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RN1> Travaux de canalisation des eaux de la rivière Nyabagere

Pour protéger le pont et les habitations environnantes

 

La plupart des rivières qui traversent la ville de Bujumbura causent des dégâts sur leur passage. L’exemple typique est la rivière Nyabagere qui menace la route nationale N°1 (RN1) et les habitations riveraines en provoquant le glissement de terrain. Des travaux pour canaliser ces eaux sont en cours depuis septembre 2014.

 

100 4989C’était dans la nuit du 9 au 10 février 2014, que les pluies diluviennes se sont abattues sur la ville de Bujumbura et sur les montagnes qui la surplombent. Ces pluies ont causé beaucoup de dégâts matériels et humains. La rédaction du journal le Renouveau est passée le mardi 10 février 2015 à la RN1, précisément en bas du pont Nyabagere, l’un des endroits les plus touchés par ces pluies diluviennes. Les travaux de canalisation des eaux de la rivière Nyabagere sont en cours. D’après Richard Sinigaba, conducteur des travaux sur ce chantier, ces derniers ont débuté au mois de septembre 2014 et le délai provisoire d’exécution était de trois mois. Mais puisque c’est la période pluviale, ce délai va s’étendre sur cinq mois. L’objectif est de protéger le pont Nyabagere et la RN1, a dit M. Sinigaba. En bas de la route, le terrain avait glissé l’année dernière.

D’autres constructions menacées d’effondrément

A part le pont et la route qui sont menacés, il y a aussi les maisons environnantes et l’église pentecôte de Nyabagere dont les fondations ont déjà commencé à s’écrouler. Pour pallier cela, de travaux de construction des murs de banché en béton continu pour soutenir le terrain sont entrepris. Afin de permettre l’infiltration facile de l’eau, des gabillots ont été construits. Les eaux en provenance de Bujumbura qui empruntent cette rivière ont une grande force. Des barrages ont été érigés sur ce pont pour diminuer la force de ces eaux, a ajouté M. Sinigaba. Il a également fait savoir que toute la rivière ne sera pas protégée comme la plupart des personnes ont l’habitude de le dire.

MARTIN KARABAGEGA
(STAGIAIRE)

 

Ministère de la Santé publique> Conférence de presse sur le faux et usage de faux des diplômes

Un phénomène à éradiquer

 

Le ministère de la santé publique a animé une conférence de presse, le mardi 10 février 2015, pour informer l’opinion publique sur le phénomène qui s’observe dans ces derniers jours concernant les personnes qui utilisent des faux papiers pour être recrutés dans ce ministère. Il a été également révélé une pratique pouvant mettre en danger la santé de la population burundaise notamment des circoncisions qui ne relève pas du paquet d’activités affecté au centre de santé.

 

DSC 2973Répondant aux questions des journalistes, le porte-parole de ministère en charge de la santé publique, Thaddée Ndikumana, a indiqué qu’au sein du ministère il y a des phénomènes qu’il faut éradiquer. Il s’agit entre autres du faux et usage de faux des diplômes fraudés, et des opérations chirurgicales notamment la circoncision faite dans les centres de santé. En effet, concernant l’usage des diplômes fraudés, le porte-parole a souligné qu’on a déjà identifié deux cas de fraude.Il s’agit du cas d’un certain N.D natif de la province de Ngozi qui a été appréhendé dans le district sanitaire de Karusi avec de faux papiers. Ce phénomène s’est également produit dans la province de Muyinga. Il a affirmé que ces deux cas sont aujourd’hui entre les mains de la police.

Qui a le droit de recruter le personnel médical dans les districts sanitaires ?

Le porte-parole du ministère a fait savoir que seul le ministre de la Santé publique et de la lutte contre le sida a le droit au recrutement. Il a profité l’occasion pour demander aux chefs des districts sanitaires de santé et aux directeurs des hôpitaux de vérifier, chaque fois qu’il y’a des nouveaux recrus, si les papiers présentés sont conformes à l’original. En outre, concernant les opérations chirurgicales, il a indiqué que de telles pratiques se sont produites dans la province de Kirundo où un infirmier s’est arrogé le droit de faire la circoncision alors que cette activité ne fait pas partie du paquet des activités du centre de santé. En attendant le travail de la justice, le ministère a déjà pris la décision de le limoger. Une opération pareille s’est également produite dans la prison de Bururi où cinq prisonniers ont subi une telle pratique. En définitive, il a mis en garde tous les infirmiers ne disposant pas des compétences en la matière de ne plus oser à effectuer des circoncisions.

