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COMMUNE MUHANGA> Adduction d’eau potable

Environ soixante-dix mille personnes bénéficieront de cette infrastructure

 

DSC00777L’ambassadeur du Japon au Burundi, Takayuki Miyashita a lancé, le 9 octobre 2017 en commune Muhanga dans la province de Kayanza, l’utilisation de l’adduction d’eau potable. Ce projet a été réalisé par la Croix-Rouge du Burundi sous un financement de l’ambassade du Japon qui s’élève à 175 millions de francs burundais. 

 

Les cérémonies du lancement de l’utilisation d’eau potable ont été effectuées dans la zone Mubogora en commune Muhanga. Elles ont débuté par la coupure du ruban symbolique par l’ambassadeur du Japon au Burundi.Dans son discours, Takayuki Miyashita a indiqué que le projet d’adduction d’eau potable améliorera le niveau de vie de la population et réduira les maladies. Il a, en outre, remercié la population et la Croix-rouge du Burundi pour les efforts fournis dans la réalisation du projet. Le directeur des programmes à la Croix-Rouge du Burundi, Vénérand Nzigamasabo a, quant à lui, mentionné que le choix de la commune Muhanga a été dicté par le fait que c’est l’une des communes les moins servies en eau potable. Le projet a été un besoin exprimé par l’administration à la base, les bénéficiaires et les volontaires de la Croix-Rouge qui vivent au quotidien cette triste réalité. L’administrateur de la commune Muhanga, Rénovât Sindabizera a exprimé ses  remerciements à l’endroit de l’ambassade du Japon au Burundi et de la Croix-Rouge du Burundi. Il a également recommandé à la population bénéficiaire et aux comités des points d’eau de gérer cette infrastructure en bons pères de famille. Cette infrastructure a été réalisée sous le financement de l’ambassade du Japon qui s’élève à 175 millions de francs burundais accordé à la Croix Rouge du Burundi. Ce projet vise à réhabiliter et étendre le système d’adduction dans les communes de Muhanga et Gahombo. La construction d’une adduction d’eau en commune Gahombo sera terminée d’ici mi-décembre. Elle va servir les infrastructures publiques principales comme les centres de santé, les écoles, les marchés et les églises. Plus de     soixante-dix (70 000) personnes en bénéficieront. A la même occasion, une visite des sources d’eau a été effectuée sur la colline Mbowe, zone Maramvya en commune Muhanga où seront réalisés les travaux de captage d’eau potable.

Eric Mbazumutima

 

ENTRETIEN˃ Sur les mutuelles de santé communautaire

« La Pamusab veut que toute la population burundaise ait accès aux soins de santé de qualité »

 

DSC03668Le quotidien burundais d’informations Le Renouveau s’est entretenu avec la secrétaire exécutive de la Pamusab (Plate-forme des acteurs de mutuelles de santé au Burundi) sur les grands chantiers, les défis et les perspectives d’avenir, le jeudi 2 novembre 2017. La Pamusab veut que toute la population burundaise ait accès aux soins de santé de qualité.  

 

Comme l’a indiqué la secrétaire exécutive de la Pamusab , Espérance Kaneza, la plate-forme est née en 2010. C’est un cadre idéal pour tous les acteurs de mutuelles de santé pour faire des échanges sur l’évolution des mutuelles de santé.Mme Kaneza a fait savoir que la Pamusab est composée actuellement de 18 514 membres des mutuelles de santé qui sont membres de la Pamusab. Elle est une plate-forme qui regroupe cinq secteurs qui appuient les mutuelles de santé communautaire au Burundi. Il y a, entre autres, l’Adisco qui appuie les mutuelles de santé des caféiculteurs au Burundi; l’Ucode qui appuie les mutuelles de santé essentiellement dans le Nord, dans les provinces de Kayanza, Ngozi et Kirundo au moment où la Munasa (Mutuelle nationale de santé) appuie les mutuelles de santé du Nord , de l’Est et du Centre du pays; la FVS-Amade Burundi appuie les mutuelles de santé dans les provinces de Rumonge, Bururi, Makamba et Rutana, sans oublier Memisa Belgique qui appuie les mutuelles de santé dans les provinces de Muramvya et Muyinga.

Les grands chantiers.

