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REGION DES GRANDS LACS> Echanger des expériences des initiatives des femmes et jeunes dans la région des Grands lacs

 

Un grand atout  à mettre à profit

Les 15 et 16 novembre 2017, s’est tenue à Bujumbura, la 6e assemblée générale de la PALPGL (Plateforme des autorités locales des pays des Grands lacs). En plus des maires des différentes villes membres de cette plateforme, des organisations féminines et des jeunes avaient pris part à ce grand rendez-vous régional. Etant donné que le thème choisi pour cette assemblée insistait sur la participation de la femme et des jeunes à la gouvernance locale comme une garantie du développement, les femmes et les jeunes en association ont eu à échanger des expériences.


Entre autres expériences partagées, la course à l’autonomisation de la femme rurale, la prise en charge des projets de démarrage des jeunes à la fin de leur formation, le renforcement des capacités, etc. Et un autre volet, pas négligeable, c’est la consolidation de la paix et la prévention des conflits par la promotion du développement durable et la culture de la paix. Ainsi, les associations de droit burundais ont pu exposer sur leurs réalisations et perspectives, celles de droit congolais de même ainsi que quelques associations rwandaises.Une innovation pour secourir les femmes vulnérablesCette plateforme que le gouvernement du Burundi a officiellement reconnue le 27 octobre 2017 n’ira pas sans produire des effets positifs dans la région des Grands lacs. Outre le savoir-faire partagé, la cohésion sociale entre les jeunes et femmes de cette région sera renforcée. Revenons en tout petit peu sur le savoir-faire partagé.

Les femmes et jeunes de la République démocratique du Congo (RDC) et du Rwanda auront appris les innovations des femmes burundaises en matière d’hygiène féminine. Une association féminine de droit burundais a inventé une méthode de rendre dignes les femmes vulnérables du Burundi mais aussi de la région voire de toute l’Afrique : des serviettes hygiéniques renouvelables pour les menstruations des filles et femmes. La représentante de cette association a indiqué que cette invention est venue augmenter la productivité de la femme pauvre qui devait s’absenter au moins 3 fois par mois au travail en raison de la situation gênante de ses règles qu’elle n’est pas sûre de contenir. Une association féminine de la RDC a partagé l’expérience des réalisations et perspectives dans la promotion de la femme rurale. Des appuis apportés à son égard ont permis le développement des cultures vivrières avec une production leur permettant de passer à l’agriculture d’autosubsistance à celle d’exportation, générant de ce fait des fonds à leurs associations qui, à leur tour, leur servent de garantie pour les crédits d’auto-développement durable.Une association rwandaise a, quant à elle, partagé son expérience dans la création des emplois chez les jeunes.

L’association possède des ateliers et des centres de formation des métiers et de renforcement des capacités des coopératives. Ces coopératives permettent à l’association de prendre en charge les jeunes après la formation dans tel ou tel autre métier. Faut-il dire que de telles plateformes soient pérennisées dans notre région ? Quels résultats attendus après ces   échanges ? Espérons qu’ils seront meilleures surtout que les jeunes et femmes participants ont demandé aux autorités locales de faciliter l’échange commercial et la circulation des personnes dans la région des Grands lacs et que ces dernières n’ont pas répondu par la négative.

Amedee Habimana

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