proposé de l’amener à l’hôpital mais il a refusé d’y aller. Il a dit qu’il n’a jamais été à l’hôpital. Il a fait savoir que quand il tombe malade, sa mère va lui chercher le médicament traditionnel. On peut dire que les Batwa nécessitent encore une certaine sensibilisation sur certaines choses. Ils sont comme les autres et ils doivent avoir les mêmes droits que les autres. Il y a d’autres enfants qui refusent d’aller à l’hôpital non pas parce que leurs parents les soignent avec les médicaments traditionnels, mais parce qu’ils ont peur de prendre des médicaments. Cela peut facilement entraîner la mort parce que normalement, quand on est malade, on doit se faire soigner.

Olivier Nishirimbere (stagiaire)

 

COP22> Atelier de restitution des conclusions de la 22e conférence des parties sur le changement climatique

Il s’inscrit dans l’action pour concrétiser les différents axes retenus dans l’Accord de Paris

0000aab1Le ministère de l’Eau, de l’environnement, de l’aménagement du territoire à travers l’institut géographique du Burundi (Igebu) a organisé le mercredi, 15 février 2017, un atelier de restitution des conclusions de la 22e conférence des parties sur le changement climatique (COP22) qui s’est ténue au Marrakech, au royaume du Maroc, du 7 au 18 novembre 2016.
Dans son discours d’ouverture des activités, Théophile Ndarufatiye, assistant du ministre en charge de l’environnement a fait savoir que l’objectif principal de cet atelier est de porter à la connaissance du public les conclusions de la COP22. Il s’agira notamment d’informer le public des résolutions de la COP22, d’évaluer les actions réalisées au niveau national en réponse aux résolutions de la COP21 et enfin proposer des actions à mener dans le cadre de pérenniser les résolutions de la COP22.
M. Ndarufatiye a indiqué que la COP22 s’inscrit dans l’action pour concrétiser les différents axes retenus dans l’accord de Paris, notamment ceux relatifs à l’adaptation, la transparence, le transfert de technologies, l’atténuation, le renforcement des capacités et les pertes et préjudices.
La conférence a réuni près de 196 Etats et ont promis plus de 81 millions de dollars au fonds pour l’adaptation, dépassant ainsi son objectif pour l’année. Les pays se sont engagés à verser plus de 23 millions de dollars au centre et réseau des technologies climatiques (CTCN), qui soutient les pays en développement en matière de développement et transfert des technologies climatiques. L’autre enjeu concernait les engagements soumis par les pays lorsqu’ils ont ratifié l’Accord de Paris (à l’issue de la COP21) pour le rendre valide.

Le chemin est encore long pour mobiliser les fonds nécessaires
M. Ndarufatiye a révélé que le Burundi s’est joint au concert des nations en soumettant sa contribution déterminée au niveau national (CDN) en vue de réguler le climat mondial quand bien il souffre plus qu’il ne contribue au réchauffement global. Le chemin est encore long pour mobiliser les fonds nécessaires pour la mise en œuvre des engagements pris. La mise en œuvre des plans d’action climat a également été stimulée par le lancement du partenariat CDN, une coalition de pays en développement et développés et d’institutions internationales qui collaborent dans le but de s’assurer que les pays reçoivent le soutien technique et financier dont ils ont besoin pour atteindre rapidement leurs objectifs en matière de climat et de développement durable.
Pour Renilde Ndayishimiye, directeur général de l’Igebu, le Burundi est parti à la COP22 avec des projets qui étaient soumis à la présidence de la COP22 via les relations extérieures. Le Burundi a soumis plus de 5 projets et il faut les suivre pour qu’ils soient financés. La délégation burundaise a eu la chance de s’asseoir ensemble avec le comité du fonds vert climat surtout la personne chargée des relations avec les pays et elle a expliqué comment il faut accéder à ces fonds. Il faut des projets bancables, il faut la qualité des projets pour avoir les financements.
Mme Ndayishimiye a révélé que la restitution de la COP22 invite à penser à comment participer à la COP23 d’une façon effectif. Il faut une forte mobilisation afin que le Burundi puisse avoir une délégation forte et efficace pour s’ingérer dans les différents comités, dans les différentes organisations au sein de la COP23.

