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MINISTERE DE LA SANTE PUBLIQUE> Lancement officiel du projet de renforcement des services de santé maternelle et infantile

Pour garder en  vie et en bonne santé les mères et les enfants des quatre provinces ciblées

00aaa11erLe ministère de la Santé publique et de la lutte contre le sida, en collaboration avec l’Unicef, a procédé, le mardi 2 octobre 2018, au lancement officiel du  projet de renforcement des services de santé maternelle et infantile. Ledit projet financé par  l’ambassade du Japon au Burundi via l’Agence japonaise de coopération internationale (Jica), d’un montant de 3 464 570 dollars américains, sera exécuté dans les quatre provinces pilotes, à savoir Cankuzo, Kirundo, Ngozi et Rutana dans le but de garder en vie et en bonne santé les mères et les enfants.
Dans son allocation, le représentant de l’Unicef, Jérémy Hopkins, a indiqué que ce projet  qui a comme objectif  général l’amélioration de la santé maternelle et infantile dans ces quatre provinces s’inscrit dans le cadre de la disponibilité des services  de qualité offerts aux femmes enceintes et aux enfants de moins de cinq ans.  « Ce projet qui vise plus de 150 000 femmes et 500 000 enfants de moins de cinq ans, y compris 130 000 nouveau-nés, permettra également de renforcer les capacités  des formations sanitaires dans les provinces cibles en termes  d’équipements et matériel ainsi que la disponibilité des produits de base et d’un personnel de qualité pour une bonne prestation des services de santé maternelle et néonatale de meilleure qualité », a-t-il expliqué.

« Eliminer les décès évitables chez les nouveau-nés et  les enfants de moins de cinq ans d’ici 2030 »

Quant à  Ryuichi Kato, directeur général division Afrique de Jica,  il a informé que cette organisation travaille au Burundi depuis 2007, et accompagne le gouvernement  du Burundi dans ses efforts vers la consolidation de la paix et le développement national. Il a ajouté que le présent projet  vient  pour continuer le programme des soins de santé pour les mères et les enfants qui vient de s’achever, lequel visait  la formation  sur l’offre des soins obstétricaux et néonatals essentiels ainsi que  la couverture  en carnet de santé mère-enfant, qui ont contribué significativement à la réduction du taux de mortalité  maternelle et à la promotion de la couverture en santé universelle à l’endroit des bénéficiaires.  « Et l’intégration  de l’indicateur  carnet de santé mère-enfant dans la grille d’évaluation du financement basé sur la performance des formations ainsi que son utilisation comme  outil efficace lors d’enregistrement des naissances constitue et des avancées majeures dans sa promotion », a-t-il affirmé.

« Renforcer et équiper tous les  centres médicaux des provinces bénéficiaires, parmi les résultats attendus »

Pour Joselyne Nsanzerugeze, assistante du ministre ayant la santé publique dans ses attributions, dans son discours, elle a d’abord salué les relations qui existent entre  la république du Burundi et celle du Japon à travers ses  partenaires, tout en appréciant l’impact des différents projets initiés et financés au Burundi dans le but de renforcer  le secteur de la santé et du développement national. Revenant sur le nouveau projet  lancé, elle a informé que ce dernier  vient au moment opportun parce qu’il va aider le Burundi dans l’amélioration de la santé de la mère et de l’enfant des provinces bénéficiaires et le renforcement des capacités du personnel soignant sur l’utilisation du carnet mère-enfant, afin de promouvoir la santé au sein de la communauté. Mme  Nsanzerugeze a terminé son discours en remerciant très vivement  le gouvernement japonais à travers son ambassade et agences de coopération pour son soutien dans le renforcement de la santé de la population, en général, et surtout des mères et des enfants, en particulier.

 Avit Ndayiragije

 

CARDIOLOGIE> Célébration de la Journée mondiale du cœur

Sous le thème : « Mon cœur, votre cœur »

0000azzz0001La Société burundaise de cardiologie (SBC) a procédé à la célébration de la Journée mondiale du cœur le samedi 29 septembre 2018 à Bujumbura. Les cérémonies ont débuté par une marche et ont été caractérisées par les activités de contrôle de la tension artérielle et de la glycémie. Le thème retenu était « mon cœur, votre cœur ».


