Publications de Presse Burundaise, Rohero I Avenue de la JRR N°17 Immeuble le SAVONNIER, Téléphone standard : (257) 22 22 62 32, Fax :(257) 22 22 58 94, email: pressequotidienne@yahoo.fr

SANTE> Célébration de la Journée mondiale de lutte contre le cancer

Le traitement du cancer est multidimensionnel

0000treaLe ministère de la Santé publique et de la lutte contre le Sida, en collaboration avec les associations oeuvrant dans la lutte contre le cancer et les associations des malades a organisé le mardi 4 février 2020, une conférence sur la problèmatique de la prise en charge du cancer au Burundi.


Dans une interview, Jean Marie Harimenshi, président du collectif des associations oeuvrant dans la lutte contre le cancer a fait savoir qu’en matière de cancer au Burundi, il y a un grand défi de santé publique. Le collectif des associations de la société civile qui oeuvrent dans la lutte contre le cancer a profité de l’occasion de la célébration de la Journée mondiale de lutte contre le cancer sous le thème « Je suis et je vais » pour dresser l’état des lieux. Ce dernier est dramatique parce qu’au Burundi comme ailleurs, il y a beaucoup de cas de cancer qui malheureusement sont diagnostiqués tardivement avec un traitement inexistant sur le sol burundais. Face à cette situation, M. Harimenshi a lancé un message à l’endroit du gouvernement et à toute la population burundaise pour qu’ils sachent que le cancer est présent au Burundi. « Nous devons le savoir et le vivre. On doit faire une action tant publique que privée pour faire face à cette situation qui est dramatique. Au Burundi, l’information sur le cancer est difficile à avaler, à prendre. Cela est ainsi du côté médical car on n’a pas d’avancées assez significatives pour prendre en charge les patients diagnostiqués du cancer », a-t-il dit. 

Certains cancers peuvent être traités au Burundi 

M. Harimenshi a fait savoir que dans une étude qui récapitule les cas déjà récus pour le diagnostique du cancer dans les six mois, sur 351 cas, 130 patients ont un cancer. Dans les 130, le cancer le plus fréquent est le cancer colorectal à la hauteur de 36% suivi du cancer de l’estomac à la hauteur de 26%. Il a souligné que le traitement du cancer est multidimensionnel. Il y a certains cancers qu’on peut traiter au Burundi. Mais il y a d’autres où nous en sommes très loin, il faut une action soutenue de la part du gouvernement pour amorcer quelques actions en matière de traitement de certains cancers », a-t-il conclu.

Lucie Ngoyagoye

Ouvrir