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INSALUBRITE> Centre-ville de Bujumbura

L’urgence s’impose

 

A la jonction de l’avenue des Etats-Unis et celle de la Croix-Rouge, à côté du mur de l’antenne de l’Université de Mwaro à Bujumbura, près de la microfinance Mutec et le bâtiment qui abritait l’ambassade des Etats-Unis se trouvent des ordures qui devraient attirer l’attention de plus d’un.

 

DSC 1712Ces ordures sont composées de déchets solides issus de différents magasins environnants, notamment des sachets en plastique et des cartons. Les déchets humains qui s’y ajoutent et éparpillés tout le long de l’avenue des Etats-Unis rendent insupportable la vie des habitants des environs et des passants. Il en est de même sur l’avenue de la Croix-Rouge, tout le long du mur de la clinique prince Louis Rwagasore et à l’entrée du Centre national de transfusion sanguine (CNTS). Des ordures et des restes de pailles y sont visibles partout. Curieusement, les poissons comme le Ndagala et le Mukeke y sont séchés en permanence. Certes, les vendeurs de poissons font une bonne affaire, mais à quel prix ? L’on se pose la question de savoir où sont passés les chargés d’hygiène et les Services techniques municipaux (Setemu). Pour ceux qui ont l’habitude d’emprunter cette voie, ils sont témoins oculaires de cette situation.
Comme causes d'insalubrité il y a le manque de bacs à ordure dans la ville ; le manque de sensibilisation à l’endroit de la population et la non participation de celle-ci dans les travaux visant à rendre propre la ville. Les enfants et adultes sans domiciles attendent la tombée de la nuit pour ensuite se soulager sur cette avenue moins fréquentée le soir. C’est également des passants irresponsables qui ne se soucient de rien qui ont transformé cet endroit en urinoir. Comme conséquences, il y a la survenue de diverses maladies et la pollution de l'environnement.

Il n’est plus facile de flâner dans les rues de la capitale

L’insalubrité dans laquelle baignent certaines rues de la capitale fait qu’il n’est plus agréable de marcher dans certaines rues. Emprunter l’avenue des Etats-Unis nécessite d’avoir des aptitudes en saut d’obstacle. Bref, il est aujourd’hui quasiment impossible de se promener, de flâner à Bujumbura comme cela se fait dans toute ville qui se respecte et qui permet à ses habitants de parcourir agréablement ses rues pour prendre de l’air.
Par temps de pluies, Bujumbura se transforme en océans par endroits ou en marécages dans d’autres endroits. La cause est toute simple : Bon nombre de canalisations d’eaux pluviales sont bouchées. Lorsque ce ne sont pas les fameux sacs en plastiques qui en sont la cause, c’est carrément parce que les bouches d’égout sont obstruées. Elles sont utilisées comme poubelles après avoir retiré, en toute inconscience et en toute impunité, les plaques d’acier qui les ferment. Il suffit de longer les grandes voies et de jeter un coup d’œil dans ces bouches d'égout pour s’en rendre compte.
C’est bien connu, on n'arrête pas l'eau qui veut ou qui doit s'écouler. Lorsqu'on tente de l'arrêter, elle se trouve fatalement une autre voie au point de se retrouver parfois à des endroits où rien n'est prévu pour continuer sa route. Dans ce cas, c'est inévitablement l'inondation. Lorsque par temps de pluie, l'eau arrive péniblement à se frayer un chemin aux avenues de la Mission et de l’Amitié, et qu'elle ne peut plus poursuivre sa route, que pense-t-on qu'il se produira?

