Publications de Presse Burundaise, Rohero I Avenue de la JRR N°17 Immeuble le SAVONNIER, Téléphone standard : (257) 22 22 62 32, Fax :(257) 22 22 58 94, email: pressequotidienne@yahoo.fr

Pluies diluvienne> Dégâts matériels et humains

Une personne morte, des maisons et des routes détruites

000azerLes pluies diluviennes qui s’observent actuellement dans le pays causent beaucoup de dégâts  matériels et humains dans les différentes localités du pays. 


La rédaction du journal Le Renouveau s’est rendue en zone Kinama en mairie de Bujumbura dans la matinée du mercredi 29 janvier 2020 pour se rendre compte de l’état des lieux des dégâts causés par les pluies diluviennes qui se sont abattues sur la ville de Bujumbura le mardi 28 janvier 2020. Au quartier Gitega de la zone Kinama à la 10è avenue, aux numéros 44 et 60, des maisons ont été écroulées suite aux fortes pluies obsrvées toute la journée de mardi 28 janvier 2020. Les propriétaires des maisons étaient dans une situation de détresse, se demandant où ils trouveront des moyens financiers pour les réhabiliter.La route dénommée M-Forest est dans un état délabré. L’eau provenant des caniveaux en grande quantité et avec une très grande pression a emporté la couche lisse laissant des cailloux et des trous. S’engager dans cette route avec un véhicule ou une moto n’est pas du tout facile.Au niveau de la rivière Gikoma sur la RN9, route qui mène vers la province de Bubanza à partir de Mutakura, le pont est menacé d’écroulement. A l’ouest de ce pont, tous les gabillots y érigés pour le soutenir ont été emportés par les eaux de cette rivière qui ont une grande pression. Ces gabillots étaient construits sur une longueur d’environ  30 mètres. Si rien n’est fait dans les plus brefs délais, le mouvement de va-et-vient entre la ville de Bujumbura et la province de Bubanza va s’arrêter.  Les habitants des milieux environnants et les usagers de cette route tirent une sonnette d’alarme pour que des mesures soient prises en vue de remettre en état toutes les infrastruictures endommagées.Le porte- parole du ministère de la Sécurité publique et de la gestion des catastrophes Pierre Nkurikiye a dressé le bilan des inondations dans les provinces de Bujumbura, Bujumbura mairie et Bubanza.


Plusieurs maisons détruites et d’autres inondées.

 Dans la municipalité de Bujumbura, les pluies ont causé d’énormes dégâts. Dans la commune urbaine de Ntahangwa, en zone Kinama, quartier Buhinyuza cellule B et Bukirasazi 2, 12 maisons ont été détruites  et plusieurs maisons inondées. La population a été obligée de se déplacer vers les quartiers Bururi et Bubanza.En zone Buyenzi de la commune Mukaza, une maison s’est effondrée  sur la 23è avenue no 14. En zone Kinindo  de la commune Muha, 2 clôtures ont été détruites par les eaux de pluies dans le quartier Kibenga rural.En zone Kanyosha à la 7è avenue, M. Nkurikiye a indiqué que les pluies ont envahi tout ce qui se trouvait dans les ménages. En plus, beaucoup de maisons des quartiers Kizingwe et Musama ont été inondées par les eaux pluviales tandis que dans le quartier Gisyo 4 maisons ont été détruites. Plusieurs voies ont été provisoirement inaccessibles à cause de ces eaux notamment à Musaga, Kanyosha et Petit sémianaire.

Depuis la province de Bujumbura

En province de Bujumbura, il y a eu glissement de terrain sur la RN1 dans 5 endroits de la zone Benga en commune Isare suite aux pluies torrentielles tombée de 10h00 à 16h00. Selon la même source, les membres du comité mixte de sécurité, les policiers et la population environnante ont été mobilisés pour faire les travaux de réhabilitation. Ces travaux visaient à dégager la route en attendant  les travaux de finissage faits par les services habilités. Selon le ministère de la Sécurité publique, une menace de rupture du trafic routier s’observe à la hauteur de l’endroit dénommé chez Harroy.A BubanzaEn province de Bubanza, sur la zone Buvyuko, commune Bubanza, 64 maisons  ont été détruites et deux enfants ont été blessés et transférés à l’hôpital Gihanga pour des soins de santé suite à une forte pluie  qui est tombée vers 18h00 du mardi 28 janvier 2020.En commune Gihanga, secteur Kagwema, un enfant du nom de Médiatrice Sabato a rendu son l’âme suite aux eaux  pluviales vers 17h00. La même  source indique que 30 maisons  ont été détruites à Kagwema et 17 autres à Gihungwe à la 1ère  transversale suite à une forte pluie.