Les grands chantiers déjà réalisés au niveau de la Pamusab sont essentiellement le travail sur plusieurs politiques qui concernent les mutuelles de santé. Mme Kaneza a indiqué qu’il y a une proposition faite par la Pamusab à propos de l’architecture  de l’assurance maladie universelle sur laquelle le gouvernement pourrait se baser pour la mise en œuvre de cette assurance. La Pamusab a entamé le processus d’harmonisation des membres de la plate-forme. Cela veut dire qu’avant que la plate-forme soit mise en place, chaque acteur accompagnait ses mutuelles de santé avec ses propres procédures d’accompagnement, a dit Mme Kaneza. Mais actuellement, tous les acteurs qui sont membres de la Pamusab ont mis en place un programme d’harmonisation des procédures  et des outils.La Pamusab a travaillé avec le Secrétariat exécutif permanent de la Commission nationale de protection sociale (Sep/CNPS), organe étatique qui coordonne toutes les réalisations. Actuellement, a indiqué Mme Kaneza, les mutuelles membres de la Pamusab sont en train de réaliser un programme du Sep/CNPS d’accès aux soins de santé pour les indigents. Elle a aussi fait un travail pour le renforcement des compétences des mutualistes qui est l’un des objectifs de la Pamusab.Actuellement, la Pamusab a la mission de travailler sur différentes thématiques essentiels des politiques qui donnent une place aux mutuelles de santé. L’amélioration de la qualité des soins des centres de santé  qui collaborent avec les mutuelles de santé membres de la Pamusab mais aussi pour d’autres formations sanitaires n’a pas été oubliée, a signalé Mme Kaneza. La Pamusab,souhaite que toute la population burundaise ait accès aux soins de santé de qualité, a-t-elle ajouté

Défis.

Dans chaque activité, il y a toujours des défis. Selon Mme Kaneza, la Pamusab s’est heurtée à l’incohérence des politiques. Aujourd’hui, il y a les mutuelles de santé qui fonctionnent et la Carte d’assurance médicale (Cam) est là. Auparavant, au lancement de la Cam, celle-ci était destinée essentiellement aux indigents qui n’avaient pas de moyens, mais actuellement tout le monde peut avoir accès à cette carte. La Cam coûte moins chère que les mutuelles de santé, ce qui fait que les effectifs des mutualistes n’augmentent pas.L’autre défi est le taux de pénétration des mutuelles de santé qui reste encore faible. En plus de cela, il n’y a pas d’assurance maladie universelle au Burundi, l’adhésion est volontaire et non obligatoire. Les prix des médicaments ont presque doublé, a précisé Mme Kaneza.Quant aux frais d’abonnement, Mme Kaneza a indiqué qu’une famille de 2 à 6 personnes s’abonne à 22 500 FBu/an au moment où une seule personne paie 15 000                                                                                                                                                                      FBu/an. A partir de 7 personnes jusqu’à 10, une somme forfaitaire  de 2 500 FBu est  ajoutée pour totaliser 25 000 FBu/an. Quand un membre de la Pamusab se fait soigner dans des centres de santé publics, il paie 30% et la mutuelle lui paie 70%. Dans les centres de santé confessionnels, le membre paie 40% et la mutuelle lui paie un ticket modérateur de 60% ,alors qu’il paie 50% dans les hôpitaux privés, la mutuelle lui paie 50%.
Martin Karabagega

 

 

SOCIETE>Pénurie d’eau dans certains quartiers de la mairie de Bujumbura

Beaucoup de conséquences néfastes s’observent

 

DSC03686L’eau est un besoin fondamental dans la vie quotidienne. sa pénurie cause beaucoup de perturbations. Beaucoup de travaux ménagers sont perturbés. Il est difficile de préparer le repas et aussi certaines personnes éprouvent des difficultés de prendre douche avant de se présenter au travail. Le quotidien d’informations, le Renouveau l’a constaté lors de son passage dans certains quartiers de la mairie, ce mardi le 7 novembre 2017 

 

Il n’y a pas longtemps que la pénurie d’eau s’observe dans certains quartiers de la mairie de Bujumbura dont la  zone Nyakabiga ainsi que certains autres quartiers de la zone Buyenzi, Bwiza, etc.  Un impact sur la vie de la population doit nécessairement être remarqué. Si par hasard il n’y a pas d’eau potable, il est difficile de préparer le repas surtout que l’homme a besoin de manger avant de vaquer à toute autre activité. Il a aussi besoin de prendre douche et de laver les habits pour ne pas attraper les maladies liées au manque d’hygiène. Les gens que le Renouveau a rencontrés à Nyakabiga ont fait savoir qu’il s’observe un manque d’eau depuis lundi le 6 octobre et que cela leur cause beaucoup de problèmes. Certains disent que leurs domestiques préparent le repas très tardivement parce qu’ils ne trouvent pas facilement d’eau. Et, par conséquent leurs enfants vont à l’école en retard et aussi ceux qui ont besoin d’atteindre le lieu de travail ne trouvent pas de facilité. Ils ont signalé que l’eau est si importante que son manque doit toucher la vie en général. Il arrive des fois où certains se réveillent pendant la nuit pour puiser de l’eau mais n’en trouvent pas.Le manque d’hygiène lié au manque d’eau s’observe aussi dans les restaurants et lieux d’aisance. La pénurie d’eau entraine d’autres problèmes de dépenses car les gens sont obligés d’aller acheter l’eau là où ils peuvent la trouver mais à un prix élevé. Ceux qui possèdent des voitures sont aussi obligés de les faire laver à un prix exorbitant.Rappelons que ce manque d’eau était averti par la Regideso. Mais la population demande que  ces réparations de la Regideso soient rapides. 

