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HYGIENE > Les aliments et vivres commercialisés au bord des routes

Leur hygiène laisse à désirer

 

Dans la municipalité de Bujumbura, des gens vendent des aliments et autres vivres sur la voie publique. Mais leur hygiène n’est pas satisfaisant et ils risquent de nuire à la santé des consommateurs.

 

Dans les quartiers résidentiels bas et moyens standing de la municipalité de Bujumbura, on ne peut pas faire cinquante mètres sans trouver des aliments cuites (frites, colocases) ou crus, les fruits surtout, vendus au bord de la chaussée, jusque même aux entrées des établissements scolaires.
La rédaction du quotidien burundais d’informations Le Renouveau a dernièrement effectué une tournée dans certains quartiers des zones Kamenge et Kinama de la commune Ntahangwa. Elle a constaté que cette activité, même si elle génère des revenus à ceux qui l’exercent, constitue un danger pour la santé de la population.
Ces aliments et autres vivres qui sont directement consommés accusent d’un déficit hygiénique. Ils ne sont ni protégés du soleil ni couverts pour être mis à l’abri des poussières ou autres microbes. Le plus souvent, les vendeurs étalent ces aliments au bord des routes, sur des caniveaux bourrés de saletés de toutes sortes dont certaines sont biodégradables pouvant donc générer des microbes variés.
Le plus frappant et le plus dangereux est que ces aliments sont vendus même aux portes des établissements scolaires comme c’est le cas à l’Ecofo Mirango, connue sous le nom de « Ku Bafaransa » où on dirait que c’est un marché de fruits. A la pause ou en rentrant, ces écoliers prennent avec des mains sales et mangent ces fruits qui risquent d’être contaminés. Il n’en est pas moins pour les jus glacés que ces enfants adorent.
La rédaction a aussi remarqué qu’il y a des restaurants de la rue. A l’ombre d’un arbre, certaines gens n’hésitent pas d’apporter des aliments cuits et servir à leurs clients qui sont surtout les transporteurs à vélo. Ceux-ci ne craignent pas de manger, debout et en plein air, ces aliments auxquels le vent ne manque pas d’ajouter de la poussière et autres microbes.
La situation est la même pour d’autres vivres comme la farine. A certains moments de la journée et surtout dans les après-midis la brise du lac s’abat sur la capitale et soulève des poussières en abondance qu’il souffle dans cette farine étalée le long de la route. Cette farine contenant du sable à un certain seuil peut être un danger au système digestif.

Jean Bosco Nkunzimana
(stagiaire)

 

Marché ex-Cotebu> De petits restaurants sommaires s’installent

Leur hygiène ne rassure pas

 

DSC04927Chaque fois que naît un endroit où se rencontrent beaucoup de personnes, des restaurants et des bars s’installent. Comme partout ailleurs donc où cette situation se crée, au marché Ex-Cotebu, des restaurants et des bars se sont installés quand le marché a ouvert. Mais actuellement, on observe un phénomène des petits restaurants en tentes qui s’installent.

 

Ces petits restaurants naissent au marché Ex-Cotebu, mais les conditions d’hygiène ne sont en aucun cas remplies. On voit des mamans qui ont installé des tentes avec les cuisiniers recrutés pour cuire. Une cuisine qui se fait à même le sol, avec tous les véhicules qui viennent et qui repartent. Toute cette poussière qu’ils soulèvent et qui se repose sur les ustensiles de cuisine ou directement sur les aliments qui sont dans les marmites suscite un sentiment de peur sur la santé en tout cas. Ce n’est pas seulement cela, la façon dont se fait la vaisselle constitue un véritable spectacle. Tenez, ils amènent de l’eau en quantité variable selon les containers. Comme ils doivent l’économiser de suite à l’absence des facilités d’approvisionnement, ils font semblant de laver les ustensiles de cuisine sans toute fois éliminer toute la saleté. A coté de ces soi-disant restaurants, d’autres personnes ont installé une grillade de brochettes. Tout se fait à découvert, les mouches se régalent, et y érigent domicile. Cela n’inquiète pas ceux qui exercent cette activité. « Pourvu qu’on gagne de l’argent ». Ces mamans et les autres qui participent dans ces activités sont contents grâce à la clientèle. En effet, disent-ils, ils offrent la nourriture et la brochette à bas prix. Cela constitue un avantage pour les petits commerçants et d’autres catégories de gens qui ont de petits revenus et qui exercent diverses activités dans les environs du marché. Mais la question qui naît est surtout de savoir le sentiment chez les services de l’hygiène dans la zone Ngagara en commune Ntahangwa. Dans tous les cas, ces services ne pourront pas nous convaincre qu’ils ont constaté que ces activités se font de manière à ne pas constituer un danger pour la santé de la population. Mais, il y a lieu d’améliorer les conditions de travail et d’hygiène. Je n’y reviens pas, mais je sais que des sensibilisations allant dans ce sens sont souvent lancées à la radio par les intervenants en matière de promotion de santé.

