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DISTRICT SANITAIRE DE BUYE> La négligence nutritionnelle

Certains parents se soucient peu de leurs enfants

 

Le Burundi est classé parmi les pays où le taux de malnutrition est le plus élevé au monde avec un taux de 56%. Cela est en partie dû à l’insécurité alimentaire récurrente et saisonnière dans la plupart des régions du pays comme cela s’observe dans le district sanitaire de Buye en province de Ngozi. Les parents sont appelés à s’occuper plus du bien- être de leurs enfants.  

 

Actuellement, il s’observe beaucoup de cas de malnutris dans différentes régions du pays. La plupart de ces cas sont attribuables à la pauvreté qui caractérisent certaines familles et surtout celles les moins favorisées en matière d’alimentation. Dernièrement, votre quotidien «Le Renouveau» s’est rendu dans le district sanitaire de Buye en commune Mwumba dans   la province de Ngozi où il a visité le Service de stabilisation thérapeutique (SST). Dans ce service, des enfants souffrant de la malnutrition et leurs accompagnateurs y sont hébergés et sont soumis à un régime nutritionnel pouvant favoriser l’amélioration de leur santé. Certains des parents ayant leurs enfants dans le SST à l’hôpital de district de Buye ont fait savoir que cet état de santé de leurs enfants est essentiellement amputable à la pauvreté de leurs familles. Mercurie Shemezimana, une femme divorcée, a un enfant d’une année et dix mois. Elle a rapporté au Renouveau que son enfant souffre du kwashiorkor bien qu’elle ait fait de son mieux pour le nourrir. « J’ai tout fait pour nourrir mon enfant mais ça n’a pas donné car nous sommes indigents. J’ai vu les pieds et les joues qui commençaient à gonfler et les cheveux changer de couleur. Je suis venue ici à l’hôpital et je vois qu’il y a des améliorations. Les pieds et les jouent dégonflent continuellement. Il n’y a que les cheveux qui restent toujours blancs», a-t-elle fait savoir.   

Un centre de traitement des maladies dues à l’insuffisance nutritionnelle est ouvert à l’hôpital de Buye

La responsable du SST à cet hôpital, Euphrasie Ndihokubwayo, quant à elle, a informé que ce service accueille des enfants et des adultes qui ont les symptômes de malnutrition mais spécialement ceux dont le niveau de la maladie est élevé. «Nous accueillons les enfants que nous envoient les centres de santé (CDS) du ressort du district. Le plus souvent ce sont ceux que ces CDS ne sont pas en mesure d’assister. Aussitôt qu’ils arrivent, nous effectuons rapidement le diagnostic pour pouvoir les admettre dans le centre. Une fois admis, nous les soumettons premièrement au lait car ils n’ont pas souvent d’appétit et le régime change au fil des jours. Ce lait aide à résoudre les complications et tuent les virus de la maladie », a fait entendre Mme Ndihokubwayo.

Certains enfants tombent malades à cause de la négligence des parents

Pour Mme Ndihokubwayo, le plus souvent ces enfants tombent malade à cause de la négligence des parents et de la mésentente entre ceux-ci. « Il est vrai, beaucoup de familles sont pauvres mais la pauvreté ne vient pas en tête. C’est la négligence des parents. On ne peut pas expliquer comment un enfant tombe malade de la malnutrition alors que les parents eux sont souvent bien portants », s’est-elle indignée. Mme Ndihokubwayo affirme que pour lutter contre ce fléau, il faut une sensibilisation des parents pour qu’une fois ces enfants guéris ils sachent leurs donner une alimentation équilibrée pour qu’ils ne retombent pas malades et, qu’après un mois ils doivent les ramener dans le centre pour une consultation. Cela parce que ces malnutris ne passent pas plus de douze jours dans ce centre. Pour éviter et décourager des cas d’abandons, les parents qui accompagnent leurs enfants sont eux aussi soumis à un régime nutritionnel et une assistance alimentaire est apportée à certaines familles. 
Jean Bosco Nkunzimana

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