Publications de Presse Burundaise, Rohero I Avenue de la JRR N°17 Immeuble le SAVONNIER, Téléphone standard : (257) 22 22 62 32, Fax :(257) 22 22 58 94, email: pressequotidienne@yahoo.fr

CARTE D’ASSISTANCE MEDICALE> Son importance pour les familles modestes

Elle couvre les soins médicaux à 80%

 

Au Burundi plus de 90% de la population ont des moyens surtout provenant d’une agriculture de subsistance. Cette population éprouve des difficultés à se faire soigner étant donné que son revenu est relativement faible. La carte d’assistance médicale (Cam) est d’une importance capitale pour l’accès aux soins de santé des ménages. Elle couvre les soins médicaux à 80%. Malheureusement la quasi-totalité des hôpitaux n’acceptent pas cette carte.

 

Plus de 90% de la population burundaise vit du secteur informel. La plupart d’entre elles ont un revenu relativement bas. L’utilisation de la Cam est l’un des moyens pour couvrir les soins médicaux. Les ménages paient un montant minimum pour la carte. C’est une contribution fixe de 3 000 FBu par an. Chaque fois qu’un patient va se faire soigner, un ticket modérateur de 20% est payé pour les consultations, l’hospitalisation et les médicaments génériques. La Cam est acceptée surtout dans les centres de santé publics.

Des soins à 100% malgré la présentation de la Cam

Quant à l’interlocuteur du quotidien burundais de l’information Le Renouveau, Léonard Barakamfitiye, il admet que le Cam lui est d’une importance remarquable d’autant plus que sa famille est devenue un cible de multiples maladies ces dernières années. Son soulaire ne parvient pas à couvrir tous les besoins de sa famille qui compte huit enfants ainsi que sa femme.
M. Barakamfitiye a informé qu’à côté des dépenses de scolarisation des enfants difficilement assurées, les soins de santé exigent à la famille de serrer davantage la ceinture. «La santé de ma famille se porte bien parce la Cam garantit le paiement des consultations et des médicaments à 80% », a-t-il souligné. Mais il a révélé que s’il se présente à l’hôpital pour se faire soigner, il est obligé de payer 100%. La raison est que l’hôpital ne reconnaît pas la Cam, a-t-il ajouté. Le secteur informel est beaucoup plus touché par les difficultés à se faire soigner.
La Cam pose néanmoins de problèmes sérieux dans sa mise en œuvre. C’est une initiative audacieuse pour étendre l’assurance maladie au-delà du secteur formel à la masse de la population qui dépend de l’agriculture familiale et d’autres branches de l’économie informelle.
Malgré l’importance de la Cam, les hôpitaux publics n’acceptent pas directement cette carte. La population demande aux autorités habiletées de faire en sorte que cette carte soit accessible à tout le monde et acceptée dans toutes les formations sanitaires.

Ezéchiel Misigaro

 

MUNICIPALITE DE BUJUMBURA> La réparation des tronçons victimes des manifestations

Les travaux vont bon train

 

Le Gouvernement du Burundi lance chaque année un appel d’offres via l’office des routes(ADR) pour la réhabilitation des routes abîmées aussi bien en Mairie de Bujumbura ou à l’intérieur du pays. Dans cette période, les tronçons abîmés se sont multipliées dans la ville de Bujumbura suite aux manifestations violentes qui se sont observées durant les mois passés.

 

DSC 2345La zone Ngagara de la commune urbaine de Ntahangwa au nord de la capitale de Bujumbura est l'une des zones qui ont été caractérisées par des violentes manifestations qualifiées par certaines autorités de mouvement insurrectionnel. Ces manifestations lesquelles sont arrivées au point de faire des barricades souvent accompagnées d’objet brûlés sur différentes routes goudronnées ou pavées. Des travaux sont nécessaires pour réhabiliter ces axes. Les travaux sont faits de mélange et chauffage des petits graviers et du goudron pour réfectionner ces tronçons. C’est ce qu’on peut constater notamment tout près du camp municipal, lors de notre passage de ce jeudi 30 juillet 2015.
La rédaction du journal « Le Renouveau » a voulu en savoir plus et a approché le directeur gérant du « Credo ingeniorie et travaux» l’entreprise qui a reçu le marché. Selon notre interlocuteur, il y a un mois et demi que ces travaux démarrent et ils vont être exécutés dans un délai de trois mois. C'est-à-dire que dès l’arrêt des manifestations les travaux ont débuté.

Quelques routes sont déjà réhabilitées

Jusqu’aujourd’hui, nous avons déjà réhabilité les routes de Kinama, de Kamenge, de Ngagara, de Gihosha en commune urbaine de Ntahangwa. Celles de la commune Mukaza à savoir l’avenue de la JRR, celle passant devant l’hôtel Novotel et autres, sont aussi terminées. Dans la commune Muha, certaines routes sont en cours de réhabilitation tandis que d’autres le sont déjà, c’est notamment le cas de celle du pont Muha côté Musaga, a signalé le directeur gérant du Credo.
Il a indiqué que non seulement ils réfectionnent les dégâts provoquées par les manifestants, mais aussi ils s’occupent de celles causées par les intempéries, le manque d’entretien et les véhicules à poids lourd. Il demande à l’Etat d’augmenter les moyens financiers afin de réaliser d’autres travaux.

