Publications de Presse Burundaise, Rohero I Avenue de la JRR N°17 Immeuble le SAVONNIER, Téléphone standard : (257) 22 22 62 32, Fax :(257) 22 22 58 94, email: pressequotidienne@yahoo.fr

SANTE> Dépistage du cancer du col de l’utérus

Il peut guérir s’il est dépisté à temps

0000tttttggggg Au cours de la semaine dédiée à la lutte contre le cancer du col de l’utérus, le centre de dépistage dénommé « Bujapath » s’est joint au Cafob pour dépister quarante femmes de la  même association. Le directeur de Bujapath Dr Jean Marie Harimenshi a indiqué que le cancer du col de l’utérus peut guérir une fois traité et dépisté à temps. 


Le cancer du col de l’utérus a sensiblement diminué dans les pays développés, alors qu’il fait ravage dans les pays en voie de développement. Les femmes ont le devoir de se faire dépister tous les deux ans. Il est le deuxième type de cancer chez les femmes et l’homme est le porteur de ce virus, mais il est porteur sain. Selon Dr Harimenshi, toute fille ou femme qui a fait des relations sexuelles doit penser à se faire dépister puisque c’est la seule voie de transmission. Au Burundi, comme il n’y a pas de programme de dépistage organisé du cancer du col de l’utérus, il n’y a pas par conséquent de statistiques qui démontreraient le nombre de femmes qui sont atteintes de ce cancer. Mais d’après Dr Harimenshi, dans cent cinquante six cas de frottis, 14% sont positifs.Bujapath est le premier centre de dépistage et Dr Harimenshi voudrait qu’il soit un grand centre anti-cancéreux. Il a interpellé toutes les femmes à se faire dépister. Quant à  Agrippine Nyandwi, présidente de l’association des personnes atteintes du cancer (Apac) et qui a guéri du cancer, elle se réjouit de la mise en place du centre de dépistage du cancer mais déplore que certaines femmes ne puissent pas accéder à ce centre puisque les coûts sont trop élevés. Mme Nyandwi a demandé que l’Etat puisse prendre en charge le dépistage du cancer du col de l’utérus. Elle a en outre demandé que ces centres soient multipliés dans tout le pays pour aider les femmes qui ne peuvent pas accéder aux structures de soins dont le coû est généralement très cher. Le fait que le centre veuille collaborer avec le ministère de la Santé publique et de lutte contre le sida aiderait beaucoup de personnes, d’autant plus que ce virus est transmis par les hommes, et qu’il y a des hommes polygames, ce qui implique la transmission du virus chez plusieurs femmes en même temps, explique Mme Nyandwi. L’association peut aider les femmes dépistées du cancer en leur prodiguant des conseils comme la nourriture à prendre. Elle a interpellé toutes les femmes qui n’ont pas encore fait le test de se faire dépister puisque le cancer du col de l’utérus une fois dépisté à temps guéri très bien. Elle a témoigné elle-même qu’elle a guéri du cancer du col de l’utérus parce qu’elle est allée se faire dépister à temps.

Aline Nshimirimana

Ouvrir