Publications de Presse Burundaise, Rohero I Avenue de la JRR N°17 Immeuble le SAVONNIER, Téléphone standard : (257) 22 22 62 32, Fax :(257) 22 22 58 94, email: pressequotidienne@yahoo.fr

CRUE DE LA RIVIERE MUTIMBUZI> Communication de la direction générale de la protection civile

« Une menace pèse sur l’aéroport international de Bujumbura »

 

DSC 7214Le samedi 28 avril 2018, la ville de Bujumbura a connu des pluies diluviennes particulièrement dans la partie nord de la Capitale, à Buterere. Le directeur général de la protection civile, commissaire de police Antoine Ntemako a fait savoir que ces inondations sont dues aux crues de la rivière Mutimbuzi et qu’une menace pèse sur l’aéroport international de Bujumbura et la route nationale N°5, si rien n’est fait.    

 

« Il y a une digue qui a cédé et il y a eu inondation. Ce qui a fait que les quartiers de Kiyange II et Miroir soient inondés complètement, entraînant beaucoup de dégâts. Nous avons déjà dénombré jusqu’à ce dimanche 29 avril, deux cent seize (216) maisons détruites au quartier Kiyange II», a indiqué le commissaire de police Ntemako. Il a ajouté que suite à ces inondations, il y a une population très démunie. « Heureusement que les voisins ont pu héberger une partie des personnes dans le besoin et les autres ont été hébergées dans les églises et écoles. Nous sommes en train de chercher de l’assistance pour ces gens dans plusieurs domaines. Le problème qui se pose présentement, c’est le problème d’eau et d’assainissement car, même toutes les latrines ont été inondées. La Croix rouge du Burundi a déjà commencé des activités de pulvérisation pour éviter une catastrophe d’épidémie», a-t-il dit. 

Il y a des actions urgentes

Le directeur général de la protection civile a souligné que, le danger majeur qui peut survenir si quelques actions ne sont pas menées urgemment sur la rivière Mutimbuzi, est que ces inondations peuvent bouleverser les activités de l’aéroport international de Bujumbura et la route nationale N°5. «L’eau a débordé sur la rive gauche   mais, il peut arriver que l’eau envahisse l’aire de l’aéroport si jamais la digue du côté nord cède. Dans ce cas, on aurait connu des inondations côté aéroport. Il faut réparer cette digue à tout prix pour protéger aussi la RN5. L’eau passe au-dessus de la bitume, il y a risque de coupure de cette route», a-t-il dit. Selon lui, il y a des actions urgentes. Il faut rétablir cette digue pour que la rivière Mutimbuzi puisse retourner dans son lit initial, il faut que le gouvernement y mette les moyens nécessaires pour qu’en amont de cette plaine dans les hauteurs surplombant la capitale, il y’ait des actions de protection de l’environnement, notamment le traçage des fosses antiérosives, la protection des rives, etc. 

GRACE-DIVINE GAHIMBARE

Ouvrir