Martin Karabagega

 

COMMENTAIRE > Une synergie d’efforts pour faire face à la saison pluvieuse

 La saison pluvieuse actuelle terminée, les Burundais comme tant bien d’autres habitants de la planète, seront appelés à tirer des leçons tant les pluies sont en train de causer d’énormes dégâts à l’intérieur de nos frontières et au-delà. Dans notre pays, la question sera essentiellement celle-ci : comment prévenir la dangerosité des inondations pendant la saison pluvieuse ? Les victimes des inondations dues aux pluies diront, en lisant ce commentaire, qu’il ne faut pas attendre la fin de l’actuelle saison pluvieuse pour agir. C’est à juste titre qu’elles le diront, car ayant été durement touchées par de fortes inondations que rien n’a pu arrêter dans plusieurs quartiers de Bujumbura dont certains sont érigés aux abords des rivières en voie d’écroulement. Une question s’y rapportant a été posée au président de la République Pierre Nkurunziza, au cours de l’émission publique de fin d’année 2019. Le chef de l’Etat y a répondu en appelant notamment à une mobilisation sans précédent de toute la population burundaise, une mobilisation porteuse des réponses aux défis environnementaux, l’Homme étant le maître de la nature aussi bien capable de la protéger que de la détruire. En lisant en bas de la page 14 du journal Le Renouveau du Burundi de vendredi 24 janvier 2020, on ne peut s’empêcher d’affirmer que la mobilisation sans précédent recommandée par le président de la République s’impose dès maintenant, car demain sera tard.

Dans ce même journal, on peut également lire que les caniveaux sont affreusement débordés dans certains quartiers comme Kamenge, Ngagara et Cibitoke et que les habitants de certains quartiers de la zone Ngagara sont en proie aux débordements immondes des caniveaux pouvant entraîner des maladies graves. Des cas similaires sont signalés dans d’autres quartiers de Bujumbura comme Kanyosha et Musaga où même l’effondrement de certaines habitations est malheureusement observé, entraînant des dégâts humains et matériels importants. D’où il faut agir vite et bien dans le cadre d’une synergie d’efforts, les acteurs environnementaux arrivant en tête, armés de conseils et d’autres stratégies salutaires en direction de la population déjà fatiguée, dans certaines localités ; faire la toilette des rues et des avenues devenues impraticables pendant et après les pluies, pour faciliter le passage. Il s’agit d’un exercice exténuant qui ne s’arrêtera malheureusement qu’à la fin de cette saison pluvieuse. Mobilisons-nous, dès maintenant, avec toute notre volonté et notre énergie, autour des travaux de développement communautaire comme réponse immédiate émanant de nous-mêmes, aux fâcheuses conséquences dues aux inondations en question. C’est tous ensemble que nous allons y faire face en plantant des arbres aux abords des rivières ; en faisant le curage des caniveaux et des cours d’eau ; en évitant des constructions anarchiques ; en veillant à la praticabilité des rues et des avenues. Ce ne sont là que quelques  unes des activités à la portée de la population, mais les partenaires en charge de l’environnement peuvent aller plus loin comme la grande canalisation des eaux provenant des collines surplombant la ville de Bujumbura.  Dans le cadre des travaux de développement communautaire, beaucoup de réalisations ont été accomplies au niveau des infrastructures socio-économiques. L’environnement nous y appelle également et nous y répondrons.                                                                                                                                 

Pascaline Biduda                           

 

RIVIERE NYAMANOGO> Ses menaces à la population environnante

La plupart des maisons environnantes sont sur le point de s’effondrer

La rivière Nyamanogo de la zone urbaine de Kamenge au quartier Mirango II constitue une menace sérieuse pour les habitants environnants et leurs biens. La plupart des maisons construites tout près des bords de cette rivière sont sur le point de s’effondrer. Les clôtures de certaines habitations se sont déjà écroulées  et quelques riverains ont déjà déménagé. Les dégâts vont être énormes si rien n’est fait dans l’immédiat.

