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POLLUTION > Sachets et bouteilles en plastique

Une menace pour la santé humaine et l’environnement

 

La plupart de personnes utilisent couramment les sachets pour transporter différents articles achetés. Il en est de même pour les bouteilles en plastique. Tous sont souvent réutilisés et jetés n’importe où dans la nature, ce qui  provoque  à la longue, des conséquences néfastes  sur la santé  humaine et sur l’environnement.

 

DSC 2785Les bouteilles en plastique et les sachets sont des matières non biodégradables. Ils sont classés parmi les produits organiques persistants (POP) comme le précise Casimir Harerimana, professeur à l’Université du Burundi et spécialiste en sciences de l’environnement. Dans le processus de fabrication des sachets, on les mélange avec les métaux lourds notamment le plomb. Ce dernier peut se dissoudre facilement et atteindre la nappe phréatique, ce qui rend l’eau impure.

Des pratiques à éviter

M. Harerimana indique que lorsque les sachets sont brûlés, il y a l’émission dans l’air des toxines, des dioxines et des furanes .Il y aura alors comme répercussion, l’apparition des maladies chroniques et incurables : les maladies cardiovasculaires, les cancers et les maladies du système respiratoire. Dans les différents ménages, le sachet noir est souvent utilisé pour mieux cuire le riz. C’est une pratique à éviter car l’augmentation de la chaleur favorise la dissolution des métaux lourds qui composent le sachet, ce qui provoque l’apparition d’autres molécules nocives à la santé. Les sachets constituent un danger pour les animaux qui broutent dans la nature. Ils peuvent également obstruer les réseaux d’évacuation des eaux usées, ce qui engendre la prolifération des maladies notamment la malaria et les maladies d’origine hydrique, précise Harerimana. Les bouteilles en plastique sont également dangereuses. Une bouteille en plastique remplie d’eau, une fois conservée dans un milieu chaud pendant quelques jours, il apparait dans cette eau des molécules de plusieurs sortes qui sont nocives à la santé et à l’environnement, ajoute M Harerimana. Ces bouteilles flottent normalement sur l’eau .Quant elles sont en grande quantité, elles risquent de priver l’oxygène à l’eau d’où la putréfaction et le dégagement d’une odeur nauséabonde.
Martin Karabagega(stagiaire)

 

CAFOB> Sa contribution dans le développement économique de la femme rurale

Pour avoir des familles qui donnent de l’espoir

 

Le Collectif des associations et ONGs féminines du Burundi (Cafob) s’est entretenu le mercredi 28 janvier 2015 avec la rédaction de la presse quotidienne « Le Renouveau » sur sa contribution dans le développement économique de la femme rurale. La coordinatrice du Cafob, Anne Spès Nishimwe, a informé que depuis peu le collectif a un projet qui collabore avec les femmes rurales pour pratiquer la culture de fruits et légumes leur permettant une autonomie financière.

 

DSC 0612Mme Nishimwe a fait savoir que le Cafob contribue au niveau du développement économique en collaboration avec la femme rurale. Cela s’est fait notamment dans l’agriculture. Ce secteur fait vivre en général, plus de 90% de la population burundaise. Le Cafob regroupe parmi ses membres, certaines associations qui pratiquent l’agriculture, d’autres qui pratiquent le commerce et d’autres encore qui travaillent dans d’autres secteurs de la vie du pays. Les associations pratiquant l’agriculture bénéficient du Cafob des formations qui leur apporte une valeur ajoutée plus élevée. C’est de cette façon qu’elles ont bénéficié des formations de la FAO (Fonds des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture). Le Cafob est partenaire de la FAO à travers un projet « Femme et développement » qui s’appelle Dimitra.

Aider la femme rurale à améliorer la pratique de l’agriculture

Mme Nishimwe a ajouté que ce projet a appuyé le Cafob pour apprendre à la femme à pratiquer l’agriculture convenablement. Récemment, le Cafob a lancé un projet qui collabore avec les femmes rurales pour pratiquer la culture de fruits et légumes. Cela a été une bonne occasion pour les associations membres du Cafob de constituer des réseaux de production agricole des fruits et légumes. En collaboration aussi avec le ministère de l’Agriculture, les associations membres du Cafob ont organisé un réseau de producteurs agricoles des fruits et légumes. Le Cafob a également éduqué ces femmes en matière de commercialisation de leurs productions. Elles ne produisent plus seulement pour consommer uniquement, mais également pour vendre. Le réseau a permis aux femmes de s’enquérir de l’importance de certaines cultures qui, au départ, n’étaient pas valorisées comme il faut.
Par exemple, l’amarante est une culture qui nécessite de prendre du temps pour voir son importance. Elle se cultive beaucoup de fois l’année. La production est essentiellement destinée à la consommation familiale, le reste de la récolte est vendu. A travers les formations dispensées en collaboration avec le FAO et le ministère de l’Agriculture, le Cafob a pu enseigner à une femme que cette culture, une fois adaptée, rapporte de l’argent à la famille. Elle apporte également une valeur ajoutée au niveau sanitaire parce qu’en apprenant à la femme à pratiquer les cultures des fruits et légumes, on l’éduque aussi à les consommer pour qu’elle ait une bonne santé. De cette façon, on a vu qu’on a apporté une valeur au niveau de l’économie des ménages.

