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CONSOLIDATION DE LA PAIX> Implication de la femme

Les femmes doivent être mieux intégrées dans les processus de paix

 

La paix et le développement sont très liés, il n'y a pas de développement sans paix et celle-ci ne peut être durable que si elle est soutenue par le développement. Dans cette situation, les femmes burundaises ont un rôle particulier à jouer. Il est nécessaire de les impliquer dans les processus de négociation et de construction de la paix

 

DSCF8387Selon Eliane Kanyange, chargée de l’appui aux programmes et aux finances au centre de paix pour les femmes, qui s'est entretenue avec le quotidien Le Renouveau, la femme a la force morale contrairement à l'homme qui a la force physique, la femme joue un rôle très important dans la prévention des conflits qui demeure le meilleur paramètre de la paix et de la sécurité au Burundi. Elle a dit que construire la paix, c'est prévenir la guerre. La femme a un rôle décisif dans la promotion de la tolérance et de la non - violence, car elle est la première école de la vie. Elle peut manifester son influence d'épouse, en faisant régner l’intégralité. Pour Mme Kanyange, au Burundi, les femmes, constituent la grande majorité de la population. Il est naturel que la femme donne la vie et qu'elle est la mieux placée pour savoir sa valeur et mieux la préserver. Les femmes tout comme les hommes, ont grand intérêt à instaurer la paix dans leurs collectivités. Il faut les encourager et les aider à contribuer à la consolidation de la paix.
Les femmes constituent de bons exemples dans la promotion de la paix

Les exemples positifs montrent que de manière générale, les femmes participent activement aux mouvements en faveur de la paix au sein des organisations féminines aussi bien dans notre pays qu'à l'extérieur. La femme burundaise bénéficie d'une autorité morale en raison de son rôle de mère. Mme Kanyange conseille la femme burundaise de rester le pilier de la paix surtout dans cette période de la vérité et de la réconciliation.
Jean Bosco Nduwayezu (Stagiaire)

 

CNTS> L’état du stock de sang

Plus de deux mille poches sont disponibles dans le stock

 

Après quelques semaines d’une campagne de collecte de sang faite par l’association internationale des lions « Bujumbura doyen », le directeur du centre national de transfusion sanguine (CNTS) assure qu’actuellement le stock de sang est satisfaisant. Tous les Burundais sont interpellés à donner de sang pour sauver les vies humaines.

 

DSC08065Dans un entretien accordé au journal « Le Renouveau », Stanislas Nyabenda, directeur du CNTS a indiqué que le stock de sang est approvisionné. M. Nyabenda a assuré à toute la population que pour le moment le sang est disponible dans tous les hôpitaux et que le CNTS va fournir des efforts pour que la carence du sang ne soit pas encore remarquée dans les différents hôpitaux.
M. Nyabenda a fait un appel à toute la population burundaise âgée de dix-huit ans à soixante-cinq ans à donner du sang chaque fois que les équipes de collecte mobile passent auprès de leurs endroits. « Nous remercions également tous ceux qui se donnent corps et âmes en donnant du sang pour sauver des vies humaines parce que quand on donne du sang, on donne la vie », a affirmé M. Nyabenda.
Il a aussi apprécié le geste que fait l’association internationale des «lions club». Selon M.Nyabenda, le CNTS est en train de collecter du sang dans les provinces de Bubanza, Ngozi, Gitega et Bururi, grâce au financement de quatre millions de francs burundais que ledit club lui a accordé pour faciliter ces travaux de collecte mobile.

Les problèmes rencontrés

Les travaux de collecte de sang s’effectuent le plus souvent dans les écoles secondaires. Beaucoup des difficultés s’observent comme l’indique M. Nyabenda.
En effet, a-t-il déclaré, dans presque toutes les écoles secondaires, beaucoup d’élèves n’ont pas encore atteint l’âge à laquelle ils peuvent donner du sang (18 ans). Une autre difficulté est la non disponibilité des moyens pour se rendre dans tous les coins du pays. C’est pour cela que le CNTS lance un appel à tous les gens atteignant l’âge de dix-huit ans de venir au centre et pour donner le sang.
Avit Ndayiragije (stagiaire)

 

Espaces publics urbains> Leur gestion

Faudrait-il penser qu’on manque de techniciens nationaux pour assurer l’entretien?

 

Dans toutes les villes du monde entier, les services compétents aménagent des espaces publics pour y ériger des équipements collectifs, susceptibles de permettre un cadre de vie urbain viable. Et nul n’ignore que ces espaces publics urbains lorsqu’ils sont mal gérés, deviennent automatiquement le sanctuaire des malfaiteurs de tout acabit.

