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PROVINCE DE RUMONGE> Enseignements de lutte contre les mariages et grossesses précoces

Pour prévenir et éradiquer ce fléau

 

DSC05604Dans l’objectif de lutter contre les mariages et grossesses précoces, le Sénat de la République du Burundi en partenariat le Fonds des Nations Unies pour la Population (UNFPA) a organisé du 7-8 juin 2017 en province de Rumonge des enseignements à l’endroit des jeunes élèves leadeurs des communes Rumonge et Muhuta. Le Deuxième vice-président du Sénat, Anicet Niyongabo, a dit que les directeurs et enseignants représentant les autres sont également bénéficiaires de ces enseignements pour prévenir et éradiquer ce fléau.

 

Dans ce mot d’ouverture, le mercredi 7 juin 2017, en commune Rumonge, le Deuxième vice-président du Sénat, Anicet Niyongabo, a indiqué que l’idée d’organiser ces enseignements a été tirée des préoccupations de la population que le Sénat a constatées lors du tour qu’il a effectué dans toutes les communes du pays. «Dans divers milieux du pays, la population nous a parlé de ce problème des mariages et grossesses précoces chez les jeunes filles élèves. C’est dans ce cadre que le Sénat a organisé ces enseignements. Le Sénat de la République du Burundi est venu ici à Rumonge pour sensibiliser les jeunes afin d’éradiquer ce fléau», a-t-il signalé.
M.Niyongabo a dit que le problème des mariages et grossesses est devenus un fléau au Burundi et en particulier en province de Rumonge. En effet, il a signalé que 116 cas des grossesses précoces ont été enregistrés pendant l’année scolaire 2015-2016 en province de Rumonge. La commune Rumonge vient en première place avec 60 cas, suit Buyengero qui a enregistré 23 cas, Burambi avec un effectif de 11 cas. Pour les communes Bugarama et Muhuta, il a dit que chacune d’elles ont enregistré 11 cas de grossesses précoces.

Une loi réprimant les violences basées sur le genre

Comme causes de ces grossesses en milieux scolaires, il a indiqué la pauvreté de parents et la corruption quand un enseignant exige les rapports sexuels à son élève pour lui donner des points qu’elle ne mérite pas. Les réseaux sociaux et les films pornographiques sont aussi cités par cette autorité à titre des causes multipliant la prostitution chez les jeunes élèves. Il a profité de cette occasion pour avertir les enseignants, les motards, pêcheurs et autres personnes qu’une loi en rapport avec la prévention et la répression des violences basées sur le genre est déjà en vigueur depuis septembre 2016. Concernant, ces jeunes, il les a conseillés de mettre en avant leurs études, car, a-t-il continué, ils seront en train de préparer leur avenir, celui de leur famille et de leur pays. Il a invité tout le monde à lutter contre les mariages et les grossesses précoces.
M. Niyongabo a rappelé que de tels enseignements ont été déjà dispensés dans les communes Busoni, Kirundo et Vumbi de la province de Kirundo, Kayanza et Matongo en province de Kayanza, Vugizo et Kayogoro en province de Makamba et en communes Mishiha et Gisagara dans la province de Cankuzo. Il a précisé que les bénéficiaires de ces enseignements sont les élèves, les enseignants et directeurs des différents établissements. Il a remercié l’UNFPA pour avoir financé ce programme.
Quant à celui qui avait représenté l’UNFPA, Janvier Ndizeye, il a signalé que c’est une occasion pour cette organisation, en commun accord avec le Sénat du Burundi, de donner un message selon lequel une fille qui se marie ou qui tombe enceinte précocement commence le début de ses problèmes. Ce genre de fille ne peut arriver loin. « Nous invitons chacun dans sa responsabilité de faire son mieux pour éradiquer ce fléau».
Quant au gouverneur de la province de Rumonge, Juvénal Niyongabo, il a remercié le Sénat du Burundi d’avoir organisé de tels enseignements en province de Rumonge, surtout que cette province connaît plusieurs choses qui distraient les jeunes jusqu’à abandonner l’école. Il a précisé que les personnes qui les distraient sont principalement les motards, les pêcheurs et quelques fois les enseignements. « Ces derniers utilisent de l’argent, des poissons et des lifts pour les séduire », a-t-il dit. Les thèmes dispensés sont entre autres un exposé sur les conséquences des mariages et grossesses précoces, un autre sur la prévention et la lutte contre les grossesses précoces, et un troisième sur les droits de l’enfant et la promotion du potentiel des jeunes. Ces mêmes enseignements sont dispensés en commune Muhuta en zone Gitaza de la même province, le jeudi 8 juin 2017. Partout, il y a eu des jeunes filles mères qui ont témoigné sur les conséquences des grogresses précoces.

Vincent Mbonihankuye

 

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