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SIXIEME CONFERENCE SCIENTIFIQUE DE SANTE> Exposition-vente

Les produits de santé des pays de la CEA sont concernés

 

aaajo Une exposition-vente internationale est organisée dans les enceintes de l’Ecole technique professionnelle de Bujumbura situé dans le quartier de Kigobe-sud dans la zone Gihosha en commune Ntahangwa. Elle concerne les produits de santé qui sont produits dans les pays de la Communauté est- africaine.


 L’exposition-vente se tient du mercredi 29 au vendredi 31 mars 2017 à l’occasion de la Sixième conférence scientifique annuelle sur la santé qui rassemble les pays de la Communauté est africaine (CEA), à savoir le Burundi, la Tanzanie, le Rwanda, l’Ouganda, le Kenya et le Sud-Soudan.
Des stands à exposition sont installés dans les enceintes de l’Ecole technique professionnelle de Bujumbura. Ils comprennent les produits et services de santé offerts par les institutions et sociétés des pays de la CEA qui œuvrent dans le domaine de la santé. Il s’agit des institutions comme l’Institut national de santé publique (INSP), la Mutuelle de la Fonction publique (MFP), l’hôpital Roi Khaled, etc. Quant aux sociétés, il s’agit de Kermi (Kenya medical research institute), des pharmacies comme Abacus pharma, Syphar, Alchem qui font l’exposition-vente des médicaments, du matériel médical, de l’équipement médical et de laboratoire, des cosmétiques, des prothèses, des désinfectants des hôpitaux et bien d’autres produits.
Dr Sudi Ndikumana, membre de l’Agence consultative en éthique de la coopération internationale (Aceci) qui participe à l’exposition-vente, a indiqué que l’importance de cette activité est que le coût des produits est revu à la baisse. Selon lui, c’est le moment de faire face aux différentes diversifications dans le domaine de la santé.
La Sixième conférence scientifique de santé est organisée par le secrétariat exécutif de la Communauté est-africaine, en collaboration avec le ministère de la Santé publique et de lutte contre le sida ainsi que le ministère à la présidence chargé des Affaires de la CEA. Le thème de l’année est : « Préparation et lutte contre les maladies émergentes, les maladies épidémiques et pandémiques dans le contexte du changement climatique, de mondialisation et des écarts observés dans les systèmes de santé».

Eric Mbazumutima

 

PRESIDENCE DE LA REPUBLIQUE> Audiences accordées au président de la Configuration Burundi à la Commission de la consolidation de la paix à l’onu et aux représentantes du Forum national des femmes

Le développement du pays et les activités de la configuration au centre des échanges

 

aaaauuioaaaaahhiiLe chef de l’Etat burundais, Pierre Nkurunziza, a reçu respectivement en audience le président de la configuration Burundi à la Commission de la consolidation de la paix à l’Onu et les représentantes du Forum national des femmes (FNF), le jeudi 30 mars 2017 à Bujumbura. Le développement du pays et les activités de la Configuration étaient au cœur des échanges.

 

 

