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Environnement > Construction anarchique tout près du ravin de Mugoyi

Les habitants courent un risque de périr dans une catastrophe naturelle

 

DSC 4314Des familles vivant tout près du ravin de Mugoyi, commune urbaine de Kanyosha en mairie de Bujumbura, s’exposent à un grand risque de périr dans le glissement des rives qui s’observe souvent surtout pendant la saison pluvieuse. Si rien n’est fait pour éviter la construction des maisons dans cette localité, les conséquences seront néfastes et douloureuses pour les habitants et pour le pays.   

 

Au moment où le gouvernement du Burundi ainsi que les experts en environnement et dans la gestion des catastrophes naturelles ne cessent d’inviter la population burundaise à éviter de construire des maisons sur des terrains présentant des signes de glissement, il est remarquable que les gens font la sourde oreille à cet appel. C’est du moins, le constat de la rédaction du quotidien « Le Renouveau» lors de son passage à la source du ruisseau Mugoyi. D’aucuns savent que chaque année, pendant la saison des pluies, le ruisseau Mugoyi fait parler de lui surtout par le glissement et le débordement  de ses rives causant de nombreuses conséquences à la population du quartier Busoro. Il est alors incompréhensible qu’aujourd’hui les gens continuent à habiter et à exercer des activités comme la fabrication des briques dans ce ravin. A l’heure actuelle, les glissements des rives continuent à s’observer suite à la fragilité du sol mais c’est étonnant que les habitants ne s’inquiètent de rien alors que leurs maisons sont en danger. On ne s’empêcherait de dire qu’ils ont accepté de vivre entre la vie et la mort. Interrogé sur cette situation, un des habitants de cet endroit nous a dit être conscient qu’ils sont en danger mais qu’ils n’ont pas où aller. A la question de savoir où ils vivaient avant de s’installer dans cette localité, il dit qu’ils sont venus de l’intérieur du pays et qu’ils ne peuvent pas y retourner. Selon lui, ils se sont installés là bas parce qu’ils n’avaient pas de moyens pour s’acheter des parcelles. Il a affirmé qu’ils sont conscients du risque qu’ils courent mais qu’ils n’ont pas d’autres  solutions alternatives. En définitive, si rien n’est fait, les gens qui y habitent vont faire face aux problèmes liés aux catastrophes naturelles comme cela a déjà été le cas dans d’autres localités qui surplombent la ville de Bujumbura. 

Astère Nduwamungu

 

ASSAINISSEMENT> La gestion des déchets biomédicaux au Burundi

Un travail qui incombe impérativement au personnel soignant

 

IMG 5609Dans les formations sanitaires, la gestion des déchets biomédicaux incombe en premier lieu et impérativement aux infirmiers et aux médecins. Cela ressort d’un entretien accordé, le lundi 8 juillet 2019,  le chef du Service national d’hygiène et assainissement, Prosper Muyuku.   

 

Au cours de cette entrevue, Prosper Muyuku a d’emblée rappelé que les formations sanitaires dont les centres de santé et hôpitaux sont des lieux de rencontre entre les malades, le corps soignant et les accompagnateurs. « Souvent des actes qu’on pose sur le malade dans le but de faire le diagnostic ou de traiter sa maladie créent des biens mais aussi des déchets », a-t-indiqué.Comme il l’a fait savoir, pour qu’il y ait une bonne gestion des déchets qui sont produits dans les formations sanitaires, ils doivent être classés en plusieurs catégories. « Il y a des déchets biodégradables et des déchets non biodégradables, les déchets infectieux et d’autres non infectieux, des déchets chimiques, physiques ou encore biologiques ». Pour notre interlocuteur, tout ce qui est déchets biomédicaux, il est important d’en faire une bonne gestion dans la mesure où les gens peuvent s’infecter facilement.Il a signalé que la gestion des déchets biomédicaux doit se faire par séquence, en terme d’étapes. La première étape qui est aussi la plus cruciale consiste au tri-sélectif des déchets. En ce temps, on fait la pré-collecte de ces déchets. Pour bien gérer ces derniers, M. Muyuku affirme que le tri-sélectif exige qu’il y ait la présence des poubelles de couleurs variées ou, à défaut, mettre des étiquettes bien visibles pour éviter toute confusion. Etant donné que la gestion des déchets produits dans les formations sanitaires est toujours accompagnée d’une promotion d’hygiène de l’environnement hospitalier, Prosper Muyuku recommande à tout le personnel de santé de porter les objets de protection individuelle pour qu’ils protègent par la suite leurs pairs.                                             

Moïse Nkurunziza

 

ZONE MUSAGA> Etat d’avancement de la réhabilitation du ravin sur le boulevard Mutaga III

Les activités ont été suspendues

 

IMG 1541Les travaux de réhabilitation du ravin qui a causé plusieurs dégâts dans le quartier Kinanira et Ceceni de la zone Musaga ont été suspendus. Actuellement, le passage de cette route est limité jusqu’au petit séminaire de Bujumbura. Cependant, une petite protection a été faite, il y a eu mise en place des gabions pour éviter l’écroulement dans tous les sens. 