Lucie Ngoyagoye
Grâce Marie Inamahoro (Stagiaire)

 

QUARTIER CARAMA III> Protection des espaces verts contre des constructions d’habitation Quand la population se réunisse au sein d’une association ayant un tel objectif

00AELMDFLes espaces verts se trouvant dans le quartier Carama ont depuis quelques années subis des menaces. Dans le cadre de poursuivre leur protection, la population du quartier Carama III s’est rassemblée dernièrement au tour de l’espace vert se trouvant en face de l’excès ministère de l’Energie et des mines pour y effectuer des travaux de développement communautaire. Le représentant légal de l’association site Carama III, Pierre Ngabonziza (P.Ng.) a dit dans un entretien qu’il a accordé à la rédaction du quotidien Le Renouveau (L R) que les habitants de cette circonscription ont choisi là-bas car ledit espace vert était en danger d’être approprié par certaines gens. Il a répondu à quelques questions y relatives.

LR/ qui font ces travaux de développement commutaires? Ils les font dans quel objecticif

P.Ng./Ceux qui font ces travaux de développement communautaires au niveau de notre quartier Carama plus précisément dans la cellule II est la population de cette localité soutenue par le chef de quartier. La population du quartier Carama III s’est engagée dans la lutte contre certaines gens qui s’arrogent de temps en temps le droit de s’approprier des espaces verts situés en cette localité. C’est dans ce cadre de combattre cet acte ignoble que nous sommes réunis aujourd’hui au sein de l’association ayant l’objectif de protéger les espaces verts qui se trouvent dans le quartier Carama. Ici, il y a peu de jours, on nous appris qu’un groupe de gens sont venus prendre les mesures de cet espace vert. Nous le faisons alors juste pour empêcher ceux qui veulent s’approprier des espaces verts dont certains sont déjà terrassés, aménagés par la population elle-même. En effet, les espaces verts sont importants pour la bonne santé de toutes les générations confondues qui y fassent des jeux divers.

LR/ Dans la plupart des cas, les gens qui tentent de s’approprier ces différents espaces ne sont pas du tout des moindres, Quelle foe avez-vorcus pour les stopper ?

P.Ng./Personne n’est au-dessus de la loi et l’urbanisme a tout réglé en cette matière. De plus, n’importe qui sait que l’union fait la force. Si la population s’est mise ensemble dans le seul objectif d’empêcher les constructions sur des espaces verts, c’est une force irréprochable! Nous sommes de plus encore en contact sur cette initiative avec l’administration de la base jusqu’au niveau de la municipalité de de Bujumbura. Notre force est soutenue par l’administration aussi.
LR/Concrètement, que comptez-vous faire pour décourager ces gens ?
P.Ng./ Nous allons nous concentrer sur les travaux de développement communautaire pour les entretenir régulièrement. C’est dans ces travaux qu’on va équiper tous les espaces verts en plantant par exemple des arbres tout au tour d’eux. Alors en voyant cela, n’importe qui constatera que tel ou tel autre espace vert est protégé.

LR/Y a-t-il d’autres espaces verts bénéficiant de votre protection ?
P.Ng./oui effectivement il y en a. Au niveau de la cellule no2, nous avons trois espaces verts sous notre responsabilité qui sont déjà aménagés par la force de la population au moment où la première cellule n’a pratiquement pas d’espaces verts tandis que d’autres qui se trouvaient dans la cellule no3 sont envahis par ceux qui devraient les protéger.
LR/ Pratiquement, le travail d’aménager les espaces verts demande beaucoup de moyens Où trouvez-vous le financement ?
P.Ng./ Jusqu’à l’heure actuelle, nous n’utilisons en premier lieu que les moyens en provenance de population de Carama III elle-même. En deuxième lieu, les moyens ont été donnés par les donateurs notamment l’Administration du côté de la municipalité via les Services techniques municipaux (Setemu) qui ont donné la machine niveleuse pour terrasser le premier espaces vert situé sur le long de l’avenue Musarenda. Les deux autres ont été terrassés par une machine niveleuse qui a été octroyée par ARM sous tutelle du ministère des Travaux publics.