Appolinaire Nimubona et
Chanelle Irabaruta

 

Santé>Atelier médias sur la Journée mondiale de lutte contre la lèpre

Le Burundi a enregistré 496 cas de cette maladie en 2014

 

Dans le cadre de la célébration de la Journée mondiale de lutte contre la lèpre, le ministère de la Santé publique et de la lutte contre le sida à travers le Programme national intégré lèpre-tuberculose (PNILT) a organisé, le lundi 9 février 2015, un atelier médias afin d’échanger sur la problématique de la lèpre.

 

DSC 3348La lèpre est une réalité au Burundi car l’année dernière, il y a eu 496 cas de lèpre. Parmi ces derniers, il y avait des multi bacillaires, c’est-à-dire des cas contagieux mais aussi des enfants. Cela montre que la contamination par la lèpre est une réalité au Burundi, a dit Thaddée Ndikumana, médecin directeur du PNILT.

Consulter le médecin dès l’opparition des symptômes

La lèpre est une maladie contagieuse, infectieuse, causée par le bacille de Hansen. La contamination se fait par voie aérienne à travers l’éternuement, la toux et les gouttelettes contenant les bacilles de Hansen se propageant à travers la nature. L’un des signes cliniques de la lèpre est une tâche indolore, insensible et hypodermique. Il est demandé à la population, une fois que cette tâche se manifeste, de consulter le médecin. Grâce à l’appui de l’ONG belge Action Damien, les prestataires des provinces endémiques de la lèpre, à savoir Makamba, Rutana, Bururi, Cibitoke, Bubanza ont été formés pour qu’ils puissent être en mesure de faire un diagnostic et clinique de la lèpre. Les médicaments sont disponibles à travers tous les centres de santé et sont gratuits.
Le traitement de la lèpre suit le stade d’évolution de la maladie. Pour les malades qui ont moins de cinq tâches, le traitement dure six mois. Ceux qui ont déjà dépassé le nombre de cinq tâches, suivent un traitement de douze mois.

Sa lutte nécessite le travail en synergie

Chaque année, le monde célèbre la journée mondiale dédiée aux malades lépreux et à la lutte contre cette pathologie le dernier dimanche du mois de janvier. Au Burundi, cette journée va être célébrée le 17 février 2015 en zone Kizuka de la commune Rumonge.
Ndikumana a indiqué que pour pouvoir lutter efficacement contre cette pathologie, il faut la synergie de tout le monde. C’est-à-dire la population, les administratifs, les professionnels des médias ainsi que les partenaires du système de santé.
Lucie Ngoyagoye

 

Environnement>Problématique d’enlèvement des ordures ménagères

Certains ménages ne sont pas à mesure de payer

 

L’enlèvement des ordures ménagères est un problème difficile à résoudre dans différents quartiers en mairie de Bujumbura. Au moment où ceux certains payent l’argent afin d’évacuer les ordures ménagères, d’autres jettent ces derniers n’importe où.

 

DSC06982Dans différents quartiers en mairie de Bujumbura, les gens ont été appelés à s’abonner auprès des différentes associations chargées de collecter les ordures ménagères. Ceux qui ont répondu à cet appel signent un contrat avec ces associations et s’entendent sur le tarif à payer à la fin de chaque mois. Le prix varie entre 5000FBu à 10 000FBu par mois.
Malheureusement, toute la population n’est pas à mesure de payer cette somme suite à la pauvreté. Ceux qui habitent dans les quartiers populaires préfèrent jeter ces ordures tout près du marché, dans les rivières comme Nyabagere, Ntahangwa, etc. L’autre phénomène est qu’il ya les enfants qui passent d’une maison à l’autre afin de leur donner ces ordures. Ces enfants se cachent et jettent ces ordures n’importe où car ils sont payés.
Un habitant de la commune urbaine de Cibitoke interrogé a indiqué qu’il ignore le bien fondé de s’abonner au près de ces associations. Il a révélé que c’est beaucoup d’argent dépensé inutilement. Il préfère donner ces ordures aux enfants venant dans des familles pauvres et ces derniers bénéficient une petite somme d’argent. Comme ces enfants veulent gagner à tout prix de l’argent, ils jettent ces ordures même derrières les parcelles. Ce qui peut causer des maladies des mains sales.
Cet habitant de la commune Cibitoke tout comme ceux des autres quartiers a laissé entendre que l’enlèvement des ordures ménagères ainsi que des immondices devrait être réglementé par l’administration locale. Il lance aussi un appel à ces différentes associations de revoir à la baisse ces prix afin de permettre à la population de s’abonner massivement. Si non, le problème d’insalubrité ne serait pas facile à résoudre.
Lucie Ngoyagoye

 
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