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Municipalite de Bujumbura> La propreté de la voirie au centre-ville

Elle est satisfaisante mais il y a encore à faire

000a1aLa propreté de la voirie au centre-ville de Bujumbura est satisfaisante car les services de la mairie en charge de cette tâche sont toujours au travail. Cependant, elle laisse à désirer sur certaines rues.

Le mercredi 22 février 2017, le quotidien burundais d’informations Le Renouveau a exploré certaines rues de la voirie urbaine du centre-ville de Bujumbura. Il voulait se rendre compte de l’état de propreté de celle-ci en ce moment où certains de ses employés dans ce domaine se lamentent qu’ils ne sont pas régulièrement payés.
Après avoir visité l’avenue P. Ngendandumwe, le boulevard P. Lumumba, le boulevard de l’Uprona, les avenues de l’Industrie, de la Mission, de l’Amitié, de la Science, du Marché ainsi que celles ceinturant marché centrale de Bujumbura, Le Renouveau a trouvé la voirie du centre-ville bien entretenue. L’état de propreté est satisfaisant sur presque toute la voirie. Cela est le résultat du dévouement des travailleurs de la mairie qui s’occupent quotidiennement de son entretien.
Au boulevard dit Patrice Lumumba dont le caniveau se bouche le plus souvent après la pluie, les travailleurs étaient là. Ils essayaient de curer ce caniveau pour garder le boulevard propre. Les travaux de propreté étaient aussi en cours sur l’avenue Pierre Ngendandumwe où des femmes balayaient la chaussée.
Le boulevard de l’Uprona est propre, comme l’a bien constaté votre quotidien. Mais une amélioration est à apporter dans l’entretien des fleurs et le respect de la pelouse.
L’avenue de l’Industrie, malgré la détérioration de ses trottoirs à cause des stationnements, est elle aussi propre, les propriétaires de magasins disposant des poubelles où ils jettent leurs saletés.
A l’avenue de la Mission et celle de l’Amitié, l’état de propreté est également satisfaisant. Mais là, une chose étrange s’est observée. Il y en a qui risquent de prendre les boîtes en planches qui y ont été posées et qui sont réservées aux fleurs pour des poubelles. Il y en a même qui y ont planté de la canne à sucre.
Les seules avenues malpropres sont l’avenue du Marché ainsi que celles autour de l’ancien marché central à cause des activités qui s’y déploient. Les gens qui y travaillent devraient suivre le modèle des autres pour garder leur environnement sain.
Malgré cette propreté satisfaisante de la voirie du centre-ville, les hommes rencontrés au travail sur le boulevard P. Lumumba se plaignent qu’ils ne sont pas payés depuis octobre 2016.

Jean Bosco Nkunzimana
(STAGIAIRE)

 

Commune Buganda> Défis liés à la planification familiale

L'administration devrait s’impliquer dans la lutte contre la polygamie

0aLa planification familiale est une politique de limiter et d’espacer les naissances. Cela dans le but de faire face à la démographie galopante. Malgré des initiatives, la commune de Buganda fait face au phénomène de la polygamie. Par conséquent, malgré la mise en oeuvre de cette politique, les résultats se font toujours attendre. L’administration locale doit s’impliquer pour pallier cette habitude.

A.N est une femme originaire de la commune Buganda. Elle a fait savoir que la planification familiale est une bonne politique. Cela, parce qu’auparavant, leurs mères mettaient au monde plus de dix enfants. « Maintenant, avec les méthodes contraceptives, un couple peut s’entendre sur le nombre d’enfants qu’il veut avoir avec l’aide des prestataires de santé habiletés en la matière », a-t-elle annoncé. Celle-ci a ajouté qu’avec la politique de planification familiale, la population burundaise en général se stabilise ou diminue.
Notre source a cependant déploré qu’en commune Buganda, les efforts fournis par le gouvernement dans la mise en œuvre de politique de la planification familiale ne donnent pas de bons résultats. Cela est dû à la réticence de certains hommes qui adoptent des comportements contraires à cette politique. Dans certains cas, les hommes n’acceptent pas que leurs femmes adhèrent au programme de santé de la reproduction et au planning familial. Ils prétextent que cette politique vient mettre fin aux nouvelles générations. Aussi, ils font circuler beaucoup de rumeurs disant que les méthodes contraceptives présentent beaucoup d’inconvénients sur la santé de la femme.
Dans d’autres cas, a-t-elle poursuivi, les hommes pratiquent la polygamie. Et, même si la première femme met au monde trois enfants, et qu’une ou d’autres femmes ayant le même mari font aussi trois enfants chacune, cette famille a finalement beaucoup d’enfants.
Par conséquent, a mentionné notre source, les conflits liés au manque de terres cultivables, au manque de moyens financiers pour faire vivre tous ces enfants doivent surgir. « Nous voyons dans l’entourage des conflits entre les frères. Ces derniers vont jusqu’ à se battre ou à s’entretuer suite à l’exigüité des terres cultivables », a-t-elle laissé entendre.
C’est pour cette raison que notre source interpelle l’administration locale pour qu’elle s’impose afin de mettre fin à la polygamie. Cette dernière est la source de la forte démographie qui entraîne à son tour, les conflits au sein des familles.

