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AMBASSADE D’EGYPTE AU BURUNDI> Lancement du fonctionnement des équipements à l’Hôpital communautaire de Musenyi

Ce matériel va apporter une grande innovation

 

DSC 0615Dans sa descente du lundi 30 juillet 2018, l’ambassadrice d’Egypte au Burundi a procédé au lancement du fonctionnement des équipements médicaux au Centre égypto-burundais de néonatologie de l’Hôpital communautaire de Musenyi en commune Tangara de la province de Ngozi. Ce matériel va apporter une grande innovation. En plus, une aide aux malades dudit hôpital a été octroyée et celle destinée aux vulnérables de la dite commune laissée à l’administrateur. 

 

Le médecin directeur de l’Hôpital communautaire de Musenyi, Dr Didace Nzigamasabo, a fait savoir que ce don vient à point nommé car il est d’une grande utilité. «  Nous sommes ravi de cette aide qui va servir la population de la commune Tangara et des communes environnantes.  Ce don va apporter une grande innovation parce que des enfants qui naissaient avec des problèmes sérieux et des prématurés étaient obligés d’être référés ailleurs. Désormais, les autres seront référés à notre hôpital », a-t-il dit. Selon Dr Nzigamasabo, l’hôpital communautaire de Musenyi a commencé à soigner les patients le 25 juin 2018. Jusqu’aujourd’hui a-t-il ajouté, trois cent patients ont été soignés. L’ambassadrice d’Egypte au Burundi, Abeer  Bassiouny a indiqué que ce don est constitué de 10 machines couveuses, 3 machines de photothérapie, 3 extracteurs  d’oxygène, 3 respirateurs non invasifs ainsi que d’autres  matériels   connexes.  Ce don  est   évalué  à  une  somme de 200 000 000 FBu. Après avoir distribué à chaque patient de cet hôpital 6 kg d’aide alimentaire, Mme Bassiouny a aussi laissé à l’administrateur de la commune Tangara, Marguerite Mpabonimana, une aide alimentaire, dont le sel iodé égyptien, à distribuer à 200 familles vulnérables.  Cette aide était aussi composée de 6 kilos des biens alimentaires pour chaque famille.Mme Bassiouny a fait savoir que le sel enrichi par l’iode destiné à la population, surtout aux plus vulnérables, est un sel très essentiel au fonctionnement de l’organisme humain.   Sa carence entraine le goître. Ce sel prévient cette maladie. C’est une maladie très grave de la tyroïde avec des manifestations cliniques très graves qui peuvent altérer le quotient intellectuel des gens atteints. 
Ezéchiel Misigaro

 

LAC TANGANYIKA> Ses plages

La valorisation touristique de ces dernières augmenterait la production économique

 

DSC 0130La plage, lieu symbolique du littoral, site naturel privilégié et terrain de jeu, est un espace aux multiples enjeux. Elle est synonyme de liberté et de convivialité. Elle est aussi le support de multiples activités qui font le succès des vacances au bord du lac. Elle est pourtant, sauf exception, un produit touristique “banalisé” qu'il convient de ré-enchanter. Les Burundais sont-ils conscients de cette richesse naturelle qu’est le lac Tanganyika avant de penser à le valoriser touristiquement? 

 

A Bujumbura, tout au long du lac Tanganyika, des particuliers aménagent des lieux, des fois à l’image des plages classiques mais souvent des Bars, etc. Mais les propriétaires ne sont pas satisfaits du niveau de fréquentation de leurs espaces par les citadins. Mais aussi un autre enjeu handicape toujours ce secteur. De nouveaux dispositifs de stabilisation de la plage, moins agressifs que ceux qui étaient utilisés dans le passé, sont désormais envisageables. Les menaces qui pèsent sur la plage obligent à réfléchir sur sa place dans l'offre littorale. Plus que jamais, il faut y concilier la qualité de l'accueil, la gestion de la sécurité et la préservation de l'environnement. Et tout dans le souci d’attirer les citadins de Bujumbura à visiter régulièrement les plages et du coup les propriétaires en bénéficieraient davantage.De nombreuses actions doivent être menées par les parties prenantes pour la protection de l’environnement, les pouvoirs publics, les communes et certaines entreprises citoyennes qui se doivent à s’impliquer pour une meilleure gestion et une plus grande attractivité des plages. Le plus important est d'offrir aux visiteurs de meilleures conditions d’estivage en assurant la qualité des eaux de baignade, assurer la sécurité des estivants et favoriser l’hygiène et la propreté. Les démarches de mobilisation viseraient à sauvegarder l’environnement et s’inscriraient dans le cadre de la valorisation du littoral pour promouvoir le tourisme balnéaire. Néanmoins, les efforts à consentir ne doivent en aucun être sapés par les comportements inciviques de certains estivants qui ne respectent pas les prescriptions de sécurité d’hygiène comme on le voit dans d’autres espaces publics dans la capitale Bujumbura et à ailleurs dans le pays.Les services concernés pourraient multiplier les efforts et s’investir de plus en plus dans ces lieux d’urbanité. Tous les moyens sont à mettre en œuvre pour rendre plus attractif et multifonctionnel le littoral du lac Tanganyika. Dans ce cadre, tous les critères doivent être mis en équation : qualité des eaux de baignade, aménagement de certaines infrastructures, renforcement du réseau de transport, organisation des parkings, faciliter l'accès aux plages, balisage des zones, communication et panneaux de sensibilisation, animation. La réussite de tous ces efforts nécessite néanmoins l’adhésion de tous, notamment les estivants, pour sauvegarder la renommée des plages du lac Tanganyika, toujours en quête d’existence. Il est à noter qu’un intérêt particulier est à porter aux personnes à besoins spécifiques : aménagement d’un espace équipé de parasols, relax et trails pour leur permettre de profiter des plaisirs du lac.
Amédée Habimana

