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CENTRE AKAMURI> La rééducation des hémiplégiques

Les causes de l’hémiplégie sont diverses

 

Le centre Akamuri accueille les enfants handicapés mentaux et polyhandicapés. Sa mission principale est de rendre l’autonomie maximum des personnes qui ont une déficience mentale ou qui ont des malformations physiques dont l’hémiplégie.


DSC03257Selon le kinésithérapeute du centre Akamuri, Marsel Ndoricimpa, l’hémiplégie est une lésion cérébrale qui s’accompagne de la paralysie de l’hémicorps. Il s’accompagne aussi de la perte du mouvement, la diminution et la perte de la sensibilité. Il a fait savoir que les causes de l’hémiplégie sont diverses et elles peuvent être classer en trois catégories. Ce sont notamment le choc traumatique directe au niveau du cerveau, la diminution du flux sanguin au niveau du cerveau, ainsi que autres maladies infectieuses qui attaquent le cerveau.
M. Ndoricimpa, a différencié l’hémiplégie et l’hémiparésie. Il a indiqué que l’hémiplégie est caractérisée par une paralysie d’une partie du corps et l’hémiparésie est caractérisée par la faiblesse d’une partie du corps.
Pour l’hémiplégie, M. Ndoricimpa a indiqué qu’il y a des signes pour connaitre cette maladie. Ce sont l’absence de mouvement actif, diminution de sensibilité, incapacité de se réveiller, c’est-à-dire que l’individu peut rester coucher au lit. Pour certains, il y a l’absence de mimique et il est très émotif. La perte de mémoire peut aussi survenir suivant la partie du corps qui est lésé. Il peut y avoir aussi une incontinence urinaire.
Notre interlocuteur a précisé que l’accident vasculaire peut causer l’hémiplégie. Ainsi, l’hémiplégie peut guérir définitivement sans séquelle mais cela dépend de la cause de cette maladie. C’est par exemple, une femme qui est atteinte d’une hémiplégie lié à la complication de l’accouchement. Après, celle-là peut guérir sans aucun signe qui montre qu’elle a été hémiplégique.
Pour les enfants qui naissent avec l’hémiplégie ou qui sont atteints par cette maladie avant deux ans, il est difficile de se remettre du fait que la maladie est venue avant que l’enfant atteigne l’étape de marcher.Aussi pour ces enfants de moins de deux ans, souvent l’hémiplégie peut être accompagnée d’une infirmité motrice cérébrale.Il reste alors à faire la rééducation même si des séquelles, des malformations ou une marche boiteuse peuvent persister.

Des conséquences physique et psychologique

M. Ndoricimpa a révélé que souvent avec ce genre d’infirmité, des conséquences physiques et psychologiques s’observent chez l’individu. L’individu qui a des problèmes d’infirmité se sent inutile car il pense qu’il est différent des autres. C’est pourquoi il est très important de faire la rééducation en faisant des exercices actifs afin d’adapter la partie lésé. Normalement les exercices permettent qu’il y ait des commandes qui s’ouvrent.
En effet, l’objectif du centre Akamuri c’est l’autonomisation, la communication et l’intégration. Et avec le temps, les exercices limitent les autres malformations.
Notre source a dit que le centre Akamuri, effectue aussi des cliniques mobiles selon l’éloignement du centre.Il fait également des sensibilisations à l’endroit de la population pour qu’elle comprenne davantage la nécessité de faire des exercices de rééducation. Dans ces sensibilisations, le centre doit collaborer avec l’administration locale pour que cette dernière l’aide à parvenir à des parents qui ont les enfants qui ont un handicap.Le kinésithérapeute a pris l’occasion pour interpeller les parents qui ont des enfants malades de les valoriser, et de répondre aux séances de réduction. Il a fait savoir que normalement les hémiplégiques après les exercices de rééducation, améliorent remarquant leur état sauf si l’hémiplégie est accompagné par le retard mental. Pour les vulnérables, M.Ndoricimpa, a indiqué qu’ils bénéficient des traitements gratuits.

