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Province sanitaire de Bubanza> Services de santé maternelle

La redevabilité de tout un chacun est une urgence

 

Le ministère de la Santé publique et de la lutte contre le sida, à travers le projet d’appui à la politique nationale du Burundi, a organisé un séminaire de diffusion des résultats d’une étude sur les perceptions des services de santé maternelle, les besoins et les souhaits des femmes de la commune Bubanza. L’équipe de chercheurs a partagé les résultats avec les parties prenantes. L’activité a eu lieu le mercredi 17 décembre 2014.

 

DSC06900« Assurer des soins de santé maternelle adéquats est un défi majeur pour tous les systèmes de santé dans le monde en général et au Burundi en particulier. Chaque année, les femmes meurent en donnant naissance ou pour des causes directement liées à leur grossesse », tels sont les propos de Dr Bonite Havyarimana, médecin provincial de la province de Bubanza.
L’accès aux services de santé maternelle de qualité et donc de leur utilisation reste insuffisant dans de nombreux pays pauvres dont le Burundi, souligne Dr Prospère Niyongabo, l’un des chercheurs.
Dr Georges Nsengiyumva a dit, quant à lui, que l’un des moyens qui peuvent aider à améliorer l'utilisation et à éviter certaines causes de la maladie est de renforcer le rôle des citoyens dans la dispensation et la planification des soins de santé. Cette amélioration peut être obtenue par l'utilisation de mécanismes de responsabilisation sociale dans la prestation des soins de santé. Cette utilisation de mécanismes de redevabilité peut être un moyen qui peut aider à renforcer le système de soins de santé au Burundi.

La santé maternelle, un problème majeur de santé publique

Dans le but d'explorer le rôle qui peut être joué par ces mécanismes pour améliorer les services de santé maternelle au Burundi, l'Institut national de santé publique (INSP), en collaboration avec d'autres partenaires soutenus par l'Université libre d'Amsterdam et l'Institut royal tropical d'Amsterdam a décidé de mener des recherches sur l'impact des mécanismes de recevabilité sociale dans l'amélioration des services de santé maternelle.
Un programme de recherche sur cinq ans qui a commencé en 2012 et dans ce cadre, une analyse de base a été menée dans la commune Bubanza. Sur les 383 femmes, 364, soit 95 %, ont pu discuter des problèmes de santé maternelle avec un professionnel de santé. Le but de recherche était de contribuer à l’évidence scientifique afin d’informer sur la conceptualisation et le développement des politiques par rapport à la redevabilité sociale dans les soins de santé maternelle dans les pays fragiles.
Cette observation est principalement due au fait qu’au Burundi, la santé maternelle reste un problème majeur de santé publique. L’Enquête démographique et de santé de 2010 a estimé le taux de mortalité maternelle de 500 décès pour 100 000 naissances vivantes. Ce taux de mortalité est très élevé et reste loin de l'objectif fixé par les Objectifs du millénaire pour le développement (OMD) pour le Burundi, qui doit être inférieur à 275 décès pour mille naissances en 2015.

Répondre aux besoins réels de la population

En 2010, révèle Dr Havyarimana, les statistiques de l’OMS montrent que 287 000 femmes sont mortes des causes maternelles dans le monde.
L'étude a porté sur les perceptions sur les services de santé maternele rendus en commune Bubanza.
En dépit de la souscription de la plupart des pays dans le monde aux OMD et de la reconnaissance du rôle de l’accouchement médicalement assisté par le personnel qualifié dans la réduction du taux de mortalité maternelle, peu de progrès ont été accomplis dans le monde dans la lutte contre la mortalité maternelle.
Les résultats tirés de cette recherche pourront être utilisés pour montrer aux prestataires de services comment leurs services sont perçus par le public, ils vont être encouragés à améliorer les services.
De ces résultats, les prestataires de services seront sensibilisés sur l'importance de la participation des bénéficiaires à la planification de la santé. Les services améliorés qui répondent aux besoins réels de la population sont les mieux utilisés parce qu'elle a confiance dans ces services.
Yolande NINTUNZE

 

CNTS> Visite du centre par le ministère de tutelle

L’insuffisance du personnel et de l’équipement entrave son fonctionnement

 

Le jeudi 18 décembre 2014, le ministère de la Santé publique et de la lutte contre le sida a effectué une visite du CNTS (Centre national de transfusion sanguine). Le constat est que ce centre souffre d’une insuffisance du personnel qualifié et de l’équipement approprié. Le représentant de la ministre de tutelle a promis que des efforts supplémentaires seront déployés pour pallier ses difficultés.

