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ENERGIE RENOUVELABLE> Ses défis et ses opportunités

Pour la substitution du bois-énergie

Le bois est utilisé à plus de 85% par la population burundaise dans la consommation de l’énergie. Or, cela a de graves conséquences sur l’environnement et le climat. Lors de la table ronde organisée par le ministère de l’Hydraulique, de l’énergie et des mines, le mercredi 15 janvier 2019, le directeur général de l’Energie, Martin Ndayizeye a présenté les défis et les opportunités qu’offre l’énergie renouvelable par substitution du bois-énergie.La désertification du sol est la conséquence de la déforestation. Au Burundi, l’utilisation du bois de chauffage y compris le charbon de bois occupe plus de 85%.

Dans son exposé Martin Ndayizeye a démontré qu’en 2045, aucun arbre ne sera debout si rien n’est fait. La recherche du bois de chauffage est synonyme en kirundi (gusenya inkwi) de décimer, détruire ou tuer. Il est préférable de planter deux arbres si l’on en coupe un affirme M. Ndayizeye.Il a également présenté les défis qui en découlent. Il a cité, entre autres, la déforestation qui est à la base de la désertification du sol et de surcroît du changement climatique. On assiste actuellement à des catastrophes naturelles qui s’abattent sur la ville de Bujumbura notamment les pluies diluviennes et des fois l’ensoleillement.  Tous ces phénomènes arrivent parce que les montagnes qui surplombent la ville de Bujumbura ne sont pas couvertes. Ces montagnes font parfois des chutes et occasionnent des dégâts dans les rues. Il y a lieu de signaler aussi la désertification de certaines régions, mais aussi la diminution des niveaux des lacs retenus. M.Ndayizeye a évoqué le phénomène de préparation et de transport du charbon.

Mis à part la destruction de l’environnement dû à la coupe progressive des arbres, le transport du charbon de bois a beaucoup de risque d’accident causé par le mauvais chargement ; ce qui gêne la circulation routière ou nuit ceux qui transportent le charbon à vélo.Pour parer à ces défis, M.Ndayizeye a rappelé que le gouvernement burundais à mis en place un projet, « Ewe Burundi urambaye » qui a pour objectif de planter des arbres partout où il n’y en a pas et d’informer les utilisateurs du bois de chauffage que des solutions de substitution existent notamment l’utilisation de l’énergie renouvelable. 

Aline Nshimirimana

 

Lutte contre la Maladie a virus Ebola> Validation du Plan de communication

Contribuer à la réduction des risques relatifs à cette maladie

0000azerbnLe ministère de la Santé publique et de la lutte contre le sida (MSPLS) a organisé à l’intention de tous les intervenants et partenaires dans le domaine de la communication, un atelier de validation du Plan de communication sur les risques relatifs au virus Ebola et engagements communautaires au Burundi, le vendredi 17 janvier 2020 à Bujumbura. Le but de l’atelier était de contribuer à la réduction des risques sur la maladie à virus Ebola au Burundi.
Dans son discours d’ouverture de l’atelier, le directeur de la Promotion de la santé, hygiène et assainissement qui était le délégué du ministre, Léonidas Misigaro a indiqué que le règlement sanitaire international a montré qu’à 80% de cas, le Burundi n’est pas prêt à prendre en charge les urgences de santé publique.Le Burundi fait face à une série de catastrophes et autres urgences d’origines diverses qui ont des impacts négatifs sur la santé publique. Avec la survenu de la 10è épidémie de la maladie à virus Ebola, le MSPLS, avec l’appui de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), avait produit en 2018, un Plan de communication sur les risques et engagement communautaire au Burundi, a dit M.Misigaro.  Etant donné que la maladie à virus Ebola persiste encore en République démocratique du Congo (RDC), le MSPLS, en collaboration avec ses partenaires comme l’Organisation des Nations-unies pour l’enfance (Unicef) ont jugé bon de doter encore une fois le Burundi d’une Stratégie nationale de communication sur les risques et engagement communautaires sur la prévention de la maladie à virus Ebola. Le but est de définir de nouvelles orientations  aux approches de la communication sur les risques et engagements communautaires et tenant compte des réalités de notre pays le Burundi, a-t-il ajouté.Quant au représentant de l’Unicef au Burundi, de nombreux mouvements transfrontaliers de la population entre le Burundi et la RDC exposent le pays à un risque élevé de propagation de la maladie à virus Ebola. Il est nécessaire de marquer une pause et de réfléchir ensemble afin d’identifier les meilleurs mécanismes pour améliorer l’engagement de la communauté dans les interventions, a-t-il  indiqué.Après avoir parcouru le document et après avoir posé des questions et formulé des recommandations, ce Plan a  été validé par acclamation par tous les participants dans l’atelier.

Martin  Karabagega

 

Ministère en charge de la santé> Présentation des réalisations du premier semestre 2019-2020

Elles sont satisfaisantes par rapport au Plan national de développement sanitaire

000aazaLe ministère de la Santé publique et de la lutte contre le sida a procédé, le vendredi 17 janvier 2020, à la présentation de ses réalisations au cours du premier semestre 2019-2020. Elles découlent de la mise en œuvre du plan national de développement sanitaire troisième génération, qui, lui-même aligné au plan national de développement 2018-2027.


