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CENTRE-VILLE> Etat des lieux du commerce ambulant des fruits et légumes dans le parking

Le trafic a fortement diminué d’ampleur

 

Le trafic du commerce ambulant des fruits et légumes au parking de centre-ville de Bujumbura a fortement diminué d’ampleur après le déménagement des commerçants du « grenier du Burundi ». Dans les avant-midis, aucun signe ne montre que le commerce ambulant de ces denrées s’y pratique. Néanmoins, on observe les après-midis et les soirs un nombre réduit de femmes qui vendent discrètement dans les sachets.

 

La rédaction du journal Le Renouveau s’est rendue le mercredi soir 26 juillet 2017 au parking du centre-ville de Bujumbura pour constater l’état des lieux du commerce ambulant des fruits et légumes après le déménagement des commerçants du « grenier du Burundi ». Le constat a été que le trafic a fortement diminué d’ampleur.
Au cours de la journée, aucun signe ne montre que le commerce ambulant de ces denrées s’y pratique. Les femmes commerçantes demandent d’une façon discrète aux gens qui passent s’ils veulent acheter telle ou telle autre denrée. Elles les vendent dans des sachets opaques et le cas échéant, elles les cachent dans des pagnes lorsqu’elles suspectent un policier en tenue civile. On observe seulement les hommes qui vendent manifestement des cartes de recharge des unités des téléphones mobiles.
Le soir, ces femmes vendent leurs produits d’une façon manifeste tout en veillant à ce qu’on ne les attrape pas. La rédaction a demandé à certaines de ces commerçantes pourquoi elles continuent à y pratiquer le commerce ambulant des fruits et légumes alors qu’il est interdit ; elles ont indiqué qu’elles n’ont d’autre moyen de survie que de pratiquer cette activité. D’autres ont indiqué qu’elles n’ont pas d’argent pour louer les stands.
D’autres encore ont signalé que cette place leur est favorable parce que les clients y sont nombreux. Elles ont signalé comme contraintes des gens qui viennent confisquer leurs marchandises en tenue civile, soi- disant qu’ils sont des policiers. « Si on confisque mes biens, c’est un capital qui diminue. Ce jour, je n’espère pas manger, je m’endette pour la ration auprès des boutiquiers. C’est pourquoi je départage mes marchandises en plusieurs lots et je les dépose quelque part quitte à ce que si l’on confisque un lot, je reste au moins avec un autre afin de ne pas être totalement ruinée », a conclu l’une d’entre elle.
Toutefois, ces vendeuses devraient chercher leur survie en respectant la loi.
EZECHIEL MISIGARO

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