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Hôpital de district de Buye> Etat des lieux du paludisme

L’épidémie du paludisme est en régression

 

DSC 3431Grâce aux efforts conjugués du gouvernement et de ses différents partenaires ainsi qu’à la mobilisation de la population par le personnel soignant, l’épidémie du paludisme a fortement diminué depuis le mois de juillet dans le district sanitaire de Buye. Cela ressort d’un entretien que Dr. Jean Claude Ngendakumana,  directeur de ce district, a accordé au journal Le Renouveau. 

 

Journal Le Renouveau (J.L.R) : Monsieur le directeur du district sanitaire de Buye, pourriez-vous nous faire part de l’état des lieux du paludisme dans votre district ?

Dr. Jean Claude Ngendakumana (Dr. J.C.N) : En analysant les statistiques fournies par le Service des informations à l’Hôpital de district de Buye, nous constatons que comparativement à la période d’avant, dans le secteur du ressort de l’hôpital, on ne peut ne pas dire que l’épidémie du paludisme a fortement regressé ces trois derniers mois, de juillet à septembre 2017. 

J.L.R : Quelles sont les catégories de gens les plus vulnérables au paludisme ?

Dr. J.C.N : La catégorie la plus particulièrement touchée par le paludisme est surtout celle des enfants de moins de cinq ans. Mais actuellement, nous remarquons que, dans le service de pédiatrie, il y a peu de cas de cette maladie, si l’on se réfère à la fréquence de la maladie aux mois de février, mars et avril 2017. Nous accueillons de moins en moins de patients qui soufrent de cette maladie.Une autre catégorie de gens vulnérables au paludisme, ce sont les femmes enceintes. Là aussi, nous observons une avancée positive. Cela parce qu’il y a eu une campagne de distribution des moustiquaires imprégnées d’insecticides à longue durée d’action à travers tout le pays. En plus des enfants et de ces femmes enceintes, il y a aussi des enfants de plus de cinq ans et des adultes qui ne sont pas épargnés par cette épidémie.

J.L.R : A quoi serait due cette diminution de cas ? Pourrions-nous dire qu’elle est due à cette distribution de moustiquaires ?

(Dr. J.C.N) : Ce recul est dû aux efforts conjugués du gouvernement et des Organisations non gouvernementales (ONGs) qui appuient en matière de santé pour juguler cette épidémie qui faisait tressaillir au début de l’année. La distribution des moustiquaires a aussi joué un grand rôle mais on ne peut pas ignorer le rôle de mobilisation des prestataires au niveau des formations sanitaires (Centres de santé) du ressort du district  sanitaire de Buye qui ont donné un paquet complémentaire à la population. Ce qui a permis de lutter considérablement contre le fléau.
Jean Bosco Nkunzimana

 

Santé> Rôle des médias dans la lutte contre le paludisme

Eduquer la population aux bonnes pratiques

 

DSC03616 1Les médias ont un grand rôle à jouer dans la lutte contre les maladies. Ils influencent la population à adopter les comportements responsables dans la lutte et la prévention des maladies. Leur rôle est incontournable dans la vie du pays. 

 