Alfred Nimbona

 

Curage des caniveaux> Recherche des matériaux de construction

L’activité présente un double ou triple avantage

 

DSC04651Dans les quartiers de la ville de Bujumbura, surtout pendant la saison des pluies, il arrive que les caniveaux soient bouchés. Dans ce cas, la population et l’administration se regardent dans les visages pour voir qui doit curer ces caniveaux. La responsabilité est partagée, mais il arrive des cas où le curage procure plutôt des avantages, et , cela devient plutôt des occasions à ne pas rater.

 

Personne n’ignore que la durabilité des infrastructures dépend indéniablement de leur entretien. Mais, le plus souvent nous l’ignorons ou fermons les yeux devant une situation pourtant dangereuse sur ces infrastructures. Prenons le cas du bouchage des caniveaux. Cela entraîne beaucoup de conséquences sur l’infrastructure routière elle-même, sur les maisons, sur l’environnement et surtout sur la santé. Il y avait des travaux de curage organisés et rémunérés, mais à un certain moment, ils se sont arrêtés. Les travaux communautaires se sont révélés efficaces dans ce sens, mais l’intérêt ne semble pas, malheureusement partagé, quand nous savons que les conséquences sont partagées. Mais, il y a un cas qui se présente souvent et qui contribue sur différents plans. Il s’agit précisément des gens qui font le curage pour chercher de l’argent. Vous les trouverez surtout dans des caniveaux qui conduisent les eaux des pluies venues des montagnes. Ces gens ont en fait découvert que ces caniveaux apportent avec les eaux, du sable ou du moellon. Or, ces matériaux sont recherchés par ceux qui ont des projets de construction. Ces gens saisissent donc cette opportunité pour chercher de l’argent. Selon eux, il est aisé que tu travailles sans que l’on soit conduit à payer ceci ou cela, disent-ils. En effet, font-ils remarquer, l’extraction du sable, du moellon et du sable dans les rivières n’est pas autorisée à tout le monde. Et là, tu dois aussi payer de l’argent quand bien même tu serais admis. Mais dans ces caniveaux, personne ne crie derrière, par contre on y voit une bonne action. Certains pensent même que nous travaillons pour le compte de l’administration. Cette activité les aide à gagner de l’argent pour leur survie. Selon eux, il devient aussi facile et moins coûteux pour ceux qui cherchent les matériaux de construction. Et encore plus, cela contribue dans l’entretien des infrastructures routières avec des répercussion sur les conséquences ci-haut citées dans des cas contraires.

Alfred Nimbona

 

QUARTIER CARAMA II> Obstruction du grand caniveau de l’avenue Kibonobono

Les habitants plaident pour son curage

 

aaookyugh Le grand caniveau de l’avenue Kibonobono qui débute à la Gare du nord sur la RN1, a connu une obstruction à la hauteur du quartier Carama II. Les habitants de cette localité demandent avec insistance aux autorités municipales de plaider pour eux pour que ce caniveau soit curé dans les meilleurs délais.

 

 L’avenue Kibonobono débute à la Gare du nord sur la route nationale no1(RN1). Elle passe devant la paroisse Guido Maria Conforti de Kamenge connue sous le sobriquet de « Kwa Buyengero », traverse le camp Socarti jusqu’au quartier Carama. A partir de la paroisse de Kamenge, cette avenue possède un grand caniveau qui facilite le ruissellement des eaux pluviales et celles en provenance des ménages.
Au niveau du quartier Carama II, ce caniveau n’est plus fonctionnel. Il a été obstrué par la boue, le sable, les cailloux et d’autres objets solides. Tous ces objets en provenance des montagnes qui surplombent la ville de Bujumbura ont été déposés dans ce caniveau par la rivière Gasenyi. Une partie de ce caniveau est devenue un lieu de business car les gens y extraient du sable qu’ils vendent à ceux qui détiennent des maisons en construction.
De l’autre côté, le caniveau est rempli de boue. Comme les eaux des pluies et celles provenant d’autres endroits manquent de canalisation, elles envahissent les maisons et les autres infrastructures du quartier Carama II. Les routes de ce quartiers ne sont pas elles non plus épargnées. La plupart d’entre elles sont impraticables pour les véhicules et les piétons suite à la boue et aux eaux provenant de ce caniveau obstrué.
Les habitants du quartier Carama demandent avec insistance aux autorités municipales de plaider pour eux pour que ce caniveau soit curé. En plus de cela, ils demandent que les routes de ce quartier soient pavées comme celles des autres quartiers afin de les rendre plus praticables.

Martin Karabagega

 
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