Des micro crédits sont accordés

Mme Nishimwe a souligné que le Cafob encadre aussi les associations membres qui pratiquent la culture de riz. La Coopérative d’épargne et de crédit mutuel (CECM) étant également membre du Cafob, elle accorde des microcrédits agricoles aux femmes membres de ces associations. A la récolte, après avoir vendu le riz, les femmes remboursent les crédits et le surplus leur sert à acquérir l’autonomie financière. Les femmes qui pratiquent du petit commerce bénéficient des microcrédits qui leur ont permis de gagner leur vie ou de mettre leurs enfants à l’école. Ces femmes contribuent à avoir des familles qui donnent de l’espoir. D’une façon ou d’une autre, le Cafob, en passant par la femme rurale, contribue à développer l’économie burundaise.

Ezéchiel Misigaro

 

MARCHE DE KINAMA >Une montagne d’immondices en élévation

Elle constitue un danger aux personnes qui le fréquentent

 

Tous les endroits qui sont fréquentés par beaucoup de personnes devraient être propres. Mais ce ne pas le cas pour le marché de Kinama. A ses alentours, les immondices ont coupé la circulation et dégagent une odeur nauséabonde.

 

DSC 3227Il y a exactement quatre mois qu’on ne ramasse pas les immondices au marché de Kinama. Le commissaire du marché Christophe Ndorere, a révélé au journal Le Renouveau, ce mercredi 28 janvier 2015,les différents problèmes qui hantent ce marché, Il a surtout mis l’accent sur le manque d’espace suffisant propre à lui où on peut déposer les immondices. L’endroit où on les dépose aujourd’hui est en état de conflit car il a été cédé à une autre personne par l’ancien maire de la ville, Evrard Giswaswa. « En plus de cela, nous n’avons pas de bacs dans lesquels on peut déposer les immondices, a dit M.Ndorere. Selon lui, il n’y a même pas de société chargée d’enlever ces immondices. Auparavant ce travail était effectué par le Setemu (services des techniques municipaux) mais qu’elle a cessé de les ramasser il y a quatre mois.

Le secours du marché en cas d’incendie est impossible à cause des immondices

Les immondices causent beaucoup de problèmes au marché de Kinama. La circulation normale autour du marché est presque impossible. L’entrée de ce marché n’est plus fonctionnelle à cause des immondices. En cas d’incendie, il serait tellement difficile aux camions extincteurs d’intervenir. A cette obstruction de l’entrée, s’ajoute le manque d’eau qui peut aider à éteindre le feu. Des rapports à propos de l’hygiène sont donnés chaque mois. Pour M. Ndorere, même l’inspecteur des marchés est venu à mainte reprises pour faire le constat de la situation. Il lance un appel vibrant à l’endroit de la mairie de Bujumbura pour intervenir le plus tôt possible afin de limiter les dégâts. En cette période pluviale, les maladies liées au manque d’hygiène comme le choléra et autres risquent d’apparaître et de faire des dégâts. Quant aux femmes commerçantes, elles demandent l’enlèvement immédiat de ces immondices afin d’empêcher les asticots d’attaquer leurs marchandises. Mme Jeanine Uwimana dit que les clients ne viennent pas à cause de la mauvaise odeur. Elle continue en disant que les commerçantes du marché risquent de manquer les deux cents francs de taxe qu'elles paie chaque jour.
MARTIN KARABAGEGA (STAGIAIRE)

 

 

PARLE-MOI DOCTEUR> Les maladies tropicales négligées

L’implication de tout un chacun est incontournable

 

Le groupe des maladies tropicales négligées sont des maladies qu’attrape dans la plupart des cas la population à faible revenu mais qui sont faciles à éradiquer et à moindre coût. Toutefois, tous les intervenants sont interpelés à s’impliquer davantage dans ce programme de lutte contre ces maladies.

