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QUARTIER NYABAGERE> Pénurie d’eau potable sur la partie en amont

Les habitants appellent la Regideso d’intervenir le plus tôt possible

 

DSC08920La pénurie d’eau qui s’observe sur la partie en amont du quartier Nyabagere a beaucoup de conséquences sur la vie de habitants. Ces derniers craignent d’être victimes des différentes maladies liées au manque d’hygiène. Ils  demandent à la Regideso d’intervenir le plus tôt possible afin qu’ils aient cette ressource en permanence.  

 

La rédaction du quotidien d’informations Le Renouveau s’est entretenue, le lundi 28 janvier 2019, avec certains habitants de la partie en amont du quartier Nyabagere. Ces derniers indiquent que cette partie n’est pas approvisionnée en eau potable, il y a plus de deux semaines. « Nous ne voyons pas où réside le problème, d’autres, qui habitent le même quartier  que nous, sont alimentés en eau et même en quantité suffisante. Mais, cela fait plus de deux semaines que notre partie n’est pas alimentée  en eau potable alors que l’eau est la vie. Nous craignons d’être victimes des différentes maladies liées au manque d’hygiène », ont –ils souligné.  Et d’ajouter que les conséquences causées par cette pénurie d’eau sont nombreuses. Comme l’affirment certains habitants de ce quartier, ils perdent beaucoup de temps et de moyens à la recherche de l’eau. Il y a même ceux qui recourent aux eaux des rivières environnantes en l’occurrence, la rivière Nyabagere. Ces derniers sont exposés au danger.  Cette situation cause également des mésententes entre les employeurs et leurs domestiques. Il y en a même ceux qui abandonnent le travail quand leurs employeurs les envoient à la recherche de l’eau en argumentant que ce n’est pas stipulé dans le contrat verbal. Tous ceux qui se sont entretenus avec le quotidien d’informations demandent à la Regideso d’intervenir dans l’immédiat afin qu’ils aient cette ressource en permanence. En faisant ainsi, elle les aura épargnés des conséquences  pénibles de la pénurie d’eau, en l’occurrence les maladies liées au manque d’hygiène. 

Emélyne Iradukunda

 

CHOLERA> Mesures préventives

L’Ecofo Kamenge II  se sent en sécurité

 

secu3Le choléra vient de frapper les zones Kinama et Kamenge situées dans la périphérie de la capitale. En faisant une descente à l’Ecofo Kamenge II, le directeur nous signale que des mesures préventives sont prises tous les jours à cette école. C’est entre autre l’octroi du savon à chaque classe, l’enseignement de la propreté dans les classes, le bon usage des toilettes, etc.  

 

L’Ecole fondamentale Kamenge II est située aux alentours du marché de Kamenge où passent des marchands ambulants. Il y a lieu de constater que ladite école est bien protégée par une clôture avec un gardien à l’entrée, les toilettes sont maintenues propres et l’eau des robinets coule. Le directeur de cette école, Dominique Seseka nous dit qu’il faut des efforts pour que le choléra ne brise pas les murs de cette école pour attaquer les écoliers. « Nous interdisons formellement aux marchands ambulants de circuler autour de notre portail. Cela parce que les enfants peuvent acheter leurs marchandises et les mange sans se laver les mains. Ce qui constitue une porte d’entrée de cette maladie », dit-il. Ainsi, il faut aussi faire appel aux parents d’arrêter de donner de l’argent à leurs enfants au moment où ils vont à l’école. Il faut signaler qu’a la sortie des toilettes, les enfants prennent du savon dans leur classe pour se laver les mains. Comme les enseignants peuvent oublier de récupérer le savon au sein de la direction, le directeur a fait nommer des délégués de classe qui s’en chargent pour que chaque classe ait un morceau de savon disponible. A cela s’ajoute des séances de sensibilisation. Le directeur Seseka, aidé par ses enseignants, prennent le temps de parler de la propreté aux enfants et surtout dans les toilettes. Pour remédier à l’embouteillage qui peut se créer pendant la recréation quand les enfants vont aux toilettes à la fois, des tanks et des bassins d’eau ainsi que des gobelets ont été disponibilisés tout près des robinets. Les enfants peuvent ainsi se laver les mains sans attendre de se rendre aux robinets. Toutefois, M. Seseka déplore l’absence du personnel chargé d’hygiène qui ne passe plus dans les écoles comme cela se faisait dans le temps. Ces gens pouvaient aider pour que les enfants aient des enseignements suffisants, sans oublier qu’ils octroyaient du matériel pour désinfecter les toilettes au sein des écoles. Considérant que l’école se trouve dans la périphérie, le directeur se dit fier du nombre de latrines dont dispose cette école par rapport au nombre d’écoliers. Cela veut dire  qu’on compte 18 latrines, une pour les enseignants et le reste pour les écoliers dont 8 pour les filles et 9 pour les garçons. Ces latrines sont partagées par 1 300 écoliers divisés en deux groupes dont l’un vient dans l’avant-midi, l’autre dans l’après-midi. 

