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DOSSIER> Les menaces du tabac sur le développement

Les chiffres estimatifs montrent qu’environ 20% de la population burundaise fument le tabac

 

DSC 0146Le tabac est un grand problème de santé publique au niveau international. Pour le Burundi, les chiffres estimatifs montrent qu’environ 20% de la population fument le tabac. Et les méfaits du tabac se remarquent chez le fumeur mais aussi chez le non-fumeur. Ce dernier peut inhaler la fumée sans s’en rendre compte. Par après, il commence à développer des maladies et se questionne toujours quel en est la cause. Certaines personnes qui fument ne réalisent pas les dangers qui les guettent. Ainsi, le sevrage du tabac n’est pas facile, sauf si le consommateur est déterminé à l’abandonner.

 

Mathilde Nkengurutse a un père qui fume depuis longtemps : « Depuis que j’étais une petite fille, je voyais mon père fumer. Avant, j’étais allergique à cette fumée. Mais, je me suis résignée puisque je voyais qu’il n’était pas capable de l’abandonner. Dans toute la maison, nous nous étions habitués à la fumée. Après un certain temps, mon père a commencé à développer des maladies, notamment, la toux chronique et celles attaquant le foie et les reins. Deux d’entre mes frères souffraient aussi de bronchite depuis qu’ils avaient cinq ans. Cette maladie s’est aggravée et est devenue asthme », a-t-elle indiqué.
Mme Nkengurutse a précisé qu’au moment où son père a atteint 45 ans, il a beaucoup souffert au niveau de la gorge. «Nous avons dépensé beaucoup d’argent parce qu’il était hospitalisé à maintes reprises. Les médecins ont tout fait pour le soigner. Et, à un certain moment, ils ont constaté qu’il souffrait du cancer de la gorge », a-t-elle indiqué. Celle-ci a révélé que son père a souffert de ce cancer pendant quatre ans et il a succombé.
Mme Nkengurutse a signalé que sa famille fait face à différents problèmes. Elle a dit que pendant que son père était malade, la famille a dépensé beaucoup d’argent pour le faire soigner. En plus de celui-ci, la famille aussi payait les soins des enfants qui souffraient de l’asthme. Elle a rappelé que cette maladie est chronique. Par conséquent, ceux qui en souffrent doivent toujours avoir des médicaments, surtout lorsqu’ils sont en crise.
Notre source a mentionné qu’au niveau de l’économie, la famille perd la mains-d’œuvre indispensable pour son développement. Elle a expliqué que, lorsque le père et les deux enfants tombaient malades, ils ne pouvaient plus être actifs. « Par conséquent, l’économie avançait au ralenti faute de main-d’œuvre. Et, cela se répercute sur tous les membres de la famille ».
Notre interlocutrice a, pour ce faire, fait un clin d’œil à toutes les personnes qui pensent que le tabac a des méfaits néfastes sur les fumeurs seulement. Elle a fait remarquer que ses frères n’ont jamais fumé, mais qu’ils souffrent d’une maladie due au tabagisme passif causé par leur père.
C’est pour cette raison qu’elle a demandé à tout un chacun d’être responsable en prenant conscience des dangers que cause le tabac. Elle recommande d’éviter de fumer en milieu public afin de ne pas enfumer les autres.
Elle a fait un clin d’œil aux non-fumeurs de refuser de s’asseoir à côté d’une personne qui est en train de fumer. Elle rappelle à cette catégorie de personnes que, si elles n’osent pas dénoncer cette mauvaise habitude, elles se laissent entraîner par les mêmes conséquences qui peuvent arriver aux fumeurs.
Elle demande enfin aux autorités habilitées de voter une loi qui interdit de fumer en milieu public. Elle leur demande également de décourager la commercialisation du tabac en se souvenant que le pays perd beaucoup plus qu’il ne gagne du fait qu’il doit prendre en charge les conséquences, notamment les maladies causées par le tabagisme actif et passif.

