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Témoignages > Difficultés rencontrées par les lépreux

Entre autres, la stigmatisation

00000La lèpre est une maladie due à une infection et touche la peau d’une personne. Celles qui souffrent de cette maladie rencontrent différentes difficultés dont la stigmatisation. Ces personnes demandent l’implication de tout un chacun dans le but d’éradiquer cette maladie.

Asha Ndimubandi est une femme originaire de la commune de Buganda dans la province de Cibitoke. Elle a attrapé la lèpre en 2000. Elle affirme que les personnes qui souffrent de cette maladie rencontrent beaucoup de problèmes : « En 2000, j’ai remarqué des tâches inhabituelles sur mon corps. Ce qui m’a beaucoup inquiété, c’est que celles-ci n’étaient pas accompagnées de douleurs. J’ai commencé à les cacher en pensant que c’est une maladie de la peau appelé eczéma. Au fur du temps, ces tâches se sont multipliées. Je me suis décidée d’aller dans une structure de soins. Le médecin qui m’a consultée m’a conseillé d’aller voir un dermatologue. Ce dernier m’a ordonné de faire un examen pour voir réellement quel était ce genre de maladie. Les résultats ont prouvé que je souffre de la lèpre. Le médecin a prescrit les médicaments que je devait prendre pendant six mois », a-t-elle témoigné.
Mme Ndimubandi a affirmé qu’elle a respecté les conseils du médecin traitant. Et, a-t-elle ajouté, au fur et à mesure qu’elle a pris les médicaments, les tâches disparaissaient progressivement. Après six mois, elle était totalement guérie.


La lèpre présente des invalidités si elle n’est pas traitée à temps
Notre source a fait savoir que quand elle était allée dans une structure de soins, elle pensait qu’elle était la seule à souffrir d’une telle maladie. Mais, elle a constaté qu’il y a d’autres gens qui souffrent autant qu’elle. Après, elle a rencontré ces gens et ensemble ils ont crée une association : « Nous avons créé une association appelée « Dushigikirane ». L’objectif était de s’encourager mutuellement mais aussi se donner des conseils sur la manière dont on doit se comporter dans la société au moment où elle nous stigmatise. Parmi les membres, certains ont des parties inférieures ou supérieures invalides. Ces gens ont consulté le médecin trop tard et certaines de leurs parties ont été endommagées par l’infection qui les a rongées. D’autres ont la chance d’aller se faire soigner trop tôt. Par conséquent, ils ont l’opportunité d’être guéris totalement. Cette association leur donne un cadre dans lequel ils peuvent échanger sur leur maladie. Mais aussi celui d’échanger sur la manière dont ils peuvent réaliser de petits projets pour s’auto développer et demander des financements ou des dons pour qu’ils restent utiles dans la société.

Les lépreux font face à différents problèmes
Notre source a révélé que quand un lépreux a une partie de son corps qui est endommagée, il se culpabilise et a peur de fréquenter d’autres personnes. Quant à la société, elle le pointe du doigt comme s’il a été sanctionné par Dieu. Elle a affirmé qu’autrefois, on disait même que c’est une sanction de Dieu à ceux qui ont commis de péchés graves.
Quand la victime de la lèpre est un petit enfant, ses parents ont tendance à le cacher de peur que toute la famille ne soit pas stigmatisée par le reste de la société : « Dans certains coins, quand on voit une personne qui souffre de la lèpre, l’entourage a tendance à coller cette maladie à toute la famille. C’est pour cette raison que quand un des membres de cette dernière souffre de la lèpre, au lieu de l’emmener dans une structure de soins, la première réaction est de le cacher pour que personne ne connaisse son état de santé », a-t-elle mentionné.
Mme Ndimubandi a en outre souligné qu’à cause de leur état de santé, les lépreux sont pauvres. Cela parce qu’ils n’exercent pas des activités génératrices de revenus suite à l’invalidité de certains.
Notre interlocuteur demande le gouvernement de mettre en place une politique claire sur la lutte contre la lèpre. Elle demande à tous les intervenants en matière de la lutte contre les maladies transmissibles d’appuyer les associations des lépreux dans le but d’éradiquer cette maladie. Elle a terminé son témoignage en rappelant que la lèpre est une maladie qui guérit lorsqu’elle est traitée à temps.
De ce fait, elle interpelle toute la population en général de soutenir et d’accompagner toute personne qui souffre de la lèpre dans les structures de soins dans les meilleurs délais. Elle a rappelé que les médicaments pour traiter la lèpre sont gratuits.

