Publications de Presse Burundaise, Rohero I Avenue de la JRR N°17 Immeuble le SAVONNIER, Téléphone standard : (257) 22 22 62 32, Fax :(257) 22 22 58 94, email: pressequotidienne@yahoo.fr

Lancement d’un nouveau médicament> Contre l’hépatite C

Un ouf de soulagement pour les malades

 

Axis Pharma a procédé le vendredi 11 septembre 2015 au lancement d’un nouveau médicament contre l’hépatite C appelée Hépcinat. Ce médicament sera efficace pour ceux qui souffrent de cette maladie. Les malades poussent un ouf de soulagement.

 

DSC06960Au cours de la réunion, Dr Rénovat Ntagirabiri a fait savoir que la pathologie de l’hépatite virale C est une réalité au Burundi. Il a indiqué qu’on estime que 8 personnes sur 100 sont porteuses de l’hépatite virale C. Cela veut dire que la prévalence est de 8% en général.
Dr Ntagirabiri a précisé qu’en prenant la cure complète qui est un comprimé par jour pendant 6 mois, 95% des malades peuvent guérir. Il a cependant rappelé que cela est possible si le malade a pris le médicament dans les trois premiers mois. « Je tiens à mentionner cela parce que la plupart des malades pensent aller se faire dépister quand ils voient les signes déjà de la maladie. Or, ces signes se manifestent quand la maladie atteint un stade avancé », a-t-il indiqué. Il a déclaré que c’est pour cette raison que les gens qui ont 35 ans et plus devraient se dépister de l’hépatite viral C sans attendre ses signes.

Un médicament peu cher

Dr Ntagirabiri a également signalé que ce nouveau médicament est généralement moins cher que les autres médicaments contre les hépatites. Pour ledit médicament, le patient va payer un million de francs burundais par mois. Cela veut dire que pour toute la cure, il va payer six millions.
A la question de savoir si tous ceux qui souffrent de l’hépatite virale C auront accès à ce médicament, il a répondu qu’il est conscient que le pouvoir d’achat de beaucoup de Burundais ne permet pas à tous les malades de se procurer de ce médicament. « C’est pourquoi je demande à tous les acteurs de la santé de faire de leur mieux afin de prendre en charge ceux qui souffrent de l’hépatite viral C et qui ne peuvent pas se procurer du médicament contre cette maladie », a-t-il mentionné.
Il a enfin interpellé toute la population de se faire dépister à temps pour que ceux qui ont été dépistés positifs commencent à prendre les médicaments le plus tôt possible. Il a aussi demandé les assurances, les banques, la mutuelle de la Fonction publique ainsi que le ministère de la Santé publique et de la lutte contre le sida de prendre en charge les porteurs de l’hépatite viral C.
Rose Mpekerimana

 

Maladie mentale> La thérapie

Le rôle de la famille dans la prise en charge

 

Les malades mentaux ont besoin de la famille au cours de leur prise en charge. La famille est l’une des thérapies pour un malade mental. Mais, certaines familles sont réticentes et veulent se débarrasser des leurs. Elles oublient que la maladie mentale peut guérir si elle est bien traitée.

 

DSC07917Gérard Niyintije est originaire de la commune Mutaho de la province de Gitega. La rédaction du quotidien le Renouveau l’a rencontré au CNPK (Centre neuropsychiatrique de Kamenge). Il a fait savoir qu’il a amené son garçon de 17 ans. « Au moment où j’ai vu les premiers signes de sa maladie, je me suis dit qu’il faut l’obliger à rester à la maison. Mais, mon fils voulait à tout prix sortir. J’ai décidé de le ligoter les bras et les jambes. Et, au lieu que sa santé s’améliore, il est devenu très violent. Je me suis décidé de l’amener au CNPK», a-t-il révélé.
Lorsque le père et son fils sont arrivés à cette structure de soins, les infirmiers ont recommandé d’enlever les cordes avant de consulter. Il a exécuté l’enfant. Mais, il pensait que si son fils est hospitalisé, il va être libéré et retourner à la maison. Par contre, le personnel médical qui a consulté ce garçon a proposé à son père de rester avec son fils.
« Lorsque le CNPK a décidé d’hospitaliser mon fils, je suis resté avec lui. Les médecins ainsi que les psychologues qui le traitent m’ont montré l’importance de la famille dans le traitement d’un malade mental. Ils m’ont dit que lorsque celui-ci reste avec un membre de sa famille et surtout son proche, il sent qu’il n’est pas abandonné. Quand il s’agit de prendre les médicaments, un malade mental le fait avec volonté lorsqu’il est en face de son proche que quand il est seul ou avec un garde-malade cherché au hasard », a-t-il ajouté.
Notre source a en outre signalé qu’il a constaté l’avantage de rester avec son fils. Il a dit que sa santé s’est vite améliorée. Et, les psychologues ont affirmé que c’est parce qu’il est resté avec son père.
Il a profité de l’occasion pour rappeler à beaucoup de familles que la maladie mentale peut guérir lorsqu’elle est bien traitée. Il a affirmé aussi que la famille fait partie de la thérapie de cette maladie.
Rose Mpekerimana

 

Croix-Rouge> Formation des personnes âgées aux premiers secours

Elles devraient agir là où elles sont

 

Dans le cadre de la célébration de la Journée mondiale des premiers secours, le 12 septembre 2015, la Croix-Rouge du Burundi a organisé le vendredi 11 septembre 2015, une formation à l’intention des personnes âgées. Cette journée est célébrée sous le thème « Premiers secours et personnes âgées ».

