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ZONE KINAMA> Pénurie d’eau

Une longue file d’attente s’observe à l’endroit des robinets publics

 

La rédaction du quotidien « Le Renouveau» s’est rendue dans la zone Kinama . Dans ce quartier, on observe des longues files d’attente devant les robinets publics. Les gens doivent s’aligner eux-mêmes pour éviter le désordre. 

 

Dans un entretien accordé au quotidien «Le Renouveau», les habitants de la zone Kinama  se lamentent de la pénurie d’eau qui s’observe dans ce quartier. Ils ont signalé que cette question de manque d’eau n’est pas récente, qu’elle s’observe le plus souvent pendant la saison sèche.La rédaction du quotidien « Le Renouveau» s’est  entretenue avec Aline Iradukunda (un des habitants de ce quartier), qui a donnée deux raisons qui sont à l’origine de ces longues files d’attente qui s’observent presque toujours devant les robinets publics. Selon elle, la première raison est le fait que la plupart des habitants de ce quartier vivent dans des conditions difficiles, et cela explique qu’ils ne peuvent pas parvenir à avoir des robinets chez eux. Pour cela, ils sont obligés d’acheter de l’eau par bidon. La deuxième raison, est  le fait que même  pour ceux qui ont des robinets d’eau chez eux, il peut survenir une coupure d’eau générale. Dans ce cas ils doivent tous aller faire la queue devant les robinets publics.Mme Iradukunda a signalé que l’eau est devenue très chère dans ce quartier. Elle a fait savoir que dans les conditions normales, deux bidons coûtent 50 FBu mais avec cette situation qui s’observe, un bidon coûte soit 50 ou 100 FBu. Elle a ajouté qu’il peut arriver des cas où on fait la queue à partir de 15h pour rentrer à 21h sans avoir de l’eau. Donc, les gens qui ne veulent pas faire la queue ou ceux qui sont pressés ou encore qui ont peur de rentrer sans être servis préfèrent payer 100 FBu par bidon à ceux qui viennent de l’acheter à 50 FBu. La rédaction du quotidien « Le Renouveau» s’est entretenue avec un autre habitant qui est venu chercher de l’eau dans ce quartier alors qu’il habite au quartier Carama. Il a fait savoir qu’il peut arriver des cas de pénurie d’eau où ils peuvent acheter un bidon à 500 FBu aux conducteurs de taxi-vélo. 

Yves Ndekatubane (stagiaire)

 

MSPLS> Forum des jeunes vivant avec le VIH/sida, deuxième édition

Zéro naissance avec VIH jusqu’en 2030

 

DSCI7085Le ministère de la Santé publique et de la lutte contre le sida (MSPLS) a ouvert le mercredi 04 septembre 2019 en province de Gitega, un forum national des jeunes vivants avec le VIH/sida, regroupés dans le Réseau national des jeunes vivant avec le VIH/sida (RNJ+), sous le thème : « Investir dans les jeunes pour leur accès aux services de santé ». Ce forum a vu la participation des représentants des jeunes de toutes les communes du Burundi. Les jeunes ont eu l’occasion de témoigner sur les difficultés qu’ils rencontrent dans leur vie quotidienne, et des recommandations ont été formulées. 

 

Après le discours d’accueil du conseiller socioculturel de la province de Gitega qui a représenté le gouverneur, l’assistante du ministre de la SPLS, Joselyne Nsanzerugeze, dans son discours d’ouverture, a interpellé les jeunes à toujours aller de l’avant  afin de briser le tabou pour vaincre le fléau du sida surtout dans cette frange de la population.Pour Mme Nsanzerugeze, l’organisation de ce forum est une occasion de plus de promouvoir la déstigmatisation et la santé pour tous y compris les enfants et les jeunes vivants avec le VIH/sida. Elle a précisé que l’objectif 909090, est un objectif très ambitieux de l’Onu sida et qui vise le contrat de la pandémie du VIH/sida à l’horizon 2030 et ceci en témoigne la mise en application de la nouvelle directive de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), adapté au contexte national et aux approches et stratégies mondiales porteuse de résultat. Le Burundi s’est doté d’un plan stratégique national de lutte contre le VIH/sida qui s’aligne à cet objectif, a-t-elle souligné. Elle a ajouté en outre que le gouvernement du Burundi se réjouit de l’état des lieux de la réponse nationale au VIH/sida. Le taux de séropositivité au niveau de la population en général est passé de 6% en 2002 à 3,6% en 2007, puis de 1,4% en 2010 à 0,9% en 2017. Néanmoins, il ya une tendance à la féminisation de l’épidémie du VIH/sida du fait que le taux de prévalence chez le sexe féminin est de 1,2% contre 0,6% chez le sexe masculin. Elle a affirmé en plus que ce taux reste élevé en milieu urbain qu’en milieu rural.Elle a interpellé les jeunes qui ont organisé ce forum à être toujours unis pour vaincre le VIH/sida, en prenant correctement les médicaments anti rétroviraux, en incitant les autres, ainsi que les mères enceintes à se faire dépister, pour qu’en 2030, il n’y ait plus de naissance d’enfant séropositif. 
 

