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ENVIRONNEMENT> Etat des lieux de la gestion des eaux usées

Il est impératif de surveiller le rejet des eaux usées afin de préserver la santé

 

aaaqsd L’environnement constitue l’un des déterminants de notre santé. Mais, le plus souvent, il est pollué par le travail de l’homme. Ces activités de l’homme sont, entre autres, les activités industrielles telles que les rejets des huiles usées, les hydrocarbures qui se déversent dans les rivières ou lacs, etc.

 

Dans son entretien, Jeanne Francine Nkunzimana, directrice de l’assainissement et du contrôle de la qualité de l’eau a fait savoir que les eaux usées se définissent comme les eaux qui, à la suite de leur utilisation domestique, commerciale ou industrielles sont de nature à polluer les milieux dans lesquels elles seraient déversées. Signalons qu’il y a trois grandes catégories d’eaux usées, à savoir : les eaux usées domestiques, les eaux usées ,industrielles et les eaux usées artisanales. Les eaux domestiques correspondent à l’eau que nous utilisons dans nos ménages pour les différents besoins quotidiens.
Quant aux eaux usées industrielles, leurs caractéristiques varient en fonction de l’industrie qui les produit. Elles contiennent différents produits susceptibles de polluer l’environnement. De manière générale, les industriels possèdent leur propre système de traitement des eaux usées.
Quant aux eaux pluviales, elles peuvent être à l’origine de pollution importante des cours d’eau, notamment pendant les périodes orageuses.
Mme Nkunzimana a indiqué que la gestion des eaux usées à Bujumbura fait face à certaines faiblesses. En premier lieu, la capacité de la station d’épuration de Buterere reste largement sous-utilisée. Il y a également la faible implication de l’administration locale dans la mise en œuvre des réglementations en vigueur au Burundi. Il y a très peu de données qui sont disponibles sur la problématique des eaux usées dans les autres centres urbains ainsi que dans les zones rurales.
En conclusion, il est impératif de surveiller le rejet des eaux usées afin de préserver la santé des êtres humains, des animaux ainsi que celle des plantes.

Lucie Ngoyagoye

 

URBANISME> Etat des lieux de l’axe routier Mutakura-Kiyange

Dégradé suite aux travaux d’adduction d’eau potable, la circulation est gênée

 

L’axe routier Mutakura-Kiyange se dégrade suite aux récents travaux d’adduction d’eau potable en zone urbaine de Buterere. Le manque d’espace pouvant accueillir de tels équipements en est la principale cause.

 

Par sa topographie basse, la zone Buterere est le plus souvent inondée aux moments de fortes pluies. Dans le temps, avant la construction de la route reliant la route Bujumbura-Cibitoke (RN5) à la route Bujumbura-Bubanza (RN9), cela faisait qu’elle soit difficilement accessible. Les pistes se transformaient en bourbiers et ne permettaient pas le passage aisé de petites voitures. Avec son aménagement en 2008, Buterere est désormais devenue doublement accessible. Mais aujourd’hui, cette chaussée est en proie à l’érosion.
Comme l’a constaté votre quotidien d’informations Le Renouveau lorsqu’il s’est rendu à Buterere, la détérioration observée ici est essentiellement due aux récents travaux d’adduction d’eau potable dans cette zone urbaine de Buterere.
Pour ce travail, la société réalisatrice des travaux a creusé un caniveau sur la chaussée afin de poser sa tuyauterie. L’étroitesse du caniveau n’a pas permis le compactage adéquat lors du remblaiement. Au fil des jours, des effondrements ici et là ont suivi et une couche d’asphalte qui a été posée sur ce sol mal compacté a fini par céder le passage à l’eau suite aux fissures créées. Une érosion dégradante est née et menace la route.
Ainsi, à plusieurs endroits le long de cette route, des éboulements s’observent et menacent cette route qui n’est pas non plus suffisamment large et rendent la circulation difficile. Ils peuvent causer des accidents.
La détérioration est également due au manque d’espace pouvant accueillir d’autres infrastructures entre la route et les maisons d’habitation. C’est donc cet effet majeur qui a conduit la société à exploiter la voirie. Les effets négatifs de cet acte se font déjà sentir.
Cela étant, la meilleure des choses pour protéger cette infrastructure serait de réserver le long de cette route les 2m règlementaires pour les équipements ultérieurs comme les câbles électriques, les tuyaux d’eau, la fibre optique, etc.
Aux sociétés dont les travaux empiètent sur la voie publique, il faudrait qu’elles veillent à bien compacter les surfaces décapées afin d’éviter tout effondrement pouvant conduire à la dégradation ultérieure de ces infrastructures d’intérêt public.