Rose Mpekerimana

 

CAMEBU> Remise officielle des tests de dépistage du VIH-Syphilis DUO au gouvernement

Un don de 30 000 tests de SD Bioline HIV/Syphilis DUO pour détecter simultanément le sida et le syphilis

001azLe groupe Alere à travers L’OPDAS-Burundi a procédé le mardi 21 février 2017, à la remise officielle des tests de dépistage du VIH-Syphilis à la Camebu (Centrale d’achat de médicaments essentiels, de dispositifs médicaux, de produits et matériels de laboratoire au Burundi). Ce don est constitué par 30 000 tests de SD Bioline HIV/Syphilis DUO.
Le groupe Alere est un leader dans le domaine du diagnostic point-of-care en offrant une solution pour le diagnostic précoce et correct au près des patients suspects des maladies. En ce qui concerne la lutte contre le sida, ce groupe offre une solution complète à partir du dépistage jusqu’au suivi du traitement qui pourrait aider à atteindre l’objectif 90.90.90. Cet objectif vise qu’en 2020, 90 % des personnes infectées par le VIH connaissent leur séropositivité, que 90 % des personnes séropositives aient accès à un traitement et que 90 % des malades traités aient une charge virale indétectable. Par cette donation, l’Alere a répondu à la demande de l’OPDAS-Burundi en donnant 30 000 tests de SD Bioline HIV/Syphilis Duo. C’est un test pouvant détecter simultanément le VIH et la syphilis avec un seul diagnostic en 15 minutes. Et ce test sera utilisé en tant que le premier test du dépistage pour la prévention de la transmission de la mère à l’enfant au Burundi.

Pour diminuer la mortalité des mères et des enfants
La Première dame du Burundi et présidente de l’APDAS-Burundi, Dénise Nkurunziza, a indiqué que, l’association des premières dames de l’Afrique depuis 2002 s’est fixé l’objectif de lutter contre la VIH-Sida afin de diminuer la mortalité des mères et des enfants et pour le bien être de la femme. Elle a fait savoir que dans la conférence de New york, les premières dames de l’Afrique se sont mises d’accord de conjuguer les efforts pour un avenir meilleur dans les familles et chez les jeunes. C’est dans cette optique que la l’OPDAS-Burundi a demandé une aide pour réaliser cet objectif. Mme Nkurunziza a indiqué que pour lutter efficacement contre ces deux maladies qui menacent les mères et les enfants, l’OPDAS-Burundi a voulu aider dans ce combat en passants par les partenaires dont l’Alere. Elle a ajouté que cette donation vient renforcer les capacités du programme du pays pour protéger l’enfant de la transmission du VIH/Sida par les mères. Et elle a pris l’occasion pour interpeller le ministère de la Santé publique et de la lutte contre le Sida de bien utiliser ce don.
Le ministre de la Santé publique et de la lutte contre le sida, Josiane Nijimbere, a remercié la présidente de l’OPDAS-Burundi et le groupe Alere pour ce don très important.
Fidès Ndereyimana

 

CENTRE SERUKA> Visite de la ministre britannique aux Affaires étrangères

Une assistance de deux millions de livres sterling a été accordée à ce centre

0A1La ministre britannique aux Affaires étrangères, Baroness Anelay, a visité, le jeudi 16 février 2017, le centre Seruka de Bujumbura. Une assistance humanitaire de deux millions de livres sterling a été accordée à ce centre. Cette somme sera utilisée pour subvenir aux besoins en alimentation d’urgence, aux médicaments essentiels en vue de répondre aux besoins des enfants vulnarables.