Les jeunes vivants avec le VIH/sida demandent à être bien considérés dans la société

Le représentant légal de Réseau national des jeunes vivants avec le VIH/Sida RNJ+, ainsi que les autres jeunes qui ont pris la parole, ont déploré le fait que dans ce pays il y a toujours des personnes qui stigmatisent les jeunes vivants avec le VIH/sida, raison pour laquelle la plupart de ces derniers abandonne les études. Ils ont demandé en outre qu’il y ait un centre de prise en charge des jeunes et adolescents. L’assistante du ministre en charge de l’Education, Marie Jeanne Ntakirutimana qui était invitée s’est prononcée sur le cas d’une discrimination à l’école et a interpellé quiconque sera stigmatisé en milieu scolaire de se confier au directeur communal le plus proche et la question sera résolue.Le représentant du Fonds mondial pour la population (UNFPA) a indiqué que, les jeunes constituent le Burundi de demain. C’est pourquoi il s’est engagé à accompagner le gouvernement du Burundi pour qu’en 2030, le Burundi puisse avoir une génération libre sans VIH. Il a promis d’appuyer la jeunesse dans son combat afin de vaincre le VIH/sida à jamais. Il a enfin félicité la jeunesse du RNJ+ pour son implication dans la préparation du forum qui aboutira à une réponse aux problèmes de la jeunesse vivant avec le VIH/sida.  

ALINE NSHIMIRIMANA

 

HOPITAL DE RUMONGE> Don d’un échographe par l’association des natifs

Il a une valeur de vingt millions de francs burundais

 

DSC05653Le jeudi 06 septembre 2019, les membres de l’association des natifs de Rumonge,(composés de ceux de la diaspora et ceux vivant au pays), dénommée Progrès Rumonge (Proru) ont rendu visite à leur province d’origine. La joie se lisait sur le visage de la population de Rumonge  qui a reçu de ladite diaspora un don d’un appareil échographe. Ce don d’une valeur de vingt millions de francs burundais permettra de bien suivre les femmes enceintes et  d’améliorer leurs conditions d’accouchement.

 

Construit  en  1922,  l’Hôpital  de Rumonge  vient d’avoir un statut d’hôpital de deuxième référence. Cependant, comme l’a indiqué le médecin directeur de cet hôpital, Dr Ernest Nditoreye, cette structure sanitaire fait face à certains défis dont le manque de matériels et d’équipements.  
 

Un don qui va fortement contribuer à bien suivre la santé des femmes enceintes 

Le président de l’association Proru, qui a représenté aussi la délégation de la diaspora, Charles Célestin Hakizimana, a fait savoir que ce don a été donné dans le cadre de se rallier aux autres natifs de cette province qui sont déjà à l’œuvre. « Constatant leur évolution, ayant déjà érigé un bloc à deux niveaux qui sert de maternité, nous avons réalisé qu’il est bon de mettre la main à la pâte en cherchant un des appareils qui nécessitait une urgence ».M. Hakizimana a lancé un appel aux membres de la diaspora qui ne veulent pas contribuer au développement de leur pays d’emboîter le pas aux autres afin d’atteindre le développement durable.Le médecin provincial, Dr Jean Claude Ndikumasabo a lui aussi manifesté son sentiment de satisfaction. « L’échographe est un appareil qui aide à faire le diagnostic de certaines maladies, mais aussi dans la surveillance de l’évolution de la grossesse », a-t-il indiqué. Devant la population de cette province, ce médecin a souligné un autre atout de cet appareil. « C’est un appareil qui peut nous montrer l’état du fœtus et celui des entrailles de la mère ».Dr Ndikumasabo déplore le manque d’ appareils échographes dans la province de Rumonge, ce qui faisait qu’il y avait des femmes qui, pour se faire examiner, devraient être renvoyées à un rendez-vous ultérieur. Pour ce médecin, la tâche sera facile car le temps de faire des examens échographiques sera réduit. En plus, cet appareil aidera les femmes, surtout en cas de complications au moment de l’accouchement. « Dans ce cas, cet appareil va aider les infirmiers de la salle d’accouchement pour le diagnostic de cette complication». Dr Ndikumasabo a conseillé aux médecins de l’Hôpital de Rumonge d’utiliser cet appareil de façon professionnelle et d’aider les malades. « Il faut qu’ils évitent de l’abîmer car au Burundi, il est rare de trouver un technicien capable de réparer de tels appareils ».

