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BUJUMBURA > Célébration de la Journée internationale de lutte contre le VIH/sida(samedi 01 décembre 2018)

« Je connais mon statut sérologique. Et toi ?»

 

Le samedi 01 décembre 2018, le Burundi s’est joint au monde entier pour célébrer la Journée internationale de lutte contre le VIH/sida sous le thème « je connais mon statut sérologique. Et toi ?». La Première dame du Burundi, Denise Nkurunziza, qui a rehaussé  de sa présence les activités de la journée, a sensibilisé tous au dépistage volontaire

 

La célébration de la Journée internationale de lutte contre le VIH/sida a été marquée par le dépistage volontaire de la population de la ville de Bujumbura et ses environs. Les discours à cette occasion ont tour à tour expliqué l’importance de ce geste. En effet, une personne dépistée est au courant de son statut sérologique et peut adopter un comportement conséquent. Il a été rappelé que la ville de Bujumbura, comme les autres centres urbains, est plus menacée par le virus, car une étude a montré que 2,5% des personnes contaminées par le VIH/sida sont en Mairie contre 0.7% dans les campagnes.La célébration de la Journée internationale de lutte contre le VIH/sida a été marquée par le dépistage volontaire de la population de la ville de Bujumbura et ses environs. Les discours à cette occasion ont tour à tour expliqué l’importance de ce geste. En effet, une personne dépistée est au courant de son statut sérologique et peut adopter un comportement conséquent. Il a été rappelé que la ville de Bujumbura, comme les autres centres urbains, est plus menacée par le virus, car une étude a montré que 2,5% des personnes contaminées par le VIH/sida sont en Mairie contre 0.7% dans les campagnes.

Il y a encore des lacunes

Le représentant des personnes vivant avec le VIH/sida a souligné qu’il y a encore des lacunes en ce qui concerne la protection des enfants qui naissent des parents atteints  du virus. Il a demandé au gouvernement et à ses partenaires de procurer aux personnes vivant avec le virus des médicaments qui ont moins d’effets secondaires. Le représentant de l’Onusida au Burundi a fait savoir que plus de 35 millions de personnes ont le virus du sida mais que, parmi eux, 9 millions de personnes ne sont pas au courant de ce statut et continuent à propager le virus. Il a promis que les partenaires du Burundi restent à ses côtés pour que le cible mondiale 90-90-90 soit atteinte pour en finir avec le sida au Burundi. Le ministre de la Santé publique et de la lutte contre le sida a souligné que le gouvernement du Burundi a fait savoir qu’une nouvelle méthode de dépistage «auto-test VIH» est disponible pour un dépistage dans la discrétion totale. L’épouse du chef de l’Etat, Denise Nkurunziza, a demandé aux citoyens et aux étrangers vivant au Burundi de ne pas baisser la garde dans la lutte contre le sida. Il a demandé particulièrement aux jeunes, aux femmes enceintes et aux hommes de faire le dépistage afin de connaître leur statut sérologique, de soutenir les familles des malades du sida et de rompre avec les comportements à risque.   La Première dame a apporté une assistance constituée de lait en poudre, de farine de bouillie, de riz, de haricot, etc. aux familles infectées par le VIH/sida.

Grâce-Divine Gahimbare

 

PREMIERE DAME> Atelier de mobilisation des leaders religieux sur le VIH/Sida

Il est conseillé aux musulmans d’intensifier les efforts pour protéger les générations futures

DSC05218La Première dame du Burundi, Denise Nkurunziza, a rencontré les leaders musulmans pour échanger sur l’état de la réponse au VIH/sida, le samedi 1er décembre 2018 à Bujumbura dans les enceintes de l’INSP. Elle leur a conseillé d’intensifier les efforts pour protéger les générations à venir.   

 

La Première dame du Burundi, Denise Nkurunziza en collaboration avec le ministère de la Santé publique et de la lutte contre le sida, a organisé un atelier de mobilisation à l’intention des leaders musulmans de toutes les provinces du pays. Les différents intervenants, notamment le ministre de la Santé publique et de la lutte contre le sida ainsi que le représentant des leaders musulmans Sadick Kajandi, ont remercié Mme Nkurunziza pour le soutien qu’elle apporte au gouvernement en matière de lutte contre le sida et pour l’honneur qu’elle venait de témoigner à la communauté musulmane. Dr. Aimé Ndayizeye, directeur du Programme national de lutte contre le sida et des infections sexuellement transmissibles, dans son exposé, a souligné qu’il est encore nécessaire de renforcer l’implication des organisations communautaires et confessionnelles dans la stimulation de la demande des services VIH. Il a fait savoir qu’une enquête de démographie de santé a montré que la séroprévalence par religion a montré qu’elle est de 3.6% chez les musulmans tandis qu’elle est de 0.8 % chez les catholiques et de 0.4 % chez les protestants. Les leaders musulmans n’ont pas été convaincus par ces chiffres, étant donné que les musulmans ne se faisaient pas dépister. Le ministre de la Santé et de la lutte contre le sida leur a expliqué que, d’une part, le nombre très limité de ceux qui se font dépister peut expliquer cette séroprévalence très élevée et que, d’autre part, le fait qu’un homme musulman peut avoir plusieurs femmes multiplie les risques de contamination. Les participants ont expliqué qu’il y a des actions déjà initiées pour lutter contre ce fléau notamment le dépistage avant le mariage. La Première dame Denise Nkurunziza, a conseillé aux musulmans d’intensifier ces actions et surtout de miser sur le dialogue en famille et la bonne éducation pour protéger les générations futures. Elle leur a promis de multiplier les formations à leur intention. Les participants à l’atelier ont suivi l’exemple de la Première dame en répondant au dépistage volontaire.         

