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Présidence de la République > Conseil des ministres

Le projet de loi sur l’harmonisation des curricula, un des points à l’ordre du jour

 

Sous la présidence du chef de l’Etat, Pierre Nkurunziza, le conseil des ministres s’est réuni le mercredi 4 février 2015. Il s’agissait d’étudier et d’analyser plusieurs projets de textes de loi qui figuraient à l’ordre du jour dont le projet de loi portant harmonisation des curricula dans l’enseignement supérieur au Burundi.

 

DSC 3105Selon le document reçu de la part du Secrétariat général du gouvernement, le conseil a étudié le projet de loi portant ratification de l’Accord de Cotonou révisé pour la deuxième fois, qui a été présenté par le ministre des Relations extérieures et de la coopération internationale et le projet de décret portant concession d’une terre domaniale à la société chinoise «Sino africantrading and investment initiatives Co.limitted» ainsi que le projet de décret portant concession d’un terrain pour élevage de crocodiles et autres animaux sauvages, qui ont été présentés par le ministre de l’Eau, de l’environnement, de l’aménagement du territoire et de l’urbanisme.
Le conseil a également étudié le projet de décret portant octroi d’un permis de recherches de type H pour les hydrocarbures sur le bloc C en faveur de la société A-Z Petroleum Products LTD, qui a été présenté par le ministre de l’Energie et des mines ; le projet de décret portant harmonisation des curricula dans l’enseignement supérieur au Burundi et le projet de décret portant équivalences administratives entre les diplômes délivrés dans les systèmes BMD (Baccaloauréat-Master-Doctorat) et ceux délivrés conformément à la loi n° 1/014 du 7 juillet 1999 portant réorganisation du système de collation des grades académiques au Burundi, présentés par le ministre de l’Enseignement supérieur et de la recherche scientifique ainsi que le projet de Convention de gestion du centre national de référence en kinésithérapie et réadaptation médicale (CNRKR) avec Centre hospitalo-universitaire de Kamenge, (CHUK) qui a été présenté par la ministre de la Santé publique et de la lutte contre le sida.
Astère Nduwamungu

 

PARLE-MOI DOCTEUR> Sur la grippe

Le traitement de cette maladie est symptomatique

 

La grippe est due au virus myxovirus influenzae qui possède une très grande capacité de mutation. Très contagieuse, la grippe est traitée symptomatiquement. Mais en cas de complication, une consultation est recommandée.

 

DSC07036Dr Thaddée Ndikumana, porte-parole du ministère de la Santé publique et de lutte contre le sida et directeur du PNILT (Programme national intégré de lutte contre la tuberculose et la lèpre) a fait savoir que la grippe est causée par le virus myxovirus influenzae. Ce dernier s’attaque au système respiratoire et se répercute sur tout l’organisme.
Il a indiqué que ce virus se propage par les microgouttelettes issues des éternuements ou de la toux et par le contact direct avec une personne infectée. Très résistant, a-t-il ajouté, le myxovirus influenzae est capable de survivre pendant au moins 24 heures sur des objets comme le clavier d’ordinateur, le téléphone ou la poignée de la porte.

Syndrome grippal

Selon Dr Ndikumana, la grippe est caractérisée par une fièvre généralement élevée, avec des courbatures, des frissons, des sueurs chaudes, une sensation un peu douloureuse de la peau et des maux de tête. C’est ce qu’on appelle le syndrome grippal. A cela s’ajoutent le manque d’appétit, une fatigue intense, l’écoulement nasal, l’éternuement, des larmoiements, une irritation de la gorge et parfois même la nausée, des vomissements et de la diarrhée, surtout chez les enfants. « Tous ces signes durent généralement entre 3 à 5 jours », a-t-il dit
Il a en outre révélé qu’un syndrome grippal guérit spontanément entre 3 et 5 jours, rarement émaillé de complications (surinfections pulmonaires ou syndrome méningé), sauf chez les personnes fragiles ou en cas de virus très agressif.
Dans les formes sévères ou chez les personnes fragiles ou âgées, la grippe peut déclencher un œdème aigu du poumon avec une gène respiratoire qui peut être mortelle. Il a également précisé que même si dans certains cas le syndrome grippal peut disparaître en quelques jours, l’organisme s’étant bien défendu, il peut arriver qu’une bactérie prenne sa place dans un organisme fragilisé par un combat contre le virus. Dans ce cas, on dit dans un langage imagé que la bactérie s’est mise dans le lit du virus. En d’autres termes, les médecins parlent de surinfection. C’est d’ailleurs, a-t-il précisé, la seule raison pour laquelle les médecins mettent sous antibiotique les personnes atteintes de syndrome grippal.

Boire de l’eau et se reposer

Notre interlocuteur a fait remarquer que la grippe est totalement insensible aux antibiotiques. Cela pour dire, a-t-explicité, qu’en dehors d’une surinfection, toute prise d’antibiotiques est absolument inutile en cas de grippe.
Dr Ndikumana a en outre souligné qu’on peut soulager des symptômes de la grippe. Boire beaucoup d’eau ou d’autres liquides et se reposer au lit permettent habituellement d’apaiser les symptômes de la grippe. Des médicaments tels des antipyrétiques (pour la fièvre) et des analgésiques (pour les douleurs) peuvent être utilisés pour abaisser la fièvre et soulager les courbatures et les maux de tête.
Bien qu’il n’existe aucun traitement curatif contre la grippe, la vaccination offre une bonne protection à condition qu’elle soit renouvelée chaque année.
Mais, comme l’a signalé notre interlocuteur, ce vaccin contre la grippe n’existe pas encore au Burundi sauf celui donné aux enfants de six semaines. Sinon, seuls les traitements symptomatiques sont administrés aux maladies. En cas de surinfection (expectoration jaunâtre), il est recommandé aux malades d’aller consulter un médecin pour une éventuelle antibiothérapie.
Dr Ndikumana a tranquillisé la population pour la forme de grippe qui s’observe aujourd’hui. Il a indiqué que c’est la même que celle qu’on connaissait, seulement qu’elle possède une grande capacité de mutation et peut changer selon les saisons.