A la sortie de l’audience, Jürg Lauber, président de la Configuration, a indiqué qu’il a remercié le chef de l’Etat pour le chaleureux accueil qu’il lui a montré. Il a fait savoir qu’il a discuté avec lui sur le développement dans le pays et les activités de la Configuration. Les deux personnalités ont échangé sur la sécurité alimentaire, la santé publique et l’éducation. « Nous avons parlé également des mesures que l’on pourrait prendre pour développer davantage les relations de coopération entre le Burundi et la communauté internationale, a-t-il dit». Il a ajouté que le rôle de la Configuration est d’être une plateforme entre le gouvernement burundais et la communauté internationale.
D’après le porte-parole adjoint du président de la République, Alain Diomède Nzeyimana, le chef de l’Etat a remercié le président de la Configuration Burundi pour avoir attaché une grande importance aux questions burundaises. Le chef de l’Etat a indiqué qu’il y a beaucoup de choses que le pays est en train de réaliser dans les plus brefs délais. Il y a d’autres déjà réalisées comme la sécurité qui est maximale, a dit M. Nzeyimana. Il a ajouté que le chef de l’Etat n’a pas manqué d’évoquer l’insuffisance alimentaire mais que le gouvernement est en train de conjuguer les efforts afin de mettre les choses en ordre.
M. Nzeyimana a fait savoir que le chef de l’Etat a évoqué la manière dont le Burundi a collaboré avec la communauté internationale. Depuis l’indépendance du Burundi, la communauté a aidé le pays dans certaines choses mais qu’il y a d’autres choses dans lesquelles elle n’a pas aidé le Burundi. Le chef de l’Etat a demandé au président de la Configuration Burundi d’aider pour que la vérité sur le Burundi soit mise au grand jour. Là, le chef de l’Etat voulait évoquer le cas de la Commission vérité et réconciliation (CVR), a précisé M.Nzeyimana. Il est prévisible qu’il y a ici et là au Burundi des fosses communes dans lesquelles des gens ont été enterrés depuis 1965. Le chef de l’Etat a demandé au chef de la Configuration Burundi d’aider afin de connaître la vérité sur ça.
A propos des relations avec la communauté internationale, M.Nzeyimana a fait savoir que le chef de l’Etat a indiqué que les choses vont bon train. Le chef de l’Etat a signifié que ceux qui ont diffusé de fausses informations sur le pays commencent à se ressaisir afin de collaborer avec le pays dans le but d’aboutir à un développement du pays, a-t-il dit. Le chef de l’Etat a offert un cadeau au président de la Configuration Burundi en guise de remerciement.

Mettre en place une équipe de femmes leaders.

Dans la deuxième audience, le chef de l’Etat a reçu les représentantes du Forum national des femmes. A la sortie de l’audience, la présidente du Forum national des femmes, Janvière Ndirahisha, a indiqué que le but de cette audience était de saluer le chef de l’Etat en tant que père de la nation. C’était aussi une occasion pour le chef de l’Etat de féliciter ce Forum des femmes pour avoir joué un grand rôle lors de la crise de 2015 en sensibilisant les jeunes de ne pas participer aux manifestations.
Le chef de l’Etat et le Forum national des femmes ont discuté sur la mise en place d’une équipe des femmes leaders. Au Burundi, il y a beaucoup de femmes qui ont réalisé pas mal de choses. Ici Mme Ndirahisha a cité les femmes qui ont fait que les femmes obtiennent 30% au niveau de la Constitution et celles qui ont fait des recherches dans la lutte contre la malaria. La mise en place de cette équipe de femmes leaders vise aussi à suivre de près l’éducation des jeunes Burundais, a-t-elle dit.
Dr. Ndirahisha a fait savoir que la tenue vestimentaire de certaines mamans burundaises est à revoir. Si la maman n’est pas bien habillée, l’enfant ne le sera pas. Mme Ndirahisha a alors indiqué qu’elles ont alors échangé avec le chef de l’Etat sur l’implication du Forum national des femmes dansla sensibilisation des mamans mais aussi dans l’éducation des jeunes filles et garçons à partir du bas âge.
Martin Karabagega

 

POLYGAMIE> Témoignage d’une femme victime

« Elle met les femmes dans une insécurité totale et rend leur vie difficile »

 

La polygamie est une réalité dans les différents coins de notre pays et les conséquences ne manquent pas pour les époux, les enfants et l’entourage. Elle trouble de nombreux foyers. Rares sont les coépouses qui s’entendent et qui s’aiment. Elle met les femmes dans une insécurité totale et rend leur vie difficile.

