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Marché ex-Cotebu> De petits restaurants sommaires s’installent

Leur hygiène ne rassure pas

 

DSC04927Chaque fois que naît un endroit où se rencontrent beaucoup de personnes, des restaurants et des bars s’installent. Comme partout ailleurs donc où cette situation se crée, au marché Ex-Cotebu, des restaurants et des bars se sont installés quand le marché a ouvert. Mais actuellement, on observe un phénomène des petits restaurants en tentes qui s’installent.

 

Ces petits restaurants naissent au marché Ex-Cotebu, mais les conditions d’hygiène ne sont en aucun cas remplies. On voit des mamans qui ont installé des tentes avec les cuisiniers recrutés pour cuire. Une cuisine qui se fait à même le sol, avec tous les véhicules qui viennent et qui repartent. Toute cette poussière qu’ils soulèvent et qui se repose sur les ustensiles de cuisine ou directement sur les aliments qui sont dans les marmites suscite un sentiment de peur sur la santé en tout cas. Ce n’est pas seulement cela, la façon dont se fait la vaisselle constitue un véritable spectacle. Tenez, ils amènent de l’eau en quantité variable selon les containers. Comme ils doivent l’économiser de suite à l’absence des facilités d’approvisionnement, ils font semblant de laver les ustensiles de cuisine sans toute fois éliminer toute la saleté. A coté de ces soi-disant restaurants, d’autres personnes ont installé une grillade de brochettes. Tout se fait à découvert, les mouches se régalent, et y érigent domicile. Cela n’inquiète pas ceux qui exercent cette activité. « Pourvu qu’on gagne de l’argent ». Ces mamans et les autres qui participent dans ces activités sont contents grâce à la clientèle. En effet, disent-ils, ils offrent la nourriture et la brochette à bas prix. Cela constitue un avantage pour les petits commerçants et d’autres catégories de gens qui ont de petits revenus et qui exercent diverses activités dans les environs du marché. Mais la question qui naît est surtout de savoir le sentiment chez les services de l’hygiène dans la zone Ngagara en commune Ntahangwa. Dans tous les cas, ces services ne pourront pas nous convaincre qu’ils ont constaté que ces activités se font de manière à ne pas constituer un danger pour la santé de la population. Mais, il y a lieu d’améliorer les conditions de travail et d’hygiène. Je n’y reviens pas, mais je sais que des sensibilisations allant dans ce sens sont souvent lancées à la radio par les intervenants en matière de promotion de santé.

Alfred Nimbona

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