Blandine Niyongere

 

PROVINCE DE BURURI> Célébration de l’année 2019 dédiée au bassin du Nil

« Atténuer les effets de changement climatique en plantant les arbres »

 

DSC05836 1Dans le cadre de la Célébration de l’année 2019 dédiée au bassin du Nil, le ministère de l’Environnement, de l’agriculture et de l’élevage en collaboration avec l’Initiative du bassin du Nil (IBN) a procédé le lundi 28 janvier 2019, à la plantation des arbres aux environs de la source du Nil au nom de tous les Etats membres, dans la commune Rutovu, en province de Bururi. Les arbres jouent un rôle important dans l’atténuation des effets de changement climatique. 

 

Dans son allocution, celle qui a représenté le ministre de l’environnement, de l’agriculture et de l’élevage, Rénilde Ndayishimiye, directeur général de l’Institut géographique du Burundi (Igebu), a indiqué que les arbres ont une importance capitale dans la protection de l’environnement, dans la retenue de l’eau et dans la lutte contre l’érosion. Ils jouent aussi un rôle important dans l’atténuation des effets de changement climatique. C’est un devoir de planter les arbres pour protéger l’environnement dans le but de contribuer à l’augmentation de la production agricole. Cependant, toutes les variétés d’arbres ne sont pas permises d’être plantées partout, car il existe ceux qui consomment beaucoup d’eau. C’est l’exemple de l’eucalyptus et d’autres espèces nuisibles. C’est pour cette raison que le Burundi, à travers son ministère de l’Environnement, de l’agriculture et de l’élevage, est en train d’élaborer l’ordonnance ministérielle qui interdit de planter n’importe où des arbres consommant beaucoup d’eau à proximité des bas-fonds, des sources d’eau et des marais. En attendant la mise en application de cette ordonnance, la population est en train d’être sensibilisée sur le remplacement de ces espèces nuisibles, et des essences appropriées sont en train d’être distribuées pour la plantation.  Quant au directeur exécutif adjoint de l’Initiative du bassin du Nil, Saïdi Abdoul Karim, a dit qu’il est très content d’être là où le Nil prend sa source et qu’il a vu que cette source est bien protégée. Il a ajouté que les pays membres de l’Initiative du  bassin du Nil dont le Burundi, la République démocratique du Congo, l’Egypte, l’Ethiopie, le Kenya, l’Ouganda, le Rwanda, le Soudan, le Soudan du Sud et la Tanzanie,  sont en train  de  réaliser beaucoup de projets. L’exemple typique est celui du Burundi où l’IBN est en train de construire le barrage de Rusumo qui va alimenter en électricité ce pays en 47 KW. Il a clôturé son allocution en prouvant qu’il y a aussi d’autres projets que l’IBN va exécuter au Burundi. Il convient de signaler que cette activité a été clôturée par une visite de la pyramide symbolisant la source du bassin du Nil. 

Evelyne Habonimana

 

MUNICIPALITE DE BUJUMBURA> Réunion de sensibilisation sur la lutte contre le choléra et la maladie à virus Ebola

Echanger des idées pour lutter contre ces épidémies

 

DSC 1274En collaboration avec le ministère de la Santé publique et de la lutte contre le sida, la municipalité de Bujumbura a organisé, le mardi 29 janvier 2019, une réunion de sensibilisation sur la lutte contre le choléra et la maladie à virus Ebola à l’intention des administratifs à la base et des forces de sécurité à Bujumbura. Le but de cette réunion était d’échanger les idées pour pouvoir lutter contre ces épidémies. 

 

Au cours de cette réunion de sensibilisation, plusieurs exposés en rapport avec l’épidémie de choléra et la maladie à virus Ebola ont été faits. Concernant le choléra, la plupart des orateurs sont revenus sur le manque criant d’hygiène dans les restaurants et bars. Pour la maladie à virus Ebola, les participants ont été informés de tout ce qui est en rapport avec cette maladie y compris les moyens de contamination et de prévention. Dans une interview que l’assistante du ministre de la Santé publique et de la lutte contre le sida Joselyne Nsanzerugeze a accordée à la presse, elle a fait savoir que le but  de cette réunion était de sensibiliser les leaders de la municipalité de Bujumbura de la base à prendre des mesures de prévention pour la population non encore atteinte. Il s’agissait aussi de couper court à l’épidémie de choléra afin d’éviter les nouveaux cas de cette maladie. Les participants ont été également  informés de la situation de l’épidémie de la maladie à virus Ebola qui sévit en RDC.Selon Mme Nsanzerugeze, le ministère en charge de la santé publique voulait que l’administration territoriale puisse prendre le devant dans la prise des mesures de prévention et de l’amélioration de l’hygiène dans les communautés. Pour la maladie à virus Ebola, le ministère voulait que la population puisse savoir l’avancée de cette maladie afin de prendre conscience du danger réel causé par cette épidémie.Pour montrer sa détermination à combattre le choléra, le maire de la ville Freddy Mbonimpa a procédé à la fermeture de certains bars et restaurants où l’hygiène laisse à désirer.  L’endroit communément appelé  « Ku mapine » au centre ville, tout près de l’ex-marché central, endroit sans latrines alors que l’on y vend des boissons et des aliments a été fermé. 

Martin Karabagega

 
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