Le tabac affecte le système respiratoire chez les sportifs

Le sport est une activité physique qui demande à celui qui la pratique d’être souple. Cette personne utilise beaucoup de souffle au moment de faire ce sport. L’anesthésiste Wilson Ndayambaje au CHUK (Centre hospitalo- universitaire de Kamenge) a fait savoir qu’en général, le sport est pratiqué par les jeunes. Et, ces derniers sont tentés de fumer dès le bas âge avant même de se lancer dans un club de sport, sans savoir que le tabac est nuisible à leur santé. Quand ils commencent le sport, le tabac diminue leur performance. Il réduit également leur capacité physique. Par conséquent, le tabac affecte le système respiratoire et cardio-respiratoire. Il a donné l’exemple des gens qui jouent au football, précisant que quand ils jouent, ils utilisent beaucoup de souffle.
Or, ceux qui fument ont généralement moins de souffle que les non-fumeurs. «C’est pour cette raison que quand les fumeurs jouent, ils ne sont pas performants dans la mesure où ils n’arrivent pas à courir pendant une longue durée par manque de souffle », a-t-il expliqué.
A la question de savoir si les joueurs qui fument arrivent à abandonner le tabac, il a répondu que le sport en général et le football en particulier demande une certaine discipline. « Pour ce faire, dans un club de football, il y a un temps pour jouer et un autre pour échanger. Pendant ce dernier, le coach essaie de leur montrer les bienfaits de faire ce sport et les dangers qui guettent ceux qui adoptent certains comportements qui sont incompatibles avec le sport, notamment celui de fumer. Il leurconseille d’abandonner ces comportementen leur montrant les voies de sortie. A ceux qui fument, il leur suggère d’abord de diminuer la quantité prise. Quand ils prennent par exemple dix cigarettes par jour, il leur demande d’en prendre cinq et continuent de diminuer au fur et à mesure jusqu’à l’abandon», a-t-il signalé. Mr Ndayambaje a laissé entendre que ceux qui sont déterminés à continuer à pratiquer le football peuvent suivre les conseils donnés par le coach et ils réussissent. Notre source a rappelé que tout sport a pour but le développement de la personne qui le pratique en particulier et le pays en général. Il a donné l’exemple d’un joueur qui devient célèbre parce qu’il a fait que son équipe gagne. Dans ce cas, a-t-il expliqué, le joueur va gagner une certaine somme d’argent et, en général, le pays en tire également profit. Cela parce qu’avec cet argent, le joueur va réaliser certaines activités qui développent tout le pays.

Des réticences font reculer le développement du sport

Il a cependant affirmé qu’il y a des joueurs qui n’arrivent pas à faire le sevrage du tabac. « Dans un premier temps, ils montrent au coach qu’ils sont en train d’abandonner le tabac. Mais entre-temps, ils font reculer le développement de ce sport. Cela parce que, ces joueurs, au lieu d’avancer, ils font des matchs qui n’arrivent nulle part car ils jouent en perdant. Entre-temps, au niveau de leur santé, les joueurs qui fument peuvent avoir beaucoup de problèmes. Pendant l’entraînement, ils dépensent beaucoup de souffle. Or, le tabac l’a diminué. Par conséquent, ils peuvent être victimes des problèmes au niveau des systèmes respiratoire et cardiaque», a-t-il souligné.
Par conséquent, si un club de football est composé de joueurs qui ne sont pas performants à cause du tabac, il perd souvent les matchs. Et, vu les dépenses utilisées pour préparer ces matchs, c’est le pays en général qui perd.
Mr Ndayambaje a, pour ce faire, demandé à toutes les personnes qui pratiquent le sport d’éviter de fumer non seulement pour être performants dans leurs équipes, mais aussi pour éviter d’attraper certaines maladies dues au tabagisme.

