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Commune urbaine de Kanyosha> Menacée par le ravin Mugoyi

La population du quartier Busoro crie au secours

 

Depuis un bon bout de temps, la population de la commune urbaine de Kanyosha, surtout celle du quartier Busoro, poussait un ouf de soulagement après qu’un grand caniveau a été construit pour limiter les dégâts qui étaient causés par le ravin Mugoyi. Mais aujourd’hui, ce caniveau est rempli de sable et quand il pleut, l’eau de pluie tend à déborder avec le risque de se déverser dans le quartier. La population s’inquiète et fait appel à l’Administration de faire quelque chose avant que la situation ne s’empire.

DSC05585Avec ses dégâts énormes sur la vie et les biens des habitants du quartier Busoro, le ravin Mugoyi a été maintes fois signalé comme un grand danger pour la population de ce quartier. A un certain moment, le lit dudit ravin a été bien aménagé et ses bordures ont été construites avec des pierres. Depuis ces travaux, la population vivait tranquillement sans se douter des menaces quelconques qui pouvaient provenir de ce ravin.

La menace du ravin réapparaît

Avec le début de cette saison pluvieuse, les menaces commencent à se faire sentir car le ravin s’est progressivement rempli de sable, provoquant une panique totale parmi les habitants du quartier Busoro. Quand il pleut, l’eau tend à déborder et les habitants craignent qu’à n’importe quel moment, elle va se déverser dans le quartier, causant beaucoup de dégâts comme c’était le cas dans les temps passés.
Pour les habitants de ce quartier, il est actuellement impossible qu’avec les pelles uniquement, les gens parviennent à curer le ravin car le sable est devenu trop nombreux et trop compacté. Selon eux, seule une machine est capable de curer ce caniveau rapidement et efficacement.

L’administration de la commune urbaine de Kanyosha interpelle la mairie

De son côté, l’administrateur communal de Kanyosha, Abrahaman Aoudou Bampoye, a indiqué qu’à son niveau, la commune ne peut rien faire car elle n’a pas de moyens. Il a déploré le fait que la population n’a pas curé ce sable au fur et à mesure qu’il se remplissait alors que l’on s’était convenu ainsi. Selon lui, le seul espoir qui reste, est que la mairie pourrait faire quelque chose pour sauver les habitants du quartier Busoro.

ASTERE NDUWAMUNGU

 

SANTE SEXUELLE> Atelier de sensibilisation

Sur la dépénalisation de l’avortement

 

Dans le cadre des seize jours d’activisme contre les violences faites aux femmes, l’association SFBLSP (Solidarité des femmes burundaises pour la lutte contre le sida et le paludisme) a organisé le mardi 9 décembre 2014, un atelier de sensibilisation à l’endroit des femmes journalistes.

 

DSC06830Selon Joséphine Ciza Muhigirwa, ledit atelier a été organisé à l’intention des femmes journalistes afin qu’elles soient sensibilisées sur le droit à la santé et la reproduction, mais également pour qu’elles plaident pour la dépénalisation de l’avortement. Les journalistes ont des voix qui portent loin, ils peuvent contribuer favorablement, vue les conséquences néfastes des avortements clandestins.

“Légaliser l’avortement pour sauver des vies humaines”

D’après l’étude effectuée dans les provinces de la plaine de l’Imbo en mars 2014, l’avortement clandestin est une réalité au Burundi. “C’est pourquoi nous sommes en train de plaider pour la légalisation de l’avortement au Burundi”, a-elle indiqué. Cela dans le but de sauver beaucoup de vies humaines qui continuent à se perdre à la suite des conditions clandestines et d’hygiène précaires dans lesquelles se fait cette pratique.
En outre, a-t-elle souligné, nous avons jugé bon de conscientiser les femmes journalistes, pour qu’elles puissent comprendre la gravité et l’ampleur de l’avortement clandestin et à risque qui continue à tuer des milliers et des milliers des femmes burundaises. Et cela à cause, non seulement des conditions d’hygiène regrettables, mais également des obstacles légaux, a ajouté Mme Ciza.
A cet effet, elle a demandé aux participantes de s’y impliquer davantages, partant de conscientiser les différents secteurs habilités, ainsi que la population du fins fond du pays pour qu’ils puissent comprendre l’ampleur et la gravité de l’avortement à risque.

Bénigne GAHIMBARE

 

Produits ligneux>Sécurité alimentaire

Leur préservation s’impose

 

Le renforcement de la contribution des produits forestiers non ligneux à la sécurité alimentaire en Afrique centrale , en général et au Burundi en particulier, tel est le thème qui a motivé l’organisation d’un atelier de sensibilisation et d’information des communicateurs et journalistes sur l’importance des produits forestiers non ligneux à la sécurité alimentaire et à la gestion des ressources naturelles. L’activité était organisée par la FAO, à Rumonge du 04 au 05 Décembre 2014.

