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PNSR> Atelier d’information et de sensibilisation

Les adolescents et les jeunes ont des connaissances insuffisantes en santé sexuelle et reproductive

 

DSC00816Le ministère de la Santé publique et de la lutte contre le sida, à travers son Programme national de santé de la reproduction (PNSR), a organisé, le vendredi 2 mars 2018, un atelier d’information et de sensibilisation des responsables des médias et des journalistes producteurs des émissions de santé sur la santé sexuelle et reproductive des adolescents et des jeunes. 

 

Dans sa présentation, Juma Ndereye, directeur du PNSR, a fait savoir que cet atelier a comme objectif de sensibiliser les journalistes producteurs des émissions de santé et les chefs de programmes des radios, de la presse écrite et audiovisuelle en santé sexuelle et reproductive des adolescents et des jeunes.  Il a également l’objectif de présenter l’état des lieux et les défis de la santé reproductive et sexuelle des adolescents et des jeunes. M. Ndereye a indiqué que les jeunes et les adolescents ont des problèmes dans leur vie. Entre autres les grossesses précoces et non désirées, la prostitution, les avortements clandestins, les mariages précoces, la toxicomanie, le tabagisme et l’alcoolisme, etc. Les adolescents et les jeunes ont des connaissances insuffisantes en santé sexuelle et reproductive. Ils n’ont pas le soutien des membres de la famille pour l’accès à l’information ainsi qu’ aux services de santé sexuelle et reproductive des adolescents et des jeunes.  L’environnement socioculturel considère la sexualité comme sujet tabou. L’inégalité du genre rend la fille vulnérable.  M. Ndereye a fait savoir que, malgré ces problèmes, quelques initiatives ont été prises. Il y a eu l’intégration progressive de l’éducation à la santé et à la vie familiale dans les programmes scolaires. Il y a eu également la mise en place d’une radio des jeunes (Colombe FM). Même si les initiatives ont été prises, les défis ne manquent pas. Dans les familles, les parents ne sont pas bien outillés eux-mêmes pour parler de la sexualité. Au niveau sanitaire, les prestataires de services n’ont pas de compétences suffisantes pour fournir des services adaptés aux adolescents et aux jeunes. Les encadreurs des centres jeunes ne sont pas non plus bien formés. Enfin, les enseignants n’ont pas de compétences suffisantes pour transmettre une éducation à la santé et à la vie familiale de qualité.

Lucie Ngoyagoye

Oswald Ntirandekura (Stagiaire)

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