L’administration provinciale est satisfaite de la contribution de la diaspora dans le développement de cette province.

Le gouverneur de  Rumonge, Juvénal Bigirimana  n’a pas caché sa joie. « Depuis la création de la province de Rumonge en 2015, le rôle de la diaspora est indiscutable dans le développement de leur province ». Il a salué la manière dont les natifs de l’intérieur et de l’extérieur du pays contribuent dans les projets de développement. Le gouverneur a demandé à la population de cette province de ne plus faire recours à la pharmacopée et aux guérisseurs traditionnels. « Ici, à Rumonge, il y a des malades qui, au lieu de se faire soigner à l’hôpital,  font recours à la sorcellerie », a-t-il conclu.                                                                   

MOISE NKURUNZIZA

 

MINISANTE> Célébration de la journée africaine de la médecine traditionnelle

Sous le thème : « Intégration de la médecine traditionnelle dans les programmes de formation universitaire en science de la santé dans la région africaine »

 

DSC 0368Le ministère de la Santé publique et de la lutte contre le sida a célébré le vendredi 6 septembre 2019, la journée africaine de la médecine traditionnelle, 17e édition. Le thème retenu pour cette année met l’accent sur l’intégration de la médecine traditionnelle dans les programmes de formation universitaire en science de la santé dans la région africaine.  

 

Le 31 août de chaque année, l’Afrique célèbre la journée de la médecine traditionnelle. Selon le message de la directrice régionale de l’organisation mondiale de la santé (OMS) pour l’Afrique, l’essentiel de la population de la région africaine recourt à la médecine traditionnelle pour combler ses besoins de soins de santé. Ainsi, 70% de la population du Bénin utilise la médecine traditionnelle, et ce pourcentage atteint 90% au Burundi et en Ethiopie. En effet, les Etats membres possèdent, chacun, son cadre réglementaire, son modèle de prestation des soins de santé primaire et son profil de médecine traditionnelle. Par conséquent, l’OMS a mis au point et testé, dans quatorze Etats membres, des outils de formation en médecine traditionnelle à l’intention des étudiants en médecine et en pharmacie. Car, les institutions académiques évoquent parfois les difficultés qu’elles rencontrent pour intégrer la médecine traditionnelle. Ce sont, entre autres, un corpus de données limité, la saturation des programmes d’études et, dans certains cas, les problèmes d’harmonisation entre les savoirs indigènes et les approches biomédicales. Ainsi, le secrétariat de l’OMS reste disposé à travailler avec les Etats membres dans le but de renforcer l’intégration de la médecine traditionnelle dans les systèmes nationaux santé.

Beaucoup d’activités ont été réalisées dans ce secteur 

Quant au directeur général au ministère de la Santé publique et de la lutte contre le Sida, Dr Isaac Minani, beaucoup d’activités concernant le secteur de la médecine traditionnelle ont été réalisées au Burundi. C’est, entre autres,  la mise en place de la loi qui régit la médecine traditionnelle. Cela va permettre aux tradipraticiens de travailler dans la transparence et de partager leurs savoirs avec les autres sans problèmes. Il a indiqué que les recteurs d’universités devraient s’y impliquer pour que l’intégration de la médecine traditionnelle dans les programmes de formation universitaire soit une réalité.       Ainsi, Dr Minani a indiqué qu’une collaboration entre les tradipraticiens et les médecins est nécessaire de sorte qu’un médecin pourra transférer les malades chez les tradipraticiens et vice-versa.  Et cela pour que les malades puissent faire les examens au laboratoire afin que ces tradipraticiens puissent traiter une maladie qui est connue et éviter des tâtonnements. Ainsi, il a signalé  qu’un centre pour contrôler les médicaments traditionnels va être mis  en place à l’Institut national de santé publique (INSP). Pour le représentant du réseau des associations des tradipraticiens, Jothan Nikora, c’est un sentiment de satisfaction et il a remercié le gouvernement du Burundi qui a mis en place la loi qui les régit. Il a souligné que les tradipraticiens se sont regroupés dans les associations comme le stipule la loi. Et il a promis que ces associations continueront à travailler en étroite collaboration avec le ministère de la Santé publique et de la lutte contre le sida et respecteront la loi qui les regit.

FIDES NDEREYIMANA

 
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