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Violences sexuelles > Défis rencontrés par les filles mineures

Une attention particulière devrait être accordée à cette catégorie de personnes

00000AZTRYUILes filles mineures  victimes des violences sexuelles font face à différents problèmes. Elles peuvent attraper certaines maladies sexuellement  transmissibles. Elles peuvent également avoir des grossesses non-désirées. Dans ce dernier cas, il leur est difficile de bénéficier de la gratuité des soins sauf si elles sont prises en charge par les centres spécialisés.


Dans un entretien accordé à la rédaction du quotidien Le Renouveau, la chargée de la prise en charge des violences sexuelles et basées sur le genre au centre Seruka, Scholastique Rubarika a fait savoir que ce centre accueille entre 114 et 120 cas de  violences par mois. Parmi eux, beaucoup sont des filles mineures.  « Quand elles subissent des violences sexuelles, elles font face à différents problèmes, entre autres les grossesses non-désirées. Au cours de celles-ci, les filles mineures se retrouvent entre le marteau et l’enclume. Elles ne sont plus des jeunes filles. Non plus, elles ne sont pas des femmes. Dans ce cas, elles ne peuvent pas bénéficier de la gratuité des soins comme d’autres femmes enceintes. Cela parce qu’elles ne possèdent pas de carte d’identité parce qu’elles sont encore des mineures. Elles n’ont pas non plus d’attestation de mariage. Beaucoup n’ont pas non plus d’accès à la justice faute de l’expertise médicale qui est un document prouvant que la victime a subi la violence sexuelle », a-t-elle précisé.Dr Rubarika a indiqué que ces filles mineures ne bénéficient de la gratuité des soins que lorsqu’elles sont allées dans des centres de prise en charge de ce genre de violence.

Dans d’autres structures de soins, elles se prennent en charge depuis la grossesse jusqu’à l’accouchement. C’est pour cette raison que cette catégorie de personnes n’a pas le courage de faire des consultations prénatales pour savoir l’état de santé du fœtus mais aussi du sien. Par conséquent, elles peuvent avoir des complications liées à la grossesse qui, dans certains cas, peuvent provoquer la mort de deux individus ( le bébé et sa mère).La chargée de la prise en charge des violences sexuelles et basées sur le genre au centre Seruka interpelle le ministère en charge de la santé à accorder une attention particulière à ces filles mineures violées. Cela parce qu’elles subissent des crimes inattendus.     

Rose Mpekerimana

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