Publications de Presse Burundaise, Rohero I Avenue de la JRR N°17 Immeuble le SAVONNIER, Téléphone standard : (257) 22 22 62 32, Fax :(257) 22 22 58 94, email: pressequotidienne@yahoo.fr

QUARTIER MUGOBOKA> La construction anarchique du quartier II

La population devrait savoir que les normes de l’urbanisme protègent l’environnement

 

La rédaction du quotidien « Le Renouveau » s’est rendue au quartier Mugoboka II de la zone urbaine de Rohero où certains habitants ont construit leurs maisons de manière anarchique. Actuellement leurs  constructions augmentent  la perte de certaines portions de terrains. 

 

Des menaces érosives s’observent  sur une grande partie de ce quartier, surtout que c’est une localité qui se trouve sur le pied des montagnes de la partie de Bujumbura où les eaux de pluie descendent  avec force du sommet de ces montagnes pour y faire des dégâts. Cette localité  s’étend sur les berges et est traversée par plusieurs canaux naturels d’évacuation des eaux de ruissellement qui  se déversent dans la rivière Ntahangwa.   Aujourd’hui, la plupart des gens qui habitent ce quartier sont  confrontés à un problème érosif qui, d’habitude, n’est pas nouveau mais dont la construction qui y est a empiré la situation. La localité en soi est sur la pente de la rivière Ntahangwa où l’écoulement est fort.                         

Elias Minani, l’un  des habitants de quartier Mugoboka II, affirme que le problème s’est agravé depuis qu’on a commencé à construire  des maisons  sans que les normes  de l’urbanisme soient respectées. L’érosion s’est accélérée pour emporter les terrains et les habitations. M. Minani a fait savoir que malgré  les menaces de la rivière sur leur quartier,  la population a jugé bon de doubler leurs efforts pour lutter contre  l’érosion qui est toujours présente.Comme des glissements de terrains causés par les eaux de pluies et les  ravins qui emportent des terres, M. Minani demande aux autorités et à d’autres bienfaiteurs de continuer à donner davantage d’arbres pour  reboiser toutes ces collines afin de réduire la force de l’érosion.Il a remercié  même certaines associations qui  viennent souvent planter des arbres sur les collines qui surplombent leur quartier. A l’endroit des jeunes vivant dans ledit quartier, il leur a demandé  de suivre le modèle  de ces  associations qui contribuent dans la préservation de l’environnement. Pour lui, reboiser les collines de Bujumbura, c’est aussi  protéger la ville  Bujumbura.  

Alain Ndayisenga (Stagiaire)

Ouvrir