 

DSC 0793L’assistante du ministre de la Santé et de la lutte contre le sida, Dr Cloé Ndayikunda a d’abord visité les différents services du CNTS. Elle était accompagnée par plusieurs autorités du ministère, à savoir l’inspecteur général de la Santé, le directeur général a.i. de la Planification et le directeur général des Ressources. Guidés par le directeur du centre et les techniciens de chaque service, ils ont fait un constat de la situation, et la visite a été suivie d’une réunion avec les employés du CNTS.

Certaines des questions méritent une attention particulière

Au cours de la réunion de l’assistante du ministre avec les employés du CNTS, plusieurs questions qui entravent le bon fonctionnement du centre ont été soulevées. Il s’agit notamment de l’insuffisance du personnel qualifié. C’est, entre autres, comme l’a souligné la directrice adjointe du CNTS, 6 médecins, 1 psychoclinicien et 11infirmiers qui seraient attachés au service d’accueil et de sélection des donneurs de sang. Quant aux équipements, ils sont insuffisants et de plusieurs types. Il s’agit de l’outil informatique qui permettrait l’informatisation surtout du service d’accueil qui est actuellement classique. C’est également le matériel de laboratoire et de conservation sûre du sang qui font défaut. A titre d’exemple, il y avait 23 frigos et maintenant 11 sont en panne. Les employés ont enfin souligné le manque de véhicules de terrain qui aident à la collecte de sang. Les locaux des CRTS (Centre régionaux de transfusion sanguine) font également défaut et ces derniers ont soulevé la question de déplacement lors de la collecte de sang.

Le gouvernement s’engage à trouverla solution aux questions soulevées

Dans son intervention, Mme Ndayikunda a dit que le gouvernement ne ménagera aucun effort pour permettre au CNTS d’accomplir sa mission de sauver les vies humaines. C’est ainsi qu’elle a annoncé que le ministère des Finances a autorisé l’ouverture d’un compte propre au CNTS pour le recouvrement des dettes et les paiements éventuels. S’agissant du personnel et de l’équipement du centre, Dr Cloé Ndayikunda dit que les autorités du ministère plaideront auprès des partenaires techniques et financiers pour essayer de relever les défis.
Toutefois, le ministère va octroyer des locaux aux CRTS via les responsables sanitaires des milieux respectifs, a-t-elle enfin souligné.
Amédée HABIMANA

 

QUARTIER MUTANGA> Arrachement occasionné par la rivière Ntahangwa

Il y a urgence d’intervenir pour limiter les dégâts

 

La rivière Ntahangwa est sur le point de détruire la route allant vers le sous quartier de Mugoboka et les maisons environnantes de Mutanga situées au terminus de l’avenue Sanzu, car un arrachement progresse vers la route. Les habitants de Mutanga éprouvent une grande peur qu’une fois les pluies abondantes de la saison y contibuent, leurs maisons peuvent s’écrouler. Ces derniers demandent au gouvernement en premier lieu une solution urgente de la stabilisation des parois de la rivière en entendant d’autres grands travaux.

 

DSC00844Le président de l’Association pour le développement du Quartier Mutanga, Alexandre Ndikumagenge, indique que l’arrachement sur la rivière Ntahangwa a fait l’objet d’étude depuis 2010. Un dossier y relatif dont le dévis s’élevait à quinze millions de francs burundais a été transmis au PTPCE (Projet des travaux publics et de création d’emploi) pour étude et exécution. Ce dernier raconte qu’en 2013, suite à une pluie torrentielle, l’arrachement s’est étendu sur environ 80 mètres et, à ce moment, le Deuxième Vice-président de la République avait visité les lieux, accompagné du ministre des Travaux publics et de celui en charge de l’Environnement. M. Ndikumagenge souligne que c’est dommage car le glissement de terrain a commencé à dix mètres de la route mais, il est arrivé à un mètre près. Il indique qu’il n’y a que ce seul passage pour se rendre à Mugoboka. Une fois que la route aura été coupée, ce sera terminé pour les habitants de la localité.

