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MINISANTE> Point de presse du porte-parole

L’épidémie de choléra s’est manifestée dans la province de Rumonge et dans la mairie de Bujumbura

 

Le porte-parole du ministère de la Santé publique et de la lutte contre le sida, Dr Jean Bosco Girukwishaka, a donné un point de presse, le lundi 28 janvier 2019, au cours duquel il a présenté la situation de l’épidémie de choléra qui s’est manifesté dans les provinces de Rumonge et de Bujumbura, depuis sa déclaration au mois de décembre 2018. Les personnes affectées sont surtout les enfants.

 

Pour la province de Rumonge, a-t-il dit, cent cinquante cas sont comptés à ce jour, cent quarante-huit ont été traités et sortis des centres de traitement, mais il est à déplorer un décès suite à l’arrivée tardive à l’hôpital et il reste un seul cas en hospitalisation. Il s’agit d’un enfant qui s’est présenté au centre de traitement de la maladie, récemment.Dans la municipalité de Bujumbura, la maladie s’est manifestée depuis le 12 janvier 2019 dans trois zones, à savoir Kinama (dix cas), Buterere (quatre cas) et Kanyosha (un cas). Mais aussi, il y a un cas dans la localité de Kajaga. Il a indiqué qu’au niveau du centre de traitement de choléra qui est à l’hôpital Prince Régent Charles, il y a trois malades qui sont encore en hospitalisation et douze patients ont été traités et sont rentrés dans leurs ménages mais malheureusement il y a eu un cas de décès.Il a souligné que pendant cette période, il se manifeste beaucoup plus des inondations des eaux de pluies qui abritent des vibrion-cholerais, ce qui est une des raisons principales de cette maladie dont les cibles sont les enfants de moins de dix ans. Il a signalé que pendant cinq jours (du 20 au 25 janvier), en mairie de Bujumbura, aucun nouveau cas n’a été signalé mais le 26 janvier, on a eu deux nouveaux cas en provenance de la zone de Buterere.

Les actions menées

Depuis la déclaration de la maladie, a indiqué le porte-parole du ministère en charge de la  santé publique, plusieurs actions ont été menées et l’activation des comités mixtes de coordination du sommet à la base ont été mise en place. Il a été procédé à la pulvérisation des ménages sur les lieux infectés, aux séances de sensibilisation de la population pour les prévenir et les inviter à adopter un comportement responsable contre la maladie.Des mesures ont été prises avec tous les intervenants pour rendre disponible l’eau potable dans ces quartiers sans oublier la disponibilisation des prestataires d’être présents dans les centres de traitement à Rumonge comme à Bujumbura. Par rapport à la source de contamination de la maladie, il a interpellé la population à être prudente pour assurer un suivi rigoureux et réguliers de leurs enfants, leur interdire d’aller jouer dans les eaux stagnantes qui sont à l’origine de la maladie.

Kazadi Mwilambwe

 

CHOLERA> Les dangers causés par les aliments préparés au bord des routes

Les maladies liées au manque d’hygiène peuvent les atteindre

 

IMG 0507Le cholera est l’une des maladies  épidémiques qui emportent plusieurs vies humaines si on n’y prend pas garde. Elle est causée, dans la plupart des cas, par un manque d’hygiène. C’est le cas des aliments préparés au bord des routes. 

 

Au parking de Nyakabiga, les clients sont fiers de manger à cet endroit et viennent en grand nombre. Ils viennent et attendent qu’on leur apporte à manger. Un des chauffeurs de taxi vélos dit qu’il préfère venir manger dans cet endroit, parce d’abord le prix est moins élevé par rapport aux autres restaurants. Il dit ensuite que c’est parce que c’est tout près de la route, quand il voit une personne qui a besoin d’être déplacée, il vient vite et le déplace.Lorsque l’on observe autour de ce restaurant, l’hygiène n’est pas suffisante ; ce qui peut ne pas laisser d’imaginer les dangers qui guettent ces personnes  venant s’approvisionner à cet endroit alors que le choléra est là pour toute tendance d’inhaler les aliments ou les boissons sans hygiène. L’eau utilisée pour préparer le repas ou la boisson peut également conduire à la contamination par le choléra.Au quartier Bwiza, à la 4e et 6e avenue, la situation est la même. Il s’observe des gens qui s’assoient au bord des routes en train de préparer des crêpes et des baignets, ceux qui passent achètent et mangent sur la route sans même se laver les mains. Interrogées sur la propreté, les femmes qui préparent ces aliments disent qu’elles n’en savent rien seulement, elles n’ont pas d’autres lieux où exercer leur métier et, non plus elles ne peuvent pas abandonner car ce métier leur fait vivre.Puisque les maladies liées au manque d’hygiène sont nombreuses, les usagers des restaurants devraient doubler d’efforts pour faire la propreté des aliments et des boissons pour l’intérêt de ceux qui viennent manger.  

Mireille Kubwayo (stagiaire)

 

ISTEEBU> Présentation des résultats préliminaires sur la santé sexuelle des jeunes et adultes vivant avec handicap en mairie de Bujumbura

L’étude vise à renseigner notamment sur le risque sexuel

 

DSC07733Le directeur général de l’Institut des statistiques  et des études économiques du Burundi (Isteebu) a ouvert, le jeudi 24 janvier 2019, un atelier de présentation des résultats préliminaires d’une étude faite sur la santé sexuelle et reproductive chez les jeunes et adultes vivant avec handicap en mairie de Bujumbura. Cette activité s’est déroulée à l’hôtel Royal palace.  

