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OBEA> Lancement officiel des activités

Une collaboration pour un plaidoyer en faveur de la population burundaise pour son accès à l’eau potable, l’hygiène et assainissement a été promise

00a234L’Observatoire burundais eau et assainissement (OBEA) composé par 33 organisations de la société civile a procédé au lancement officiel de ses activités le vendredi 17 février 2017 à Bujumbura. Elles ont promis une collaboration pour un plaidoyer en faveur de la population burundaise pour son accès meilleur à l’eau, à l’hygiène et à l’assainissement.

L’ouverture du lancement des activités de l’OBEA a été faite par Théophile Ndarufatiye, assistant du ministre de l’Eau, de l’environnement, de l’aménagement du territoire et de l’urbanisme. Pour promouvoir et garantir le droit à l’eau et à l’assainissement, un cadre d’échange et de dialogue s’avère nécessaire afin de conjuguer les efforts en termes de synergie et de complémentarité, a fait savoir M.Ndarufatiye. C’est ainsi que 33 organisations de la société civile se sont mises ensemble pour la mise en place de l’OBEA.
Les aspects d’accès à l’eau potable, l’hygiène et l’assainissement dans le monde entier en général et au Burundi en particulier constituent les conditions sine qua non pour la vie saine et décente pour tout être humain. Ces organisations apporteront une contribution remarquable à la réalisation des actions déjà programmées dans la Politique nationale de l’eau, de l’assainissement dans la Stratégie nationale de l’eau. Elles soutiendront aussi l’atteinte de la vision du gouvernement qui est un Etat où l’eau est disponible en quantité et en qualité suffisantes pour répondre aux besoins des générations actuelles et futures, a dit M.Ndarufatiye.
Tout en reconnaissant la valeur ajoutée que l’OBEApourrait apporter au développement du secteur de l’eau potable, l’hygiène et l’assainissement, M.Ndarufatiye les a invités à se conformer aux lignes directrices des politiques et stratégies du pays.
L’assistant du ministre en charge de l’environnement a aussi invité ces organisations de conjuguer leurs efforts pour la mobilisation des financements en faveur de ce secteur. Il leur a promis une collaboration pour un plaidoyer en faveur de la population burundaise pour son accès meilleur à l’eau, à l’hygiène et à l’assainissement. M.Ndarufatiye les a aussi encouragés dans leurs initiatives tout en les rappelant que l’eau potable est la vie et que l’assainissement est la dignité.

Martin Karabagega

 

AFJO> Remise et reprise

Agnès Nindorera, élue nouvelle présidente de l’AFJO

00aqL’Association des femmes journalistes du Burundi (AFJO) a procédé, le mercredi 15 févier 2017, aux cérémonies de remise et reprise entre les comités sortant et entrant. Et Agnès Nindorera a été élue nouvelle présidente de l’AFJO, en succédant à Agathonique Barakukuza qui venait de terminer ses deux mandats de deux ans à la tête de cette association.

Dans son discours, Agathonique Barakukuza, présidente sortant de l’AFJO, a indiqué que, depuis sa création en 1996, le constat reste le même en ce qui concerne les défis des associations. « En effet, les femmes burundaises ne sont pas suffisamment et correctement connues par les médias. Mais, nous restons convaincue que regroupées au sein de l’AFJO, nous serons mieux outillées pour la promotion de la femme burundaise en général et la femme journaliste en particulier », a ajouté Mme Barakukuza. Cette dernière a indiqué que les défis constatés au sein de l’AFJO sont les mêmes que celles des autres associations sœurs de la sous région. Il s’agit entre autres de la faible représentativité des femmes dans les postes de prise de décision, de l’image stéréotypée des femmes dans les secteurs médiatiques ; les pesanteurs socio culturels sur la participation de la femme dans les processus de recherche de la paix ; la sécurité ; de l’Etat de droit et du respect des droits de la personne humaine ; le contenu médiatique non équilibré en termes de genres ainsi que le manque de spécialisation des femmes dans les médias etc.

« L’association va faire un bond en avant »
Mme Barakukaza a ensuite signalé que l’AFJO va bientôt faire un bond en avant sous la présidence de Mme Nindorera, nouvelle présidente . Car, poursuit-elle, « étant donné qu’elle est parmi les membres fondateurs, elle a contribué à la formulation de la définition de la vision de l’association. Et cela lui permettra de mettre davantage en avant la promotion de la femme journaliste tout en respectant les droits fondamentaux ».
Quant à Agnès Nindorera, présidente entrant de l’AFJO, elle a indiqué qu’elle connaît bien l’association et sait comment elle a grandi. Elle a également salué les efforts que la présidente sortant a engagés pour promouvoir le droit des femmes journalistes et a apprécié ses grandes réalisations durant les quatre ans d’activité étant à la tête de l’association.

Bientôt, l’AFJO va fêter ses vingt ans d’existence
Mme Nindorera a remercié très vivement tous les comités qui se sont succédés à la tête de l’AFJO en général et le comité sortant en particulier qui l’ont poussé jusqu’à avoir vingt ans. Concernant les défis, Mme Nindorera est beaucoup revenu sur le problème de la participation des femmes dans les productions médiatiques. Et ce répertoire sera mis dans les organes de presse pour que demain ou après demain, les médias puissent tenir compte de la participation féminine dans les productions médiatiques comme les autres journalistes masculins.
« Donc, je suis consciente des défis à relever, en collaboration avec tous les membres de l’association ainsi que le nouveau comité entrant en particulier, nous allons essayer de les parcourir ensemble afin de trouver des réponses à certains d’entre eux dans la mesure du possible », a promis Mme Nindorera.