Dans son exposé, Darius Habarugira, directeur du Programme national intégré de lutte contre le paludisme (PNILP), lors d’un atelier media sur la prévention du paludisme à l’intention des journalistes qui s’est dernièrement tenu,  a fait savoir que le Burundi fait face à l’épidémie de paludisme malgré une diminution nette des cas tout au long de l’année 2017. Il est du rôle de chacun et plus encore des journalistes d’appuyer le ministère de la Santé publique et de la lutte contre le sida pour éduquer la population sur les bonnes pratiques pour lutter contre cette maladie. Dans son exposé, Darius Habarugira, directeur du Programme national intégré de lutte contre le paludisme (PNILP), lors d’un atelier media sur la prévention du paludisme à l’intention des journalistes qui s’est dernièrement tenu,  a fait savoir que le Burundi fait face à l’épidémie de paludisme malgré une diminution nette des cas tout au long de l’année 2017. Il est du rôle de chacun et plus encore des journalistes d’appuyer le ministère de la Santé publique et de la lutte contre le sida pour éduquer la population sur les bonnes pratiques pour lutter contre cette maladie. M. Habarugira a révélé que les médias en tant qu’agents de changement ont un grand rôle pour sensibiliser et éduquer les gens afin d’adopter un changement volontaire de comportement. Ils stimulent l’action de la population pour l’utilisation correcte des moustiquaires imprégnées d’insecticides à longue durée d’action et la bonne prise des médicaments. Les médias sensibilisent la population à l’adhésion aux nouvelles interventions et stratégies de lutte, à savoir la prise en charge communautaire,  le traitement préventif intermittent durant la grossesse, etc.M. Habarugira a indiqué que les médias aident les décideurs à choisir les priorités. Ils peuvent prévenir les décideurs d’une situation problématique. Les médias peuvent fournir des informations aux décideurs. 

Comment améliorer la couverture médiatique ? 

M. Habarugira a révélé que les médias doivent améliorer les connaissances et capacités des reporters. Il faut rendre les médias accessibles aux institutions de recherche. Il faut également améliorer les capacités de communication des experts et des recherches. 

Lucie Ngoyagoye     

 

DISTRICT SANITAIRE DE BUYE> La négligence nutritionnelle

Certains parents se soucient peu de leurs enfants

 

Le Burundi est classé parmi les pays où le taux de malnutrition est le plus élevé au monde avec un taux de 56%. Cela est en partie dû à l’insécurité alimentaire récurrente et saisonnière dans la plupart des régions du pays comme cela s’observe dans le district sanitaire de Buye en province de Ngozi. Les parents sont appelés à s’occuper plus du bien- être de leurs enfants.  

 

Actuellement, il s’observe beaucoup de cas de malnutris dans différentes régions du pays. La plupart de ces cas sont attribuables à la pauvreté qui caractérisent certaines familles et surtout celles les moins favorisées en matière d’alimentation. Dernièrement, votre quotidien «Le Renouveau» s’est rendu dans le district sanitaire de Buye en commune Mwumba dans   la province de Ngozi où il a visité le Service de stabilisation thérapeutique (SST). Dans ce service, des enfants souffrant de la malnutrition et leurs accompagnateurs y sont hébergés et sont soumis à un régime nutritionnel pouvant favoriser l’amélioration de leur santé. Certains des parents ayant leurs enfants dans le SST à l’hôpital de district de Buye ont fait savoir que cet état de santé de leurs enfants est essentiellement amputable à la pauvreté de leurs familles. Mercurie Shemezimana, une femme divorcée, a un enfant d’une année et dix mois. Elle a rapporté au Renouveau que son enfant souffre du kwashiorkor bien qu’elle ait fait de son mieux pour le nourrir. « J’ai tout fait pour nourrir mon enfant mais ça n’a pas donné car nous sommes indigents. J’ai vu les pieds et les joues qui commençaient à gonfler et les cheveux changer de couleur. Je suis venue ici à l’hôpital et je vois qu’il y a des améliorations. Les pieds et les jouent dégonflent continuellement. Il n’y a que les cheveux qui restent toujours blancs», a-t-elle fait savoir.   

Un centre de traitement des maladies dues à l’insuffisance nutritionnelle est ouvert à l’hôpital de Buye

La responsable du SST à cet hôpital, Euphrasie Ndihokubwayo, quant à elle, a informé que ce service accueille des enfants et des adultes qui ont les symptômes de malnutrition mais spécialement ceux dont le niveau de la maladie est élevé. «Nous accueillons les enfants que nous envoient les centres de santé (CDS) du ressort du district. Le plus souvent ce sont ceux que ces CDS ne sont pas en mesure d’assister. Aussitôt qu’ils arrivent, nous effectuons rapidement le diagnostic pour pouvoir les admettre dans le centre. Une fois admis, nous les soumettons premièrement au lait car ils n’ont pas souvent d’appétit et le régime change au fil des jours. Ce lait aide à résoudre les complications et tuent les virus de la maladie », a fait entendre Mme Ndihokubwayo.

