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Zone Gatumba> Innondation aux quartiers Muyange I et II

Certaines familles sont déplacés

 

DSC05798La dernière pluie qui s’est abattue sur la zone Gatumba a poussé certains ménages à déserter leurs maisons. D’autres maisons se sont écroulées à cause de fortes inondations. Ces ménages  ont demandé refuge auprès de leurs voisins ou de leurs familles.  La situation s’empire avec la pluie qui s’y est abattue dans la nuit du 10 au 11 avril 2018. Pour se déplacer, les gens retroussent, selon le sexe,  leurs pantalons ou leurs pagnes.  

 

Quelques familles viennent de se déplacer à la suite des récentes inondations liées à la dernière pluie qui s’est abattue sur la zone Gatumba en commune Mutimbuzi. Le quotidien « Le Renouveau» s’en est rendu compte, le mercredi 11 avril 2018, lorsqu’il visitait certains endroits desdits quartiers. En effet, les eaux pluviales ont envahi non seulement les cours de leurs parcelles, mais aussi elles ont pénétré à l’intérieur de leurs maisons jusqu’à obliger les familles victimes de ces inondations de déserter leurs ménages. Il n’y a pas moyen d’évacuer ces eaux. Elles ont été hébergées par d’autres familles qui ont été à l’abri de ces catastrophes naturelles. Elles attendent que ces eaux puissent s’infiltrer pour qu’elles regagnent leurs foyers respectifs. Encore faut-il que les lieux soient pulvérisés en vue d’éviter des maladies y afférentes dans la mesure où les excrétas ont fait surface étant donné que leurs lieux d’aisance sont de fortune. 

La nappe phréatique étant presque superficielle, les latrines sont affectées

Ces familles ne peuvent pas creuser même pas jusqu’à deux mètres parce que  ces latrines sont battues dans des endroits marécageux de telle manière que l’eau ne tarde pas à sortir du sol. Surtout que la nappe phréatique est presque superficielle. Il est à remarquer que certains sentiers de ces quartiers sont impraticables d’autant plus qu’ils sont inondés d’eau de pluie. Si l’on veut fréquenter ces sentiers, on est contraint de retrousser les pantalons ou les pagnes selon qu’on est un homme ou une femme. L’administration locale est à pied d’œuvre dans l’enregistrement des ménages victimes de ces inondations. 

Certaines maisons se sont écroulées

Aussi faut-il signaler que certaines maisons se sont écroulées à cause de ces eaux qui ont inondé lesdites parcelles. Ce qui pousse certaines gens à demander hospitalité auprès de leurs voisins dont les maisons ont quelques peu résisté. Et à l’allure où vont les choses, d’autres maisons pourraient s’écrouler s’il advenait que la pluie tombe sans cesse. Quand on sait que la plupart de ces maisons sont construites en matériaux non durables. Il serait prudent de prendre déjà quelques précautions pour éviter le pire. L’appel est ainsi lancé aussi bien au ministère de la solidarité qu’à l’administration locale.

Masta SHABANI

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