LR/ Y a-t-il des obstacles que vous rencontrez dans cette initiative ?
P.Ng/ La première entrave qui empêche le bon déroulement de l’agenda de nos activités est le manque de moyens. Mais cette fois-ci nous sommes en train de mobiliser les gens pour qu’ils puissent contribuer à la hauteur de 25 000 Fbu par ménage afin de construire un terrain mixte de basket bal et de volly bal sur le premier espace vert ci-haut cite
idossier se trouve dans les mains du maire de la ville de Bujumbura. Il a accepté de nous aider du côté des moyens matériels et financiers pour la construction de ce terrain mixte. Nous demandons également aux autres ménages, notamment ceux de Gahahe, Gatunguru et de Kinama, de rassembler leurs moyens afin de contribuer dans l’aménagement de ces espaces verts car les terrains sont sans limites étant donné qu’ils n’ont pas aucun terrain chez eux.
Vincent Mbonihankuye

 

 

ENTRETIEN> La nouvelle loi sur les violences basées sur le genre

Le mineur autorisé à témoigner de la violence conjugale, une des innovations qu’elle a apportées

00ALMDAvec la promulgation de la loi du 22 septembre 2016 portant prévention, protection des victimes et répression des violences basées sur le genre(VBG), toutes les formes de ces violences ne sont plus réprimées en général par le code pénal. Pour savoir des innovations que cette loi a apportées, la rédaction du quotidien Le Renouveau(LR) s’est entretenue avec le directeur du centre de formation professionnelle de la justice, Edouard Minani(E.M). Celui-ci a indiqué qu’il y a des pratiques et coutumes désormais érigées en infractions.

LR/Une loi sur les VBG a été promulguée l’année dernière, qu’est ce qu’elle a apportée de nouveau par rapport à des dispositions y relatives qui se trouvaient dans le code pénal ?
EM/ La loi qui est promulguée vers la fin de septembre 2016 est une loi spécifique par rapport au code pénal. La grande innovation qu’elle a apportée est notamment qu’elle érige certaines pratiques et coutumes qui étaient acceptées par la société en infraction. En effet par exemple, « guterura » (le rap), « gukazanura », « guteka ibuye rigasha » qu’on appelle le lévirat ont été érigées en infraction alors qu’avant s’étaient tolérées. L’adultère, alors qu’elle était une infraction sur plainte, actuellement on ne peut pas retirer une plainte en matière de violence sexuelle basés sur le genre. Si la procédure est enclenchée, on doit aboutir impérativement à des sanctions, il n ya pas à retirer la plainte. On y retrouve toute un amalgame de coutumes qui étaient acceptées par la société qui sont aujourd’hui sévèrement réprimées par la loi.

LR/ Quelle est l’innovation en matière de la procédure ?
E.M/ L’innovation en cette matière est extraordinaire. Non seulement les victimes seront protégées pour témoigner mais aussi avec cette loi, le témoignage va au-delà, parce que le mineur lui aussi est accepté comme témoin de la violence conjugale. Le mineur n’est pas autorisé en droit général à témoigner parce qu’il manque de maturité. De plus, l’administration, l’officier de police judiciaire, même l’entourage, peuvent être considérés comme complices. Ils ont l’obligation de poursuivre et de dénoncer. C’est la grande innovation de cette loi spécifique sur les VBG.

LR/Qu’est ce que cette loi a apporté à l’endroit du sexe masculin victime des VBG ?
E.M/ La plupart des gens pensent directement au sexe féminin quand on parle des violences sexuelles basées sur le genre. Mais ce n’est pas vraie, genre ne signifie pas féminin. Cette loi protège aussi bien l’homme que la femme. Ainsi, le mariage forcé, l’exposition des parties intime, au public ne concernent pas seulement la femme. Les gens ont tendance à croire que ces abus d’exposer les parties intimes concerne seulement la femme. Bref, cette loi ne protège pas seulement la femme mais protège aussi l’homme. Imaginez les vieilles pratiques de Mario selon lesquelles une vieille dame fait semblant d’aider un petit garçon alors qu’elle l’utilise pour des actes sexuels.

LR/ Qu’en est-il des peines ?
E.M/ Les peines prévues par cette loi sont très lourdes. En effet, les infractions qui en découlent sont non graciables surtout, inamnistiables et elles sont incompressibles. Ce sont des peines qui vont de deux ans à trente ans et les amendes vont jusqu’à des millions. Si la loi est bien appliquée il y aura des changements notables de comportement de la population. Mais, il doit y avoir des mesures d’accompagnements. L’Assemblée nationale est obligée de faire une évaluation de la mise en œuvre de cette loi au cours de la première session ordinaire.
Vincent Mbonihankuye

 
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