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PRESIDENCE DE LA REPUBLIQUE> Assemblée générale ordinaire du CNLS

Le Burundi se compte parmi les pays utilisant correctement les PTME

 

aaaaddjukr Le CNLS (Conseil national de lutte contre le sida) s’est réuni sous la présidence du chef de l’Etat Pierre Nkurunziza, dans une assemblée générale ordinaire le mardi 27 juin 2017 à Bujumbura. Le combat contre le VIH-sida au Burundi est avancé malgré quelques défis, selon le président Nkurunziza. Les membres du conseil ont proposé la mise en place d’un fonds national de lutte contre le sida au Burundi pour faire face au désistement des partenaires financiers qui ne sont plus au rendez-vous.

 

 Dans son discours d’ouverture des travaux de l’assemblée générale ordinaire du CNLS, le président de la République Pierre Nkurunziza a rappelé les missions de ce conseil. Il s’agit, entre autres, de l’orientation de la politique et programme nationaux en matière de lutte contre le sida, du soutien au gouvernement dans le combat contre le sida, de la sensibilisation et de l’appui de la population pour se prévenir et lutter contre le sida, etc. Et le chef de l’Etat de préciser que le CNLS est un organe suprême dans la lutte contre le sida. Depuis sa mise en place en 2002, a-t-il ajouté, plusieurs activités ont été réalisées. Parmi lesquelles, l’enseignement de la population sur les voies et moyens de se prévenir contre le VIH-sida, la manière de transmission de ce fléau.
S’agissant de l’étape déjà franchie, le président Nkurunziza a fait remarquer qu’elle est satisfaisante. Il est revenu sur les effectifs de ceux qui se font dépister volontairement et les centres de dépistages qui se sont multipliés depuis 2002 dans toutes les provinces. La PTME (protection transmission de la mère à l’enfant) a atteint un stade satisfaisant malgré le retard accusé par le Burundi dans le démarrage de ce volet. Le Burundi se compte actuellement parmi les premiers pays où la PTME est avancée et est en train d’être exécutée correctement. Le chef de l’Etat et président du CNLS a aussi indiqué que les effectifs des enfants et adultes séropositifs sous le traitement des ARV (Anti rétroviraux) se sont augmentés. Les orphelins et veufs du VIH sida ont été assistés, ce qui a fait renaitre l’espoir dans les familles victimes de ce fléau.
Toutefois le président de la République a souligné quelques défis de taille qui persistent. C’est entre autre une bonne partie de la population qui n’a pas encore des connaissances suffisantes en matière de lutte contre le sida. D’où il a demandé aux membres du conseil et à tous les intervenants dans le secteur de continuer la sensibilisation afin de diminuer sensiblement le nombre des nouvelles infections jusqu’à l’éradication définitive du fléau au Burundi. A la population, le chef de l’Etat demande le dépistage en masse pour que chaque Burundais sache sa sérologie afin d’adopter un comportement conséquent.

Un combat de tous sans exception

Le chef de l’Etat Pierre Nkurunziza a rappelé que la lutte contre le sida est un combat de tous sans exception. Et le rôle des uns et des autres doit être une préoccupation de tout Burundais. Il a appelé les responsables de tous les secteurs de la vie nationale d’initier des séances de dialogue et de sensibilisation sur le sida et surtout sa prévention. Aux différents ministères, le président Nkurunziza a rappelé qu’ils doivent ne pas ignorer le sida dans la planification des activités car, là où le sida arrive, tous les travaux et projets de développement sont déstabilisés. Les parents et les éducateurs à tous les niveaux, les voisins doivent accorder un temps suffisant au VIH- sida dans leur échange avec les enfants.
Le numéro un de l’exécutif burundais a demandé aux journalistes de contribuer dans le combat contre le VIH-sida en produisant des émissions y relatifs. Car, pour lui il y a des gens qui ignorent encore les notions de préventions et de lutte contre le VIH-sida. Le ministère en charge de lutte contre le sida a été appelé à veiller à ce que les ARV soient suffisants et modernes sans oublier une gestion rationnelle des moyens destinés à ce combat de lutte contre le sida. Le ministère en charge de l’éducation et d’autres concernés ont été appelés à veiller à ce que personne ne se cache derrière la lutte contre le sida en dépravant les coutumes et mœurs burundaises.
La réunion qui avait vu la participation des Deux vice-présidents de la République a été clôturée par des recommandations émises par les participants. Ces derniers ont notamment souhaité la création d’un fonds national de lutte contre le sida pour faire face au désistement de certains partenaires du Burundi dans la lutte contre le sida.


Amédée HABIMANA

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