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COMMUNE URUBAINE DE BUYEnZI> Construction anarchique au bord de la rivière Ntahangwa

Un problème politique d’aménagement urbain de l’habitat

 

La presse quotidienne Le Renouveau s’est rendue sur le bord de la rivière Ntahangwa dans la commune urbaine de Buyenzi pour se rendre compte de la construction anarchique. Les avis des habitants rencontrent sur place sont diverses. Les uns pensent que c’est un problème politique d’aménagement urbain de l’habitat et les autres croient plutôt que c’est un problème de surpopulation urbaine.

 

Arrivée sur les lieux, on constate que les fondations des maisons touchent presque dans l’eau de la rivière Ntahangwa. Les avis des habitants rencontrés sur place sont divers. Les uns pensent que c’est un problème politique d’aménagement urbain de l’habitat et les autres plutôt que c’est un problème de surpopulation urbaine.
Amissa Kidaga, vivant à cet endroit pendant plus de 10 ans, a informé qu’elle est désespérée face à cette situation. Ce phénomène n’est pas nouveau pour elle et la population environnante parce que des inondations répétitives y ont été observées. Ces inondations ont occasionné des pertes matérielles et en vies humaines. Mais rien n’a été fait pour décourager l’occupation de cet espace malgré les risques que les populations encourent. Toutefois, il y a réglementation qui stipule qu’il faut laisser environ plus de 25 m entre les habitations et les cours d’eau. L’aménagement de cet espace permettrait de prévenir les catastrophes naturelles éventuelles. En effet, cet espace est réservé aux plantes protectrices de fixation du sol. Cependant, les rives de la rivière Ntahangwa sont menacées par les constructions anarchiques et les dépotoirs des déchets ménagers qui, en plus, empêchent l’écoulement normal des eaux.

Les gens ont été chassés mais sont vite revenus

Mme Kidaga a souligné qu’il y a trente ans sous la deuxième République, on a chassé les gens des rives de cette rivière dans le but de faire respecter la loi et protéger la population. Cet espace dégagé a pris place à la riziculture. Malheureusement, quelques années après cette espace a été conquis encore de nouveau grâce à la croissance démographique urbaine et ce, dans le non respect des normes d’occupation de terrain. Parmi les nouveaux occupants de cet espace, il y a des associations comme The moslems supreme council of Burundi (Mosucob) qui y ont érigé des constructions telles que l’école, un dispensaire et une mosquée. Le constat est que toutes ces constructions sont menacées d’effondrement par la rivière Ntahangwa. A cet effet, le représentant légal du Mosucob, Omar Zuberi, a souligne qu’il essaie de contenir le lit de la rivière avec les moellons et le bois sur la facette occupée. Les autres habitants souhaitent être délocalisés et installés ailleurs avant que le pire n’arrive.

Robert-Gilbert Sayumwe
(STAGIAIRE )

Ezéchiel Misigaro

 

Avenue du 18 Septembre> Son état défectueux

Sa réhabilitation réduirait les risques d’accidents

 

L’avenue du 18 Septembre passant devant le palais des Meubles (Ex cloche d’or) est du bout à l’autre dans un état défectueux. Le long de cette avenue jonchent les nids de poule qui poussent les véhicules à faire des zigzags. Cela a non seulement comme conséquences les risques d’accidents, mais également les conducteurs sont obligés de rouler presque à 20 km/h. La mairie de Bujumbura devrait fournir des efforts comme elle le fait pour les avenues de la Mission et celle de l’Amitié. Il va de la beauté de la capitale Bujumbura.

 

DSC 0858L’avenue du 18 Septembre passant devant le Palais des Meubles en commune urbaine de Rohero est dans un état déplorable. Toute l’avenue est parsemée des nids-de-poule. Voilà l’observation du quotidien « Le Renouveau» lors de son passage en cet endroit en date du 10 avril 2015.
En effet, les véhicules qui fréquentent ce tronçon sont obligés de faire des zigzags. Cette situation présente un danger évident lié au risque d’accident étant donné chaque véhicule cherche à se frayer le chemin. Ce qui provoque, d’une manière ou d’une autre le stress aux conducteurs.