Le tabac reste un problème de santé publique

DSC03052Sur l’état des lieux de la consommation du tabac au Burundi, Dr Innocent Nkurunziza, directeur du programme national intégré de lutte contre les maladies chroniques non transmissibles (PNILMCT), a fait savoir qu’il n’y a pas de chiffres exacts renseignant sur le nombre des fumeurs du tabac, car il n’y a pas d’études qui ont été réalisées sur toute la population. Mais il y a une enquête qui a été effectuée dans la province de Kirundo ainsi que d’autres études de thèses de doctorat en médecine. D’après cette enquête, Dr Nkurunziza a précisé que le constat a été que 20% de la population de la province de Kirundo fume les différentes sortes de tabac. Selon les résultats issus de ces études de thèse de doctorat en médecine, au niveau des écoles primaires et secondaires de Bujumbura, 14,5% des jeunes fument le tabac. Et pour les écoles de l’intérieur dans les différentes provinces, ça varie de 9 à 10 %. Au niveau de l’université du Burundi et d’autres universités privées, ces études montrent que 14,6% des étudiants fument le tabac. Dr Nkurunziza a aussi souligné qu’il y a des études qui ont été effectuées dans des entreprises et institutions tant publiques que privées comme la Brarudi, Cotebu, … et ils ont trouvé que 23 % fument le tabac. Ainsi, avec ces petits échantillons, les chiffres estimatifs montrent qu’environ 1/5 de la population burundaise fume le tabac, c'est-à-dire auteur de 18 à 20% de la population.
Pour Dr Nkurunziza, les dangers liés à la consommation du tabac sur la santé humaine sont très nombreux. Il a indiqué que la fumée du tabac passe par les poumons et cette fumée émet 4 000 toxines qui entrent directement dans le sang. Le tabac est aussi responsable de plusieurs maladies comme les maladies cardiovasculaires telles que les cardiopathies. Aussi, il y a l’hypertension artérielle avec beaucoup de dépôts du tabac au niveau des parois entraînant des accidents cardiovasculaire dangereux avec des morts subites, des paralysies ou des hémiplégies. Ainsi, il a révélé que plusieurs maladies peuvent être les conséquences de la consommation du tabac. Ce sont, entre autres, les maladies pulmonaires chroniques, l’asthme, une faible irrigation du cerveau avec une sensation de fatigue, plusieurs types de cancers, le vieillissement prématuré, la mort prématurée, etc.
Sur l’environnement, Dr. Nkurunziza a indiqué que le tabac est aussi très néfaste. Car, depuis la chaîne de la culture jusqu’à sa production, le tabac émet des produits toxiques qui entraînent la diminution de l’ozone qui protège les humains des ultras violets qui peuvent entraîner la nuisance de la peau. Le tabac entraîne aussi des produits ionisants qui peuvent radier quelques êtres vivants. Dr. Nkurunziza a souligné que le tabac détruit aussi la flore, c'est-à-dire les micro-organismes qui pérennisent la vie que ça soit la pollinisation ou la biodégradation car il y a beaucoup des produits utilisés comme les engrais chimiques qui détruisent ces micro-organismes. Ici, il faut souligner que la culture du tabac nécessite 5 fois plus d’engrais chimiques que les produits vivriers. Ces produits, qu’ils soient industriels ou les déchets, polluent l’eau et peuvent ainsi détruire la faune aquatique.
Selon les études de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) en 2020, dix millions de personnes peuvent succombér à cause du tabac. On a voulu savoir si le tabac pourra être la première cause de mortalité au Burundi en 2020. A cela, notre interlocuteur a répondu qu’on ne peut pas dire qu’en 2020, le tabac sera la première cause de mortalité au Burundi. Cependant, il a précisé que le tabac reste un problème de santé publique, car il est parmi les cinq premières causes de décès au niveau national et international. Ainsi, il a révélé que sur cinq personnes hospitalisées, deux le sont à cause des conséquences du tabac et 20% des décès sont liés directement ou indirectement aux maladies entraînées par le tabac. En gros, le tabac est un grand problème de santé publique sur lequel il faut se focaliser au niveau de notre pays, a-t-il ajouté.

