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Médias> La place des femmes

Elle laisse à désirer

 

Les médias constituent des canaux d’information et d’expression pour les décideurs politiques et la communauté. Le Burundi compte plus de 90 entreprises médiatiques publiques et privées, avec des lignes éditoriales variées. Toutefois, la voix des femmes reste faible en qualité et en quantité. Le niveau de représentation des femmes dans la gestion des médias burundais, dans les contenus médiatiques et dans la présentation de ces derniers reste un défi.

 

L’image et la place des femmes dans les médias burundais ont été analysées par l’ONG (organisation non gouvernementale) italienne médicale CCM (Comitato collaborazione medica). L’objectif poursuivi était de voir s’il existe des violences basées sur le genre dans les médias burundais. Agathonique Bararukuza, journaliste et présidente de AFJO (Association des femmes journalistes), a fait cette analyse. Elle s’est basée sur le répertoire des médias du CNC (Conseil national de la communication) mis à jour en novembre 2014.

18% seulement de femmes responsables des médias

Le paysage médiatique burundais compte 7 télévisions, 22 radios dont la radio nationale et 4 radios communautaires. Il y a également 3 studios de production, 4 agences de presse dont l’agence nationale de presse, 37 journaux et 12 sites web, a indiqué Mme Bararukuza. Dans ce paysage médiatique burundais, les femmes représentent 18% des responsables des médias pris dans la globalité. Elles représentent 14,2% des responsables des télévisions, 11,1% des responsables des radios non communautaires et 33,3% des responsables des studios de production. Elle ajoute également que seulement 25% dans les agences de presse, 20% dans les journaux et périodiques, et 33,3% dans les sites web sont des femmes.
Mme Bararukuza montre que la femme burundaise est toujours frappée par les violences basées sur le genre. Selon une étude de l’AFJO publiée en 2010, les femmes représentent 20% des personnes qui figurent dans les nouvelles alors que les hommes représentent 80%. Selon une autre étude menée sur le quotidien Le Renouveau en 2010, les femmes représentent 22,4% des intervenants dans les informations publiées pendant la semaine concernée par l’étude. En outre, 65% des photos publiées sont des photos des hommes. Ensuite, l’image de la femme que véhiculent les médias au sujet de la femme ne reflète pas la réalité. D’où il a été demandé aux responsables des médias de donner à la femme burundaise une place qui convient.
Martin Karabagega (STAGIAIRE)

 

ENTRETIEN> Epidémie de choléra

Parmi les facteurs de propagation, les mauvaises conditions d’hygiène

 

Un des rapatriés de la zone Kabonga en commune Nyanza-Lac, Avit Nahimana a fait savoir que l’épidémie de choléra est causée par le fait que les gens s’attroupent et se contaminent les uns les autres s’il y a certains d’entre eux qui sont déjà contaminés parce que les conditions d’hygiène ne sont pas réunies. Le retour des réfugiés et la rencontre sur le même marché se trouvant sur la frontière burundo-tanzanienne favorisent la propagation de la maladie du choléra dans cette zone.

 

DSC 1728M. Nahimana a informé que l’attroupement dans le camp de transit des refugiés de Kagunga en Tanzanie est caractérisé par les conditions d’hygiène précaires. Les réfugiés n’ont pas de latrines et font leur grand besoin dans la nature aux alentours du camp. Ceci fait que les mouches propagent les microbes sur la vaisselle et les maladies des mains sales prolifèrent. M. Nahimana ajoute que ce camp est sur la rive du lac Tanganyika et les refugiés utilisent de l’eau déjà contaminée puisque la lessive des habits et de la vaisselle se fond dans le lac.
C’est ainsi que l’épidémie de choléra s’est vite propagée et a déjà fait une trentaine de mortS dans le camp de transit de Kagunga, a souligné M. Nahimana. Ceux qui se sont réfugiés à Kagunga et les citoyens de Kabonga qui se rencontrent sur le même marché se trouvant sur la frontière burundo-tanzanienne se transmettent alors la maladie. La population de Kabonga rentre contaminée. Le retours des rapatriés contaminés favorise aussi la propagation de la maladie dans la localité de Kabonga, a affirmé M. Nahimana.
M. Nahimana a indiqué que le retour des réfugiés et l’amélioration des conditions d’hygiène dans le camp peuvent contribuer à réduire les cas de choléra. L’application et le respect de toutes les règles allant dans le sens d’améliorer l’hygiène préviennent de nouveaux cas. Le choléra étant une maladie des mains sales, M. Nahimana conseille ses concitoyens de Kabonga de se laver les mains avant de manger et au sortir des latrines ; de disposer de latrine et de l’utiliser correctement ; de laver les aliments qu’on mange crus; de couvrir la vaisselle ; de bouillir de l’eau avant de l’utiliser dans le ménage. M. Nahimana a également demandé aux services sanitaires se trouvant sur la frontière de continuer à pulvériser le milieu avec des désinfectants pour éradiquer cette épidémie dans cette région.

EZECHIEL MISIGARO

 

MINISTERES DE LA SANTE PUBLIQUE ET DE LA SOLIDARITE NATIONALE> Descente à Kabonga

Des cas de choléra s’y observent et les rapatriés ont besoin de réconfort

La ministre de la Santé publique et de la lutte contre le sida, Sabine Ntakarutimana et celle de la Solidarité nationale, des droits de la personne humaine et du genre, Godelieve Nininahazwe ont effectué une descente à Kabonga. Des cas de choléra s’y observent et la population doit être tranquillisée. Huit cent ménages totalisant 4 000 personnes refugiés en Tanzanie sont rentrés. Parmi eux, il y a déjà 38 cas cumulés de choléra dont 9 restent en hospitalisation et 3 cas de décès.

