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Genre> Conférence régionale

Sur la participation politique de la femme et son rôle dans la prévention des violences électorales en Afrique

 

En collaboration avec le ministère de la Solidarité, des droits de la personne humaine et du genre, Cordaid en partenariat avec la SPPDF (Synergie des partenaires pour la promotion des droits de la femme) et le Cafob (Collectif des associations féminines et organisation non-gouvernementale du Burundi) organise du 10 au 12 décembre 2014 une conférence régionale sur la participation politique de la femme et son rôle dans la prévention des violences électorales en Afrique. Les participants sont venus de différents pays africains.

 

DSC06838Dans son mot de bienvenu, la déléguée générale de SPPDF, Bernardine Sindakira a fait savoir qu’en Afrique, il y a bon nombre de pays où les femmes ont participé activement et pleinement dans les processus électoraux et ont été des acteurs de la prévention et de la gestion des conflits surgis avant, pendant et après les élections. Elle a indiqué que ladite conférence sera un cadre de partage des expériences du rôle joué par la femme en vue de sa participation effective aux élections et surtout le rôle joué en vue de maintenir un climat de paix et de sécurité avant, pendant et après les élections.
Pour Mme Sindakira des expériences, leçons apprises et meilleures pratiques pour la participation politique de la femme qui seront échangées au cours de cette conférence vont être diffusées. Cela pour encourager les femmes à participer activement et qualitativement dans le processus électoral en cours et surtout à porter leur pierre pour la prévention et la gestion des conflits électoraux, maintenant, pendant et après les élections.

Les organisations féminines ont un rôle important à jouer

La secrétaire permanente au ministère de la Solidarité nationale, des droits de la personne humaine et du genre, Godelieve Nininahazwe a indiqué que les élections de 2010 ont montré que les femmes ont participé massivement aux élections. Cela leur a permis d’avoir des places non négligeables dans les instances de prise de décision notamment à l’Assemblée nationale et au Sénat.
Mme Nininahazwe a de ce fait interpellé les femmes qui ont participé à ladite conférence à profiter des expériences et des leçons qui seront issues de ces assises afin de fournir plus d’efforts dans la participation aux prochaines élections et d’émettre les stratégies pour prévenir les violences électorales en Afrique.

Rose Mpekerimana

 

Commune urbaine de Kanyosha> Menacée par le ravin Mugoyi

La population du quartier Busoro crie au secours

 

Depuis un bon bout de temps, la population de la commune urbaine de Kanyosha, surtout celle du quartier Busoro, poussait un ouf de soulagement après qu’un grand caniveau a été construit pour limiter les dégâts qui étaient causés par le ravin Mugoyi. Mais aujourd’hui, ce caniveau est rempli de sable et quand il pleut, l’eau de pluie tend à déborder avec le risque de se déverser dans le quartier. La population s’inquiète et fait appel à l’Administration de faire quelque chose avant que la situation ne s’empire.

DSC05585Avec ses dégâts énormes sur la vie et les biens des habitants du quartier Busoro, le ravin Mugoyi a été maintes fois signalé comme un grand danger pour la population de ce quartier. A un certain moment, le lit dudit ravin a été bien aménagé et ses bordures ont été construites avec des pierres. Depuis ces travaux, la population vivait tranquillement sans se douter des menaces quelconques qui pouvaient provenir de ce ravin.

La menace du ravin réapparaît

Avec le début de cette saison pluvieuse, les menaces commencent à se faire sentir car le ravin s’est progressivement rempli de sable, provoquant une panique totale parmi les habitants du quartier Busoro. Quand il pleut, l’eau tend à déborder et les habitants craignent qu’à n’importe quel moment, elle va se déverser dans le quartier, causant beaucoup de dégâts comme c’était le cas dans les temps passés.
Pour les habitants de ce quartier, il est actuellement impossible qu’avec les pelles uniquement, les gens parviennent à curer le ravin car le sable est devenu trop nombreux et trop compacté. Selon eux, seule une machine est capable de curer ce caniveau rapidement et efficacement.

L’administration de la commune urbaine de Kanyosha interpelle la mairie

De son côté, l’administrateur communal de Kanyosha, Abrahaman Aoudou Bampoye, a indiqué qu’à son niveau, la commune ne peut rien faire car elle n’a pas de moyens. Il a déploré le fait que la population n’a pas curé ce sable au fur et à mesure qu’il se remplissait alors que l’on s’était convenu ainsi. Selon lui, le seul espoir qui reste, est que la mairie pourrait faire quelque chose pour sauver les habitants du quartier Busoro.

ASTERE NDUWAMUNGU

 

SANTE SEXUELLE> Atelier de sensibilisation

Sur la dépénalisation de l’avortement

 

Dans le cadre des seize jours d’activisme contre les violences faites aux femmes, l’association SFBLSP (Solidarité des femmes burundaises pour la lutte contre le sida et le paludisme) a organisé le mardi 9 décembre 2014, un atelier de sensibilisation à l’endroit des femmes journalistes.

 

DSC06830Selon Joséphine Ciza Muhigirwa, ledit atelier a été organisé à l’intention des femmes journalistes afin qu’elles soient sensibilisées sur le droit à la santé et la reproduction, mais également pour qu’elles plaident pour la dépénalisation de l’avortement. Les journalistes ont des voix qui portent loin, ils peuvent contribuer favorablement, vue les conséquences néfastes des avortements clandestins.