Dans une conférence de presse qu’elle a animée après la visite des différents services du centre Seruka, Madame Baroness Anelay, a indiqué que cette assistance est octroyée de la part du département britannique pour le développement international (DFID). Mme Baroness a également ajouté que ce don, conjointement destiné à l’Unicef et au comité international de la Croix rouge sera utilisé pour subvenir aux besoins en alimentation d’urgence, aux médicaments essentiels en vue de répondre aux besoins des enfants vulnérables ainsi que les services de protection de l’enfant et de l’éducation pendant les moments des urgences afin de leur donner plus d’espoir et d’opportunités pour leur avenir.
«Avec cette même somme, plus de cent mille Burundais seront assistés. Et cette assistance comprendra les soins médicaux pour soixante mille enfants souffrant de la malaria et de la malnutrition ainsi que l’approvisionnement en eau potable et la propreté pour plus de quarante mille personnes », a précisé Mme. Baroness. Cette dernière a aussi informé qu’elle est heureuse d’annoncer ce don additionnel de l’assistance humanitaire pour le Burundi qui pourra atteindre des milliers de personnes vulnérables.
«Et cela est un signe parlant qui montre le soutien et l’engagement de la Grande Bretagne en faveur du peuple Burundais » a affirmé Mme Baroness. Elle a terminé tout en signalant que l’Angleterre est prête à appuyer tous les efforts de la communauté internationale pour aider dans ce processus. Rappelons que ce nouveau financement vient s’ajouter à un autre de trois millions de livres sterling que le fond humanitaire du DFID avait donnés aux Burundais les plus vulnérables en 2016.

Avit Ndayiragije

 

PNILT> Célébration de la journée mondiale des lépreux

Sous le thème : « Rendons visible l’invisible, regardons la lèpre en face »

00aa12Le ministère de la Santé publique et de la lutte contre le sida a célébré le vendredi 17 février 2017 la journée mondiale des lépreux. Les intervenants à cette cérémonie ont demandé à tout le monde de soutenir les lépreux pour une lutte efficace contre la lèpre. Cette journée a été célébrée dans les enceintes du centre antituberculeux de Bujumbura (CATB) où de nouveaux locaux ont été inaugurés.

Dans son allocution, le représentant légal de l’Action Damien au Burundi, Michel Sawadogo a fait savoir que la lèpre reste une réalité au Burundi. Au cours de 2016, 419 cas de lèpre ont été enregistrés parmi lesquels 83% sont des cas contagieux. Pour une lutte efficace contre la lèpre, il a précisé que l’Action Damien a contribué pour chercher les financements qui s’élèvent à plus de 95 millions destinés à construire les nouveaux locaux au sein du CATB (Centre anti-tuberculeux de Bujumbura).

Le ministère en charge de la Santé soutient les initiatives contre la lèpre
Dans son mot de circonstance, la ministre de la Santé publique et de la lutte contre le sida, Josiane Nijimbere a fait savoir que la journée mondiale des lépreux a été initiée pour appeler tout en chacun à s’impliquer pour lutter contre la lèpre.
Elle a indiqué que la lèpre est une maladie guérissable si elle est diagnostiquée et traitée dans les meilleurs délais. Elle a rappelé que les signes de la lèpre sont entre autres les tâches inodores et insensibles sur le corps humain. Les provinces qui sont les plus touchées par cette maladie sont Rutana, Bururi, Makamba, Rumonge , Bubanza et Cibitoke.
Dr Nijimbere a affirmé que le gouvernement du Burundi soutient les initiatives de la lutte contre la lèpre. Elle a cité entre autres les actions en rapport avec la sensibilisation, le soutien et le traitement gratuit des malades mais aussi la mise en place d’un programme national chargé de la lutte contre cette maladie.
Elle a enfin interpellé toute la population en général et celle vivant dans les provinces endémiques en particulier de toujours aller dans les structures de soins chaque fois qu’elle voit des tâches inhabituelles sur son corps.
Elle a demandé à tout un chacun de contribuer pour éradiquer la lèpre au Burundi. Les cérémonies ont été clôturées par la distribution d’une aide aux gens qui sont guéris de la lèpre.

Rose Mpekerimana

 
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