 

Le quartier Musaga est confronté à un élargissement du ravin qui le traverse depuis la rivière Kanyosha. Ce ravin a causé pas mal de dégâts dont la destruction des maisons qui étaient aux alentours . Les habitants de ce quartier ont été ravis des travaux de réhabilitation de ce dernier, parce qu’ils avaient été pris de panique, surtout ceux dont les maisons étaient proches du ravin. Dans ce dernier, on a déjà mis des gabions pour éviter l’aggravation de l’effondrement.  Le quartier Musaga est confronté à un élargissement du ravin qui le traverse depuis la rivière Kanyosha. Ce ravin a causé pas mal de dégâts dont la destruction des maisons qui étaient aux alentours . Les habitants de ce quartier ont été ravis des travaux de réhabilitation de ce dernier, parce qu’ils avaient été pris de panique, surtout ceux dont les maisons étaient proches du ravin. Dans ce dernier, on a déjà mis des gabions pour éviter l’aggravation de l’effondrement.  Les habitants rencontrés sur place sont inquiets de l’arrêt des travaux car, disent-ils, au cas où la pluie tomberait, toute la terre retournerait dans le ravin, et cela pourrait causer des ennuis. Et puis, ils souhaitent que cette route soit utilisable à nouveau, car disent-ils, ils doivent contourner le quartier pour aller de l’autre côté. L’ouvrier que nous avons rencontré sur place nous a seulement dit que les travaux ont été suspendus, sans préciser les raisons. Nous dit qu’il est promettons de contacter les services habilités pour savoir les raisons de cet arrêt des activités.

Aline Nshimirimana

 

FENAS>Atelier de sensibilisation sur les méfaits des drogues

La drogue pose un problème de santé publique

 

DSC 1029La Fédération nationale des acteurs non étatiques intervenant dans le secteur de la santé (Fenas) a organisé le lundi 8 juillet 2019, un atelier de sensibilisation sur les méfaits des drogues.

 

Dans son discours d’ouverture des activités, Joselyne Nsanzerugeze assistante du ministre de la Santé publique et de la lutte contre le Sida a fait savoir que le Burundi, tout comme la majorité des pays, n’échappe pas aux dangers et méfaits des drogues. La consommation de drogues est à l’origine de nombreuses maladies comme le cancer, les maladies mentales mais  elle est également une porte d’entrée des maladies infectieuses comme le VIH/sida les hépatites virales et d’autres.Mme Nsanzerugeze a indiqué que de multiples mesures ont été engagées par notre pays et se sont déployées depuis plusieurs années à tous les niveaux aussi bien politique, juridique, sanitaire, socio-économique qu’administratif. Avant l’année 1985, la drogue a été perçue comme un problème d’ordre public, abordée essentiellement sous l’angle de dangerosité sociale liée aux conduites agressives et incontrôlées. Mme Nsanzerugeze a fait savoir que le gouvernement du Burundi est déjà engagé dans la lutte contre la consommation des drogues. Ainsi, le ministère en charge de la santé a mené des actions pour lutter contre ce fléau, notamment, l’existence d’une ordonnance ministérielle sur la lutte contre la consommation des stupéfiants, etc. Pour Albert Mbonerane, représentant légal de la Fenas, la drogue est une réalité au Burundi. Sa consommation est répandue dans tous les coins du pays et l’impact de cette consommation est d’ordre social, économique et sanitaire. Le trafic et l’abus des drogues figurent parmi les causes de mortalité et de morbidité. La drogue est une des causes d’infection du VIH/Sida et de l’hépatite C, elle pose un problème de santé publique. M. Mbonerane a indiqué que la consommation des drogues est plus concentrée dans les centres urbains qu’ailleurs. C’est pourquoi la Fenas a pris comme zone d’action pour les activités de plaidoirie, la mairie de Bujumbura et la ville de Gitega. M. Mbonerane a apprécié les efforts du gouvernement du Burundi dans cette lutte contre les drogues, notamment, les dispositions du Code pénal et l’ordonnance ministérielle sur les stupéfiants, le Plan stratégique national de la santé mentale et l’Unité de la police anti-drogue. 

Lucie Ngoyagoye

 
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