Publications de Presse Burundaise, Rohero I Avenue de la JRR N°17 Immeuble le SAVONNIER, Téléphone standard : (257) 22 22 62 32, Fax :(257) 22 22 58 94, email: pressequotidienne@yahoo.fr

Commune Bugendana > Lancement de la campagne de vaccination des petits ruminants

Les agro-éleveurs ont été invités à y répondre massivement

 

rumLe ministère de l’Agriculture et de l’élevage a lancé, le lundi 9 avril 2018, à la campagne de vaccination des petits ruminants contre la maladie de la peste qui est apparue pour la toute la première fois au Burundi au mois de décembre 2018. Cette activité s’est déroulée en commune Bugendana de la province de Gitega. Tous les intervenants se sont réjouis du lancement de cette campagne. Il a été indiqué que les petits ruminants de différentes provinces qui ont été touchées par cette maladie seront tous vaccinés.  

 

Dans son mot d’accueil, le gouverneur de la province de Gitega, Venant Manirambona, s’est réjoui que le lancement de cette campagne ait eu lieu dans sa province.  Il a indiqué  qu’elle vient à point nommé dans la mesure où beaucoup de petits ruminants ont trouvé la mort à cause de cette maladie, et que la commune de Bugendana a été la plus touchée dans tout le pays. M. Manirambona a fait savoir que dans la province de Gitega, on a respecté la mesure prise par le gouvernement, via le ministère de l’Agriculture et de l’élevage d’interdire la circulation sur les collines et la commercialisation des petit ruminants, ainsi que la consommation de leurs viandes jusqu’à nouvel ordre. M. Manirambona a vivement remercié le gouvernement du Burundi, le ministère de l’Agriculture et de l’élevage ainsi que la Banque mondiale pour avoir tout fait afin que ce vaccin soit disponible. Il a également remercié la population d’avoir amené son petit bétailspour bénéficier de ce vaccin. 

Beaucoup de petits ruminants ont été tués par cette maladie

Quant au représentant des éleveurs de la commune Bugendana, Paul Bankibigwira, il a indiqué que sur mille six cent trente cinq (1635) petits ruminants qui ont été distribués aux agro-éleveurs de 5  collines sur les 22 que compte cette commune, mille cent cinquante huit (1 158) ont trouvé la mort quelques temps après. Il a aussi fait savoir que plus de deux mille six cent cinquante (2650) autres petits ruminants qui étaient habituellement gardés dans différents ménages de cette commune ont également trouvé la mort après avoir été en contact avec ceux qui venaient d’être distribués. Il a ainsi manifesté sa joie du fait que le vaccin vient permettre aux agro-éleveurs de faire face à cette maladie. 

Remerciement à tous ceux qui ont contribué à arrêter la propagation de cette maladie

Dans son mot de circonstance, le secrétaire permanent du ministère de l’Agriculture et de l’élevage, Epaphrase Ndikumana, a dit que cette peste s’est manifestée pour la première fois au mois de décembre 2017 et que jusqu’à présent quatre mille deux cent-dix-neuf (4 219) petits ruminants ont déjà trouvé la mort dans la seule commune de Bugendana. C’est la commune qui a été le plus touchée par rapport aux autres communes du pays. M. Ndikumana a aussi souligné que depuis la manifestation de cette maladie dans les provinces de Kirundo, Gitega, Mwaro, Muramvya, Karusi et Kayanza, plus de huit mille cinq cent-cinquante-cinq (8 555) petits ruminants sont déjà morts à cause de cette maladie. Il a ainsi remercié tous ceux qui ont contribué pour éviter que cette maladie ne continue à se propager. Selon lui, tous les petits ruminants de ces provinces touchées par cette maladie et qui ont à partir de quatre mois de naissance seront vaccinés.  En définitive, M. Ndikumana a invité tous les agro-éleveurs à répondre massivement à cette campagne en amenant tous les petits ruminants afin qu’ils puissent bénéficier de ce vaccin.
Astère Nduwamungu

 

Planification familiale> Chez les femmes vivant avec handicap

Un très long chemin reste à parcourir

 

IMG5Les femmes vivant avec handicap rencontrent souvent des difficultés liées aux  violences sexuelles et cela peut entrainer des grossesses non désirées ainsi que des maladies sexuellement transmissibles telles que le VIH/sida. Ces femmes ont besoin du soutien  de leurs familles et de la société toute entière.  