Au cours de ces cérémonies, les participants ont d’abord fait une marche qui a débuté au Jardin public. En quittant le Jardin public, ils ont emprunté l’avenue Muramvya jusqu’au boulevard du 28 Novembre. Ils sont dévié vers la direction de l’IPA (Institut de pédagogie appliquée) jusqu’au siège de la CNIDH où ils ont emprunté l’avenue Muyinga, puis l’avenue Pierre Ngendandumwe jusqu’au lieu  de départ. Arrivés  au Jardin public, ils ont fait des exercices de musculation dans le but de montrer l’importance de faire du sport dans la prévention des maladies cardio-vasculaires. Après ces activités physiques, l’on a procédé à la prise de la tension artérielle et au contrôle de la glycémie.Dans son mot de circonstance, le représentant de l’OMS au Burundi a indiqué qu’il est satisfait de voir que les Burundais se font dépister les facteurs de risque des maladies chroniques non transmissibles. Il a félicité le président de la SBC en général et le Burundi en particulier car il voit chaque matin pendant le week-end, une colonne de gens qui montent sur les collines en faisant du sport. C’est un signe porteur d’espoir pour le bien-être de la population burundaise, a-t-il dit.Selon le président de la SBC, Dr Marc Nimburanira, le Burundi s’est joint au monde entier pour célébrer la Journée mondiale du cœur. Elle a été célébrée pour la première fois en 2000. Dr Nimburanira a fait savoir que cette journée a été retenue parce que les maladies cardio-vasculaires constituent la première cause de mortalité dans le monde. A titre illustratif, dix-sept millions de décès enregistrés dans le monde sont liés aux maladies cardio-vasculaires.Il a indiqué que cela représente un tiers des décès sur la planète et la moitié des décès par les maladies cardio-vasculaires, et 80% de ces décès sont enregistrés dans les pays en voie de développement.

Des promesses à tenir

 Dr Nimburanira a fait entendre que tout individu devrait promettre de cuisiner et de manger de façon saine notamment les fruits et les légumes. L’autre promesse est de faire l’exercice physique tout en encourageant les membres de la famille et ceux du milieu environnant sans oublier de dire non au tabagisme.Aux professionnels de santé, Dr Nimburanira les a conseillés  de contribuer dans le contrôle des facteurs de risques cardio-vasculaires. L’autre promesse doit être  faite par les gens qui sont responsables  de la santé que ce soit au niveau des communautés, des provinces et ou du pays, en mettant et  en suivant des recommandations qui sont données par l’OMS.Selon Dr Nimburanira, tout le monde doit avoir un cœur sain en faisant le contrôle  des facteurs de risque cardio-vasculaires. Ces facteurs sont l’hypertension artérielle, le diabète, l’obésité, le tabagisme, la sédentarité, etc. Les données actuelles  au niveau de l’Afrique montrent que 46% des gens de plus de 25 ans ont Sl’hypertension artérielle. Dr Nimburanira a profité de l’occasion pour dire à toute personne âgée de plus de 25 ans qui ne s’est pas fait dépister l’hypertension artérielle qu’elle a commis un grand péché.  
Martin Karabagega

 

Municipalité de Bujumbura> Hygiène des jus artisanaux vendus dans des bouteilles en plastique

Elle laisse à désirer

00012aaaDans les différentes rues ou encore dans les différents marchés de la municipalité  de Bujumbura, on observe la vente de jus artisanaux emballés dans des bouteilles en plastique. Ces jus peuvent mettre en danger la santé des consommateurs dans la mesure où les fabricants travaillent de façon artisanale et œuvrent également dans la clandestinité. En plus de cela, ces jus sont vendus dans des bouteilles conçues pour un usage unique. 

