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IGEBU> Prévision métrologique saisonnière d’octobre à décembre 2019

La période d’octobre à décembre constitue une saison de pluies abondantes sur tout le pays

 

DSC 0616L’Institut géographique du Burundi (IGEBU) a organisé le vendredi 6 septembre 2019 un atelier de présentation de la prévision météorologique saisonnière pour la période du mois d’octobre jusqu’au mois de décembre 2019. Selon les prévisions, une pluviomètrie supérieure à la normale est attendue sur tout le territoire national. 

 

Dans son discours d’ouverture des activités,  Emmanuel Ndorimana, secrétaire permanent au ministère en charge de l’environnement a fait savoir que le changement climatique constitue maintenant une menace au développement socio-économique dans toutes les régions du monde. Certaines régions sont touchées par des phénomènes météorologiques extrêmes qui se manifestent par des précipitations intenses tandis que d’autres pays sont confrontés à des vagues de chaleur et de secheresse de plus en plus extrêmes. M. Ndorimana a indiqué que le changement climatique est l’un des grands défis au développement de certains secteurs dont les plus vulnérables sont les secteurs agropastorales, la santé, les infrastructures, l’énergie, le transport, les écosystèmes naturels, etc. En dépit des efforts fournis  au niveau de l’adaptation aux changements climatiques, on enregistre d’année en année, à travers le pays, des cas de pluies intenses suivies  parfois par des inondations, des glissements de terrains marqués souvent par de terribles dégâts matériels et humains. M. Ndorimana a également fait savoir que l’intégration du changement climatique dans les processus de planification et de prise de décision est indispensable pour atteindre un développement durable. Déogratias Babonwanayo, directeur de l’hydrométéorologie et de l’agrométéorologie à l’Igebu a indiqué que la période d’octobre à décembre 2019 constitue une saison de pluies abondantes sur tout le pays. Il est prévu une probabilité accrue de pluies supérieures à la normale dans les régions du Mugamba, Bututsi, Imbo, Kirimiro, Buragane et Buyenzi. Une probabilité accrue des précipitations proche de la normale est prévue dans les régions du Moso, Bugesera et BweruM. Babonwanayo a fait savoir que  la saison pluvieuse commencera effectivement avec le début de la première décade du mois d’octobre 2019 sur la majeure partie du pays. Un léger retard serait observé dans la plaine de l’Imbo, dans les dépressions de l’est et une partie de l’est de Buyenzi où le début effectif de la saison est prévu à la deuxième décade du mois d’octobre 2019. Enfin, les prévisions saisonnières sont souvent perturbées par les phénomènes d’El Nino et la Nina, ce qui pousse les prévisionnistes à faire des mises à jour de la prévision.

Lucie Ngoyagoye

 

GENRE> Contributions de l’AFJB dans la promotion de la femme

Aider les victimes à accéder à la justice

 

DSC 2164L’Association des femmes juristes du Burundi (AFJB) aide les victimes à accéder à la justice. Cela ressort d’un entretien qu’a donné la coordinatrice nationale de cette association, prénommée Marie Emerusabe, le vendredi 30 août 2019, à la rédaction du journal Le Renouveau.  

 

Au cours de cet entretien, Mme Emerusabe a fait savoir que depuis sa création, l’Association des femmes juristes a pour objectif primordial de contribuer à la promotion des droits de l’Homme avec un accent particulier sur le cadre légal. En effet, l’AFJB aide les victimes aussi bien féminines que masculines  à avoir des avocats. « Même si quelque fois, il s’observe des défis financiers, notre association est composée en grande partie par les avocates. Au minimum, chaque femme juriste doit aider une victime par an ». D’après Mme Emerusabe, l’AFJB a contribué énormément dans l’adoption ou la réforme de certaines lois.  Elle a donné l’exemple de la loi n°1/013 du 22 septembre 2016 portant prévention, protection des victimes et répression des violences basées sur le genre. Concernant la loi sur les successions, Mme Emerusabe dit que cette association a élaboré en 2004 un projet de loi et qu’elle attend jusqu’aujourd’hui la suite.  Dans le but d’accompagner le gouvernement, l’AFJB a déjà élaboré  un avant projet de la loi portant réforme  de certaines dispositions du Code des personnes et de la famille qui mettent à l’écart la femme burundaise. «Nous avons espoir que ces dispositions qui handicapent la promotion de la femme seront améliorées».L’AFJB remercie l’Assemblée nationale d’avoir pris en compte leurs propositions  en les mettant dans le Code pénal de 2009. « Notre association, en collaboration avec d’autres associations œuvrant dans le domaine de la promotion de la femme, a donné des propositions d’amendement. C’est encourageant de voir comment les élus du peuple ont tenu compte de nos propositions pour ce Code mais aussi pour le Code de procédure pénale qui a suivi».

Des défis ne manquent pas

Même si la coordinatrice nationale de l’AFJB salue une certaine amélioration, des défis ne manquent pas. Parmi les défis évoqués figure la persistance de certaines lois qui présentent des articles qui ne favorisent pas ou qui handicapent la promotion de la femme. Mme Emerusabe donne l’exemple du code des personnes et de la famille. « Il y a ceux qui l’utilisent pour empêcher la femme de jouir de ses droits». L’autre défi est lié à la dépendance économique de la femme ainsi que ce qu’elle qualifie de vide juridique. 