 

Les femmes vivant avec handicap sont des femmes avec une féminité normale. Elles peuvent mettre au monde comme les autres femmes. Elles ont donc besoin des connaissances concernant la planification familiale.Anne Marie Nduwimana, représentante légale  de l’association les Vaillantes, est l’une de ces femmes vivant avec handicap. Elle vit avec handicap mais cela ne lui a pas empêché de fonder une famille, et  en plus d’être mère de famille, elle exerce d’autres activités génératrices de revenues. Pour elle, les femmes vivant avec handicap peuvent mener une vie normale comme les autres femmes.  Certaines qui  se sont mariées se retrouvent discriminées par leur belle famille, et cela entraine un non épanouissement dans leur foyers, tout cela à cause de leur handicap. Mme Nduwimana a lancé un appel aux femmes vivant avec handicap de se rendre aux structures de soins lorsqu’elles sont enceintes  ou quand elles veulent en savoir plus sur la planification familiale. Aux mères-célibataires,  essaie de leur remonter le moral en leur prodiguant des conseils pour qu’elles ne tombent plus dans le piège et on leur rappelle que la planification familiale est l’affaire de tous, ajoute-elle.Elle a également lancé un appel aux parents qui ont des filles vivant avec handicap,  de les envoyer à l’école pour qu’elles apprennent à lire et à écrire. Cela leur permettra de lire des informations se trouvant dans les livres, les journaux etc. et même les rendez-vous de consultation pourront être respectés  lorsque la patiente sait lire. Elle signale  que l’école est le début du développement pour toutes les femmes.Mme Nduwimana a demandé que les services chargés de la sensibilisation  pour la planification familiale puissent se souvenir de ce groupe le plus souvent oublié, pour qu’il puisse bénéficier de ces enseignements. Elle demande aux  prestataires de soins de traiter les femmes vivant avec handicap comme les autres femmes normales, puisqu’il y a des médecins qui ont peur de toucher la femme enceinte vivant avec handicap lors des consultations  prénatales ou encore ceux qui peuvent lancer un mot inadéquat, ce qui fait que la femme handicapée n’ait plus le courage d’y retourner.  La planification familiale est donc l’affaire de tous  en général et en particulier  celle des femmes vivant avec handicap.

Aline Nshimirimana

 

Voirie urbaine> Avenue Siguvyaye

Sa réhabilitation serait bénéfique pour les automobilistes et les cyclistes

 

La rédaction du quotidien burundais d’informations Le Renouveau a récemment visité l’avenue Siguvyaye situé dans le quartier Mutanga sud de la zone Rohero dans la commune urbaine de Mukaza pour se rendre compte de son état. Celle-ci  nécessite vraiment une réhabilitation. Le passage dans cette route est gêné aussi bien pour les automobilistes que pour les cyclistes.  

 

