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ENTRETIEN> Sur les fumées rejetées dans l’atmosphère par les groupes électrogènes

Leurs effets néfastes sont lourds

Au Burundi en général, on utilise l’électricité verte produite par des centrales hydroélectriques. Mais à la suite d’une forte demande de l’électricité par la population qui est supérieure à l’offre, l’électricité devient insuffisante. Les habitants font recours aux groupes électrogènes. Ces derniers émettent des fumées qui sont néfastes pour la santé et l’environnement.

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L’insuffisance de l’électricité au Burundi est un réel problème. La demande en électricité est supérieure à l’offre. Cela engendre alors la pénurie de cette denrée. Pour pouvoir trouver une solution, la Régideso, en charge de l’eau et de l’électricité, instaure à cet effet le système de délestage surtout pendant la saison sèche. Les habitants des quartiers sans électricité font recours à d’autres mécanismes pour s’en procurer. Les moyens utilisés sont notamment les groupes électrogènes. D’après l’environnementaliste et professeur à l’université du Burundi, Casimir Harerimana, l’énergie produite par des groupes électrogènes implique la combustion des hydrocarbures. Les fumées émises par des groupes électrogènes dans l’atmosphère sont si dangereuses. Elles contiennent des gaz néfastes à la santé et à l’environnement comme le gaz carbonique(CO2). Le gaz carbonique est un gaz à effet de serre qui contribue au réchauffement climatique, a indiqué M. Harerimana. Le réchauffement climatique engendre à son tour des changements climatiques avec toutes ses conséquences sur l’environnement et la santé, continue M Harerimana. Ici on a les événements extrêmes tels que les inondations, les pluies torrentielles, les chaleurs extrêmes et les déserts. M Harerimana ajoute que l’augmentation des températures due aux effets de serre favorise le paludisme sur tout le territoire national alors qu’avant, certaines régions en0 étaient épargnées.

Utiliser les énergies renouvelables
Selon M. Harerimana, il faut privilégier l’utilisation des énergies renouvelables. Il s’agit notamment de l’énergie électrique verte, éolienne et de l’énergie solaire. M. Harerimana a indiqué que pour sauvegarder un environnement et une santé sains de la population, il faut couper cours avec l’utilisation des groupes électrogènes.
Martin Karabagega

 

Gestion des immondices> Près des marchés publics

Une responsabilité partagée pour trouver une solution durable

Il y a plus de deux mois, le Deuxième vice-président de la République, Gervais Rufyikiri a effectué une descente sur terrain pour se rendre compte de l’état des lieux des immondices se trouvant près des marchés publics. Il a constaté que ces déchets constituent un danger, non seulement chez les usagers des marchés mais aussi à la population environnante. Il a par conséquent recommandé à la mairie et aux Setemu (Services techniques municipaux) d’enlever ces immondices. Aujourd’hui, la situation revient comme avant. La responsabilité doit être partagée pour trouver une solution durable

DSC06682Au marché de Jabe se trouvant dans la Commune urbaine de Bwiza, des déchets en provenance du marché mais aussi des ménages environnants constituent des immondices ayant la taille d’une montagne. Ces déchets se trouvent devant l’une de l’entrée principale de ce marché, d’autres au dessus de ce dernier. La population environnante jette le tort aux usagers du marché. Elle a précisé que ces derniers devraient savoir gérer les déchets qui proviennent du marché. Ceci parce que ce sont eux qui les jettent par terre. Et, ceux qui sont chargés de balayer le marché acheminent ces déchets dans un lieu se trouvant tout près du marché.
Quant aux usagers du marché de Jabe, ils ont fait savoir qu’ils ne sont pas responsables de la gestion des déchets qui proviennent de l’intérieur du marché. Ils ont indiqué qu’ils donnent chaque jour une taxe à la mairie. « Cette dernière devrait alors s’organiser en collaboration avec les Setemu pour enlever ces immondices», ont-ils réagi.
La situation ci-haut mentionnée semble la même au marché de Ruvumera ainsi qu’au City market appelé « chez Siyon ». La question posée par la population environnante de ces marchés ainsi que les usagers de ces derniers reste la même : Qui est responsable de la gestion des immondices qui se trouvent près des marchés publics ? Aussi, qui doit assumer si la santé de ces gens est menacée par certaines maladies causées par le manque d’hygiène ?
Les usagers des marchés publics ainsi que la population environnante demandent à la mairie de Bujumbura de trouver une solution durable pour prévenir certains problèmes qui peuvent être causés par ces immondices.
Rose Mpekerimana

 

ACECI> Sa contribution dans la lutte contre le paludisme

Eradiquer le paludisme au Burundi, c’est la responsabilité de tous

 

 
Le paludisme est la première cause de mortalité en Afrique en général et au Burundi en particulier. Les femmes enceintes et les enfants de moins de 5 ans et les malades du sida en sont les premières victimes. Raison pour laquelle l’Agence consultative en éthique de la coopération internationale(Aceci se joint aux autres acteurs dans la lutte contre le paludisme par la production des anti- moustiques à base de la plante appelée « Cataire ».