Certains enfants tombent malades à cause de la négligence des parents

Pour Mme Ndihokubwayo, le plus souvent ces enfants tombent malade à cause de la négligence des parents et de la mésentente entre ceux-ci. « Il est vrai, beaucoup de familles sont pauvres mais la pauvreté ne vient pas en tête. C’est la négligence des parents. On ne peut pas expliquer comment un enfant tombe malade de la malnutrition alors que les parents eux sont souvent bien portants », s’est-elle indignée. Mme Ndihokubwayo affirme que pour lutter contre ce fléau, il faut une sensibilisation des parents pour qu’une fois ces enfants guéris ils sachent leurs donner une alimentation équilibrée pour qu’ils ne retombent pas malades et, qu’après un mois ils doivent les ramener dans le centre pour une consultation. Cela parce que ces malnutris ne passent pas plus de douze jours dans ce centre. Pour éviter et décourager des cas d’abandons, les parents qui accompagnent leurs enfants sont eux aussi soumis à un régime nutritionnel et une assistance alimentaire est apportée à certaines familles. 
Jean Bosco Nkunzimana

 

ZONE GIHOSHA ˃Les travaux d’assainissement

Organisés dans le but d’assister les personnes vulnérables

 

Dans le cadre de l’assistance aux personnes vulnérables, la Croix- Rouge a organisé des travaux d’assainissement dans la zone urbaine de Gihosha. Lesdits travaux ont commencé le 23 octobre 2017 et dureront un mois. Ces informations ont été recueillies par la rédaction du quotidien Le Renouveau dans un entretien qu’elle a eu avec un conseiller collinaire.  

 

La Croix -Rouge a voulu assister les personnes vulnérables qui sont notamment les veuves, les femmes qui ont des enfants mais abandonnés par leurs pères et ainsi que les hommes qui ont été abandonnés par leurs femmes, en organisant des travaux d’assainissement dans les différents quartiers de la zone Gihosha. Ces travaux sont : le curage de différents caniveaux, le débroussaillage , etc. Et ces différents quartiers sont ; le quartier Gihosha urbain, le quartier Gihosha rural, le quartier Nyabagere, le quartier Muyaga, le quartier Taba, le quartier Gikungu, le quartier Winterekwa et enfin le quartier Kigobe. Dans ces travaux, chaque individu va bénéficier de cinq mille franc burundais par jour (5.000FBU). Aussi, si le premier groupe termine ces travaux, il y aura un autre groupe qui continuera les travaux Pour bien exercer ces travaux, la Croix -Rouge a également distribué du matériel utilisé  pour l’assainissement , tel que les brouettes, les houes, les râteaux et les pelles. Des salopett et des  paires de bottines ont été également  offertes à ces personnes. Mais, avant de commencer ces travaux, le chef de zone Gihosha Floribert Sibomana a exhorté   ces personnes à bien travailler afin de   gagner la confiance de  leurs patrons . La population de ladite zone a remercié vivement la Croix rouge qui a organisé ces travaux d’assainissement. Elle a dit que des irrégularités dues au manque d’hygiène s’observaient au niveau de certains quartiers de la zone Gihosha. Elle a affirmé que si ces travaux,  sont  bien exécutés, cette zone sera classée parmi les zones les plus propres de la municipalité de Bujumbura. Les habitants de cette localité ont ajouté que les eaux de pluie vont maintenant bien couler car certains caniveaux  étaient bouchés et les eaux débordaient les bords des  routes  et détérioraient celle-ci .Les eaux stagnantes s’observaient dans certains quartiers après les pluies. Ils ont révélé que tous ces problèmes vont disparaître                          

Evelyne Habonimana

 
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