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IGEBU> Atelier de formation des journalistes sur les concepts de base en météorologie

Pour une bonne diffusion de l’information météorologique

 

L’Institut géographique du Burundi (Igebu) a organisé du 23 au 27 février 2015 à Bujumbura un atelier de formation à l’endroit des journalistes des médias publics et privés sur les concepts de base en communication de l’information météorologique. Il a été également l’occasion de faire connaître aux journalistes les problèmes et les domaines d’application de la météorologie.

 

En collaboration avec le Pabvarc (projet d’aménagement des bassins versants pour l’amélioration de la résilience climatique), l’Igebu avait constaté le problème lié à la transmission de l’information météorologique. La météorologie est l’étude des phénomènes atmosphériques (température, précipitations, vents et radiation solaire) permettant de prévoir le temps à court terme. D’après le directeur général de l’Igebu, Rénilde Ndayishimiye, la plupart des journalistes ne sont pas bien outillés pour la diffusion de l’information météorologique, d’où le but de l’atelier. Par ailleurs, la population toute entière a besoin de recevoir un message météorologique pour savoir comment lutter contre les impacts négatifs liés aux changements climatiques.

Du matériel soit endommagé soit volé

Selon Godefroid Nshimirimana, chef de service d’assistance météorologique à la navigation aérienne, les problèmes à l’Igebu ne manquent pas. Les stations et les matériels de l’Igebu sont soit endommagées soit volés par les malfaiteurs. Chose étonnante, les matériels volés ne peuvent pas trouver de clients car il n’y a pas d’autres sociétés dans la région qui font des activités semblables à celles de l’Igebu. Le but de la météorologie est d’éviter les pertes en vies humaines et économiques dues au temps. C’est aussi d’accroître les richesses par la mise en valeur des ressources climatiques mais également la connaissance et la maîtrise de la physique, a dit M Nshimirimana. Selon lui, la météorologie s’applique dans la navigation aérienne, en agriculture, en ressource en eau et dans la prévention des risques de catastrophes liées au temps. Elle s’applique aussi dans les sports et les loisirs, la climatologie appliquée. Les bénéficiaires de la météorologie sont divers : du paysan au chef d’Etat, du petit né au plus vieux, du pauvre au plus riche et du handicapé au champion sportif. Cela passe à travers la communication rapide de l’information météorologique et sa prise en compte par le bénéficiaire.

Martin Karabagega(Stagiaire)

 

COMMUNE URBAINE DE KINAMA> Une pluie torrentielle

Elle a occasionné d’énormes pertes matérielles

 

Une pluie torrentielle qui s’est abattue sur toute la ville de Bujumbura le samedi 28 février 2015 a causé beaucoup de pertes matérielles dans les différents quartiers de la commune urbaine de Kinama qui se trouve au nord de la capitale Bujumbura.

 

DSCF8517Arrivé dans les quartiers Bururi, Gitega et Carama de la commune urbaine de Kinama, on trouve de nombreuses maisons qui se sont écroulées et des habitants qui se trouvent dans une désolation totale avec une forte tristesse. Ceux-ci se lamentent en disant que ces problèmes sont dus au caniveau qui conduit l’eau depuis Kamenge passant par Kinama jusqu'à Buterere qui est mal construit. Ils disent qu’ils ne voient pas comment ils vont continuer leur vie car tous leurs biens ont été emportés par les eaux de pluie. Ils demandent aux âmes charitables de leur venir en aide et aux autorités communales et surtout au gouvernement burundais de procéder à la réhabilitation de ce caniveau qui ne cesse de causer des catastrophes.
L’administrateur de la commune urbaine de Kinama, Jeanne Nakiteretse a indiqué que plus de 50 maisons se sont écroulées, plus de 30 peuvent être détruites d’un moment à l’autre et 13 toilettes ont été sérieusement endommagées. Il y a aussi des effets scolaires pour les élèves de cette commune qui ont été emportés par l’eau. Elle a dit qu’on a identifié des blessés qui ont été évacués vers l’hôpital et Dieu merci tous sont encore vivants. Elle a signalé que les habitants de la commune urbaine de Kinama vivent actuellement dans des conditions intenables.

Le maire de la ville de Bujumbura tranquillise

Le maire de la ville de Bujumbura, Saïdi Juma qui s’est entretenu avec le quotidien Le Renouveau a indiqué qu’il a constaté les dégâts causés par la pluie torrentielle et que c’est déplorable de voir les biens de la population endomagés par les eaux de pluie. Il a commencé par tranquilliser la population victime de cet événement. Il a affirmé que la mairie de Bujumbura va approcher toutes les personnes qui sont charitables, y compris le ministère en charge de la Solidarité nationale, afin de solliciter des aides. Il a interpellé la population de la commune urbaine de Kinama en particulier et celle de la mairie de Bujumbura en général d’améliorer le système et la qualité du matériel de construction.

Jean Bosco Nduwayezu(Stagiaire)

 

ENTRETIEN> Sur les problèmes des aléas climatiques

Une misère s’observe au niveau des ménages

 

Les femmes cultivatrices de la commune Musongati dans la province de Rutana rencontrent des entraves liées au changement climatique qui perturbe la production agricole. Pour y remédier à temps, elles s’intéressent aux jardins potagers. En cas d’érosion, elles tracent des haies anti- érosives et plantent des herbes.