 

DSC 0174Dans un entretien, Ginette Karirekinyana, directrice de l’Aceci a fait savoir que l’agence plaide en faveur du facteur humain dans les grands enjeux mondiaux comme la gestion de l’environnement; les relations bilatérales et multilatérales. Concernant, les activités de prévention et de lutte contre le paludisme, des séances de sensibilisation sont organisées dans le but d’informer la population sur les conséquences du paludisme sur la vie de la communauté.
Mme Karirekinyana a indiqué que l’Aceci focalise sa contribution sur la sensibilisation, le plaidoyer, la synergie de tous les moyens afin de lutter efficacement contre le paludisme. En plus , le Burundi possède des moyens non exploités pour réduire à zéro le nombre de victimes dû au paludisme. Comme le paludisme est causé par les piqûres de moustiques, l’utilisation des anti-moustiques devrait faire partie des stratégies nationales de lutte contre le paludisme. Dans un contexte de pauvreté, l’environnement est un allié de taille dans la lutte contre le paludisme. C’est une source du bien-être, de l’alimentation et des remèdes.
Mme Karirekinyana recommande aux différents intervenants dans le domaine de la lutte contre le paludisme de développer des secteurs qui intègrent les valeurs environnementales et créent des conditions favorables de lutte contre le paludisme. Elle a conclu en disant qu’éradiquer le paludisme au Burundi, c’est la responsabilité de tous.
Lucie Ngoyagoye

 

 

GATUNGURU> Menace des eaux des canaux d’évacuation de la RN1

Cette situation inquiète la population environnante

 

Les eaux provenant des canaux de sécurisation de la RN1 Bujumbura- Bugarama inquiète les habitants des localités de Gatunguru et Gasenyi. Dès la sortie de la capitale, les travaux de réhabilitation de cette route vont bon train mais les populations environnantes ne se sentent pas sécurisés.

 

DSC02202En février 2014, la population de Gatunguru a connu une catastrophe naturelle suite à la déviation de la rivière Gatunguru qui a emporté des vies et des biens. Le débordement de cette rivière a aussi endommagé les bordures de la route RN1 Bujumbura –Bugarama. Des travaux de réhabilitation s’observent dès la sortie de la capitale au nord de la commune urbaine Kamenge. Une colonne d’ouvriers est entrain de refaire les canaux de drainage des eaux sur 1Km et la reconstruction du pont sur la rivière Gatunguru. En guise de protection de cette route, on n’y a posé au moins 3 buses sous- terrain de déviation des eaux.

Il est demandé au ministère du tutelle de donner des directives.

Cependant ces eaux constituent une ménace sérieuse sur la population de Gatunguru. Madame Diane Irankunda, une habitante trouvée sur place affirme que les gens ne se sont pas encore remis de la catastrophe naturelle de l’année passée. En effet, à la sortie de ces eaux, en bas de la route, les eaux se propagent dans toutes les directions et n’épargnent rien au passage champs et habitations. Selon Mme Irankunda, le bonheur des uns fait le malheur des autres. «Par exemple ma voisine qui avait six enfants et qui en a perdu quatre dans les inondations ne peut pas être a l’aise au vu de cette eau qui s’envoie délibérément dans les ménages». Elle affirme que tout orage à l’horizon constitue dans son cœur un danger de mort parce qu’elle dit garder toujours en mémoire cette événement tragique.
A cela elle ne comprend pas comment la compagnie chinoise qui effectue ces travaux se contente de protéger la route sans se soucier du sort des populations environnantes. Mme Irankunda ajoute que les autorités locales ont approché cette compagnie. Elle continue en faisant appel au ministère en charge de la surveillance de ces travaux de bien donner des directives à cette compagnie afin de parachever leur travail en creusant un autre canal qui pourra collecter de toutes ces eaux dans une direction qui garantirait la sécurité des populations de Gatunguru. Elle termine en disant que la réhabilitation de cette route est très importante pour le développement de notre pays mais qu’un développement durable doit tenir compte des intérêts de tous.

Robert Gilbert Sayumwe (stagiaire)

 
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