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SFBLSP-Burundi˃ Entretien à proposs de l’assistance des jeunes sur la santé sexuelle et reproductive

Sensibiliser et  relever les cas de violations des droits des femmes au Burundi

0aca5L’organisation Solidarité des femmes burundaises pour la lutte contre le sida et le paludisme (SFBLSP) est une association qui œuvre pour la lutte contre les discriminations faites aux femmes et filles  et contribue dans la lutte contre le sida et le paludisme. Cette association se focalise sur la sensibilisation et le relèvement des cas de violations des droits des femmes  et filles victimes des violences sexuelles et basées sur le genre dans certaines provinces du pays.


Dans un entretien accordé à la rédaction du quotidien d’information Le Renouveau, Bertille Bumwe, la psychologue chargée d’actions de lutte contre les violences faites aux femmes au sien de cette association, a indiqué que la SFBLSP Burundi exerce son action dans les provinces de la plaine de l’Imbo, à savoir :  Cibitoke, Bubanza et Bujumbura ainsi que dans les provinces de Makamba et Rumonge. Au niveau national, elle a informé que cette association est active dans des points focaux, grâce à des animateurs permanents et des «femmes lumières» animatrices au niveau des collines dont le rôle est de sensibiliser et de relever les cas de violations des droits des femmes au Burundi. « Nous encadrons également les jeunes garçons et filles sur la santé sexuelle et reproductive. Son rêve est la réalisation d'une société juste et équitable favorable à l'épanouissement des femmes et des filles sur les plans physique, juridique, moral, politique et intellectuel pour un développement durable », a ajouté Mlle Bumwe.Cette dernière a  affirmé que pas mal d’objectifs ont été assignés à la SFBLSP Burundi afin de bien militer pour le bien-être des femmes et filles burundaises. Il s’agit, entre autres, de  la promotion, protection et défense des droits humains des femmes et des filles par la sensibilisation, l’information et la formation, en combattant toute forme de discrimination, la lutte contre les violences sexuelles et fondées sur le genre (VBG), ainsi que contre les pratiques traditionnelles néfastes (mariages et excision) ainsi que  la lutte contre le VIH/SIDA et mobilisation de toutes les communautés en renforçant leurs capacités, et l’autonomisation des jeunes filles dans un large partenariat et le soutien à l’éducation des jeunes filles et la formation sur la santé de la reproduction et  le planning familial.


« Les jeunes d’âge compris entre  quinze ans  et  trente-cinq ans sont les plus touchés »

A la question de savoir la catégorie des jeunes qui  sont les plus touchés, Mlle Bumwe a informé que, selon les enquêtes qui ont été dernièrement menées dans les provinces dans lesquelles l’association œuvre actuellement, les jeunes les plus touchés ont un âge compris entre quinze ans et trente-cinq ans. Et parmi ces derniers, elle a précisé que la majorité sont ceux qui sont encore sur le banc de l’école, tandis qu’une autre  catégorie est constituée par les filles travailleuses dans les ménages. Et les formations que nous donnons portent essentiellement sur la santé  reproductive et ainsi les VBG. Pour ce qui est de  la formation sur la santé reproductive, Justine  Niyokwizera, chargée de la  promotion de la santé communautaire au sein de  la SFBLSP Burundi, a  dit que la formation est souvent centrée sur les conséquences liées aux mariages précoces, aux grossesses non désirées surtout en milieu scolaire, car il a éte déjà remarqué que les cas de grossesses non-désirées s’observent le plus souvent aux jeunes filles qui sont sur le banc de l‘école. « Et dans cette  même formation, on les sensibilise sur les différents  moyens de prévention. Il s’agit par exemple de l’abstinence en premier lieu, de l’utilisation des préservatifs ainsi que la pratique de la méthode contraceptive afin de limiter les naissances », a mentionné  Mme Niyokwizera.Concernant la sensibilisation sur les VBG, Mlle Bumwe a également informé que les formations portent aussi sur les moyens de prévention et la prise en charge des victimes des VBG à l’endroit des femmes et filles des  différentes provinces cibles. «Et dans toutes ces provinces, des agents de santé communautaire ainsi que les assistants psychosociales ont été  formés par l’association afin qu’ils puissent  sensibiliser leurs communautés respectives. Mais l’insuffisance des moyens fait partie des principaux défis rencontrés dans la réalisation de nos missions », a précisé Mlle Bumwe.


Importance de la contribution de l’Etat

Mlle Bumwe a dit qu’après l’assistance, l’association accorde des moyens à ces femmes victimes afin de leur  permettre  de se prendre en  charge pour améliorer leur situation socioéconomique, sanitaire, de droits humains et politiques. Aussi, elle les encourage à prendre conscience de leur rôle et leur place dans le développement du pays. «Au moment où nous travaillons dans certaines provinces, nous demandons au gouvernement de pouvoir nous soutenir financièrement  pour que nous puissions œuvrer sur tout le territoire national afin d’éliminer toute forme de discrimination à l’égard des femmes burundaises, car, nous savons que ces cas existent partout», a beaucoup insisté Mlle Bumwe. Enfin, l’assistant social chargé de la santé communautaire dans cette même association, Jean Claude Niyongabo,  a également demandé au gouvernement de fournir gratuitement aux femmes des services pré et post natals et nutritionnels pendant la grossesse et en période d’allaitement et de multiplier les centres de prise en charge des victimes des VBG au Burundi.

Avit Ndayiragije

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