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Journée internationale de la femme> Entretien avec une femme Mutwa

Des  projets de développement laissent encore à désirer

 

IMG 1681La journée internationale de la femme est célébrée le 8 mars de chaque année. Les femmes batwa affirment que cette journée ne leur dit rien parce qu’elles font face aux différentes sortes de problèmes liés à la pauvreté. Elles demandent au ministère en charge du genre de les appuyer financièrement. 

 

Au cours de l’entretien qu’elle a accordé au quotidien «Le Renouveau», Agathe Nikovyamye originaire de la zone Rubirizi a fait savoir qu’elle entend parler de la Journée internationale de la femme. « Dans mon entourage, cette journée ne nous dit rien. Cela parce que nous ne fêtons pas cette journée. Seulement, nous entendons parler de cela. Dans la communauté Batwa, presque personne ne s’occupe de nous », a-t-elle mentionné.Mme Nikovyamye a indiqué que les femmes Batwa font face à différents problèmes. Entre autres, le manque de terres cultivables. « Nous constatons que d’autres femmes sont appuyées par certains acteurs qui œuvrent dans la promotion de la femme burundaise. En revanche, ils demandent la participation de ces femmes, soit en leur procurant des semences sélectionnées dans le but d’avoir une récolte suffisante, soit en leur octroyant des capitaux pour faire le commerce. Quant à nous, nous ne pensons même pas à ces semences puisque nous n’avons pas de terres cultivables. Aussi, nous ne pouvons pas investir pour le futur alors que nous n’avons rien pour le présent », a-t-elle ajouté. Notre source a de ce fait affirmé qu’elle a l’impression que la catégorie des Batwa en général et celle des femmes Batwa en particuliers est oubliée.

Des voies de sortie proposées

Mme Nikovyamye a demandé au ministère en charge du genre, qu’avant de choisir un thème de la Journée internationale de la femme, il faut d’abord faire des descentes sur terrain pour s’enquérir de la situation des femmes surtout vulnérables. Ensuite, quand le choix du thème est terminé, il faut faire un suivi pour savoir si l’objectif fixé est en train d’être réalisé. Notre interlocutrice a enfin demandé audit ministère de prévoir des fonds d’appui aux femmes vulnérables pour leur autonomisation afin qu’elles soient capables de se prendre en charge ainsi que leurs familles.   

Rose Mpekerimana 

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