Olivier Nishirimbere

 

COMMUNE GASORWE > Le manque d’hygiène corporelle et vestimentaire

Un signe de la négligence envers les enfants en commune Gasorwe

 

DSC 3317L’hygiène est un problème sérieux particulièrement pour les enfants dans les communautés et les ménages pauvres. La majorité de ces enfants portent des vêtements très sales et ne se lavent que rarement  malgré les efforts fournis par l’administration pour la disponibilité de l’eau potable. Ce qui fait qu’il sont nombreux à être touchés par des maladies de la peau et des parasites.  

 

Dernièrement, la rédaction du quotidien burundais d’informations «Le Renouveau» s’est rendue sur la colline Buringa, zone et commune Gasorwe de la province de Muyinga pour se rendre compte de l’état des lieux de l’hygiène tant corporelle que vestimentaire des enfants. Le constant est que la plupart des enfants rencontrés sur cette colline portent des habits en lambeaux, très sales, qui visiblement n’ont pas été lavés depuis longtemps. «Le Renouveau» s’est entretenu avec certains enfants rencontrés à une source d’eau. Curieusement, ces enfants ne se lavent pas alors qu’ils viennent souvent puiser de l’eau. 

Les conséquences d’une mauvaise hygiène sont multiples 

Beaucoup d’enfants affirment qu’ils se lavent une fois le jour et lavent leurs vêtements une fois le mois ou la semaine. Mais ils soulignent  le manque criant de savons à  cette fin. Même s’ils ne se lavent pas souvent, ces enfants reconnaissent qu’à l’école on leur enseigne de faire l’hygiène corporelle et vestimentaire en se lavant tous les jours et en faisant la lessive régulièrement chaque fois que leurs habits sont sales.  Les enfants rencontrés à Buringa savent que la mauvaise hygiène a des conséquences: maladies corporelles, les maladies des mains sales et autres.Certains parents interrogés se sont exprimés en disant que cet état des lieux est essentiellement dû à la pauvreté.  C’est aussi dû à l’ingratitude de certains enfants qui n’écoutent pas les conseils des parents. Pour d’autres, il y a des parents qui n’achètent pas d’habits à leurs enfants au profit de la bière. « Ceux-là qui s’adonnent aux boissons alcoolisées, je vous jure qu’ils se soucient peu de leurs enfants jusqu’à les envoyer à l’école avec des habits sales ou déchirés », a dit Melchior Bamvune. Quant à Evelyne Niyokindi, c’est la négligence de certains parents qui s’occupent peu de leurs enfants car, dit-elle, « beaucoup de maris préfèrent se procurer de boissons alcoolisées plutôt que de s’acheter du savon à 100 F mais dont ce goût est consideré comme cher». Elle les appelle à changer de comportement et leur rappelle qu’une bonne hygiène prévient les maladies de la peau et celles des mains sales.

Le manque d’eau potable explique en partie cet état des lieux

Pour l’administrateur de la commune Gasorwe, Jean Claude Barutwanayo, le manque d’eau potable dont les conséquences sont énormes, explique en partie la mauvaise hygiène qui s’observe chez certaines gens de la colline Buringa. Celui-ci n’a pas manqué de dire que l’administration sensibilise souvent la population à être propre. « La pauvreté n’est qu’un prétexte. Il faudrait seulement qu’ils changent de mentalité », a souligné M. Barutwanayo.L’administrateur de la commune Gasorwe n’a pas manqué de rapporter qu’une fois que quelqu’un vient demander une audience et qu’on le trouve sale on l’envoie d’abord faire sa toilette dans une douche qui se trouve sur place. « Certains pensent qu’on les stigmatise mais c’est une sorte de sensibilisation à l’hygiène », a-t-il martelé.   
Jean Bosco Nkunzimana

 
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