Bénigne Gahimbare

 

 

Mairie de Bujumbura> Réhabilitation de l’avenue de l’Amitié

Elle est encore au niveau de l’implantation et de l’installation du chantier

 

Dans les trois mois à venir, l’Avenue de l’Amitié sera pavée. Les travaux de réhabilitation de cette avenue, qui était devenue impraticable ont débuté le mardi, 3 février 2015.

 

DSC05905En partenariat avec la Coopération technique belge (CTB), les Services techniques municipaux (Setemu), ont commencé les travaux de réhabilitation de l’avenue de l’Amitié. Lors du passage de la rédaction du quotidien Le Renouveau, les travaux étaient au niveau de l’implantation et de l’installation du chantier. Une main d’œuvre à majorité constituée par des femmes était sur le chantier.
Les usagers de cette avenue poussent un ouf de soulagement

Les usagers n’en reviennent pas ! Ils s’arrêtent pour demander un fait visible à l’œil nu. « Est-ce vrai que cette route va être réhabilitée ? », demande un chauffeur de bus. Les piétons vont aussi pousser un ouf de soulagement, car, il était devenu difficile de passer par cette avenue. Les véhicules devaient contourner les flaques d’eau passant ainsi sur le trottoir réservé aux piétons. Les propriétaires des magasins et entreprises se trouvant le long de cette avenue n’ont pas manqué de manifester leur satisfaction. Pour eux, ils vont enfin retrouver leurs clientèles. Ils ont laissé entendre qu’ils avaient un grand problème dû au manque de parking, suite aux eaux qui stagnaient en face de leurs bureaux.
L’Avenue de l’Amitié qui se situe au centre de la ville de Bujumbura, passant devant le siège de la Société d’assurances du Burundi (Socabu) pour joindre le Boulevard de l’Uprona, était devenue un réel calvaire pour les passants. L’état de cette avenue était tellement défectueux que des voitures ne se hasardaient plus à y passer. Seuls les véhicules 4*4 pouvaient prendre le risque.
Les travaux de réhabilitation de l’avenue de l’Amitié vont s’étendre sur un délai de trois mois.
Lyse Gahimbare.

 

MINISTERE DE LA SANTE PUBLIQUE > Réception d’un don de véhicules

Faciliter l’accès aux soins à la population

 

Le ministère de la Santé publique et de lutte contre le sida a reçu le lundi 2 février 2015, un don de véhicules. Ce don a été octroyé par  l’Union européenne à travers le projet « Amagara meza ». Cet appui est un témoignage parlant de bonnes relations entre l’Union européenne et le gouvernement du Burundi.

 

DSC 2873Dr Sabine Ntakarutimana a fait savoir qu’elle a réceptionné au non du gouvernement burundais, un don d’une valeur d’un million huit cent mille euros. Il est constitué de quarante-deux camionnettes double cabine. Elles sont destinées à huit provinces sanitaires appuyées par le projet « Amagara meza » qui sont Bubanza, Bururi, Cankuzo, Bujumbura, Karusi, Makamba, Ruyigi et Rutana.
Elle a également réceptionné dix-neuf ambulances destinées aux districts sanitaires de Bubanza, Buhiga, Bururi, Butezi, Cankuzo, Gihofi, Isale, Kabezi, Kinyinya, Makamba, Matana, Mpanda, Murore, Nyabikere, Nyanza-lac, Rumonge, Rutana, Ruyigi et Rwibaga.
L’Union européenne a octroyé également au ministère de la Santé publique, deux véhicules ateliers et un véhicule tout terrain.

Assurer la supervision des actions

Selon ambassadeur Patrick Spirlet, chef de délégation de l’Union européenne, cet équipement permettra aux différentes structures médicales de la zone d’intervention du projet de faciliter l’accès aux soins par la population. Ces véhicules serviront également, à assurer la supervision des actions dans le domaine sanitaire et à renforcer les capacités techniques, opérationnelles et cliniques des prestataires chargés des formations sanitaires.
Il a en outre rappelé que les défis en santé au Burundi sont importants, mais qu’ensemble, ils peuvent contribuer à y répondre. Il a évoqué, entre autres, les défis en rapport avec le nombre insuffisant de médecins spécialistes et généralistes ; la nécessité de modernisation des infrastructures hospitalières.
La ministre Ntakarutimana, quant à elle, a beaucoup salué cet appui de l’Union européenne qui vient faciliter la mise en œuvre de la politique nationale de santé. Elle a précisé que ce geste est un témoignage éloquent de l’engagement de l’Union Européenne à appuyer tous les efforts du gouvernement du Burundi dans différents secteurs de développement en général et dans le secteur de la santé en particulier.
Elle reconnaît par ailleurs que la santé publique est un des secteurs qui bénéficient d’une assistance remarquable en termes d’appui technique et financier de la part de l’Union européenne.
Dr Ntakarutimana a profité de l’occasion pour interpeller les utilisateurs de ces véhicules et ambulances de veiller constamment à leur entretien et à leur maintien en bon état. Elle leur a recommandé de les gérer en bon père de famille et a rassuré aux donateurs d’en faire un suivi rigoureux.
Bénigne Gahimbare

 

 
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