Le tabac n’est ni une nourriture ni une boisson utile à l’organisme

Comme la commercialisation du tabac est légale, pourquoi dit-on que le tabac constitue une menace pour le développement du pays ? Dr. Nkurunziza, a indiqué qu’en considérant les apports du tabac provenant des taxes et impôts, les bénéfices restent toujours moindres par rapport aux dégâts causés par le tabac, notamment la prise en charge des maladies causées par le tabac. Aussi, il y a le poids sur l’économie des foyers à cause du tabac, car, pour qu’un pays soit développé, cela doit commencer par le développement familial, pour dire que le tabac entraîne la pauvreté financière mais aussi la pauvreté physique du fait que le consommateur du tabac tombe souvent malade. Ainsi, les recettes que le pays tire du tabac sont trois fois inferieures au budget qu’il engage dans les soins des maladies liées au tabagisme et aussi pour la protection de l’environnement.
Le Burundi s’est déjà engagé dans la convention de lutte contre le tabac et le gouvernement attend certaines corrections pour intégrer des dispositions dans le code de la santé. Et pour décourager la commercialisation et la consommation du tabac, le gouvernement du Burundi a augmenté les taxes sur le tabac depuis 2010 et on est passé de 40 % à 200%.
Le directeur du programme de lutte contre les maladies chroniques a révélé que le gouvernement continue sa politique visant à sensibiliser la jeunesse afin qu’elle abandonne la consommation du tabac. Il a recommandé une sensibilisation dans tous le pays qui informerait que le tabac n’est ni une nourriture ni une boisson utile à l’organisme ; que c’est plutôt un produit toxique qui entraîne une dépendance et une nuisance au niveau de la santé. C’est aussi une chose qui augmente les dépenses au niveau familial, voire au niveau du pays. C’est pour cette raison qu’il a conseillé à toute la population d’arrêter de fumer.
Le tabac est un poison à tous les niveaux. C’est pourquoi Dr Nkurunziza a fait un clin d’œil aux jeunes d’éviter l’imitation des stars qui posent des postures en train de fumer. Car ce sont les astuces des industries du tabac qui utilisent les idoles des jeunes pour les stimuler à la consommation du tabac. Tout le monde doit savoir que le tabac ne sera jamais bénéfique, ni pour le la santé, ni pour le développement, ni pour l’environnement.

Le tabac entraîne une dépendance

Normalement, arrêter de fumer est le rêve de la plupart des fumeurs, mais arrêter facilement est rare. Néanmoins, lorsqu’on est soutenu et bien préparé, tout est beaucoup plus simple. Ce sont les propos de D.A. un quinquagénaire qui a arrêté de fumer après plusieurs tentatives. Il a indiqué que la première chose qu’on doit faire pour arrêter de fumer est de prendre une décision. Car tout le monde connaît les méfaits du tabac, mais peu de personnes arrivent au stade de prendre une décision pour arrêter de fumer. Selon notre source, les proches ont un rôle à jouer pour aider le fumeur à prendre une décision pour abandonner le tabac, car c’est un combat difficile à mener tout seul.
D. A. a fait savoir que son épouse a combattu pour qu’il arrête de fumer et ce combat n’était pas du tout facile. Il a souligné qu’en ce qui le concerne, il voyait les dangers du tabac, mais il n’avait pas le courage d’entamer le processus d’arrêter de le fumer. Et, grâce à l’aide de son épouse, notre interlocuteur a indiqué qu’il a pris ladécision d’essayer. Il a révélé que ce n’était pas une tâche facile, car il a fait plus d’une rechute avant d’abandonner définitivement.
Pour D.A. le tabac est une drogue comme tant d’autres, c’est pourquoi il entraîne la dépendance, d’où les problèmes rencontrés par les fumeurs lorsqu’ils veulent arrêter de fumer. D.A. a conseillé à ceux a qui consomment encore du tabac d’arrêter de fumer, car le tabac a des conséquences fâcheuses à tous les niveaux. Il leur a conseillé de ne pas se décourager à cause des rechutes, car elles ne manqueront pas même si l’individu a déjà pris une décision. C’est pour cette raison qu’il leur a recommandé de prendre les rechutes comme de simples accidents qui ne les empêchent pas de continuer le chemin. Plus un individu essaie d’arrêter de fumer, plus il a des chances d’abandonner le tabac définitivement, a-t-il conclu.