 

DSC06968Selon Dr Onésime Ndayishimiye, directeur du PNIMTNC (Programme national intégré de lutte contre les maladies tropicales négligées et la cécité), ces maladies se rencontrent surtout entre les deux tropiques, celles de cancer et de capricorne. « Toutefois, toutes les maladies se trouvant dans cet endroit ne sont pas dans la catégorie des maladies négligées. Elles sont dans le groupe des maladies parasitaires, bactériennes et microbiennes et se rencontrent particulièrement dans les endroits où vit la population à faible revenu et dans les pays en voie de développement », a-t-il explicité.

Ces maladies sont, entre autres, les verminoses intestinales, les bilarisioses, l’onchocercose, le trachome.

Elles ne tuent pas directement

Dr Ndayishimiye a fait savoir qu’elles sont ainsi appelées parce que ce sont des maladies qui ne tuent pas directement. Ce qui fait que les intervenants n’y attachent pas beaucoup d’importance et orientent les urgences vers les maladies qui tuent vite. Et pourtant, ces maladies tropicales négligées sont des maladies contre lesquelles la lutte est facile, moins chère, non compliquée mais qui provoque une mort lente mais sûre et qui nécessite une implication active surtout des décideurs administratifs et sanitaires.
Ces maladies sont négligées aussi par la population, car bien que celle-ci en soit la première victime, elle n’y attache pas d’importance. En guise d’exemple, a-t-il indiqué, pour lutter contre les verminoses intestinales, il faut appliquer les mesures d’hygiène comme le lavage des mains au savon, l’hygiène des aliments qu’on mange crus, etc..
« En plus, le traitement de toutes ces maladies dites négligées est gratuit, mais le comble est que parfois les malades n’y adhèrent pas ou refusent d’aller les prendre. Ce qui est aussi une négligence qui n’est pas du tout expliquée, déplore-t-il.
Malgré cela, la lutte contre ces maladies devrait susciter l’attention de tout le monde. Car, par exemple, d’après le rapport de l’Onusida et celui des OMD (Objectifs du millénaire pour le développement), il a été constaté que la lutte contre la pauvreté commencerait par la lutte contre ces maladies. De même, pour lutter efficacement contre le VIH-sida, le paludisme et la tuberculose, il a été constaté qu’il fallait commencer par l’éradication de ces maladies vue compte tenu de leur localisation et de la façon dont elles fragilisent le corps humain.
A cet effet, le directeur du programme a suggéré que l’hygiène soit mise en avant afin de lutter efficacement contre ces maladies. Ainsi, il interpelle les décideurs des pays et les bailleurs de fond à rendre disponible l’eau propre et salubre pour la population par la mise à disposition des bornes fontaines et des latrines dans les places publiques et l’aménagement des sources d’eau.
« Malheureusement, dans la plupart des cas, nous ne trouvons pas dans nos pays sous-développés de dispositifs nécessaires pour l’hygiène comme l’eau et les latrines dans les endroits comme les marchés et d’autres endroits de rassemblement », a-t-il déploré. Ce qui explique qu’il y a en quelque sorte une négligence de la part des autorités compétentes alors que l’hygiène est à la base de la lutte contre ces maladies.

Chacun a son rôle à jouer

Ainsi, Dr Ndayishimiye interpelle tous les intervenants à jouer convenablement leur rôle, à rendre disponibles les fonds pour les médicaments et tout le nécessaire afin de favoriser l’hygiène et l’assainissement indispensables pour la lutte contre les maladies tropicales négligées.
Il invite les autorités administratives et sanitaires à sensibiliser la population afin qu’elle adhère à la vie saine.
A la population, il demande d’être responsable de sa vie en adoptant les mesures d’hygiène préconisées par les agents de la santé. A ces derniers, il est demandé de redoubler d’efforts surtout en cherchant des données réelles en rapport avec ces maladies et de continuer à faire une plaidoirie pour une lutte efficace et l’implication de tous les partenaires pouvant contribuer dans cette lutte.

L’une des causes de la cécité

Notre interlocuteur a indiqué que la lutte contre les maladies tropicales négligées est dans beaucoup de pays associée à la lutte contre la cécité, parce que les deux premières causes principales de la cécité dans le monde sont ces maladies. La première, c’est le trachome (uburire) et la seconde est l’onchocercose. Vient ensuite le glaucome. Ce qui sous-entend que la lutte contre ces maladies contribue en quelque sorte à la lutte contre la cécité.
Bénigne Gahimbare

 

 
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