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Le 2 février> Célébration de la Journée mondiale des zones humides

Les zones humides sont en danger dans notre pays

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Le ministère de l’Eau, de l’environnement, de l’aménagement du territoire et de l’urbanisme, à travers sa direction générale de l’Eau a célébré le jeudi 2 février 2017 la Journée mondiale des zones humides, édition 2017, sous le thème « Des zones humides pour la prévention des risques et de catastrophes ».

 

Les cérémonies ont été organisées sous forme de panel entre les experts et les journalistes. Ces derniers sont appelés à mobiliser les communautés autour des activités visant à protéger et préserver les zones humides. Dans différentes questions qui ont été posées aux experts, on a défini les zones humides comme des étendues de marais, de tourbières ou d’eaux naturelles artificielles, permanentes ou temporaires, etc.
Dans son intervention, Frédéric Bangirinama, chercheur en écologie de la restauration, a fait savoir qu’il y a une étude qui a été faite en 2000 qui montre qu’il y avait 11 993 hectares de ces zones dans tout le pays. Sur cette étendue, 68% des zones humides ont été défrichés ou utilisés pour d’autres fins. Cela montre que les zones humides sont en danger dans notre pays.

Les zones humides ne sont pas protégées

Concernant la mise en application du Code de l’eau en vue de protéger les zones humides, Emmanuel Ndorimana, directeur général des Ressources en eau et de l’assainissement au ministère en charge de l’eau, a indiqué qu’il y a des actions à mener. Il faut faire respecter la loi, tout d’abord sensibiliser la population ainsi que l’administration locale pour qu’elle puisse comprendre qu’il faut protéger les zones humides. En ce qui concerne la sensibilisation, M. Ndorimana a révélé que beaucoup de séances de sensibilisation ont eu lieu jusqu’au niveau des collines. Malheureusement, ces zones humides ne sont pas protégées peut être suite à l’ignorance ou à la non appropriation de l’administration locale qui devrait appuyer le ministère en charge de l’eau à faire respecter cette loi.
M. Ndorimana a fait savoir que le ministère en charge de l’eau n’est pas satisfait de la gestion de ces zones humides. Ces dernières sont souvent défrichées par la population suite l’exigüité des terres cultivables. Ceci est dû à la pression démographique. Au fur et à mesure que la population augmente, elle a besoin des espaces pour cultiver ou construire. En cultivant dans les marais, on détruit les zones humides car on doit drainer l’eau.

Lucie Ngoyagoye

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