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MARIAGE FORCE> Témoignage d’une femme victime

Dans la majorité des cas, les femmes en souffrent le plus

 

Un mariage forcé est un mariage conclu sans l’accord de deux parties. Hommes et femmes peuvent en être victimes mais dans la majorité des cas, ce sont les femmes qui en souffrent le plus. Les raisons de ces mariages sont variées mais dans la plupart des cas, la pauvreté pousse certaines familles à donner leurs filles à des personnes riches pour bénéficier en retour de certains intérêts.  

 

J.K. est une femme qui a été forcée par ses parents à se marier. A cause de la pauvreté, ces derniers voulaient profiter de la richesse de leur gendre. « J’avais 18 ans et j’étais encore sur le banc de l’école quand mes parents m’ont obligée de me marier avec un commerçant. Ce dernier avait promis à mes parents qu’il allait s’occuper de moi et qu’il allait également me laisser  poursuivre mes études. Les premiers jours du mariage, nous vivions en parfaite harmonie, nous sortions ensemble, etc.,  la vie était vraiment belle.  Une année après, nous avons  eu un enfant. Après l’accouchement, j’ai demandé à mon mari de me laisser reprendre mes études, mais  en vain. C’est à partir de ce moment que j’ai commencé à mener une vie difficile. Le comportement de mon mari a subitement changé. Chaque fois que je lui demandais de reprendre mes études, il me disait que je devais rester à la maison et m’occuper de notre enfant », a dit J.K. Selon toujours J.K., le mariage forcé a des conséquences néfastes sur la vie des couples et celle des enfants. Hommes et femmes peuvent tous en être victimes mais, dans la majorité des cas, ce sont les femmes qui en souffrent le plus. Elle a précisé que ce mariage viole également le droit à l’éducation de la femme. Elle a révélé ainsi le manque d’amour dans le couple, la mésentente.  Et d’ajouter que cela est plus dur pour les enfants qui vont grandir dans un environnement sans amour et cela  a également  des conséquences graves sur le futur de ces enfants. J.K. conseille aux parents de laisser à leurs enfants la  liberté de choisir eux- mêmes leurs partenaires. Car, ce qui est important dans la vie des couples, c’est l’amour et non pas l’argent. 
Emélyne Iradukunda

 

Adus> Association des Porteurs du groupe sanguin O rhésus négatif

Pour sauver la vie des individus

 

DSC03529De temps en temps, les donneurs de sang du groupe sanguin  O rhésus négatif font face à des difficultés de manque de sang. Pour essayer de trouver des solutions à ce problème, les donneurs de sang de ce groupe se sont mis en association pour pallier ce manque. 

 

L’Association des donneurs universels de sang « Adus », groupe sanguin O rhésus négatif est une association sans but lucratif agréée par l’ordonnance ministérielle no530/1263 du 28 août 2017.  L’Adus a autour de 270 membres. Pour être membre, on doit présenter un document attestant que quelqu’un a le groupe sanguin O rhésus négatif. Dans son entretien, Ferdinand Yamuremye, représentant légal de l’Adus a fait savoir que cette association a été créée dans le but de sauver la vie des individus. Le porteur du groupe sanguin O rhésus négatif peut donner le sang à tous les autres groupes sanguins à savoir les groupes A+, A-, B+, B-, AB+, AB-, o+ et o- tandis que celui qui a le groupe sanguin O rhésus positif donne aux groupes o+, A+, B+  ainsi que le AB+.M. Yamuremye a indiqué que l’Adus a été créée au mois de juin 2016 dans des conditions particulières. A cette période, il y avait une carence du sang du groupe sanguin O rhésus négatif. Les volontaires donnaient du sang en cas de besoin mais, ce n’était pas facile de trouver ces gens. Le Centre national de transfusion sanguine (CNTS) gardait certains contacts des donneurs universels pour qu’ils interviennent en cas de besoin.  Ce sont ces volontaires qui se sont convenus de créer cette association afin de pouvoir collecter ou donner du sang à ceux qui en ont besoin.M. Yamuremye a indiqué que le CNTS continue à collecter le sang comme d’habitude. L’Adus intervient en cas d’urgence ou en cas de carence du sang. Les membres de l’Adus donnent du sang sans attendre d’être servis en retour.

Tous les gens doivent connaître leur groupe sanguin

M. Yamuremye a laissé entendre que tous les gens doivent connaitre leur groupe sanguin. Cela permettra d’avoir plus rapidement le sang en cas de besoin. Les parents doivent aussi connaître les groupes sanguins de leurs enfants dès la naissance. Il est aussi conseillé aux fiancés de faire le test du groupe sanguin comme ils le font pour le VIH-Sida. M. Yamuremye demande au gouvernement que le test du groupe sanguin soit gratuit. Il y a des gens qui ne font pas ce test suite au manque de moyens financiers. Il demande aussi que le prix du médicament qu’on injecte aux femmes du rhésus négatif  après l’accouchement soit abordable. M. Yamuremye souhaite que l’association soit appuyée ou soutenu par le gouvernement car elle contribue à sauver la vie des individus. L’Adus fait tout pour sensibiliser la population afin qu’elle donne le sang régulièrement pour sauver la vie. Il ne faut pas qu’il y ait  quelqu’un qui meurt suite au manque de sang.Certaines personnes qui ont le groupe sanguin O rhésus négatif ont dit que, de temps en temps, elles ont des difficultés de trouver du sang. Une femme qui a requis  l’anonymat a fait savoir que lors de l’accouchement, le médecin a décidé de lui transfuser trois sachets de sang. Mais, cela n’a pas été facile suite au manque de sang. On lui a donné une poche de sang le premier jour, les deux autres n’étaient pas disponibles. On a dû attendre deux jours pour trouver d’autres poches. 
Lucie Ngoyagoye 

