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Santé>Atelier médias sur la Journée mondiale de lutte contre la lèpre

Le Burundi a enregistré 496 cas de cette maladie en 2014

 

Dans le cadre de la célébration de la Journée mondiale de lutte contre la lèpre, le ministère de la Santé publique et de la lutte contre le sida à travers le Programme national intégré lèpre-tuberculose (PNILT) a organisé, le lundi 9 février 2015, un atelier médias afin d’échanger sur la problématique de la lèpre.

 

DSC 3348La lèpre est une réalité au Burundi car l’année dernière, il y a eu 496 cas de lèpre. Parmi ces derniers, il y avait des multi bacillaires, c’est-à-dire des cas contagieux mais aussi des enfants. Cela montre que la contamination par la lèpre est une réalité au Burundi, a dit Thaddée Ndikumana, médecin directeur du PNILT.

Consulter le médecin dès l’opparition des symptômes

La lèpre est une maladie contagieuse, infectieuse, causée par le bacille de Hansen. La contamination se fait par voie aérienne à travers l’éternuement, la toux et les gouttelettes contenant les bacilles de Hansen se propageant à travers la nature. L’un des signes cliniques de la lèpre est une tâche indolore, insensible et hypodermique. Il est demandé à la population, une fois que cette tâche se manifeste, de consulter le médecin. Grâce à l’appui de l’ONG belge Action Damien, les prestataires des provinces endémiques de la lèpre, à savoir Makamba, Rutana, Bururi, Cibitoke, Bubanza ont été formés pour qu’ils puissent être en mesure de faire un diagnostic et clinique de la lèpre. Les médicaments sont disponibles à travers tous les centres de santé et sont gratuits.
Le traitement de la lèpre suit le stade d’évolution de la maladie. Pour les malades qui ont moins de cinq tâches, le traitement dure six mois. Ceux qui ont déjà dépassé le nombre de cinq tâches, suivent un traitement de douze mois.

Sa lutte nécessite le travail en synergie

Chaque année, le monde célèbre la journée mondiale dédiée aux malades lépreux et à la lutte contre cette pathologie le dernier dimanche du mois de janvier. Au Burundi, cette journée va être célébrée le 17 février 2015 en zone Kizuka de la commune Rumonge.
Ndikumana a indiqué que pour pouvoir lutter efficacement contre cette pathologie, il faut la synergie de tout le monde. C’est-à-dire la population, les administratifs, les professionnels des médias ainsi que les partenaires du système de santé.
Lucie Ngoyagoye

 

Environnement>Problématique d’enlèvement des ordures ménagères

Certains ménages ne sont pas à mesure de payer

 

L’enlèvement des ordures ménagères est un problème difficile à résoudre dans différents quartiers en mairie de Bujumbura. Au moment où ceux certains payent l’argent afin d’évacuer les ordures ménagères, d’autres jettent ces derniers n’importe où.

 

DSC06982Dans différents quartiers en mairie de Bujumbura, les gens ont été appelés à s’abonner auprès des différentes associations chargées de collecter les ordures ménagères. Ceux qui ont répondu à cet appel signent un contrat avec ces associations et s’entendent sur le tarif à payer à la fin de chaque mois. Le prix varie entre 5000FBu à 10 000FBu par mois.
Malheureusement, toute la population n’est pas à mesure de payer cette somme suite à la pauvreté. Ceux qui habitent dans les quartiers populaires préfèrent jeter ces ordures tout près du marché, dans les rivières comme Nyabagere, Ntahangwa, etc. L’autre phénomène est qu’il ya les enfants qui passent d’une maison à l’autre afin de leur donner ces ordures. Ces enfants se cachent et jettent ces ordures n’importe où car ils sont payés.
Un habitant de la commune urbaine de Cibitoke interrogé a indiqué qu’il ignore le bien fondé de s’abonner au près de ces associations. Il a révélé que c’est beaucoup d’argent dépensé inutilement. Il préfère donner ces ordures aux enfants venant dans des familles pauvres et ces derniers bénéficient une petite somme d’argent. Comme ces enfants veulent gagner à tout prix de l’argent, ils jettent ces ordures même derrières les parcelles. Ce qui peut causer des maladies des mains sales.
Cet habitant de la commune Cibitoke tout comme ceux des autres quartiers a laissé entendre que l’enlèvement des ordures ménagères ainsi que des immondices devrait être réglementé par l’administration locale. Il lance aussi un appel à ces différentes associations de revoir à la baisse ces prix afin de permettre à la population de s’abonner massivement. Si non, le problème d’insalubrité ne serait pas facile à résoudre.
Lucie Ngoyagoye

 

COMMUNE KAYOKWE> La situation sécuritaire

Les boissons prohibées troublent la sécurité

 

La paix règne dans la commune Kayokwe de la province de Mwaro. Cependant, il s’observe quelques dommages liés au banditisme et à la consommation des boissons prohibées. Pour y faire face, les notables collinaires, la police ainsi que les autorités judiciaires interviennent.

