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VIOLENCES BASEES SUR LE GENRE > Questions sur la loi portant prévention, protection des victimes et répression

Le Burundi veut franchir l’étape de la « tolérance zéro »

 

DSC 6069Lors de l’atelier sur la vulgarisation de la loi n°1/13 du 22 septembre 2016 portant prévention, protection des victimes et répression des violences basées sur le genre, le ministre ayant les droits de la personne humaine dans ses attributions, Martin Nivyabandi, s’est exprimé sur certaines questions concernant cette loi. Ainsi, le Burundi n’est pas dans une situation alarmante concernant la lutte contre les violences basées sur le genre.

 

Selon le ministre Nivyabandi, le Burundi n’est pas dans une situation alarmante concernant la lutte contre les violences basées sur le genre, car le pays a essayé de mettre en application ce que la Conférence internationale sur la région des grands lacs (CIRGL) demande aux Etats membres à cet effet. En plus, le pays s’est fixé l’objectif de lutter contre ce fléau à travers la Constitution du Burundi. Ainsi, il a précisé que le Burundi est à l’œuvre dans la lutte contre ce fléau jusqu’à la tolérance zéro.
Le Burundi veut franchir une étape satisfaisante en ce qui concerne la lutte contre les violences basées sur le genre. Et à la question de savoir si notre pays sera capable de franchir la tolérance zéro, le ministre Nivyabandi a répondu que, vu la volonté de ceux qui sont concernés par la mise en application de ladite loi, c’est sans doute que l’objectif « tolérance zéro » va être atteint. Néanmoins, personne ne peut affirmer que ce fléau va être éradiqué demain ou après demain car c’est un long chemin à parcourir du fait que plusieurs facteurs entrent en jeu. Ce sont entre autres ceux liés à l’économie, à la culture, au niveau d’instruction, etc. Mais ce qui est sûr est que l’étape déjà franchie dans ce combat est satisfaisante.

Le rôle de la population est incontournable

Pour M. Nivyabandi, le rôle de la population dans la lutte contre les violences basées sur le genre est incontournable. Car ces violences se font dans les familles, dans les communautés, dans les écoles,… c’est pourquoi ce sont les citoyens qui doivent prendre le devant pour dénoncer ces violences et aider par conséquent dans l’éradication de ces violences. Une autre question qui a été évoquée était de savoir comment on va gérer certains aspects qui ne figurent pas dans cette loi, notamment la prise en charge médicale des victimes. A cela, il a répondu que la loi ne peut pas être totalement parfaite, mais il y a certaines choses qui ne sont pas mentionnées dans cette loi, mais qui vont trouver des solutions au fur et à mesure. C’est pour cette raison que ceux qui se mettront à commettre les violences basées sur le genre en prétendant que ce genre de délit n’est pas écrit dans la loi, vont subir sa rigueur.
Concernant les impunités qui pourraient arriver chez les auteurs des violences basées sur le genre, M. Nivyabandi a indiqué que, pour cette loi, personne ne sera immunisée face aux violences basées sur le genre quel que soit son statut social ou politique.
Pour clore, le ministre chargé des droits de la personne humaine a souligné que le gouvernement du Burundi recommande à tout un chacun de s’investir dans l’éradication de ce mal social qui handicape le développement équitable et durable du pays. Cela à travers la mise en application de cette loi sur les violences basées sur le genre. Et il en a appelé, de manière générale, à toutes les institutions publiques et privées, tous les partenaires techniques et financiers, les organisations de la société civile nationale et internationale, les médias, etc., à s’approprier de cette loi afin de la vulgariser.
FIDES NDEREYIMANA

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