Grâce-DIivine Gahimbare

 

Province de Kirundo> Avis de certaines femmes de Bugabira sur les violences faites aux femmes

Elles freinent le développement familial

 

DSC 0612Les violences faites aux femmes et aux filles sont une réalité dans plusieurs localités du pays. Cela freine de développement des ménages. En commune Bugabira dans la province de Kirundo, certaines femmes subissent ce genre de violences. 

 

Dans un entretien avec certaines femmes rencontrées sur la colline Ruhehe de la commune Bugabira, elles ont fait savoir que beaucoup de femmes sont victimes des violences. Irène Mukarutesi est une femme âgée de vingt huit ans, et mère de quatre enfants. Elle a indiqué qu’elle voit dans son entourage des femmes victimes de violences. Les cas qui sont souvent observés sont  ceux des hommes qui se marient à  deux femmes à la fois. Mme Mukarutesi a indiqué que par exemple, un homme qui est marié à une femme peut la laisser à la maison pour aller vivre avec une autre fille. A ce moment, la femme reste à la maison, le mari revient quand il veut. La femme s’occupe seule de toutes les charges familiales. L’administration essaie de décourager ce mauvais comportement mais il y a des hommes qui ne changent pas. L’autre forme de violence plus fréquente est le fait  qu’une femme n’a aucun droit sur les biens familiaux. Une femme cultive les champs et c’est son mari qui gère la récolte. Il vend cette récolte comme il veut sans aucun consentement avec sa femme jusqu’à ce qu’il vende même les semences. Si la femme réagit, elle est frappée par son mari en lui disant que c’est l’homme qui a le dernier mot dans le ménage. Mme Mukarutesi a fait savoir qu’aujourd’hui, certaines femmes osent parler des violences qu’elles subissent. Elles se rendent dans les centres de développements familiaux et communautaires (CDFC) pour bénéficier des conseils. C’est grâce à ces derniers que la femme parvient à savoir  comment  faire face à tous les problèmes causés par les hommes.Mme Mukarutesi a demandé aux femmes victimes de violences de briser le silence. Car, conclut-elle, quand quelqu’un expose son problème, les autres peuvent l’aider à trouver des solutions. 

Lucie Ngoyagoye

 

HOPITAL MILITAIRE DE KAMENGE> Présentation du plan d’action stratégique triennal, juillet 2018-juin 2021

En vue d’avoir un hôpital de référence, accrédité et compétitif sur le plan national et régional

 

DSC 1336La direction générale de l’hôpital militaire de Kamenge, en collaboration avec le ministère de la Défense nationale et des anciens combattants (MDNAC), a procédé, le vendredi 30 novembre 2018, aux cérémonies de présentation du plan stratégique triennal 2018-2021, devant les hauts cadres du ministère de tutelle et de la Force de défense nationale du Burundi (FDNB). Selon le directeur général de cet hôpital, l’objectif est d’avoir un hôpital de référence, accrédité et compétitif sur le plan national et régional. 

 

Dans son discours d’ouverture, Emmanuel Ntahomvukiye, ministre ayant la défense nationale dans ses attributions,  a indiqué que nul n’ignore que l’importance de la planification pour toute institution sert d’outil permettant de savoir là où on va afin de s’organiser pour savoir comment y arriver. Tenant compte du  rôle crucial du secteur de la santé au niveau du pays en général et  du MDNAC  et de la FDNB en particulier, M. Ntahomvukiye a ajouté que ce plan a été initié dans le but de renforcer l’amélioration des conditions de travail ainsi que l’avenir de cet hôpital.  M. Ntahomvukiye a également affirmé que l’hôpital militaire de Kamenge est un hôpital de référence qui contribue beaucoup dans l’amélioration de la santé des gens en provenance de tout le pays et même de l’étranger, et surtout les membres de la Force de défense nationale du Burundi. « C’est pour cette raison qu’en tant que ministère de tutelle, il nous revient donc de le soutenir afin qu’il puisse accueillir un nombre important de patients et d’améliorer les conditions de travail du personnel », a-t-il promis.

« Donner tous les soins nécessaires à nos patients »

Quant à Marc Nimburanira, directeur général de l’hôpital militaire de Kamenge, il a informé que ce nouveau plan triennal  a été élaboré dans le but d’honorer toutes les missions qui ont été confiées à cet hôpital et relever certains défis auxquels il fait face.  Il s’agit entre autres, d’assurer tous les soins médico-chirurgicaux et gynéco-obstétricaux à tous les patients militaires et leurs familles au sens étroit du terme ainsi qu’aux civils qui en font la demande, effectuer des examens et analyses médicaux de toute nature pour éviter des transferts des patients à l’étranger, etc. « Notre objectif est d’obtenir une accréditation d’accueillir les militaires burundais en mission à l’étranger en cas de blessé afin qu’ils puissent être soignés tout près de leurs familles », a-t-il mentionné. Pour terminer, le ministre en charge de la défense nationale a demandé aux hauts cadres présents de suivre très attentivement les présentations et de donner leurs contributions afin de faire un document riche qui sera présenté aux bailleurs pendant la mobilisation des fonds.

Avit Ndayiragije

 
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