 

DSC 2315S’adressant à la presse, l’administrateur de la commune Kayokwe en province de Mwaro, Sylvie Nizigiyimana a fait savoir que la situation sécuritaire est globalement bonne. Néanmoins, il se remarque des cas de banditisme qui perturbent la sécurité. Là, ceux qui détiennent des boutiques sont menacés par des voleurs. «Aussi, des productions champêtres ne sont pas épargnées », a-t-elle martelé. Pour y remédier, a indiqué Mme Nizigiyimana, elle tient des réunions avec les notables collinaires. Elle a ajouté que l’autre dommage qui trouble la sécurité dans la commune Kayokwe est la présence de boissons prohibées dont « umunanasi ». En cas d’ivresse, affirme Mme Nizigiyimana, les gens se chamaillent et par la suite certains d’entre eux rentrent avec des blessures corporelles. Face à cette situation, Mme Nizigiyimana a précisé qu’elle collabore avec les notables collinaires, les agents de police ainsi que ceux de la justice pour corriger ce comportement ignoble. Elle a expliqué que l’administration fait de son mieux pour lutter contre la consommation de ces boissons prohibées, mais il s’observe sur certaines collines des gens qui continuent à les vendre et à les consommer. L’administrateur Nizigiyimana a réaffirmé que l’administration continuera le combat pour lutter en totalité contre ce mauvais acte.

La cohabitation est positive

Quant à la cohabitation entre les membres de différents partis politiques dans ladite commune, Sylvie Nizigiyimana a souligné que celle-ci est positive du fait qu’il ne se manifeste pas de querelles liées aux différentes idéologies entre les membres des partis politiques.
Espérance NDAYIKENGURUTSE

 

 

PROVINCE DE RUTANA> La santé animale

Cent seize vaches souffrent de la fièvre aphteuse

 

La fièvre aphteuse appelée en kirundi «isuna» menace la santé des vaches dans la commune et province de Rutana. Pour y remédier, la population est interpellée à contribuer pour 2 000 FBu par vache. La somme sera utilisée pour l’achat du matériel et des médicaments destinés à ces animaux.

 

DSC 1636Dans un entretien accordé à la rédaction du journal Le Renouveau du Burundi, le technicien vétérinaire en commune et province de Rutana, Richard Nduwayezu a fait savoir que la santé animale ne se porte pas bien et plus spécialement pour les vaches. Ces dernières ont été attaquées par une maladie dénommée fièvre aphteuse. Selon lui, cent- seize vaches ont été contaminées. Cette situation a été enregistrée il y a deux mois. « C’était au début de cette année 2015 », a-t-il renchéri.

L’importation des vaches déjà contaminées

Quant à l’origine de ladite maladie, M. Nduwayezu a expliqué que ce sont des vaches de la commune Mpinga-Kayove déjà attaquées par la fièvre qui ont contaminé celles des collines de Rutana, Kivoga, Kiganda, Karami et Maramvya toujours dans la commune et province de Rutana. Cette contamination, a précisé M. Nduwayezu, a été causée par l’importation de ces vaches porteuses de la maladie dans les différentes communes de la province.

L’état sanitaire peu critiquable

S’agissant de la santé des autres animaux domestiques, à savoir les moutons, les porcs, les chèvres et les poules, le technicien vétérinaire a souligné que leur état sanitaire est peu critiquable. Néanmoins, il a souligné que parfois, ils sont attaqués par certaines maladies comme les verminoses pour toutes ces catégories ci-haut mentionnées, la gâle pour les porcs, le newcastle pour les poules ainsi que le théileriose pour les chèvres et moutons.

Le permanganate de potassium est aussi utilisé

Répondant à la question en rapport avec les moyens utilisés pour remédier à ces maladies, le directeur provincial de l’Agriculture et de l’élevage (DPAE) Gabriel Kabura a précisé qu’ils injectent à ces animaux le penistreptomycine et l’oxyspray. De plus, ils lavent les plaies en utilisant le permanganate de potassium. M. Kabura a indiqué qu’il serait mieux d’avoir des vaccins pour protéger les vaches encore saines. Cependant, il se remarque un problème au niveau de la direction de la santé animale. C’est une entrave liée à la disponibilité des véhicules pour transporter le matériel et les médicaments nécessaires pour l’injection des vaccins. Mais, il espère que d’ici peu, les véhicules vont être disponibles pour résoudre le problème. Le DPAE a profité de l’occasion pour interpeller la population à contribuer 2 000 FBu par vache. Cette somme va aider dans l’achat du matériel et des médicaments pour la protection de ces animaux.
Espérance Ndayikengurutse

 
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