Des sommes colossales pour lutter contre les maladies

La résurgence de certaines maladies parfois mortelles tels que le choléra, la dysenterie bacillaire, la fièvre typhoïde en dit long sur la saleté de la ville de Bujumbura. Les spécialistes ne les appellent-ils pas d'ailleurs des maladies de la saleté ? Et dire que les autorités, chaque année, dépensent des sommes colossales pour venir à bout de ces maladies alors qu’il suffirait d’assainir le cadre de vie pour les éviter et ce avec moins de moyens. Les fonds ainsi utilisés pourraient servir à réaliser d’autres projets. Cela paraît simple et pourtant….
Que dire du paludisme ? Le paludisme est une maladie endémique chez nous. Le paludisme se transmet par la piqûre des moustiques (anophèle). Les moustiques adorent se multiplier dans les endroits sales et humides (dépôts d’ordures, eaux stagnantes, etc.). Comment voulons-nous venir à bout de ce fléau alors que nous offrons, de bon cœur, au vecteur de cette maladie tous les moyens de se développer ? Simple question de bon sens ! Les onéreux programmes de lutte contre le paludisme et toutes les lamentations à l’endroit de la communauté internationale n’y feront rien tant que les habitants n’assainiront pas la ville, leur milieu de vie. Comme dit plus haut, l’état actuel des caniveaux de la ville en dit long sur notre amour pour le paludisme (cela paraît cynique mais c'est vrai).

L’insalubrité ne va pas avec le développement durable

Ces dernières années, s’il y a un thème qui revient très souvent dans les discours et communications des dirigeants de pays et d’entreprises, c’est celui du « développement durable ». Cette expression qui est en soit un véritable modèle économique peut se définir comme « le fait de poser des actions de développement aujourd’hui pour améliorer le bien-être des populations contemporaines sans toutefois compromettre l’existence des générations futures ». Il est aussi repris abondamment par les responsables et activistes environnementalistes et politiques burundais. Parler de développement durable dans des conditions d’insalubrité paraît moins commode. Le développement durable n’est pas uniquement les biocarburants, les énergies renouvelables, c’est aussi des choses simples comme la propreté, la salubrité, la discipline d’une ville ou d’un pays.
Charles MAKOTO

 

Province sanitaire de Bubanza> Services de santé maternelle

La redevabilité de tout un chacun est une urgence

 

Le ministère de la Santé publique et de la lutte contre le sida, à travers le projet d’appui à la politique nationale du Burundi, a organisé un séminaire de diffusion des résultats d’une étude sur les perceptions des services de santé maternelle, les besoins et les souhaits des femmes de la commune Bubanza. L’équipe de chercheurs a partagé les résultats avec les parties prenantes. L’activité a eu lieu le mercredi 17 décembre 2014.

 

DSC06900« Assurer des soins de santé maternelle adéquats est un défi majeur pour tous les systèmes de santé dans le monde en général et au Burundi en particulier. Chaque année, les femmes meurent en donnant naissance ou pour des causes directement liées à leur grossesse », tels sont les propos de Dr Bonite Havyarimana, médecin provincial de la province de Bubanza.
L’accès aux services de santé maternelle de qualité et donc de leur utilisation reste insuffisant dans de nombreux pays pauvres dont le Burundi, souligne Dr Prospère Niyongabo, l’un des chercheurs.
Dr Georges Nsengiyumva a dit, quant à lui, que l’un des moyens qui peuvent aider à améliorer l'utilisation et à éviter certaines causes de la maladie est de renforcer le rôle des citoyens dans la dispensation et la planification des soins de santé. Cette amélioration peut être obtenue par l'utilisation de mécanismes de responsabilisation sociale dans la prestation des soins de santé. Cette utilisation de mécanismes de redevabilité peut être un moyen qui peut aider à renforcer le système de soins de santé au Burundi.