ROSE MPEKERIMANA
FIDES NDEREYIMANA

 

ZONE KAMENGE> La collecte des déchets ménagers solides

Des irrégularités s’observent encore malgré des contrats très clairs

 

IMG 140409L’hygiène dans la zone Kamenge de la municipalité de Bujumbura n’est pas satisfaisante. Cela est dû à l’irrégularité dans la collecte des déchets ménagers. Pourtant, les contrats soulignent bien que la collecte devrait se faire hebdomadairement.

 

La question de collecte des déchets ménagers solides dans la zone Kamenge de la municipalité de Bujumbura devient de plus en plus insolvable. Cela depuis les derniers mois de l’année 2016. Certains habitants de ladite zone se plaignent qu’ils ne cessent de payer mais que les ordures restent, pendant longtemps dans les ménages sans être évacuées.
Le quotidien burundais d’informations Le Renouveau a recueilli les avis des uns et des autres à ce propos. Ils se lamentent qu’ils sont contraints de payer mais que la collecte ne se fait pas comme convenue dans le contrat. « Nous sommes obligés de signer un contrat et en cas de demande de documents à la zone, on doit présenter des bordereaux de payement pour la collecte des déchets ménagers. », s’indignent-ils.

Le Renouveau a essayé de trouver le contrat en question

Sur le contrat, il est convenu que la commune s’engage à procéder une fois par semaine à l’enlèvement des déchets solides produits par les ménages ou l’activité économique sous la responsabilité de l’abonné. Le jour exact d’enlèvement sera communiqué au ménage. L’abonné s’engage à mettre à disposition ses déchets durant le jour et les heures convenus pour la collecte. Les déchets doivent être accessibles. L’inscription à un système de collecte des déchets est obligatoire. Le présent contrat est valable tant que l’abonné habite ou exploite les lieux. Tels sont les quelques articles de ce contrat signé entre la commune (aujourd’hui la zone) et chaque ménage.
Comme il s’observe depuis les derniers mois de l’année 2016, des irrégularités dans la périodicité ont commencé à s’observer. Deux semaines ou un mois peuvent passer sans qu’il y ait une seule opération et des ordures encombrent souvent les avenues.

Malgré cela une nouvelle stratégie s’observe

Puisque la zone de transit n’est pas du tout fonctionnelle et que les déchets sont abondants dans les ménages, le système de collecte des déchets ménagers dans la zone Kamenge a opté de les collecter par un véhicule, en vue d’une collecte massive et rapide. Cependant, une chose reste à faire : le respect de la périodicité, car une fois que ces ordures abondent dans les ménages, elles peuvent êtres nuisibles à la santé des habitants.

Jean-Bosco Nkunzimana
(Stagiaire)

 

BURUNDI > Etat des lieux de la mise en application des conclusions des Cop 21 et 22

La sensibilisation des parties prenantes a eu lieu

 

DSC05342En 2015, il y a eu une Conférence des parties (Cop 21) sur les changements climatiques à Paris et des conclusions ont été signées. En 2016, la Cop 22 a eu lieu à Marrakech sur la mise en œuvre de l’Accord de Paris. Des actions comme la sensibilisation des parties prenantes ont déjà eu lieu.