Rose Mpekerimana

 

Assainissement> Non-respect des contrats par les associations chargées d’enlever les ordures ménagères

Désormais, le système pollueur payeur va s’appliquer avec le mois de mars

Dans différent quartiers de la municipalité de Bujumbura, les habitants ont signé des contrats avec différentes associations qui sont chargées d’enlever les ordures ménagères. Mais des fois, ces associations n’honorent pas leurs engagements. Suite à cette situation, la population de certains quartiers dont les associations contractuelles ne sont pas régulières se lamente.

Au lieu d’enlever les ordures ménagères une fois par semaine comme convenu, certaines associations viennent une fois les deux semaines. Les habitants de ces quartiers indiquent que les responsables de ces associations s’excusent en disant chaque fois que les véhicules sont en panne. Malgré qu’elles ne respectent pas les contrats, elles veulent être payées à temps.
Selon Freddy Mbonimpa, maire de la ville de Bujumbura, la mairie n’est pas au courant de l’organisation de ces associations qui se sont organisées pour enlever les immondices. Au niveau de la mairie, il y a eu décision du conseil municipal qui a institué une pratique ou une mesure qui s’appelle pollueur payeur. Ce système va commencer avec le mois de mars de cette année. Toute personne qui a une maison ou un magasin devra contribuer à l’enlèvement de ces immondices.
M. Mbonimpa a indiqué que cela va s’organiser au niveau de la mairie avec les comités de ces entités. Ces mêmes gens vont faire partie de ces comités pour qu’eux-mêmes soient responsables de l’enlèvement des immondices en provenance de leurs ménages.
Que des gens aient signé aujourd’hui des contrats avec différentes associations, cela ne concerne pas la mairie. Raison pour laquelle, maintenant, la mairie veut s’organiser au niveau du centre-ville et au niveau des différentes communes de la mairie. Les associations qui seront agréées pourront entrer en contact directement avec la mairie et avec les bénéficiaires, autrement dit, avec les pollueurs. A ce moment, on espère qu’il y aura une très grande amélioration au niveau de la salubrité.
M. Mbonimpa a révélé que les associations devront s’accommoder avec la nouvelle stratégie de la mairie, sinon, elles seront radiées et on va agréer de nouvelles associations qui vont respecter ce principe de pollueur payeur. Les gens, les détenteurs de maisons ou magasins vont faire partie de ces comités. A ce moment, ils pourront même surveiller la bonne marche de l’enlèvement de ces ordures ménagères.

Lucie Ngoyagoye

 

ENVIRONNEMENT> Le monastère des Clarisses

Il est menacé par la rivière Nyabagere

Le monastère des Clarisses situé dans le quartier 7 de la zone urbaine de Ngagara est menacé par la rivière Nyabagere. Cette menace est due au fait que le système de gabionnage utilisé pour protéger ses berges s’est détérioré à cause de sa vétusté.
La Nyabagere est l’une des principales rivières traversant la ville de Bujumbura. Suite à l’orientation est-ouest de son cours, donc une descente directe des escarpements des Mirwa, celle-ci connaît une activité érosive très intense. Ses berges s’éboulent sur tout son parcours. C’est ainsi qu’à quelques endroits les plus touchés par l’érosion, elle se trouve canalisée par un système de gabionnage.
Au large du monastère des Clarisses, sur une centaine de mètres depuis le pont qui relie les zones urbaines de Ngagara et Cibitoke, sur l’avenue des Forces armées, le système de protection a fortement vieilli. Le grillage en fer utilisé a fini par s’user suite aux chocs répétitifs des cailloux que la Nyabagere charie en cas de crue.
La détérioration est aussi due à l’abaissement du chenal d’étiage de la Nyabagere suite à l’érosion régressive qu’elle connaît et cela dans le but de régulariser son profil d’équilibre. Cela pourrait avoir fait que les gabions sont restés suspendus et ont fini par s’écrouler.

Pourquoi le monastère est-il menacé ?
Au moment de la pose de ce système de gabionnage, les talus de la rivière ont été décapés pour faciliter l’installation des grillages utilisés qui ont une forme géométrique le plus souvent carrée. Ce décapage fragilise et expose les berges à l’érosion par eau. Car à cet état, le talus ne résiste pas à l’érosion de la même manière qu’une paroi en contact permanente avec l’eau. Le sol fraîchement décapé est facilement érodé. La menace qui guette ce monastère des Clarisses trouve là ses origines.
Si l’on avait songé à gabionner cette partie de la Nyabagere, c’est parce que l’on avait constaté l’impact que l’érosion avait sur ce monastère. Comme le système de protection s’est donc détérioré, il serait clément de revoir comment le réhabiliter afin de mettre à l’abri ce monastère ainsi que les maisons d’habitation qui bordent la Nyabagere.

Jean Bosco Nkunzimana (stagiaire)

 
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