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QUARTIER WINTEREKWA> Les soucis des habitants dont les maisons sont menacées par une fissuration

Ils demandent un appui de la part du gouvernement

 

DSC 1132Les habitants du Quartier Winterekwa de la zone Gihosha, commune Ntahangwa en mairie de Bujumbura, dont les maisons sont menacées  par une fissuration du sol demandent un appui de la part du gouvernement.

 

Les habitants du quartier Winterekwa  sont pour le moment désespérés. Ils vivent la peur au ventre suite à un phénomène étrange de fissuration du sol qui a été remarqué et qui a déjà écroulé un certain nombre de maisons. Il y en a d’autres qui présentent également des fissures. M.C.N est une enseignante. Elle a confié à la presse qu’elle et son mari sont tous des enseignants. Pour construire cette maison en étage, qui a été victime de fissuration du sol, ils avaient contracté un crédit à la banque. Ce qui fait que pour le moment, ils ne savent pas à quel saint se vouer. « Nous n’avons pas où aller.  A cause de ce crédit contracté, nous sommes même  incapables de louer une maison.  Le soir, nous sommes obligés d’aller demander un logement ailleurs », a dit Mme M.C.N en pleurant. Elle demande un appui de la part du gouvernement.D’autres  implorent  le  gouvernement de les aider en canalisant ce quartier. « Pendant la période pluvieuse, les eaux de ruissellement provenant des ménages et d’autres en provenance des montagnes surplombant la capitale de Bujumbura, manquent d’orientation et creusent elles-mêmes des passages. Ce qui fait qu’elles démolissent des maisons, des fosses septiques, etc. », ont-ils ajouté.   Une autre inquiétude soulevée par certains habitants de ce quartier est un  caniveau séparant la zone Gihosha et la commune Mutimbuzi qui s’agrandit progressivement  du fait qu’ll n’est pas maçonné.Pour d’autres habitants de ce quartier, ils ont déjà compris que cet endroit est fragile. Donc, ils demandent au gouvernement d’aménager un site pour eux comme on l’a fait pour le cas d’autres sites vulnérables.

Emélyne Iradukunda

 

QUARTIER WINTEREKWA> Les conséquences du ravin « Nyamanogo »

Une dizaine de maisons écroulées, beaucoup d’autres menacées, la population crie au secours

 

P0251Beaucoup d’infrastructures construites tout le long du ravin Nyamanogo, au quartier Winterekwa de la zone Gihosha sont menacées d’éboulements. Une dizaine de maisons se sont déjà écroulées, beaucoup d’autres sont très menacées, la population de cette localité crie au secours et demande qu’il soit aménagé et protégé. 

 

La rédaction du journal Le Renouveau s’est entretenue, le lundi 24 mars 2019, avec certains habitants du quartier Winterekwa sur les causes et les conséquences des éboulements du ravin Nyamanogo. Magnifique Bucanayandi, propriétaire d’une maison sise à proximité de ce ravin, a fait savoir que ce dernier cause beaucoup de problèmes. «  En moins de deux ans, le talus atteint plus de trois mètres », a-t-il dit. Il a ajouté que la situation s’aggrave chaque fois  que les constructions dans cette localité augmentent. « Auparavant, il n’y avait rien à s’inquiéter, même un petit enfant pouvait le traverser facilement». Il affirme qu’à la base de cette situation dramatique se trouvent les constructions anarchiques et le déboisement des montagnes qui surplombent cette localité. «  Avant la construction des maisons, nous étions si stables que nous ne pensions jamais à ce genre de problème », a déploré M. Bucanayandi. Il a aussi signalé que la quasi-totalité de tous ceux qui y ont bâti leurs maisons n’ont pas pensé à la canalisation des eaux pluvieuses. Pour cette raison, M. Bucanayandi déplore le fait que toutes les eaux issues de ces dernières se jettent dans ce ravin.Adéline Nibogora, mère de quatre enfants, a fait savoir que sa maison est aussi au bord du gouffre. Elle affirme qu’elle vit avec la peur au ventre. Craignant d’être emportée avec sa descendance, elle raconte sa nouvelle stratégie : « J’ai beaucoup appris de l’incident mortel qui a coûté la vie de six personnes à Sororezo, je ne souhaite pas que cette situation arrive à ma famille. Pour essayer de nous protéger, quand il pleut pendant la nuit, je  me réveille avec tous mes enfants et allons dehors car entre deux maux vaux mieux choisir le moindre ».Bien que certains habitants essaient de pallier à ce problème, leurs efforts sont voués à l’échec. Magnifique Bucanayandi a dit qu’il a protégé sa parcelle avec des gabillots, il déplore par contre le fait qu’il y a ceux qui ne sont pas d’accord avec lui.     