Les services habilités sont interpellés

Cet état des choses interpelle les autorités de la mairie de Bujumbura. Il faudra que celles-ci envisagent, à travers les services techniques municipaux (Setemu), les travaux de réhabilitation de l’avenue comme on le fait pour les avenues de la Mission et de l’Amitié. Cela permettrait de redonner à la capitale Bujumbura sa beauté d’antan.
Et si la mairie de Bujumbura estime qu’il lui sera difficile de réhabiliter toutes ces avenues à la fois, elle peut tout au moins y verser de la latérite pour faciliter aux véhicules de circuler facilement avec comme arrière fond d’éviter d’éventuels accidents liés au mauvais état du tronçon.
Mais si la mairie de Bujumbura tient à la propreté de la municipalité, il serait souhaitable de chercher des moyens pour cette fin. Surtout lorsqu’on sait que l’avenue du 18 Septembre est au prolongement de l’avenue conduisant chez l’Ombudsman burundais, Mohamed Rukara. La réhabilitation de l’avenue du 18 Septembre ferait de l’harmonie avec celle passant devant le bureau de ce médiateur burundais qui, elle, est déjà réparée.
Masta Shabani

 

 

Centre de santé Kamenge> Entretien sur la Semaine de la santé mère–enfant.

Les mères reconnaissent l’importance des vaccins

 

Les mères rencontrées au Centre de santé de Kamenge dit Chez Ntiba confient que les vaccins ont une grande importance dans la prévention de leurs enfants. Déodatrice Nininahazwe, une technicienne de la promotion de la santé, affirme que l’appel lancé par le ministère en charge de la santé publique a été répondu. C’est ce qui ressort d’un reportage effectué par Le Renouveau, au Centre de santé de Kamenge, le 14 avril 2015.

 

Au Centre de santé de Kamenge, des groupes de mères accompagnés des enfants en bas âge parviennent progressivement le service de la campagne dédiée à la santé de la mère et de l’enfant. Arrivée sur place, une technicienne de promotion de la santé demande l’âge de chaque enfant, puis donne aux enfants les gouttes de vitamines et un comprimé d’albendazol selon l’âge. Au fil du temps, les mères augmentent, le nombre d’enfants triple. Des femmes enceintes viennent aussi une à une. Elles reçoivent un comprimé d’albendazol chacune.
Aux environs de 9h 30, le service de vaccination avait déjà enregistré près de 200 enfants et 18 femmes enceintes. Déodatrice Nininahazwe, technicienne de la promotion de la santé au Centre de santé de Kamenge, indique que l’appel lancé a été suffisament entendu dans la commune Kamenge qui couvre les quartiers Teza, Twinyoni, Muyinga, Socarti et Gahahe ainsi que Carama en commune Kinama. Elle fait remarquer que les premiers jours les chiffres ne sont pas très satisfaisants, mais que vers la fin de la semaine, de grands chiffres vont être enregistrés. A la question de savoir pourquoi la plupart des enfants présents n’ont pas encore cinq ans, elle fait savoir que c’est parce qu’ils n’ont pas encore l’âge de fréquenter l’école primaire. Les enfants qui ont l’âge scolaire reçoivent les vaccins à leurs écoles respectives, précise t-elle.

D’une pierre deux coups

Au cours de la semaine dédiée à la santé de la mère et de l’enfant, les mères reçoivent des enseignements sur l’importance des vaccins, indique Déodatrice Nininahazwe. En plus, ajoute-t-elle, les mères sont sensibilisées sur la disponiblité des vitamines A, en aliments accessibles. « Nous les sensibilisons sur l’importance de donner à leurs enfants les légumes, les fruits, les œufs, pour équilibrer leur alimentation. » Une sensibilisation sur l’hygiène est aussi faite pour lutter contre les maladies des mains sales.