 

DSC02761Selon Dr François-Xavier Buyoya, président émérite de la Croix-Rouge, cette formation est consacrée aux personnes âgées, car ces dernières vivent en communauté mais aussi ce sont des personnes oubliées « Tout le monde a toujours sa valeur jusqu’à la dernière minute ».
Ces personnes formées devraient agir là où elles sont. Et pourtant, ces gens devraient également savoir quels sont les principaux accidents qui arrivent aux personnes âgées, pour qu’ils puissent s’y préparer et qu’en cas d’accident, eux-mêmes ne soient pas surpris. « Si vous devez secourir quelqu’un et que vous êtes surpris, il vous est impossible de secourir quelqu’un. Pour cela, il faut que vous soyez préparé parce que vous devez poser un geste prompt mais efficace et non improvisé », a-t-il précisé.

Une question d’intelligence

Pour Gaudence Nibogora de l’association Urisanze qui s’occupe des personnes âgées, les techniques apprises de premiers secours vont leur servir dans la vie de tous les jours, que ce soit en cas d’accident ou dans l’entourage. Ce n’est pas la force qui intervient mais c’est une question d’intelligence et « nous sommes capables de le faire ». Etant donné que cette association s’occupe de cette catégorie de personnes, Mme Nibogora a indiqué que des cas similaires peuvent arriver à ces personnes et dans ce cas, elles seront capables d’utiliser ces techniques de premiers secours. En plus de cela, ces techniques peuvent les aider partout où elles se trouvent.
Quant à Philippe Nkonyi membre de l’association urisanze, il a fait savoir qu’ils ont appris les techniques de premiers secours qu’on peut apporter aux personnes en difficultés. Ils ont pu apprendre des mécanismes de premiers secours, c’est-à-dire comment se comporter devant une personne qui a eu un accident et l’aider jusqu’à l’hôpital pour les premiers soins. Comme nous avons la capacité de comprendre, nous allons transmettre ce que nous aurons appris à d’autres pour qu’à un moment donné, ils puissent secourir les personnes âgées », a-t-il souligné.
Yvette Irambona

 

 

INFRASTRUCTURES ROUTIERES> Leur entretien pendant la saison sèche

La population semble ignorer son rôle

 

Les voies publiques sont généralement d’intérêt commun, si bien que les usagers devraient penser à s’en soucier. En mairie de Bujumbura, dans certains quartiers, ce devoir s’accomplit convenablement tandis que dans d’autres, personne ne se rend compte qu’il est plus que nécessaire d’entretenir les voies publiques. Des déchets ménagers sont jetés au bord de ces infrastructures combien utiles, d’autres détruisent progressivement leurs bordures en y érigeant de petits kiosques en planches.

 

DSC 1302Dans certains quartiers, les rues pavées ont été coupées à leur jonction avec la route principale. En se promenant dans les quartiers et au centre ville de la mairie de Bujumbura, tout le monde peut constater que l’irresponsabilité collective prend de plus en plus racine. Il est peut-être inconcevable de constater des tas d’immondices dans l’espace public du Monument de la femme rurale près de la gare du Nord, un lieu public qui sert de relai entre la capitale et le Centre, l’Est et le Nord du pays d’une part, et la capitale Bujumbura avec l’extérieur du pays notamment le Rwanda, l’Ouganda et le Kenya d’autre part, car ceux qui vont ou arrivent de ces pays par la route passent par là.
A notre passage, une des personnes rencontrées sur place a fait savoir que chacun y jette des ordures sans se rendre compte que c’est de l’irresponsabilité. Celui-ci a rappelé qu’il n’y a pas longtemps, les usagers de la gare du Nord tels que les chauffeurs des bus de transport vers l’intérieur du pays, les « convoyeurs », etc. effectuaient des travaux de développement communautaire et enlevaient ces immondices. Mais depuis quelques mois, à cause de l’insécurité qui a secoué certains quartiers de la capitale, les travaux de développement communautaire n’ont pas encore repris. Notre interlocuteur qui a requis l’anonymat demande à l’administration communale de se pencher sur cette question d’hygiène puisque, dit-il, depuis quelques semaines, les eaux usées et les déchets humains débordent le long de la route séparant le quartier VI de la zone Ngagara et Kigobe en haut du Palais des congrès de Kigobe. Pour lui, agir très vite est plus que nécessaire. Il interpelle la population d’être responsable afin de faire toujours et vite ce qui est à leur portée.
L’entretien des infrastructures routières en saison sèche devrait attirer l’attention de plus d’un, étant donné que l’embellissement de la ville en dépend. La verdure sur le boulevard du 28 novembre est agréable même pendant la saison sèche, même si sur le boulevard du Peuple Murundi, la situation n’est pas la même. signale-t-on enfin.
Amédée HABIMANA

 
Ouvrir