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RUMONGE> Lancement officiel de la Première édition de la Semaine santé mère-enfant

Sous le thème: « Ensemble pour développer la santé de la mère et de l’enfant »

 

dameLa Première dame du Burundi, Denise Nkurunziza, a procédé le lundi 19 juin 2017, au lancement officiel de la semaine santé mère-enfant (SSME) sous le thème « Ensemble pour développer la santé de la mère et de l’enfant ». Les activités se sont déroulées au chef lieu de la province de Rumonge. Cette SSME est prévue du 19 au 22 juin 2017.

 

Au cours de cette semaine, le paquet qui sera offert est constitué de la deuxième dose du vaccin contre le cancer du col de l’utérus chez les jeunes filles de la 3e année primaire et celles de 10 ans non scolarisées ayant déjà reçu une première dose du vaccin contre le cancer du col de l’utérus dans les districts sanitaires pilotes de Rumonge et Ngozi. Dans tout le pays, il y aura également l’administration de la vitamine A chez les enfants âgés de 6 à 59 mois, le déparasitage à l’albéndazole chez les enfants âgés de 1 à 14 ans et les femmes enceintes à partir du 2e et 3e trimestre de grossesse, l’introduction dans la vaccination de routine du vaccin combiné anti-rougeoleux anti-rubéoleux aux enfants âgés de 9 mois et la deuxième dose aux enfants de 18 mois, ainsi que la sensibilisation des parents et des tuteurs à l’usage de la moustiquaire imprégnée d’insecticides à longue durée d’action et le lavage des mains à l’eau et au savon. Il y aura également la collecte du sang à travers tout le pays.
Dans son mot d’accueil, le gouverneur de la province de Rumonge, Juvénal Bigirimana, a remercié ceux qui ont organisé cette SSME d’avoir choisi cette province de Rumonge pour le lancement officiel de cette activité.

La vaccination est l’un des investissements de santé publique les plus efficaces

Sophie Léonard, adjointe du représentant de l’Unicef au Burundi a, dans son discours, remercié tous ceux qui étaient présents à ces activités. « Ceci témoigne de votre engagement et de l’importance que vous accordez à la santé de la mère et de l’enfant au Burundi », a dit Mme Léonard. Elle a précisé que cette activité a pour but de réduire la mortalité et le nombre de maladies de l’enfant et de la femme. Elle a souligné que « la vaccination est l’un des investissements de santé publique les plus efficaces que nous avons à notre disposition pour préserver la santé de la population et cela pour les générations à venir ». Elle a fait savoir que depuis plus d’une décennie, la SSME enregistre un taux de participation et de couverture satisfaisante, habituellement dépassant plus de 80 %. Ce résultat est atteint grâce à l’implication de tous les acteurs au niveau central, au niveau opérationnel ainsi qu’au niveau des communautés. Elle a remercié le gouvernement du Burundi pour son engagement constant à tout mettre en œuvre pour préserver la santé de la population en général et les populations vulnérables qui sont les enfants et les femmes en particulier.

Réduire la morbi-mortalité infantile et maternelle

La ministre de la Santé publique et de la lutte contre le sida, Josiane Nijimbere, a précisé que la santé est la source du développement intégral. Elle a indiqué que, depuis 2002, le ministère de la Santé publique et de la lutte contre le sida organise deux fois par an la SSME la première édition au mois de juin et la deuxième édition au mois de décembre. Cette semaine est organisée dans le but de réduire la morbi-mortalité infantile et maternelle. Elle a demandé à la population en bonne santé, ayant un âge compris entre 15 ans et 65 ans, qui n’est pas enceinte et allaitante, de répondre à l’appel du don de sang organisé pendant les quatre jours. Elle a rappelé que donner du sang, c’est sauver la vie. C’est un acte d’amour et de solidarité.

Lutter contre le vagabondage sexuel

La Première dame du Burundi, Dénise Nkurunziza, dans son discours de circonstance, a indiqué que le ministère ayant la santé publique dans ses attributions organise chaque fois des campagnes dans l’objectif fixé par le gouvernement d’assurer le bien-être et la santé de la population. Elle a demandé à la population de préserver leur santé en suivant les conseils donnés par ceux qui sont chargés de la santé publique dont les principaux sont : sauvegarder l’hygiène corporelle et dans leur ménage, laver les mains à l’eau et au savon, de dormir toujours sous les moustiquaires imprégnées d’insecticides, de poursuivre le calendrier vaccinal et prendre les médicaments tels que prescrits par le médecin.
Elle a également invité la population à répondre à l’appel du gouvernement à planifier les naissances. L’explosion démographique dans notre pays est un obstacle à la sécurité et au développement et conduit aux litiges fonciers, a-t-elle insisté. La Première dame a demandé à la population de changer de comportement en ce qui est de l’alimentation, de préserver les récoltes pour une bonne nutrition des enfants aux lieu de tout écouler sur le marché.
Denise Nkurunziza a expliqué que le virus responsable du cancer du col de l’utérus passe par le vagabondage sexuel, d’où elle a demandé aux jeunes de lutter contre le vagabondage sexuel et aux parents d’éduquer leurs enfants afin de lutter contre ce vagabondage.
Tous les intervenants ont demandé à la population de répondre massivement à cette campagne.
Emélyne Iradukunda

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