Publications de Presse Burundaise, Rohero I Avenue de la JRR N°17 Immeuble le SAVONNIER, Téléphone standard : (257) 22 22 62 32, Fax :(257) 22 22 58 94, email: pressequotidienne@yahoo.fr

HYGIENE > Les aliments et vivres commercialisés au bord des routes

Leur hygiène laisse à désirer

 

Dans la municipalité de Bujumbura, des gens vendent des aliments et autres vivres sur la voie publique. Mais leur hygiène n’est pas satisfaisant et ils risquent de nuire à la santé des consommateurs.

 

Dans les quartiers résidentiels bas et moyens standing de la municipalité de Bujumbura, on ne peut pas faire cinquante mètres sans trouver des aliments cuites (frites, colocases) ou crus, les fruits surtout, vendus au bord de la chaussée, jusque même aux entrées des établissements scolaires.
La rédaction du quotidien burundais d’informations Le Renouveau a dernièrement effectué une tournée dans certains quartiers des zones Kamenge et Kinama de la commune Ntahangwa. Elle a constaté que cette activité, même si elle génère des revenus à ceux qui l’exercent, constitue un danger pour la santé de la population.
Ces aliments et autres vivres qui sont directement consommés accusent d’un déficit hygiénique. Ils ne sont ni protégés du soleil ni couverts pour être mis à l’abri des poussières ou autres microbes. Le plus souvent, les vendeurs étalent ces aliments au bord des routes, sur des caniveaux bourrés de saletés de toutes sortes dont certaines sont biodégradables pouvant donc générer des microbes variés.
Le plus frappant et le plus dangereux est que ces aliments sont vendus même aux portes des établissements scolaires comme c’est le cas à l’Ecofo Mirango, connue sous le nom de « Ku Bafaransa » où on dirait que c’est un marché de fruits. A la pause ou en rentrant, ces écoliers prennent avec des mains sales et mangent ces fruits qui risquent d’être contaminés. Il n’en est pas moins pour les jus glacés que ces enfants adorent.
La rédaction a aussi remarqué qu’il y a des restaurants de la rue. A l’ombre d’un arbre, certaines gens n’hésitent pas d’apporter des aliments cuits et servir à leurs clients qui sont surtout les transporteurs à vélo. Ceux-ci ne craignent pas de manger, debout et en plein air, ces aliments auxquels le vent ne manque pas d’ajouter de la poussière et autres microbes.
La situation est la même pour d’autres vivres comme la farine. A certains moments de la journée et surtout dans les après-midis la brise du lac s’abat sur la capitale et soulève des poussières en abondance qu’il souffle dans cette farine étalée le long de la route. Cette farine contenant du sable à un certain seuil peut être un danger au système digestif.

Jean Bosco Nkunzimana
(stagiaire)

Ouvrir