Dans son mot liminaire, le ministre de la Santé publique et de la lutte contre le sida, Thaddée Ndikumana a fait savoir que les grandes réalisations au sein de son ministère s’articulent sur différents axes. Il a indiqué que dans l’axe de la bonne gouvernance, des réunions hebdomadaires à tous les niveaux de la pyramide sanitaires se tiennent régulièrement. Des contrats de performance ont été signés entre le ministre et les hauts cadres, et à chaque niveau de responsabilité dans le but d’améliorer la redevabilité à tous les niveaux. Une conférence nationale de la santé a été organisée sous le haut patronage du Deuxième vice-président de la République.Dans l’axe de la lutte contre les épidémies et les pandémies, Dr Ndikumana a précisé que les activités de prévention de la maladie à virus Ebola par le screening de tous les passagers entrant sur le territoire national se sont poursuivies. Des dispositifs d’isolement ont été construits sur les points d’entrée ainsi que la construction du centre de traitement Ebola à Mudubugu dans la province de Bubanza. Dans la lutte contre le choléra, Il a signalé que tous les 1 095 cas pour tous les districts sanitaires qui ont attrapé la maladie ont été soignés et guéris mais 5 décès ont été enregistrés. Ces cas étaient arrivés tardivement aux centres de traitement. Il a cependant rappelé à la population de rester vigilant et observer les règles d’hygiène  surtout en ces temps où, dans certains endroits de la plaine de l’Imbo, les populations sont confrontées à des inondations suite aux pluies diluviennes qui causent les débordements des latrines.

Plus de six millions de moustiquaires ont été distribuées dans tout le pays

Dans la lutte contre le paludisme, Dr Ndikumana a indiqué que 6 900 000  moustiquaires ont été distribuées lors d’une campagne de distribution de masse des Moustiquaires imprégnées d’insecticides à longue durée d’action (Miilda) dans tous les ménages du pays. Il a souligné que, dans la lutte contre le sida, une synergie des médias a été organisée par la Première dame du Burundi et a donné une occasion au public en général d’avoir des réponses sur les questions en rapport avec la lutte contre le sida, la planification familiale mais aussi la stérilité. Dans l’axe de la vaccination, il a précisé qu’une innovation a été introduite au cours de la Semaine santé mère-enfant où le focus a été orienté vers la campagne d’hygiène dans les milieux scolaires, dans les marchés et tous les endroits à forte affluence de la population. Concernant, l’appui des structures sanitaires, 16 ambulances ont été remises aux districts sanitaires et hôpitaux des provinces de Cibitoke, Muyinga et Makamba.Quant aux perspectives du troisième trimestre, le ministère en charge de la santé compte poursuivre la dotation des kits aux agents de santé communautaires regroupés en associations, les activités d’inspection et de supervision des structures sanitaires ainsi que le suivi de la surveillance de la maladie à virus Ebola sur tous les points d’entrée.       

Rose Mpekerimana

 

GLICE BURUNDI>Gestion des déchets électroménagers

Ils doivent être retirés de la population

000asqsdfLes déchets d’équipements électriques et électroniques sont très toxiques et constituent des causes de contamination des écosystèmes. Ces déchets mettent les populations en danger. Pour cela, ils doivent être retirés de la population.


Dans un entretien avec Roger Ouedraogo représentant légal de l’association Great Lakes initiatives for communities empowerment (Glice), il fait savoir que cette association a pour objectif la réduction de la fracture numérique tout en préservant l’environnement. L’association intervient par exemple en ce qui concerne le programme de la fracture numérique. On intervient dans le secteur éducatif ainsi que dans le secteur sanitaire, dans l’inclusion numérique, c’est-à-dire les ordinateurs, la formation et l’utilisation des outils informatiquesM. Ouedraogro a indiqué qu’il y a un problème quant à la gestion de la fin de vie des équipements électriques et électroniques. C’est dans ce cadre qu’en 2014 on a ouvert un centre d’expérimentation de collecte et de gestion de ces équipements. Avant de mettre en place ce centre, on a fait une étude d’impact environnemental et social. On doit s’assurer que les activités menées n’auront pas de conséquences sur l’environnement. Pendant l’année d’expérimentation, c’est-à-dire 2014,  on a pu collecter dix tonnes de déchets électroniques. On a pu collecter cette quantité grâce à la sensibilisation de la population faite en collaboration avec le ministère de l’environnement surtout au niveau des grands producteurs de déchets électroniques, ce sont beaucoup plus les organisations publiques et privées. Pour les équipements qui appartiennent à l’Etat, on les met quelque part car il n’y a pas de texte qui dit qu’on peut les déclasser pour les envoyer dans un centre qui pourrait les traiter. 

On exporte les cartes mères pour la dépollution  

M. Ouedraogo a fait savoir qu’il y a des ministères qui ont déjà pris l’initiative d’envoyer ces déchets vers le centre pour les démanteler. Ce sont par exemple le ministère en charge des finances, le ministère en charge des droits de la personne humaine, etc. « En faisant la collecte, on fait en même temps l’enregistrement de tous les déchets collectés. On enregistre ces déchets dans un efiche physique (date, type de matériel, modèle, numéro de série, poids de l’appareil. Après cela, on passe au stade du démantèlement, on les démonte en plusieurs parties, les plastiques à part, les fers à part.  Il y a les parties qui sont utilisées sous forme de pots de fleurs. A la fin, on regarde ce qu’on peut revaloriser. On exporte les cartes mères vers la Hollande pour la dépollution ».  M. Ouedraogo a indiqué que face à ce travail, les défis ne manquent pas. Il devrait y avoir un cadre légal qui permet de déclasser des équipements qui sont devenus obsolètes. Il devrait également y avoir une taxe écologique qui puisse permettre de dépolluer les équipements quand ils deviennent des déchets.

Lucie Ngoyagoye

 
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