 

ZONE GATUMBA > Etat d’hygiène lié aux eaux de puits

Ces eaux ne favorisent pas la bonne santé

 

DSC 0249Les habitants des quartiers Mushasha I et II, Warubondo et Muyange I situés dans la zone Gatumba sont exposés aux maladies liées à l’utilisation des eaux de puits qui, de surcroît,  sont insalubres. Les autorités locales devraient sensibiliser la population de cette partie de cesser d’utiliser cette eau pour sa bonne santé. Surtout qu’il « vaut mieux prévenir que guérir ».   

 

Dans les quartiers Mushasha I et II, Warubondo ainsi que Muyange I se trouvant dans la zone Gatumba, commune Mutimbuzi en province de Bujumbura il y a pas mal de puits qui permettent à la population de ces localités de faire la vaisselle, laver les habits ainsi que fabriquer des briques. C’est du moins l’observation du quotidien « Le Renouveau» en date du 26 juillet 2018 lorsqu’il circulait dans certaines entités administratives de ladite zone. En effet, comme la zone Gatumba fait face au problème d’eau potable, certains quartiers recourent aux eaux de puits pour relever les défis y afférents. C’est ainsi que les habitants des quartiers comme Mushasha, Warubondo et Muyange creusent des puits pour les usages susmentionnés. Mais, ils ignorent que de telles eaux contiennent des microbes qui peuvent affecter leur santé. A la question de savoir pourquoi ils ne puisent pas tout au moins les eaux du lac Tanganyika ou de la rivière Rusizi, ils ont répondu qu’ils sont distants de ces sources. Bien plus, ils ne disposent pas assez de moyens pour acheter en quantité suffisante l’eau potable que les taximen vélos vendent dans les quartiers. Ils puisent cette eau potable dans le quartier Kajaga. Et d’ajouter que les ustensiles de cuisine nettoyés aux eaux de puits subissent un second lavage en se servant d’une petite quantité d’eau potable pour se prévenir contre les microbes. Ils ont précisé que les eaux de puits servent normalement à laver les vêtements et à fabriquer les briques. Ils ne se rendent pas compte qu’ils peuvent être contaminés par ces eaux insalubres à travers leurs mains  trempées. Les autorités locales devraient, à travers leur service d’hygiène et assainissement, sensibiliser la population qui fait usage de ces eaux de s’en départir pour son bien-être. Surtout lorsqu’on sait que ces puits sont creusés non loin des lieux d’aisance de fortune. Ils sont creusés à moins d’un mètre de profondeur. Pour dire qu’il existerait une certaine communication entre ces eaux de puits et les excrétas des toilettes. 

Masta Shabani

 

ZONE KAMENGE> La salubrité dans les quartiers

Elle relève de la responsabilité des ménages

 

canniveau1La plupart des quartiers de la capitale ont été bien aménagés de façon à faciliter la salubrité. Cela se remarque par des rues pavées, des routes goudronnées, des caniveaux bien amenagés et des noms déterminant chaque rue. C’est aux ménages vivant près de ces rues de veiller à ce que ces infrastructures soit durables. 

 

Chaque samedi, dans certains quartiers de la zone Kamenge, la population effectue des travaux de développement communautaire. Des travaux qui prennent aujourd’hui de l’allure car ils sont organisés dans les quartiers de manière à responsabiliser les ménages environnant les rues à nettoyer. C’est ainsi qu’à la 14e avenue dans le quartier Teza, des gens s’organisent. Dans certaines parcelles, les domestiques s’organisent à tour de rôle pour nettoyer les caniveaux menacés par les eaux usées et les débris des feuilles emportées par le vent. Dans d’autres ménages, les familles se mobilisent par avenue, chaque personne prend la pelle et le même jour ils nettoient les caniveaux afin que toute l’avenue soit propre. Chacun nettoie le tronçon qui longe sa parcelle, ainsi de suite et c’est toute la rue qui devient propre.Toutefois, il faut signaler qu’il y a toujours des récalcitrants. Ce qui ne facilite pas la tâche des autres. Si certains ne s’adonnent pas à cette activité, cela occasionne des fuites. Ce qui veut dire que les saletés non nettoyées dans les caniveaux de ces parcelles se répandent dans les autres caniveaux. Cela rend nul le travail des autres. Dans ce cas, les chefs de colline et les chefs de quartiers s’impliquent pour sensibiliser et mettre en garde ceux qui découragent les autres. Il ne faut pas oublier qu’une fois bouchés, ces caniveaux deviennent un danger pendant les périodes des pluies. Ce qui fait que pour mieux les préparer, il faut les nettoyer pendant la période d’été. Un défi est remarquable. Les débris et les déchets retirés des caniveaux sont déposés au bord de ces derniers. Ce qui fait qu’ils y retournent une fois que le vent souffle ou quand il pleut. Les gens demandent que des véhicules chargés de collecter les immondices passent pour collecter les débris chaque fois que s’effectuent des travaux de développement communautaire. Il est vrai, ces véhicules sont en manque comme disent ceux qui les gèrent, mais les efforts de la population devraient être encouragés.

Blandine Niyongere

 
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