Les parents sont satisfaits

Les parents qui amènent leurs enfants en kinésithérapie au centre Akamuri affirment que ce centre a une grande importance pour les enfants qui ont des diverses problèmes mentaux ou physiques.
Mme C. N est une femme qui amène son enfant au centre deux fois la semaine. Elle a confié que la paralysie de son enfant a commencé lorsqu’il avait plus d’une année. Elle a fait savoir qu’il y a une nette amélioration depuis qu’elle a commencé les exercices de kinésithérapie. « Amener mon enfant dans la kinésithérapie m’a donné de l’espoir même si c’est un travail fatiguant, je remercie le bon Dieu. Maintenant je crois que mon enfant va guérir », a-elle indiqué.
Mme C.N a invité ceux qui ont des enfants malades de consulter le centre au lieu de les cacher.
Fidès Ndereyimana

 

Bujumbura> La menace du ruisseau Nyakabugu sur la route RN1

Ce ruisseau apporte du pain aux jeunes et du calvaire aux habitants des environs

 

Le débordement du ruisseau Nyakabugu menace la route nationale n°1 et les habitations des quartiers Nyabagere , Uwinterekwa et Mirango I de la zone Kamenge. Cependant, les jeunes du coin qui s’attèlent aux travaux d’enlèvement du sable et du gravier dans ce canal eux en tirent profit.

 

DSC 2607Le ruisseau Nyakabugu prend sa source dans la colline Gishingano qui surplombe les quartiers Uwinterekwa et Nyabagere. En cette période de saison pluvieuse, il prend des fois l’allure d’une grande rivière. Le ruisseau, dans son parcours, emporte tout ce qui se trouve sur sa route : arbres, cailloux, graviers. Et tout cela vient se déposer sur la route nationale n°1 dite Bujumbura-Bugarama. Le débordement de ce ruisseau menace la RN1 et les populations des quartiers Nyabagere, Uwinterekwa et Mirango I de la zone Kamenge.
Malgré cette menace pour les populations, les matériaux tirés de ce canal sont une aubaine pour les jeunes qui mènent cette bonne action. Mais les efforts de ces jeunes s’avèrent encore insuffisants pour permettre une bonne circulation de l’eau. Chaque fois que la pluie tombe l’eau déborde sur la route et menace énormément toutes les habitations et les commerces alentour.
Aujourd’hui, quand il pleut, c’est un calvaire pour les populations environnantes le ruisseau a déjà démoli quelques maisons du quartier Mirango I. Quant aux habitants du quartier Nyabagere, Il leur est difficile d’arriver chez-eux car l’eau déborde le pont qui relie la route nationale numéro n°1 à leurs habitations. Un travail communautaire quotidien est nécessaire pour déboucher le canal de collecte des eaux pour trouver une solution adéquate. Il faut signaler que le sable et le gravier que les jeunes de ces quartiers retirent du canal s’entassent sur le bord de la route et une fois la pluie tombée y retournent faute d’avoir trouvé des preneurs immédiats.
Pour le bien-fondé de tous, les entrepreneurs des quartiers nord de la ville de Bujumbura devraient passer voir les matériaux de construction retirés de ce canal. Cette initiative serait louable non seulement pour les dégager mais aussi en guise d’encouragement de ces jeunes qui s’adonnent à un travail communautaire chaque jour. Mais aussi d’autres jeunes sont invités à se joindre à cette bonne action valorisante.
Robert Gilbert Sayumwe

 

RIVIERE NTAHANGWA> Ses menaces sur la population environnante

Les habitants de Mutanga Sud et de Mugoboka demandent sa réhabilitation pour en limiter les dégâts

 

Pendant la période des pluies, les gens de certaines parties du pays se réjouissent du changement de saison. Ce n’est pas le cas de ceux de Mutanga sud et de Mugoboka. Les habitants de ces localités sont sous la menace de la rivière Ntahangwa qui s’effondre chaque fois que la pluie tombe.