DSC 1779 ddMme Ntakarutimana a informé que le constat est que certaines gens rapatriés de la Tanzanie arrivent avec le choléra. On a déjà 38 cas cumulés dont 9 restent en hospitalisation dans le centre de santé Kabonga. Elle a ajouté qu’il y a en 3 cas de décès à domicile et d’autres cas dans les camps de transit en Tanzanie. Elle a profité de la visite pour lancer un appel aux services de santé de tout faire pour soigner tous ceux qui souffrent du choléra afin d’éviter de contaminer d’autres régions. Elle a également plaidé pour qu’il y ait la promotion de l’hygiène afin de prévenir cette maladie.

Un kit complet pour la prise en charge
Mme Ntakarutimana a apprécié la présence de la Croix-Rouge, de l’Unicef et de MSF Belgique sur la frontière burundo-tanzanienne qui aident à freiner la propagation de l’épidémie du choléra dans cette région. Pour les cas des rapatriés atteints par cette maladie, il est urgent de contacter les services sanitaires. La ministre de la Santé publique a fait cette descente avec un kit complet pour la prise en charge correcte des cas de choléra. Elle a demandé à la population burundaise en général et, en particulier, à celle de Kabonga de faire la promotion de l’hygiène et respecter toutes les règles allant dans le sens d’améliorer l’hygiène pour prévenir de nouveaux cas.

Un mouvement de retour s’observe
La ministre de la Solidarité nationale, Godelieve Nininahazwe a, quant à elle, informé que lors de la visite de la frontière burundo-tanzanienne, le constat est qu’il y a un camp de transit des réfugiés burundais. Elle a pu constater un mouvement de retour en masse des refugiés qui sont enregistrés par la police de l’air, des frontières et des étrangers (Pafe). Mme Nininahazwe a indiqué que 800 ménages de 4 000 personnes sont déjà retournés. Elle a en outre rassuré que le gouvernement est prêt à assister ceux qui reviennent dans leur pays pour qu’ils puissent vaquer à leurs activités quotidiennes.
Mme Nininahazwe a effectué cette descente avec un secours d’urgence de 10 tonnes de riz et 5 tonnes de haricot qui sont destinés aux ménages déjà rapatriés. Elle a lancé un appel à ceux qui sont encore à l’extérieur de regagner leurs collines de résidence afin d’être assistés par le gouvernement. Pour ceux qui se sont réfugiés après avoir vendu les parcelles, maisons et biens, Mme Nininahazwe leur a prié de revenir et le gouvernement va étudier leur situation au cas par cas pour trouver une solution adéquate. Dans le but de faciliter leur retour, l’administration locale a proposé la disponibilisation d’un véhicule à la frontière pour aider les rapatriés à regagner leurs provinces. Elle a lancé un appel aux exilés de revenir dans le pays parce qu’ils ont fui les rumeurs. Elle a rappelé que le pays est paisible.

Ezéchiel Misigaro

 

Situation prévalant au centre ville> Après le lancement des grenades le vendredi 22 mai 2015

L’aile ouest de l’ancien marché central de Bujumbura est déserte

Le mouvement est timide au cœur de la capitale après le lancement des grenades qui ont coûté la vie à huit personnes. Les vendeuses des fruits et légumes ont abandonnés leurs marchandises au point qu’elles commencent à dégager des odeurs nauséabondes. Les bus de transport en commun en ont encore une fois déménagé après qu’ils venaient d’être autorisés de garer dans les parkings habituels de l’ex-marché central de Bujumbura.

DSC 1788L’aile ouest de l’ex-marché central de Bujumbura est pleine de fruits abandonnés après le lacement de trois grenades qui ont fait 8 morts dans la nuit de vendredi 22 à samedi 23 mai 2015. Le quotidien Le Renouveau l’a observé, le lundi 25 mai 2015, lors de son passage à cet endroit.
Cette situation fait qu’il se remarque une insalubrité sans nom dans la mesure où l’on voit des oranges, des tomates, des mandarines, des fretins abîmés joncher l’aile ouest dudit marché. Il est aussi interdit d’y accéder étant donné que les lieux sont ceinturés par la police
Les bus de transport en commun qui avaient regagné les parkings de l’ex-marché central de Bujumbura ont encore une fois déménagé vers le Palais des arts. Cette dernière place était destinée aux parkings des taxis desservant Bujumbura-frontière Gatumba et de Bujumbura-Gihanga. Cet état de choses fait qu’on on observe l’encombrement et des bousculades de personnes qui s’embarquent ou débarqueent des bus pour vite vider les lieux.
Les parkings de l’ex-marché central de Bujumbura sont aujourd’hui désertés. On ne voit que des policiers qui y circulent pour assurer la sécurité. On observe également des mouvements vers l’aile est du marché. On voit quelques vendeuses des fruits et légumes étaler leurs marchandises à même le sol.

Pas assez de clients
Il n’y a pas assez de clients sur ladite aile. Le peu de consommateurs qui le fréquentent s’approvisionnent vite pour repartir. Ils ont peur des probables lancements d’autres grenades. Les vendeuses occupent des emplacements distants les uns les autres pour éviter des embouteillages liés au mouvement de la population.
Il n’y a pas une semaine que les bus de transport en commun avaient été autorisés de regagner les parkings de l’ex-marché central de Bujumbura. Voilà que le climat sociopolitique s’envenime avec le lancement de ces grenades qui n’avaient d’autre but que de perturber la paix et la sécurité au cœur de la capitale.
Il faut que les forces de défense et de sécurité renforcent la vigilance pour mettre hors d’état de nuire les fauteurs de trouble.
Masta Shabani

 
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