Avit Ndayiragije

 

MEEATU>Atelier de présentation de la note des prévisions saisonnières Mam 2017

La pluviométrie pendant la saison culturale B sera normale

0aazeLe ministère de l’Eau, de l’environnement, de l’aménagement du territoire et de l’Urbanisme a organisé le jeudi 16 février 2017 un atelier de présentation de la note des prévisions météorologiques pour la saison culturale mars-avril-mai (Mam) 2017 et d’évaluation des impacts du phénomène météorologique extrême La Nina 2016/2017. La pluviométrie pendant la saison culturale B sera normale.
L’assistant du ministre de l’Eau, de l’environnement, de l’aménagement du territoire et de l’Urbanisme, Théophile Ndarufatiye, a dans son discours d’ouverture informé que les perturbations climatiques actuellement observées sur toute la planète sont dues à l’action anthropique sur les ressources naturelles. Selon M. Ndarufatiye, au Burundi comme dans les autres pays de la Corne d’Afrique, les phénomènes climatiques d’El Nino et de La Nina observés de 2015 au début 2017 ont affecté les secteurs socio-économiques.
M. Ndarufatiye a indiqué que l’information sur les prévisions saisonnières Mam 2017 permet à leurs utilisateurs d’avoir le temps de l’intégrer dans leurs planifications. Le gouvernement du Burundi, conscient des effets néfastes de ces phénomènes néfastes extrêmes climatiques (El Nino ou La Nina) en collaboration avec ses partenaires techniques et financiers, a déjà mis en place un plan de réponse humanitaire pour l’année 2017.
Le directeur de l’Hydrométéorologie à l’Igebu, Aloys Rurantije a informé que les perspectives du consensus sur le climat de la région de la Corne d’Afrique pour la saison des pluies de mars à mai 2017 indiquent une probabilité accrue de pluviométrie en dessous de la normale avec un déficit sur la région orientale équatoriale de la Corne de l’Afrique. Concernant le Burundi, la pluviométrie saisonnière mars-avril-mai 2017 correspondant à la saison culturale B sera normale avec une tendance excédentaire sur la grande partie du pays.

En avril, de grandes quantités de pluie
seront enregistrées
Toutefois a souligné M. Rurantije les régions naturelles de Bugesera, Imbo, Bweru, Buragane et une partie du Kumoso pourra connaître des précipitations normales avec une tendance légèrement au-dessus de la normale climatologique. Les perspectives du climat pour cette saison culturale B ne sont pertinentes que pour des échelles de temps saisonnières et des zones relativement grandes. Les variations temporaires et spatiales pourront se produire. Il y aura par exemple des périodes de fortes pluies qui pourront entrainer des inondations ou glissements de terrain dans les régions susceptibles d’avoir des précipitations supérieures à la normale climatologique.
En outre ; des périodes de faibles pluviosités pourront se produire dans les régions de Bugesera, Imbo, Bweru, Buragane et une partie du Kumoso. Les grandes quantités de pluie seront enregistrées en avril. Selon M. Rurantije, la distribution dans le temps et dans l’espace au cours de cette saison sera probablement généralement bonne. L’étude montre que la fin de la saison pluvieuse pendant la saison culturale B se situe à la 1ère quinzaine du mois de mai 2017. Les secteurs socio-économiques du pays sont invités à consulter la section prévision météorologique de l’Igebu pour d’éventuelles mises à jour.
EZECHIEL MISIGARO

 

Genre> Le rétablissement des orphelins dans leurs droits

Les droits des enfants orphelins sont souvent bafoués

0000a11Jean Berchmans Niyoyunguruza est conseiller juridique de l’organisation Famille pour vaincre le Sida (FVS) Amade Burundi. Il a énergiquement aidé Rosine Selemani à récupérer sa maison qui avait été spoliée par son oncle paternel qui l’élevait après la mort de ses parents.

Le dossier concernait une orpheline appelée Rosine Selemani élevée par son oncle paternel. Ce dernier a spolié une maison laissée par son frère Selemani après la mort de ses parents. C’est une maison située en zone Kamenge, au quartiet Mirango I.
En 2010, Rosine Selemani se plaignait auprès de l’avocat conseil comme quoi sa maison lui léguée par ses parents avait été spoliée par son oncle paternel. Face à cette situation, M. Niyoyunguruza a réagi en l’aidant à récupérer la maison. Le conseiller a essayé d’appeler son oncle dans le but de régler l’affaire à l’amiable mais celui-ci a refusé de répondre présent.
M. Niyoyunguruza a pris la décision de se rendre d’abord là où la maison est située au quartier Mirango I et a constaté que cette maison se trouvait dans une parcelle non enregistrée à la conservation des Titres fonciers. Cela a permis à M. Niyoyunguruza d’intenter un procès au tribunal de résidence de Kamenge et il a gagné le procès. En effet,le tribunal a décidé que cette maison spoliée soit rendue à son propriétaire qui était Selemani.
Au lieu d’exécuter le jugement rendu par le tribunal, le spoliateur a fait recours au Tribunal de grande instance en mairie de Bujumbura. Là aussi, le conseiller a gagné le procès. Le Tribunal de grande instance a obligé également celui-ci de rendre la maison à Selemani. Insatisfait, le spoliateur a fait un autre recours à la Cour suprême où l’affaire n’a pas été cassée. L’affaire a été renvoyée au tribunal de résidence de Kamenge. La cour a confirmé que le jugement qui avait été rendu par le tribunal de résidence de Kamenge devait être mis en exécution et que la maison spoliée devait être remise entre les mains de Selemani.
Et le 3 janvier 2017, le Tribunal de résidence de Kamenge a remis la maison spoliée à Selemani.
EVELYNE HABONIMANA
(Stagiaire)

 
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