 

DSC08873Le lit de la rivière Ntahangwa augmente chaque fois que la pluie tombe. La route menant vers Mugoboka est aussi sous la menace. Les véhicules qui dépensent 5,5 tonnes ne sont pas autorisés d’y passer. La population environnante se dit menacée par cette rivière. L’un des arbres qui ont été plantés au bord de la route « Sanzu » pour éviter de l’érosion s’est écroulé.
Un habitant de Mutanga sud fait savoir que les maisons environnantes sont menacées. L’écroulement d’une partie d’unes des rives de la rivière Ntahangwa a déjà atteint la route macadamisée «Sanzu » menant à Mugoboka. Les maisons alignées le long de cette route vont suivre si rien n’est fait.

Il est urgent de réhabiliter la rivière

Une femme de Mugoboka rencontrée sur les lieux a dit que cette route est très importante pour les habitants de Mugoboka. C’est la route qu’ils empruntent pour se rendre en ville. Selon cette source, elle utilise cette route pour aller se faire soigner, s’approvisionner en eau et en vivres. Elle demande la réhabilitation de cette rivière afin de protéger la population environnante et celle de Mugoboka. Elle indique que les habitants ont peur que cet effondrement continue à l’aggraver.
L’école secondaire de Mutanga sud est aussi sous la menace. Elle se trouve à 10 m de la rivière et si rien n’est fait d’urgente, une catastrophe peut avoir lieu comme le cas de Gatunguru.
Une catastrophe étant un événement soudain et désastreux qui perturbe gravement le fonctionnement d'une communauté ou d'une société et qui peut causer des pertes humaines, matérielles et économiques ou environnementales dépassant les capacités de la société ou de la communauté à faire face à l'aide de ses propres ressources. Bien qu'étant souvent causées par la nature, les catastrophes peuvent aussi avoir une origine humaine.

Alice Ngenzebuhoro (stagiaire)

 

Droits de santé sexuelle et reproductive> Leur mise en œuvre au Burundi

Vers la création d’une plate-forme de plaidoyer

 

Beaucoup d’actions sont menées par le Burundi pour la promotion des droits à la santé sexuelle et de la reproduction (DSSR), mais le constat est que les résultats ne sont pas satisfaisants.

 

Le gouvernement a ratifié plusieurs instruments juridiques internationaux dans le cadre de des DSSR. Etant donné que des défis persistent, les organisations de la société civile (OSC) qui opèrent dans ce secteur comptent mettre en place une plate-forme de plaidoyer pour amener le décideur burundais à prendre des mesures allant dans le sens de la promotion de ces droits.

Pourquoi une plate-forme de plaidoyer sur les DSSR ?

L’Association burundaise pour le bien-être familial (Abubef) a mené une étude de cartographie des instruments juridiques des DSSR et de mise en place d’une plate-forme de plaidoyer.
Vu que l’Abubef occupe une position de leader et de chef de file dans le secteur de la défense des DSSR, elle a réuni les autres organisations intéressées par ces droits pour mettre en place une plate-forme de plaidoyer.
Le consultant qui a mené l’étude, Tharcisse Ndarugirire, a indiqué que le plaidoyer en ce domaine est nécessaire parce qu’il y a des choses qui doivent être améliorées. Il a indiqué qu’il y a de bonnes choses qui se réalisent, mais que les objectifs fixés ne sont pas atteints, notamment au niveau de la réduction du taux de mortalité maternelle et infantile. Il précise que certaines améliorations nécessitent des décisions du gouvernement.
Tharcisse Ndarugirire a donné l’exemple des soins de santé. Parfois, ils sont offerts dans des structures de soins mal équipés et par un personnel non qualifié. L’amélioration de ces services exige un grand budget pour les équipements et pour la formation du personnel, d’où le gouvernement devra être sollicité, à travers le plaidoyer, pour voter ce budget, a encore dit le consultant. Si le gouvernement n’est pas sensible, il ne va pas accepter d’engager ce budget.
Pour M. Ndarugirire, le plaidoyer est la meilleure manière de communiquer avec les décideurs. Et la mise en place des coalitions, des réseaux ou des plate-formes est une stratégie utilisée parce que l’union fait la force.
Floride Ndakoraniwe

 

 
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