Jean Bosco Nkunzimana (stagiaire)

 

MARCHE DE KINAMA> Immondices

Les marchands et les clients demandent une réhabilitation rapide de l’ancien marché

 

aaaaggtyLes immondices qui se trouvent à l’intérieur du marché de Kinama devraient attirer l’attention des autorités administratives et d’assainissement de cette localité car elles causeront des dégâts néfastes à la vie de la population. Ces ordures se trouvent aussi de part et d’autre notamment à l’est du marché où se trouve un centre de collecte des ordures ménages provenant des quartiers de cette zone. Les marchands et les clients demandent que l’ancien marché soit vite réhabilité.

 

 

Les marchands et les clients trouvés au marché de Kinama situé dans la zone Kinama, commune Ntahangwa en Mairie de Bujumbura s’indignent que ces ordures soient déposées à l’intérieur de ce marché. Ils ont peur d’être attaqués par les maladies de manque d’hygiène. Le quotidien du journal Le Renouveau s’est rendu le mercredi 15 mars 2017 pour voir l’état des lieux. Les vendeurs disent qu’ils ne reçoivent pas les clients car ces derniers sont bloqués par l’odeur suffocante dégagée par ces saletés. Signalons que ce marché est provisoire car l’ancien est en cours de réhabilitation.
Selon les marchands interrogés, aucun effort pour enlever ces ordures ne semble en vue car même le centre de collecte des déchets ménagers des quartiers de cette zone ne fonctionne pas bien. La preuve en est qu’il est presque rempli et les ordures ont détruit la clôture de ce centre à cause de leur débordement. Les clients interrogés disent qu’il est même difficile de se rendre dans cette partie du marché malgré les produits qui s’y trouvent et dont ils ont besoin. Ce manquemment contraint certains vendeurs de pratiquer le commerce ambulant autour du marché car les clients refusent d’aller jusqu’à l’intérieur du marché et surtout quand la pluie tombe et lorsqu’il y a du vent. En effet, la pluie et le vent activent les odeurs dégagés par ces ordures se trouvant à l’intérieur du marché. Les autorités administratives devraient fournir plus d’effort afin de prévenir les dangers qui pourraient surgir.

Emmanuel Nkurunziza

(stagiaire)

 

AFJO> Rencontre d’échanges entre les femmes journalistes et les femmes de la société civile

Le taux de représentativité féminine est à un niveau très bas

L’Association des femmes journalistes du Burundi (AFJO), avec l’appui de Cordaid (Catholic organisation for development and Aid) a organisé le jeudi 30 mars 2017 une rencontre d’échanges entre les femmes journalistes et les femmes de la société civile sur le rôle et la place de la femme dans le processus de paix et de sécurité.

Dans son interview, Agnès Nindorera, présidente de l’AFJO, a fait savoir que cette activité s’inscrit dans le cadre du projet « Partenariat stratégique pour le lobbying et le plaidoyer en vue de la prise en compte des préoccupations des communautés ». C’est un projet qui repose sur trois trajectoires et mis en œuvre par deux organisations en binôme, à savoir l’accès à la justice pour tous par l’Observatoire de l’action gouvernemental (OAG) et l’Association des juristes catholiques du Burundi (AJCB) ; l’autonomisation et l’emploi des jeunes par l’Appui au développement intégral et à la solidarité sur les collines (Adisco) et le réseau des organisations des jeunes en action par la paix, la réconciliation et le développement (Reja), enfin l’inclusivité des femmes dans les processus de paix et de sécurité par l’Association des femmes rapatriées du Burundi (Afrabu) et l‘AFJO. Dans le cadre de la trajectoire « inclusivité des femmes dans le processus de paix et de sécurité », il a été réalisé une étude portant sur «L’état des lieux sur la participation de la femme dans les instances de prise de décision et son inclusivité dans les processus de paix et de sécurité ».
Mme Nindorera a indiqué que selon ladite étude, le taux de représentativité féminine est à un niveau très bas avec une moyenne générale de 17% seulement et le secteur des médias ayant un taux de 6%. Cette rencontre est alors une occasion pour réfléchir sur les actions que les femmes des organisations féminines et les femmes journalistes peuvent mener conjointement pour améliorer la place de la femme dans les instances de prise de décision et dans les médias, et la prise en compte des préoccupations des femmes dans les processus de paix et de sécurité.
Mme Nindorera a révélé que l’AFJO attend de cette rencontre des échanges constructifs entre les femmes journalistes et les femmes des organisations féminines sur les préoccupations des femmes à intégrer dans l’agenda femme. Elle attend également une proposition d’actions pour accroître le nombre des femmes dans les processus de paix et de sécurité.

Lucie Ngoyagoye

 
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