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ENTRETIEN> Sur la politique nationale de la fortification des aliments

Un atout pour réduire la malnutrition chronique au Burundi

 

fotiLe gouvernement du Burundi, en collaboration avec le Programme alimentaire mondiale (Pam) et à travers le Bureau burundais de normalisation et de contrôle de la qualité (BBN), a mis en place une politique nationale de fortification des aliments produits localement et importés. « C’est un atout pour réduire la malnutrition chronique au Burundi, surtout chez les enfants et les femmes enceinte.

 

Dans un entretien accordé à la rédaction du journal Le Renouveau, Placide Nduwamahoro, chef de division certification au BBN et responsable de la mise en œuvre de l’accord de partenariat Pam-BBN relatif à la politique nationale de fortification des farines et huiles produits localement, a indiqué que la politique nationale de fortification de certains aliments a été mise en place par le gouvernement dans le but de réduire la malnutrition chronique qui s’observe en Afrique en général et au Burundi en particulier. M. Nduwamahoro a ajouté qu’il s’agit plus précisément des farines produites localement et importées en y ajoutant des éléments nutritifs comme la vitamine A, ainsi que le fer qui permettent successivement la vision chez les enfants et la réduction de l’anémie chez les femmes enceintes.

Vérifier que les produits fortifiés répondent aux normes de fortification

«Pour ce fait, dans la mise en application de cette politique, certaines entreprises et usines, à savoir Minolac, Azam et autres ont été choisies pour fortifier certains aliments notamment les huiles végétales, la farine de maïs et de blé », a précisé M. Nduwamahoro. Ce dernier a informé que, concernant le BBN, il s’agit de vérifier chaque fois que la farine produite par ces usines et entreprises répond correctement aux normes de la politique nationale de fortification. «Et les équipements reçus de la part du Pam sont déjà disponibles afin de vérifier chaque fois que la teneur en vitamine A et en fer exigée dans la farine produite est bel et bien respectée », a ajouté M. Nduwamahoro.
Il a aussi affirmé que cette fortification des aliments a une importance significative sur la santé de la population, car les enquêtes qui ont été menées par les agences des Nations unies en collaboration avec le ministère de la Santé publique et de la lutte contre le sida montrent que la malnutrition chronique est un problème majeur au Burundi. Donc, cette fortification vient comme un remède, parce que la carence en vitamine A et en fer entraîne la cécité chez les nouveaux-nés et l’anémie chez les femmes enceintes.

Avit Ndayiragije
Liliane Butoyi (Stagiaire)

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