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GENRE> Rôle des parents dans la réduction des grossesses non désirés

Le dialogue en famille s’avère nécessaires

 

Le nombre de grossesses à l’adolescence augmente chaque année, cela malgré les nombreuses campagnes préventives. C’est un phénomène que de nombreux pays tentent de contrôler à défaut de le comprendre. Au-delà des facteurs biologiques qui jouent un rôle prépondérant. Marie Louise Karire insiste sur le rôle des parents dans la réduction des grossesses. 

 

Marie Louise Karire, une femme qui s’est entretenue, le jeudi 28 mars 2019, avec  «Le Renouveau», dit que la grossesse à l’adolescence est un sujet d’actualité. Les statistiques montrent que le nombre d’adolescentes enceintes augmente chaque année. Il s’agit d’un phénomène mondial qui, considéré comme un problème de santé publique, préoccupe de nombreux pays, a-t-elle dit. La grossesse à l’adolescence n’est pourtant pas un fait nouveau dans notre société. Alors qu’elles étaient très jeunes, nos grands-mères, nos arrière-grands-mères, ont eu des enfants, mais les contextes sociaux et culturels de leurs époques étaient très différents. Les femmes devaient se marier tôt et, par conséquent, devenaient mères très vite. Le rôle de la femme était encore très lié aux soins des enfants et aux travaux domestiques. Cette situation découlait de l’organisation même du système social », explique Mme Karire.« Quand bien même le monde évolue très rapidement, avec l’évolution des coutumes et de notre culture, c’est encore possible. Les parents, surtout les mères peuvent s’organiser en conséquence et préparer des séances de dialoque avec leurs enfants, afin de leur parler de la réalité sexuelle y compris les tabous. Quand les parents font de leurs enfants, leurs propres amis, c’est facile de s’approcher d’eux pour  savoir ce qu’ils  pensent à propos de la sexualité. De ce fait, ces enfants auront une bonne occasion pour poser des questions », raconte-t-elle.« L’occupation des parents par leur emploi, le manque du temps ou avoir des complexes, sont des entraves à la communication » Il arrive que le temps manque, pour que les parents se parlent avec leurs enfants. Mais il est très nécessaire que les parents cherchent un moment opportun pour que leurs progénitures ne soient pas victimes de leur gnorance.

Irène Niyongabire (stagiaire)

 

PARLE-MOI DOCTEUR> La carie dentaire

Elle a beaucoup de complications

 

DSC06951La carie dentaire a beaucoup de complications. Pour qu’elle ne se développe pas, il faut enlever les aliments sucrés qu’on a consommés après chaque repas.  

 

La carie dentaire est une destruction dentaire bactérienne lente qui attaque d’abord l’email, la dentine et la pulpe et qui peut aussi se propager dans les tissus envoisinant  et même à distance de manière infectieuse donnant ainsi des complications. Cela ressort d’un entretien que le dentiste, Juvénal Muyuku, nous a accordé le jeudi 28 mars 2019. Le dentiste,  Muyuku a précisé  qu’après avoir détruit l’émail, la dentine et la pulpe, la carie dentaire détruit le desmodonte qui est  le tissu de soutien de la dent avant de se propager vers le tissus cellulaire occasionnant des cellulites, même détruisant le tissu aussi donnant des ostéites.  Lorsque le germe se déplace au niveau de l’œil, il  occasionne  une diminution de l’acuité   visuelle, il peut se propager vers le sinus donnant ainsi des sinusites.  Et d’ajouter que ces complications peuvent occasionner des douleurs au niveau de l’épaule. Dr. Muyuku a fait savoir également que les germes peuvent se déposer au niveau des poumons, occasionnant des pneumopathies. Lorsqu’ils se déposent au niveau des articulations, comme dans le genou, ils occasionnent des rhumatismes et lorsqu’ils se déposent au niveau du cerveau, ils occasionnent des paralysies au niveau de l’organisme.  Il a fait remarquer que dans la cavité buccale d’une dent, il existe des bactéries, une flore buccale qui est normalement nécessaire à la digestion. Lorsqu’on a une mauvaise hygiène bucco-dentaire, c'est-à-dire, quand après avoir consommé du sucre fermentescible et qu’on ne les élimine pas, ces bactéries se développent considérablement  devenant pathogènes. « C'est-à-dire que ces germes transforment ce sucre en acide et cet acide détruit l’émail dentaire, ensuite la dentine jusqu’à la pulpe, donnant ainsi des complications.  Ces bactéries qui détruisent l’email se nourrissent des sucres que nous consommons », a-t-il ajouté.  Pour que la carie ne se développe pas, Dr.Muyuku a insisté qu’il faut enlever les aliments sucrés qu’on a consommé après chaque repas. Lorsqu’on se brosse soigneusement après chaque repas,  et qu’on élimine les aliments qui restent dans la cavité buccale, il ne peut pas y avoir de développement de carie dentaire. 

Emélyne Iradukunda

 

QUARTIER WINTEREKWA> Visite de la plateforme nationale de prévention des risques et gestion des catastrophes

Plusieurs maisons se sont effondrées

 

DSC 1154La plateforme nationale de prévention des risques et gestion des catastrophes accompagnée de différents experts, a effectué le mardi 26 mars 2019, une Visite au quartier Winterekwa situé dans la Zone Gihosha, Commune urbaine de Ntahangwa de la municipalité de Bujumbura.   Il y a eu dans ce quartier l’écroulement d’un certain nombre de maisons à la suite du glissement de terrain causé par des fissurations du sol.  Non seulement que ces maisons se sont effondrées mais, il y a aussi d’autres qui présentent des fissures.  

