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SFBSP-BURUNDI> Recyclage des agents alphabétiseurs

Contribuer à la réduction des violences faites aux femmes et aux filles

La Solidarité des femmes burundaises pour le bien-être social et le progrès au Burundi ( SFBSP) a organisé un atelier de recyclage des agents alphabétiseurs sur les techniques d’animation des séances d’alphabétisation des adultes pour promouvoir le respect des droits des femmes au Burundi, du 28 au 30 janvier 2020, au Centre ombre de la femme situé en zone urbaine de Kamenge. Le but poursuivi est de contribuer à la réduction des violences faites aux femmes et aux filles.


Ces agents alphabétiseurs proviennent de huit centres d’alphabétisation des provinces de Bujumbura  mairie, Bujumbura, Bubanza et Cibitoke. Selon Espérance Ntirampeba, présidente et représentante légale de SFBSP-Burundi, les apprenants des huit centres doivent avoir des alphabétiseurs qui ont des connaissances y relatives adéquates. Ces alphabétiseurs avaient déjà eu des formations sur la manière d’enseigner les adultes comment lire, écrire et compter.Mme Ntirampeba a fait savoir qu’après les différentes formations à l’intention des alphabétiseurs, l’on se rend sur terrain pour voir s’ils mettent correctement en pratique ce qu’ils ont reçu. C’est la raison pour laquelle nous avons organisé cet atelier de recyclage de 3 jours parce que nous avions constaté qu’il y avait des lacunes, a-t-elle ajouté. Parmi ces alphabétiseurs, celui qui a un niveau d’études le plus bas doit avoir terminé la classe de 9è année.Comme la matière est très compliquée, nous cherchons des gens qui ont un niveau requis qui lui  permet de dispenser facilement les enseignements tout en suivant le programme préétabli, a indiqué Mme Ntirampeba. Si la SFBSP trouve un appui financier, elle compte étendre ses activités dans d’autres provinces du pays.Ce qui a poussé la SFBSP-Burundi à mettre en place le programme de l’alphabétisation des adultes surtout pour les femmes et les filles est de contribuer à réduire les violences faites aux femmes et aux filles. L’ignorance liée à l’analphabétisme, a dit Mme Ntirampeba,  est parmi les causes  des violences faites aux femmes et aux filles. La femme peut ne pas gagner la confiance de son mari ou de l’entourage pour la simple raison qu’elle ne sait ni lire, ni écrire ni compter.

Martin  Karabagega

 

CIBITOKE-BUTERERE> Insécurité routière sur l’avenue de liaison

Une collaboration entre l’administration et la population est importante pour relever le défi

0000azertyLa douzième avenue qui traverse le quartier VII de la zone Cibitoke prolongeant vers la zone Buterere connait des cas d’accidents causés par divers facteurs. La rédaction du journal « Le Renouveau » s’est rendue sur terrain, le mardi 28 janvier 2020, en vue de recueillir des avis et considérations des usagers. 

 
Au cours de notre passage, nous avons constaté que les caniveaux de cette avenue se détériorent davantage. Dans certaines parties, cette détérioration qui détruit les bords des caniveaux a déjà envahi les pistes des piétons, ce qui contraint ces derniers à emprunter le passage des véhicules. Signalons, en outre, que l’avenue est tellement fréquentée que l’on y observe des bousculades et des encombrements liés au fait qu’il n’y a pas d’autre voie pour assurer la communication entre les deux zones. L’un des usagers qui s’est exprimé a fait savoir que les enfants qui déambulent sont les plus exposés aux risques d’accidents. Cet interlocuteur a suggéré que la réponse urgente est que l’administration, en collaboration avec la population, puisse implanter des dos d’ânes aux endroits les plus dangereux afin d’attirer l’attention des conducteurs des voitures. 

L’administration propose le curage des caniveaux mais…

Dans un appel que le chef de quartier VII, Adelin Ndikumasabo a adressé à la population de cette localité, il a insisté sur le curage des caniveaux qui draînent les eaux pluviales et usées. « Cet appel nécessite plus de rigueur car nous avons constaté que certains habitants profitent de la pluie pour verser des immondices dans des caniveaux. Par conséquent, les caniveaux dépassés par la concentration des ordures, déversent ces dernières dans les rues. C’est aussi par cette concentration de déchets dans des caniveaux que les eaux cherchent à échapper, endommageant ainsi ladite avenue. Cependant, l’entretien du caniveau de l’avenue de liaison entre les deux zones exige aussi un effort beaucoup plus technique que manuel. Alors que les eaux pluviales creusent le fond des caniveaux jusqu’à endommager l’avenue, la réhabilitation des caniveaux et des pistes des piétons est une réponse qui s’avère importante non seulement à la sécurité des usagers mais aussi à la protection de cette avenue unique pour la communication entre les deux zones », a indiqué M. Ndikumasabo. 
Fiacre Nimbona

 

Ministre en charge de la Santé > Lutte contre les maladies contagieuses

« Il vaut mieux prévenir que guérir »

0000aezsePendant  la saison pluvieuse, il se remarque souvent des maladies liées aux manque d’hygiène. Pour une lutte efficace de ces dernières, le ministre de la Santé publique et de la lutte contre le sida recommande à toute la population de respecter les règles d’hygiène dans leurs ménages.

