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Province de Ruyigi> Etat des lieux de l’hôpital de Gisuru

Malgré son éloignement, il fonctionne normalement

 

DSC04250L’hôpital de Gisuru se trouve dans la province de Ruyigi. Il est implanté près de la frontière du Burundi avec la Tanzanie. Il a commencé avec un seul médecin et deux infirmiers. Mais au fil du temps, cet hôpital a évolué. Aujourd’hui, il compte dix infirmiers. Malgré ces efforts, il fait toujours face à différents problèmes. Beaucoup sont liés à l’éloignement. 

 

Dans un entretien qu’il a accordé  quotidien Le Renouveau, le directeur de l’hôpital de Gisuru, Jean Bosco Sabushimike, a fait savoir qu’il dirige cet hôpital depuis 2009. Il a indiqué qu’il a commencé avec deux infirmières seulement. « Nous avons commencé avec un seul médecin et deux infirmières seulement. Par conséquent, nous travaillions jour et nuit. Au début, nous accueillions peu de patients parce qu’ils ne sont pas habitués à fréquenter cet hôpital. Par jour, nous avons accueilli souvent  entre 10 et 20 patients. Maintenant, nous recevons entre 50 et 80 patients par jour », a dit Dr Sabushimike.A propos des financements de l’hôpital de Gisuru, son directeur a précisé que ledit hôpital n’a pas de partenaires qui le financent. L’argent qu’il utilise provient des fonds de l’Etat appelés PBF (Financements basés sur les performances) ainsi que les fonds propres de l’hôpital grâce à sa gestion transparente. Dr Sabushimike a laissé entendre que, grâce à ces fonds, l’hôpital s’est bien organisé et a recruté d’autres personnels. Maintenant, il a dix infirmiers, un comptable et d’autres employés qui aident pour le bon fonctionnement de l’hôpital.


« L’hôpital s’est doté de sa propre  ambulance »

Notre source a fait savoir qu’au début, l’hôpital a eu une ambulance très vieille en provenance du ministère en charge de la santé publique. « Par conséquent, quand nous transférions un patient à l’hôpital de Ruyigi, il advenait que cette ambulance tombe en panne et le patient était obligé de rester sur le lieu. Dans ce cas, c’est l’hôpital qui se chargeait de chercher un autre  véhicule pour transporter encore le patient jusqu’au chef-lieu de la province de Ruyigi. Nous avons vécu cette situation pendant trois ans. Mais au fur et à mesure, nous nous sommes organisés, en collaboration avec les centres de santé et la population pour acheter une autre ambulance neuve. Aujourd’hui, nous avons moins de problèmes liés au transfert des patients. Mais, il arrive que nous assistions à beaucoup de cas d’urgence. Dans ces cas, nous faisons tout notre possible pour transférer les cas qui sont graves », a-t-il mentionné. Cependant, Dr Sabushimike rappelle que l’hôpital de Gisuru se trouve très loin du chef-lieu de la province de Ruyigi. Par conséquent, ceux qui y travaillent souhaitent toujours demander les mutations. Cela perturbe le travail quotidien de cet hôpital. Il a donné l’exemple des femmes qui ont laissé leurs familles en mairie de Bujumbura ou au chef-lieu de la province de Ruyigi. Quand elles demandent des mutations, nous comprenons leurs problèmes, même si cela perturbe le fonctionnement de l’hôpital. Dr Sabushimike demande au ministère de la Santé publique et de la lutte contre le sida d’accorder, dans la mesure du possible, à l’hôpital de Gisuru d’autres personnels locaux pour satisfaire les besoins de la population.        

Rose Mpekerimana

 

ASSOCIATION UMUCO W’ABAKENYEZI> Entraide entre les membres

Pour leur développement collectif

 

DSC 1506La rédaction du journal Le renouveau s’est dernièrement entretenue avec quelques membres de l’association « Umuco w’abakeneyezi » de la commune Isare en province de Bujumbura sur l’entraide pour le développement collectif. Les membres les plus nécessiteux sont appuyés.  

 

ImeldeNzoyisaba de la colline Rutegama en zone Rushubi de la commune Isare, une mère membre de l’association « Umucow’abakenyezi », a informé que l’entraide pour le dévelppement collectif est une des missions de ladite association. Selon elle, cette dernière appuie les membres les plus nécessiteux. Mme Nzoyisaba a dit qu’elles se sont mises ensemble pour fabriquer des briques pour d’autres mères vulnérables, transporter des pierres des vallées vers  la parcelle où elles ont fait l’implantation de la maison. « Nous avons commencé ces travaux d’entraide pendant la saison sèche de cette année et, après avoir engagé des maçons, nous jouons le rôle d’aide-maçon. Les maçons sont payés par l’association « Umuco w’abakenyezi » avec les cotisations des membres», a ajouté Mme Nzoyisaba.Espérance Ndayizeye de la même localité a indiqué que trois maisons sont en train d’être construites. La maison de la prénommée Anésie de la cellule Nyakibari, celle de Marie de la cellule Ngando ainsi que celle de Vénérande de la cellule Maraga. Selon Mme Ndayizeye, les travaux de constructions sont à un stade avancé. «  Nous allons solliciter la bienveillance de  l’administrateur de la commune Isare afin qu’il nous donne des tôles pour la toiture », a précisé Mme Ndayizeye.Mme Nzoyisaba a fait savoir que la taille des maisons est proportionnelle à celle du ménage de chacune de ces trois dames.   « Nous sommes en train de construire une maison de trois chambres et un salon pour la prénommée Anésie et l’élevation des murs est au niveau des fenêtres. La maison pour Marie est constituée d’une chambre et un salon et est au niveau de la fondation. Celle pour Vénérande est faite de quatre chambres et un salon et elle est au  niveau des fenêtres », a-t-elle signalé. Mme Ndayizeye  a souligné que l’entraide ne se limite pas à la construction des maisons mais à d’autres gestes comme l’assistance aux membres de l’association qui perdent les leurs. « Nous avons récemment assisté une femme qui venait de perdre son mari en l’aidant à enterrer ce dernier et nous l’assisterons au moment de la levée de deuil », a-t-elle précisé.
Ezéchiel Misigaro