Les jus artisanaux qui sont vendus dans des bouteilles en plastique à usage unique peuvent causer des problèmes de santé à la population surtout aux consommateurs. Les fabricants de ces jus travaillent de façon artisanale et œuvrent également dans la clandestinité. Ces derniers ne se conforment pas non plus aux normes reconnues par la loi. La rédaction du quotidien d’informations Le Renouveau s’est entretenu le mercredi 26 septembre 2018 avec un garçon qui était en train de vendre ces jus dans les parkings se trouvant au centre ville de Bujumbura. Ce garçon indique que ces jus sont préparés à l’aide des fruits, notamment les maracujas. Il ajoute que ces jus sont préparés dans les ménages et qu’ils sont appréciés par les consommateurs surtout les enfants. Il a fait savoir également qu’une bouteille de jus est vendue à 500 FBu. 

   En plus de cela, le constat est que ces jus sont emballés et commercialisés dans des bouteilles qui sont conçues pour un usage unique. Ces bouteilles peuvent aussi être à la source de contamination de différentes infections.  Les consommateurs, quant à eux, ne se soucient de rien en ce qui concerne l’hygiène de ces jus et du danger qu’ils peuvent présenter pour la santé humaine. L’essentiel pour eux est de s’en procurer à des prix abordables malgré les mauvaises conditions dans lesquelles ils ont été préparés et vendus. Ceux qui se sont entretenus avec le quotidien d’informations demandent aux autorités compétentes d’arrêter dans l’immédiat la vente et la fabrication de ces jus pour le bien-être de la population. 

Emélyne Iradukunda

 

Albinos Sans Frontiere> Entretien avec un albinos sur les difficultés rencontrées dans la vie quotidiènne

Leur stigmatation à l’école est à l’orgine de l’abandon scolaire pour certains d’entre eux

001aaaaajjCe mardi 25 septembre 2018, la rédaction du quotidien d’information Le Renouveau s’est entretenue avec un albinos sur la vie quotidienne de ces derniers. Les difficultés sont nombreuses et il doit y faire face pour survivre.


Dans une interview avec le président de l’association Albinos Sans Frontière (ASF) Kassim Kazungu, il a indiqué que l’albinisme est une maladie qui se caractérise par une dépigmentation de la peau. Elle due à l’absence de production de mélanine dans le corps. C’est une maladie génétique. Les cheveux et les poils sont blancs ; l’albinisme peut entrainer un cancer de la peau en cas d’exposition au soleil et cause une diminution de la vue. Pour un albinos, les problèmes ne manquent pas dans la vie de tous les jours. Pour Kassim Kazungu, cela dépend du milieu dans lequel il est. Une personne qui est discriminée, rejetée et même repoussée par sa propre famille ne peut pas vivre sans problème. Souvent, les albinos ne sont pas acceptés par leur père et même leurs frères qui ont un teint noir. seules les mères les accepent car elles ne peuvent pas renier leurs enfants, a ajouté M.KazunguDans les écoles, M.Kazungu a fait savoir que les albinos ont un problème des yeux, ils ont du mal à lire ce qui est au tableau, les autres enfants normaux ne comprennent pas ce qui se passe chez eux et commencent à les repousser.

Tout cela  pousse certains d’entre eux à abandonner leurs études. Mais pour pallier à ce problème, l’association Albinos Sans Frontière a été créé afin de les aider dans tout ce dont ils ont besoin avec l’aide de ses partenaires. Ils organisent des séances de sensibilisation envers les parents afin de leur faire comprendre que l’albinisme est une maladie comme tant d’autres. Malgré cela, le cas des personnes qui ne comprennent pas comment une personne ayant un teint noir peut mettre au monde un enfant de teint clair comme un blanc s’observe toujours. Dans les provinces de Ruyigi, il y a toujours des gens qui crient après un albinos croyant qu’ils peuvent vendre certaines parties du corps d’un albinos et devenir riches, a signalé M.Kazungu.Pour M. Kazungu, le chemin est encore long. Il interpelle tout le monde à changer de comportement envers les albinos parce qu’en eux, il n’y a rien de spécial qui puisse leur faire gagner de l’argent. 

Sonia Busogoro (stagiaire)

 
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