Le ministre en charge de la santé, Thaddée Ndikumana a fait savoir que pendant la saison pluvieuse, il est constaté dans certains quartiers des déchets de différentes sortes. Dans certains cas, ils proviennent des ménages, quand ils sont jetés dans des espaces publics. Dans d’autres cas, ils sont emportés par des eaux usées suite au débordement des regards ou de la destruction des toilettes. Il a indiqué que si les ménages ne s’organisent pas pour gérer ces déchets, ceux-ci peuvent entrainer des maladies liées au manque d’hygiène : « Dans certains endroits, les eaux usées en provenance des toilettes peuvent couler dans des rues où les gens passent tous les jours. En l’absence des parents, les enfants peuvent aller jouer dans ou à côté de ces eaux.

Par conséquent, ils peuvent attraper les vers intestinaux mais aussi d’autres maladies comme le choléra et les maladies respiratoires à cause des odeurs nauséabondes », a-t-il précisé.Pour une lutte efficace des maladies contagieuses, Dr Ndikumana a interpellé toute la population de faire la propreté dans leurs ménages et dans leurs quartiers. Il a  saisi l’occasion pour rappeler que le lavage des mains prévient différentes maladies contagieuses : « Il est vrai que nous n’avons pas encore l’habitude de se laver toujours les mains chaque fois qu’on se sent sale, mais nous devrions l’inculquer pour une lutte efficace de différentes maladies. Si nous n’avons pas fourni des efforts en mettant les robinets dans presque tous les endroits publics, nous pourrions peut-être assister à des cas d’Ebola puisque cette maladie était à la RDC (République Démocratique du Congo). Nous devrons donc dépasser les mentalités burundaises disant que la saleté ne fait rien si on a de quoi mettre sous la dent », a-t-il martelé.Le ministre en charge de la santé rappelle à toute la population de respecter les mesures d’hygiène en se souvenant qu’au cas contraire, elle dépense beaucoup pour aller se faire soigner en cas de maladies contagieuses. De ce fait, a-t-il insisté, vaut mieux prévenir que guérir.     

Rose Mpekerimana

 

ACECI> Contribution dans la lutte contre le paludisme

Vulgariser davantage l’artémisia au Burundi

00012azeL’Agence consultative en éthique de la coopération internationale( Aceci), a animé, le lundi 27 janvier 2020, une conférence de presse pour évaluer sa contribution dans la lutte contre le paludisme pour l’année 2019. Au cours de cette année écoulée, l’Aceci a vulgarisé davantage l’artémisia au Burundi notamment dans les communautés. 


Ginette Karirekinyana, directrice de l’Aceci a indiqué que cette année a été très active et que leur principale activité a été de tout faire pour la lutte contre le paludisme et les résultats sont satisfaisants. « Pendant cette année écoulée, nous avons intensifié les activités du projet cataire. Nous avons vulgarisé davantage l’artémisia au Burundi notamment dans les communautés. Plusieurs provinces cultivent aujourd’hui et exploitent cette plante», a-t-elle dit. Elle a indiqué qu’au cours de cette année, ils ont bénéficié de plusieurs appuis. Mme Karirekinyana a profité de l’occasion pour remercier tous ceux qui les ont soutenus en commençant par le gouvernement du Burundi et le président de la République, Pierre Nkurunziza. Elle a précisé qu’ils ont eu le soutien du ministre de la Santé publique et de la lutte contre le sida qui, pour la première fois, a reconnu la place des plantes dans la lutte contre le paludisme. Elle a souligné qu’ils ont également bénéficié de la collaboration de l’Université du Burundi et qu’elle se poursuit puisque c’est un travail de longue haleine. Elle a également précisé que l’Aceci travaille en collaboration avec l’Institut national de santé publique (INSP). La poursuite des études tout au long de l’année 2020, sera axée sur l’efficacité des produits anti-moustiques. Mme Karirekinyana a signalé que l’Aceci a  aussi bénéficié du soutien de plusieurs nouveaux collaborateurs tant  privés que  publics. Elle a parlé de l’Eglise Catholique et des leaders religieux. Elle a fait savoir qu’au cours de cette année, le projet de lutte contre le paludisme à l’aide  des plantes notamment la cataire a été sélectionnée sur plus de 300 projets de la région. « Parmi nos collaborateurs, nous devons compter la maison de l’artémisia, et la mairie de Bujumbura avec qui, nous avons organisé ensemble un atelier de sensibilisation», a-t-elle dit. 

Les résultats sont satisfaisants

Mme Karirekinyana se réjouit des témoignages des gens selon lesquels l’artémisia est très efficace et que grâce à cette plante, ils n’ont plus de paludisme dans leur famille.  Elle a fait savoir qu’il y a aujourd’hui de plus en plus de demandeurs et d’acheteurs des plantes d’artémisia et des communautés qui veulent cultiver la cataire.  Elle a réitéré son engagement à poursuivre la lutte contre le paludisme tout au long de l’année 2020. En 2021, l’Aceci va totaliser 10 ans  en train de se battre pour éradiquer le paludisme au Burundi, a-t-elle signalé. Elle a terminé en indiquant que, jusqu’aujourd’hui, l’Aceci fait des sensibilisations invitant les gens à utiliser ces plantes qui sont la cataire et l’artémisia pour éradiquer le paludisme. 

Emelyne Iradukunda

 
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