Moise Nkurunziza (Stagiaire)

 

COMMUNE NYABIRABA> Des éboulements sur la RN7

La circulation routière est perturbée

 

IMG 1130Suite aux fortes précipitations qui s’abattent sur le territoire national, des conséquences se font remarquer ici et là. Des éboulements des talus au bord de la RN7 perturbent la circulation sur cette route, ce qui cause beaucoup d’embouteillages et fait des usagers de cet axe, perdre trop de temps en attendant l’évacuation de la boue. 

 

Comme indiqué par le service chargé de la météorologie à l’Institut géographique du Burundi (Igebu), la pluie pour cette seconde saison culturale (Impeshi) sera abondante dans tout le pays et surtout dans la région naturelle de Mumirwa. Ces derniers jours, les fortes précipitations qui tombent dans Mumirwa ont fait que la terre soit imbibée d’eau. Partant, des glissements de terrain, en pente forte dans cette région, de même que des éboulements des talus des cours d’eau et des infrastructures routières, y sont fréquents. Le cas illustratif étant celui des éboulements sur la Route nationale numéro 7, Bujumbura-Rutana, obstruée ponctuellement par des coulées de boue, issues des éboulements de ses talus.Bouchant en même temps les caniveaux d’évacuation des eaux, ces éboulements provoquaient la stagnation de quantités importante d’eau sur la route. Ce qui rendait la praticabilité de cette voie de circulation difficile.Les conséquences ne sont pas moindres. A cause de ces éboulements, la circulation sur cette route devient  perturbée. Le jeudi 21 mars 2019, en commune Nyabiraba de la province de Bujumbura, les usagers de la route étaient gênés par plusieurs arrêts à cause des montagnes de débris écroulés qui barraient la route. Ils étaient obligés d’attendre longtemps pour leur évacuation, ce qui fait que de gros embouteillages s’observaient sur cette route.

La souffrance des uns fait quelque fois la jouissance des autres

Certains jeunes gens des la commune Nyabiraba, profitent de la souffrance des autres car, suite à ces éboulements, ils gagnent quelques sous, pour évacuer les débris boueux et permettre aux usagers de passer. Ces derniers n’ont pas d’autre choix car ils doivent absolument continuer la route. A la suite de ces obstructions ponctuelles, en plus d’attendre longtemps, les propriétaires des automobiles sont obligés de payer à ces gens qui enlèvent cette boue avant de reprendre la route. 

Donathe Ndayisenga

 

COMMUNE ISARE> Nouveaux dégâts des pluies torrentielles

Plusieurs maisons et quatre salles de classe du lycée communal Nyambuye démolies

 

P 0004De fortes précipitations mêlées de vents violents ont causé plusieurs dégâts à la fois dans la province et en mairie de Bujumbura. Gilbert Niyonkuru, administrateur de la commune Isare, affirme que plusieurs maisons ainsi que quatre salles de classe du lycée communal Nyambuye ont été démolies. 

 

En plus du bilan alarmant des pluies torrentielles tombées le dimanche 17 mars 2019, Gilbert Niyonkuru dit que l’administration a été dépassée par cette problématique. Déo Ndayishimiye, directeur du lycée communal Nyambuye, a fait savoir que les tôles et la charpente ont été fortement endommagées. « Quelques bancs pupitres aussi », a-t-il ajouté. Déo Ndayishimiye exhorte les bienfaiteurs à aider pour que les élèves ne perdent pas du temps alors que la période des examens approche. Il a ajouté que la direction a pris certaines dispositions d’urgence afin de voir comment les cours peuvent se dispenser. En plus, ce directeur affirme avoir  déjà convoqué  une réunion des parents.Contacté à ce sujet, Gilbert Niyonkuru, administrateur communal d’Isare, a fait savoir que certains  élèves étudient les avant-midi et les autres viennent les après-midi. Il admet qu’on va négocier, dans la mesure du possible, certaines classes des établissements voisins de ce lycée qui n’ont pas été atteints afin d’éviter la perte de temps.  Il déplore par contre l’existence des familles qui n’ont plus de domicile. Concernant les activités champêtres, M. Niyonkuru dit que ceux qui avaient encore les semences sont en train de refaire le semis. 

Même phénomène en mairie de Bujumbura

En mairie de Bujumbura, le bilan des dégâts causés par ces pluies du jeudi 21 mars 2019 n’est pas bien connu. Toutefois, ces dernières ont enlevé la toiture de l’Ecole pentecôtiste de Nyakabiga III sans faire des dégâts humains. L’eau de ces pluies a aussi inondé les bureaux de la Brarudi mais la police  de protection civile est intervenue rapidement.
                                                             

Moise Nkurunziza (Stagiaire)

 
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