“Légaliser l’avortement pour sauver des vies humaines”

D’après l’étude effectuée dans les provinces de la plaine de l’Imbo en mars 2014, l’avortement clandestin est une réalité au Burundi. “C’est pourquoi nous sommes en train de plaider pour la légalisation de l’avortement au Burundi”, a-elle indiqué. Cela dans le but de sauver beaucoup de vies humaines qui continuent à se perdre à la suite des conditions clandestines et d’hygiène précaires dans lesquelles se fait cette pratique.
En outre, a-t-elle souligné, nous avons jugé bon de conscientiser les femmes journalistes, pour qu’elles puissent comprendre la gravité et l’ampleur de l’avortement clandestin et à risque qui continue à tuer des milliers et des milliers des femmes burundaises. Et cela à cause, non seulement des conditions d’hygiène regrettables, mais également des obstacles légaux, a ajouté Mme Ciza.
A cet effet, elle a demandé aux participantes de s’y impliquer davantages, partant de conscientiser les différents secteurs habilités, ainsi que la population du fins fond du pays pour qu’ils puissent comprendre l’ampleur et la gravité de l’avortement à risque.

Bénigne GAHIMBARE

 

Produits ligneux>Sécurité alimentaire

Leur préservation s’impose

 

Le renforcement de la contribution des produits forestiers non ligneux à la sécurité alimentaire en Afrique centrale , en général et au Burundi en particulier, tel est le thème qui a motivé l’organisation d’un atelier de sensibilisation et d’information des communicateurs et journalistes sur l’importance des produits forestiers non ligneux à la sécurité alimentaire et à la gestion des ressources naturelles. L’activité était organisée par la FAO, à Rumonge du 04 au 05 Décembre 2014.

 

DSC 0486Les produits forestiers autres que le bois, également nommés « produits forestiers non ligneux », (PFNL) sont, selon la définition de la FAO, des « biens d'origine biologique autres que le bois, dérivés des forêts, d'autres terres boisées et des arbres hors forêts. Une fois bien exploités, ils pourraient participer pleinement à la sécurité alimentaire de la population. Alors que la valeur du bois extrait décline, la valeur des PFNL augmente régulièrement, mais reste sous-estimée car non comptabilisée et très mal gérée.
Le Bassin du Congo fait partie des principaux réservoirs de diversité biologique dans le monde, a souligné le coordinateur du projet, Diomède Manirakiza . Les ressources de la biodiversité parmi lesquelles figurent les produits forestiers non ligneux, sont exploitées par près de 70 millions de personnes pour couvrir les besoins de subsistance, l’obtention de revenus et d’emplois. Les PFNL de la sous-région procurent des aliments, des plantes médicinales, de l’énergie, des équipements de pêche et des matériaux de construction.
La Comifac met un accent particulier sur les PFNL et leur importance dans la lutte contre la pauvreté et l’insécurité alimentaire. Les objectifs globaux du projet consistent à contribuer à l’amélioration des conditions de vie et la sécurité alimentaire des ménages dépendants des forêts, en particulier des groupes les plus vulnérables (femmes, peuples autochtones), ainsi qu’à concerver et à gérer durablement les produits forestiers non ligneux d’Afrique centrale, plus spécifiquement dans les cinq pays du projet.
Les participants ont bien compris que la communication environnementale en général et forestière en particulier exige la patience. Ceci parce qu’elle revêt un aspect scientifique. Les outils de ce type de communication sont multiples et diversifiés mais peu exploités.
La fréquence et la récolte excessive et destructive, les mauvaises techniques de conservation, le conditionnement, le stockage et transformation des produits des arbres et des aliments forestiers y compris la viande de brousse, constituent un problème grave dans les pays d’Afrique centrale, a dit M. Diomède Manirakiza.

Des alternatives à la problématique

Le développement des activités génératrices de revenus serait une des alternatives à l’exploitation illégale de la viande de brousse. La déforestation et la dégradation forestière sont des problèmes non négligeables en rapport avec les changements climatiques. Les stratégies visant à remédier à ces fléaux devraient impliquer les populations rurales qui pratiquent l’agriculture itinérante sur brûlis.
Les conflits de tous ordres (armés, intertribal et interethnique, politique, etc.) observés dans les pays de la sous-région ont des impacts sur le niveau de sécurité alimentaire et la nutrition des populations. D’où l’interpellation des décideurs à chercher tous les voies, moyens et recours nécessaires à l’éradication de ces fléaux.
La FAO et l'Onu ont encouragé les États à comptabiliser les PFNL pour l'évaluation des forêts dans le cadre de l'évaluation des écosystèmes pour le millénaire et pour les rapports FRA sur l'évaluation des forêts dans le monde.

Des défis subsistent

Il a été constaté que le cadre de gouvernance actuel n’est pas approprié à la gestion des ressources forestières. Les participants ont demandé le renforcement des capacités des acteurs impliqués dans la gestion, l’exploitation et l’utilisation des produits issus des forêts et des arbres hors forêt. Cela pourra contribuer à améliorer le cadre de gouvernance pour optimiser la contribution des écosystèmes forestiers à la sécurité alimentaire et la nutrition des populations.
Valoriser les produits forestiers autres que le bois d’œuvre et les services fournis par les écosystèmes forestiers pourra contribuer à satisfaire les besoins alimentaires et nutritionnels de la population burundaise.
Yolande NINTUNZE

 
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