 

Point de presse> Journée mondiale pour le cœur

Au Burundi, elle sera célébrée le samedi 29 septembre au terrain du jardin public en mairie de Bujumbura

 

DSC04263La société burundaise de cardiologie, en collaboration avec le ministère de la Santé publique et de la lutte contre le sida  a animé le mercredi 26 septembre 2018 un point de presse pour annoncer  que le Burundi va se joindre à d’autres pays pour célébrer la Journée mondiale pour le cœur prévue le 29 sptembre. Le thème retenu pour cette année est : « Mon cœur, ton cœur, fait une promesse ». 

 

Dans son allocution, le président de la société burundaise de cardiologie, Marc Nimburanira,  a fait savoir que chaque année, le monde célèbre la Journée mondiale pour le cœur le 29 septembre. Il a rappelé que cette journée a été mise en place parce qu’il est constaté que les maladies cardio-vasculaires occupent la première place en termes de mortalité. A titre d’exemple, on enregistre chaque année plus de 17 millions de personnes qui meurent à cause des maladies cardio-vasculaires sur la planète. Et, 80% sont dans les pays en voie de développement.  Dr Nimburanira a précisé que la célébration de la Journée mondiale pour le cœur est donc une occasion pour tous les acteurs dans le secteur de la santé de discuter sur la lutte contre les facteurs de risques des maladies cardio-vasculaires.Il a rappelé que les facteurs de risques sont entre autres le tabagisme, la sédentarité, l’obésité, le diabète, etc.Pour ce faire, il interpelle tout un chacun de s’impliquer pour diminiuer les facteurs de risque. Il a rappellé aux familles qu’il faut encourager les enfants depuis le bas âge à exercer les activités physiques. Il a conseillé aux personnes adultes de bien entretenir leurs cœurs en consommant les aliments équilibrés qui fassent du bien au cœur en accompagnant par des activités physiques.Au Burundi, ladite journée sera célébrée samedi le 29 septembre au terrain du jardin public. Les activités prévues sont la marche, le dépistage des maladies cardio-vasculaires mais aussi les séances d’information sur comment lutter contre les facteurs de risques de ces maladies.    

Rose Mpekerimana

 

Planification familiale> Les méthodes modernes et naturelles

Leur complémentarité augmenterait les chances de réussite d’une bonne gestion

 

Dans la planification familiale, les méthodes naturelles et modernes peuvent se compléter dans le but d’espacer ou de limiter les naissances. Tout dépend de la croyance des utilisateurs. Les intervenants en matière de la lutte contre une forte démographie devraient donc accepter de se compléter pour augmenter les chances de la limitation des naissances.

 

Dans un entretien qu’il a accordé au quotidien Le Renouveau, le directeur adjoint chargé des Services techniques au sein du Programme national de santé de la reproduction (PNSR), Ananias Ndacayisaba a fait savoir que ce programme organise des séances de sensibilisation de la population en général sur l’espacement et la limitation des naissances. « Nous avons deux catégories de personnes à sensibiliser. Nous nous adressons aux jeunes en leur donnant des informations sur la santé sexuelle et reproductive. Nous conscientisons aussi les adultes en leur montrant les bienfaits des méthodes modernes tout en n’oubliant pas de conseiller ceux qui le peuvent d’utiliser les méthodes naturelles », a dit Dr Ndacayisaba. A la question de savoir s’ils s’entendent avec les responsables de certaines confessions religieuses sur ce qu’ils donnent comme informations sur l’utilisation des méthodes contraceptives, il a répondu que le ministère de la Santé pubique et de la lutte contre le sida ne contredit pas certaines confessions religieuses qui prônent seulement les méthodes naturelles. « Par contre, dans les séances de conscientisation, nous disons à la population que ceux qui le peuvent, peuvent utiliser les méthodes naturelles. Mais, certaines gens témoignent qu’ils n’arrivent pas à bien les utiliser. C’est pour cette raison que nous introduisons aussi les méthodes modernes pour que ceux qui échouent aux méthodes naturelles puissent essayer les méthodes modernes. Sur ce, nous ne sommes pas contre les enseignements de certaines confessions religieuses. Par contre, nous les complétons en montrant à la population d’autres méthodes qu’elle peut utiliser à part les méthodes naturelles», a ajouté Dr Ndacayisaba. Notre source a de ce fait interpellé certaines confessions religieuses de continuer à bien enseigner leurs fidèles comment ils peuvent utiliser les méthodes naturelles. Il demande néanmoins à la population d’utiliser les méthodes modernes si elle échoue aux méthodes naturelles.   
Rose Mpekerimana

 
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