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SITUATION DE LA SANTE MENTALE> Avis de la ministre de la Santé publique et de la lutte contre le sida

La population a déjà compris ce qu’est la maladie mentale

aaafyLes effectifs des malades mentaux n’ont pas augmenté à cause de la situation que traverse le pays aujourd’hui. C’est plutôt parce que la population a déjà compris ce que c’est la maladie mentale. Cela ressort des réponses de la ministre de la Santé publique et de la lutte contre le sida, Josiane Nijimbere, lors des questions orales posées par les parlementaires burundais.

Les causes de la maladie mentale sont multiples. Parmi ces causes, il y a la pauvreté et aussi la manière dont on traite les malades mentaux. Suite à cette situation, la population pense que les troubles mentaux ne sont pas une maladie comme les autres. Ainsi, la stigmatisation des malades mentaux fait que la personne malade se sente mal et cette situation l’enfonce davantage. C’est pour cette raison que les parlementaires burundais ont voulu savoir si la famine et la pauvreté qui s’observent aujourd’hui n’ont pas un rôle à jouer dans l’augmentation du nombre de malades mentaux. Ils pensent qu’il y a une augmentation évidente du nombre de malades mentaux qui s’observent dans ces jours. A cette inquiétude la ministre Nijimbere les a tranquillisés, leur indiquant qu’aujourd’hui la population commence à comprendre ce que c’est la maladie mentale. C’est pourquoi ceux qui fréquentaient les charlatans ou les féticheurs ou encore qui étaient attachés chez eux à cause de l’ignorance vont aujourd’hui, se faire soigner dans les structures de soins. Et cela fait que les effectifs s’accroissent et cette situation donne l’impression pour certains que le nombre de malades mentaux a augmenté, ce qui n’est pas du tout vrai, a-t-elle souligné. Mme Nijimbere a révélé qu’il y a plutôt une amélioration dans le secteur de la santé mentale. Car aujourd’hui, les structures de soins en santé mentale ont augmenté à l’intérieur du pays, alors qu’auparavant, les malades mentaux de l’intérieur du pays devaient se rendre à Bujumbura pour se faire soigner.
Mais, il très important de souligner qu’au-delà du traitement de base, il ne faut pas négliger l’importance des services communautaires qui soutiennent la personne dans les différentes situations de la vie.
La personne atteinte d’une maladie mentale et les membres de son entourage doivent s’entourer de facteurs de protection qui leur permettront de développer leur résilience, c’est-à-dire leur capacité à surmonter les difficultés ou les épreuves de la vie.
Fides Ndereyimana

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