B.M. et N.J. se sont mariés en 2000. Les premières années de mariage, ils vivaient très bien, ils sortaient ensemble, ils vivaient en parfaite harmonie.
« Nous avons mis au monde quatre filles. Lorsque j’ai mis au monde en 2005 le 4er enfant, le comportement de mon mari a commencé à changer radicalement. Il a commencé à être irresponsable et ne se souciait plus de moi et de nos quatre filles. Ensuite, il nous a quittés pour aller épouser une autre femme sous prétexte que je n’ai pas mis au monde des garçons. C’est à ce moment qu’il est parti vivre avec sa nouvelle épouse. C’est là que la vie a commencé à être dure pour mes enfants et moi.
Quelques mois plus tard, nous avons été chassés de la maison car je n’étais pas en mesure de payer le loyer et subvenir seule aux autres besoins de la famille », témoigne N.J.
« Je me suis retrouvée rapidement délaissée et sans aucun moyen financier. Je suis obligée à subvenir seule aux besoins de la famille. Heureusement qu’un bienfaiteur m’a donné une petite somme comme capital me permettant d’exercer une activité génératrice de revenus » a dit N.J. Elle a ajouté que pour survivre, elle a ouvert un petit restaurant dans le quartier. Parfois même, elle travaille comme une salariée journalière dans les champs. « C’est trop dur mais nous sommes obligés car nous n’avons pas d’autres choix », a fait savoir N.J.
La polygamie n’est pas une bonne chose, rassure t- elle. Elle rend difficile la vie des femmes qu’elle plonge met les femmes dans une situation de vulnérabilité totale. Elle a indiqué que les hommes qui pratiquent la polygamie ne respectent pas non plus leurs épouses.
« Je suis toujours frustrée suite aux problèmes causés par la polygamie. Cette pratique salit l’honneur et la fierté des femmes victimes», a dit N.J.

Emelyne Iradukunda

 

ASSAINISSEMENT> Quartier 10 de la zone urbaine de Ngagara

Le problème d’évacuation des eaux pluviales est une évidence

aaaaarrDans le quartier 10 de la zone urbaine de Ngagara, l’évacuation des eaux pluviales est un problème sérieux. L’eau stagnante dans les caniveaux constitue un danger à la santé de la population environnante. Réviser le système de drainage serait un atout.

La rédaction du quotidien burundais d’information Le Renouveau a récemment effectué une descente dans le quartier 10 de la zone urbaine de Ngagara. Elle a constaté qu’évacuer les eaux pluviales demeure un problème dans ce quartier. Sont mieux évacuées les eaux empruntant les caniveaux des axes raccordés à la RN9, au moment où pour les axes secondaires, l’eau ne s’évacue pas facilement.

La forme du terrain expliquen en premier la problématique
La raison majeure de la mauvaise évacuation des eaux dans ce quartier est la forme du terrain à laquelle s’ajoute l’orientation générale des avenues. Celles-ci sont perpendiculaires à la pente générale du terrain. Elles ont une pente presque nulle et cela ne permet pas l’écoulement facile de l’eau par la simple gravité. Cela conduit alors à sa stagnation permanente dans les caniveaux, car elle hésite dans son écoulement.

Les conséquences ne manquent pas
Comme l’a aussi constaté Le Renouveau, cette eau qui ne s’écoule pas est tellement sale. Elle constitue un nid d’éclosion des moustiques et grouille aussi des verres. Par cet effet, cette eau apparaît comme un danger pour la santé de la population environnante. Puisqu’il y a trop de chantiers dans ce quartier, les caniveaux se bouchent et sont rarement curés.
Contactés à ce propos, les services techniques municipaux (Setemu) se déchargent de cette affaire. Ils affirment que des imperfections s’observent mais que de leur part, ils ne reçoivent plus de ce genre de marchés. Ils continuent en disant que, dans les quartiers qu’ils ont aménagés, ils s’observe très peu d’erreurs car tout avait été bien étudié. Ils n’ont pas manqué de souligner que cela peut être aussi dû au fait que le gros des travaux de viabilisation est actuellement confié à des entreprises privées.
De toutes les façons, il faudrait revoir l’aménagement des caniveaux pour leur donner une pente permettant à l’eau de s’évacuer. Et comme le stipule le rapport des descentes effectuées par la commission de l’Assemblée nationale chargée de l’agriculture, de l’élevage, de l’environnement, du développement communal et des travaux publics, il faut intégrer les Setemu dans les différentes compétitions avec d’autres entreprises relatives aux marchés publics. Grâce à leur expérience en la matière, quelque chose s’améliorerait.

Jean Bosco Nkunzimana (stagiaire)

 
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