« Les vaccins sont d’une grande importance »

Les mères approchées affirment qu’elles ont été suffisamment sensibilisées par les autorités administratives à la base ainsi que par les agents communautaires sur cette campagne. D’autres ajoutent qu’elles l’ont appris par des communiqués.
V.N. une jeune femme tenant un bébé dans ses bras, souligne que les vaccins sont d’une grande importance dans la prévention des maladies. Elle fait savoir que depuis son enfance, elle entendait parler de graves maladies comme le tétanos, la poliomyélite, etc. mais qui ont été éradiquées grâce aux vaccins. De cette manière, toute mère consciente doit répondre à un appel à la vaccination.
E.M, quant à elle, souligne que les comprimés d’albendazol déparasitent les enfants. Les vers intestinaux sont parmi les maladies infantiles, fait-elle remarquer. « Nous profitons de cette occasion car beaucoup d’entre nous ne prennent pas l’initiative de s’acheter ces comprimés d’albendazol », conclut-elle.
La semaine dédiée à la santé de la mère et de l’enfant a débuté le 13 avril et sera clôturée le 17 avril prochain.
Lyse Gahimbare

 

SANTE> Lancement officiel de la Semaine santé mère-enfant

Le vaccin, un droit pour chaque enfant et une obligation pour les femmes enceintes

 

Le ministère de la Santé publique et de la lutte contre le sida a procédé, le lundi 13 avril 2015 dans la province de Muyinga en commune Gashoho, au lancement officiel de la semaine nationale dédiée à la Santé mère-enfant (SSME) premier passage, édition 2015, couplée à la semaine africaine de vaccination 5ème édition. Les différentes allocutions étaient centrées sur la sensibilisation des parents pour la vaccination de leurs enfants.

 

DSC 0874Dans son allocution de circonstance, le Secrétaire permanent au ministère de la Santé publique et de la lutte contre le sida, Dr Dionise Nizigiyimana, a indiqué que le Burundi est l’un des pays qui a le taux de mortalité le plus élevé chez les enfants et les femmes qui accouchent. Il a cité les statistiques de l’année 2010 où 96 sur mille enfants, de moins de cinq ans, ont perdu leur vie après la naissance et 500 sur cent milles femmes sont mortes en donnant naissance.
Il est vrai, a-t-il dit, qu’un grand nombre des parents font vacciner leurs enfants mais malgré cela la mortalité chez les enfants et les mères qui accouchent reste toujours élevée. Le grand objectif, pour cette année 2015, sera de diminuer considérablement ces décès. C’est triste pour l’Etat, a-t-il laissé entendre, de constater qu’il y a encore des enfants qui meurent à cause des maladies contre lesquelles le pays dispose des vaccins.
Parmi les maladies qui tuent parfois les enfants de moins de 5 ans, il y a celles qui sont causées par le manque d’hygiène. Dionise Nizigiyimana a pour cela demandé à la population de veiller à la propreté afin de se protéger contre ces maladies. Il a, par ailleurs, rappelé que le développement durable ne sera pas possible pour une population qui n’a pas la bonne santé.
Selon Dionise Nizigiyimana, les activités prévues au cours de cette semaine (du 13 au 17 avril), sont entre autres la supplémentation en vitamine A chez les enfants de 6 à 59 mois ; la vaccination de la deuxième dose du vaccin antirougeoleux chez les enfants âgés de 18 à 23 mois ; le déparasitage à l’albendazole (des vers intestinaux) chez les enfants de 1 à 14 ans et chez les femmes enceintes au 2ème et 3ème trimestre de la grossesse et la sensibilisation sur l’intérêt de la consultation prénatale précoce et sur l’importance du carnet de santé mère-enfant.

Vaccination: une intervention efficace

Selon Johannes Wedenig, représentant de l’Unicef, la vaccination permet d’éviter de 2 à 3 millions de décès par an et de protéger les enfants non seulement contre les maladies pour lesquelles des vaccins existent (la diphtérie, le tétanos, la poliomyélite et la rougeole) mais aussi contre les maladies comme la pneumonie et la diarrhée à rotavirus, qui restent parmi les principales causes de mortalité des enfants de moins de cinq ans.
Cependant, a-t-il fait remarquer, un enfant sur cinq échappe encore à la vaccination : on estime qu’en 2013, 21,8 millions de nourrissons dans le monde n’ont pas reçu de vaccins.
Pour Johannes, les partenaires du système des Nations unies sont à côté du Burundi pour relever le défi d’atteindre chaque enfant et chaque mère par les interventions visant l’amélioration de la santé néonatale, maternelle et infantile en général, et par les interventions de la semaine santé mère-enfant en particulier. « L’objectif est de garantir aux enfants du Burundi un avenir meilleur qui fera d’eux des adultes épanouis contribuant au développement du pays », a-t-il indiqué.

Kazadi MWILAMBWE

 

 
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