 

Maladies cardiovasculaires> Les facteurs de risque

Certains sont modifiables et d’autres ne le sont pas

 

Les facteurs de risques des maladies cardiovasculaires sont nombreux. Comme l’a indiqué le cardiologue Marc Nimburanira dans un entretien accordé aux journalistes, certains de ces facteurs sont modifiables au moment où d’autres ne le sont pas. 

 

Les maladies cardiovasculaires ne touchent pas seulement les personnes aisées comme la plupart des personnes le pensent. Ces maladies touchent tout le monde. Les facteurs de risque des maladies cardiovasculaires sont trouvables partout que ce soit pour les personnes à ressources limitées, que ce soit pour les personnes nanties, a dit M. Nimburanira.Les facteurs sont notamment le tabagisme, le diabète. L’hypertension artérielle peut arriver à n’importe quel âge même chez l’enfant. La surcharge pondérale peut être trouvée chez n’importe quelle personne. M. Nimburanira encourage les personnes à faire des activités physiques  régulièrement, à avoir une alimentation riche en légumes et fruits, à avoir un poids idéal de 25 kilos/m2.Selon M.Nimburanira, certains facteurs  de risque cardiovasculaire ne sont pas modifiables. Il a cité, à titre illustratif, le sexe. L’homme est le sexe le plus touché par rapport à la femme. Quant à l’âge, la femme à plus de 65 ans et l’homme à plus de 55 ans sont plus à risque à développer une complication à long terme sur le plan cardiaque. D’autres facteurs non modifiables sont de antécédents familiaux.Les facteurs de risque cardiovasculaires qui sont modifiables sont, entre autres, l’hypertension artérielle qui peut subvenir à n’importe quel âge, a fait savoir Dr. Nimburanira.  Ce dernier a allongé la liste en évoquant le diabète, le cholestérol, l’obésité c'est-à-dire la surcharge pondérale. Au delà de 25 kilos/m2, l’individu commence à entrer dans une situation d’obésité.A part ces facteurs modifiables ci-haut cités, Dr. Nimburanira a fait savoir qu’il y a d’autres facteurs. La consommation éthylique est l’un des facteurs prédisposant. Pour lui, il faut consommer d’une manière modérée.  L’autre facteur prédisposant est par exemple quand la femme a atteint la ménopause. Quand elle n’a plus d’hormones intrinsèques, la femme ménopausée court aussi le risque cardiovasculaire que l’homme, a dit M.Nimburanira.
Martin  Karabagega

 

SBC> Les stratégies dans la lutte contre l’hypertension artérielle

Elle encourage un dépistage systématique pour tout le monde

 

DSC03556La Société burundaise de cardiologie appelle toute personne à se faire consulter au moins une fois par an. Elle  conseille également à la population d’adopter un style de vie, des mesures hygiéno-diététiques qui vont permettre non seulement de lutter contre l’hypertension artérielle mais aussi de contrôler d’autres facteurs de risque cardiovasculaire.  

 

Selon Dr Marc Nimburanira, le président de la Société burundaise de cardiologie, dans la lutte contre l’hypertension artérielle la première stratégie est de communiquer, d’informer le personnel de santé sur l’existence de cette maladie ainsi que la prise en charge et la prévention. « Nous allons continuer à informer la population sur les dangers de cette maladie et sensibiliser également la population à faire le dépistage. Toute personne doit se faire consulter au moins une fois par an et nous encourageons les professionnels de santé à faire systématiquement une prise tensionnelle chez tous les patients qui viennent en consultation. Ce serait dommage qu’un patient sorte d’un cabinet de consultation sans qu’une mesure de tension artérielle n’ait été prise parce que c’est une maladie asymptomatique », a dit Dr. Nimburanira.  Il  a ajouté que quand elle est asymptomatique, elle se révèle au stade des complications. « C’est un patient qui vous arrive avec un accident vasculaire cérébral ou dans un état comateux », a insisté Dr. Nimburanira .

Adopter des mesures hygiéno-diététiques 

Dr. Nimburanira  encourage un dépistage systématique pour tout le monde, surtout chez les jeunes, même chez les enfants car il y a des enfants qui peuvent faire de l’hypertension artérielle. Dr. Nimburanira conseille également à la population d’adopter un beau style de vie, des mesures hygiéno-diététiques qui vont permettre non seulement de lutter contre l’hypertension artérielle mais aussi de contrôler d’autres facteurs de risque cardiovasculaire comme le diabète, l’obésité, le cholestérol, sans oublier l’interdiction formelle de fumer.  «  Car le tabac n’apportera rien à l’organisme sauf que c’est un élément nuisible  pour la santé », ajouté Dr. Nimburanira. 

Emélyne Iradukunda

 
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