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Qu’en dire> Route goudronnée de Kinama

La population se demande qui va sauver cette infrastructure

 

DSCI6285Il est bien connu que les infrastructures bien entretenues deviennent durables. Mais, le plus souvent, elles sont bien construites, mais après les travaux, il semble que l’entretien n’est pas une priorité. Certains ne savent même pas qui doit faire quoi alors qu’ils sont dans des institutions de gestion des affaires  relatives au secteur  routier.  Voilà ce qui risque d’affecter la route goudronnée de Kinama qui sera bientôt coupée si rien n’est fait aujourd’hui.  

 

Toute infrastructure a besoin d’être entretenue pour être durable. La route goudronnée de Kinama qui sépare les quartiers Bururi et Bubanza sera demain victime de ce manque ou de cette négligence de faire une priorité l’entretien des infrastructures. Plus d’un ne peuvent comprendre comment les services chargés de la gestion du secteur routier ferment les yeux devant une situation de dégradation de la route, surtout goudronnée, quand  on sait bien qu’ils savent la valeur de la construction  d’une telle infrastructure.  Les interprétations  sont variées. Peut-être cela est dû au manque de moyens financiers. Dans ces conditions, la balle serait dans le camp du gouvernement, et, le choix de solution ne serait plus multiple. Si le décideur ne décide pas, il n’y a pas de décision. Et s’il n’y a pas de décision, on garde le point d’interrogation.  Voila le grand point d’interrogation de la population de la zone Kinama en commune Ntahangwa de la mairie de Bujumbura. Si on parle de cette route, tout le monde s’exclame. Il se demande ce qui va se passer. Les habitants de cette zone, surtout des quartiers Bururi et Bubanza, se demandent si l’administration locale existe ou pas. Mais, en réalité, elle existe bel et bien.  Elle aussi est tellement préoccupée par cette situation et se demande à quel saint se vouer. En effet, la dégradation s’est faite progressivement. La  population assistait impuissante, mais avec la peur du lendemain pour cette infrastructure si importante pour la population de cette zone.  Cette route  est en fait empruntée par les bus de transport en commun, les camions et autres véhicules qui servent ou desservent cette zone et même celle de Kamenge. Sa coupure affecterait énormément la population de cette zone.  Cette population est fort inquiète de cette infrastructure si importante, mais dont l’entretien  n’a pas reçu l’attention appropriée de la part des gestionnaires de ce secteur. 
Alfred Nimbona

 

Approche «Nawe Nuze» > Sa contribution dans l’autonomisation de la femme

Elle fait face à certains défis, notamment l’analphabétisme des bénéficiaires

 

nawe«Nawe Nuze» est une approche visant à promouvoir la vie de la femme en passant par les associations. Cependant, elle fait face à certains défis, notamment l’analphabétisme des bénéficiaires. 

 

Nicédore Nkurunziza, conseillère à Care international en volet économique et approche épargne et crédit «Nawe Nuze»,  a fait savoir que cette dernière génère plusieurs impacts positifs. C’est une approche pour l’autonomisation économique des femmes.  Celles-ci peuvent épargner ensemble, avoir accès aux crédits et investir. C’est aussi  une approche pour le développement du leadership. Par conséquent, la communauté reconnaît ce dernier et les femmes sont souvent ciblées dans les positions de leadership à travers les élections qui se font généralement au niveau des communautés. Mme Nkurunziza a précisé que «Nawe Nuze» est aussi une approche de cohésion sociale : « A travers cette dernière, les femmes se mettent ensemble, travaillent ensemble, c’est une opportunité pour elles d’échanger sur des questions qui hantent leurs familles. Cela devient dans ce cas une approche qui renforce leur cohésion sociale », a-t-elle mentionné.Elle a  indiqué que c’est également une approche pour l’amélioration des relations au niveau des ménages. Elle a expliqué que les femmes qui ont une autonomie économique deviennent capables d’influencer les décisions, de négocier les droits au niveau des ménages. Et cela réduit les violences basées sur le genre observées au niveau des ménages. Cependant, Mme Nkurunziza a fait savoir que ladite approche  fait face à certains défis, notamment l’analphabétisme des bénéficiaires. Les bénéficiaires de «Nawe Nuze» sont en train de gérer de l’argent, de gérer la transaction financière. Mais elles ont des compétences limitées dans cette gestion. Par conséquent, quand elles augmentent l’épargne ou les crédits à octroyer aux membres, cela devient difficile de contrôler ces mouvements au moment où elles ne savent lire ni écrire.Pour ce faire, elle demande au gouvernement à travers le ministère en charge du genre  de donner une formation de base  aux groupements des femmes qui veulent se mettre ensemble pour leur autonomisation.   

