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AFJO > Présentation du rapport trimestriel de monitoring des médias par le CNC

L’appréciation est globalement positive

0000azsdqazerL’Association des femmes journalistes a organisé le vendredi 31 janvier 2020, une séance de présentation du rapport trimestriel de monitoring des médias fait par le Conceil national de communication avec une dimension genre. La réunion a porté sur l’état d’octroie de la carte de presse. 


La présidente de l’AFJO Diane Ndonse a fait savoir que cette activité a été organisée pour que les participants réveillent leur conscience sur le niveau actuel de la prise en compte des aspects genre dans les contenus médiatiques. «Nous aimérions aussi que les responsables des médias formulent des engagements et recommandations allant dans le sens d’intégrer les aspects genre et jeunes dans le travail des journalistes et des médias», a-t-elle dit.
Des fautes professionnelles sont relevées Le rapport trimestriel (octobre à décembre 2019) de monitoring des médias présenté par Jacques Bukuru a montré que globalement tous les médias ont été observés. Il a souligné que l’économie a dominié d’autres sujets abordés dont les faits sociaux, la santé, les élections. La localisation de l’information dans les journaux imprimés et en lignes montre que la municipalité de Bujumbura occupe 47,9%. La province de Gitega 6,7% tandis que celle Bujumbura occupe 6%. Il a également montré que pour les institutions, la société civile et les partis politiques, un temps d’antenne et de parole leur sont accordé par différents médias. Le rapport a mentionné des fautes professionnelles qui sont liées au déséquilibre de l’information. Il a déploré que les médias analysés ne prennent pas le temps d’interroger les responsables des institutions visées.     

Le président du CNC Nestor Bankumukunzi a indiqué que l’évaluation du dernier trimestre de l’année 2019 est positive d’une façon globale. «Les journalistes ont essayé de travailler en conformité avec la loi et en touchant tous les secteurs de la vie nationale. Nous faisons une appréciation positive et nous les remercions pour cet effort fourni», a-t-il indiqué. Cependant, il y a des secteurs qui volent la vedette aux autres selon la même autorité, et il y a encore des journalistes qui ne sont pas encore parvenus à intégrer les principes sacrosaints du métier du journaliste et de travailler dans le strict respect de la loi. «Je me sens le devoir d’évoquer la défaillance notoire du journal Iwacu qui, malgré les conseils et les nombreuses consultations, ne parvient pas à travailler dans le respect de la loi. Nous saisissons cette occassion pour rappeler une fois de plus aux responsables de ce journal d’éviter le déséquilible de l’information parce qu’il risque d’être préjudiciable à la bonne marche de la société burundaise», a-t-il conseillé. Il a également constaté qu’il y a des organes de presse qui ne respectent pas les mœurs et leur a demandé d’éviter tout ce qui pourrait porter atteinte aux bonnes mœurs.

L’état d’octroi de la carte de presse

Durant cette séance, l’état d’octroi de la carte de presse a été débattu. Le vice-président du CNC, Laurent Kaganda a fait savoir que sur 1 643 journalistes inscrits, 531 journalistes ont été servis, c’est-à-dire le taux d’octroi de la carte de presse est de 32,1%. Le CNC a fait un constat que deux principaux défis sont à la base de cette situation. Premièrement, le fabricant est géographiquement éloigné de Bujumbura là où réside la majorité des journalistes. Deuxièmement, il y a certains médias qui n’ont pas encore fourni les élements nécessaires. Différents participants à la séance ont demandé que le marché soit attribué à quelqu’un d’autre. Cette réunion a mis en place une commission qui va travailler avec le CNC pour réattribuer ce marché. «Nous espérons qu’avant la fin du mois de février, le gros des journalistes demandeurs de la carte de presse seront servis», a conclu le président du CNC.

Grâce-Divine Gahimbare

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