La santé maternelle, un problème majeur de santé publique

Dans le but d'explorer le rôle qui peut être joué par ces mécanismes pour améliorer les services de santé maternelle au Burundi, l'Institut national de santé publique (INSP), en collaboration avec d'autres partenaires soutenus par l'Université libre d'Amsterdam et l'Institut royal tropical d'Amsterdam a décidé de mener des recherches sur l'impact des mécanismes de recevabilité sociale dans l'amélioration des services de santé maternelle.
Un programme de recherche sur cinq ans qui a commencé en 2012 et dans ce cadre, une analyse de base a été menée dans la commune Bubanza. Sur les 383 femmes, 364, soit 95 %, ont pu discuter des problèmes de santé maternelle avec un professionnel de santé. Le but de recherche était de contribuer à l’évidence scientifique afin d’informer sur la conceptualisation et le développement des politiques par rapport à la redevabilité sociale dans les soins de santé maternelle dans les pays fragiles.
Cette observation est principalement due au fait qu’au Burundi, la santé maternelle reste un problème majeur de santé publique. L’Enquête démographique et de santé de 2010 a estimé le taux de mortalité maternelle de 500 décès pour 100 000 naissances vivantes. Ce taux de mortalité est très élevé et reste loin de l'objectif fixé par les Objectifs du millénaire pour le développement (OMD) pour le Burundi, qui doit être inférieur à 275 décès pour mille naissances en 2015.

Répondre aux besoins réels de la population

En 2010, révèle Dr Havyarimana, les statistiques de l’OMS montrent que 287 000 femmes sont mortes des causes maternelles dans le monde.
L'étude a porté sur les perceptions sur les services de santé maternele rendus en commune Bubanza.
En dépit de la souscription de la plupart des pays dans le monde aux OMD et de la reconnaissance du rôle de l’accouchement médicalement assisté par le personnel qualifié dans la réduction du taux de mortalité maternelle, peu de progrès ont été accomplis dans le monde dans la lutte contre la mortalité maternelle.
Les résultats tirés de cette recherche pourront être utilisés pour montrer aux prestataires de services comment leurs services sont perçus par le public, ils vont être encouragés à améliorer les services.
De ces résultats, les prestataires de services seront sensibilisés sur l'importance de la participation des bénéficiaires à la planification de la santé. Les services améliorés qui répondent aux besoins réels de la population sont les mieux utilisés parce qu'elle a confiance dans ces services.
Yolande NINTUNZE

 

CNTS> Visite du centre par le ministère de tutelle

L’insuffisance du personnel et de l’équipement entrave son fonctionnement

 

Le jeudi 18 décembre 2014, le ministère de la Santé publique et de la lutte contre le sida a effectué une visite du CNTS (Centre national de transfusion sanguine). Le constat est que ce centre souffre d’une insuffisance du personnel qualifié et de l’équipement approprié. Le représentant de la ministre de tutelle a promis que des efforts supplémentaires seront déployés pour pallier ses difficultés.

 

DSC 0793L’assistante du ministre de la Santé et de la lutte contre le sida, Dr Cloé Ndayikunda a d’abord visité les différents services du CNTS. Elle était accompagnée par plusieurs autorités du ministère, à savoir l’inspecteur général de la Santé, le directeur général a.i. de la Planification et le directeur général des Ressources. Guidés par le directeur du centre et les techniciens de chaque service, ils ont fait un constat de la situation, et la visite a été suivie d’une réunion avec les employés du CNTS.

Certaines des questions méritent une attention particulière

Au cours de la réunion de l’assistante du ministre avec les employés du CNTS, plusieurs questions qui entravent le bon fonctionnement du centre ont été soulevées. Il s’agit notamment de l’insuffisance du personnel qualifié. C’est, entre autres, comme l’a souligné la directrice adjointe du CNTS, 6 médecins, 1 psychoclinicien et 11infirmiers qui seraient attachés au service d’accueil et de sélection des donneurs de sang. Quant aux équipements, ils sont insuffisants et de plusieurs types. Il s’agit de l’outil informatique qui permettrait l’informatisation surtout du service d’accueil qui est actuellement classique. C’est également le matériel de laboratoire et de conservation sûre du sang qui font défaut. A titre d’exemple, il y avait 23 frigos et maintenant 11 sont en panne. Les employés ont enfin souligné le manque de véhicules de terrain qui aident à la collecte de sang. Les locaux des CRTS (Centre régionaux de transfusion sanguine) font également défaut et ces derniers ont soulevé la question de déplacement lors de la collecte de sang.