 

DSC 1903S’adressant à la presse, Stéphanie Niyonkuru, cultivatrice et chef de la colline Shanga dans la commune Musongati en province de Rutana, a indiqué que les producteurs de cette localité rencontrent des problèmes liés au changement climatique. C’est, entre autres, la pluie torrentielle et le soleil accablant qui perturbent la production. « A cet effet, il s’observe une misère au niveau des ménages qui ne vivent que de la production agricole, parce qu’ils n’obtiennent pas facilement de quoi se nourrir », a martelé Mme Niyonkuru. Elle a affirmé que, de plus, il n’y a pas moyen d’obtenir de l’argent sans avoir rien vendu au marché. Pour cette raison, explique-t-elle, les enfants sont privés des droits de scolarisation, de soins de santé, de se vêtir et autres besoins quotidiens. Selon elle, cette carence de moyens financiers entrainent des mésententes voire des querelles entre les membres de la famille. Les époux se jettent des mauvais regards pour raison de ne pas accomplir chacun la tâche lui assignée. Les enfants à leur tour, agressent les parents pour n’avoir pas subvenu à leurs besoins.

Les femmes s’intéressent également aux jardins potagers

Pour s’attaquer aux problèmes basés sur le changement climatique, le chef de la colline Shanga a souligné que les femmes productrices de ladite localité tracent des haies anti- érosives. Autour de celles-ci, elles y plantent des herbes qui servent de protection aux plantations en cas d’érosion. Elles font également recours aux eaux de marais pour arroser les plantations en présence du soleil accablant. Mme Stéphanie Niyonkuru a signalé qu’à côté des plantes vivrières, les femmes s’intéressent aussi aux jardins potagers. Là, elles plantent des légumes de différentes sortes. C’est pour épauler la situation en cas de disette ou de la faible production des plantes vivrières comme le haricot, la patate douce. Elle a également renchéri que compte tenu des entraves climatiques et environnementales que rencontrent les femmes cultivatrices, les femmes de la colline Shanga participent à grande échelle dans la protection de l’environnement. Elles plantent des eucalyptus, des grevellia. Les branches de ces arbres servent comme bois de chauffage pour la cuisson. Le chef de la colline Shanga a profité de l’occasion pour interpeller le gouvernement à se pencher davantage sur la question des changements climatiques, car, précise-t-elle, c’est la question qui entrave le pays en général et spécialement la majorité des populations rurales.

Le climat a été bon
Quant à la question de savoir l’état climatique pour la saison culturale A qui vient de s’écouler, Mme Niyonkuru a fait savoir que le climat a été bon. Cela s’explique par le rendement élevé des plantes vivrières (haricot, maïs, patate douce, manioc, légumes) qui s’est observé dans différents marchés de la localité de Musongati.
Espérance Ndayikengurutse

 

MINISANTE-CROIX ROUGE> Atelier de sensibilisation sur la campagne de vaccination

Rehausser le taux de la couverture vaccinale

 

La Croix rouge du Burundi, en collaboration avec le personnel du ministère de la Santé publique et de la lutte contre le sida, plus spécialement celui œuvrant dans le Programme élargi de vaccination, a organisé le vendredi 27 février 2015, un atelier de sensibilisation sur la campagne de vaccination. C’est dans le souci d’augmenter le taux de couverture vaccinale de la rougeole, deuxième dose.

 

DSC 0239S’adressant à la presse, la responsable du projet de sensibilisation en faveur de la vaccination au sein de la Croix- rouge du Burundi, Béatrice Bayisabe, a expliqué le motif d’organisation de ladite campagne. Selon elle, le taux de couverture vaccinale sur la rougeole, deuxième dose, est très bas, selon les données du ministère de la Santé publique. «Ce taux est à 51% et le taux d’abandon est de 54,7% », a-t-elle relevé. Elle a affirmé que dans les districts nord et centre de la ville de Bujumbura, 5 316 enfants ont raté le vaccin anti-rougeoleux, deuxième dose. C’est ainsi que la Croix-rouge du Burundi, étant un auxiliaire des pouvoirs publics, s’est sentie interpellée à appuyer le Programme élargi de vaccination enfin de rehausser le taux de couverture vaccinale en quittant 51% pour atteindre 80%.

La sensibilisation porte-à-porte est utilisée

Concernant la stratégie qui est utilisée pour atteindre le taux élevé ci-haut mentionné, Mme Bayisabe a précisé qu’il s’agit de la mobilisation communautaire axée sur une sensibilisation porte-à-porte. Ainsi, d’après Béatrice Bayisabe, 40 volontaires vont être déployés dans chaque commune se trouvant dans les deux districts d’intervention (nord et centre). Ces volontaires vont sensibiliser ménage par ménage. Là, ils vont interpeller les parents à faire vacciner leurs enfants. Ladite campagne a débuté le vendredi 27 février 2015. Elle va durer douze jours. Après cette période, la responsable du projet sensibilisation en faveur de la vaccination au sein de Croix-rouge du Burundi espère avoir enregistré de bons résultats. «On espère avoir sensibilisé plus de 5 000 personnes. De plus, on espère avoir rattrapé les 5 316 enfants qui ne se sont pas faits vacciner contre la rougeole, deuxième dose », a prédit Mme Bayisabe.

Espérance Ndayikengurutse

 
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