 

DSC 0486Les produits forestiers autres que le bois, également nommés « produits forestiers non ligneux », (PFNL) sont, selon la définition de la FAO, des « biens d'origine biologique autres que le bois, dérivés des forêts, d'autres terres boisées et des arbres hors forêts. Une fois bien exploités, ils pourraient participer pleinement à la sécurité alimentaire de la population. Alors que la valeur du bois extrait décline, la valeur des PFNL augmente régulièrement, mais reste sous-estimée car non comptabilisée et très mal gérée.
Le Bassin du Congo fait partie des principaux réservoirs de diversité biologique dans le monde, a souligné le coordinateur du projet, Diomède Manirakiza . Les ressources de la biodiversité parmi lesquelles figurent les produits forestiers non ligneux, sont exploitées par près de 70 millions de personnes pour couvrir les besoins de subsistance, l’obtention de revenus et d’emplois. Les PFNL de la sous-région procurent des aliments, des plantes médicinales, de l’énergie, des équipements de pêche et des matériaux de construction.
La Comifac met un accent particulier sur les PFNL et leur importance dans la lutte contre la pauvreté et l’insécurité alimentaire. Les objectifs globaux du projet consistent à contribuer à l’amélioration des conditions de vie et la sécurité alimentaire des ménages dépendants des forêts, en particulier des groupes les plus vulnérables (femmes, peuples autochtones), ainsi qu’à concerver et à gérer durablement les produits forestiers non ligneux d’Afrique centrale, plus spécifiquement dans les cinq pays du projet.
Les participants ont bien compris que la communication environnementale en général et forestière en particulier exige la patience. Ceci parce qu’elle revêt un aspect scientifique. Les outils de ce type de communication sont multiples et diversifiés mais peu exploités.
La fréquence et la récolte excessive et destructive, les mauvaises techniques de conservation, le conditionnement, le stockage et transformation des produits des arbres et des aliments forestiers y compris la viande de brousse, constituent un problème grave dans les pays d’Afrique centrale, a dit M. Diomède Manirakiza.

Des alternatives à la problématique

Le développement des activités génératrices de revenus serait une des alternatives à l’exploitation illégale de la viande de brousse. La déforestation et la dégradation forestière sont des problèmes non négligeables en rapport avec les changements climatiques. Les stratégies visant à remédier à ces fléaux devraient impliquer les populations rurales qui pratiquent l’agriculture itinérante sur brûlis.
Les conflits de tous ordres (armés, intertribal et interethnique, politique, etc.) observés dans les pays de la sous-région ont des impacts sur le niveau de sécurité alimentaire et la nutrition des populations. D’où l’interpellation des décideurs à chercher tous les voies, moyens et recours nécessaires à l’éradication de ces fléaux.
La FAO et l'Onu ont encouragé les États à comptabiliser les PFNL pour l'évaluation des forêts dans le cadre de l'évaluation des écosystèmes pour le millénaire et pour les rapports FRA sur l'évaluation des forêts dans le monde.

Des défis subsistent

Il a été constaté que le cadre de gouvernance actuel n’est pas approprié à la gestion des ressources forestières. Les participants ont demandé le renforcement des capacités des acteurs impliqués dans la gestion, l’exploitation et l’utilisation des produits issus des forêts et des arbres hors forêt. Cela pourra contribuer à améliorer le cadre de gouvernance pour optimiser la contribution des écosystèmes forestiers à la sécurité alimentaire et la nutrition des populations.
Valoriser les produits forestiers autres que le bois d’œuvre et les services fournis par les écosystèmes forestiers pourra contribuer à satisfaire les besoins alimentaires et nutritionnels de la population burundaise.
Yolande NINTUNZE

 

Ministère de la Santé Publique> Formation sur le renforcement du Système national d’information sanitaire du Burundi

Il sera question d’apprendre l’utilisation du logiciel « District health information software »

 

Le ministère de la Santé publique et de la lutte contre le sida a organisé, le lundi 8 décembre 2014, une formation de certains cadres de ce ministère sur le renforcement du Système national d’information sanitaire du Burundi. Les participants à ladite formation vont apprendre comment utiliser le logiciel appelé « district health information software ( DHIS2) ».

 

DSC 0419Dans son discours d’ouverture, le directeur général de la planification au ministère de la Santé publique et de la lutte contre le sida, Dr. Longin Gashubije a fait savoir que dans son plan de développement sanitaire 2011-2015, le ministère de la Santé publique et de la lutte contre le sida a prévu de se doter d’un système national sanitaire informatisé, performant, intégré et décentralisé.
Pour ce faire, il a précisé que l’objectif général de la formation sur le renforcement du Système national d’information sanitaire est de permettre au Burundi la prise en main du DHIS2 en tant que système unique de gestion de l’information sanitaire et ainsi de permettre aux équipes du ministère en charge de l’administration et de la gestion des données sanitaires d’acquérir les compétences et d’adapter le logiciel DHIS2 au contexte du Burundi.
Il a ajouté que cette formation sera accentuée particulièrement sur la formation des formateurs nationaux à même de poursuivre la formation du personnel de santé amené à utiliser le logiciel DHIS2 et de mettre ainsi à leur disposition les outils et le matériel nécessaires à la réplication de la formation pour les utilisateurs ainsi que l’initialisation des chargés des systèmes d’information sanitaire aux niveaux central et de district à l’utilisation de base du DHIS2.

Les avantages tirés

Dr. Gashubije a en outre signalé qu’une fois que le DHIS2 sera opérationnel, cela permettra au Système national d’information sanitaire à avoir des données de qualité afin d’orienter les décideurs à savoir où allouer davantage de ressources afin d’améliorer la santé des populations. Il a afin affirmé qu’avec la collaboration de la Communauté est-africaine, le Burundi sera à mesure d’en apprendre davantage à partir des expériences des autres états partenaires et de partager les expériences.

Rose Mpekerimana

 
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