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Environnement> Conférence de presse sur les impacts des déchets ménagers et industriels sur les eaux du lac Tanganyika

Le processus pour l’achat de nouvelles pompes est en cours

 

DSC 0285Après une visite du Réseau national de communication et d’information pour la réduction des risques des catastrophes (RNCI-RRC) effectuée dans différents endroits susceptibles de polluer le lac Tanganyika, ce réseau a organisé le vendredi 9 juin 2017, une conférence de presse afin de montrer les impacts des déchets ménagers et industriels sur les eaux du lac Tanganyika.

 

Cette conférence de presse a été animée conjointement par le directeur général de l’Eau au ministère de l’Eau, de l’environnement, de l’aménagement du territoire et de l’urbanisme, le directeur de l’eau à la Regideso, le directeur adjoint de la protection civile, le chef de la brigade salubrité en mairie de Bujumbura et le chargé du département des déchets solides aux Services techniques municipaux (Setemu).
Dans son intervention, Emmanuel Ndorimana, directeur général de l’eau au ministère en charge de l’environnement, a fait savoir que la gestion des eaux usées se fait de deux manières. En première lieu, la gestion des eaux usées devrait être collective là où c’est possible. Il est bon de gérer les eaux usées collectivement. Ensuite, on peut gérer les eaux usées d’une façon individuelle, c’est-à-dire dans les ménages en construisant des fosses septiques et des puits perdus. Cela dépend aussi du niveau de la nappe phréatique. Là où cette dernière est à quelques mètres du sol, il est préférable d’utiliser l’assainissement collectif.

Certains équipements sont en panne

M. Ndorimana a indiqué que, concernant l’assainissement collectif à Bujumbura, les égouts publics ne sont pas partout dans les quartiers. Pour le réseau des eaux usées qui existe, le constat est que certains équipements ne fonctionnent pas. C’est le cas des pompes au niveau de la station de pompage qui déversent les eaux vers le lac Tanganyika à partie appelée communément « Ku Mase ». Sur cette question, M. Ndorimana tranquillise la population, car cette question est connue au niveau du gouvernement. Le processus pour l’achat de ces pompes est en cours.
L’autre défi est lié à la compréhension de la population. Jusqu’aujourd’hui, la population de la ville de Bujumbura n’a pas encore compris l’importance de l’assainissement, de la protection de l’environnement d’une façon globale. Ce défi peut être relevé en passant par l’administration en faisant des réunions de sensibilisation pour une bonne gestion des eaux usées, mais aussi une appropriation de l’assainissement. Au sud du pays, on peut dire qu’il y a une amélioration. Les extracteurs de l’huile de palme ont été sensibilisés sur la protection du lac Tanganyika. Par conséquent, ils ont déménagé les fosses où ils jettent les restes de l’huile de palme. Ces derniers vont être utilisés dans les champs comme engrais organiques.

La qualité de l’eau de la Regideso est bonne

Désiré Nsengiyumva, directeur de l’eau à la Regideso a indiqué que le lac Tanganyika est un réservoir principal pour la Regideso étant donné qu’on prélève une quantité équivalant à 90 000 m3 par jour, c'est-à-dire autour de 90% de l’eau distribué à la ville de Bujumbura. En disant que le lac est pollué, cela est en plusieurs sens notamment dans les rejets industriels, et aussi dans les rejets des ordures ménagères. En plus de cela, il y a les rejets des huileries et les transports des boues qui proviennent des montagnes surplombant la ville de Bujumbura.
M. Nsengiyumva demande à tout un chacun de faire son mieux pour protéger le lac Tanganyika. Sinon, aujourd’hui, la Regideso capte l’eau à 3,5 Km du bord, si rien n’est fait, on pourrait aller plus loin et même dans le pays voisin, ce qui serait très difficile d’amener et traiter cette eau.
M. Nsegiyumva demande à ce qu’on fasse respecter le code de l’eau, soit au niveau des rivières qui se jettent dans le lac Tanganyika, soit sur la protection de ce lac même. Pour ceux qui pensent que l’eau distribuée par la Regideso n’est pas rassurante, M. Nsengiyumva a révélé que l’eau distribuée par la Régideso est de bonne qualité. Seulement l’eau pourrait perdre sa qualité au niveau des ménages. Par exemple, en zone urbaine de Ngagara, certaines gens ont construit sur les infrastructures hydrauliques de façon qu’il est même difficile aux interventions d’y accéder. On doit attirer beaucoup d’attention car l’ouvrage hydraulique et l’ouvrage d’assainissement au sein des quartiers de la zone Ngagara sont très proches. L’eau pourrait être jugée d’être de mauvaise qualité au moment des travaux qu’on est en train de réaliser, notamment dans les quartiers Kinindo et Rohero. Le réseau est vétuste, on est en train de le changer en quittant le réseau en matière d’acier vers les tuyaux en plastique.

Lucie Ngoyagoye

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