Rose Mpekerimana

 

Lac Tanganyika> Pollution

Risque de pollution dans certains endroits

 

DSC01415La rédaction du journal Le Renouveau a fait un entretien avec le directeur régional de l’Environnement au niveau de l’Autorité du lac Tanganyika, sur l’état des lieux de la pollution de ce dernier, le mardi 3 mars 2018. Il a signifié que ce lac est dans un état de risque de pollution dans certains endroits comme la baie de Bujumbura.  

 

 

Selon le directeur régional de l’Environnement au niveau de l’Autorité du lac Tanganyika Gabriel Hakizimana, le lac Tanganyika est actuellement dans un état de risque  de pollution. Ce n’est pas le lac entier mais plutôt certains pics. L’exemple typique est la baie de Bujumbura qui présente déjà  des risques de pollution à cause des déchets que l’on y envoie régulièrement. Sinon, il y a des endroits où il y a encore de l’eau propre, a fait savoir M.Hakizimana. Ce dernier a ajouté qu’il faut limiter l’envoie régulier  des déchets  dans le lac Tanganyika afin d’être sûr que cet écosystème est bien protégé.Tous les quatre pays riverains du lac Tanganyika à savoir  le Burundi, la RDC, la Tanzanie et la Zambie ont des activités agricoles. M.Hakizimana a indiqué que ces pays utilisent souvent des pesticides et des produits organiques persistants. Il existe d’autres sources de pollution comme le transport sur le lac, les huiles y jetées régulièrement, les huiles issues des ateliers mécaniques, des garages de différentes villes qui se trouvent tout au long du lac Tanganyika, a-t-il dit.Tous ces produits chimiques menacent la qualité des eaux du lac Tanganyika et sa biodiversité. La meilleure solution, dit-il,  est de réduire les produits  chimiques et les déchets qui sont régulièrement déversés dans le lac.Dans le sens de la réduction de la pollution du lac Tanganyika, M.Hakizimana a indiqué que des projets ont été développés comme la mise en place des décharges publiques contrôlées. Pour lui, il serait lamentable de perdre ce lac qui est un élément très important pour toute la sous-région.Dans le but de bien protéger le lac Tanganyika, M.Hakizimana a précisé que tous les pays riverains sont en train de faire l’harmonisation de la législation afin de pouvoir travailler dans les mêmes conditions. La plupart des bailleurs de fonds, les partenaires et les opérateurs économiques savent qu’ils doivent coopérer.
Martin  Karabagega

 

ENVIRONNEMENT> Protection des montagnes surplombant les sources d’eau

Pour une obtention d’eau propre dans les ménages

 

DSC00802La protection des montagnes s’avère importante pour l’obtention d’eau propre dans les ménages. Les populations vivant dans les environnements montagneux jouent un grand rôle pour que les sources d’eau ne soient pas envahies par des débris pouvant freiner la production d’eau et d’électricité. Cela ressort d’un entretien avec Emmanuel Ndorimana, directeur général des Ressources en eau et assainissement au ministère de l’Environnement.  

 

La protection de l’environnement et l’obtention d’eau propre vont toujours de pair. Il est important de savoir que si on appelle la population à planter des haies antiérosives et de protéger les montagnes par la plantation d’arbres, c’est parce que toutes ces stratégies contribuent à l’obtention d’eau propre et à la sauvegarde des sources propres. Au passage dans le barrage de Rwegura, le responsable du barrage nous  dit que ce dernier est propre parce qu’il n’y a pas de ménages aux alentours. Certaines activités comme l’agriculture et l’élevage aux alentours des sources d’eau peuvent abimer ces dernières. La pratique de ces activités doit s’accompagner d’une sensibilisation à la protection de ces sources d’eau et barrages. Par les immondices provenant de ces ménages, par exemple, les sources d’eau se retrouvent parfois menacées de pollution. Cela freine ainsi une bonne production d’eau et d’électricité.  Etant donné que la production d’eau et d’électricité vont de pair. Il est donc important de signaler que les actions de la population en ce qui concerne l’assainissement sont à surveiller. Si les conduits d’eau ne sont pas entretenus, il est fréquent de voir qu’ils transportent des débris pouvant abimer les sources d’eau et les barrages. En  jetant des immondices dans les caniveaux lorsqu’il pleut, on se dit que ces derniers vont couler avec les eaux des pluies. Mais on oublie que la destination de ces immondices est d’aller encombrer les sources d’eau et polluer l’eau qui pourrait être utilisée dans les ménages. Une sensibilisation de la population s’avère  importante. Les gens vivant sur les montagnes surplombant les sources d’eau  doivent veiller à ce que ces montagnes ne subissent pas des accidents d’éboulement. La protection de ces montagnes est pour leur bien et le bien de ceux qui vivent dans les vallées. 
Blandine Niyongere

 
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