Une loi sur les successions, une des demandes et préoccupations de l’AFJB

Dans le but de promouvoir les droits de la femme burundaise, l’AFJB plaide pour que les textes internationaux en rapport avec la promotion de la femme soient considérés. « Pour certaines lois, nous demandons aussi qu’il y ait la réforme des articles qui handicapent l’épanouissement de la femme ». Elle affirme que la loi sur les successions reste une préoccupation et une nécessité. Bien que les auteurs des violences basées sur le genre soient punis, Mme Emerusabe trouve un manquement en ce qui concerne l’indemnisation. Elle a ainsi demandé au gouvernement de créer un fonds national pour pouvoir indemniser les victimes des violences basées sur le genre. 

Moïse NKURUNZIZA.

 

GENRE> Les femmes vulnérables qui sont retournées sur leurs collines

Le problème foncier, une des difficultés qu’elles vont rencontrer

 

DSC 0347Les femmes vulnérables qui ont pris la décision de regagner leurs collines d’origine volontairement  ont témoigné comment elles prévoient organiser leur nouvelle vie. Mais, certaines ont peur pour ce qui concerne les problèmes fonciers. 

 

Les femmes vulnérables rencontrent beaucoup de difficultés dans la vie de tous les jours. Mais, la situation s’empire davantage si elles vivent dans les villes sans rien faire. Pour la prénommée Mélanie, la plupart des femmes ont voulu  retourner sur leurs collines d’origine mais elles manquaient des moyens requis pour y parvenir. Elle a indiqué que maintenant que le ministère des Droits de la personne humaine et du genre a réalisé les rêves des uns et  des autres, c’est un sentiment de satisfaction. Et d’ajouter que c’est aussi un sentiment de peur car ces femmes n’ont aucune idée de l’accueil qui leur est réservé. Elle a précisé que le problème foncier est parmi les difficultés auxquelles elles vont faire face.  Cela parce qu’il sera difficile pour ceux qui cultivaient leurs terres de les céder facilement.  Pour son cas, elle a indiqué qu’elle est descendue à Bujumbura à cause de la crise de 1993. Depuis lors, elle n’est pas retournée sur sa colline natale car les membres de sa famille se sont appropriés de ses  terres cultivables. Toutefois, elle se réjouit du fait que c’est le ministère en charge des affaires sociales qui a voulu les aider afin qu’elles puissent rentrer chez eux. Cela est très important car les administratifs à la base sont au courant de leur retour. Pour dire que ces personnes  seront protégées de la base au sommet. C’est pourquoi elle a pris l’occasion de remercier le ministère en charge des affaires sociales pour cet acte très noble de les appuyer afin qu’elles puissent retourner chez eux et commencer une nouvelle vie. Notre interlocutrice a saisi cette occasion pour interpeller les autres personnes vulnérables en général et les femmes en particulier qui n’ont pas encore pris la décision de rentrer chez elles de la prendre le plus rapidement possible car la vie de la mendicité ou autres métiers non autorisés n’est pas facile. « La vie dans des villes sans métier quelconque reste pénible », a-t-elle conclu. 

Fidès Ndereyimana

 

INSP> Remise de diplômes aux lauréats des promotions 2016, 2017 et 2018

Les besoins en professionnels de santé au niveau national restent élevés

 

DSC 0279L’institut national de santé publique (INSP) a procédé le jeudi 5 septembre 2019 à la remise de diplômes à plus de 430 lauréats répartis en différents départements. 

 

Dans son discours de circonstance, Thaddée Ndikumana ministre de la Santé publique et de la lutte contre le sida a fait savoir que la mission première dudit ministère est d’améliorer l’état de santé des populations. Cette mission ne saura être remplie si le ministère ne dispose pas des ressources nécessaires à cette fin, à savoir les ressources humaines, matérielles et financières. Les ressources humaines pour la santé étant le moteur du système de santé, l’apport des institutions de formation, en l’occurrence l’INSP, est indispensable au ministère de la Santé publique et de la lutte contre le sida.M. Ndikumana a indiqué que les besoins en professionnels de santé au niveau national restent élevés, comme chacun peut le percevoir et surtout si l’on considère les statistiques sanitaires existantes en rapport avec les normes de l’organisation mondiale de la santé (OMS). Ces normes préconisent le ratio d’un médecin pour 10 000 habitants et un infirmier pour  3 000 habitants. La problématique des ressources humaines pour la santé est fortement liée à la qualité des enseignements aussi bien théoriques que pratiques dans les institutions de formation. M. Ndikumana a promis que le ministère en charge de la santé publique ne ménagera aucun effort pour appuyer l’INSP et les autres institutions de formation médicale et paramédicale dans leur noble mission. Le ministre en charge de la santé publique se réjouit du fait qu’il y ait des effectifs plus ou moins élevés de diplômés qui vont permettre de réduire les disparités régionales ville-campagne car ces lauréats n’hésiteront pas à aller rendre service dans les coins les plus reculés des différentes provinces du pays.M. Ndikumana a terminé son allocution en adressant ses remerciements au corps professoral qui a accompagné ces lauréats durant leur scolarité. Il a également recommandé de continuer à rendre disponible une offre de formation variée et compétitive comparable à celle des autres pays de la Communauté est-africaine pour la maintenir au titre d’institut d’excellence. 

Lucie Ngoyagoye

 
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