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Planification familiale> Chez les femmes vivant avec handicap

Un très long chemin reste à parcourir

 

IMG5Les femmes vivant avec handicap rencontrent souvent des difficultés liées aux  violences sexuelles et cela peut entrainer des grossesses non désirées ainsi que des maladies sexuellement transmissibles telles que le VIH/sida. Ces femmes ont besoin du soutien  de leurs familles et de la société toute entière.  

 

Les femmes vivant avec handicap sont des femmes avec une féminité normale. Elles peuvent mettre au monde comme les autres femmes. Elles ont donc besoin des connaissances concernant la planification familiale.Anne Marie Nduwimana, représentante légale  de l’association les Vaillantes, est l’une de ces femmes vivant avec handicap. Elle vit avec handicap mais cela ne lui a pas empêché de fonder une famille, et  en plus d’être mère de famille, elle exerce d’autres activités génératrices de revenues. Pour elle, les femmes vivant avec handicap peuvent mener une vie normale comme les autres femmes.  Certaines qui  se sont mariées se retrouvent discriminées par leur belle famille, et cela entraine un non épanouissement dans leur foyers, tout cela à cause de leur handicap. Mme Nduwimana a lancé un appel aux femmes vivant avec handicap de se rendre aux structures de soins lorsqu’elles sont enceintes  ou quand elles veulent en savoir plus sur la planification familiale. Aux mères-célibataires,  essaie de leur remonter le moral en leur prodiguant des conseils pour qu’elles ne tombent plus dans le piège et on leur rappelle que la planification familiale est l’affaire de tous, ajoute-elle.Elle a également lancé un appel aux parents qui ont des filles vivant avec handicap,  de les envoyer à l’école pour qu’elles apprennent à lire et à écrire. Cela leur permettra de lire des informations se trouvant dans les livres, les journaux etc. et même les rendez-vous de consultation pourront être respectés  lorsque la patiente sait lire. Elle signale  que l’école est le début du développement pour toutes les femmes.Mme Nduwimana a demandé que les services chargés de la sensibilisation  pour la planification familiale puissent se souvenir de ce groupe le plus souvent oublié, pour qu’il puisse bénéficier de ces enseignements. Elle demande aux  prestataires de soins de traiter les femmes vivant avec handicap comme les autres femmes normales, puisqu’il y a des médecins qui ont peur de toucher la femme enceinte vivant avec handicap lors des consultations  prénatales ou encore ceux qui peuvent lancer un mot inadéquat, ce qui fait que la femme handicapée n’ait plus le courage d’y retourner.  La planification familiale est donc l’affaire de tous  en général et en particulier  celle des femmes vivant avec handicap.

Aline Nshimirimana

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