 

Les habitants du quartier Winterekwa vivent dans une peur extrême  suite à un phénomène étrange qui  a été constaté. La terre s’est fissurée avant qu’un bon nombre  de maisons ne s’écroulent les unes après les autres. Pourtant, l’endroit où se situe ces maisons n’est pas à proximité d’une rivière ou d’un ravin. C’est dans ce cadre que la plateforme nationale de prévention des risques et gestion des catastrophes accompagnée de différents experts, a effectué une visite sur  les lieux  pour constater les dégâts et comprendre les causes de ce phénomène. Antoine Ntemako, président de cette plateforme a indiqué que le phénomène de glissement de terre serait dû à des fissurations du sol avec comme source principale, les constructions anarchiques. « Il paraîtrait que le sol était déjà fragile, on dit que dans les années 60, il y avait déjà des glissements de terres au point de former une vallée à cet endroit. Maintenant avec ces constructions anarchiques,  les eaux pluviales ne trouvent pas de passage », a dit  M. Ntemako. Il a précisé qu’il n’y a pas eu encore de dégâts humains. M. Ntemako souligne qu’il y a une urgence de délocaliser une partie de la population parce que cette zone est déjà identifiée à risque. Il a lancé également un appel aux particuliers qui cherchent des parcelles d’éviter de commencer des constructions sans un plan de prévention des risques en plus d’une étude géologique. 

Sauver la vie des gens

Omer Niyonkuru, qui a représenté le ministère en charge de l’environnement et membre de la plateforme a, quant à lui, souligné que c’est aussi une réaction de la part de l’action de l’Homme. Il a ajouté que l’urgence est de sauver la vie des gens. Jean marie Sabushimike, expert en environnement et professeur à l’Université du Burundi a fait savoir que c’est un phénomène naturel extrêmement inquiétant dans la mesure où on peut lire dans le visage des habitants un désarroi, ils sont franchement embarrassés.  Cette fissuration généralisée du sol peut s’expliquer sans doute par la nouvelle occupation du sol sans contrôle sur le plan technique. «On n’a pas du tout tenu compte des propriétés géotechniques des sols qui peuvent expliquer pour le moment par les fissures des maisons avec des tassements différentiels comme on le dit. On voit des pas de murs qui descendent et qui laissent d’autres dans leur situation initiale, on constate aussi des problèmes de fermeture des maisons. Sur plus d’une dizaine de maisons, on remarque que les portes sont bloquées à cause de ce tassement différentiel », a dit M. Sabushimike.  Il a souligné que le sol doit être bien étudié et surtout qu’il s’agit des dépôts des quaternaires superficiels mal consolidés encore. Et d’ajouter qu’on n’oublie pas également la forte pluviométrie dans la sous région. M. Sabushimike a insisté qu’il y a une urgence aigüe de faire un contrôle systématique des maisons directement menacées par ces fissures et pour décider rapidement le nombre d’habitants qui doivent être délocalisés ailleurs. 
 

Emélyne Iradukunda

 

Assistance sociale «ikimazi»> Son importance

Elle est très utile lors des moments douloureux

 

« Ikimazi » est une sorte d’assistance sociale que les amis et les voisins apportent à la famille qui a perdu un de ses membres. Elle est apportée surtout lors des levées de deuil partielle ou définitive ou même pendant le deuil. Cette assistance est d’une valeur considérable dans la société burundaise. 

 

Dans la culture burundaise, il existe la coutume de s’entraider, que ce soit dans les événements heureux ou malheureux. Le cas de surgissement d’un décès, est un moment fort de manifester ce soutien à la famille éprouvée étant donné que la mort est un événement malheureux qui arrive inopinément. Le soutien tant moral que financier est  indispensable, d’autant plus que durant les moments de deuil, les activités sont interrompues.  La famille éprouvée ne vaque pas à ses activités quotidiennes. Dans l’entretien que I.B. a accordé à la rédaction du quotidien Le Renouveau, le lundi 18 mars 2019, il a indiqué que cette forme d’assistance sociale lui a été d’un grand intérêt quand il avait perdu son mari. De plus, continue l’interlocuteur, « à part l’assistance morale que les amis et voisins de notre famille nous ont apportée, ils nous ont apporté également un soutien financier dont nous avions très grand besoin pour combler le vide causé par la suspension des activités durant la période de deuil».Un autre interlocuteur avec lequel la rédaction s’est entretenue, a appuyé l’idée de I.B. selon laquelle l’assistance financière « ikimazi » est d’une valeur inestimable. Ainsi, il a révelé qu’il a été assisté lors du décès de son père et que cela l’a aidé à régler les dettes. «Avec  cette somme, j’ai pu régler les factures des soins médicaux de mon regretté père », a-t-il souligné. Nul ne peut nier l’importance de cette contribution « ikimazi » car celle-ci augmente d’autres revenus familiaux  durant la période d’après le deuil surtout que pendant la période de deuil toutes les activités sont interrompues. Cependant, celui qui n’aurait pas cette contribution financière  ne devrait pas se sentir humilié car il pourrait contribuer autrement, moralement par exemple.  Celui qui est en mesure de contribuer durant ces moments douloureux ferait bon de le faire car cette contribution est d’une grande valeur vis-à-vis de la famille éprouvée.

Joy Kamariyagwe (Stagiaire)

 
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