 

DSC07797A Bujumbura et dans d’autres centres urbains du pays, on jette les ordures et papiers n’importe où, les hommes comme les femmes crachent, vomissent et pissent dans les rues et d’autres espaces sans sourciller, sans scrupule ni remord. « Il y a des espaces publics contenus dans les emprises des voies publiques. Ils sont destinés à recevoir la circulation des véhicules, cyclistes et piétons, de même qu’ils servent de lieux de parking, d’entretien et d’exécution des ouvrages d’assainissement qui sont devenus des places pour le petit commerce», déclare un des piétons rencontrés.
Sous un autre angle, la chasse aux arbres qui ornaient jadis les rues, les avenues et boulevards de la Mairie de Bujumbura bat son plein. Hormis l’avenue Pierre Ngendandumwe qui passe devant la clinique, le boulevard de l’Uprona, la place de l’indépendance ainsi qu’une partie de la chaussée du Prince Louis Rwagasore passant en face du building de la Banque de la Zep sont des espaces bien aménagés et propres.
« Bujumbura perd son esthétique et certains de ses espaces publics deviennent presqu’ insupportables aux piétons, à cause de ce soleil de plomb dont les rayons nous rendent malades», déplore un des passants rencontrés.

La propreté de la ville ne devrait plus revenir seulement aux Setemu

«La gestion des espaces publics devrait être redynamisée et repensée pour décourager notamment les occupations anarchiques et l’utilisation malveillante diverses», continue ce même passant.
Il convient, au regard de tout cela, que les autorités compétentes s’investissent tant à la formation qu’à l’information des citadins sur leurs droits et les devoirs incombant à tout un chacun.
Des mécanismes nécessaires sont à adopter pour inviter la population avoisinante de ces lieux publics à participer à leur entretien et leur surveillance. Elle aura alors participé à l’embellissement et à l’amélioration du look de nos cités.

Chanelle Irabaruta

 

Personnes handicapées> Atelier sur l’autonomisation de la femme handicapée dans les programmes de développement

Les femmes handicapées sont discriminées doublement par la société

 

Le réseau des associations des personnes handicapées du Burundi (RAPHB) en collaboration avec l’UPHB (Union des personnes handicapées du Burundi ( (UPHB) ont organisé le mardi 31 mars 2015 un atelier sur l’autonomisation de la femme handicapée dans les programmes de développement. Il a été démontré au cours de cet atelier que les femmes handicapées sont marginalisées doublement par la société : le fait d’être une femme en soi et en plus de vivre avec le handicap.

 

DSC 1521Dans son mot d’ouverture, la directrice de l’égalité du genre au Ministère de la Solidarité nationale, des droits de la personne humaine et du genre, Spès- Caritas Barankariza, a fait savoir que ce ministère soutient toutes les initiatives qui visent la correction des disparités sans raison d’être, entre les différentes catégories sociales notamment celles fondées sur le sexe, instituées en normes sociales entre les hommes et les femmes et qui conduisent aux inégalités, iniquités et violences basées sur le genre.
Elle a indiqué que l’analyse de la situation du genre au Burundi a mis en exergue les inégalités de genre en termes de disparités, de discriminations et de relations de pouvoir qui se révèlent être en défaveur de la femme.
Mme Barankariza a signalé que, pour relever ces défis chez les femmes handicapées en particulier et chez les personnes handicapées en général, le gouvernement du Burundi a ratifié en date du 26 mars 2014, la convention relative aux droits des personnes handicapées. Elle a rassuré que cette convention va aider ces dernières à retrouver leur dignité et l’égalité des chances dans tous les domaines.

Les statistiques des femmes handicapées ne reflètent pas une réalité au Burundi

La présidente de la commission genre à l’UPHB, Joselyne Horanimana, a fait savoir qu’au Burundi, le recensement général de la population et de l’habitat de 2008 renseigne que les personnes avec handicaps majeurs sont 4,5% de la population générale.
Elle a fait remarquer que ces chiffres datent de 2008. Ce pourcentage ne reflète pas une réalité parce qu’il date de plusieurs années.
Mme Horanimana a pour cette raison demandé au gouvernement de faire un recensement actualisé des personnes en situation d’handicap. Cela aidera tous les intervenants en matière d’handicap au Burundi d’avoir une idée claire afin d’apporter un appui dans ce domaine.

Rose Mpekerimana

 
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