 

Dans une étude effectuée par le consortium sur la santé sexuelle des jeunes et adultes vivant avec handicap en mairie de Bujumbura, il était question de renseigner sur la vulnérabilité des personnes vivant avec handicap et des témoins appariés quant au risque sexuel et productif et aux obstacles d’accès aux services de prévention et des soins de santé. Dans son discours d’ouverture, le directeur général de l’Isteebu, Nicolas Ndayishimiye, a salué d’abord la volonté et la disponibilité dont ils ont fait preuve, qui ont permis d’obtenir les résultats donnant ainsi l’occasion de consolider les acquis dans le processus de production des statistiques fort nécessaires pour la connaissance de la problématique du handicap au Burundi. Il a salué toutes les personnes qui se sont impliquées sans relâche pour la bonne réussite de cette étude malgré les contraintes diverses qui ont été très difficiles à ce projet.Pour le directeur général de l’Isteebu, au fil des décennies, on a noté  que le nombre de personnes vivant avec handicap n’a cessé d’augmenter avec un taux de déficience aujourd’hui évalué à plus de 10% de la population mondiale et de plus de cinq cent millions (500 000 000) dans les pays en développement. La question du développement des personnes vivant avec handicap n’a pas encore été traitée comme un problème urgent dans la plupart de ces pays, où ces personnes sont jusqu’ici considérées comme les personnes incapables de conceptualiser les questions de leur vie, d’où leur prise en compte comme des personnes à charge. Selon le conférencier, les personnes vivant avec handicap ont moins recours au dépistage du VIH que les personnes témoins, et l’infection par le VIH est plus fréquente chez les personnes avec handicap. Ces facteurs sont favorisés par le manque d’information, le peu d’accès à l’éducation, aux contraintes financières, etc. Cette activité a été clôturée par la remise des certificats aux participants à l’étude.

Aline Nshimirimana

 

24 JANVIER > Journée internationale du sport féminin

Elle fait face à la faible médiatisation du sport au féminin

 

Le 24 janvier de chaque année, on célèbre la Journée internationale du sport féminin. Créée en 2014 sous l’impulsion du Conseil supérieur de l’audiovisuel (CSA), elle vise à sensibiliser sur la faible médiatisation du sport au féminin. Depuis sa création, cette manifestation semble avoir porté ses fruits.  

 

Depuis 2014, la Journée internationale du sport féminin est célébrée le 24 janvier. Cette manifestation a été créée à la suite d’une réflexion du Conseil supérieur de l’audiovisuel (CSA) sur la sous-médiatisation du sport au féminin. Depuis sa création, la Journée internationale du sport féminin semble avoir porté ses fruits. En effet, on constate dans différents pays une nette amélioration de la médiatisation des championnes, notamment à la télévision. Par exemple en France en 2018, les chiffres du CSA montrent que le temps d’antenne consacré au sport féminin est passé de 7% en 2012, à entre 16% et 20% en 2016. Et la tendance risque de se poursuivre dans les années à venir eu égard au succès de ces rencontres féminines auprès des téléspectateurs. Dans le top 10 historique des audiences de la TNT (hors chaînes historiques), on retrouve en effet quatre événements de sport féminin, contre seulement trois masculins. Un impact sur la visibilité du sport fémininLa mise en place de cette journée a eu un impact sur la visibilité du sport féminin. Les succès d'audience de plusieurs événements sportifs féminins sont aussi remarquables. On a chiffré 5,6 millions de téléspectateurs devant la finale de l'épreuve des plus de 78 kg femmes en judo des Jeux olympiques d'été de 2016 à Rio ; 4,1 millions de téléspectateurs devant le quart-de-finale Allemagne-France de la coupe du monde féminine de football en 2015 au Canada et 4,3 millions de téléspectateurs (avec un pic à 6,9 millions en fin de match) devant la finale du championnat du monde de handball féminin en 2017 en Allemagne, soit 25% des parts d’audience.Cependant, l’égalité médiatique est encore très loin d’être atteinte. Dans le Top 100 des personnalités sportives les plus citées dans la presse française en 2017 réalisé par la plateforme Pressedd pour Forbes en décembre 2017, on ne compte que trois femmes, trois tenniswomen. Les lacunes de la presse écrite en matière de sport féminin ont également été démontrées par l’association Les Dégommeuses dans une étude réalisée du 2 au 25 septembre 2017. L’étude montre que seulement 2,1% des pages ont été consacrées au football féminin sur la période étudiée, autrement dit 28 pages sur un total de 1.327.

La visibilité du sport féminin au Burundi

Le constat est que la Journée internationale du sport féminin a eu des conséquences sur la visibilité du sport féminin au Burundi. A l’occasion de la célébration de cette journée, l’Association des journalistes des sports du Burundi en partenariat avec le Comité national olympique du Burundi a organisé une émission radio retransmise en direct le 24 janvier 2019 sur six radios locales. Des invités dont les deux icônes burundaises dans le monde des sports à savoir Lydia Nsekera et Francine Niyonsaba se sont exprimées sur la place de la femme burundaise dans le sport.

GRACE-DIVINE GAHIMBARE

 
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