Le gouvernement s’engage à trouverla solution aux questions soulevées

Dans son intervention, Mme Ndayikunda a dit que le gouvernement ne ménagera aucun effort pour permettre au CNTS d’accomplir sa mission de sauver les vies humaines. C’est ainsi qu’elle a annoncé que le ministère des Finances a autorisé l’ouverture d’un compte propre au CNTS pour le recouvrement des dettes et les paiements éventuels. S’agissant du personnel et de l’équipement du centre, Dr Cloé Ndayikunda dit que les autorités du ministère plaideront auprès des partenaires techniques et financiers pour essayer de relever les défis.
Toutefois, le ministère va octroyer des locaux aux CRTS via les responsables sanitaires des milieux respectifs, a-t-elle enfin souligné.
Amédée HABIMANA

 

QUARTIER MUTANGA> Arrachement occasionné par la rivière Ntahangwa

Il y a urgence d’intervenir pour limiter les dégâts

 

La rivière Ntahangwa est sur le point de détruire la route allant vers le sous quartier de Mugoboka et les maisons environnantes de Mutanga situées au terminus de l’avenue Sanzu, car un arrachement progresse vers la route. Les habitants de Mutanga éprouvent une grande peur qu’une fois les pluies abondantes de la saison y contibuent, leurs maisons peuvent s’écrouler. Ces derniers demandent au gouvernement en premier lieu une solution urgente de la stabilisation des parois de la rivière en entendant d’autres grands travaux.

 

DSC00844Le président de l’Association pour le développement du Quartier Mutanga, Alexandre Ndikumagenge, indique que l’arrachement sur la rivière Ntahangwa a fait l’objet d’étude depuis 2010. Un dossier y relatif dont le dévis s’élevait à quinze millions de francs burundais a été transmis au PTPCE (Projet des travaux publics et de création d’emploi) pour étude et exécution. Ce dernier raconte qu’en 2013, suite à une pluie torrentielle, l’arrachement s’est étendu sur environ 80 mètres et, à ce moment, le Deuxième Vice-président de la République avait visité les lieux, accompagné du ministre des Travaux publics et de celui en charge de l’Environnement. M. Ndikumagenge souligne que c’est dommage car le glissement de terrain a commencé à dix mètres de la route mais, il est arrivé à un mètre près. Il indique qu’il n’y a que ce seul passage pour se rendre à Mugoboka. Une fois que la route aura été coupée, ce sera terminé pour les habitants de la localité.

Intervenir à temps pour limiter les dégâts

Un ingénieur qui travaille dans l’entreprise des travaux de génie civil, Cobuco, Rémy Ndikumagenge, indique que les travaux seront beaucoup plus importants par rapport à la situation de 2010 car, après la pluie torrentielle de 2013, l’éboulement a été complexe parce qu’il y’a eu le phénomène de glissement, et plus ou moins vingt mètres de terrain sont partis. M. Ndikumagenge indique que le devis effectué à ce moment est estimé à 450 000 000 FBu pour juste un petit travail.
Les habitants de Mutanga font aussi appel à la Régideso car il y a un tuyau qui prend l’eau de la rivière vers la place publique et une fois que la terre s’arrache le tuyau lui-même sera arraché. Ces derniers demandent aux autorités de leur venir en aide, bien qu’il y ait aussi d’autres problèmes. Car si la route est coupée, le coup sera extrêmement dur, comme pour le lycée de Vugizo qui va coûter presque dix milliards de francs parce qu’on n’est pas intervenu à temps.
ORNELLA MUCO (stagiaire)

 
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