L’état actuel de l’avenue Siguvyaye devrait préoccuper les autorités compétentes dans le cadre de faciliter la circulation à cet endroit mais aussi pour garder la propreté dans la ville de  Bujumbura. Signalons d’abord que cette route n’est ni pavée ni goudronnée, par contre elle est faite de cailloux. A quelques mètres depuis le Boulevard du 28 Novembre, cette infrastructure publique est beaucoup menacée de défectuosité. Sur certaines parties, les eaux de pluies écroulent les cailloux laissant ainsi des  nids-de-poule au milieu de la route,  ce qui gêne le passage pour les automobilistes. Ceux-ci  sont obligés de zigzaguer pour se frayer le chemin. Beaucoup fréquentée par les véhicules à quatre roues et les motos, des accidents peuvent se produire à causes de ces zigzags que font ces derniers. Les conducteurs se lamentent. Rencontré à cet endroit, un conducteur de moto exerçant le métier de transporteur de personnes fait savoir que la réhabilitation de l’Avenue Siguvyaye serait bénéfique pour lui. « A cause de ces nids-de-poule qui jonche cette avenue, je suis gêné quand j’y passe. », dit-il. Celui-ci poursuit en disant que même sa moto subit les conséquences de cette défectuosité et cela le conduit à beaucoup dépenser pour les réparations.  Les mêmes  lamentations se retrouvent aussi chez les conducteurs de véhicules qui sont obligés de relentir la vitesse quand ils arrivent à cet endroit. Ceux-ci  ajoutent  aussi des risques d’endommagement  de leurs véhicules. Cet état des choses interpelle les autorités compétentes  à envisager des travaux de réhabilitation de l’avenue Siguvyaye  comme ils le font pour les autres avenues de la municipalité. Cela permettrait de redonner à la ville de Bujumbura sa beauté d’antan.  Un ouf de soulagement se produirait aussi pour les automobilistes et les cyclistes utilisant cette avenue.  
ERIC SABUMUKAMA

 

ASSOCIATION FEMMES INTWARI> Ticket d’avion octroyé à la famille Gérard Nkurunziza

Pour aller faire soigner son enfant en France

 

DSC 0935Dans l’après-midi du jeudi  5 avril 2018, l’association Femmes Intwari a remis, à l’aéroport international de Bujumbura, le billet d’avion à la famille Gérard Nkurunziza qui va faire soigner son enfant à Lyon en France. Pour la présidente de l’association, c’est la compassion qui les a poussées à faire ce geste de charité. 

 

Chantal Bikorimana, née à la colline Kabere, commune Mabayi en province de Cibitoke, est cet enfant qui va subir une chirurgie cardiaque dans un hôpital à Lyon en France. Cette opportunité lui a été offerte grâce à un don de l’association Femmes Intwari qui a payé son billet d’avion. Pour la présidente de l’association Femmes Intwari, Angélique Ndayubaha, c’est la compassion maternelle qui les a poussées à faire ce geste. « C’était dans le cadre de la célébration de la Journée internationale de la femme qu’ensemble avec les membres de l’association femmes Intwari, nous avons jugé utile, comme des parents, de venir en aide à cet enfant qui doit avoir un traitement médical en France.  Vous savez bien que les parents, et surtout nous les femmes,  avons toujours la compassion de voir nos enfants en bonne santé. C’est donc cette compassion qui nous a poussées à faire ce geste de charité, en achetant ce billet d’avion à un montant de deux millions cent quatre-vingt-trois mille cinq cents francs burundais (2 183 500 FBu), a-t-elle informé. 

Le cent quatre-vingt-deuxième enfant envoyé en Europe pour les soins de santé

Chantal Bikorimana est le cent quatre-vingt-deuxième (182) enfant envoyé en Europe pour ce type de soins de santé par la Maison Bon samaritain du Burundi.  Le peu de moyens dont dispose sa famille n’avait pas permis à cet enfant de recevoir à temps ces soins de santé, qui sont pourtant gratuits pour elle en France, comme l’a dit le représentant légal de la Maison Bon Samaritain du Burundi, Alexis Butoyi. Celui-ci a vivement remercié l’association Femmes Intwari et appelle les autres associations d’agir dans ce sens.  « Nous remercions vivement les membres de l’association Femmes Intwari qui se sont données corps et âme pour redonner la vie à cet enfant, pour redonner le sourire et le sommeil à la famille de cet enfant », a fait entendre M. Butoyi. 
Jean Bosco Nkunzimana

 
Ouvrir