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RIVIERE KANYOSHA> Persistance de l’extraction du moellon

Elle constitue un danger pour les habitants environnants

 

DSC 1735L’extraction anarchique du moellon et du gravier surtout dans les rivières traversant la ville de Bujumbura est devenue une activité quotidienne et génératrice de revenus pour pas mal de gens. Et la plupart ignorent que cette extraction constitue un danger pour les habitants qui environnent ces rivières. Ces derniers demandent aux autorités compétentes de trouver une solution dans les plus brefs délais afin de limiter les dégâts qui peuvent survenir d’un moment à l’autre.

 

La rédaction du journal Le Renouveau s’est rendue le mardi 27 décembre 2016, en zone Kanyosha, plus précisément sur la rivière Kanyosha située dans cette même zone. Le constat est que l’extraction anarchique du moellon dans cette rivière constitue un danger pour les habitants qui hébergent la garniture de cette dernière. La même rédaction s’est entretenue avec les extracteurs ainsi que les habitants rencontrés sur les lieux. Pour les habitants qui habitent tout près de la rivière Kanyosha, ils ont fait savoir que les menaces causées par cette rivière sont de deux ordres, l’abondance des eaux de pluie en provenance des collines surplombant la ville de Bujumbura pendant la période de pluie et l’extraction du sable et du gravier faite par certaines gens. 

Ils ont ajouté que personne ne peut empêcher la pluie de tomber, mais pour remédier à cela, des mesures d’accompagnement doivent être prises. Il s’agit par exemple de la plantation des arbres sur les bords de ces rivières afin de limiter les dégâts. Pour cela, les habitants disent qu’il faut que, soit la mairie ou la commune ne pensent pas seulement aux taxes payées par les extracteurs, mais aussi à la vie de la population environnante de cette rivière. Ils demandent également aux autorités compétentes d’arrêter ces gens qui font l’extraction d’une manière anarchique afin de protéger cette rivière en général et les habitants en particulier.
Quant aux extracteurs de sable et de gravier, ils ont indiqué qu’ils compatissent avec ces gens qui habitent sur la garniture de cette rivière, mais le font puisque c’est le seul et unique moyen de survivre. « Parmi nous, il y a même ceux qui passent des années et des années sans aller rendre visite à leurs parents à l’intérieur du pays à cause du manque de moyens. Nous préférons faire cela au lieu d’aller voler ou faire de la mendicité sur la route », ont-ils expliqué, tout en déplorant qu’ils n’ont pas d’autres métiers à exercer.
AVIT NDAYIRAGIJE

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