VINCENT MBONIHANKUYE
(Stagiaire)

 

 

BUYENZI>Encombrement des garages

La circulation est ralentie

 

Dans le vieux quartier de Buyenzi, les garages de rue ralentissent la circulation. Ce quartier abrite une importante population qui ne laisse plus d’espace pour d’autres activités. Ce dernier est connu pour sa spécialité en mécanique automobile. Pour cela, une prolifération de garages et d’ateliers de publics soudure ont pris des espaces publics. Il suffit d’y arriver pour constater que de la 1ère à la 20e avenue les piétons ont du mal à y circuler. Il est grand temps que les autorités administratives prennent des mesures afin de permettre une libre circulation et surtout prévenir en cas d’ interventions d’urgence.

 

Le quartier Buyenzi se trouve dans la mairie de Bujumbura. Cette zone de la commune urbaine Mukaza est très reconnue pour sa spécialisation dans les réparations automobiles. La plupart des propriétaires de véhicules y passent de temps en temps pour des réparations de leurs engins. La motivation des usagers est qu’ils y rencontrent presque toutes les pièces de rechange nécessaires pour leurs véhicules. Aussi la main-d’œuvre est plus abordable que dans les garages conventionnels. Les techniciens des garages de Buyenzi sont pour la plupart de niveau intellectuel moyen ou ils ont appris le métier sur le tas. Cependant, leur savoir-faire est souvent sans reproche.

Les gros véhicules passent difficilement

Le quartier Buyenzi est aussi l’un des vieux quartiers de la capitale dont la population est assez importante. Cette surpopulation fait qu’il ne reste plus de place libre dans cette zone pour permettre de nouvelles créativités professionnelles. Ce qui oblige les gens à occuper les avenues et les rues. L’espace public est occupé de fond en comble anarchiquement par toutes sortes de métiers dont l’enchaînement de garages mélangés avec des ateliers de soudure, de boutiques de vente des pièces de rechange. Le passage dans ces avenues devient alors difficile voire impossible notamment pour les gros véhicules. Et même si tu possèdes une petite voiture, tu as peur d’écraser un mécanicien allongé sous un véhicules dont les jambes barrent la route aux passants.
Les autorités administratives concernées sont appelées à trouver des solutions appropriées à ce phénomène

Robert Gilbert SAYUMWE
(STAGIAIRE)

 

Quartier Kinogono>Conditions de vie des gens

La population mène une vie de galère

 

Chaque famille a sa façon de mener sa vie. Elle peut mener une vie de galère comme elle peut mener une vie aisée. Dans le quartier Kinogono, la vie ne semble pas rose. Il existe plusieurs contraintes qui explique cette situation. C’est notamment l’habitation qui n’est pas commode, le repas non varié, les ustensiles de cuisine de fortune,…

 

DSC 0187Les habitants du quartier Kinogono situé à Buyenzi en commune urbaine de Muha mènent une vie de galère dans la mesure où leurs conditions sociales sont en-dessous de la moyenne. Telle est l’observation du quotidien Le Renouveau lors de son passage le 29 juillet 2015.
Tenez ! On ne dirait pas qu’il existe de parcelles dans ce quartier étant donné que la maison semble constituer une parcelle. Les maisons sont tellement serrées les unes contre les autres qu’il est difficile de distinguer la délimitation des parcelles. Les avenues sont presque inexistantes. Il n’y a que des ruelles séparant une maison d’une autre.
Des mouches grouillent dans ces ruelles à cause des ordures jetées de façon désordonnée. Les cuisines sont comme des huttes abandonnées. On y voit des braseros avec de petites casseroles posées dessus. D’autres ménages n’ont pas de cuisine. Ils se contentent de préparer leurs nourritures dehors.

Des douches de fortune

Certains habitants ont des douches de fortune, d’autres n’en ont pas. C’est pour cette raison qu’ils sont obligés de se débarbouiller dans la rivière Ntahangwa où jonchent à ses abords des matières fécales sans oublier des ordures qui se constituent à la longue en de monticules d’immondices.
Il existe presque toutes sortes d’activités. Ils ont des cabarets de fortune où l’on grille même des brochettes. Les filles de peu de pudeur ne manquent pas dans cette petite localité. Il n’est pas même rare de voir des mères célibataires.
Il y a certains ménages qui font la vaisselle dans la rivière Ntahagwa pendant que d’autres y font la lessive. L’eau de la rivière Ntahangwa a, à peu près, une couleur rouge liée parfois aux éboulements causés par l’érosion, surtout en période pluvieuse.
Il existe non loin de ce quartier de belles maisons et des hôtels qui sont agréables à voir.
Masta Shabani

 
Ouvrir