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SECURITE> Zone Gatumba

Les cahiers de ménage mis en exergue par les différentes autorités

 

DSC 0189Le commandant du camp infanterie, Astéric Masabo, le chef de poste de police, Jean Claude Ntirandekura, le chef de zone Gatumba, Hussein Ntahetwa et les chefs des quartiers Muyange II et Mushasha II, Ambroise Ndikumana et Zabulon Minani, ont tenu tous le même langage. Il est lié à la protection de la paix et de la sécurité de la circonscription de leur ressort. A cet effet, il faut contrôler les mouvements de va-et vient de la population et dénoncer tout comportement suspect. Les cahiers de ménages doivent être correctement tenus en les remplissant de façon régulière.

 

La sécurité est globalement bonne dans la zone Gatumba. Cela est ressorti des réunions de sécurité tenues successivement par les chefs des quartiers Muyange II, Mushasha II, Ambroise Ndikumana et Zabulon Minani en date du 29 décembre 2016. Etaient invités à ces réunions le commandant du camp de Gatumba, Astéric Masabo, le chef de poste de police, Jean Claude Ntirandekura, le chef de zone Gatumba, Hussein Ntahetwa ainsi que les chefs des quartiers Muyange I et Mushasha I.
Dans son discours, le commandant du camp infanterie, Astéric Masabo, a parlé de l’amour du prochain qui doit caractériser la population de Gatumba, avant de s’appesantir sur l’aspect sécuritaire. Il a demandé à tout le monde de travailler suivant la quadrilogie « Administration-forces de l’ordre-justice-population» qui doivent collaborer pour mettre hors d’état de nuire les malfaiteurs dans l’objectif de protéger la paix et la sécurité, source du développement.
Pour lui, la population doit informer à temps du mouvement des suspects pour une intervention rapide. Et pour garantir la sécurité, elle doit dénoncer toutes les pistes des malfaiteurs, y compris les personnes qui s’adonnent à la fraude qui doit être combattue avec la dernière énergie.
Il a laissé entendre que presque tous les habitants de la zone Gatumba disposent des téléphones mobiles. Ce qui permet la communication aussi bien verticale qu’horizontale pour le maintien au plus haut niveau de la paix et de la sécurité. Il a promis que si la sécurité est garantie, rien ne pourra l’empêcher de permettre aux cultivateurs de vaquer à leurs activités quotidiennes dans leurs champs se trouvant dans le site de Nkanga situé non loin de la frontière burundo-congolaise.
Aussi, les comités mixtes de sécurité doivent traiter la population avec dignité, parce qu’il s’est avéré qu’il existe certains membres desdits comités qui demandent des pots-de-vin aux personnes attrapées pendant des heures indues de la nuit.
Le chef de poste de police, Jean Claude Ntirandekura est revenu, quant à lui, sur le rôle des comités mixtes de sécurité. Ces derniers doivent travailler correctement pour éviter les lamentations de la part de la population. Les suspects doivent être acheminés au poste de police sans qu’ils ne soient tabassés. Il a demandé aux chefs collinaires de bien organiser les activités liées à la sécurité.
La sécurité étant une affaire de tous, la population doit contribuer à son maintien, notamment en tenant les cahiers de ménage par l’enregistrement régulier des visiteurs. La police continuera à traquer les personnes qui fabriquent ou boivent des boissons prohibées. Il a fait remarquer que, pour satisfaire la demande locale, il est interdit d’acheminer des denrées alimentaires vers la République Démocratique du Congo.
Auparavant, la population avait entendu l’intervention du chef de zone Gatumba, Hussein Ntahetwa. Il avait dit que la sécurité doit être consolidée pour le développement durable du pays à travers les dénonciations et la vigilance. Les veillées religieuses doivent être signalées en cette période de fin d’année pour mieux contrôler le mouvement de la population. Encore faut-il, d’après lui, tenir propres les caniveaux, les avenues et les toilettes.
Les chefs des quartiers doivent mobiliser la population à tenir les cahiers de ménage qui aident les pouvoirs publics à protéger la sécurité.
Les chefs de quartier Muyange II et Mushasha II ont interpellé leurs populations respectives à mettre en œuvre les différents conseils prodigués par les autorités militaires et policières via l’administration zonale. A cet effet, les comités mixtes de sécurité doivent intervenir dans les limites de leurs compétences.
Tous ceux qui ont pris la parole ont souhaité les meilleurs vœux de nouvel an à la population.
Masta Shabani

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