La rivière Nyamanogo présente une grande menace à la population environnante. Suite à un grand débit d’eau qui y passe pendant la période pluvieuse et provenant des montagnes et du quartier Uwinterekwa, les eaux de cette rivière balaient tout ce qui est sur son passage. Cela provoque l’élargissement de son lit au jour le jour, ce qui devient une grande menace à la population riveraine et à ses habitations.Lors d’une visite à cette localité, le constat est que certaines maisons sont sur le point de s’effondrer et les clôtures de certaines maisons se sont déjà écroulées. Signalons que les berges de cette rivière s’élargissent continuellement et s’étendent vers les habitations. Les poteaux électriques de la Regideso vont également être emportés par l’effondrement des rives de la rivière.

Selon les habitants de ces environs, au départ, cette rivière n’était qu’un petit caniveau et personne ne pensait que la  situation pouvait s’aggraver jusqu’à ce niveau. « J’habite à cet endroit depuis six ans, il est très étonnant de voir les dégâts que cette rivière est en train de causer à présent alors qu’elle n’était qu’un petit caniveau de passage d’eau seulement. », a précisé Evelyne Nahimana, une habitante riveraine de cette rivière. Ces habitants ont précisé qu’ils ont pratiquement été oubliés du fait qu’ils ont crié maintes fois en demandant du secours avant que la situation ne devienne ainsi, mais rien n’a été fait. « Voilà le résultat», ont-ils souligné. « La plupart d’entre nous avons demandé des crédits pour construire ces maisons, mais voilà elles sont en train d’être remportées par cette rivière, nous ne voyons pas où nous allons aller. », ont-ils ajouté. Ils ont fait savoir qu’ils ont essayé à maintes reprises d’user de leurs moyens pour protéger leurs habitations, main en vain.Une intervention rapide est nécessaire pour secourir la population riveraine de la rivière Nyamanogo avant que le pire n’arrive. Il faut que le gouvernement intervienne dans l’immédiat du fait qu’un grand ravin continue à se former tout le long de cette rivière et s’élargit de temps en temps sous les yeux de la population qui a été dépassée par la situation.

Julien Nzambimana

 

VSBG > Problématique dans l’obtention de l’expertise médicale chez les victimes

« En l’absence de ce document, ils/elles accèdent difficilement à la justice sauf en cas de flagrance»

L’expertise médicale est un document dispensé par un médecin du gouvernement qui fait le rapport de l’état de la victime des violences sexuelles et basées sur le genre. Dans beaucoup de structures de soins, ce document est payant. Par conséquent, les victimes qui n’ont pas de moyens préfèrent le laisser tomber. Par la suite, ils/elles accèdent difficilement à la justice.

Dans un entretien accordé à la presse quotidienne Le Renouveau, la responsable de la prise en charge des violences sexuelles et basées sur le genre au centre Seruka, Scholastique Rubarika, a fait savoir qu’au sein de ce centre, l’expertise médicale est donnée gratuitement. Mais, dans d’autres srtuctures de soins, ce document est payant : « Quand, nous parlons avec les victimes des VSBG, elles nous disent que l’expertise médicale est excessivement chère dans les autres structures de soins. Certaines précisent qu’elles ont payé entre 10 000 et     20 000 FBu. Une autre femme a affirmé qu’elle a payé 50 000 FBu dans l’un des hôpitaux de la municipalité de Bujumbura lorsque sa fille a été violée. Avec cette somme d’argent, ces victimes affirment qu’elles préfèrent laisser tomber ce document. Elles indiquent que si elles ont la chance d’être soignées, elles sont obligées d’abandonner la procédure en justice », a-t-elle mentionné.

L’expertise médicale est nécessaire pour faire avancer la procédure pénale 

Dr Rubarika a ajouté que beaucoup de victimes des VSBG n’accèdent pas à la justice faute de l’expertise médicale. Elle a rappelé que quand une personne est violée, elle doit se rendre directement chez un médecin pour se faire soigner. Ce médecin fait le rapport de ce qu’il a constaté chez la victime. Le rapport est envoyé à l’OPJ (Officier de police judiciaire). Celui-ci dresse le procès-verbal d’interrogatoire de la victime et du présumé auteur avant de confectionner le dossier d’enquête préliminaire à transmettre au magistrat et auquel figure l’expertise médicale. Notre source a signalé qu’en l’absence de cette dernière, la procédure pénale n’est pas facile sauf en cas de flagrance.Pour faire face à la recrudescence des VSBG, la responsable de la prise en charge des victimes  de ce crime au centre Seruka demande au gouvernement d’instituer la gratuité de l’expertise médicale pour faciliter la procédure pénale.     

Rose Mpekerimana

 
Ouvrir