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ZONE BUYENZI> Impact de la coupure d’eau potable durant le week-end

Elle a paralysé les activités de la localité

 

DSC 1601La rédaction du journal « Le Renouveau » s’est entretenue avec quelques citoyens de la zone urbaine de Buyenzi, le dimanche 7 janvier 2018, sur l’impact de la coupure  d’eau potable survenue durant le week-end dans les ménages, les restaurants et les cafétérias. Elle a paralysé les activités de la localité. 

 

Certains citoyens qui se sont entretenus avec la rédaction du journal « Le Renouveau » ont dit que la coupure est survenue le samedi 6 janvier 2018 sans que la Regideso ait averti la population de Buyenzi pour qu’elle puisse faire des réserves en eau. Passer deux jours sans cette denrée primordiale engendre naturellement des ennuis, car, a ajouté une dame de la localité, elle doit parcourir une longue distance à la recherche de l’eau potable ou encore la faire puiser  par des porteurs  moyennant le paiement d’argent. A défaut de cet argent, elle a indiqué qu’elle est obligée de puiser l’eau de la rivière Ntahangwa.« La gestion de l’eau dans le ménage devient alors rigoureuse, on ne lave que les assiettes nécessaires à la table. Faire la douche devient un luxe et je suis obligé e de me laver seulement le visage. En plus, j’aurais dû utiliser l’eau de la rivière après l’avoir bouillie mais le charbon coûte cher. Il n’est même pas suffisant pour faire cuire la nourriture », a précisé une femme de la localité.Une autre a signalé que, dans sa famille, durant la période de coupure, l’eau potable est réservée à l’alimentation en tant que boisson et on utilise l’eau de la rivière Ntahangwa pour la vaisselle  et laver les habits. Elle a fait savoir que cela véhicule les maladies des mains sales mais qu’elle n’a pas d’autre choix. Cette coupure d’eau a affecté également les cafétérias et les restaurants. Selon certains propriétaires de ces derniers, ils dépensent une somme supplémentaire pour faire puiser de l’eau à une longue distance. A leurs dires, les gens qui fréquentent les gargotes, courent le risque de contamination des maladies diarrhéiques  car la propreté des assiettes cuillères et gobelets reste à désirer dans la mesure où ils sont lavés dans une même eau à maintes reprises. 

Ezéchiel Misigaro

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