Intervenir à temps pour limiter les dégâts

Un ingénieur qui travaille dans l’entreprise des travaux de génie civil, Cobuco, Rémy Ndikumagenge, indique que les travaux seront beaucoup plus importants par rapport à la situation de 2010 car, après la pluie torrentielle de 2013, l’éboulement a été complexe parce qu’il y’a eu le phénomène de glissement, et plus ou moins vingt mètres de terrain sont partis. M. Ndikumagenge indique que le devis effectué à ce moment est estimé à 450 000 000 FBu pour juste un petit travail.
Les habitants de Mutanga font aussi appel à la Régideso car il y a un tuyau qui prend l’eau de la rivière vers la place publique et une fois que la terre s’arrache le tuyau lui-même sera arraché. Ces derniers demandent aux autorités de leur venir en aide, bien qu’il y ait aussi d’autres problèmes. Car si la route est coupée, le coup sera extrêmement dur, comme pour le lycée de Vugizo qui va coûter presque dix milliards de francs parce qu’on n’est pas intervenu à temps.
ORNELLA MUCO (stagiaire)

 

Rugombo> Lancement officiel de la semaine santé mère – enfant, deuxième édition

« Ensemble pour améliorer la santé de la mère et de l’enfant »

 

Le Deuxième Vice-président de la République du Burundi, Gervais Rufyikiri, a lancé officiellement le mardi 16 décembre 2014, au stade de la commune Rugombo, en province de Cibitoke, une campagne nationale dédiée à la Semaine santé mère-enfant(SSME), deuxième édition 2014. La SSME fournit un paquet complet d’intervention pour les mères et les enfants.

 

DSC 0684Dans son discours de circonstance, le Deuxième Vice-président de la République, Gervais Rufyikiri, a précisé que ces activités se font, car, le degré de mortalité des enfants et des mères est très élevé. En 2005, pour les enfants de moins de 5 ans, 142 enfants sont morts pour 1 000 naissances. En 2010, il était 46 enfants pour 1 000 naissances. L’effectif des mères qui ont accouché et qui sont mortes en 2005 était de 615 tandis qu’en 2010, il était de 500 sur 1000 naissances. « Il y a eu une diminution mais le chemin est encore long. Nous voulons qu’en 2015 cet effectif ne dépasse pas 275 », a-t-il souhaité.
Dans cette province de Cibitoke, le choléra est observé ; c’est pour cette raison que M.Rufyikiri a conseillé à la population de bouillir l’eau avant de la boire. Il a profité de cette opportunité pour l’inviter à aller voter aux prochaines élections de 2015 et de s’y préparer dans la paix et la sérénité.

Un paquet complet d’intervention

La ministre de la Santé publique et de la lutte contre le sida, Sabine Ntakarutimana, quant à elle, a indiqué que le paquet d’intervention à la deuxième édition de la SSME comprendra la supplémentation en vitamines A chez les enfants de 6 à 59 mois ; le déparasitage à l’albendazole chez les enfants de 1 à 14 ans et chez les femmes enceintes au deuxième et troisième trimestre de la grossesse ; la sensibilisation au lavage des mains à l’eau propre et au savon et la vaccination de rattrapage pour la deuxième dose du vaccin anti-rougeoleux chez les enfants âgés de 18 à 23 mois .Dans certaines provinces notamment Ngozi et Cibitoke, des poudres de micronutriments qui contribueront à la lutte contre la malnutrition ont été distribueés.
Ainsi, 1 421 727 enfants recevront la supplémentation en vitamines A ; 3 797 622 enfants et 309 505 femmes enceintes depuis quatre mois bénéficieront du déparasitage à l’albendazole. Aussi, 145 199 enfants recevront la deuxième dose du vaccin anti-rougeoleux et enfin, 69 800 enfants recevront des poudres en micronutriments.

Innovations introduites

La ministre Ntakarutimana a également fait savoir que ces campagnes ont certainement contribué à la réduction de la morbidité et de la mortalité des enfants de moins de 5 ans et des femmes enceintes. Elle a en outre précisé que son ministère a introduit le carnet de santé mère-enfant, qui est non seulement un outil de suivi médical, mais aussi qui permet en outre d’établir un lien entre les services de l’état civil et de la santé.
La représentante de l’Unicef a souligné que, lors des dernières évaluations des résultats des SSME précédentes, on a malheureusement constaté une baisse significative des performances. Pour y remédier, «nous avons voulu améliorer la préparation de cette campagne et nous y avons introduit de meilleurs outils de micro-planification ». Un outil de rapportage des données à l’aide des téléphones mobiles sera piloté dans la province de Ngozi.
La province de Cibitoke manque de médecins spécialistes et de morgue et l’hôpital Cibitoke nécessite une extension. Pour cela, le gouverneur de cette province a sollicité l’aide du ministère de la santé et ce dernier a promis son appui.
Yvette Irambona

 
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