 

Comme l’a indiqué Alphonse Polisi, directeur de l’Environnement et des changements climatiques à l’Office burundais pour la protection de l’environnement (OBPE), il y a eu une Conférence des parties 21 à Paris en 2015 et des conclusions ont été signées. C’est ce qu’on appelle l’Accord de Paris. Dans cet accord, il y a eu beaucoup d’articles qui parlaient de l’adaptation et de l’atténuation car ce sont les deux blocs de la négociation. Les pays développés prônaient pour les activités d’atténuation alors que ceux en développement prônaient les activités d’adaptation, a dit M.Polisi.
Selon M. Polisi, la Cop 22 qui s’est tenue à Marrakech au Maroc contenait des négociations pour la mise en œuvre de l’Accord de Paris. Ce dernier était au niveau politique tandis que pour Marrakech l’on y va avec l’accord technique.
Dès lors, il y a eu des négociations mais ces dernières continuent et les actions commencent. Le Burundi a commencé la mise en application des contributions prévues au niveau national depuis janvier 2016. Comme l’a fait savoir M. Polisi, les activités réalisées au niveau national ont commencé par la sensibilisation des parties prenantes. Au niveau de l’OBPE, des actions ont été aussi menées. M. Polisi a cité, notamment, les actions de sensibilisation de l’administration en commençant par l’administration provinciale et les communes.
Jusqu’à présent, l’OBPE a organisé trois ateliers régionaux en commençant par le nord, le sud et le centre. La dernière séance de sensibilisation aura lieu à Bujumbura pour les provinces de l’Ouest. Toutes ces sensibilisations avaient le même mot d’ordre : mettre dans la planification locale les activités d’adaptation pour faire face aux changements climatiques.
Parallèlement, l’on a organisé des ateliers à l’endroit des ONG pour les informer du contenu de l’Accord de Paris et de l’engagement du gouvernement burundais. L’objectif de les sensibiliser était de leur demander de se constituer en consortium pour se compléter mutuellement.

Martin Karabagega

 

Commune Ntahangwa > Entretien avec le chef de zone Cibitoke

L’hygiène est relativement bonne

 

DSC03031Alors que des cas d’insalubrité s’observent dans certains quartiers de la zone urbaine de Cibitoke, Félix Nsabimana, le chef de zone fait savoir que l’hygiène est relativement bonne dans toute la zone, que le problème réside dans le peu de moyens techniques dont disposent les services chargés de l’hygiène.

 

Dans beaucoup de quartiers de la zone urbaine de Cibitoke, dans la commune Ntahangwa de la municipalité de Bujumbura, certaines gens, surtout celles exerçant leurs activités à côté des caniveaux collecteurs d’eau, s’inquiètent comme quoi l’hygiène est très précaire. Cela parce que ces caniveaux sont constamment bourrés de saletés. « Nous avons peur d’attraper des maladies des mains sales », indiquent certains.
Le quotidien burundais d’informations Le Renouveau s’est dernièrement entretenu avec Félix Nsabimana, le chef de zone Cibitoke qui s’est exprimé surtout sur la collecte des déchets ménagers qui sont la principale source de pollution de ces caniveaux. Pour lui, l’hygiène est relativement bonne. Et si elle ne l’est pas à cent pour cent, c’est à cause des moyens financiers et techniques utilisés. « A côté du pavage, la CTB avait aussi mis en place le programme d’hygiène qu’elle nous a laissé à son départ. Nous avons cherché des associations pour exploiter les sites laissés. Nous constatons qu’ils font de leur mieux malgré les moyens financiers insuffisants et qui viennent aussi au compte-goutte car c’est la contribution de la population. La technique utilisée ne facilite pas leur tâche. Avec leurs charrettes, il n’est pas du tout aisé de collecter tous les déchets ménagers de tous les quartiers en respectant l’horaire périodique afin de les déposer dans les zones de transit », a fait entendre M. Nsabimana.
Le chef de zone Cibitoke fait aussi savoir que, à part une seule zone de transit des déchets ménagers se trouvant dans le quartier cinq qui n’est pas fonctionnelle, toutes les autres sont en bon état. Mais celle-là aussi va bientôt être réhabilitée car elle est très proche des maisons d’habitation.
Pour améliorer les conditions d’hygiène, M. Nsabimana précise que des travaux d’assainissement sont souvent organisés et que pendant les vacances des travaux de curage des caniveaux seront exécutés par les élèves en vacances. Ainsi, conclu-t-il, la zone Cibitoke sera totalement propre et viable.

Jean-Bosco Nkunzimana (Stagiaire)

 

 
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